LA SOCIETÉ : « Deux ans sans papier », l’histoire du youtubeur Maskey

LA SOCIETÉ : « Deux ans sans papier », l’histoire du youtubeur Maskey

Nova le matin • 07/11/2025 • 02:42

À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio Nova ?
La société a l'accord de problème ! La société a la mauvaise arène !
Monsieur, il est de bonne société qui ne se quitte.
On me parle ce matin d'une vidéo sortie en milieu de semaine qui commence comme ça.
Aujourd'hui, je vais me foutre à poil.
Voilà, au sens figuré.
Evidemment, Fascam, c'est Maskay, aka Mohammed humoriste vidéaste reconnu,
qui pour la première fois raconte une partie de son histoire dans une vidéo d'une demi-heure.
On est entre Fascam, Sketch, Reconstitution.
Et donc déjà, les bases, si vous venez d'arriver, c'est qui Maskay ?
Alors comme son nom l'indique Maskay, il est, ou il était plutôt Maskay,
puisqu'il s'est démasqué entre temps.
Avant, il avait un genre de masque de zéro.
Il s'est fait connaître comme ça dans les années 2015.
Pour ces vidéos sur le rap, il faisait des formats sur comment imiter le style de tel ou tel rappeur.
Sortez votre âme de votre corps, débarrassez-vous de toute compassion pour votre prochain,
notamment pour l'agent féminine.
Et welcome to the sal, car aujourd'hui on cuisine du damso.
Voilà, par exemple, ça l'a propulsé à 1,65 millions d'abonnés sur YouTube.
Il a fait des formats avec les grands Squeezie ou Mr. V.
Bref, il est installé.
Et si cette vidéo révélation est une révélation, c'est parce que...
Et malgré tout ça, eh ben j'ai quand même fini, sans papier.
Maskay retrace 10 années de vie en France depuis son arrivée en 2012 de Mauritanie,
dans l'ICF français, il s'installe, sa chaîne YouTube marche.
C'est l'exemple typique de l'étranger intégré qui coche toutes les cases
du bon élève républicain, sauf que, quand son titre de séjour expire en 2023,
eh ben tout s'effondre, il efface à un immense et très long silence administratif.
Le truc, c'est qu'au bout de 9 mois,
j'avais absolument aucune idée de ce qui était en train de se passer.
Malgré toutes mes tentatives de communication,
la seule réponse à laquelle j'ai eu droit, c'était ça.
Une playlist 9 moins 100 musiques classiques pour que Blédard de merde garde la pêche.
Voilà, ensuite, c'est clôture de compte bancaire,
boulevant de permanente, du contrôle d'identité, plus d'accès aux revenus, aux droits sociaux.
Enfin même, son abonnement à la salle de sport, c'est des trucs aussi belles que ça qui raconte.
Cette vidéo, c'est le récit du cauchemar administratif depuis l'intérieur
et avec beaucoup, beaucoup de secondes degrés.
Il y a tellement d'absurdités dans ce parcours et dans ce cercle vicieux.
Et c'était que le début des problèmes.
Ce qu'on ne peut pas avoir ces papiers, c'est que le niveau 1 du périple,
le niveau 2, c'est les conséquences de ne pas avoir ces papiers.
Bon voilà, on lui dirait qu'il y a eu...
C'est là le jeu de miandement intéressant.
On lui dirait qu'il y a eu un bug dans son dossier informatique
et il sent bien que c'est lui le bug.
Masqué montre comment le racisme systémique, en fait,
se dissimule sous une facet à de neutre de la poussée du réadministratif.
Il boucle le même la boucle en affirmant ça en fin de vidéo.
Le racisme m'a permis d'avoir mes papiers.
Ouais, assez dingue, mais c'est en ajoutant aux dossiers
tous les articles de presse sur une affaire de racisme dont il était victime,
qu'il a finalement pu renouveler son passeport talent francophone
de renommée nationale et internationale.

A poursuivre

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