Trend anatomy : fini les tout-droits, bonjour les matchas
À l’aube de mes 30 ans, je découvre que les djeuns préfèrent danser en plein jour, boire des lattes matcha et dormir huit heures. Une révolution tranquille en forme de « soft-clubbing » qui enterre la culture du chaos et de l’autodestruction… et qui, bizarrement, me donne envie d’acheter une crème contour des yeux.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo Electropop français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Ce soir, pas vraiment l'aprèsme, c'est l'aprèsme de l'aprèsme sur Radio Nova.
Sur Nova, on est toujours au beau milieu de l'aprèsme, l'aprèsme de l'aprèsme avec vous jusqu'à 20h
et qui profite tout juste d'un petit James Baker.
Ce avant de vous parler un petit peu jeunesse et tendance.
Chose qui ne concerne presque plus à l'aube de mon 30e anniversaire
et qui m'a amené un petit peu à questionner le rapport que les James, les vrais, eux, ont avec la teuf.
Et pour cause, ce samedi soir, je me suis rendue compte qu'il s'agissait
de ma dernière soirée clubbing avant de rejoindre le superbe club des 30 nerfs.
Alors bref, ça m'a donc amené à repenser un petit peu cette pratique de clubbing un peu extrême
que je pense avoir adopté il y a déjà une quinzaine d'années facilement
et qui, comme vous le savez, peut-être déjà...
Attends, ça a de moins en moins séduire la nouvelle génération.
Eux, leur truc, c'est donc plutôt ce qu'on pourrait appeler le soft clubbing.
Autrement dit, l'art de prendre la fête, d'en retirer un maximum de chaos,
ce pour en garder qu'un espèce de kombucha plus fun
et plus adeptes de ce qu'on pourrait qualifier de chose saine.
En gros, on oublie les nuits blanches, les tout droits qui pudent la bouche
et puis toutes les pratiques excessives qui vont avec
et que je ne citerai pas ici bien évidemment
et on privilégie plutôt les fêtes sobres, les délicieux petits matchs à la thé
et les teufs d'urne allant à l'encontre avec cette culture tant aimée
par les générations précédentes, celle de l'auto-destruction comme seule forme de divertissement
parce que oui, en fait, il aura fallu attendre après toutes ces générations
de fouze alliés et de déglingue de la teufs
pour que l'être humain s'en rende compte, dormir, c'est cool.
Avoir une santé mentale en bonne et du forme, c'est super sexy
et être en forme au travail ou à l'école de lendemain.
Alors là, ici, on n'a même plus les mots.
Et tout ça, je dois avouer que je trouve ça pour le coup hyper impressionnant,
cette manière de privilégier son bien-être.
Les rencontres dont on se souviendra vraiment
et puis la puissance première de la musique,
puisque après tout, c'est surtout ça, toutes les sens de la fête.
Et bon, après, pas besoin non plus de jeter la pierre aux générations précédentes
pour leur folie, il faut dire que pour ma part,
j'ai grandi à une époque où on romantisait à Foison
le tragique club des 27 et toutes les autres toxicomaneries un petit peu festives.
On atteste le gigantesque crush que j'avais sur un certain Pete Doherty
à l'âge de 15 ans, mais bref, forcé de constater
et c'est sûrement mieux pour la survie de notre espèce
mais que la défense, elle séduit de moins en moins
le seul hic dans tout ça, c'est que ça vient aussi
côtoyer le faible monde de la discothèque qui empatie un petit peu
et ça se constate clairement à tous les étages
entre la mode des tœufs d'après-midi en boulangerie,
perso maintenant quand je vais en boîte,
j'ai vraiment l'impression que tout le monde à mon âge,
ou à peu près, mais le public semble se rajeunir de moins en moins.
Et côté statistique, ça devient juste une pure évidence.
