Rachida Dati : Battle Royale politique - Personnage principal S01E11
Rachida Dati aurait parfaitement sa place dans un film ou une série. Quel film, quelle série, ça dépend à qui on demande, nous on hésite entre Battle Royale, un film où il n’y a qu’un seul gagnant et tous les coups sont permis, ou Highlander, avec le héros revenu sauvé sa lignée d’entre les morts.
Nous lui avons posé des questions sur sa candidature à la Mairie de Paris, de son bilan en tant que Ministre de la culture, et d'autres affaires en cours.
Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.
Nous lui avons posé des questions sur sa candidature à la Mairie de Paris, de son bilan en tant que Ministre de la culture, et d'autres affaires en cours.
Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.
Transcription
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Chaouche.
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Dans Personnage principal, on trouve que la réalité a dépassé la fiction et donc on se sert de la fiction pour interviewer les premiers rôles de l'actualité.
Notre personnage principal aujourd'hui aurait parfaitement sa place dans un film ou une série.
Alors quel film ou quelle série ?
Ça dépend à qui on demande.
On hésite entre Battle Royale, un film où il n'y a qu'un seul gagnant
et tous les coups sont permis.
Ça c'est la politique et une campagne présidentielle.
Municipale, pas encore présidentielle.
On va d'ailleurs pouvoir poser la question.
Ou Islander, l'immortel.
Rashid Adachi, bonjour, comment ça va déjà ?
Ça va ?
Oui.
Oui, ça va très bien.
Vous sentez plutôt Islander dans Battle Royale ?
Tu me sens tout là.
Quand on est en campagne...
Il y a tout.
Il y a tout.
On a reçu avant vous deux de vos concurrents,
Rivo de Casting, Sophie Achikirou de la France Insoumise
et Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste, qui représente la majorité sortante.
Première question, je m'adresse à la candidate ou à la ministre de la Culture,
car je crois qu'Emmanuel Macron a dit la semaine dernière
que vous aviez une semaine pour démissionner.
Pourtant j'ai bien reçu l'agenda de ministre et vous avez encore des choses.
Ça n'est pas une demande du président de la République.
J'avais dit que je partirais avant les élections municipales.
Et vous avez...
J'ai lu dans la presse.
Je le redis.
Tout ce qui est écrit dans la presse n'est pas forcément vrai.
Il y a même des journalistes qui écrivent sur vous sans vous connaître
et sans vous appeler.
Ça en en reparlera.
Parlons du scénario qui se profile pour la ville de Paris
parce que vous êtes là aussi et surtout pour ça.
Reprendre la mérite de Paris, c'est comme la réalisation
d'une série à succès comme Star Wars ou de James Bond.
On fait mieux que les prédécesseurs.
On peut savoir pourquoi vous feriez mieux, selon vous,
Cannes Hidalgo ?
Moi je dis simplement aujourd'hui,
quand je parlais avec les Parisiens, je suis en campagne certes
mais j'en rencontre tous les jours
et je discute avec eux et depuis des années,
comme disent-ils, qu'aujourd'hui ils ne sont pas très contents
du bilan de Mme Hidalgo et de M. Grégoire.
Et tous les sondages le montrent.
C'est la première fois depuis 2001 et c'est assez historique pour le souligner.
C'est qu'une très grande majorité de Parisiens
veulent un changement et veulent une alternance.
Et quand on regarde sur, quand on va dans le détail,
ils sont à plus de 60%, même parfois 80%,
très mécontents du bilan Hidalgo-Grégoire.
C'est d'ailleurs pour ça que Grégoire tente
de se descocher de Mme Hidalgo,
sauf qu'il est comptable aussi du bilan de Mme Hidalgo.
La sécurité n'a jamais été aussi haute.
Elle a explosé. Le périscolaire, on assiste
et moi je suis très choquée par le silence politique
mais aussi le silence médiatique.
On disait, avant de rentrer en interview,
on n'interroge pas les politiques de la même manière.
Je veux dire, si je suis eu le scandale
dans le périscolaire qui existe aujourd'hui à Paris,
on ne connaît pas le nombre...
Des éducateurs qui ont agressé sexuellement
des enfants dans les crèches.
Oui, il y a Vouillole, agression sexuelle,
maltraitance dans les écoles maternelles,
l'école primaire dans le périscolaire parisien.
Des animateurs sont suspendus.
On ne sait pas ce qu'ils deviennent. Ils sont déplacés.
Moi j'ai eu le cas d'un animateur
qui a été déplacé de mon arrondissement
dans le 15e arrondissement sans qu'on le sache
et qui vient d'être cette fois suspendu
pour suspicion de viol sur un enfant d'école maternelle.
Et donc on ne connaît pas le nombre de victimes.
Les familles ne connaissent pas du tout
la procédure et les démarches à faire.
Moi j'ai eu reçu une maman qui m'a dit
« écoutez moi, mon enfant me dit qu'il aurait été violé
mais je ne sais pas qui, je ne sais pas où.
Et donc, et nous les mères de l'arrondissement,
nous n'avons aucune information.
Vous trouvez la mairie passive sur ce dossier ?
Elle est totalement passive et ce sont des faits très, très graves.
Et donc ce périscolaire, M. Grégoire,
devra en répondre.
Pourquoi ? Parce qu'il a été 1er adjoint
et en charge des ressources humaines.
D'ailleurs madame Iléalgo ce matin encore
le disait sur une radio
en disant que c'était lui qui était en charge des ressources humaines.
Et dans ces animateurs, il y a plusieurs centaines
aujourd'hui d'animateurs soient déplacés,
soient suspendus, sans qu'on connaisse
s'il y a une enquête judiciaire, s'il y a une enquête pénale,
est-ce que les victimes ont été identifiées,
est-ce que les parents ont été reçus ?
Mettez-vous la place des parents
et on nous sommes à la veille des vacances scolaires
où ils vont devoir confier leurs enfants
au centre de loisirs.
Et c'est quand même assez grave
sans que nous n'ayons aucune réponse.
Je reste dans mes métaphores de films.
Vous pourriez être l'héroïne de droite
puisque 4 mandats à gauche
et enfin vous pourriez,
selon les sondages, vous êtes quand même bien placés.
Moi j'ai une question simple.
Pourquoi vous n'aimez pas la gauche ?
Pourtant j'ai eu une enfant de la gauche ouvrière.
Moi ce qui m'a structuré, ça a été la gauche ouvrière.
Moi j'ai remplu avec la gauche dans les années 80
avec cette marche, vous n'étiez pas née,
cher Asdine,
il y avait une marche pour légaliser des droits
qui a été transformée en marche des beurs
et il demandait à être reconnu
comme tous les citoyens qui étaient né en France
et avec pour avoir les mêmes droits
et il n'avait que des devoirs
et donc ça s'est terminé,
c'est la gauche qui l'a qualifié de marche des beurs.
