LA SOCIETÉ : Pourquoi fumer c’est de droite ?
À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Fumer, c'est de droite.
Ah oui, c'est ce qu'affirme le quart deogue Olivier Milron dans son livre qui porte ce titre.
Fumer, c'est de droite.
En ce cinquième jour du moisson tabac, je me suis dit qu'il était de bon ton de ressortir ses réflexions intéressantes et pertinentes.
En fait, quand il dit Fumer, c'est de droite, il veut dire que la club c'est la plus grande réussite du capitalisme.
Il donne cet exemple tellement parlant.
Pourquoi aujourd'hui, entrer dans une zade en manif avec un petit paquet de rouler, c'est normal.
Alors que débarquer avec un menu Maxi Bestoff dans un gros sac McDo, ce serait complètement scandaleux.
Pourtant, c'est exactement la même chose.
Dans son bouquin, Olivier Milron qui est cardiologue à l'hôpital Bicha et lui-même ancien fumeur,
il revient sur toute l'histoire de l'industrie du tabac.
Cette industrie qui, jusqu'aux années 50, a déboursé des milliards
pour que des médecins affirment dans la presque la club soignée, la grippe ou la bronchite.
La farce a tenu jusqu'à ce que ne sortent les premières études
ou qu'on prouvait aux médecins que tout ça n'était qu'un écran le fumé.
Quand on a commencé à restreindre ça dans les années 70,
le ciné s'est vraiment devenu leur porte de secours, grise, men in black, James Bond.
Il y a plein de blockbusters qui ont reçu des financements de Philippe Boris
ou de British American Tobacco.
Et chez nous, une entreprise qui s'appelait Seita a payé cher
pour que les gaulois soient à l'honneur dans Amélie Poulan, par exemple.
Pendant le dernier festival de Cannes, l'Alliance contre le Tabac a alerté
spécifiquement sur la présence de la club au ciné.
Ils ont compté 19 minutes de cigarette à l'écran dans Asteroid City,
14 minutes dans Anorah, 11 minutes dans l'amour ouf de la pub gratuite.
Bref, en plus, pendant que la club s'infiltrait dans le ciné,
déjà à l'époque, elle se faisait passer pour un symbole féministe.
J'ai découvert aussi que dans les années 20,
il y a un mec qui s'appelle Edouard Bernays, qui bossait pour Lucky Strike.
Lui, c'est vraiment le père de la propagande politique.
On l'étudie dans les études de com, etc.
Et il dit qu'il va souffler aux gens les rêves avant qu'ils ne les aient rêvés,
il négocie donc pour que les marques de fringues mettent à la mode
la couleur verte du paquet de Lucky.
Et ensuite, il va susurer au suffragette que la cigarette c'est un symbole d'émancipation.
Il leur dit que c'est un symbole phallique et qu'elles ont le droit de s'en emparer.
Il l'imagine et organise carrément en 1928 un défilé de fumeuses
sur la 5ème avenue à New York, des féministes
qui avaient dans une main une cigarette et dans l'autre
une pancarte avec écrit torches de la liberté.
Et si tout ça a l'air bien vieux, on parle de 1920 ?
La club a connu un gros retour de hype
avec notamment la brate et rate de Charlie X-X.
Rosalia s'est pointée à l'anive de Charlie avec un bouquet de cigarettes
à la place d'un bouquet de fleurs.
C'est toute une esthétique trash qui revient avec la cigarette.
Pour Milron, en fait, raconter l'histoire de l'industrie du tabac
et raconter l'histoire du capitalisme d'une industrie cynique
destructrice colonialiste en dehors des dangers
pour ce qui fume, il y a aussi les conditions de fabrication
qui relèvent de l'esclavage moderne.
Il y a le travail des enfants, notamment.
L'aspect environnemental aussi, il faut 3 lido pour fabriquer une cigarette
un arbre pour 300 clubs.
Et pour Milron, puisque fumer c'est de droite,
l'arrêt du tabac est la seule alternative anticapitaliste.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Fumer, c'est de droite.
