Les grands remplaçants - L'intégrale du 20 octobre avec Mouss et Hakim de Zebda

Les grands remplaçants - L'intégrale du 20 octobre avec Mouss et Hakim de Zebda

Les grands remplaçants • 18/10/2025 • 57:30

"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Rey Mendes, Adel Fugazi et Amelle Chahbi et leurs invités Mouss et Hakim de Zebda.

À écouter le lundi dès 22h sur Radio Nova, et dès maintenant en podcast, mais également sur YouTube.

Transcription

Ils sont dans les campagnes, dans les vies, ils sont sur les réseaux sociaux.
Les grands remplaçants.
C'est un français?
Je ne sais rien.
Sur la photo, il n'y avait pas tenté son bravo.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag?
Non mais comment?
Jamil?
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Hey bonjour à tous et bienvenue dans les grands remplaçants.
Et aujourd'hui, je suis accompagné de Adèle Fougasi, Remendès et Amel Chaby.
Et tout de suite la chronique de Jamil Lechlag.
Dès l'instant que vous avez le sentiment, je me suis remettu.
Les grands remplaçants, ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Hey les gars, c'est incroyable.
En ce moment, je vois plein de vidéos d'arabes, de noirs qui se font recal.
D'endroits chicosses, à cause de leur faciès.
J'ai peut-être une solution pour remédier à ça.
Venez on y va pas.
Ils veulent pas de notre oseille.
Donne-on du fric aux gens de chez nous.
Plus jeunes ont tenté même pas.
On n'allait que dans des boîtes de métèque.
Le Palacio Zouklov.
Le Hamem Kleb.
Ou Ananabri Kehini.
Et bien sûr, le Bario Lapino.
Soirementel Besame.
A l'époque, on se faisait passer pour des cubains.
Mais faut doser Juanito.
Tu t'appelles Morsin.
Mais puis, ça allait me dire.
Oui, attention, Jamil.
Tu sombres dans le communautarisme.
J'ai envie de dire Hamdollah.
Alors, Jamil, comment tombe-t-on dans le communautarisme ?
Une question, Fred.
Tout simplement à cause du racisme.
Mais moi, perso, j'appartiens à deux communautés.
Je suis à la fois arabe et auvergna.
C'est le bordel dans mon bid.
Tous les matins au petit déjeun.
Saint-Nectaire.
Sponge.
Mais le côté auvergna, c'est vu comme le bon communautarisme.
On nous appelle les boonias.
C'est sympa.
Alors que le côté arabe, on nous appelle les boonias.
Oula, j'ai pas oublié.
I never forget.
Par contre, il y a un truc que je n'accepte pas.
C'est qu'on m'accuses de racisme anti-blanc.
Ça, jamais, vous m'entendez ?
Bon, parce que déjà, ça n'existe pas.
Je n'y crois pas, cette légende.
Je crois plus au monstre du Loch Ness.
Ça va, Nessie ?
Toujours en apnée.
Ensuite, je voudrais dire un truc important.
J'ai un ami blanc.
J'inverse le process.
Conclusion, les amis.
Si vous vous faites recal et vous n'avez pas quoi faire de votre oseil,
venez donc voir les spectacles d'Adèle Fougasi.
Je m'entends.
Hey, Jamil, le chien.
Les grands remplaçants.
Hey, Jamil, on retrouve télévendredi et samedi à la scène parisienne
et en tournée partout en France.
Merci, Mounir.
Bienvenue à tous.
Je vous écoute les grands remplaçants.
Avec Ben à la Régine,
Dretchef Mounir,
qui va nous donner le sommaire.
Bonjour à tous.
Cette semaine, on reçoit Mouss et Hakim,
qui ont fait les belles heures du groupe Zebda.
On reviendra avec eux dans le rétro
sur le coup de tonnerre du 21 avril 2002
et la qualification de Jean-Marie Le Pen
au second tour de la présidentielle.
Et pour commencer, on va faire le bilan.
Les grands remplaçants.
On fait le bilan.
Malheureusement.
Sur Nova.
Jamil, tu en as parlé dans ta chronique.
Des lieux de loisirs qui ne sont pas ouvert à tout le monde.
Mais finalement,
qu'est-ce qu'on fait face à ça ?
On y va pas ?
On insiste ?
C'est quoi la solution ?
C'est une super question, Mounir.
Et je te remercie de me la poser.
Non, moi je pense, c'est mon avis.
Si on ne veut pas t'accepter quelque part.
Tu as deux solutions.
Soit tu portes plainte pour truc.
Bon.
C'est une solution.
Ou tu ne vas pas.
Et tu vas dans des endroits.
Peut-être.
Tout est le bienvenu.
Après chacun.
Moi, je me rappelle.
Avant, je voulais trop rentrer dans les endroits
où j'avais pas accès quand j'étais jeune.
Et un jour, j'ai eu accès.
Et j'ai dit, mais oh la, c'est nul.
Je n'aimais pas.
J'étais étudiant à Montpellier.
À Montpellier, c'est vachement...
Il y a des boîtes pour les blancs,
des boîtes pour les arabes,
et j'avais pas accès aux boîtes pour blancs, on va dire.
Et le videur, un jour, il m'a dit,
c'est un robot le videur.
Il me recalé, je dis, mais toi,
t'es un robot, t'es comme moi.
Laisse-moi rentrer.
Il m'a dit, vas-y, rentre.
Zermain, tu vas voir.
Allez, vas-y.
Tu vas voir, c'est nul.
C'était pour ton bien.
Ça fait des années que tu te prends la tête,
alors que c'est nul.
Et je suis rentrée, je dis,
bon, là, c'est pas mon délire.
C'est pas ton délire.
Et après, je suis allé dans les soirées.
Bon, alors, il y avait une boîte.
Je sais pas si vous avez connu...
Non, à Montpellier au début.
Ah, Montpellier.
Quand j'ai découvert un peu la liberté,
c'était quand j'étais étudiant là-bas.
Il y avait une boîte vers 7
qui s'appelait le Olala.
Ah, il y a, il y a, il y a.
Déjà le nom.
Olala.
Je sais que s'il va se passer des choses incroyables.
Deux musiques.
Ah ouais.
Fink, Rai,
coup de couteau.
À la fin.
Ça me semble gênant.
Ouais, et toi, t'as connu.
Donc, l'époque.
Moi, j'ai connu, évidemment,
on pouvait pas rentrer.
Moi, je pouvais rentrer.
Enfin, moi.
Les filles.
Les filles.
Dans le groupe.
Les filles.
Mais nos potes ne pouvaient pas.
Ouais.
Donc, on allait dans des boîtes communautaires
qui, à l'époque, s'appelait le Triangles.
Le Triangles.
Le Triangles.
Le Midnight Express.
Le Palacio.
Le Beverly Hills.
Il y avait que des Arabes.
On n'était qu'entre nous.
Ah, là.
Et bah, pareil.
Le Beverly Hills.
Beverly Hills.
C'était de grandes boîtes
tenues par le grand banditis.
Ouais.
On était obligés d'aller là-bas.
Le Triangles.
C'était un peu connu pour ça aussi.
C'était un peu comme ça.
Mais, par contre, j'aimerais revenir sur le nom.
Le Midnight Express.
Le Midnight Express.
C'était à la défense.
C'est un film.
C'était...
Voilà.
Et il n'y avait que des robots.
Que des robots garçons, filles.
On n'était qu'entre nous.
Et il y avait les jours où il n'y avait que des robots.
Et les jours où il n'y avait que des renois.
Ah ouais, d'accord.
On était encore dans le Mississippi.
Même, c'est vraiment...
Voilà.
Et moi, j'avais...
Je me mettais une petite carte de la martinique sur mon coup.
Pour dire que j'étais les deux.
Ah, tu pouvais aller aux deux.
On me disait de quelle origine.
Je suis métier.
Ah, comme ça, je n'avais pas de problème.
Il a, il a.
Je pouvais aller souder discrètement.
Et...
Non, c'était génial.
C'était génial.
Franchement, c'était cool.
C'était...
Moi, j'ai subi ça.
Mais toi, t'étais à Evre.
Ouais.
C'est encore un autre...
Ouais, nous...
Tu quittes l'espoir de Schengen.
Il n'y avait pas...
Non, mais c'est vrai.
Il n'y avait pas de soirée du tout.
Ouais.
Il n'y avait pas de...
Il n'y avait pas de boîte soirée émeute.
