Mylène t’emmène…à Art Basel

Mylène t’emmène…à Art Basel

Nova le matin • 28/10/2025 • 04:13

Chaque mardi, Mylène Bertaux vous emmène là où Radio Nova ne mettrait jamais les pieds…

Transcription

Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teint d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Je vous emmène à Art Basel, le hauchan de l'art contemporain mais pour milliardaires.
On est au Grand Palais, sous la splendide verrière.
Les collectionneurs font leur course, comme vous chez Karouf,
mais eux ils cherchent pas les pansaniens en promo,
mais le nouveau Picasso, 200 galeries, 40 pays, des milliers d'oeuvres, tout à vendre.
On commence direct histoire de voir ce que je peux m'offrir avec mon salaire de chroniqueuse.
Très, très haut niveau artistique, toujours, toujours.
C'est un niveau qu'on voit rarement ailleurs.
Il y a des rubances, du Picasso, il y en a plein, waouh.
Waouh, bon eux ils sont bien, bien, bien, bien, bien morts,
mais les prix sont bien, bien, bien, bien, bien vivants,
comme un Gerard Richard, lui aussi bien vivant à 23 millions de dollars.
Alors moi j'avoue dans ça en long, je me suis sentie pauvre.
Bon bah ça c'est vrai et moche, et ça c'est faux.
Voilà, merci pour votre soutien Asdine et ses goûts sur cette affirmation, merci beaucoup.
Alors qui fait ses courses dans ce supermarché de luxe ?
Une artiste nous dresse le portrait type du client.
Là ici c'est très traditionnel, parce que c'est des gros collectionneurs, c'est de beaucoup d'argent.
Beaucoup d'argent, et ben comme les braqueurs du Louvre, tiens,
mais il y a aussi des budgets plus petits.
Alors pour nous, nous on vient pour ça, on vient pas pour la valeur des œuvres,
mais pour justement élargir notre, oui, spectre de curiosité,
de enrichir nos références.
Oui, élargir ton spectre de curiosité, non mon grand t'as juste pas de thune, dis-le.
Mais est-ce qu'on osse parler de prix dans ce tableau-là ou pas ?
Ah ça c'est LA question tabou, même un employé du service Messéna,
du grand palais, donc c'est ceux qui payent, n'osent pas.
Et là ce table-là vous savez son prix ?
Non, non, c'est vrai qu'on n'ose pas demander, non mais c'est vrai, on n'ose pas.
Ben non, on n'ose pas mais il se rattrape quand même.
Il faut pas que ça soit tabou, il faut demander, il faut s'intéresser,
la cote des artistes, tout ça, mais je suis sûr d'ailleurs que
c'est pas parce que c'est Art Basel qu'il n'y a pas des prix accessibles.
Je suis sûr qu'on peut trouver des choses très intéressantes à des petits prix entre guillemets.
Voilà, et ben on n'a pas les mêmes guillemets, monsieur.
Heureusement un vrai collectionneur nous donne la fourchette.
Partir de 500 euros, ça peut le faire quoi.
Il n'y a pas Art Basel, mais dans les offres, on trouve des oeuvres.
Quand on visite des studios d'artistes, on peut facilement trouver des oeuvres qui font...
je sais pas, 1 000, 2 000, 3 000 euros et des belles pièces.
Le mieux c'est d'aborder les artistes au début,
parce que déjà c'est intéressant de les découvrir.
Oui bon ben 500 euros minimum, on oublie le cadeau de Noël pour belle maman.
Et il a une méthode un peu pour choisir ces collectionneurs-là.
Oh que oui, un système d'analyse ultra pointueux.
Il y a des courbes, il y a des statistiques, il y a des statistiques de vente,
il y a une côte de l'artiste.
Et puis je lui ai demandé s'il avait des tuyaux et il m'a répondu.
C'est confidentiel.
Et ben voilà, encore un riche qui ne peut pas expliquer comment devenir riche.
Bon pour les autres, le monsieur du Mécénat a une technique beaucoup plus poétique.
Quand je vois une oeuvre, j'aime bien me dire, est-ce qu'il irait bien chez moi ?
Non, parce que c'est vrai, il faut se lever le matin et se dire,
est-ce que cette oeuvre-là, j'ai pouvoir la voir jusqu'à la fin de mes jours,
on m'en revient le matin, là je crois pas, voilà, simplement.
Voilà, traduction, cette oeuvre, elle est tellement moche
que je préfère encore regarder le visage de ma meuf au réveil.
Mais alors, c'est de là ou du commerce, tout ça ?
Ben les deux, mon capitaine, l'art et le commerce, une grande histoire d'amour,
mais comme le résume cet artiste, c'est surtout...
C'est le choc, c'est l'émotion.
Je sais pas le prix de ces oeuvres, mais je veux même pas savoir,
mais c'est juste l'émotion.
Ben l'émotion, voilà, un peu importe que ça coûte 500 balles ou 23 millions,
et elle conclut magnifiquement.
Non mais ce qui est génial ici, c'est que c'est un résumé
de tout l'art contemporain international,
donc moi, je ne le vois que comme ça.
Après, s'il y a des gens qui vont la chance de pouvoir les acheter,
mais tant mieux pour eux !
Ben voilà, la chance !
Alors, j'ai toujours pas très bien pigé comment on choisit une oeuvre
à 23 millions de dollars, mais je suis repartie avec des émotions pour 0 euros,
et ça tombe bien, c'était pile mon budget.
À la semaine prochaine !
Nous, va, mon matin.

A poursuivre

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