C'était une marche pour l'égalité des droits
et ça s'est terminé avec une carte de séjour de 10 ans.
C'était cette fois-là
où on attribuait à des gens né en France,
moi je suis né en France,
j'ai eu la carte de séjour et la carte de travail
et j'ai considéré que cette gauche-là
commençait un petit peu avec son droit à la différence
en fait à communautariser
et moi j'ai rompu au moment où le communautarisme est arrivé
et qui parfois s'est transformé en séparatisme
et même certes une fois plus gravement radicalisation.
Mais j'ai envie de dire,
il n'y a pas des nuances entre cette gauche-là que vous décrivez
et la droite sarcosienne qui était une droite dure
décomplexée, certains qualifiés
proches parfois de propos d'extrême droite.
En 2007, Nicolas Sarkozy
était lu sur le travailler plus
pour gagner plus mais aussi
sur le ensemble tout est possible.
C'est lui qui a brojé la double peine,
c'est lui qui a favorisé les politiques d'intégration
et il a été très loin là-dessus.
Il souhaitait, et ça n'a pas été repris
dans le programme présidentiel
parce que le parti ne l'avait pas souhaité,
il souhaitait évidemment que par exemple
le droit de vote soit donné aux étrangers,
notamment aux élections locales.
D'autre part, rappelez-vous,
parce que tout le monde a un peu la mémoire courte,
il avait un débat, notamment avec le président Chirac
sur le port des signes religieux.
Il a changé un peu depuis l'Eco-Sapodée.
Il avait une volonté
et une verture d'esprit qui pouvait évidemment
être là en disant
il ne faut pas tout interdire,
il ne faut pas braquer,
il ne faut pas radicaliser,
il ne faut pas exclure, il ne faut pas rejeter.
– Chirac, c'était le bruit l'odeur aussi à l'époque.
– C'est pour ça qu'il était, lui,
Nicolas Sarkozy, a été en rupture avec Jacques Chirac.
Mais alors vous allez me dire,
c'était une autre époque,
une autre époque et une autre histoire.
Mais voilà, moi j'ai été
sur cette droite là, la droite du travail,
la droite de la reconnaissance numérique.
C'est quand même lui qui m'a nommé garde des sauts.
C'est quand même lui qui a voulu
et qui m'a prédestiné
pour que je sois maire du 7e arrondissement.
Certains, je vais vous dire,
dans ma famille politique,
je souhaitais que j'aille à Poissy
ou d'un certain endroit, je cite,
où il y a des gens qui me ressemblent.
Voilà.
– Pour rester sur la gauche,
qu'elle vous fait des reproches,
vous en voulez aussi
à une certaine presse de gauche
pour un peu reprendre vos propos
qui, au début de votre carrière,
c'est vraiment, on en a déjà parlé,
vous dépenniez un peu
pour rester dans la métaphore film,
comme le diable s'habillait en Prada
et analysait toutes vos tenues.
Et ça vous metta en colère
parce que vous trouviez ça
de l'air toujours un raciste.
– C'est un racisme social.
Quand je vois certains titres,
quand je vois le Nouvel Ops,
le monde, de libération,
ils ont une obsession
concernant quoi que je fasse,
quoi que je fasse.
Donc maintenant,
d'ailleurs, ce sont des journalistes
que je ne connais pas,
que je n'ai jamais fréquenté,
qui ne vous appellent pas.
Et donc, ils écrivent des choses
sous couvert d'anonymat
ou de personnes
qui évidemment,
et vous le savez bien,
qui ne souhaitent pas
que je persiste et que je reste en politique.
– On reparlera un peu
de votre rapport à la presse.
Il n'y a pas que ça,
mais vous ne vous laissez pas faire.
Pour la droite,
vous êtes donc l'héroïde providentielle,
la figure messianique de cette élection.
Je parle à Paris,
un peu, la montée Christo
revenue d'entre quatre mandats
sous la gauche.
Mais pour ça, il faudra faire face
ou il faut faire déjà face
à une campagne très violente.
Commençons par votre principal adversaire,
Emmanuel Grégoire,
le candidat PS.
Il porte plainte contre vous,
d'ailleurs, car vous avez avancé,
qui vous envoyait des gens
pour essayer de vous agresser
ou d'agresser des gens
avec lesquels vous vous réunissez.
Ça va se terminer au tribunal,
cette élection ou quoi ?
– Mais non, mais c'est une manœuvre
de diversion,
parce que nous avons formé
un communiqué de presse,
parce qu'on exige des explications
et de la transparence
à M. Grégoire,
qui a été en charge
du recrutement des animateurs
dans le périscolaire,
qui sont mis en cause
dans la maltraitance
des agressions sexuelles
et des viols.
Il doit répondre de cela.
Et donc, il fait des manœuvres
de diversion.
Nous, quand on fait des réunions,
je vais partout dans Paris,
partout dans le 18e,
le 19e,
du nord au sud de l'Est,
et parfois,
il nous envoie évidemment
des militants,
et en particulier M. Bressat,
qui sont devant nos salles
de réunion
pour nous déstabiliser.
Ça ne nous intimite pas,
ça ne nous impressionne pas.
Mais cette manœuvre de diversion,
c'est pour masquer.
Ils ont des problèmes,
évidemment, avec ce périscolaire,
qui est un scandale,
mais un scandale majeur,
qui concerne
plusieurs milliers d'enfants
à Paris.
Pour ne pas dire qu'ils sentaient
de milliers d'enfants à Paris,
c'est une honte.
Et donc, il faudra
qu'ils s'en expliquent.
Il y a le scandale
qui est sorti aujourd'hui
sur les bailleurs sociaux.
Dans tout Paris,
dans tous les parcs sociaux,
à Paris,
ils sont fortement dégradés,
voire un salut.
J'étais encore,
il n'y a pas très longtemps,
rue nationale,
dans une famille
où, en ouvrant le placard
de la cuisine,
le mur est tombé,
le plafond est tombé.
Et donc,
les travaux ne sont pas faits.
Et donc,
nous avons découvert
que Paris Habita,
qui était d'ailleurs
le bailleurs,
un milliard cent de budgets,
800 millions d'euros
de loyers encaissés.
Et en fait,
on découvre
qu'il y a des chantiers
fictifs.
Ils donnent les marchés
qui ne se font pas.
Il y a des factures
et tout le monde se partage,
évidemment, la mise.
Et un détournement de fonds
majeur.
C'est un bailleurs social.
C'est l'argent
des parisiens.
Et donc,
tout ça est détourné.
Des signalements
ont été faits
à Monsieur Brossat
et à Monsieur...
Monsieur Brossat,
qui était le adjoint
au logement.
Oui.
Des signalements
lui ont été faits.
Ils n'en ont rien faits.
Et aujourd'hui,
le scandale éclate.
Alors,
il y a un point du scénario
sur lequel on a tous
des questions.
