Les grands remplaçants - L'intégrale du 9 mars avec Wacil Ben Messaoud et Dayana Bellini (Kourtrajmé)

Les grands remplaçants - L'intégrale du 9 mars avec Wacil Ben Messaoud et Dayana Bellini (Kourtrajmé)

Les grands remplaçants • 07/03/2026 • 45:17

"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Youness Hanifi, Christophe Ntakabanyura, Adel Fugazi et leurs invités Wacil Ben Messaoud et Dayana Bellini à l’occasion du festival Kourtrajmé.

Transcription

Cet ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Ils sont dans les campagnes, dans les vies.
Ils sont sur les réseaux sociaux.
Les grands remplaçants.
C'est un français ?
Je ne sais rien.
Sur la photo, il n'y avait pas porté son rabot.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment ?
Jamil.
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Bonjour à tous et bienvenue dans les grands remplaçants.
Aujourd'hui, je suis accompagné de Younes Hanifi, Adèle Bougasi et Christo Hentaka.
Tout de suite, la chronique de Jamil Lechlag.
Dès l'instant que vous avez acheté une submersion.
Les grands remplaçants qui sont là.
Sur Nova.
Nova.
Les gars, c'est incroyable.
Depuis quand, Néo Nasi s'est devenu un hobby.
Une passion comme une autre.
Alors, j'ai yoga à 14h, râtonada à 16h.
Mais c'est quoi, ce bordel ?
Je ne reconnais plus ma France.
Ce n'est pas ma France à moins cette France profonde.
Quand j'étais petit, je pensais qu'en 2026, on voyagerait tous dans des voitures volantes.
Mais au lieu de ça, on est revenu en 1933.
Retour vers le futur.
Marty, Marty !
Attention !
Les Libyens !
Bientôt !
Il y aura des formations spéciales prises en charge par le CPF.
Comment devenir millionnaire ?
En tuant un arabe.
Mais je suis bête, ça existe déjà.
Ça s'appelle l'école nationale de police.
Wouh, Havane, Spicey !
Bah oui !
La justice a requalifié le meurtre du jeune Naël en violence.
Une bousculade en fait.
Non mais le pays part en cacahuètes.
Il y a même l'extrême droite qui demande un cordon sanitaire contre LFI.
Peut-être le plus grand contre Kemps de l'histoire.
Wouh, c'est toi Lelou !
Hé !
Pour conclure, je vais avoir le courage de mes convictions, ok ?
Je vais dire une phrase qui peut me coûter cher aujourd'hui.
Le fascisme, c'est mal.
Merci les Abis l'hiver.
On retrouve à la scène parisienne le 11 avril et au palais des glaces le 12 juin.
Et on tourne dans toute la France, bien sûr.
Bien sûr.
Merci Monier et merci à tous.
Merci.
Aujourd'hui, on a Benel Arégic.
On peut applaudir s'il vous plaît.
Le meilleur régisseur de tout le cosmos.
Et Monier aussi qui va nous donner le seigneur de cette émission exceptionnelle.
Bonjour à tous.
Cette semaine, on reçoit Wassil Ben-Mesaoud et Dayana Bellini,
membre de l'école court-trajmée Montfermeil.
Ils vont venir nous parler du festival qu'ils organisent au mois de mars au théâtre de Belleville.
Pour répondre à l'actualité internationale,
on va explorer la figure du président américain,
apparemment toujours sauveur de l'humanité dans le cinéma houloudien.
Et on commence avec le bilan.
Les grands remplaçants.
Sur Nova.
Et donc, en ce moment, on est dans une période...
Pardon, Monier, c'est une super émission.
L'intro, le début.
On est hyper carré.
Il y a les bons jingle.
On est des professionnels ou pas ?
Non, non, excuse-moi.
Non, mais des fois, vas-y.
Oui, pour prolonger ce que tu disais en ta chronique,
on voit que l'extrême droite,
elle s'est encore un peu plus épanouie ces dernières semaines.
Et le RN, qui se trouve dans une super zone de confort,
après ses propos de Jordan Bardella.
Tu appelles donc...
à constituer un véritable cordon sanitaire
pour isoler la France insoumise.
L'extrême gauche représente un péril
pour la démocratie française.
C'est à la fois hilarant et tragique,
mais en même temps.
C'est ça.
Parce qu'on n'a pas vu le...
Tu as vu le switch, quoi.
Tu vois, il y a eu un vrai switch.
Ouais.
Je sais pas ce que vous en pensez.
Non, parce que nous, on est un peu plus vieux que eux.
Ils ont peut-être pas connu,
tu sais, 98,
2001, si?
Oui, mais vous étiez petits quand même.
Ouais, 4 ans.
On dirait...
On dirait que t'es dans 72.
Il le disait quand même, lui!
J'avais 5 ans!
T'avais quel âge en 98?
4 ans.
4 ans, voilà.
Ouais, mais tu parles de gole à la coupe du monde.
Ouais.
Ah ouais, bravo.
Enfin, non, mais de la période, tu sais...
Black number.
Voilà, une période un peu...
où être raciste, c'était mal, là.
C'était peu.
C'était pas bien dans la société.
Et là, aujourd'hui, t'as l'impression...
moi, rien que l'autre jour, j'étais chez Conforama,
le pays où la vie est moins chère.
En fait, c'était la pub.
Et j'étais chez Confo,
et je voulais acheter une télé.
Et je dis, moi, ça vient de quel pays,
cette marque, la TCL et tout.
Et le mec, il m'a regardé, il m'a dit ça,
ça vient de...
Alors, je peux...
Bon, c'est radiophodique, mais...
il a brisé ses yeux.
Wow!
Pour dire que ça venait de Chine,
je suppose.
Wow!
Non, mais c'est incroyable, je suppose.
Je suppose de le faire devant nous,
comme jamais.
Je le parle...
La caméra!
Non, non, non, non, c'est la radio.
Mais c'est filmé sur YouTube,
c'est un campier de vie!
Non, non, mais c'est exceptionnel.
Non, moi, je vois des trucs
qui sont liés au racisme.
Je suis obligé de penser
à un humoriste qu'on connaît tous ici,
Nam Nam.
Nam Nam.
Il y a un humoriste d'origine asiatique.
Il est vietnamien.
Vietnamien.
D'origine né en Russie.
On n'a pas tout compris.
Mais bon, c'est un peu flou.
C'est un profil d'agence secret pour moi.
Vraiment, clairement.
La seule explication.
Il arrive sur scène
et il y a quelqu'un dans le public
qui crie
Ni hao.
Ni hao.
Eunice a envie de rire.