Il n'y avait pas de boîte, mais fallait venir avec des blancs.
Tu les mets devant.
Tu t'intercales.
Tu t'intercales.
Et dès que tu rentres, David Guetta foule foule électro.
Moi, j'ai commencé à sortir.
C'était l'électro qui était en vox.
C'était dur pour nous.
Là, c'est facile pour les Renauds et tout.
Là, c'est ce que je leur dis.
Là, tu sors maintenant.
On a la Côte.
Tu peux rentrer n'importe où.
Il y a de la Frouille.
C'est votre moment.
Là, c'est l'argent des Renauds.
Il faut sortir.
Les boîtes, ils nous laissent rentrer.
Il faut s'habiller.
En revanche, l'électro n'y arrive pas.
C'est dur.
Moi, mes premières boîtes, c'était l'électro.
Ça dépend de l'électro.
Ah, tu commences à...
Oui, parce que j'ai...
Oui, oui.
Ça commence aussi à m'ouvrir à l'autre.
À l'autochtones.
Mais moi, je me rappelle,
il y avait une boîte dans les années 2000,
quand je suis arrivé à Paris.
En fait, j'avais un pote à moi.
Il me traînait dans une boîte
qui s'appelle le Follies Pigalle.
Ah oui, bien sûr.
Le Follies Pigalle.
Que j'ai connu.
Pour moi, c'est de l'enfer.
Voilà.
T'as vu, c'était vraiment...
Mais moi, je savais pas pourquoi
il voulait aller à tout prix d'abord.
C'est un truc de droguer, on va dire.
C'est un truc de droguer ?
Enfin, il y a beaucoup de droguer.
Je respecte.
C'est ceux qui dansent
devant les grosses enceintes,
comme ça, seul tout, comme ça.
Voilà.
Et j'allais là-bas.
C'est effrayant.
Il me disait, mais c'est génial,
c'est génial.
Mais en fait, mon copain,
je ne savais pas.
Il vendait la mort.
Il avait un stand.
D'accord, son visiteur.
Il avait un stand.
Et moi, je savais pas.
Je dis, c'est quand même,
on se fait chier.
Il me dit, oui, mais regarde.
Je dis, mais non,
tu perds de l'argent en boîte,
on ne gagne pas.
Mais lui, il m'explique.
Les boîtes.
Moi, c'est Gibus.
Oui, les Gibus.
Gibus, les premières boîtes
à Paris.
Comment ça s'appelle ?
Acropole, c'était pas la Paris.
Ah, Métropole.
Non, Acropole-Palacieux,
c'était les premières boîtes
renouées, on rentrait.
D'accord, d'accord, d'accord.
On était au fichin.
Oui, mais c'était pas mal.
Et puis après, il y a eu l'arrivée
de la fameuse la chicha.
Ah !
Ça a soulagé un peu tout le monde.
Ah bah là.
Là, tout le monde s'est posé.
Il y avait un peu de musique.
Les gros ventres, on commençait.
Ah !
C'est...
Des gros ventres d'arrocs.
À se développer,
à 20 ans,
j'ai vu des gros...
Mais c'est fou, hein.
Oui, mais en fait, ce qui s'est passé...
Parce que t'es posé.
C'est la chicha.
C'est la chicha.
Normalement, interdit les chichas,
mais qu'est-ce qu'ils ont fait dans les mairies ?
Dans les mairies, les villes,
les commissariats et tout,
ils ont dit qu'on n'a plus le droit
de fumer dans les endoudres.
Donc la chicha s'interdit.
Ils ont dit,
laissez-les.
Hey !
Ils ont sauté où ils sont.
Ils viennent pas !
Ils ont besoin d'un lieu.
Ouais, parce que la MJC,
c'était pas possible.
Il fallait un lieu
où on s'habille,
où on va.
Mais moi, j'aime bien.
Enfin, j'aimais bien aller en chicha.
Mais oui, c'est croisé, d'ailleurs,
à la chicha,
le cube.
C'est quelque chose,
c'est une chicha de quartiers.
C'est une chicha de quartiers sympa.
On n'a pas besoin de s'habiller.
Non, non, c'est vraiment...
J'ai arrêté la chicha.
Le serveur parle pas français.
On est vraiment...
T'as arrêté.
J'ai arrêté, c'est fini.
Mais jamais il est la raison.
J'ai arrêté.
Allez dans les endroits
où on nous veut.
Si on ne veut pas, va pas.
Mais attendez,
j'ai une théorie aussi souvent.
On va...
Il y a des beaux endroits
où on s'exclude de nous-mêmes.
Ah, un autre débat.
Attention, c'est un autre débat,
mais des fois, t'arrives, par exemple, dans des...
Je sais pas, dans des halls
d'hôtels, de palaces, par exemple.
Le Ritz.
Tout le monde peut rentrer au Ritz.
Mais nous-mêmes, on va pas y aller.
On va dire...
Oh la chérie,
c'est pas pour moi.
Si t'as les 20 balles
pour le thé,
tu peux rentrer.
Mais tu peux rentrer,
mais mes copines vont dire,
non, non, attend, je sais pas,
non, non.
Il faut aussi s'autoriser
d'aller dans les beaux endroits.
On a le droit d'aller dans le beau aussi.
Juste, on se traite bien là-bas.
On se met pas un étage particulier.
Parce que c'est pas social
dans les endroits où il y a de l'oseil.
C'est...
C'est pas ethnique, tu veux dire.
C'est social.
C'est pas racial.
C'est pas...
C'est pas...
C'est pas voilà.
Si t'as l'oseil pour le thé,
tu l'as, c'est tout.
Nous, juste Radio France,
c'était dans le 16e.
Déjà pour nous,
on n'aimait pas.
C'est à l'Ouest parisien.
Ah, ramène-moi à Bobini.
Dès qu'on arrivait là-bas,
d'ailleurs, je suis jamais allé tout seul
à Radio France.
Il avait peur.
J'avais peur.
C'est fou.
Avec quoi ? De la vibe, du silence.
Viens, viens avec moi.
Oui, oui.
Non, après, j'allais à la cantine.
Il y avait Finkelkrot.
C'est chiant.
Avec son plateau.
Avec son plateau.
Bonjour Monsieur le chemin.
Mais vous mangez Khalal ?
Non je suis Vegan,
Mouh !
On essaye de trouver des astuces.
Et je crois,
hein, que c'est la chronique de
Raymendez !
Madame de Ouest.
Vous avez le sens opinant
d'une submersion.
Les grands emplacements
ils sont là,
sur Nova.
Novant.
Eh salut tout le monde les gars, là je vais pas vous mentir, comme beaucoup de gens je
me pose des questions sur dans quelle époque on vit là, parce que là l'actual va trop
vite.
Nous les humoristes on a du mal à écrire.
Non je te dis la vérité, t'écris une blague sur le gouvernement de le cornu, le lendemain
il démissionne.
T'écris une blague sur le fait qu'il est démissionné le lendemain, il est repris.
Ça va trop vite, calme-toi le cornu, laisse-nous respirer.
Mais je me pose des questions, vous savez pourquoi ? Parce que moi, tu vois les mots comme
noblesse, clergé, tiers état, je crois que c'était à l'ancienne.
Moi je crois que c'était encore d'histoire, tranquille.
Mais on est en plein dedans les gars, là on a le roi des rois macros qui dit à tout le
monde vous baisse.
Ensuite en dessous, là vous avez entendu là la mairie du huitième, la mer, elle
aime régal.
Là je vois des images d'elle partout, les gens s'en prennent à elle alors qu'elle
est honnête.
Merci madame.
Merci madame, elle nous a dit grâce à vous je machette de la salle, j'ai aimé
quand elle a dit la salle et en fait c'est pas elle, elle a dit tout haut ce
que d'habitude les gens ils cachent tu vois et là moi je la vois un peu comme la
folle du bus et tu vois, eux ils prennent pas le bus donc on va l'appeler la folle
de la limousine.
Mais la folle de la limousine elle a ouvert un spectre grâce à elle, maintenant on
sait ce qui se passe, il dépense tout et n'importe quoi là, elle commence à balancer
un peu tout le monde à la droite, les logements sociaux ça donne un peu à gauche, à droite.
On a Anne Hidalgo au même moment qui nous dit je mets au défi quiconque, j'ai
ouvert les guillemets là, je mets au défi quiconque de vivre avec 4 900 euros
par mois.
Écoute Anne, le défi je le relève, comme dirait Karissa Bubba je suis chaud, j'accepte.