Est-ce que vous pourriez
à la partie un parti reconquête
dans le président
m'a mis en cause
dans un livre
tout un chapitre
parce que j'avais prénommé
ma fille
du prénom de maman
et qu'il a une notion
de grand remplacement.
C'est compliqué comme vous.
Des gens,
comme vous et moi,
chère Asdine,
qu'on remplace...
je ne sais pas qui,
mais qu'on remplace
des gens
donc ils ne veulent pas de nous.
Donc,
pas d'alliance.
Et on n'a pas de
les mêmes valeurs.
Et aujourd'hui,
je fais une campagne
de premier tour.
Je fais pas une campagne
de deuxième tour.
Avec d'autres,
il ne s'embarrasse pas
Monsieur Grégoire
de s'allier avec les filles.
Ça ne les embarrasse pas.
Mais alors,
pour les autres,
il regarde toujours ailleurs.
Moi, c'était ma mère
qui me disait ça.
C'est comme les phares de voiture.
Ça éclaire toujours au loin,
mais on regarde pas
ce qui est à ses pieds.
Et donc, lui,
c'est exactement pareil.
Et donc, voilà,
moi, aujourd'hui,
je fais une campagne
de premier tour.
Je le dis aux Parisiens.
C'est-à-dire que
les forces d'alternance
sont majoritaires.
Malheureusement,
à ce stade,
nous sommes divisés.
Ça fait pas une alternance.
Et donc, ça sera
le premier,
celui qui arrive en tête,
qui l'emporte.
Et donc...
Deuxième tour.
Je veux savoir s'il y aura
ce mot pas d'alliance.
Oh, frère, moi,
ce scoop, ça serait bien.
Non, mais je fais
une campagne de premier tour.
Peut-être que je serais
élu
à la majorité absolue
d'être premier tour.
Je n'aurais pas
le mot pas d'alliance.
Mais bon,
c'est la campagne,
c'est la politique.
Non, c'est une alliance
avec les Parisiens.
Non, c'est pas
pour faire la langue
de bois et autres.
Parce que je sais
dans quel piège
je ne ferais pas.
Je fais une campagne
avec les Parisiens
et les Parisiens.
C'est ça qui les emmerde.
Alors, j'ai lu
dans l'IB,
ce que vous parlez tout à l'heure
de votre sarco-filie,
mais j'ai élu dans l'IB
qu'Emmanuel Macron
vous soutenez,
est-ce que c'est vrai ou pas?
Alors qu'il y a un candidat
officiel de la Macronique
qui est Pierre-Yves Bournazel.
Non, qui est soutenu
par Gabriel Atal.
Et Gabriel Atal
n'a plus de relations
avec le président
de la République.
Et c'est notoire.
Donc voilà.
C'est Gabriel Atal
qui s'est mis
vis-à-vis de celui
qui l'a quand même fait.
Enfin, il est devenu ministre
grâce à lui.
Et vous l'acceptez
ou il se soutient
du président de la République?
Oui, mais mon engagement,
il est bien avant.
J'ai été élu
en 2008 à Paris.
Donc c'est mon engagement
pour Paris.
Il est ancien.
Il est construit.
C'est un chemin long
d'être candidat
à la mairie de Paris.
Le président de la République
me soutient.
On en a évidemment parlé.
C'est pour ça
que je souhaite quitter
le gouvernement
avant l'élection municipale.
Mais voilà.
Après, c'est des histoires.
C'est des corolles
de loyauté,
déloyauté.
Je ne veux pas rentrer là-dedans.
Et vous,
si tu es haut politiquement
parce qu'on vous présente un...
Vous êtes élère,
mais vous êtes à droite.
Vous êtes plutôt centre-droit.
Vous êtes...
Vous êtes...
Vous êtes où, madame Dachin?
Je suis une femme de droite.
Moi, je suis
pour la valeur travail,
la reconnaissance numérique,
le sens de l'effort.
Je suis aussi
pour l'autorité,
pour de l'ordre.
Je ne suis pas
pour le laxisme
ni pour l'angélisme.
Donc voilà.
Plutôt Rotaio Macron.
Nous n'avons pas vraiment
la même sensibilité
avec Bruno Rotaio,
mais il le sait.
Et ça,
c'est la force de ce parti politique
de droite,
les Républicains.
Il y a beaucoup de sensibilité.
Ça va des centristes,
des libéraux,
jusqu'aux souverainistes.
Voilà.
C'est la force de ce parti.
On a une tradition ici,
si vous voulez bien jouer avec moi.
Chaque candidat,
une série
ou un personnage de série
ou de film
que l'on peut associer
à ce candidat.
Par exemple,
vous associez
quel personnage de film
ou de série
à Emmanuel Grégoire ?
He's no good.
Ah oui.
Pourquoi ?
Parce que c'est le calif.
Depuis toujours.
D'ailleurs,
Annie Delgoulle
appelait le stagiaire.
Elle considérait
qu'il n'était jamais
au niveau.
Ah oui.
OK.
He's no good.
Cinq nafos.
Quand je vois la campagne
comme elle la mette,
ça fait un peu
Martine à la plage,
Martine au café,
Martine
en visite chez les amis.
Enfin voilà.
Qu'est-ce que vous en pensez
de sa communication
sur les réseaux sociaux ?
Moi, je pense que
être candidat à Mérite Paris
c'est sérieux.
Un programme et un projet,
ça se travaille.
Avec des collectifs.
Mon projet,
il a été travaillé
depuis des années
avec des collectifs
des associations
des parisiens.
Moi, j'ai une équipe expérimentée.
J'ai des élus
qui sont implantés.
Des mères sortant.
Des mères d'arrondissement
qui ont exercé depuis longtemps.
Et puis, notre projet,
c'est que nous ne sommes pas
comme Monsieur Belia
et qu'il n'y a aucun point d'accord
avec Monsieur Grégoire.
La gauche aujourd'hui,
elle est dans le sauf qui peut.
Elle veut sauver son siège
ou son mandat.
Non, on veut sauver Paris.
Vous aussi,
vous avez aussi des petites vidéos
qui ont fait parler, notamment
par exemple,
vous sortiez avec les éboueurs.
C'est quoi aujourd'hui ?
Elle se passe à la campagne ?
Vous soignez votre image ?
D'abord,
ce n'est pas une question
d'image.
Enfin, j'en suis plus là.
C'est une question
de montrer certaines réalités.
Quand je vais dans le parc social
et que je montre
l'état du parc social,
ça, c'est le bilan
de Madame Hidalgo
et de Monsieur Grégoire.
Quand je montre
l'explosion
d'une arco-traffic à Paris
et qu'il y a des coins
ou le deal est à ciel ouvert,
je vous invite à aller
Avenue Max Dormois.
C'est l'état, c'est l'état.
Non, c'est pas l'état.
Non, ce n'est pas l'état,
justement.