Je le sens!
J'ai senti!
Non, mais pardon!
Mais depuis...
À quel moment,
de prendre la confiance à ce point?
Tu sais, lui, tu sens
qu'il n'est pas bien.
Il est là et il dit,
en fait, ça se dit pas.
Il lui dit calmement.
Mais tu sens qu'il est énervé.
Et il dit,
bon, maintenant,
t'arrêtes tes conneries et tout.
Il reprend,
elle redit,
ni hao, comme ça.
Non, mais tu vois,
le degré de...
Je ne vois pas ce qu'il y a de mal.
Des complexes dans le racisme, en fait.
Ouais, c'est ça.
Je ne sais pas si t'as...
Ça me rappelle un moment
où, à droite,
notamment Jean-François Copé,
il était porteur
de cette idée
de la droite décomplexée.
Ah oui!
C'est-à-dire,
on est droite,
mais on est haut.
Mais parfois,
les complexes,
c'est pas mal aussi.
C'est bien!
Un peu de chême,
et un peu honte,
tu vois.
Non, mais c'est vrai que
c'est chaud.
Je ne sais pas,
quand ça se passe,
niveau racisme.
On est dedans.
Oui.
Ce qui est marrant,
c'est que j'ai une anecdote
avec ce même Nam-Nam.
Ah, la Nam-Nam qu'on envoie,
si c'est un envoie,
ça la rédacte.
Ouais.
À la rédacte,
je fais un cours.
Ouais, nan, mais merdich.
C'est bien!
C'est...
Attends!
C'est bien!
T'es venu!
Déjà!
Quelle honnête!
Mais...
Mais...
Mon frère,
il ramène Nam-Nam
à la maison,
chez mes parents.
Mais Adaron,
c'est...
C'est...
C'est...
C'est...
Qu'elle voit un Asiat
à la maison.
Déjà,
elle m'appelle.
Elle dit,
« Eunice,
viens vite à la maison.
Yacine,
il a ramené un chinois.
Ça va bien!
On rigole tous ensemble!
C'est injuste!
Que nous,
qu'on profitons!
Écoute!
Oh,
mec, c'est vrai!
Nam-Nam
il reste mangé.
Nam-Nam il reste mangé.
Et elle fait un tagine,
donc comme d'habitude,
elle fait du riz.
Et en plus,
pour là,
je me rappelle...
Je me rappelle
que j'avais raconté
l'histoire de Jamil.
Et j'ai dit,
ma mère,
elle a fait du riz
pour la première fois.
Mais au moins,
je sais pas pourquoi.
Et Madarone après,
elle m'a dit,
« Mais c'est sûr,
elle l'a fait pour un homme
chinois?
»
Je l'ai demandé
à Madarone.
Elle a dit,
« Bah oui,
mais ce qu'il...
»
Il faut qu'il essaie de repérer.
Ce qui a l'air logique.
Mais ça,
c'est un truc
qui revient souvent.
D'ailleurs,
quand tu vas chez quelqu'un,
souvent,
ils ont envie de te faire plaisir
et ils te font un plat
calcul.
Parce que si moi,
tu m'invites,
tu me fais un tagine
et t'es pas habitué à en faire,
moi,
j'ai grandi avec des tagines
avec une experte à la maison
tagine.
Formation tagine
depuis ses six ans.
Donc,
je suis précis en tagine.
Donc,
t'as eu chez un tagine
ou un couscous,
je vais dire,
« Ah, c'est pas terrible,
quoi.
»
Alors,
est-ce que vous avez d'autres
anecdotes sur le racisme?
Décomplexé.
Non,
moi,
j'en avais une,
mais c'était au lycée.
Je me rappelle,
elle vient de me voir
au bout de trois jours.
Elle me disait,
« Mais tu parles
hyper bien français.
»
Alors,
là,
mon gars,
je t'ai choqué.
Je suis arrivé au lycée,
quand même.
Je fais plusieurs contrées
scolaires.
Elle m'a dit,
« Tu parles
trop bien français,
vraiment,
pour un arabe.
»
Attends,
tu me fais penser
un truc,
j'ai un pote à moi.
Il construit des piscines
chez les gens.
Il est dans la maçonnerie.
Il construit des piscines.
Pisciniste.
Et il est né en France.
Il parle français.
Normalement,
tu vois,
dès qu'il arrive,
c'est un rebelu.
Dès qu'il arrive,
une fois,
il arrive,
il y a une dame
qui dit,
« Bonjour,
il s'appelle Tijani.
Bonjour, Tijani.
Comment allez-vous ?
»
Attends,
lui,
qu'est-ce qu'il fait ?
Il est un peu
tacar.
Il est tacar.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Il joue le mec
du bled.
Il parle,
il dit,
« Ah,
il joue Tijani.
»
Un petit carot.
Juste un café.
Sans sucre.
Ah,
merci.
Et en fait,
il fait ça
pendant...
Il parle longtemps,
ça a duré pendant longtemps.
Parce que c'est long de construire une piscine.
C'est long de construire une piscine.
Et le 11e jour
ou le 12e jour,
il oublie
qu'il est dans un perso
de blédos.
Tu vois,
il arrive
et la dame,
elle dit,
« Bonjour, Tijani.
Comment allez-vous ?
»
Et lui,
il dit,
« Oui, c'est vrai que j'apprends vite.
»
Il a installé Duolingo,
là, il est chaud.
Ah,
j'ai dit,
« Est-ce que t'as peut-être... »
Dans cette
période
de lâcher prise totale,
il y a Jean-Claude d'Acier
qui s'est permis
de donner sa solution
pour gérer
les détenus étrangers
en France.
Il y a 15% d'étrangers
dans les prisons.
Ça pourrait faire un peu de place.
Alors on les met où ?
Je suis d'accord.
Dans un avion.
Dans un avion.
Oui,
dans un avion.
On les jette,
on les met en Méditerranée,
on les met où ?
Il y a des aéroports
dans les pays étrangers.
Très haut.
On les met où ?
C'est un frérose,
un craquage.
On les met où ?
Je comprends pas,
c'est un logistique, ça.
Ouais.
T'es arrivé en Méditerranée ?
Ouais.
T'as une suite,
t'as une suite ou pas ?
Ouais,
il y a une suite
parce que figurez-vous
qu'il est allé trop loin,
même pour ses news.
Non,
parce que là,
vous vous racontez,
n'importe quoi,
personne n'a dit.
Mais non,
vous ne pouvez pas dire ça,
à la télévision,
on les jette dans la Méditerranée,
vous vous rendez compte de ce qu'on dit ?