Donc tu vois on n'a que des fous, on a le cornu, le cornu je vous ai dit il a démissionné
son gouvernement il est repris et tout mais j'ai appris qu'en fait premier ministre
là une fois que tu démissionnes lui il a fait un mois et tout, tu touches des
indemnités à vie, je crois je vais répéter, des indemnités à vie, il a 39 ans, tu
vois quand c'était barnier je me disais c'est pas grave, il est dans les arrêts de
jeu ça va pas nous coûter trop cher, à vie il a 39 ans garde du corps, à vie 500
mille euros, à vie si c'est ça ça fichait je veux bien être premier ministre, moi je
veux dire la vérité je suis chaud, après on a eu aussi Estrosi au lieu de
demander là c'est frais tu vois, montre nous ce que tu dépenses en frais, il a dit non, on a dit non mais
montre nous, il a dit non, on a dit on va faire un procès, il a dit on y va, il ne veut pas
montrer, lui il est préoccupé par quoi, il a dit je vais renommé un bâtiment
Nicolas Sarkozy, et moi j'ai compris pourquoi, il s'est dit si je montre mes
notes de frais je vais aller au newf, il faut mieux que je le dédicace, il connaît bien les
matins, ça va continuer comme il faut, j'ai capté un peu dans quel univers on vit
et là je vous dis on est vraiment dans ça, on est dans la noblesse, le
clergé c'est transformé, c'est plus les pape, maintenant c'est les médias, c'est
les assalamés et tout ça, c'est eux qui légitiment, qui doivent faire si quoi quoi
quoi, et nous si vous vous posez la question, le tiers état c'est toujours
chaud pour nous, si tous les matins quand vous allez au taf vous écoutez Ayam qui
est née sous la même étoile, vous êtes dans le tiers état, si c'est chaud pour
vous vous êtes dans le tiers état donc j'ai une solution, faut qu'on reprenne
des fourches tout ça on va aller monter en l'air, ah merde j'aurais pas dû dire ça,
faut qu'on reprenne les fourches, voilà c'était tout pour moi, c'était
Mendes, merci de l'avoir écouté, bravo Ré et on retrouve encore
spectacle rêve de fou le vendredi 17 novembre et le 12 décembre au sacré
comédie, les grands emplaçants avec Jamil Lechlag sur
Radio Nova, et vous écoutez toujours les grands emplaçants sur radio nova et
c'est l'heure de la chronique de Adel Fugazi, il est temps que vous avez un sentiment d'une
submersion, les grands emplaçants qui sont là sur Nova, Nova
bonsoir à tous, bonsoir, je suis rentré de vacances moi là, je suis régalé cet été
qu'est-ce que j'ai mangé, j'ai pris du poids, je me suis pesé et trois chiffres sur le
et je ne dirais pas lesquels, ils étaient là même pas séparés par un
point avant, avant il y avait le point au milieu pour dire tranquille le point
il est à la fin, c'est devenu une punctuation, par contre c'est trop grave mais je
sais pourquoi j'ai beaucoup voyagé, je suis parti en Australie, voilà c'est 25 heures de
vol, c'est une journée plus d'un épisode j'en ai fait dans ce jardin, c'est tol
tellement loin l'Australie et en vrai je trouve l'Australie c'est plus loin que
bien, voilà j'ai pas peur, je dis pas que c'est pas bien mais vu autant que c'est
loin c'est pas aussi bien que ça en est loin, voilà c'est dispo portionné, on
apparaît plus près quoi, dans l'avion je vous l'ai appuyé sur arrêt demandé comme
dans le bus et je descends à Bagdad, nickel, distance, plaisir au maximum quoi
surtout que je sors enfin de l'avion pour me dépéser et je vois quoi des
blancs qui parlent anglais, voilà l'Angleterre à 25 heures de vol
c'est aucun sens, c'est comme si tu vas sur mars, t'as les marseillais qui te font
hell welcome, do you know Burger King, ça fait chers quoi, voilà tu vas sur mars
tu entends le glu glu glu glu glu burger king, ouf ils ont un burger king, je
voudrais un double glu glu, supplément glu glu, oui glu glu glu glu glu
bah écoutez c'est la fin de cette chronique, merci à vous de m'avoir écouté
Les grands remplaçants, merci Adèle et tu joues ton spectacle pause tous les
vendredis et samedi à 19h à la comédie de paris et là c'est l'heure de faire un tour dans le
Les grands remplaçants, je crois que c'était mieux avant, dans le rétro, radio Novin
et on va accueillir Moussé Akim, nos invités du jour révélé au sein de Zedda et
aujourd'hui en duo, alors désolé je vais casser l'ambiance mais on tenait à vous
avoir autour de la table pour cette rubrique parce que on voulait aborder un
événement qui a eu lieu un moment particulier de votre carrière
c'est bien dur, on vous dit on arrive sur un tour de la table
Hey, nique ça m'a rendu le compte du terre
on arrive sur un tour de la table avec la connaissance des paroles
on voulait revenir avec vous sur l'accès du front national au second tour
dans le présidentiel en 2001, désolé
en tête, Jacques Chirac, 20% des voix énormes surprise
Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second avec 17% des voix
j'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions
en me retirant de la vie politique
socialement je suis de gauche, économiquement je suis de droite,
nationnellement je suis de France
Hey, merci, on va bien se dire, alors là t'as mis la chemise et t'as tombé là
Non mais ah, j'ai rien dit
Mounir, merci
Non mais alors voilà, qu'est-ce qui s'est passé ?
On est passé de tomber la chemise à ça, c'était quasiment à la même période
On a émetté la chanson motivée aussi avant de tomber la chemise
c'était quand même une chanson qu'on avait adapté à le chant des partisans
donc c'était un chant de résistance au nazisme français écrit par Anna Marley
Maurice-Ruyant-Joseph Kessel, on avait rajouté ce refrain motivé
et c'est une chanson qu'on avait fait parce qu'on allait nous beaucoup
d'animation, une festation contre la présence de Jean-Marie Le Pen à Toulouse
par exemple, parce qu'à Toulouse on avait le scalp, la section carrément anti-Le Pen
Scal, donc on est, voilà
Donc il y avait ce côté que le pompin, quand l'agile Ternati
déjà un peu black bloc sur les bons
Elle existe toujours ou c'est fini ?