Et qu'on favorise
et on conforte
ce type de délinquance.
Voilà.
Il faut montrer la réalité.
Je ne suis pas
dans ce déni idéologique.
Ce n'est pas la politique
spectacle de se mettre.
Non, il faut montrer
la sécurité.
C'est la compétence humaire.
Le maire,
il a, dans ses prérogatives,
c'est dans le cadre
des collectivités territoriales,
la prévention de la délinquance
et la tranquillité publique,
donc la sécurité.
Il y a le président d'une instance
qui est le Conseil local
de sécurité
et de prévention
de la délinquance
dans lequel vous déterminez
une politique pénale locale
pour Paris
et vous mettez en place
des dispositifs de sécurité
pour lutter
contre la délinquance
de voix publique
avec le préfet de police.
C'est une politique
qui marche sur deux jambes
si je suis maire de Paris
demain,
cette politique sera mise en oeuvre.
Allez, pour Sophia Chiquirou,
un perso de sérieux de faire.
Ah, j'ai pas d'idée.
Moi, je suis pas d'accord
avec leurs idées autres,
mais voilà,
c'est des engagements
politiques
qui fallent résistent
dans leur querelle de gauche.
Donc voilà.
C'est leur sujet,
c'est pas le mien.
D'ailleurs,
on a interrogé
Sophia Chiquirou
à propos d'où,
parce qu'Emmanuel Grégoire,
décidément encore lui,
c'est le favori encore,
Emmanuel Grégoire,
vous,
souvent,
vous comparez les deux,
vous associez.
Elle a vu ça
comme quelque chose de racisme,
vous êtes d'accord avec elle ?
Oui, c'est du genre, oui,
on voit bien pourquoi elle s'entende.
Mais d'abord,
on se connaît pas,
on se fréquente pas.
Non, parce qu'on est deux arames,
c'est ça.
Enfin, il faut dire les mots.
Mais ça, c'est
cette gauche-là
qui a un petit racisme social.
Je le vois là.
Genre, on se pince un peu le nez.
On veut bien que vous réussissiez,
mais pas trop quand même.
On veut bien que vous arriviez,
mais pas chez eux quand même.
Donc c'est exactement ça,
cette gauche-là.
C'est cette gauche
qui se pince le nez.
Regardez leur liste,
c'est tous des bourgeois.
Et il s'est un petit club.
Et donc on est pour l'intégration,
mais très très loin.
Mais on intègre
très très loin.
Voilà.
Donc c'est un petit club.
Et je pense
qu'elle et moi,
on les énerve.
Parce que vous voulez dire
vous êtes dans le septième
et vous assumez d'être de droite.
Quand on est droite,
on est dans le septième ?
Non, moi je suis
dans un arrondissement
où j'ai été
le maire de droite,
ça en dit long sur les Français.
Les Français ne sont pas sectaires.
Grégoire, Hidalgo, Brossat,
très sectaires.
Voilà.
Et d'ailleurs, j'ai une question
qui, ça m'a toujours
retardé l'esprit.
Est-ce que vous avez parfois
des administrés,
certains de vos électeurs,
citoyens,
qui viennent voir
et disent
j'en ai marre des Arabes,
il y en a trop,
ça arrive ou pas ?
Non, non.
Que dans le septième,
ça fait comme des scores
haut à droite.
Non, parce que là,
vous caricaturez.
Non, une chose est sûre.
C'est qu'ils n'ont
aucune vision
ni ethnique
ni communautariste
de ma personne
ou de ma vie.
Donc,
c'est-à-dire qu'ils m'appellent
par mon prénom
et
ils n'ont jamais personne.
C'est-à-dire qu'ils n'ont...
ils pourraient dire
mais vu de vous,
venez,
ou votre origine,
je reconnais
que ça ne s'est jamais produit
dans le septième arrondissement
sur mes administrés
et mes habitants.
J'ai plutôt,
je me rappelle
d'un dîner
où il y avait Robert Lyon
qui était le directeur
de cabinet de Michel Rocard
qui me disait,
les gens de chez vous.
C'est au moment des violence urbaines
de 2005.
Il disait oui,
mais peut-être chez vous,
c'est juste,
il m'a pas dit
que vous avez une culture
de la violence.
J'ai été choquée.
Voilà, j'ai plus entendu
ou quelqu'un qui se trompe
et qui vous dit
ah, Farida,
non, je m'appellerai
Rachida.
Mais chez vous,
vous n'êtes pas
un petit peu
tous pareils.
Donc voilà,
donc c'est cette gauche-là
qui pense
qu'elle est bien pensante
ou quand vous lui dites
attention,
je suis aussi française
et au lieu de dire
en fait, il l'a pensée.
Voilà.
Et Pierre-Yves Bournazel
elle est pour terminer
pour ne pas l'oublier.
Est-ce que vous êtes quand même...
Il fait un peu Calimero
ou l'homme invisible
entre les deux séries.
Oh carrément.
Non,
mais il fallait
toujours vouloir se plaindre
et donner des leçons
à tout le monde.
Il n'a jamais bossé
de sa vie.
Enfin,
moi j'ai eu
1 milliard de vies.
Donc forcément
et
je crispe plus
tout le monde.
J'ai eu 1 milliard de vies.
Donc,
je n'ai pas été situé.
Personne ne sait.
On peut...
Voilà.
Mais
moi je suis très fière
de la vie que j'ai...
de toutes ces vies
que j'ai pu avoir.
Allez,
on est à Radio Nova
et j'ai regardé
une de vos réformes
en tant que ministre
de la Culture.
C'est le label
Club Culture.
Une aide
pour les boîtes de nuit
c'est quoi ça rapidement ?
En fait,
c'est Club Culture.
Certains jeunes
étaient venus me voir
et ils m'ont dit
nous avons
des clubs
où on premeut
des jeunes artistes
souvent des DJ-femmes
ou des minorités.
On a des engagements
par exemple
sur la prévention des risques
ou la lutte contre
les violences faites aux femmes.
Et
c'est vraiment des nouvelles...
c'est une...
ce sont des esthétiques.
Ce sont aussi
des programmations musicales
très originales
et en fait,
le seul lien
qu'ils ont avec les institutions
c'est le ministère de l'Intérieur
et donc soit pour des nuisances
ou soit
pour des interdictions
et donc ils voulaient que
le ministère de la Culture
reconnaisse ces originalités-là
donc j'ai créé Slabel
qui est effectivement
avec un logo
qui va là pour 3 ans
et ça leur donne évidemment
une visibilité.
Ça concerne combien de gens
à peu près ?
Là,
je crois,
de mémoire il y a
16 clubs labellisés
mais il y a Paris
mais il y en a aussi
en province.
Ça prend
son essor.
Justement,
ça me permet
de faire une petite virgule.