Oui,
oh,
bon, ça va.
Non, ça va pas.
Oh,
ça,
d'accord.
Non,
parce que c'est marqué rap,
c'est en direct,
vous ne pouvez pas dire
qu'on dit off quand même.
Non,
mais le,
c'est génial,
c'est fou,
on peut le remettre ou pas ?
On peut le remettre,
ça va ?
Non,
parce que là,
vous vous racontez,
n'importe quoi,
personne n'a dit.
On les jette dans la Méditerranée,
vous vous rendez compte de ce qu'on dit ?
Oui,
oh,
bon, ça va.
Non,
ça va pas.
Il est cassé,
ça va.
Hey,
il court le pire.
Oh,
ça va,
détourtoise.
Non,
c'est génial,
c'est génial.
Et ça,
cette séquence,
ce clôture,
oui,
parce que bien sûr,
il n'est conclu.
Bah ouais,
et c'est clair,
parfois,
on se dit qu'il aurait dû
faire valoir son drossilance,
parce que quand t'es en difficulté,
on aurait expédié
tout ça
dans les pays d'origine.
Oui,
et là,
tout ça,
apparemment,
c'est plus difficile.
Les livres,
les étrangers,
tout ne devrait pas être chez nous.
Oui,
voilà,
oui,
il faut un peu de sérieux,
quand même.
Waouh !
Comment il s'appelle le petit
qui n'a pas d'épaule,
qui est présente ?
Gauthier Le Bret.
Mais lui,
il est qu'est chaud.
En fait,
je ne sais pas si il est
choqué.
Il est obligé de tenir l'antenne,
parce qu'il sait qu'il va se faire
taper sur les doigts
de l'autre.
Tu penses qu'il parle,
en fait,
il a les doigts croisés
et tout,
il fait genre,
c'est comme quand tu jures.
Mais qu'est-ce que tu dis ?
J'ai avec toi,
mais...
C'est l'arcomme,
c'est l'arcomme.
Oui,
il fait ça pour pas avoir
lui de soucis,
quoi.
Mais après,
peut-être qu'il pense aussi
que c'est un peu exagéré,
peut-être.
Peut-être.
D'ailleurs,
on invite Gauthier,
un droit de réponse.
Ici,
au studio,
il sera bien venu,
il sera bien accueilli.
Charlie ressort.
Il est en quelques instants
après une petite page de pub.
Charlie ressort.
C'est un français ?
Ça, je ne sais rien.
Sur la photo,
il n'y avait pas porté son rapport.
Les grands remplaçants,
avec Jamil de Schlag,
sur Radio Nova.
Nova.
Et vous êtes toujours
sur Radio Nova
avec les grands remplaçants
et tout de suite,
la chronique de Adèle Foucazic !
Adèle, Adèle, Adèle, Adèle, Adèle !
Bang, bang !
Vous savez,
j'ai pas l'habitude
de parler de l'actualité.
Moi,
là,
ça fait un moment donné
que c'est difficile
de faire semblant.
C'est comme si
t'es là,
tu joues au foot
et l'arbitre
est tout nu.
Ça a peut-être rien à voir
tout de suite.
Mais ce que je veux dire,
c'est que c'est dur
de rester concentré
sur le match.
Moi,
tu te questionnes,
mais d'où sort-il
tous ces cartons ?
Du coup,
je vais essayer
de donner mon avis
sur la situation
géopolitique actuelle.
C'est chaud.
Voilà.
Je vous arrête mon analyse.
Je vous avoue,
je comprends rien.
Je suis super du chien.
Plus c'est qu'il est méchant,
les gentils.
Voilà.
Je suis arrêté en Iran
quand ils ont tué le chat.
Déjà, c'est pas cool
pour le chat.
Le pauvre chat.
C'est bon.
Ça tire partout,
sur tout le monde.
Je dirais,
on assiste
à une bagarre générale
et il n'y a personne
pour séparer.
Peut-être,
parce que c'est compliqué
de séparer une bagarre
quand t'es tout nu.
Rapport à l'arbitre.
Voilà.
Bang, bang.
Heureusement,
je suis plus à l'école
parce que là,
les cours d'histoire,
ça part en couille.
Il y aura trop de trucs
à apprendre.
Entre les dates,
les pays, les enjeux,
moi je propose,
on fasse comme le Moyen-Âge.
On résume ces 3 dernières années
comme étant la période
pa, pa, pa.
Voilà.
C'est plus simple,
t'as l'image tout de suite.
Ça fait écho à la guerre
et il y a une super musique.
Hey, hey.
Yans.
Bang, bang.
Clique, clique.
Pa, pa, pa.
Bon.
J'ai juste
peut-être
une question
qui pourra nous aider
c'est qui
qu'a commencé ?
Je sais pas.
Après, je disais peut-être
c'est peut-être
plus compliqué que ça.
Je sais pas.
Ah bon, là,
ça fait quand même 2 fois
qu'on voit de la même équipe
sur le terrain.
Il faut peut-être
sponder des questions.
Après, il faut quand même
saluer la performance
de cette équipe.
Ils arrivent
à jouer à 2 matchs
en même temps.
Alors là,
stratégie ultra-offensif.
Maintenant,
posons le ballon
et rabions l'arbitre.
Merci.
Bang, bang.
Génial Adèle.
Génial.
Super chronique
de Adèle Fougasi.
On l'applaudit,
d'accord.
Avec le chat d'Iran.
Le chat d'Iran
d'Iran.
On peut dire la sourd
de cette live.
Non, non, non, c'est moi.
Non, non, non.
Là, on sent
tout génie
de cette émission
des chroniqueurs
de Z.
Pour rectifier,
ils n'ont pas tué
le chat.
Ils ont tué le guide
suprême.
Oui, mais avant,
c'était le chat.
Non, ils n'ont pas tué
le chat.
Ils l'ont exilé.
Bon, je vais refaire la chronique.
Ils manquent un peu de recherche.
Fais juste le chat.
Fais juste le chat.
Concentre-toi sur le chat.
Non, mais tu disais
qui a commencé.
Moi, je dirais,
comme dirais mon père,
tout ça, c'est de la faute
des Américains.
Dans tout,
toujours pour l'éternité.
C'est ce que dit mon père aussi.
Ah ouais.
Allez, Darren,
tu as vu les Darren,
tu leur dis les Amériques
et ils n'aiment pas
une fois, j'ai offert
un bonnet naïque
à mon père
quand j'étais jeune
pour faire plaisir.
J'en avais marre.
Tu sais,
il y avait un bonnet
de jardinier marocan,
tu vois,
tu connais.