Ah oui, c'est ce qu'affirme le quart deogue Olivier Milron dans son livre qui porte ce titre.
Fumer, c'est de droite.
En ce cinquième jour du moisson tabac, je me suis dit qu'il était de bon ton de ressortir ses réflexions intéressantes et pertinentes.
En fait, quand il dit Fumer, c'est de droite, il veut dire que la club c'est la plus grande réussite du capitalisme.
Il donne cet exemple tellement parlant.
Pourquoi aujourd'hui, entrer dans une zade en manif avec un petit paquet de rouler, c'est normal.
Alors que débarquer avec un menu Maxi Bestoff dans un gros sac McDo, ce serait complètement scandaleux.
Pourtant, c'est exactement la même chose.
Dans son bouquin, Olivier Milron qui est cardiologue à l'hôpital Bicha et lui-même ancien fumeur,
il revient sur toute l'histoire de l'industrie du tabac.
Cette industrie qui, jusqu'aux années 50, a déboursé des milliards
pour que des médecins affirment dans la presque la club soignée, la grippe ou la bronchite.
La farce a tenu jusqu'à ce que ne sortent les premières études
ou qu'on prouvait aux médecins que tout ça n'était qu'un écran le fumé.
Quand on a commencé à restreindre ça dans les années 70,
le ciné s'est vraiment devenu leur porte de secours, grise, men in black, James Bond.
Il y a plein de blockbusters qui ont reçu des financements de Philippe Boris
ou de British American Tobacco.
Et chez nous, une entreprise qui s'appelait Seita a payé cher
pour que les gaulois soient à l'honneur dans Amélie Poulan, par exemple.
Pendant le dernier festival de Cannes, l'Alliance contre le Tabac a alerté
spécifiquement sur la présence de la club au ciné.
Ils ont compté 19 minutes de cigarette à l'écran dans Asteroid City,
14 minutes dans Anorah, 11 minutes dans l'amour ouf de la pub gratuite.
Bref, en plus, pendant que la club s'infiltrait dans le ciné,
déjà à l'époque, elle se faisait passer pour un symbole féministe.
J'ai découvert aussi que dans les années 20,
il y a un mec qui s'appelle Edouard Bernays, qui bossait pour Lucky Strike.
Lui, c'est vraiment le père de la propagande politique.
On l'étudie dans les études de com, etc.
Et il dit qu'il va souffler aux gens les rêves avant qu'ils ne les aient rêvés,
il négocie donc pour que les marques de fringues mettent à la mode
la couleur verte du paquet de Lucky.
Et ensuite, il va susurer au suffragette que la cigarette c'est un symbole d'émancipation.
Il leur dit que c'est un symbole phallique et qu'elles ont le droit de s'en emparer.
Il l'imagine et organise carrément en 1928 un défilé de fumeuses
sur la 5ème avenue à New York, des féministes
qui avaient dans une main une cigarette et dans l'autre
une pancarte avec écrit torches de la liberté.
Et si tout ça a l'air bien vieux, on parle de 1920 ?
La club a connu un gros retour de hype
avec notamment la brate et rate de Charlie X-X.
Rosalia s'est pointée à l'anive de Charlie avec un bouquet de cigarettes
à la place d'un bouquet de fleurs.
C'est toute une esthétique trash qui revient avec la cigarette.
Pour Milron, en fait, raconter l'histoire de l'industrie du tabac
et raconter l'histoire du capitalisme d'une industrie cynique
destructrice colonialiste en dehors des dangers
pour ce qui fume, il y a aussi les conditions de fabrication
qui relèvent de l'esclavage moderne.
Il y a le travail des enfants, notamment.
L'aspect environnemental aussi, il faut 3 lido pour fabriquer une cigarette
un arbre pour 300 clubs.
Et pour Milron, puisque fumer c'est de droite,
l'arrêt du tabac est la seule alternative anticapitaliste.
