Celles qui sont faciles (disent-ils) - La chronique de Juliette Arnaud
Références : Boule de suif/ Maupassant - La Madelon/Bousquet et Robert - La fiancée du pirate/Nelly Kaplan
La chronique de Juliette Arnaud dans La dernière du dimanche 15 mars 2026 sur Radio Nova.
La dernière, le dimanche à 18h en direct sur Radio Nova et à tout moment en podcast et en vidéo.
La chronique de Juliette Arnaud dans La dernière du dimanche 15 mars 2026 sur Radio Nova.
La dernière, le dimanche à 18h en direct sur Radio Nova et à tout moment en podcast et en vidéo.
Transcription
Après le succès Dean Waves, l'auteur californien Agey Dungo revient avec un nouveau roman graphique sur le skateboard.
Véritable phénomène de société plongée dans l'histoire méconnue du skateboard.
Des premières planches au fensign du mouvement punk, en passant par l'âge d'or dvhs puis des jeux vidéo,
l'histoire du skate est aussi celle d'une certaine culture et une node à la liberté.
Lié par la moindre planche, Agey et Brandon Dumet nous partagent leurs meilleurs souvenirs d'adolescence mais aussi leurs astuces pour réussir vos meilleurs tricks.
Skating Wilder, un roman graphique Castorman.
Radio Nova.
La dernière.
Elle nous aide à y voir plus clair dans les histoires.
C'est Juliette Arnaud.
Et nous fessiers à l'île.
Nous ne sommes pas marqués dans les libres.
C'est que nous fessiers à l'île autant.
Le plus important à vivre.
Regarde !
Juliette Arnaud en avant les histoires.
Il y a donc un an Louis Sarkozy, c'est parachuté tout seul à Menton.
Et s'est proposé comme mère de la ville et puis les sondages récent, ils sont dégueulasses.
Donc Louis, il prépare ses explications et en gros, il a dit, ce que nous a dit à l'île tout à l'heure,
si j'arrive en troisième position, c'est Menton qui me dit, de point en vrai légitimais,
je ne suis pas une fille facile.
Il faut recommencer un an, c'était trop vite, trop fort, trop rapide pour me séduire.
Alors visiblement le principe non, c'est non.
Ce n'est pas l'impeide pour tout le monde.
Ce qui lui paraît clair en revanche à Louis, c'est qu'une fille facile, ce n'est pas bien.
Pourtant, je ne sais pas, moi, quelqu'un qui facilite les choses, ça devrait être bien, non ?
Ah oui, mais si c'est les choses du hum hum, ce n'est pas bien.
En 2026.
Bon alors, Bac en 1880, année de la publication de Boules de Suif par Guidemaut Passand.
Une nouvelle qui a pour cadre la débac, la débac, pardon, de la guerre de 1810.
Les Prussiens ont vaincu, les Français qui le peuvent fuient.
Ici, dans le cadre de la nouvelle, c'est une voiture à six chevaux.
Il y a dix voyageurs, des gens honnêtes et boules de Suif.
Donc tout le monde sait, c'est son surnom,
qu'elle exerce le métier de travailleuse du sexe.
Du coup, personne ne lui parle dans la voiture.
Sauf que c'est la seule à avoir prévu un pique-nique que, généreusement,
elle est prête à partager.
Du coup, tout le monde lui parle.
Ils sont retenus ensuite de force dans une auberge par un officier prussien
et le gars leur dit qu'il ne les laissera pas partir
que si Boules de Suif veut bien être facile.
Et Boules de Suif, qui refuse, catégoriquement,
elle est patriote, elle couchera jamais qu'un prussien.
Non, c'est non.
Et là, qu'est-ce qu'ils font les gens bien ?
Eh bien, ils font pression sur elle.
Et ils lui disent, vous avez tort, madame,
car votre refus peut amener des difficultés considérables,
non seulement pour vous, mais même pour tous vos compagnons.
Il ne faut jamais résister aux gens qui sont les plus forts.
En gros, allez, c'est pas le moment de faire la difficile.
Boules de Suif va s'y plier.
Est-ce qu'elle en sera récompensée ?
Pas tant.
Mais, non des plaisalouis, les choses bougent.
1914, une autre guerre, la grande.
Il y a une chanson qui apparaît.
Les ruines de la chanson est nommée Madeleon.
Elle sert aux soldats à boire dans une auberge.
Elle est jeune et gentille, légère comme un papillon.
C'est les paroles de la chanson.