Bien sûr.
Il n'a aucun sens.
Mais bon,
c'est le style
des Darren
et je lui ai offert
un bonnet naïque
et bon,
déjà,
il avait la rage
parce que c'était écrit naïque
et il me dit,
Méléka.
Méléka.
Vous calmez, monsieur.
Enfin,
peu d'ouverture d'esprit.
Il n'a jamais,
et à chaque fois,
il retournait la virgule.
Il mettait le truc en envers
pour pas qu'on voit
qu'on peut parler avec
comme ça.
Ni hau!
Non!
Non!
Voilà, voilà!
Oui, parce qu'il a un petit accent
latino, je sais pas pourquoi.
Alors qu'il est marroquin,
c'est ça que...
Non, mais ce qui rend fou,
ce qui rend fou,
bon,
moi, mon père,
il aimait bien,
par exemple,
Saddam Hussein,
quand j'étais petit,
une fois,
il m'avait déguisé.
T'sais, à l'école,
c'était la guerre du golf.
J'jure, c'est exceptionnel.
Il y a des photos
que je mettra en story.
Il y avait une soir
et tout déguisé
à l'école.
Et tous les enfants,
ils s'étaient déguisés en terre,
en Batman,
dans Superman.
Mousse moustache, moustache!
Et on verrait à l'envers,
j'étais pêché dessiné en coin.
Il m'a dit,
Sandams!
Putain, gardez le verré!
Bon, bon, bon.
Et du coup, j'ai gardé le verré!
Putain, mais la guerre du golf,
putain!
C'est fou, quoi!
Ils ont fait
la guerre sur le sport!
Bang, bang, bang, bang.
Une guerre de riches.
Ah!
Excuse-moi,
on s'est écartés
mais pas tant que ça,
parce qu'on va parler
un petit peu
de la figure du président américain
dans le cinéma hollywoodien.
D'accord.
On nous le montre
souvent comme le sauveur
et on va commencer
par un premier film
Independence Day.
Et là,
on vous met l'extrait
où le président
il essaie d'arranger
la foule
et même toute l'humanité
à résister
derrière l'Amérique
toujours, bien sûr.
Dans moins d'une heure,
nos avions vont
rallier d'autres venus
du monde entier.
Vous allez livrer
le plus grand combat aérien
de l'histoire de l'humanité.
Et si nous remportons
la victoire,
le 4 juillet
ne sera plus connu
comme la fête
nationale américaine.
Mais comme le jour
où le monde a déclaré
d'une seule voix,
nous n'entrerons pas
dans la nuit
sans combattre.
Oui!
Et là,
c'est là
où on a perdu.
C'est là
où on a perdu
parce que moi,
je suis là
et je regarde Christophe,
je dis,
oh là, ils sont insupportables
et là, c'est stylé.
Non mais moi,
si tu veux,
bien sûr,
bien sûr que c'est...
Ouais!
La musique!
En Zimmer et tout!
Non mais moi,
ce qui m'énerge,
quand ils mettent
les présidents américains,
ils mettent toujours...
Tu vois, nous les...
Tu imagines pas ça
en France?
Tu imagines pas
François Hollande?
Ouais,
tu sais,
faire un discours,
ça marche pas.
Le seul que je verrai,
moi, c'est Charles de Gaulle.
Charles de Gaulle.
Il y a une présentation,
tu vois,
je suis là.
Il y a un dos-trois.
Il y a un éroport.
Il y a un éroport.
Il y a un arrêt de métro.
Il y a beaucoup de trucs
et il a fait des choses.
Il y a l'appel du 18 juin,
quand il était à Londres,
mais il y a une thèse.
Il y a une thèse,
à ce qu'il paraît.
Il est parti à Londres,
à la base,
c'était pas pour faire l'appel,
à la base, en fait,
il habitait dans le quartier américain.
Tu sais,
Charles de Gaulle,
il faisait des soirées d'Ansol.
Il a pris le mic.
Il a pris le mic,
à ce qu'il fait.
Prête, les Sembans !
Mais Charles, qu'est-ce qui t'arrive ?
Ah oui, pardon.
Je suis la France libre,
voilà.
Bon, bon, bon.
Moi, j'ai entendu dire
qu'il avait mis un VPN.
Mais il était à côté.
Charles de Gaulle,
qui a une statue,
à chaque fois que je vais dans ta gare,
à messe.
Il a une grande statue.
Géant de 6 mètres.
Et ma mère,
qui est très naïve,
tu l'as compris déjà
avec l'histoire d'un homme.
Voilà, je lui fais croire
que c'est
les vraies dimensions.
Il me dit, il était grand.
Je suis aussi du sang.
C'est pour ça qu'il a pris la Syrie.
Il était grand.
Ah Charles de Gaulle.
J'ai une autre anecdote,
c'est...
Bah, ça me parle,
général de Gaulle,
c'est ma France.
Mon grand-père,
il a une anecdote.
Il dit algerien.
Algerien, bien sûr.
Et quand le général de Gaulle
l'a fait son discours.
Et qu'il a dit,
je vous ai compris.
Mon grand-père,
il m'a dit, j'étais dans la foule,
en bas et moi,
j'ai rien compris.
Alors cette anecdote est géniale,
parce que c'est vrai
que, quand il dit
je vous ai compris,
tout le monde l'a pris
pour les pieds noirs
et l'ont pris pour eux.
Tu vois,
chacun l'a pris pour soi,
mais en fait,
personne n'a rien compris.
Donc c'est vraiment une super...
Bien sûr.
Tu devrais la mettre au spectacle,
si je peux me permettre.
Le spectacle excellent,
au point virgule.
C'est gentil.
C'est gentil.
C'est fort.
C'est vrai.
Juste une question.
Je vais me prendre pour un teubere.
Non.
Peut-être qu'à des plus le début
de l'émission.
Non.
On appelle la France,
la Gaulle,
depuis avant général,
ou celui qui a créé
le tournoi depuis le début.
Là,
là,
là tu m'as coupé les pieds.
Déjà le chat a dit,
oh regarde le tournoi.
On n'a rien dit.
On a dit, allez.
Non, non, ça remonte.
Ça remonte avant lui.
Ça remonte avant lui.
Ça n'a pas vu qu'il a créé les goûts.
Non.
Doucement, lui-même.
Du coup,
sur les présidents américains,
il y a aussi...
On y pense pas assez,
mais ils ont des vies
avant d'être présidents.
Oui.
Notamment Abraham Lincoln,
il était avocat, par exemple.
Mais,
dans ces jeunes années,
il avait aussi une activité
assez peu connue
qui était chasseur de vampire,
et les studios,
ont voulu rectifier.