Non, ça n'existe plus à Tarkotel, mais c'est une belle organisation
Toujours malable
On n'a pas de budget, le micro il ne m'a pas dit
Et donc du coup, c'est vrai qu'on avait aussi fait des chansons
et participé justement aux mobilisations autour de la lutte contre le Front National
à l'extrême droite
Il passe au deuxième tour
C'est pas autant grâce à lui qu'à cause de la gauche en fait
Parce qu'on dit souvent c'est à cause de la gauche
C'est à dire que Justin Pein il dit qu'il se retire
il se retire, mais en même temps il dit
je n'ai pas un programme socialiste, il ne faut pas oublier
les discours qu'il a tenus
qui ont aussi, voilà
qui ont été un peu
à l'ambiqué
qui ont fait qu'il n'a pas eu les voix de gens de gauche
et qu'il faut pas oublier le sursaut quand même
Nous on n'avait qu'un truc nous
Rappel-toi qu'il est le 1er mai 2002
Mais c'était millions de personnes en France dans la rue
C'est 80% de personnes, 90
qui ont été votés chirac mais sans réfléchir
alors qu'on avait fait le bruit de l'odeur
Le bruit de l'odeur, c'est vrai
Là il y a un sursaut, il y a comme un éveil
tu sais à un moment, des fois il faut des terres haques
Il faut des terres haques, tu peux dire que c'est des grands remplacements
Non parce qu'il y a une peur
Une vraie peur
Après moi je me souviens plus
Ouais il était petit, il sort un peu plus jeune
Moi je me souviens de l'ambiance à la maison
quand on voit Jean-Marie Locke
T'as vu ta mère elle
faire tes parents et il devait être en panique
ça je me souviens plus
Il y a une manif, moi c'est le 21 avril
c'est mon anniversaire
et c'était mes 19 ans
c'était la première fois de ma vie que je votais
et donc j'étais tout content
et je suis né à 20h10
donc l'heure du cosby show
et aussi l'heure des résultats
et quand je suis rentré chez moi
j'ai vu ça, j'ai dit je ne vote plus
ça me fait du mal quoi
tu vois
et ouais ouais
Je me téchira que le jour de la naissance de ma fille
Voilà c'est pas vrai
Ici mai 2002
c'est pas vrai
je suis allé au bureau de vote
ma fille elle est née de derrière
On a sauvé la France
On a sauvé la France
Ouais, ouais, exactement
Exactement parce que je suis direct derrière
Souvent excuse-moi
Jamil, souvent tu parles 98001
on va dire que c'est la fin des 3 glorieuses
Ouais, exactement
Les 3 glorieuses
C'est le croissant lait et tout ça
vous étiez au terme
On a eu 3 ans Max
2002 c'est arrivé derrière
merci Ousama
Ouais ouais c'est Ousama
et en fait ça a été vraiment
je pense de manière gratuelle
Ousama
Ousama en fin de Whitney Houston
en 2001
2002 Le Pen
et après ça a été la dégringolade
pour moi le vrai truc qu'il y a eu
c'est vraiment là où vraiment
c'était fini pour
les arabes en France
Charlie
Ah ouais donc 2015
ou là parce qu'il y a eu après
moi madame Mera et tout
il y a eu des trucs toujours
mais pour moi c'est vraiment 2015
où il y a eu
une session pour la première fois
C'est étonnant que tu le vois comme ça
parce que tu vois moi par exemple
on est plus ancien que vous
donc on voit à un moment
la question des générations
c'est à dire nous on est deuxième
t'as troisième, quatrième, cinq
quand tu arrives à la cinquième, sixième génération
d'arabe, d'africaine ce que tu veux
le problème il se déplace aussi
c'est à dire que je regarde autour de moi
je vois des trentenaires
moi l'autre jour je vais dans mon collège
je vais dans mon collège
on arrive dans la salle des classes
Fatima, Mohammed
en prof
en prof
en prof
en prof aussi des fois
non mais j'asimais tu sais
on était là ok
j'ai dit la salle des profs
j'ai dit la salle des profs
dans la salle des profs
on voit un truc qu'on imaginait
pas à nous à l'époque
c'est-à-dire on voit vraiment la réalité
c'est notre invisibilisation
comme on nous est invisibilisé
on est présent, on est partout
on évolue, on progresse
on s'adapte
on fait des choses incroyables
ouais ouais c'est vrai
donc du coup
ce côté-là c'est de dire non
mais c'est un échec sur toute la ligne
non, non, non
ça tu peux pas accepter ça
non, non, non
on est gratitulaires
on n'est pas les grands ramplacins
exactement
on est les grands titulaires
j'ai vu un concert l'année dernière
je crois, c'est la Montpellier
et moi je fais plus de concerts
depuis le printemps de Bourges
j'ai le printemps de Bourges
je suis originaire de pas loin de Bourges
et pas les bagarres, les pêches dans la tête
j'ai dit bah ouais
c'est nul quand même un concert
et j'ai dit oh là
tu sais un concert est debout
ça doit être chiant et tout
et j'ai dit quand même
il y a Moussakim
je vais quand même
même si je suis mort
je vais voir un peu
oh la
oh la c'est pas parce que vous êtes là
oh la j'ai pas réussi
à m'arrêter de danser
t'as vu déjà là
c'est une émission de radio
non c'est des...
c'est des bêtes de sèche
c'est comme ça
on a appris ça
quand on avait le droit
d'aller chez les femmes
d'aller mariage
jusqu'à l'âge de 12 ans
oui
quand on nous a dit
il va avec un chauffeur là-bas
jouer au domino
quand on était avec notre mère
tu sais qu'on ne voyait
faire la teuf et tout
on a dit là il y a un truc
c'est mieux que chez des hommes
non les hommes ils attendent
on va chercher ta mère
ouais
ouais c'est bien
ils attendent
dis pas tout de suite
les gars précisez
on comprend rien là
c'est parce que j'en ai fait un
mariage une fois
un robot et j'ai compris
le rideau tout ça
mais précisez
c'est séparé
nous on est en Iran
oh mais femmes c'est séparé
pourquoi parce que les femmes
en fait
à l'époque
les femmes
elles s'amusaient plus
elles se lâchaient plus
quand elles étaient entre elles
voilà c'est la non-mixité
c'est qu'aujourd'hui
là il y a des soirées
que femmes et nous
dans Paris tout je dis
ouais
que femmes
et pourquoi pas
regarde là on est bien dans une
on est bien dans une soirée
on est bien dans une émission
non blanche
tu vois chacun
non non mais
attend mais si je suis rentré
dans un mariage c'était séparé
et j'ai eu trop envie
de m'ambiancer
j'étais là chez les garçons
ça parlait politique
c'était trop cher
c'était chiant
c'est chez les femmes
que ça semble bien chez vous
ouais chez nous c'est
les hommes
franchement
j'ai haut domino
j'ai haut domino
ronda
ronda c'est un jeu de cartes
typiquement
mais tu vois quand tout à l'heure
vous parliez des boîtes
dans l'école on peut pas rentrer
et nous on a fait le chanson là-dessus
je crois que ça va pas être possible
oui bien sûr
à l'époque c'est même Dieu Donné
qui nous fait les réponses
sur l'album
salut
salut
et quoi
merci
merci
merci
c'était lui mais je me rappelle
il est dans le
oui parce qu'on a
trois couplés
je crois que ça va être possible
à l'entrée de la boîte
il y a le logement
le banquier
le logement
et la conclusion c'est
un jour on va organiser un anniversaire
on va tous les inviter
quand ils voudront sortir
on leur dira
je crois que ça va pas être possible
c'est ça le scénario de la chanson
et donc pour
tout à l'heure vous parliez de ça
oui
nous on a pensé
pareil on rentrait pas en boîte
et tout
on a trouvé d'aller concier
un endroit où on pouvait rentrer
on ne te tricke pas
d'aller concier
on te tricke jamais
ouais c'est vrai
choisis le bon truc
nous on a les boîtes
James Brown
on a les voir culinary
des Gangs
t'as pas que des trucs
tu vois
vous vous prendre
du pauvre
tu vois mais
c'est pour te placer
tu paye ta place
tu rends
Coulon des gang
un culinary de gang
un culinary de gang
c'est un coin
non forcément c'est bon
et alors c'est qu'on a
des dizzy round
sur scène
c'est émouvant
c'est émouvant
c'est de la soul
c'est pour ça
c'est vraiment ce regard
que nous on aime bien
dans les concerts, c'est-à-dire c'est qu'à un moment, c'est un show dans sa, c'est-à-dire
le dance floor.
On cherche à ce que le moment soit bon.
Et James, c'était quand même un gars qui portait aussi une identité, un engagement nord-américaine,
une force et tout.
Donc ça nous a parlé, il y en a d'autres, mais lui, c'est vraiment...
Bien sûr, bien sûr.
Mais vous, on sent vraiment que c'est un truc que vous avez dans le sang, que c'est
votre oxygène.
On a grandi sur scène, on a grandi sur scène.
Et quand vous vous voyez sur scène, on sent que c'est là, vous êtes vivant, là.
Je me rappelle que je vous voyais à la télé, mais dès que ça passait, d'un moment, il
voulait me frapper.
Parce que, non, je te jure, il t'envoie une énergie, tu les vois à l'énergie, les
premières paroles, t'es là, t'es là, t'es là, t'es là, t'es là, t'es là, t'es
là, t'es là.
Mais d'un moment, t'es fou.
Mais alors, j'ai cherché un truc sur YouTube qui m'a marqué quand j'étais petit,
vous arrivez sur une scène, je sais pas pourquoi, mais je sais pas si je l'ai
rêvé, parce que je l'ai pas rêvé sur YouTube.
Vous arrivez sur scène, je sais pas lequel de vous deux fait ce mouvement, comme ça.
Ça, c'est vrai.
Vous arrivez et vous avez dit des mots en arabe pour une récompense d'un truc.
Vous avez gagné quelque chose ?
En fait, on a eu des victoires de la musique, on a eu deux victoires de la musique,
à même temps que 2013, là, même année.
Ah oui, là.
Même année.
Quand ils poussent la voiture 2013, on est là, on pousse avec une rinca, on se
croise, on se rappelle.
C'est un grand télévision.
C'était un grand mot.
Et il y a dit des mots en arabe.
On a dû dire, on est tous chez nous, on est chez nous, un truc comme ça.
Mais voilà, mais déjà, moi, j'ai, parce que ça n'arrive pas.
C'est la Malikoum.
Mais c'est des dents, qu'est-ce qu'il se va ?
Ok, donc c'était victoire de la musique.