Justement,
dans les boîtes
on a toujours peur
de ne pas rentrer
parce que je sais pas
si vous ça vous arrivez
mais en tout cas
moi ça m'arrivait
et vous,
dans vos meetings
c'est un peu la même chose
vous savez avec le Monde
et Maria, notre journaliste
Mylène Berthot
vous me voyez venir
c'est fait trop fouler
alors qu'elle était
accrédité c'était pendant
la galette des rois
avec Valérie Pécresse
c'est quoi le profit
quand on est journaliste
pour couvrir un meeting
chez vous ?
Non mais
c'est quoi cette histoire ?
D'abord,
c'est pas moi qui l'est
refoulé donc j'étais pas
au courant de cette histoire
mais j'ai le choix
encore de savoir
qui peut assister
je parlais avec tout le monde
j'ai changé avec tout le monde
maintenant je réponds
plus au journaliste
parce que vous pouvez leur répondre
vous avez des articles
qui sont à charge
moi je veux bien
avoir des défauts
évidemment
je veux bien voir
vu d'où je viens
et la vie que j'ai eu
comme je vous dis
j'ai eu un milliard de vies
donc forcément
il y a des choses
qui sont pas
aussi lisibles que ça
mais un article
à charge
Madame Schwarz Bord
qui est redactrice
en chef adjoint
je vais le dire à vous
qui dit
je comprends pas
j'alerte les parisiens
ils peuvent pas voter
pour acheter la thie
c'est une imposture
mais ça vous choque pas
ça Asdine
non mais très sincèrement
c'est un jugement de valeur
c'est un jugement de valeur
bien sûr
ça vous choque pas
et elle se dit femme de gauche
et elle fait des leçons
de morale à tout le monde
mais d'où par le tel
mais pourquoi se permette-t-elle
ça
là c'est plus du journaliste
on est dans la jure
on est dans le jugement
de valeur
et donc c'est pas acceptable
donc j'ai aussi le choix
de pas vouloir répondre
vous êtes pourtant
la première est dure
mais ça c'est le combat politique
oui
le journaliste normalement
et ce qui est plus le cas maintenant
mais devraient être un peu objectifs
ils devraient entendre les uns
les autres
maintenant les témoignages
sous anonyma
qu'on vous reprend
mais comment pouvez-vous
avoir 4 pages à charge
moi je veux bien avoir
une vie sombre
être un personnage épouvantable
le pire du pire
mais comment
avoir 4 pages
que à charge
vous découvrez pas ça
depuis le début de votre carrière
oui c'est bon ça
moi qu'est-ce que je me dis
c'est pas grave
je la laisse rentrer
non
parce qu'après
ils vous harcèlent
ils emmerdent tout ce qui vous entoure
donc je suis tranquille
donc voilà
vous êtes pas à ma réunion
je suis tranquille
je fais mes réunions
c'est le jeu non
non mais
et puis les journalistes
qui veulent écrire
qui veulent
en fait je m'en fous
bon mais ok
les collusions entre les journalistes
qui écrivent
sur commande
j'en connais un paquet
voilà
pour faire plaisir
raison sa politique
ou pour valoriser
ou promouvoir une candidature
à droite ça existe pas
si partout
non mais
non mais
à gauche
il faut le choix
par exemple nouvel observateur
il y a une journaliste
qui me l'a dit
parce qu'il voulait faire un papier
elle me l'a dit
bah non
on m'a dit de la rédaction
que
on peut pas
on sait pour qui on fait campagne
voilà c'est bon c'est un journal
de la pignante
d'ontar
mais quand il faut un papier
c'est mieux de m'appeler
puis s'il peut
ça se voit trop
arrêter de faire que à charge
quoi
allez y a un film
que j'adore
là on est sur les questions
qui grattent avec Jim Carrick
qui s'appelle
Manteur Manteur
là aussi vous allez
me voir venir
et là entre vous
l'émission de France
de complément d'enquête
il y a Manteur
j'explique à nos auditeurs
le 5 février
vous avez accusé
devant la commission
parlementaire de l'Assemblée
sur l'Ovisiel public
complément d'enquête
d'avoir payé
un de vos proches
pour qu'il témoigne
à charge
contre vous dans le reportage
semaine suivante
complément d'enquête
était aussi auditionné
le journaliste
un mail
il y a quelques jours
d'un proche
de madame Dati
qui a vu
l'audition de la ministre
de la Culture
et qui s'est reconnue
dans les propos
qui ont été
tenus ici
et il affirme
clairement que
complément d'enquête
ne lui a jamais
proposé
d'argent
et il m'a autorisé
à en faire état
ici
devant la commission
aujourd'hui
qui a raison
qui risque le parjure
d'abord ça n'est pas
le proche
n'a pas appelé
d'enquête
ce journaliste a contacté
vous avez des éléments
disait sur t'accord
il a contacté
le membre de mon entourage
il lui a demandé
d'écrire un mail
ce qu'il a fait
et il n'a pas lu
intégralement le mail
que le proche
a évidemment écrit
il ne l'a pas lu
intégralement
et je l'ai en ma possession
ça c'est une chose
la deuxième chose
j'ai dit qu'un tiers
au nom
de complément d'enquête
avait
approché un proche
en lui proposant
une rémunération
s'il donnait des informations
à charge me concernant
et effectivement
ces éléments
nous les avons
et je le confirme
ce que j'ai dit
donc vous allez transmettre
les deux parties
je vous dis
je confirme
je vous confirme
mais ce sont des méthodes
qui sont pas des méthodes
de journalisme
et encore moins
du service public
voilà
d'accord
et vous avez les détails
c'est du cash
et de l'argent
non ils ont fait
une proposition
de rémunération
d'accord
ok vous maintenez
ce qu'on apprend là
c'est que vous maintenez
bon ben
il risque de
se faire taper sur les doigts
on n'a pas le droit de
journaliste est passée par un tiers
pour demander des informations
à charge me concernant
et en proposant
une rémunération
si c'est
de manière nécessaire
si c'était utile
voilà
il a fait une proposition
d'accord
pas de mon tendance
une proposition
proposition
d'accord et vous allez
ce que j'ai lu
que le président
de la commission d'enquête
demandait
à ce que chacun
transmette
qu'il donne
l'intégralité du mail
qu'il a sollicité lui-même
et voilà
allez parlons un peu
de votre bilan
en tant que ministre de la culture
c'est quoi
votre plus grand succès
en tant que ministre
de la culture
est-ce qu'il y a quelque chose
j'imagine quand on est
ministre
on se dit
je veux laisser ma trace
sur une réforme c'est quoi
sur la culture
la mission
qui m'a donné une président
de la République
c'est de démocratiser