Si jamais l'histoire se souvient de moi,
quand je n'étais pas encore président,
elle retiendra seulement
une infime partie
de la vérité.
Nous sommes plongés
dans les ténèbres,
M. Lincoln.
Je vois la colère vous consumer.
Êtes planchés la balance
du côté du bien.
Je les tuerai tous.
Abraham,
parce qu'ils en ont fait
un chasseur de vampire,
l'oncle de Buffy.
Ils n'ont aucun respect,
ils n'ont aucune limite,
les américains.
C'est vraiment un pays,
c'est le pays du catch,
quoi.
Tu vois, c'est justement...
Non, mais c'est un chasseur
de vampire.
Ça, c'est vraiment
une idée de 1830,
tu sais genre.
Voilà,
qui a produit.
Qui a dit ça,
c'est une bonne idée.
C'est incroyable.
Chasseur de vampire.
Non, mais voilà,
j'arrive pas à le croire.
Je savais pas
où ils avaient fait.
Et nous, on a une version
française aussi.
Georges Compidou,
chasseur de skin.
Moi, j'en aurais une
française aussi
avec le général de Gaulle.
C'est un genre de foot,
il a mis deux Gaulle,
il a mis deux Bito.
Général de Gaulle.
Génial, on applaudit.
Je l'avais depuis tout à l'heure.
Quand est-ce que je peux la caler,
c'est la...
On a la chance
de la voir.
Je crois qu'on est bon.
C'est un français.
Ça, je me sais rien.
Sur la photo,
il n'y avait pas panté son rabot.
Les grands remplaçants,
on se cache sur Radio Nova.
Nova.
De retour sur Radio Nova
avec nos invités du jour
Waseel Ben Mesaoud
et Diana Bellini.
Courte-Rachemait, courte-rachemait,
ben je l'ai.
Vous êtes étudent
à l'école Courte-Rachemait
de mon fermeil.
Vous pouvez nous
dire un petit peu
c'est quoi, la particularité
de cette école ?
On est plus étudiants.
On est sortis
depuis maintenant
un petit moment.
OK, OK.
Mais il y en a eu, il y en a eu encore.
Vous avez été étudiants, vous êtes passés par l'école court-rage mais en fait.
Exactement.
En fait on a fait six mois de formation et ça a été une école qui à la base a été créée par l'Ajil.
L'Ajil est le réalisateur des misérables.
Bien sûr, qu'on embrasse ici à la RAIDAC et qu'on adore.
Et il avait vraiment une volonté, même je dirais politique, de promouvoir en fait d'autres visages et d'autres récits dans le milieu du cinéma.
C'est exactement la même ligne éditoriale que nous.
Et il est le bienvenue dans les grands emplacements, tu veux dire.
Parce qu'à la base, c'est lui qui devait venir, mais finalement.
C'est ce qu'elle est gratuite.
C'est ça, c'est une école qui est gratuite.
Qui était quand même assez difficile d'accès dans le sens où la sélection est quand même assez difficile.
C'est un vrai concours, faut envoyer des vidéos.
Faut envoyer des vidéos, c'est un peu en mode courant de tas.
C'est-à-dire que une fois que vous êtes sélectionné, vous allez avoir tous les jours un exercice.
Et à la fin de la journée, on vous garde ou on vous tèche.
Et même où il faut qu'une...
Il y a beaucoup de gens, je suppose.
Parce que toi, tu étais d'aille en quelle année, du coup ?
J'ai fait la première année.
D'accord.
C'était il y a combien de temps ?
C'était à 4 ans.
Il y a 4 ans et demi.
Ok, toi tu es arrivé là.
Moi, la deuxième.
Ok.
Et chaque année, en fait, c'est comme...
Enfin, c'est une nouvelle, chaque année, en fait.
Et d'un an en année, ça a écrémé, en fait, de plus en plus.
C'est-à-dire qu'il prenait de moins en moins de candidats pour...
Ok.
Même temps de formation ?
6 mois.
C'est 6 mois, si tout se passe bien.
Ah.
Tu peux redoubler ou pas ?
Non.
Non, mais c'est comme c'est gratuit.
Tu dis, moi...
Ouais, ouais, ouais.
Non, mais il y en a qui ne passent pas les sélections et qui se représentent chaque année.
Et puis qu'on revoit pendant les sélections, ouais.
Et qui retentent.
Ouais, ouais.
Il faut tenter aussi.
C'est bien, parce que c'est une bonne formation et tout.
Et c'est rare.
Une formation gratuite.
Gratuite, ouais.
C'est ça qu'on voulait dire aujourd'hui, hein.
Parce que...
En fait, il y a deux particularités que je trouve vraiment très intéressantes dans cette école.
La première, c'est qu'il n'y a pas de limite d'âge.
C'est vrai que généralement, lorsqu'on veut se lancer un peu dans les métiers...
Artistiques, ouais.
Artistiques, dans la dramatique.
Au bout de 26 ans, les écoles vous sont fermées.
Et c'est un peu dommage, parce que je pense que...
Surtout les acteurs, ils jouent à partir de leur vie, de leur vécu.
Et...
Et enfin, moi, j'ai commencé, j'avais 28 ans.
Et c'est vrai qu'on...
Tu aurais été...
Ouais, tu aurais été exclu, en fait, dans le classique.
Normalement, ouais.
Mais je suis arrivé, quand même, avec une expérience de vie, un vécu,
qui a permis de créer, à partir de ça, donc...
Ah, sûr.
Et puis, il y en a d'autres, plus âgés, plus...
Enfin, ça, c'était la première qui était très intéressante.
Et puis, surtout, c'était une école qui cherchait avant tout des personnes qui avaient un propos.
Qui voulait dire quelque chose du monde.
Et on n'est pas là, fin...
Ils ne sont pas là pour encourager à la fame, à la célébrité.
C'est pas du tout ça.
Enfin, des acteurs, il y en a énormément.
Et donc, on a vraiment essayé de développer un propos
et quelque chose de concret.
Acteur et actrice, du coup, il y a beaucoup d'actrices aussi.
Parce que, moi, j'avais vu votre pièce...
Enfin, toi, t'étais pas là, parce que tu étais l'année...
La première année, j'avais vu la deuxième année.
Et c'était vachement mélangé, au final.
Il y avait...
Contrairement à aujourd'hui...
Heureusement, Dai, tu nous as sauvés.
Alors, c'est quand même à faire une petite part, en fait.
Il y a le même nombre de chroniqueuses et de chroniqueurs
dans les grands remplaçants.