Victoire de la musique 2001, 2001, 2001, je crois.
Ok, ok.
C'est quand avec Kim ?
2000.
2000.
2000, 2001.
La même année que 2013.
Ouais, ok, ok.
Les grands emplaçants avec Jamil le Schlag sur Radio Nova.
Nova.
Eh, vous écoutez toujours Radio Nova, les grands emplaçants, on a moussé à Kim aujourd'hui
avec nous.
Et je voulais vous raconter une petite anecdote, en fait, notre rencontre.
Donc c'était à Toulouse en 2019, je crois.
La première fois qu'on...
On est venu te voir à la comédie de Toulouse.
À la comédie de Toulouse, vous êtes montés sur scène, écoute, ils sont montés
sur scène, ils ont chanté.
Oh la, oh la, oh la, oh la, oh la.
Moi j'étais là, j'ai appelé ma mère, oh la, oh la.
C'était extraordinaire.
Et après on est parti manger.
Ouais.
Et on est, on est parti manger.
Donc j'étais quand même, ouais, mais tu rêves pas, comme je te parle.
Et on mange et tout et on se raconte des anecdotes.
Et moi j'étais avec ma femme donc on raconte, elle faisait sortir un bouquin qui s'appelle
La discrétion sur justement La discrétion des mères, tu vois.
Et je tombe sur Musée Akim et moi, ma mère, c'est pas trop la discrétion, c'est plus la
l'arrache, tu vois.
Et je tombe sur Musée Akim qui me raconte une anecdote, si vous pouvez me la...
Alors une fois, une fois on était dans le bus avec notre mère, il faut imaginer notre
mère, tu sais, elle a dit de n'aller tatouer au manteau vers son âme, avec son
foulard cabile et tout, avec nous enfants dans les mains, le chauffeur il freine un peu
fort.
Elle fait oh doucement, elle dit, oh, le chauffeur il dit.
Si t'es pas content d'entendre ton pays, nous on est petits et elle lui dit comme ça.
Thierry c'tit 130 ans chez moi.
Thierry c'tit 130 ans chez moi, je vais rester 132 ans, je vais en partie.
Ça fait 30 ans et il reste 100.
C'est magnifique.
Et ça m'a marqué.
Bah oui, et c'est...
Et c'est vrai que grandure comme ça, en vrai, en une phrase elle a réglé l'histoire de
France et de la Thierry.
Mais nous, ce que ça nous a transmis, c'est ça aussi.
C'est que oh.
J'ai pas m'excuser.
De quoi ?
De quoi on parle.
C'est-à-dire on est dans l'histoire.
On n'est pas à côté de l'histoire, on n'est pas là comme ça, de la planète
et ça nous remet de dents et ça nous permet de prolonger.
Et puis vous, petit, l'avoir dire ça, ça vous permet d'exister aussi parce qu'elle
n'a pas rasé les murs.
Elle s'est...
Tu t'es protégé.
Tu dis ok.
C'est vrai que ça vous a fait un cours d'histoire rapide.
En une phrase.
Je comprends.
Moi, quand on m'a dit la première fois, retourne dans ton pays, je ne comprends
pas.
Je dois aller dans mon quartier.
Je ne connais pas.
Je t'étais tout petit.
Et tu vois, le fait de dire que vous êtes venus, ça c'est des trucs que tu apprends
beaucoup plus tard.
Mais le fait de se construire avec ça, c'est vrai que ça donne d'autres...
Vous êtes frère ?
Oui, on est frère.
Tu vois, on en apprend.
C'est génial.
Et du coup, moi, ça me faisait penser du coup à des anecdotes avec ma mère aussi qui
a un peu un tatouage frontal, un signe d'appartenance, un gang de chicanos et bon, vu que moi, j'ai
des nièces qui ont mon âge.
Voilà, on est des...
Oui.
On est des soudages.
C'est nombreux.
On est soudages.
Et j'ai une nièce qui a deux ans de moi que moi, je suis en maternelle et ma mère vient
nous chercher moi et Mannyès, c'est moi.
Et genre, c'est la première année de maternelle pour Mannyès, tu vois, et moi, c'était troisième
année, tu vois.
Donc, elle vient, ma mère, et c'est le premier jour.
Donc, elle va chercher...
Ma mère va chercher Mannyès et elle, elle était, tu vois, premier jour, t'es un
peu...
Elle voit ma mère et elle veut aller vers elle.
Et il y a Mme Sushi qui la pousse comme ça, tu vois, la petite, elle a trois
ans.
Elle la pousse par terre et la petite, elle tombe.
Et je vois ma mère, elle dit rien, mais je vois, t'es une veine qui se confie comme
ça.
Et après, elle rentre comme ça dans le truc et la dame, donc Mme Sushi qui a poussé
Mannyès, ma mère, elle va vers elle.
Elle la pousse à son tour, elle a dit, t'as fait tomber ma petite fille, je te fais
tomber.
Voilà.
Balloncentre.
Comme ça, on peut repartir sur des bases.
Oui, elle avait une phrase d'une expression entre maires aussi, c'était
un câbit, c'était Tim Guilhaïde, c'est-à-dire, c'est ton œil sur le mur.
C'est cette espèce de parade à la Gandalf.
Vous ne passerez pas.
C'est une protection.
Bien sûr.
On a besoin de ça, on a besoin de ça, on a besoin de ça pour pouvoir se
sentir aussi un peu légitimes, se construire, juste avancer dans la vie
tranquillement.
C'est vrai que vous, en plus, vous êtes d'une génération, plus
donc du coup de mes grands frères.
Et c'est toujours intéressant d'avoir le récit des générations.
Le regard change à chaque fois.
C'est vrai que moi, mes grands frères quand ils me racontent, la France
d'avant, ce n'est pas la même que nous eux, ils me disent, mais
attends, vous avez des endroits à vous.
T'es genre la chicha quand on est parti dans des comédies
clubs, ils voyaient des Arabes, des Noirs, parler comme ça aux gens.
Tu me dis, vous vous prenez pour qui ?
Vous voulez quoi ?
Là, c'est vrai.
Il y a des profs et tout, il y a des profs et tout maintenant.
Tu vois, c'est vrai que quand on se plaint, c'est bien aussi de parler
avec des anciens et tu te dis, ah ouais, en vrai, la France, c'est chill.
C'était mieux avant, ce n'est pas du tout ça.
Le truc, c'est l'inverse.
C'est l'inverse.
On est en train de dire, c'est-à-dire qu'on est en train de dire
qu'aujourd'hui, de fait, comme on fait partie de l'histoire,
qu'on est là, qu'on grandit là, attention, nous, on est à l'école.
Et nous, on sait les réécrire.
Faire rien que ça, quoi, je veux dire, des choses qu'ils
ont, tu vois, donc voilà, à partir de là, on peut prendre nos
places, se développer et nos enfants n'en parlons pas.
Et nous, on a des gosses dans une génération où s'attirer les
enfants des immeubles à la carabine ou aussi quand on était
enfant.
Faut expliquer.
Non, mais les ratonades.
Il y avait des ratonades dans Gris.
Il y en a encore à Lyon, je crois, à Lyon aussi.
Vous savez, ça, c'est à l'époque, des gens qui revenaient
justement de la guerre d'Algérie et qui étaient armés,
qui tiraient par la fenêtre sur des enfants en bas
d'immeubles.
Il y a eu des marques, la marge pour l'égalité contre le
racisme au minguet.
Ça part de ça.
Ça part de, je veux dire, en 1983, ça part de ça.
Ça part de trop de meurtres, trop d'assassinats et des
réactions.
On les poussait dans la scène aussi.
Moi, ma mère, elle nous disait, vous mettez pas au milieu,
restez en bas, rager les murs.
Il y aurait tout.
Cachez-vous.
Putain, non, mais c'est.
Et oui, on rentrait dans les magasins.
Le Brigitte dit de l'Église.
Ça, c'est un anecdote.
Le gyrtain du quartier dit au clair.
C'est parce que c'est le clair, c'est au clair, on ne voit pas le.
Le gyrton qu'on en voit.
Au clair, on ne voit pas la.
Au voisin.
Au voisin, les cousins.
Je Course, je crois.
Je rentre au clair, en courant.
Le Brigitte disait.
Oh, Mouloud, t'es pas au stade.
ça aussi, tu vois.
Je n'ai pas oublié la vérité, mais tu es resté gravé là.
Parce que pour lui, tu n'étais pas un enfant, tu étais déjà un arabe.
