Celles et ceux qui sont des cygnes - La chronique de Juliette Arnaud
Références : Le vilain petit canard/ H.C Andersen - Rubyfruit Jungle/ Rita Mae Brown
La chronique de Juliette Arnaud dans La dernière du dimanche 5 avril 2026 sur Radio Nova.
La dernière, le dimanche à 18h en direct sur Radio Nova et à tout moment en podcast et en vidéo.
La chronique de Juliette Arnaud dans La dernière du dimanche 5 avril 2026 sur Radio Nova.
La dernière, le dimanche à 18h en direct sur Radio Nova et à tout moment en podcast et en vidéo.
Transcription
Nova aime une fille en or le 15 avril au cinéma,
avec Pauline Clément, Arthur Dupont, Karine Viard et Bruno Podavides.
– Désolée, enfin pas désolée.
– Une jolie comédie romantique tendré pétillante
sur la difficulté d'être soi en l'amour.
– L'estime de soi, c'est quoi, au juste ?
– Je sais pas pourquoi il m'a embauché,
je sens qu'il prend sur lui, mais en fait, il boue.
– Ah, mais c'est pas possible, ça.
– On était en CM2, j'étais tellement admiratif de ta confiance en toi de...
– Une fille en or le 15 avril au cinéma.
– On va écouter, on va écouter, c'est le cas toujours de belles histoires.
Elle va nous raconter, voir des histoires sur les histoires, des métaïstoires.
C'est Juliette Arnaud qui est là.
– Félicitations, Juliette.
On ne s'est pas marqués dans les livres.
Félicitations, Juliette.
Le plus important à vivre.
– Regarde !
Juliette Arnaud en avant les histoires.
– À propos de l'Oana, quand elle a eu gagner l'Oftory en 2001,
les médias disaient Sandrillon.
C'est-à-dire la fille qu'on faisait dormir à côté de la cheminée
et puis qui était devenue princesse grâce à l'amour d'un prince,
à l'amour du public, merci la télé,
qu'est-ce que c'est bien, les histoires qui finissent bien ?
Je crois que les médias, c'était trompé d'histoire,
peut-être parce qu'ils n'avaient pas autant regardé
que ma pote Christine et moi l'Oftory tous les jours.
Moi, je me souviens très bien que quand l'Oana arrive dans l'Oftory,
c'est une grande fille tout en pimpance, en cheveux,
en peau à l'air libre, mais qui est cramponnée à sa peluche.
Les semaines passent, les jours passent et l'Oana pleurent souvent.
Elle est seule, elle est couchée dans la journée
pendant que les autres sociabilisent.
Je me souviens de la solitude de l'Oana et de ses larmes
et je me souviens d'être dit,
mais bon Dieu, c'est quoi ce signe qui se sent vilain petit canard ?
Allez hop, tout le monde chez Anderson.
Parce que le vilain petit canard, c'est l'histoire de quelqu'un
qui n'est pas le bébé attendu.
Il y a une calme qui voit avec l'or c'est eux, des cannes tombent
puis il y en a un qui retardent le groupe
parce qu'il met du temps à abriser sa racauquille
et qu'enfin il sort, il est plus grand, il est lait,
puisqu'il est différent et sa mère se demande
s'il n'a pas couvé par une adverte, c'est un œuf de dinde.
Mais la chose, c'est nager donc c'est pas un dindono.
Et c'est une maigre consolation parce que tout le monde
autour de lui, à la ferme, le prend en grippe,
celui qui n'est pas un canard.
Alors il dit, je crois que je vais me sauver dans le vaste monde.
Cette phrase elle est à double détente
parce que le premier sens c'est je vais m'enfuir,
je vais changer de lieu, mais elle peut aussi s'entendre
comme je vais chercher le moyen de me défendre ma vie,
mon âme, mon étrangeté.
Pour Molly, héroïne du roman de 1913
de l'écrivaine américaine Rita May Brown,
intitulé le roman Rubi Fruit Jungle,
se sauver passera aussi par partir loin dans le vaste monde
puisque chez elle, elle est étrange voire étrangère.