Sauf qu'aujourd'hui, il n'y avait pas de chroniqueuses disponibles.
Donc, on se retrouve entre gars.
Après, c'est le ramadan.
Il y a l'islam !
Je rigole.
Non, ça va être plus qu'assez nus que c'est Philippe.
Tout se passe, c'est pire.
Et avant, Courtraje-Mé,
vous avez tenté d'autres formations, peut-être,
ou pas forcément, un conservatoire,
ou Florent ?
Alors, c'est intéressant ce que tu demande,
parce qu'à notre époque,
où on a passé les castings,
un des critères de sélection aussi,
c'était que t'avais pas le droit
de faire quelques-cons que formation avant.
Tu fais vraiment venir là.
C'est ça.
Ils ont fait ça la première, deuxième,
et Courtraje-Mé, si je me trompe,
troisième aussi à Nounet.
Et à partir de la quatrième année,
ils ont ouvert.
Ils ont enlevé ce critère-là,
ce qui nous a ramené, du coup,
un peu à notre public,
des gens qui étaient plus formés,
qui avaient plus d'expérience de la scène
ou de la caméra.
Donc, personnellement,
moi, j'avais rien fait avant.
J'avais touché un petit peu, mais de loin.
Quand t'arrives, tu es là.
Et toi, Adele, Eunice,
Christophe, vous avez fait des formations
ou pas vous êtes nus un peu comme ça?
Pour nous, c'est la scie.
Mais c'est moi, c'est le stand-up.
Mais toi, tu as vraiment fait du ciné, quoi.
Moi, même dans le stand-up,
je peux y avoir...
Excuse-moi.
J'ai payé une formation.
Je peux le dire, je peux le dire.
Je suis obligé de...
Je suis obligé de 6800 euros.
CPF et tout pour se faire remonter.
CPF à l'époque.
Enfin, moi, je dis pas quoi.
Il a un profil Christophe intéressant,
parce qu'il est humoriste
et il est aussi comédien.
Donc, tu as vraiment le pont
entre ces deux mondes.
Et donc, toi, t'as pris quand même des...
Tu as vu quand j'ai dit mot?
C'est quoi?
C'est comment?
Oulah, moi-même, j'ai pris.
On s'est regardé les fenêtres
pour le schoolpoint.
J'ai arrêté.
Oulah, ils m'ont regardé.
On m'a lu de la barre.
On m'a lu de la barre.
J'ai...
J'ai fait le pont.
En vrai, j'ai commencé.
En vrai, j'ai commencé.
J'ai pris des cours de table.
Je suis à la Vignon.
Et à la Vignon, on a commencé à...
D'ailleurs, le pont de la Vignon,
il n'est pas fini.
Il est cassé.
Le pont de la Vignon.
Bravo, bravo, bravo.
Le lien.
Il a le lien.
Bah oui, c'est plus fort que lui.
En gros, en gros,
je suis un peu dans les deux trucs.
Et alors,
est-ce que des fois,
t'as ton coeur balance entre les deux?
Ce qu'est-ce que souvent,
tu me regardes,
tu me dis Oulah,
c'est pas du tout comme...
Stend up, comme...
C'est dur que la mise en scène.
C'est pas du tout comme...
C'est dur que la mise en scène.
Il n'y a rien de plus dure que la mise en scène.
Pour moi.
Parce qu'au théâtre,
on a la mise en scène.
On a la lumière.
On peut pas aimer un spectacle
pour 1.000 raisons.
Mais si on t'aime pas en stand-up,
c'est toi qui n'a pas aimé.
En fait,
c'est le plus violent dans le sens
et tu peux le prendre personnellement.
Tu racontes vraiment ta vie.
Il n'y a pas de 4e heure,
donc tu racontes aux gens.
lieu entre l'artiste et le public. Donc c'est vraiment ton naître, tu vois. Après, vous
mettez beaucoup de vous dans vos pièces.
Mais oui, j'allais dire, c'est très intéressant ce que tu dis, parce qu'actuellement, du
coup, il joue son seul en scène, moi aussi, et on est à côté de cette pièce qui nous
rassemble, qui a été écrite par Racine.
Ouais, quand même.
Donc, tu vois, ça part de nous. On a fait tout un travail de rapprocher notre personnalité
aux personnages, donc ça part quand même beaucoup de nous.
Mais du coup, c'est vrai qu'on n'a pas le même rapport au public. Par exemple,
si ça rigole pas dans Andromac, c'est rigole pas dans Andromac, à ce moment-là.
Si ça rigole pas quand il parle de son daron, de l'anecdote qui est censée être drôle,
tout de compte, on se sent plus personnellement attaqués.
Ah oui, oui.
Oui, oui.
Ce qui est très différent et on a la grande chance de pouvoir expérimenter ça.
Je suis d'accord avec toi, Christophe. Le stand-up est beaucoup plus dur que le
théâtre, parce que je trouve qu'il y a moins de fil de sécurité. Et ce qui
est paradoxal, c'est que les théâtreux ne respectent pas le stand-up.
C'est ça qu'on voulait dire aussi ! À tous les théâtreux !
Je vous écoute !
Il est parti, il est parti.
Il trouve vraiment que c'est un sous-genre d'art. Alors qu'il y a des stand-upurs
vraiment exceptionnels qui ont réussi à élever cet art à désommer.
Bien sûr.
Je pense à Vincent Lagaffe, Michel Lebes.
C'est vrai qu'ils ont réussi à...
Non, mais c'est vrai, c'est-à-dire...
Parce que du coup, court-trajmé, formation, cinéma, pour moi, de base,
mais aussi du coup, théâtre...
On a été les premiers surpris.
Oui, parce qu'à vous, à la base, c'était cinéma plus.
Et puis en fait, au court-trajmé, ils vous ont ramené aussi plus...
Le théâtre qui est génial, c'est que c'est du spectacle vivant.
Il y a beaucoup d'acteurs, d'actrices qui sont des énormes stars,
qui sont passés par le théâtre, Al Pacino...
Un n'empêche pas l'autre.
Oui, l'un n'empêche pas l'autre, c'est bon, on oppose un peu.
Oui, il n'y a pas d'opposition, il n'y a pas d'hierarchie.
Et puis pour équilibre aussi, moi, je dirais qu'il y a des pièces de théâtre
qui m'ont fait des chocs théâtraux.
Je trouve que le théâtre, ça peut être un choc qui va te marquer toute ta vie.
J'avais vu Isaac de Bancoley, Black Mic Mac.
J'avais vu en seule en scène.
À l'époque et tout, on dirait que j'ai 400 ans.