Un arabe ?
Tu es déjà dans l'inconscient, même dans l'inconscient, même dans l'inconscient.
Moi, je t'éprofis, faisais l'appel à mon crain d'Akim.
J'ai fait la garde à l'Algerie, moi, vous parlerez avec mon père, il y était
aussi en face.
Bien sûr, bien sûr, c'est ce genre d'horreur.
La rentrée est à 8 ans.
Je t'ai au LEP, parce que j'ai fait la NASA, je t'ai au LEP et le mec, le premier de la
NASA.
Le LEP, c'est le lycée.
Le lycée, c'est le maman professionnel, le métier du bâtiment.
Le métier du bâtiment.
Distribution, magasinage.
Moi, mon père, personne n'a pas dit ce qu'il y avait un gars qui disait non, mais il
est bien, il est intelligent, il travaille au CNES, à Toulouse, on a des trucs spatiaux,
ce centre national d'études spatiales, et il dit ça à notre père pour lui dire que c'est
un bon imam.
Mon père le regarde, il lui dit, moi aussi, je travaille au CNES, c'est moi que j'ai
fait le bâtiment.
Mais oui, c'est lui qui l'a construit.
Et comment, est-ce qu'on a le temps de revenir un peu sur le...
Je ne peux pas tout balayer, mais on a parlé de l'état du pays, mais votre pays, c'est
vraiment Toulouse et vous êtes ancrés depuis le début.
Et en 2021, vous avez sorti un album qui vraiment montre cette filiation qui s'appelle
Daron de la Garonne.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer le concept, parce que ça montre bien que les
choses se rassemblent dans l'art parfois.
Le Daron de la Garonne, c'est un album qu'on a fabriqué des textes inédits de Claude
Nougarro.
Donc c'est sa sœur Hélène qui nous a confié ces textes-là, quand on a rencontré
sur une fête qu'on avait faite, et qui nous dit en plus, je pense que ça lui aurait
fait plaisir que ce soit vous qui les interprétiez.
Et le premier texte qu'elle nous envoie, c'est le Lécaillé.
Le album Raïb, ça dépend des régions.
Non, c'est le album Raïb, c'est deux trucs différents.
Il y a Raïb, il n'y a rien à voir, mais dans la région de Marrakech,
c'est Raïb, c'est le Yahourt, et le Lécaillé, c'est le lbén.
Avec toujours le respect.
C'est vrai qu'on a eu la chance de côtoyer Nougarro, il nous a écrit un texte
qui s'appelle Botte de banlieue, c'est quelqu'un qui a fait les premières
albums en Afrique, je te regarde, c'est-à-dire Afrique à Brasile,
des albums de musique du monde avec du texte en français, de la poésie,
c'était un danseur, c'était un swinger, c'est pas juste le piano voie,
c'est un rapport comme ça, du corps et du physique et tout.
Il y avait une grande dimension, d'être dans cette transmission et de la recevoir,
et de recevoir à nous ce lien-là.
Ce qui est fou, c'est que nous, on est des quartiers des Minim,
c'est un quartier au nord de la ville, c'est pas la cité,
c'est pour baquer les isards, et les Minim, c'est là où on allait au Boulinge ou au Bhabie,
c'est normal, mais ce quartier là où on a grandi, c'est aussi le quartier de Nougarro,
c'est notre quartier, et c'est aussi le quartier de Bigfauley.
Je veux dire, on est dans un truc qui est un peu inexplicable,
qui montre que quand même dans la rue, on arrive toujours à s'inventer,
parce que nous on t'accodera en plaçant.
On a un devoir, granditulaire, aujourd'hui.
On a un devoir, c'est le devoir d'évention.
Oui, c'est vrai, c'est marrant que tu dis ça parce que moi,
dans mon quartier où j'ai grandi, il y a déjà moi,
et il y a aussi une autre star qui s'appelle Sébastien Bariot,
qui est une star du X, donc voilà.
Je sais, je cherchais Sébastien Bariot, je dis, ah là là, je vois pas.
Non, et Sébastien Bariot, en fait, c'est une star du X
qui, en plus, s'est reconvertie dans l'humour.
Donc moi, quand je l'ai croisée la première fois,
c'était au théâtre, il disait, disais, mais excuse-moi, je te connais,
il me disait, ah, t'es pas le 1er à me le dire.
Tu veux que je me mette dans le slip,
et je comprenais pas, je dis, mais il est bizarre.
Et après, il m'a dit, vichis les ailes et tout.
Donc, ouais, après, Claude Nougarro, Sébastien Bariot,
là, chacun aussi, Nova.
Les grands remplaçants, l'œil du petit grand mec,
l'instant culte sur Nova.
On est de retour avec Moussé Aki,
mais on va plonger dans un film majeur que vous avez choisi.
C'est la bataille d'Ager de Gilo Ponte Corvo, sorti en 66.
Alors, pour le contexte, il sort 4 ans après l'indépendance
et il y a tellement de choses à dire sur ce film.
Mais d'abord, je voulais savoir pourquoi
vous avez voulu nous en parler, le mettre en avant.
Je dirais parce qu'il n'y a pas longtemps,
on est partis en Algérie avec des amis de Toulouse
qui ont 60 ans et qui ont des Européens.
Voilà, des Européens, qu'on faisait l'autre père.
Des Européens, oui.
Ils se disaient, t'es copain des Européens,
parce qu'il y a des Portugues et des Espagnols.
Oui, bien sûr.
Tu vois, donc voilà.
Et ils voulaient aller en Algérie,
puis on est partis avec là-bas,
et on l'a dit, par contre,
faut regarder ce film avant d'aller là-bas.
Bien sûr.
Et du coup, on est partis sur des visites de la Casbah,
des visites du Zé de la Résistance.
Et quand on en a parlé,
c'est vrai qu'on a pensé à cette idée-là
que quand on va là-bas,
ils ont compris que du point de vue algérien,
c'est pas la guerre d'Algérie, c'est la révolution.
Et ça, c'est un autre regard qui est vraiment très différent.
Alors bien sûr, vu de la France, c'est la guerre d'Algérie.
Vu d'Algérie, c'est une révolution.
Et nous, on a aussi grandi avec cette idée
que c'était quand même hyper stylé.
Ouais.
Non, mais c'est-à-dire,
il ne faut pas oublier ce que c'est.
C'est Che Guevara, Algérie en 65.
Ça fait partie des pays de l'Onalie.
Algérie, La Rouge.
C'est les membres des Black Panther,
ils sont un exil algé.
Oui, l'hiver.
Ouais.
Donc on est sur un truc vraiment qui est très hip-hop.
Quand même.
Non, mais c'est bon.
Il y a un truc prestilé.
Non, un truc est stylé.
Comment il s'appelle Françfanon, tout ça ?
Oui, Françfanon.
Tout à fait Françfanon, le psychiatre algé.
Et c'est vrai que ce film, il est exceptionnel.
Bon, je conseille à tout le monde de le regarder pour comprendre.
Parce que d'abord, il est tourné après.
Il est tourné, scénarisé et produit par Yacef Sadiq,
qui est un résistant de la première heure très mobilisé.
Il y a une vérité dans ce film,
puisqu'il a même servi d'enseignement
utilisé par la CIA, le FBI pour déchiffrer les guerriers urbains.
En fait, c'est un film qui est vraiment hyper réaliste, hyper bien fait.
Et l'autre contre,
mais aussi l'utilisé l'Ira en Irlande, les Black Panther aussi.
Ils avaient le film et c'était un manuel pour l'ennuel.
Pour les deux camps, en fait, ils s'inspiraient pour les trucs.
Françan, c'est pas mal longtemps.
Oui, c'était très difficile de le voir.
Si t'es pas algérien ou si t'es pas cinéphile,
il n'y a aucune chance qu'il n'y avait aucune possibilité pour le voir.
Du coup, alors moi, ma femme est algérienne.
Donc, avant de parler avec elle, elle m'a dit la dot.
C'est-ce que tu dois parler ?
Mais c'est génial, tu vois.
Elle m'a dit, t'as déjà vu là ?
Moi, j'arrive, je lui dis, tu connais les blues brothers ?
Ça, c'est la supermille.
Elle m'a dit, t'es marrant, connard.
Mais il faut que tu regardes la bataille.
Apprends part, ouais.
Et après, c'est vrai que quand tu l'as jamais vu,
tu prends sa pleine poire adulte en plus.
Putain, c'est un truc de fou.
La musique est neo-morricone.
