Originaires de Cergy-Pontoise en région parisienne, Bamao Yendé et ses potes du crew YGRK Klub commencent par faire un peu de tout : de la musique, de la couture ou des arts visuels… Et puis, en 2016, Bamao Yendé monte Boukan Records, un label innovant, fluide, expérimental et pas sage. Nourri au hip-hop et au R’n’B par son grand frère, à Stevie Wonder par son père et à la musique africaine par ses tantes, Bamao Yendé découvre la musique électronique en traînant sur les chaînes YouTube britanniques.

Bamao Yendé est un producteur boulimique, pluggé en direct sur cet héritage colossal de la musique africaine, du kwaito au highlife du kuduro au soukous… Tous ces genres qui aujourd’hui mutent par le prisme de la musique électronique. En s’appropriant ces sonorités, Bamao Yendé les dirige vers le club, en y injectant une énergie débordante qui l’a fait passer en quelques mois de la scène de la Java à Paris, à celle des plus grands festivals internationaux : pour vous donner une idée, les dernières fois que je l’ai vu en live, c’était à Villette Sonique à Paris, aux Electropicales à la Réunion et au Nyege Nyege Festival en Ouganda.

Ces derniers temps, Bamao Yendé s’est également illustré au sein du trio Nyoko Bokbae ou avec son ami Le Diouck qui sera bientôt dans La Potion. Ensemble ils viennent de sortir ce morceau, l’hypnotisant « Marvin Gueye« 

Je préfère vous prévenir : chez Bamao Yendé, l’habit ne fait pas le mec ! Car si ses prods sont intenses et ses rythmes furieux, Bamao en réalité, est une créature des plus sensibles… Dans La Potion, le producteur se dévoile en magie et nous révèle son amour des musiques méditatives, si grand qu’il en compose à son tour. Des loops aquatiques et apaisants qu’on découvre en exclu dans La Potion aujourd’hui !