Tiens, il n'y a pas mal.
Mais dis-moi, George Pope, il était...
Chaque litre, si tu nous regardes.
Isaac de Bancoley, il était tout seul sur scène.
Je m'en souviendrai toute ma vie, j'avais 14 piges.
La puissance des chocs théâtraux, si c'est vrai.
Il faut le dire aussi.
Je rebondis sur le côté théâtre.
Moi, c'est vrai que quand j'ai postulé à l'école court-trajmée,
il parlait des compagnons du devoir.
Non, les compagnons du prophète.
C'est autre chose.
Les compagnons du devoir, c'est une l'école la plus ancienne de France
qui forme l'élite des artisans.
Il y avait une vraie approche artisanale du métier artistique.
Et moi, je trouve vraiment que le métier d'acteur, c'est un métier.
C'est pas que tu te laves un matin, tu dis...
C'est très rare que ça se passe comme ça.
Il faut vraiment y prouver la scène, le plateau,
rencontrer le public, rencontrer son corps, sa voix,
autant d'outils et de paramètres.
J'ai une question à vous poser, d'ailleurs, à tous.
Est-ce que vous pensez que le métier que vous faites,
que l'on fait tous,
c'était fait pour nous entre guillemets,
c'était notre truc,
ou que c'est à force de travail
qu'on a réussi à faire ce taf ?
Parce que moi, je voulais être basqueta.
Mais j'étais sec un peu.
J'étais un peu nul, donc j'ai pas réussi.
Mais j'ai réussi dans ce truc.
Peut-être que j'avais des facilités.
Bon, honnêtement, je pense que...
C'est une super question, je vous recommande mes questions.
Il y a une première grosse difficulté,
c'est une barrière psychologique,
où on se dit être acteur, c'est un peu la honte,
en vrai de vrai.
C'est pas dans nos familles en particulier.
C'est pas ce qui est plus valorisé.
C'est pas concret.
Oui, pour eux,
je suis originaire de Marrakech,
pour mon père,
il était comédien,
quand il était petit, quand il avait 8 ans.
C'est sur la place, il faisait des saltoirières
devant les GI américains,
parce qu'il y avait les soldats américains
qui étaient au Marrake à cette période.
Et ils faisaient des saltoirières,
ils me disaient, moi aussi, j'étais comédien.
C'est pas vraiment comédien, c'était singe.
C'était un amour.
Je me donnais des shingles,
j'en avais jamais mangé.
Et pour mon daron, ça,
c'est comédien,
avec le respect que j'ai pour tout le monde ici.
Ce qu'on fait, c'est...
Crâche du feu, tu vois, c'est ça un peu.
Et c'est vrai que c'est dur
à imposer, on va dire.
Je pense que quand on
choisit cette voie-là,
on ne peut pas être
un saltem-banque lambda.
Il faut qu'on ait un propos, qu'on ait quelque chose à dire.
Et qu'on met en avant aussi
nos histoires
et valoriser aussi
nos héritages et la vie de nos parents.
Oh mon dieu Johnny, regardez les voilà qui arrivent.
Les grands remplaçants submergent les ondes
sur Nova.
Radio Nova.
De retour sur Radio Nova,
avec nos invités Wassil, Ben Mesaoud
et Dayana Bellini de l'École Cour-Traj-Mé.
Et justement, Wassil, on va
évoquer le spectacle que tu vas présenter
au Festival Cour-Traj-Mé, qui aura lieu
au courant mars, au théâtre de Belleville,
qui s'appelle le dernier Raïd.
Elle est venue d'où, la volonté
de décrire cette histoire en particulier.
Je crois qu'il y a un peu de vécu derrière.
J'ai vraiment puiser
dans une expérience personnelle
pour écrire ce spectacle-là.
Je dirais même que ça a été
à l'initiative même de mon
rêve de devenir acteur.
Je voulais avant toute chose écrire cette histoire.
Et puis après, par la suite, c'est le plateau
qui allait me dire si oui ou non.
Je suis fait pour ce métier.
Mais j'ai voulu comprendre
quelque chose de ma vie,
parce que je pense qu'on port tout sans nous un mystère.
Et c'est vrai que j'entendais souvent
et j'espère que tu seras mieux comme moi.
Mon père était bouché à Port-de-Bouc.
Port-de-Bouc, c'est une petite ville
à côté de Marseille.
Et donc il y avait cette volonté d'émancipation.
Et dans le même temps,
lorsque je l'ai aidé les week-end
et pendant les vacances scolaires
et que je m'étais établié,
je ressentais une profonde fierté
de le voir à ses côtés.
Tout se passait dans le silence, dans des regards.
Des arabes quoi.
Des oeufs quoi.
Oui bien sûr.
Et donc c'est vraiment ce paradoxe,
cette contradiction qui moi
m'a beaucoup marqué.
J'ai jamais voulu la juger
parce que je la trouve profondément belle et humaine.
À la fois de se dire
qu'on veut le meilleur pour son enfant.
Et dans le même temps,
on espère que son enfant puisse aussi
lui transmettre cet héritage
et cette tradition.
Et donc, j'ai réussi sur le plateau de théâtre
à trahir tout en restant fidèle.
Ok.
Je dis, il faudra dire ça.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise?
Trahir tout en restant fidèle.
Ça peut être un son de Johnny.
Trahir tout en restant fidèle.
Ou une réplique d'avocat
de divorce.
On s'est refaire familiale.
Ali McBeal.
Bien sûr.
Je vais vous dire 2-3 mots par rapport au spectacle.
Un peu de promo aussi, c'est important.
On va vivre la dernière journée
de la vie de la boucherie de mon père.
Cette dernière journée,
elle tombe le jour de laïd.
Le jour de laïd, c'est le sacrifice du mouton.
Et on va vraiment
traverser avec différents personnages
cette dernière journée
qui a été le fruit d'une vie de travail.
Et à la fin...
On ne sait pas.
On peut vite avoir ce spectacle
qu'on peut retrouver
au théâtre de Belleville.
Le courant du mois de mars
pendant le festival court-trajemais.
C'est intéressant
cette idée de transmission
et d'attente vis-à-vis des parents.
Est-ce que vos parents
attendaient quelque chose
par rapport à vos carrières?
Est-ce qu'ils avaient d'autres
attentes, d'autres espérances?
Le mariage.
C'est tout ça.
Je trouve que
ce côté psychologique
et tu parles de métier
et de comédien,
c'est un métier personnellement.
C'était un chemin
qui était très long de dire
je suis humoriste.
Je fais des blagues.
Même aujourd'hui,
je vois des gens qui ont démarré la scène
depuis 6 mois
qui disent je suis humoriste.