Donc la musique, déjà, t'es dans un délire.
Tu peux peut-être...
On l'a lancé sur l'annonce.
D'accord, j'ai pas entendu.
Après, j'ai le droit aussi de...
Vous avez le droit de dire où les algériens ou les cinéphiles,
parce que les grands cinéphiles, enfin des grands réalisateurs,
l'ont pris comme exemple à l'époque.
Je crois que ça gavra.
Je crois qu'il est parti aux Oscars, on est d'accord ?
Il a eu un meilleur sonarisme.
Il a eu le prix, d'ailleurs, à Venise.
Donc c'est un objet, c'est un film super, vraiment.
Le CNC a boudé le fait que la bataille de Gère
rencontre à des prix et tout, ils ont boudé le truc.
Et il y a même la délégation française, quand ils ont vu...
Ils se sont levés, ils sont partis.
Ils ne voulaient pas, parce qu'ils ne voulaient pas, c'est un vrai.
C'est le lion d'or et la délégation française, c'est parti.
66.
66, donc...
Nous, on a eu la chance de le voir plus tard,
on n'a pas vu enfin, on l'a vu jeune adulte,
parce qu'on a un frère militaire, un frère aîné qui est militant.
Et donc, dans le militantisme aussi de gauche, un peu révolutionnaire,
il circule, parce que c'est un modèle, c'est un exemple de cette traduction.
Et que c'est vrai que dans les révolutions,
il y a quand même un côté par rapport au côté guerre,
il y a un côté plus romanesque, c'est-à-dire encore une fois.
C'est-à-dire qu'on décide de prendre son destin en main
et de se battre contre l'impérialisme.
C'est quand même ultra-puissant.
Et voilà, ça, c'est vrai que ce n'est pas un film drôle du tout.
Il faudrait.
Allez la poète, allez la poète.
Allez la poète, c'est là où on va.
On a rencontré l'acteur, enfin on a rencontré l'acteur.
On a vu déjà ce visage quand même qu'il avait l'acteur qui joue aussi à l'île.
Je conseille à tout le monde, à tous ceux qui veulent aller à Algérie ou d'aller à Algérie,
d'ailleurs, je leur conseille de tenter d'avoir le visage.
Oui bien sûr, j'y suis.
Mais c'est en cours là, c'est en cours.
Et je conseille vraiment de faire des visites,
ça se développe en plus vachement, visite l'idée de la Casbah
où il y a à la fois tout ça.
Parce que bon, l'Algérie existait, enfin l'Algérie, en tout cas,
cette région existait avant la colonisation française.
Et il y a aussi l'histoire des Turcs, des Espagnols,
enfin des Maltes, c'est les Barbaresques et tout ça.
Il y a vraiment une histoire très forte.
Et il y a cette partie de l'histoire d'il y a la bataille d'Alger
et elle a la garde d'indépendance, du Ciclelel.
Ciclelel, exactement, exactement.
Tout le monde pourrait le voir là.
Alors maintenant, on peut le voir dans les, tu sais,
les plateformes en VOD, ça y est maintenant, tu peux l'avoir.
Mais faut-il savoir que ça existe et heureusement qu'on peut en parler et que...
Ça t'a donné envie, de ouf ?
Ouais, c'est quoi, c'est vite encore déjà ?
La bataille d'Alger.
La bataille d'Alger.
Ouais, je t'invite à...
Moi j'aime trop l'histoire, je suis un...
Non, c'est super bien fait.
Comme tu disais, Amel, c'est vraiment un film réaliste, crédible, vraiment.
Ouais, il y a l'arbitre Ben-Madi qui...
Enfin, c'est pas lui qui joue le rôle, forcément, mais...
Mais il y a des répliques qui restent encore aujourd'hui, quoi.
Sur le principe de résistance, en fait, tout dépend du point de vue.
Parce que du point de vue français, ce sont des terroristes.
Eux, de leur point de vue, ils disent, mais vous êtes des terroristes.
Et ils disent, non, nous, nous sommes des résistants.
Jean Moulin, c'est quoi ?
Oui, c'est vrai.
Mais de ton point de vue, c'est ça.
Après, Nelson Mandela, il était considéré comme un terroriste, pas ta chair, pas...
Oui, pendant, il a fait 27 ans tôt, les taux,
tu sais, du pas de cannerie, tu vois, donc...
Ouais, bon, j'ai fait fact d'histoire, moi aussi.
Mais je sais que moi, en tant que franco-algérien,
je suis né en France, j'ai pas vu le film et je m'en veux énormément.
Mais t'es pas au courant, attention.
T'en veux pas, Adele ?
Je vais guider les grands-plaçants et je vais rejoindre Seigneau.
Alors, on a Yunes Sanifi, qui est ton...
Ton acolyte plus petit.
Ton acolyte plus petit, lier avec une voix sainte.
Et Yunes Sanifi, malheureusement, qui est pas là aujourd'hui,
mais qui m'a dit, je dis, tu connais la Bataille d'Algerie,
il me dit, mais mon père tellement, il me l'a mis quand j'étais petit,
je croyais, c'était un documentaire.
Parce que vu que les images commençaient fait,
il m'a dit, je le connais pas que, en fait,
parce que mon père, des quatre ans, il m'a dit ça et moi, mais d'Ali.
Donc, je dis pas, c'est une super éducation, non, non.
Avec le roi Lyon.
Un peu de douceur, un peu à l'adin, un peu.
Alors, on a parlé un peu de... Pardon, tu avais peut-être...
Je voulais juste souligner que les femmes sont aussi beaucoup mises en avant dans le film.
Oui, parce que c'est un peu les oubliers, on va dire,
souvent, les femmes dans les trucs de révolution ou de guerre,
on parle un peu moins d'elles, mais là, ce qui est bien, c'est vrai qu'il y a...
Je croyais que Jamila...
Voilà, elle estivalant, c'est après, c'est des personnages, mais Zora Drift.
Oui, oui, Zora Drift.
Elles apparaissent, pas à été cancel.
Elles n'ont pas été, c'est vrai, c'est vrai.
Et justement, on parlait d'Instanculte,
donc je vous avais demandé une petite liste
et je vais pas vous mentir dans les films que vous avez cités.
Je les connais de non, mais je les ai jamais vus.
Alors, est-ce qu'on peut parler d'un film
que ma femme, elle m'en parle à chaque fois, c'est 10 000 balles et castorles.
Prendi 1000 balles et castorles.
Prendi 1000 balles et castorles de Maramot Demollé.
Alors là, elle m'a dit, mais tu ne l'as jamais vu, mais qui est-tu ?
Et j'ai dit, bon, Demollé.
Ok, je l'ai jamais vu.
Oui, oui, c'est par rapport à une loi qui a eu un moment donné.
On proposait aux immigrés qui étaient venus construire un peu des choses en France.
Il y avait leur famille, en fait, ils n'ont pas pensé,
le gouvernement n'a pas pensé que ces ouvriers-là allaient faire des enfants, des familles.
Et ils ont proposé 10 000 balles, 10 000 francs pour partir.
Prends les 10 000, les 10 000 francs.
Et c'est quoi l'équivalent aujourd'hui, 10 000 ?
C'est mon euro.
Oui, mais à l'époque,
ça faisait avec le pouvoir d'achat et tout, et puis même le fait d'éprimer.
C'est comme si tu avais 10 000 euros en vrai.
C'était une somme.
Mais est-ce que tu les prends ou pas ?
Parce que tu les prends, tu reviens plus.
Tu rends ta carte de résidence.
Est-ce qu'il y en a ?
Est-ce qu'il y en a ?
Ils sont plus.
Ils sont plus.
Je me connais.
Ah bah oui !
Il y en a !
Ils sont plus.
Ils ont pas qu'un mois de jour de leurs femmes, de leurs femmes.
Ils sont restés.
30 000 balles.
Ils sont bons.
Moi, je les connais au quartier.
Ils leur cartes à l'eau.
Ils sont plus.
Ils sont restés.
Non mais il y en a.
Ils sont bons quand même.
Et ça a été un film, Prends 10 000 balles et Castois.
Le titre est super.
Ce film est génial parce que donc il y a un père qui accepte.
Il y a des enfants.
Donc sa fille et son fils qui les ramènent au bled.
Seulement eux, vraiment, c'est plus que des Français.
Ça y est, c'est des Français.
C'est grave.
C'est génial.
Il y a des répliques cultes que j'adore où il dit à mon main « Ouais, je me fais chier
si en plus je parle même pas musulman. »
Oui !
