LA SOCIETÉ : Pourquoi la maternité des Lilas n'était pas comme les autres ?
À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio Nova ?
La société a l'accord de problème !
La société a la mauvaise arène !
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Vous l'avez peut-être entendu hier dans le journal
La maternité des lilas en Seine-Saint-Denis
ferme ses portes aujourd'hui après 61 ans de service.
On en parle beaucoup parce que ce n'est pas n'importe quelle maternité.
En fait, c'est un lieu qui fait partie de l'histoire du féminisme,
des luttes LGBTQIA plus aussi.
Les lilas, c'est une clinique associative à but non lucratif,
c'est pourtant pour des raisons d'argent qu'elle s'éteint,
et elle est née en 1964 d'une volonté révolutionnaire
pour permettre aux femmes d'accoucher avec moins de douleur
et plus de conscience loin des gestes imposés par des médecins
vraiment tout puissants à l'époque.
Ici, les femmes sont actrices, les pères sont présents.
Encore aujourd'hui, les lilas, c'est une clinique connue
comme un endroit où on prend le temps avec des accouchements naturels,
parfois dans l'eau, debout, à quatre pattes.
Une sage-femme pour une ou deux patientes,
un taux de ces aryennes à 15%,
un taux d'épisiotomie à à peine 1%, contre 8% en moyenne ailleurs.
Dans les années 70,
les lilas sont devenus aussi un bastion du droit à l'avortement.
On était avant la loi veille,
et là-bas, des femmes pratiquaient des IVG clandestins,
des femmes d'humilac, la sage-femme chante,
elle-birement, la médecin Jane Veis.
Sans surprise, ce sont les lilas,
que le premier commando anti-IVG en France attaque en 1990.
Et l'héritage de ça, c'est aussi beaucoup plus récemment en 2019
quand la maternité des lilas a accompagné la naissance de Salomé,
la fille d'Ali, qui est le premier homme transgen en saint en France.
Les lilas sont devenus un refuge aussi pour des familles queer,
qui n'osait pas vivre un projet de parentalité ailleurs.
Mais voilà, le bâtiment vieilli, les charges explosent,
les subventions stagnent,
et donc la RS d'Île-de-France a tranché pas de renouvellement d'autorisation.
Alors, la maternité ferme, certaines sages-femmes vont quand même rejoindre l'hôpital Tenon,
où il y a une unité d'accouchement physiologique qui va avoir le jour.
Et sur le site, on disait qu'on n'avait pas renait tel un phénix,
mais peut-être qu'il y a un centre de santé, en tout cas pour les femmes et les familles,
qui va prendre le relais avec du suivi pré-postnatal IVG,
accompagnement de l'endométriose et parcours LGBTQI à plus.
Mais ça valait le coup quand même de rappeler cette histoire.
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio Nova ?
La société a l'accord de problème !
La société a la mauvaise arène !
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Vous l'avez peut-être entendu hier dans le journal
La maternité des lilas en Seine-Saint-Denis
ferme ses portes aujourd'hui après 61 ans de service.
On en parle beaucoup parce que ce n'est pas n'importe quelle maternité.
En fait, c'est un lieu qui fait partie de l'histoire du féminisme,
des luttes LGBTQIA plus aussi.
Les lilas, c'est une clinique associative à but non lucratif,
c'est pourtant pour des raisons d'argent qu'elle s'éteint,
et elle est née en 1964 d'une volonté révolutionnaire
pour permettre aux femmes d'accoucher avec moins de douleur
et plus de conscience loin des gestes imposés par des médecins
vraiment tout puissants à l'époque.
Ici, les femmes sont actrices, les pères sont présents.
Encore aujourd'hui, les lilas, c'est une clinique connue
comme un endroit où on prend le temps avec des accouchements naturels,
parfois dans l'eau, debout, à quatre pattes.
Une sage-femme pour une ou deux patientes,
un taux de ces aryennes à 15%,
un taux d'épisiotomie à à peine 1%, contre 8% en moyenne ailleurs.
Dans les années 70,
les lilas sont devenus aussi un bastion du droit à l'avortement.
On était avant la loi veille,
et là-bas, des femmes pratiquaient des IVG clandestins,
des femmes d'humilac, la sage-femme chante,
elle-birement, la médecin Jane Veis.
Sans surprise, ce sont les lilas,
que le premier commando anti-IVG en France attaque en 1990.
Et l'héritage de ça, c'est aussi beaucoup plus récemment en 2019
quand la maternité des lilas a accompagné la naissance de Salomé,
la fille d'Ali, qui est le premier homme transgen en saint en France.
Les lilas sont devenus un refuge aussi pour des familles queer,
qui n'osait pas vivre un projet de parentalité ailleurs.
Mais voilà, le bâtiment vieilli, les charges explosent,
les subventions stagnent,
et donc la RS d'Île-de-France a tranché pas de renouvellement d'autorisation.
Alors, la maternité ferme, certaines sages-femmes vont quand même rejoindre l'hôpital Tenon,
où il y a une unité d'accouchement physiologique qui va avoir le jour.
Et sur le site, on disait qu'on n'avait pas renait tel un phénix,
mais peut-être qu'il y a un centre de santé, en tout cas pour les femmes et les familles,
qui va prendre le relais avec du suivi pré-postnatal IVG,
accompagnement de l'endométriose et parcours LGBTQI à plus.
Mais ça valait le coup quand même de rappeler cette histoire.