On dit que depuis 2019, le nombre de 18-25 ans
qui club a chuté de 30%
et qu'à tombe, totale aussi du côté des établissements
qui ferment à l'appel et puis côté alcool,
alors on est donc sur le même genre de constat,
que ce sont 20% des 18-24 ans qui ne boivent plus du tout
quand nous, nos darons, nos refs et nos potes
plus généralement étaient ce qu'on peut appeler
de véritables petits gourmands.
Bref, toute cette tirade,
non pas pour critiquer ces nouvelles pratiques,
bien au contraire, cet amour pour une fête consciente
et plus respectueuse de soi,
je trouve ça vraiment fabuleux.
La jeunesse en pleine petite révolution tranquille,
c'est la preuve qu'on peut s'amuser
sans se désintégrer à vitesse grand-v
et repenser notre façon d'aller danser le samedi soir
et même si en gros strantenaire imminente,
je ne pense pas du tout arrêter de clubber tout de suite,
en voir jamais.
Eh bien, je dois avouer que l'idée de dormir
comme un petit bébé après avoir enflammé la piste,
par contre ça je la trouve très très stylée
et je l'adopte avec plaisir, soft clubbing.
C'est donc un grand oui,
mais tant que clubbing persiste et subsiste,
s'il vous plaît,
puisque comme nous le rappelait l'an dernier,
Prosper avec son titre boule à facette,
la piste ça restera toujours
le meilleur moyen de penser un petit peu
à autre chose qu'à toutes les folies de ce monde.
Boule à facette, toi qui depuis toutes ces années
nous change toujours aussi bien les idées et musique.
Eh oui, c'est ainsi,
nous l'ont décidé,
fut-tu bientôt passé,
naturen par assez.
Le monde est gore et j'ai le tourni,
on demande des efforts, tu l'es fourni.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
Tu me changes la vie,
change les idées et ainsi,
les anges l'ont décidé,
passé, naturen par assez.
C'est vrai qu'on a bien mangé.
Les années passent comme des secondes,
tu sais c'est fou mais j'aime ce monde.
Je veux plein de gadgets comme James Bond.
Je veux plein de gadgets comme James Bond.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
Tu me changes la vie,
tu me changes les idées et ainsi,
les anges l'ont décidé.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo Electropop français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Ce soir, pas vraiment l'aprèsme, c'est l'aprèsme de l'aprèsme sur Radio Nova.
Sur Nova, on est toujours au beau milieu de l'aprèsme, l'aprèsme de l'aprèsme avec vous jusqu'à 20h
et qui profite tout juste d'un petit James Baker.
Ce avant de vous parler un petit peu jeunesse et tendance.
Chose qui ne concerne presque plus à l'aube de mon 30e anniversaire
et qui m'a amené un petit peu à questionner le rapport que les James, les vrais, eux, ont avec la teuf.
Et pour cause, ce samedi soir, je me suis rendue compte qu'il s'agissait
de ma dernière soirée clubbing avant de rejoindre le superbe club des 30 nerfs.
Alors bref, ça m'a donc amené à repenser un petit peu cette pratique de clubbing un peu extrême
que je pense avoir adopté il y a déjà une quinzaine d'années facilement
et qui, comme vous le savez, peut-être déjà...
Attends, ça a de moins en moins séduire la nouvelle génération.
Eux, leur truc, c'est donc plutôt ce qu'on pourrait appeler le soft clubbing.
Autrement dit, l'art de prendre la fête, d'en retirer un maximum de chaos,
ce pour en garder qu'un espèce de kombucha plus fun
et plus adeptes de ce qu'on pourrait qualifier de chose saine.
En gros, on oublie les nuits blanches, les tout droits qui pudent la bouche
et puis toutes les pratiques excessives qui vont avec
et que je ne citerai pas ici bien évidemment
et on privilégie plutôt les fêtes sobres, les délicieux petits matchs à la thé
et les teufs d'urne allant à l'encontre avec cette culture tant aimée
par les générations précédentes, celle de l'auto-destruction comme seule forme de divertissement
parce que oui, en fait, il aura fallu attendre après toutes ces générations
de fouze alliés et de déglingue de la teufs
pour que l'être humain s'en rende compte, dormir, c'est cool.