l'accès à la culture
que ce soit
sur l'accès à la culture
mais aussi sur les nominations
par exemple
et donc la
la plus grande fierté
que j'ai
au ministère de la culture
c'est d'avoir lancé
notamment
et de développer
et de faire accéder
la culture au plus grand nombre
notamment
dans les territoires ruraux
et ça est un programme
de 100 millions d'euros
nous sommes à près de
80 millions d'euros
aujourd'hui de consommer
surtout les dispositifs
d'accès à la culture
surtout le territoire national
j'ai développé la médiation
parce qu'évidemment
accéder la culture
il faut aussi de la médiation
et donc j'ai reçu
et j'ai eu une convention
avec eux
j'ai tenu mes engagements avec eux
c'est les acteurs
de l'éducation populaire
qui n'avait jamais été
reçu au ministère
mais depuis une vie
ça faisait plus de 40 ans
qu'il n'avait pas été reçu
au ministère de la culture
je les ai conventionnés
avec le ministère de la culture
pour qu'il puisse intervenir
pour faire accéder justement
la culture au plus grand nombre
et sur les métiers de la culture
j'ai évidemment
développé
des institutions
d'accès à la culture
j'ai exoneré
les boursiers
des frais de scolarité
pour les écoles d'art
parce que ça coûte très cher
Vous êtes de gauche en fait
quand je vous écoute
moi mon combat
c'est la réduction
des inégalités
luttées contre les discriminations
tous mes combats politiques
comporte cette dimension-là
tous les combats politiques
que j'ai pu mener
Pourtant pourquoi
la gauche
n'apprécie pas votre bilan
je pense que les artistes
sont pas trop
sont pas trop de votre côté
si je me trompe
Non pas tant que ça
parce que j'ai pas eu
j'ai pas eu de mouvement
j'ai démocratisé
j'ai sauvé le CNC
qui devait être supprimé
notamment pour financer le cinéma
j'ai sauvé
tous les dispositifs fiscaux
qui permettent
de financer la culture
notamment le spectacle vivant
parce que le spectacle vivant
notamment même quand vous investissez
à perte
ça sera toujours moins à perte
qu'une fracture dans la société
donc mon combat
était le spectacle vivant
l'accès à la culture
la démocratisation de la culture
la sauvegarde du patrimoine
j'ai beaucoup investi
dans la protection
de notre patrimoine
et en particulier le patrimoine religieux
je considère que c'est notre
patrimoine culturel commun
et donc à chaque fois
j'avais toujours
en trame de fond
la lutte contre les discriminations
et des inégalités
il y a peut-être
paradoxalement
c'est peut-être sur une réforme de droite
que vous êtes cassé les dents
la fusion de l'audiovisuel public
ça avait été annoncé
avec une énorme borde d'annonce
mais la date de sortie c'est quand ?
parce que l'état attendu
depuis 2017
elle n'avait pas réussi
à avancer après vu le Covid
il reste une lecture
il reste une lecture
donc la réforme est quasiment terminée
c'est une réforme de droite ça ?
non, c'est une réforme de réorganisation
et de rassemblement des forces
de l'audiovisuel public
aujourd'hui il est très affaibli
il est très attaqué
et il ne remplit plus son rôle
de mission de service public
vis-à-vis de tous les Français
aujourd'hui 68% des Français
se informent sur le numérique
plus sur les médias traditionnels
les audiences sont très vieillissantes
et certains
et par exemple
si vous prenez France un tel
les auditeurs c'est vraiment
du CSP plus
c'est-à-dire que
les radios commerciales
si je puis dire
sont en plus
des auditeurs
qui sont de classe plus populaire
et donc il faut pouvoir
réformer tout ça
donc il faut se réorganiser
avoir une stratégie cohérente
rassembler ces forces
et s'adresser au plus grand nombre
et à tous les Français
parce que c'est
parmi
il n'y a pas que les journalistes
mais parmi tous les salariés
de l'audiovisuel public
il y a une crainte
de cette réforme certain
on voit ça comme
comme peut-être des pertes d'emploi
pas du tout
parce que moi j'ai reçu
des syndicats
j'ai reçu des salariés
d'ailleurs les signalements
qu'ont été faits contre
madame ernaute
proviennent de salariés
ou de syndicats
donc ne croyez pas
que tout est rose
dans l'audiovisuel public
parce que la BBC
par exemple on dit
que c'est quand même
un échec quand même relatif
non c'est pas un échec
c'est pas la même dimension
et c'est pas non plus
c'est pas la même dimension
c'est pas les mêmes financements
mais
tous les audiovisuel public
européen
c'est pratiquement regroupé
tous
par un ou deux pays
et évidemment
pour pouvoir rester
audiovisuel public
moi je considère que c'est
un pilier de la démocratie
moi je crois à un état fort
c'est comme la culture
c'est un choix politique
si vous désinvestissez
ou vous êtes engagés
c'est un choix politique
le RN qui veut privatiser
c'est une mauvaise idée
moi je ne suis pas pour la privatisation
je ne suis pas pour la privatisation
de audiovisuel public
donc là c'est une vraie ligne
de fracture pour le con
ah oui mais moi je
je suis très clair là-dessus
j'ai dit même avant d'être
immunisé de la culture
alors il y a un mot et film
qui se joue aussi
en ce moment dans la classe politique
c'est la polarisation
du débat on en a
beaucoup parlé
on l'a vu aussi
encore plus avec la mort
de Quentin de Rang
cette identitaire membre
de l'ultra droite
est-ce que vous étiez favorables
par exemple à la minite de silence
à l'Assemblée ou pas ?
c'est quand même une tragédie
on meurt pas dans une démocratie
pour ces idées
quelle qu'elle soit d'ailleurs
ce qui est dangereux
c'est cette polarisation
qui conduit
à une violence extrême
et à la mort
c'est ça qui est quand même
et donc
cette polarisation
elle conduit aux extrêmes
et les extrêmes de tout bord
tous les extrêmes sont dangereux
ça finit toujours malin
l'extrême
toujours
et donc
d'en être arrivé là
qu'un jeune de 23 ans
soit mort
dans cette violence épouvantale
moi ça me choque
et ça me déstabilise quand même
j'ai lu beaucoup de commentaires
et il y en a
c'est vrai que moi
qui m'a marqué
il y a pas une minite de silence
par exemple après la mort
d'Aubach Arsissé
cet homme poignardé
57 reprises
dans une mosquée
par un activiste raciste
il y a les mauvaises
et les bonnes victimes ou pas ?