Je suis fasciné
l'audace
de se dire, de se convaincre soi-même.
Je n'avais pas pendant longtemps
et je pense qu'à un moment donné,
il faut passer ce cap.
Est-ce que tu avais
ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur?
Il y a un syndrome assez courant
chez les gens des classes populaires
où ils se disent
je suis là mais
ce n'est pas trop ma place.
Je pense qu'il faut passer
par là et si tu le dis direct,
peut-être ça fait
doucement.
Tu peux l'avoir dans tous les arts
tu vois dans la musique,
tu fais du son,
tu fais de chanteuses,
tu fais des photos.
Aujourd'hui, on est tous un peu mannequins.
Suivis que tu es une page,
tu es des trucs un peu propres,
tu peux prétendre être photographe
alors qu'il y en a à toute leur vie.
On se dit
qu'il y a des gens professionnels
qui sont les imposteurs
dans la génération d'aujourd'hui
et du coup, on se pose la question de nous
est-ce qu'on est des professionnels
quand tu as dit tout à l'heure étudiant
je me force, on ne l'est plus
mais je ne me sens pas du tout pro.
On reste des étudiants à vie.
On est des étudiants à vie
mais je pense
je trouve qu'elle est importante.
C'est bien de continuer à chercher
de douter, de se renouveler
on ne peut pas avancer que
par des certitudes.
Bien sûr.
Et de plaisir.
Christo, on en a parlé déjà
plein de fois.
Le plaisir sur scène
c'est ça plus que la rigueur au travail
c'est d'abord le plaisir sur scène
et là je te suis entièrement
et d'ailleurs il y a un petit truc
à chaque fois que Christo
quand ça se passait mal
dès qu'il sort de scène
plaisir.
Mais là c'est vraiment qu'une bide
c'est un coup de...
à vous les yeux dans le vrègle
plaisir.
C'est incroyable.
C'est incroyable.
Aujourd'hui pour durer dans le temps
et je trouve que ça
on comprendra plus tard
qui sont les imposteurs et c'est que là
vous voyez ce que je veux dire
enfin, imposteur ça
mais il y a des petits malins
qui se jouent au jeu de cette génération là
et puis on appelle ça des
carrières feux d'artifice
c'est-à-dire que ça va vite, ça va au bouffe
et puis dans 10 ans est-ce que tu seras encore sur scène
à prendre ce même plaisir
est-ce que tu seras encore curieux de savoir pourquoi tu fais ça.
Et c'est une notion de la façon
c'est un truc sur le temps long
nous on est comme la Chine
c'est vraiment le temps long
comme disait Winière tout à l'heure
même dans cette terre, désolé
avant tu avais un travail
il y a peu j'eau, tu finis un peu j'eau
et là maintenant je sais que les entreprises galèrent
avoir des gens qui restent dans leur entreprise
tout le monde veut partir
tu fais 6 mois ici
et même je trouve dans l'artistique
tu as plein de gens, tu les vois pendant
1 an, 2 ans et après ils arrêtent
même parce qu'eux ils ont envie d'arrêter
ils veulent faire autre chose
oui mais on parlait de Frankie Vincent la semaine dernière
il décide de faire un restaurant
mais non Frankie
si on peut retrouver vos spectacles
toi tu vas présenter au festival
une maquette c'est ça
oui ça fait 4 ans que je suis sur un spectacle
on va le jouer le 16 et le 22 mars
le rena
le rena
le rena
le rena ça retrace l'avis d'une femme
qui s'est enfermée en hôpital psychiatrique
qui essaye justement à sa sortie
de trouver des stratégies pour continuer à vivre dans ce monde
et la morale de l'histoire c'est que
pas tout n'est pas tout est pathologique
des fois il y a des choses qui se soignent pas
et puis c'est des gens qu'on fout de côté
parce que de part leurs différences de vivre
et puis de part la place dans la société
qui n'ont pas réussi à se créer
et en fait c'est une dénonciation du DSM
qui est le Diagnostic Statistical Manual
of Mental Disorders
ok
et voilà c'est un livre
qui regroupe toutes les pathologies mentales
et puis qui du coup foutent un peu
à mon avis des étiquettes sur des gens
qui peut-être ne sont pas que ça
on va le voir là c'est
merci
et vous apparaissez tous les deux
dans Andromaque aussi pendant cette période
si vous voulez nous faire un petit pitch
de la pièce pour ceux qui ne connaissent pas
on va dire une phrase
pour résumer
je lui ai dit c'est maintenant
c'est maintenant
on va dire
je lui ai dit c'est maintenant
c'est maintenant
il y a différents personnages
mais les principaux c'est Horeste
qui aime Hermione
qui aime Pyrrhus
qui aime Andromaque
qui aime Hector
qui lui est mort
il est mort
que tu ne l'aimes plus
un coup Pyrrhus c'est d'amour
c'est un amour impossible au final
personne n'est aimé
par la personne dont il souhaiterait
donc ça crée des conflits
qu'on peut en retrouver aujourd'hui
on essaie de se démerder là-dedans
une friendzone
c'est l'anglais jamais
c'est la friendzone qui lui dit
c'est aussi le scénario de beaucoup
de films d'auteurs français
ou tu te pstines
vers celui qui n'est pas forcément chaud
c'est exactement ça
ce qui fait aussi la spécificité de cette mise en scène
c'est qu'on ne fasse pas
on n'efface pas nos vies derrière les personnages
vous avez modernisé
je n'aime pas trop ce mot
mais je pense que c'est le plus important
que vous puissiez utiliser la pièce
pour que ce soit aussi accessible au plus grand nom
ce qui est génial c'est que vous le faites
à Belleville au théâtre de Belleville
qui est un théâtre
donc dans le 20ème
ou dans l'est de Parisien
et c'est fait aussi pour accueillir
je crois qu'il y a des tarifs
et tout pour les gens du quartier
c'est moins cher
pour attirer un autre public
dans ces théâtres
on viendra tous vous voir
vous êtes tous invités au nom d'Oiseel
il a dit Zambit
c'est là
génial on arrive sur la fin de la mission
c'est un plaisir de vous avoir d'aller Oiseel
bravo
on avait également
Younes Sanifi avec nous
Christophe et Taka Adel Foucazi
Benel Arigé et Mounir
et on se retrouve la semaine prochaine
une chambre
c'était les grands remplaçants
avec Jamil le Schlag
a retrouvé en podcast
sur nova.fr
et sur Youtube

A poursuivre

Vous aimerez aussi

Autres episodes proches

Articles lies