Molly, c'est une petite fille d'une famille pauvre,
comme Loana, mais là c'est dans les années 50
aux Etats-Unis, c'est une gamine archidouée à l'école.
Loana avait un cuit largement supérieur à la moyenne
et Molly elle n'est pas mauvaise non plus pour faire un paquet de conneries.
À la suite d'une de ces conneries, Molly se prend une ongueula
d'une rouste supérieure à la moyenne de la part de sa mère
qui commence par le menu habituel des reproches
toujours à lire des livres et à faire ta précieuse
mais qui se poursuit un peu plus cru
puisque la mère de Molly lui dit
tu crois que t'es plus maline, mais t'es pas si finaude que ça
et puis t'es même pas ma fille.
Et c'est ainsi que parfois on apprend qu'on est une bâtarde.
Pas de quoi foutre par terre Molly
qu'il y a une autre petite chose qui l'interroge
notamment la manière dont elle et sa meilleure amie, Léota, s'aime.
Molly dit, j'ai commencé à me demander
si une fille pouvait épouser une autre fille
parce que j'étais sûre que je voulais épouser Léota
et regarder dans ses yeux verts pour toujours
parce qu'il y a une excellente raison de vouloir épouser quelqu'un
il me semble même si je suis nulle en mariage.
Loana était bisexuelle,
ce dont elle ne se cachait pas.
Molly, le personnage, elle est animée d'un don
elle ne remet jamais en question ses désirs
sous prétexte des conventions ou d'énormes.
Par exemple quand son pote Leroy dit
qu'il rêve d'avoir une moto, ils ont sept ans à peu près
bah elle dit bah moi aussi
et lui il lui dit bah tu peux pas
parce que t'es une fille et Molly répond
si je veux, je m'achète un tank
et j'écrase sous les gens qui me disent que je peux pas avoir de moto.
Ce modèle de philosophie de vie posée
encore faut-il le tenir, survivre à la pauvreté,
chercher les siennes dans le cas de Molly
et même retourner voir sa mère qui n'est pas sa génitrice
pour essayer de la comprendre.
Quant à moi je reprendrais les mots de Loana
en parlant d'elle-même
pour ma pire tombe à la moine
elle disait Loana,
qu'elle était l'exemple à ne pas suivre.
Merci beaucoup
Merci Juliette
Juliette Arnaud qu'on retrouve en podcast
comme toutes les chroniques de cette émission
ainsi que sur l'intégralité sur YouTube partout.
avec Pauline Clément, Arthur Dupont, Karine Viard et Bruno Podavides.
– Désolée, enfin pas désolée.
– Une jolie comédie romantique tendré pétillante
sur la difficulté d'être soi en l'amour.
– L'estime de soi, c'est quoi, au juste ?
– Je sais pas pourquoi il m'a embauché,
je sens qu'il prend sur lui, mais en fait, il boue.
– Ah, mais c'est pas possible, ça.
– On était en CM2, j'étais tellement admiratif de ta confiance en toi de...
– Une fille en or le 15 avril au cinéma.
– On va écouter, on va écouter, c'est le cas toujours de belles histoires.
Elle va nous raconter, voir des histoires sur les histoires, des métaïstoires.
C'est Juliette Arnaud qui est là.
– Félicitations, Juliette.
On ne s'est pas marqués dans les livres.
Félicitations, Juliette.
Le plus important à vivre.
– Regarde !
Juliette Arnaud en avant les histoires.
– À propos de l'Oana, quand elle a eu gagner l'Oftory en 2001,
les médias disaient Sandrillon.
C'est-à-dire la fille qu'on faisait dormir à côté de la cheminée
et puis qui était devenue princesse grâce à l'amour d'un prince,
à l'amour du public, merci la télé,
qu'est-ce que c'est bien, les histoires qui finissent bien ?
Je crois que les médias, c'était trompé d'histoire,
peut-être parce qu'ils n'avaient pas autant regardé
que ma pote Christine et moi l'Oftory tous les jours.
Moi, je me souviens très bien que quand l'Oana arrive dans l'Oftory,
c'est une grande fille tout en pimpance, en cheveux,
en peau à l'air libre, mais qui est cramponnée à sa peluche.