moi j'ai écouté
sur ce combat là
je vais vous dire
oui
il y a du racisme en France
les français sont pas racistes
le pays ne les pas
mais moi je pense que
dans les responsables politiques
ou publics
là
je trouve que c'est plus conservateur
dans le mauvais sens du terme
beaucoup plus que les français
le pays a évolué
la classe politique
a resté
arc-bouté
sur des principes
qui sont pas forcément les bons
moi aussi ça me choque
ça me choque
il n'y a pas que lui
il n'y a pas que lui
parce que
il y a des délits et des crimes racistes
en France
et ils remontent pas
ils font pas le bandeau de BFM
comme dit
ça faut le dire
à vos collègues journalistes
oui mais aussi les politiques
qui parfois ne sortent pas
d'aide des gilets
oui d'accord mais il faut le dire
à vos collègues journalistes
qui souvent malheureusement
ou pas
suivent le discours politique
c'est vrai que
non mais même eux
ils sont aussi dans leur confort
certains journalistes oui
c'est une correspondabilité alors
moi je pense aussi
c'est pour ça d'ailleurs
que quand on dit que
les français détestent
de plus en plus leur classe politique
ils détestent aussi
de plus en plus les journalistes
donc c'est bien qu'il y ait quelque chose
qui
il y a une forme de co-sanguinité
qui est malsaine
dans un dîner
vaut mieux être
journaliste ou politique
selon vous
oui
j'allais dire
tout ça est ensemble
parfois
plus qu'on ne croit
peut-être une réaction
même si c'est pas vous
qui était à la manœuvre
mais une réaction
la nomination
d'en clair le gendre
à l'institut du monde arabe
vous en pensez quoi
elle est
présentée comme une diplomate
de
orant
hyper compétente
qui parle aussi arabe
c'est une bonne nouvelle
ou pas sa nomination
moi je la connais bien
je la connais depuis très longtemps
c'est une vraie professionnelle
c'est une arabisante
elle connaît très très bien
les enjeux
des pays arabes
et des pays arabes
au sens large
parce que certains
font pas la différence
entre des pays africains
des pays arabes
des pays musulmans
enfin et certains
tout ça c'est la même chose
si je voulais résumer
elle a cette nuance
et cette subtilité
et elle a un véritable atterré
pour ces pays-là
je reconnais que je les soutenus
oui
je trouve que c'est une personne
de qualité
c'est une femme
ce qui ne gâche rien
mais
et puis elle est très
elle est très posée
moi j'ai vu
on a vu
regarder avec les sujets
qu'on a nous avons
par exemple avec l'Algérie
non mais
elle s'est telle
qui a suivi
très longtemps
enfin qui suit
aller dire ce
ce dossier
qui est complexe
mais
qui permet aussi
que le film
ne soit pas rompu
oui mais c'est pas sur la ligne
de rôtaillot du tout non
non c'est quelqu'un
qui est
une vraie diplomate
dans le vrai sens du terme
alors moi je vais mettre
les pieds dans le plat
il n'était pas tant
qu'une personnalité
d'origine magrébine
ou d'un pays du Moyen-Orient
homme ou femme
d'ailleurs
soit nommé
parce que moi j'ai vu la liste
que des hommes blancs
des ex-présidents
oui mais
il y a quand même des personnes
de qualité
oui mais sur les nominations
regardez sur les promotions
les nominations
moi j'ai vu ça
au ministère de la Culture
quel ministère de la nomination
alors là
s'il y a de la coopération
à fond les ballons
c'est à dire qu'on va
accéder à la culture c'est bien
mais on oublie de dire
qu'accéder au métier
de la culture c'est mieux
y compris sur des grosses
nominations
moi là je procède
à des grosses nominations
j'ai toujours le même vivier
et c'est un vivier
qui passe
d'une nomination à un autre
et puis
j'ai eu un échange
avec un ministre
ou quelqu'un qui essayait
de se positionner
en disant bah si j'ai pas ça
alors tu me mets là
et puis un tel
ira à tel endroit
voilà
donc voilà
donc la consanguinité
les coopétations
ça existe
et j'ai encore 2-3 dernières questions
il y a une comme ça
qui vient de me venir
à l'instant spontanément
est-ce qu'il est
c'est vrai
est-ce qu'il est plus difficile
d'être interviewé
par Radio Nova
ou par Cnews
c'est dépendu climat
là aujourd'hui en ce moment
Radio Nova
je connais un peu son état d'esprit
je connais aussi
sa philosophie
je suis plus confortable
ah oui
bah pour toi je vous vois
souvent sur Cnews quand même
c'est vrai
bah vous savez
quand vous êtes un respons politique
il faut aller partout
il faut aller partout
il faut parler à tout le monde
je veux dire que
moi ceux qui se pince le nez
on va pas là
parce que si on va pas là
bah c'est le meilleur moyen
pour laisser la place
à ceux que vous voulez combattre
donc il faut aller partout
il faut parler avec tout le monde
ce qu'on dit vous entendez bien
avec Vincent Moloré c'est vrai
oui bah je vous fais
c'est très important
je l'ai connu il y a très très très longtemps
j'avais 20 ans
je l'ai connu par quelqu'un
qui s'appelait Antoine Bernheim
qui était un homme formidable
et qui m'a appris beaucoup de choses
d'ailleurs quand j'ai été auditeur
contre leurs suggestions
il m'a appris certaines choses
il m'a appris aussi analyser rapidement
agir rapidement
prendre des décisions
donc voilà
donc je l'ai connu par lui
il y a très longtemps
vous en pensez quoi de ces médias ?
vous les qualifiez de comment ?
oui mais après c'est une ligne
qu'ils ont, ils ont le droit
il y a privé chacun
à le choix de sa ligne
vous avez une ligne
chacun à sa ligne
donc moi je respecte
on est dans un pays
de liberté d'expression
ce que je n'aime pas
c'est l'injure
l'outrance, le sectarisme
et parfois
le sectarisme il est là
on ne croit pas
voilà
et il n'y a pas de sectarisme sur ces news ?
en tout cas il vous invite
et vous laisse vous exprimer
vous échangez
ah oui mais vous débattez
et quand vous n'êtes pas d'accord
non mais
parce que le sectarisme
ça serait de dire
comme font certains journalistes
c'est comme ça
et pas autrement
ça peut être aussi vu comme cautionné
une pseudo pluralisme
non parce que quand vous y allez
vous défendez vos idées
vous croyez que je suis d'accord
avec eux surtout ?
non
j'y vais je défend ma ligne
je défend ma vision et mes idées
et comme il vous respecte
Vincent Bolloré
vous pouvez pas lui dire
qu'il va un peu trop loin
que parfois ça va loin
alors quand il stigmatise
c'est les journalistes
stigmatise à longueur de journée
des gens comme moi
je crois que la réalité
je l'ai pas vu
mais depuis mais des années
je l'ai pas revu
donc je suis très tranquille
et lui ne se mêle de rien
en tous les cas
en ce qui me concerne
mon entourage
on est dérangé par rien
si on était dans un film
une série
on serait dans quoi ?
ou qu'est-ce que vous regardez en ce moment ?
vous regardez Netflix d'ailleurs
on va commencer
par une petite question géniale
est-ce que vous regardez les séries ?