Avoir une santé mentale en bonne et du forme, c'est super sexy
et être en forme au travail ou à l'école de lendemain.
Alors là, ici, on n'a même plus les mots.
Et tout ça, je dois avouer que je trouve ça pour le coup hyper impressionnant,
cette manière de privilégier son bien-être.
Les rencontres dont on se souviendra vraiment
et puis la puissance première de la musique,
puisque après tout, c'est surtout ça, toutes les sens de la fête.
Et bon, après, pas besoin non plus de jeter la pierre aux générations précédentes
pour leur folie, il faut dire que pour ma part,
j'ai grandi à une époque où on romantisait à Foison
le tragique club des 27 et toutes les autres toxicomaneries un petit peu festives.
On atteste le gigantesque crush que j'avais sur un certain Pete Doherty
à l'âge de 15 ans, mais bref, forcé de constater
et c'est sûrement mieux pour la survie de notre espèce
mais que la défense, elle séduit de moins en moins
le seul hic dans tout ça, c'est que ça vient aussi
côtoyer le faible monde de la discothèque qui empatie un petit peu
et ça se constate clairement à tous les étages
entre la mode des tœufs d'après-midi en boulangerie,
perso maintenant quand je vais en boîte,
j'ai vraiment l'impression que tout le monde à mon âge,
ou à peu près, mais le public semble se rajeunir de moins en moins.
Et côté statistique, ça devient juste une pure évidence.
On dit que depuis 2019, le nombre de 18-25 ans
qui club a chuté de 30%
et qu'à tombe, totale aussi du côté des établissements
qui ferment à l'appel et puis côté alcool,
alors on est donc sur le même genre de constat,
que ce sont 20% des 18-24 ans qui ne boivent plus du tout
quand nous, nos darons, nos refs et nos potes
plus généralement étaient ce qu'on peut appeler
de véritables petits gourmands.
Bref, toute cette tirade,
non pas pour critiquer ces nouvelles pratiques,
bien au contraire, cet amour pour une fête consciente
et plus respectueuse de soi,
je trouve ça vraiment fabuleux.
La jeunesse en pleine petite révolution tranquille,
c'est la preuve qu'on peut s'amuser
sans se désintégrer à vitesse grand-v
et repenser notre façon d'aller danser le samedi soir
et même si en gros strantenaire imminente,
je ne pense pas du tout arrêter de clubber tout de suite,
en voir jamais.
Eh bien, je dois avouer que l'idée de dormir
comme un petit bébé après avoir enflammé la piste,
par contre ça je la trouve très très stylée
et je l'adopte avec plaisir, soft clubbing.
C'est donc un grand oui,
mais tant que clubbing persiste et subsiste,
s'il vous plaît,
puisque comme nous le rappelait l'an dernier,
Prosper avec son titre boule à facette,
la piste ça restera toujours
le meilleur moyen de penser un petit peu
à autre chose qu'à toutes les folies de ce monde.
Boule à facette, toi qui depuis toutes ces années
nous change toujours aussi bien les idées et musique.
Eh oui, c'est ainsi,
nous l'ont décidé,
fut-tu bientôt passé,
naturen par assez.
Le monde est gore et j'ai le tourni,
on demande des efforts, tu l'es fourni.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
Tu me changes la vie,
change les idées et ainsi,
les anges l'ont décidé,
passé, naturen par assez.
C'est vrai qu'on a bien mangé.
Les années passent comme des secondes,
tu sais c'est fou mais j'aime ce monde.
Je veux plein de gadgets comme James Bond.
Je veux plein de gadgets comme James Bond.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
La vie est ainsi faite,
sous la boule à facette.
Tu me changes la vie,
tu me changes les idées et ainsi,
les anges l'ont décidé.
