LA SOCIETÉ : Avoir un mec c’est gênant ?

LA SOCIETÉ : Avoir un mec c’est gênant ?

Nova le matin • 12/11/2025 • 02:44

À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
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Radio Nova ?
La société a l'accord de problème ! La société a la mauvaise arène !
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Ah, j'y pense depuis quelques temps à cet article de Vogue qui fait pas mal parler sur Internet.
Est-ce que, désormais, avoir un mec, c'est devenu gênant ?
Alors, comment ça, gênant ?
Eh ben oui, il semblerait qu'on ait quitté le boyfriend-land, ce monde où l'identité en ligne des femmes tournait autour de la vie de leur mec.
Ce qu'elles font avec lui, ce qu'elles font pour lui.
Un monde où la valeur d'une fille se mesurait à la capacité à avoir trouvé et surtout avoir gardé un homme.
C'était l'époque des comptes, couple goals, des photos d'idyle parfaite qui généraient de l'engagement et parfois même de l'argent, si on s'y prend bien.
Sauf qu'aujourd'hui, poster son mec sur les réseaux, ça fait plutôt grincer des dents.
Vogue raconte que quand l'autrice Stéphanie Yeboa a officialisé son copain en ligne, elle a perdu des centaines d'abonnés.
Mais non.
Et franchement, ça m'étonne pas.
Moi-même, je me suis un peu lassée des influenceurs couples qui s'étalent, qui vendent leur amour comme une collab.
Ça fait plus tellement rêver parce que la désillusion hétéro est en train d'être enterrée.
Ce sont deux influenceuses New Yorkais du podcast « The Delugional Diaries » qui ont mis des mots là-dessus et qui ont dit « Avoir un mec, c'est devenir un gars ».
Et un des commentaires les plus likés du podcast disait « Pourquoi est-ce qu'avoir un copain, ça donne l'impression d'être républicaine ? »
Une autre ajoutait « Les copains sont démodés, ils deviendront à la mode quand ils se comporteront correctement ».
Parce qu'en réalité, ce n'est pas le fait d'avoir un mec qui pose problème, c'est ce que ça implique culturellement aujourd'hui.
Les femmes en ligne se montrent plutôt fortes, indépendantes, libres, très conscientes du système éteropatriarchal,
qu'elles critiquent en beaucoup publiquement.
Et à côté, le couple hétéro, ça fait un peu tâche, ça peut donner l'impression d'être rangé, d'avoir abdiqué de cette lycée pour entrer dans le moule.
Et puis, il y a aussi la peur du jugement. Si ton mec n'est pas assez féministe, s'il est trop mec, trop bruyant,
eh bien c'est toi qu'on juge à travers lui.
C'est donc pas le fait d'avoir un mec qui est honteux en soi,
mais ce que ça implique culturellement, le regard qu'on porte sur la femme en couple qui devrait s'abaisser, restreindre sa liberté.
Les femmes ont donc aussi peur d'être jugées à travers leur compagnon.
Et alors, on y croit, il y en a des biens, tout ça, c'est surtout le constat du basculement d'un idéal hétéro-centré sur le couple là.
Une valorisation de la femme autonome, les célibataires sont devenus plus stylés ou bien les couples non-hétéros.
Moi, je trouve qu'il reste une brèche pour les couples hétéros qui s'affichent et qui sont pas dans les normes cléchés du mec-mec et de la fille-fille.
On a eu ça avec une traîne de mecs qui venaient présenter leur passion pour le tricot ou les perles ou un truc très niche,
et les filles qui jouaient à la partenaire superprotectrice ultra viril.
Sous ces aires légers, c'est quand même un débat qui cache une réflexion sociale assez profonde.
Des femmes qui questionnent leur place, la qualité des hommes disponibles, les attentes, genrées…
Elles ont longtemps mesuré leur valeur à la solidité de leur couple et bien aujourd'hui,
on mesure plutôt notre liberté à notre capacité à ne pas l'afficher ce couple.

A poursuivre

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