Elle laisse effleurer son jupeau, sa taille, son monton.
C'est bon, tout le monde disait, Madeleon est complaisante.
Et puis, dans le dernier couplet, arrive un caporal,
plus téméraire, plus con aussi, que les autres.
Et il vient demander la main de Madeleon.
Là, la main de Madeleon, normalement, elle devrait être faite.
L'honorabilité du mariage, quand même.
Et qu'est-ce qu'elle lui répond ?
Mais que ferais-je d'un seul homme
quand j'aime tout un régiment ?
Et la confusion, tes amis vont venir.
Tu n'auras pas ma main.
J'en ai bien trop besoin pour leur servir.
Du vin.
Là, Madeleon, cette chanson-là,
avec cette fille qui j'aime tout un régiment,
et je ne me marierai pas,
c'est devenu un tube national, voire international,
au point que la grande Marlène Dietriche
l'a chantée en 1939,
et puis en 1969, Nélica Plante, réalisatrice,
écrit et réalise un film qui s'appelle La fiancée du pirate,
dont la protagoniste et Marie jouaient par Bernadette Lafon.
Marie est jeune, elle vit seule misérablement dans une cabane,
et tout le village abuse d'elle.
Un jour carrément, il lui tue son bouc,
qui était à peu près la seule chose vivante qu'elle aimait,
et là, elle voit rouge.
Il l'a traité déjà de traînée,
dorénavant, ça sera vrai,
ça sera payant.
L'argent, c'est une valeur qui respecte, non ?
Et à chaque passage en douce d'un villageois dans la cabane de Marie,
on entend la chanson de Moustaki chantée par Barbara.
Moi, je me balance au soleil de minuit, de minuit blanche.
Moi, je me balance.
Chacun sera assez ravi, mais c'est moi qui choisis.
À un moment d'ailleurs, il y a un ouvrier agricole exilé,
et bien pour lui, ça sera gratuit.
Et comme il s'appelle Jésus,
eh bien ça mettra le curieux de bonne humeur.
Pas trop.
Et le truc du film, c'est, qu'est-ce qu'elle va faire,
Marie, de tout l'argent qu'elle a gagné ?
Franchement, j'en rie encore.
Sachez en tout cas que boule de suive sera vengée.
De mon côté, je m'interroge.
Quel cimetière de quelle religion
acceptera ma pire tombale,
sur laquelle j'insiste pour que soit écrit,
ici, j'ai une feuille facile.
Juliette Arnaud, merci Juliette.
On reprend en podcast,
comme toutes les chroniques de l'émission,
et sur Instagram, Juliette Arnaud Penélope.
La dernière.
Véritable phénomène de société plongée dans l'histoire méconnue du skateboard.
Des premières planches au fensign du mouvement punk, en passant par l'âge d'or dvhs puis des jeux vidéo,
l'histoire du skate est aussi celle d'une certaine culture et une node à la liberté.
Lié par la moindre planche, Agey et Brandon Dumet nous partagent leurs meilleurs souvenirs d'adolescence mais aussi leurs astuces pour réussir vos meilleurs tricks.
Skating Wilder, un roman graphique Castorman.
Radio Nova.
La dernière.
Elle nous aide à y voir plus clair dans les histoires.
C'est Juliette Arnaud.
Et nous fessiers à l'île.
Nous ne sommes pas marqués dans les libres.
C'est que nous fessiers à l'île autant.
Le plus important à vivre.
Regarde !
Juliette Arnaud en avant les histoires.
Il y a donc un an Louis Sarkozy, c'est parachuté tout seul à Menton.
Et s'est proposé comme mère de la ville et puis les sondages récent, ils sont dégueulasses.
Donc Louis, il prépare ses explications et en gros, il a dit, ce que nous a dit à l'île tout à l'heure,
si j'arrive en troisième position, c'est Menton qui me dit, de point en vrai légitimais,
je ne suis pas une fille facile.
Il faut recommencer un an, c'était trop vite, trop fort, trop rapide pour me séduire.
Alors visiblement le principe non, c'est non.
Ce n'est pas l'impeide pour tout le monde.
Ce qui lui paraît clair en revanche à Louis, c'est qu'une fille facile, ce n'est pas bien.
Pourtant, je ne sais pas, moi, quelqu'un qui facilite les choses, ça devrait être bien, non ?
Ah oui, mais si c'est les choses du hum hum, ce n'est pas bien.
En 2026.