Les semaines passent, les jours passent et l'Oana pleurent souvent.
Elle est seule, elle est couchée dans la journée
pendant que les autres sociabilisent.
Je me souviens de la solitude de l'Oana et de ses larmes
et je me souviens d'être dit,
mais bon Dieu, c'est quoi ce signe qui se sent vilain petit canard ?
Allez hop, tout le monde chez Anderson.
Parce que le vilain petit canard, c'est l'histoire de quelqu'un
qui n'est pas le bébé attendu.
Il y a une calme qui voit avec l'or c'est eux, des cannes tombent
puis il y en a un qui retardent le groupe
parce qu'il met du temps à abriser sa racauquille
et qu'enfin il sort, il est plus grand, il est lait,
puisqu'il est différent et sa mère se demande
s'il n'a pas couvé par une adverte, c'est un œuf de dinde.
Mais la chose, c'est nager donc c'est pas un dindono.
Et c'est une maigre consolation parce que tout le monde
autour de lui, à la ferme, le prend en grippe,
celui qui n'est pas un canard.
Alors il dit, je crois que je vais me sauver dans le vaste monde.
Cette phrase elle est à double détente
parce que le premier sens c'est je vais m'enfuir,
je vais changer de lieu, mais elle peut aussi s'entendre
comme je vais chercher le moyen de me défendre ma vie,
mon âme, mon étrangeté.
Pour Molly, héroïne du roman de 1913
de l'écrivaine américaine Rita May Brown,
intitulé le roman Rubi Fruit Jungle,
se sauver passera aussi par partir loin dans le vaste monde
puisque chez elle, elle est étrange voire étrangère.
Molly, c'est une petite fille d'une famille pauvre,
comme Loana, mais là c'est dans les années 50
aux Etats-Unis, c'est une gamine archidouée à l'école.
Loana avait un cuit largement supérieur à la moyenne
et Molly elle n'est pas mauvaise non plus pour faire un paquet de conneries.
À la suite d'une de ces conneries, Molly se prend une ongueula
d'une rouste supérieure à la moyenne de la part de sa mère
qui commence par le menu habituel des reproches
toujours à lire des livres et à faire ta précieuse
mais qui se poursuit un peu plus cru
puisque la mère de Molly lui dit
tu crois que t'es plus maline, mais t'es pas si finaude que ça
et puis t'es même pas ma fille.
Et c'est ainsi que parfois on apprend qu'on est une bâtarde.
Pas de quoi foutre par terre Molly
qu'il y a une autre petite chose qui l'interroge
notamment la manière dont elle et sa meilleure amie, Léota, s'aime.
Molly dit, j'ai commencé à me demander
si une fille pouvait épouser une autre fille
parce que j'étais sûre que je voulais épouser Léota
et regarder dans ses yeux verts pour toujours
parce qu'il y a une excellente raison de vouloir épouser quelqu'un
il me semble même si je suis nulle en mariage.
Loana était bisexuelle,
ce dont elle ne se cachait pas.
Molly, le personnage, elle est animée d'un don
elle ne remet jamais en question ses désirs
sous prétexte des conventions ou d'énormes.
Par exemple quand son pote Leroy dit
qu'il rêve d'avoir une moto, ils ont sept ans à peu près
bah elle dit bah moi aussi
et lui il lui dit bah tu peux pas
parce que t'es une fille et Molly répond
si je veux, je m'achète un tank
et j'écrase sous les gens qui me disent que je peux pas avoir de moto.
Ce modèle de philosophie de vie posée
encore faut-il le tenir, survivre à la pauvreté,
chercher les siennes dans le cas de Molly
et même retourner voir sa mère qui n'est pas sa génitrice
pour essayer de la comprendre.
Quant à moi je reprendrais les mots de Loana
en parlant d'elle-même
pour ma pire tombe à la moine
elle disait Loana,
qu'elle était l'exemple à ne pas suivre.
Merci beaucoup
Merci Juliette
Juliette Arnaud qu'on retrouve en podcast
comme toutes les chroniques de cette émission
ainsi que sur l'intégralité sur YouTube partout.