Oui !
On voit un peu l'absurdité.
Ils sont français.
Mais c'est génial.
Il faut aller au prix.
Le retour au bled, moi, j'ai mon frère qui est rentré parce qu'il habitait dans
le pays Basque.
Donc il m'a dit, franchement, je vais aller vivre en Maroc parce que j'habite dans le
pays Basque, tu vois.
Et tu sentais qu'il en avait un peu gros parce que c'était le seul et je pense qu'il
a dû vivre des trucs là-bas.
Et sa femme est Basque.
Et même elle m'a dit, je savais pas que c'était comme ça parce qu'elle se rendait
pas compte avant.
Et ils ont des enfants, du coup, qui sont moitié-moitié, mais qui ne sont pas trop
… Voilà, ils ne sont pas trop axés sur le Maroc, on va dire.
Et ils sont partis s'installer là-bas et la petite, mon frère, la mise dans
une école publique dans le quartier.
Et je leur vois, je dis, alors, t'as appris quoi ? Et là, elle me récite une
sourote, elle fait tirant, qui est quand même la base un peu chez les
musulmans.
Elle la récite à la perfection.
Ils disent, oui, ça veut dire quoi ?
Elle me répondait, je sais pas, c'est de l'arabe.
Et tu dis, mais toi, il vendra un fou.
Ça va être pire que nous.
Louise, Louise, qu'on embrasse.
Mahmoud Zemmoury, il a fait du super.
Et d'ailleurs, bon, pour le repérer, c'est un acteur, il joue dans
Chao Panthé.
Il joue l'oncle de celui qui tient le bar, le bandit qui tue en
Konina, là, tout ça.
Ah oui, oui, d'accord.
Donc en sa tête, on l'a connu, parce qu'il joue aussi dans des
secondes rôles, d'arabes, au cinéma français.
Il a fait un autre film qui s'appelle Dollywood Atamandrasset,
aussi que je conseille, c'est à regarder, dans un village
d'Algérie, tous les habitants jouent des personnages de séries
de l'époque.
Donc, t'as Colombo, t'as G.L.
Je bravo y'a la barre.
Génial, tu vois, donc ils sont là, t'as, t'as.
Ok, c'est comme ça.
Ok.
Ils sont tous complètement pris par là.
C'est l'époque de la parabole.
Donc la parabole, elle est rentrée dans le cerveau
des gens.
Ils se prennent tous pour des Américains.
Eh oui, c'est vrai.
Je me rappelle.
Dollywood Atamandrasset.
Alors, on est encore dans les dans les rôles.
On est dans les films chroniques des années de braise.
Oui.
Oui.
Qui est sur Canal Plus, si je dis pas de Canary et qui est un super film aussi, qui parle
un peu de tout, de la révolution algérienne et un dernier que tu m'avais dit, train
d'en faire.
Ouais.
Rojane.
Rojane, j'ai vu que l'affiche.
Alors, c'est l'histoire du Bordeaux Ventimis.
C'est l'histoire d'Abhim Grimzi, c'est ça, d'ailleurs.
Il est dans un train, le Bordeaux Ventimis, il croise la route de trois légionnaires qui
vont le tuer, le jeter par la fenêtre.
Ouais.
Et ça, c'est une histoire vraie.
L'histoire vraie, oui.
Et le film a été réalisé par Rojane.
Ah oui.
Et ce film, il vraiment raconte cette histoire-là et c'est vrai que quand t'es enfant,
tu sens un sentiment de, quand t'es jeune, tu sens un sentiment d'éjustice
monté en toi, qui est presque colère et tout qui est nécessaire.
Je pense aussi...
Non mais ouais, je veux dire...
Vous n'avez pas les mots 16, moins de 12, carré d'eau...
C'est nécessaire.
Non.
L'exorciste à 4-3.
Il y a des films d'éjustice, quoi.
Toi, c'est pas...
T'as pas forcément la violence, mais tu vois, ce truc-là où tu prends vraiment
l'émotion de te dire, on peut pas accepter de se laisser les incher comme ça.
Ouais.
Donc, ça, c'est pour ça que j'en ai parlé.
Oui.
C'est intéressant de dire aussi que, en fait, ça provoque chez nous un réveil
aussi.
C'est important de le voir, du point de vue de ce que ça réveille chez nous, y compris
le mois d'avril 2002.
Ouais, bien sûr.
On en parlait tout à l'heure.
C'est comme ça que j'ai envie de le voir.
C'est-à-dire, j'ai croisé Gilbert Togil et on a joué avec lui il y a pas si longtemps.
Attends, arrêtez connerie.
Ouais, pour de vrai.
En frérément, ou quoi ?
On va.
Tu as déjà besoin de Gilbert Togil, vas-y, on enchaîne.
Non, là, là, là.
C'est un brésilien enchanté.
Un château brésilien qui a été ministre de la culture au Brésil et tout, qui
est un artiste.
On parlait de, il parle très bien français, on parlait de Bolsonaro, à un moment.
Et il me regarde comme ça et s'il devait y aller, il me dit, il n'y a pas que des
défaites.
Ouais.
Mais je crois que...
Je veux dire, on a des petites victoires, il faut quand même qu'on les prenne.
Il faut les regarder.
Il faut voir toujours le côté optimiste.
Oui, oui.
C'est ça, le côté...
Mais il faut être un peu optimiste parce que sinon, ta vie de tendance a tombé dans
le...
Nous, on avait fait du chanson avec Zeltac, ça s'appelle « On est chez nous ».
Quand le prononceur disait « On est chez nous », on le faisait « On est chez nous
bam bam nous ».
C'est « On est chez nous ».
Carton de la chanson.
Une fois j'avais la rage, je voulais faire une autre version, je voulais dire « On
est chez vous ».
Mais juste pour la remettre la rage, tu vois.
Et on revient un peu, on a obligé de parler un peu de musique aussi, tu vois.
Bon, on a tous des titres préférés de vous.
Moi, c'est « Wallah la ade » bien sûr.
Oui bon.
J'avais tous les défauts.
Mon intercomment d'artiste, c'était bien comme il faut.
Dribbleur comme Chiffot.
En plus grossier.
Très tôt, je voulais pas m'osser.
Et comme Pinocchio.
Mais ça l'a fait.
Mais ça l'a fait.
J'ai méchamment menti et ça l'a fait.
Bon, après, il y a aussi une culture musicale incroyable et je me rappelle très
bien.
Donc c'est...
Et sans s'ordinaire, je...
Oui.
Et je l'avais en cassette parce que mon grand frère l'avait acheté.
J'avais deux trucs, deux... parce qu'à l'époque, à l'époque, quand t'achetais les CD
ou les cassettes, t'avais les paroles, t'avais les paroles dans le...
Dans les livrets.
Oui.
Dans les livrets.
Ça fait plus, ça.
Et moi, je me rappelle.
Et sans s'ordinaire, donc on lisait, mais tu lisais les paroles parce qu'à l'époque,
tu pouvais lire les paroles et c'est une poésie, en fait, tu vois, donc tu...
Et j'avais ça et j'avais l'école du micro d'argent.
Oui.
Je pense qu'avec ces deux trucs...
Ah bah, t'étais bien.
Ouais, ouais, t'étais bien.
Et les jours-là où j'ai dit, en fait, je crois, le sud, c'est mieux.
Merci à tous.
Je crois qu'on s'est l'heure du petit quiz, à un moment donné, on a un petit quiz musical
pour vous, donc vous vous rappelez des règles.
Absolument.
Priorité au direct.
Priorité aux invités.
Vous essayez de deviner l'artiste, l'artiste.
Et...
Il y a un petit truc.
Oh!
Ça va, Younes!
Ça, n'fait!
L'artiste et le titre de la musique, d'accord?
Ok.
Il y en a qu'une, parce que là, parce que là, il faut rendre l'antenne, il y a...
C'est toi qui l'a chanté ou...
C'est moi qui l'a chanté?
Ah!
Il n'y a vraiment pas de budget!
Je lis les paroles, en fait, je lis, parce que faut pas l'achanter, sinon, d'accord?
Chou, Shai, Shai.
Chagagugu.
Chagagugu.
Tu me mets la musique, tu me mets la musique?
Bonjour Jean-Luc.
Chagagugu.
Chagagugu.
Chagagugu.
Chagagugu.
À tous les amis, c'était les grands remplaçants avec Moussakim Kodablodi.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.
Merci.

A poursuivre

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