Bon alors, Bac en 1880, année de la publication de Boules de Suif par Guidemaut Passand.
Une nouvelle qui a pour cadre la débac, la débac, pardon, de la guerre de 1810.
Les Prussiens ont vaincu, les Français qui le peuvent fuient.
Ici, dans le cadre de la nouvelle, c'est une voiture à six chevaux.
Il y a dix voyageurs, des gens honnêtes et boules de Suif.
Donc tout le monde sait, c'est son surnom,
qu'elle exerce le métier de travailleuse du sexe.
Du coup, personne ne lui parle dans la voiture.
Sauf que c'est la seule à avoir prévu un pique-nique que, généreusement,
elle est prête à partager.
Du coup, tout le monde lui parle.
Ils sont retenus ensuite de force dans une auberge par un officier prussien
et le gars leur dit qu'il ne les laissera pas partir
que si Boules de Suif veut bien être facile.
Et Boules de Suif, qui refuse, catégoriquement,
elle est patriote, elle couchera jamais qu'un prussien.
Non, c'est non.
Et là, qu'est-ce qu'ils font les gens bien ?
Eh bien, ils font pression sur elle.
Et ils lui disent, vous avez tort, madame,
car votre refus peut amener des difficultés considérables,
non seulement pour vous, mais même pour tous vos compagnons.
Il ne faut jamais résister aux gens qui sont les plus forts.
En gros, allez, c'est pas le moment de faire la difficile.
Boules de Suif va s'y plier.
Est-ce qu'elle en sera récompensée ?
Pas tant.
Mais, non des plaisalouis, les choses bougent.
1914, une autre guerre, la grande.
Il y a une chanson qui apparaît.
Les ruines de la chanson est nommée Madeleon.
Elle sert aux soldats à boire dans une auberge.
Elle est jeune et gentille, légère comme un papillon.
C'est les paroles de la chanson.
Elle laisse effleurer son jupeau, sa taille, son monton.
C'est bon, tout le monde disait, Madeleon est complaisante.
Et puis, dans le dernier couplet, arrive un caporal,
plus téméraire, plus con aussi, que les autres.
Et il vient demander la main de Madeleon.
Là, la main de Madeleon, normalement, elle devrait être faite.
L'honorabilité du mariage, quand même.
Et qu'est-ce qu'elle lui répond ?
Mais que ferais-je d'un seul homme
quand j'aime tout un régiment ?
Et la confusion, tes amis vont venir.
Tu n'auras pas ma main.
J'en ai bien trop besoin pour leur servir.
Du vin.
Là, Madeleon, cette chanson-là,
avec cette fille qui j'aime tout un régiment,
et je ne me marierai pas,
c'est devenu un tube national, voire international,
au point que la grande Marlène Dietriche
l'a chantée en 1939,
et puis en 1969, Nélica Plante, réalisatrice,
écrit et réalise un film qui s'appelle La fiancée du pirate,
dont la protagoniste et Marie jouaient par Bernadette Lafon.
Marie est jeune, elle vit seule misérablement dans une cabane,
et tout le village abuse d'elle.
Un jour carrément, il lui tue son bouc,
qui était à peu près la seule chose vivante qu'elle aimait,
et là, elle voit rouge.
Il l'a traité déjà de traînée,
dorénavant, ça sera vrai,
ça sera payant.
L'argent, c'est une valeur qui respecte, non ?
Et à chaque passage en douce d'un villageois dans la cabane de Marie,
on entend la chanson de Moustaki chantée par Barbara.
Moi, je me balance au soleil de minuit, de minuit blanche.
Moi, je me balance.
Chacun sera assez ravi, mais c'est moi qui choisis.
À un moment d'ailleurs, il y a un ouvrier agricole exilé,
et bien pour lui, ça sera gratuit.
Et comme il s'appelle Jésus,
eh bien ça mettra le curieux de bonne humeur.
Pas trop.
Et le truc du film, c'est, qu'est-ce qu'elle va faire,
Marie, de tout l'argent qu'elle a gagné ?
Franchement, j'en rie encore.
Sachez en tout cas que boule de suive sera vengée.
De mon côté, je m'interroge.
Quel cimetière de quelle religion
acceptera ma pire tombale,
sur laquelle j'insiste pour que soit écrit,
ici, j'ai une feuille facile.
Juliette Arnaud, merci Juliette.
On reprend en podcast,
comme toutes les chroniques de l'émission,
et sur Instagram, Juliette Arnaud Penélope.
La dernière.