c'est que tout à l'heure
je vous ai posé des questions
c'est pas beaucoup cité de série
je me dis vous êtes film
parce que les séries
ce qui m'ennuie
c'est que
attends des saisons
ou tout
donc je suis moyennement série
alors que vous vous en êtes pour vous-même
à la septième ou huitième saison
pour votre vie politique
mais depuis que je suis né
c'est des saisons à l'infini
donc voilà
c'est l'avantage d'avoir la vie
que j'ai eue
et qui agace certains
mais c'est comme ça
mais je regarde de tout
quand on regarde des films sur Netflix
on regardait que ma fille
elle est très Netflix
donc je regardais avec elle
quand il y a des petits films
vous lui dites un jour
peut-être que maman
aura son biopique
comme la l'une Nicolas Sarkozy
non parce que la pauvre
pourtant je sais qu'en douce
elle regarde tout ce qui me concerne
qui ne la satisfait pas
puis elle fait genre
non non je
maman je ne regarde pas
puis ou elle lui dit maman
ne regarde pas
faut pas regarder
voilà donc
faut pas lire
donc voilà donc
vous avez déjà été approchés
pour qu'on fasse un film sur vous
oui
moi plus d'une fois
oui
même Netflix
c'est pas vrai
et c'était qui qui devait jouer votre rôle
vous savez
non parce que je ne peux pas y aller
non vous avez dit non
pas tout de suite
non mais
c'est trop compliqué
ma vie est très compliquée
pour un scénariste
c'est de l'or en barre
comme on dit non
je sais pas mais quand
quand vous avez eu plein de vie
faut
faut démêler les fils
oui
qu'est-ce que je peux vous souhaiter
ben c'est
ah non et j'ai une question quand même
importante
c'est par rapport à mon lapsus
du début
après le municipal
quel que soit le résultat
est-ce que la marche
au-dessus vous intéresse
clairement est-ce que
la présidentielle c'est un
objectif pour vous
non
moi je joue
ah non je suis sur la mairie de paris
moi j'adore être dans les écuries
je veux dire présidentielle
moi j'adore les
aventures collectives
j'ai adoré faire la campagne
Nicolas Sarkozy
qui a été
ça a été une campagne
très active
très politique
et le résultat que vous obtenu
Nicolas Sarkozy
comme c'est Golan Royal
d'ailleurs
les gens ont voté pour eux
ça a pas été un vote contre
c'est-à-dire que ceux
qui ont voté Nicolas Sarkozy
ils voulaient Nicolas Sarkozy
ceux qui ont voté
c'est Golan Royal
ils voulaient c'est Golan Royal
ça a été
je crois une rare élection
ça a été un vote d'adhésion
c'est une question
que j'avais posée à Najat
Valau-Belle-Cassem
je vous la pose
est-ce que la France
est plus prête
à élire une femme présidente
ou un arabe président
ou une arabe présidente
peut-être une égalité
mais déjà moi je vois
je vais vous dire
je suis très franche avec vous
je vois
y compris quelle que soit
la famille politique
pour certains
il n'aimerait pas que je suis
maire de paris
alors imaginez présidente
si j'annonce demain
je suis quand même
présidentielle
alors là
c'est même pas
c'est
c'est la curie
ou la curie
ou la curée
ou tout ce qu'on veut
mais non
déjà la mairie de paris
c'est
je sens
c'est marrant
je me suis jamais interroger
comme
je m'étais jamais
j'avais jamais vu
autant de résistance
et de résidence
sur la légitimité
en étant candidat
à la mairie de paris
quand même
oui mais
tu ne trouves pas que c'est quand même
trop pour toi
ou
tu penses que c'est pour toi
enfin
est-ce que si tu penses
c'est le bon moment
est-ce que tu ne penses pas
voilà
et des gens bienveillants
qui sont autour de vous
donc voilà
donc je pense que c'est le bon moment
et ça serait bon pour la France
et réponse
15 mars et 22 mars
premier tour
et deuxième tour
il faut être mobilisé
dès le premier tour
pas de dispersion des voix
pour sa famille politique
ou pour les autres
intention j'en fais pas
un peu pour moi
merci à vous en tout cas
merci
merci beaucoup
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En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
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Bonjour.
Dans Personnage principal, on trouve que la réalité a dépassé la fiction et donc on se sert de la fiction pour interviewer les premiers rôles de l'actualité.
Notre personnage principal aujourd'hui aurait parfaitement sa place dans un film ou une série.
Alors quel film ou quelle série ?
Ça dépend à qui on demande.
On hésite entre Battle Royale, un film où il n'y a qu'un seul gagnant
et tous les coups sont permis.
Ça c'est la politique et une campagne présidentielle.
Municipale, pas encore présidentielle.
On va d'ailleurs pouvoir poser la question.
Ou Islander, l'immortel.
Rashid Adachi, bonjour, comment ça va déjà ?
Ça va ?
Oui.
Oui, ça va très bien.
Vous sentez plutôt Islander dans Battle Royale ?
Tu me sens tout là.
Quand on est en campagne...
Il y a tout.
Il y a tout.
On a reçu avant vous deux de vos concurrents,
Rivo de Casting, Sophie Achikirou de la France Insoumise
et Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste, qui représente la majorité sortante.
Première question, je m'adresse à la candidate ou à la ministre de la Culture,
car je crois qu'Emmanuel Macron a dit la semaine dernière
que vous aviez une semaine pour démissionner.
Pourtant j'ai bien reçu l'agenda de ministre et vous avez encore des choses.
Ça n'est pas une demande du président de la République.
J'avais dit que je partirais avant les élections municipales.
Et vous avez...
J'ai lu dans la presse.
Je le redis.
Tout ce qui est écrit dans la presse n'est pas forcément vrai.
Il y a même des journalistes qui écrivent sur vous sans vous connaître
et sans vous appeler.
Ça en en reparlera.
Parlons du scénario qui se profile pour la ville de Paris
parce que vous êtes là aussi et surtout pour ça.
Reprendre la mérite de Paris, c'est comme la réalisation
d'une série à succès comme Star Wars ou de James Bond.
On fait mieux que les prédécesseurs.
On peut savoir pourquoi vous feriez mieux, selon vous,
Cannes Hidalgo ?
Moi je dis simplement aujourd'hui,
quand je parlais avec les Parisiens, je suis en campagne certes
mais j'en rencontre tous les jours
et je discute avec eux et depuis des années,
comme disent-ils, qu'aujourd'hui ils ne sont pas très contents
du bilan de Mme Hidalgo et de M. Grégoire.
Et tous les sondages le montrent.
C'est la première fois depuis 2001 et c'est assez historique pour le souligner.
C'est qu'une très grande majorité de Parisiens
veulent un changement et veulent une alternance.
Et quand on regarde sur, quand on va dans le détail,
ils sont à plus de 60%, même parfois 80%,
très mécontents du bilan Hidalgo-Grégoire.
C'est d'ailleurs pour ça que Grégoire tente
de se descocher de Mme Hidalgo,
sauf qu'il est comptable aussi du bilan de Mme Hidalgo.
La sécurité n'a jamais été aussi haute.
Elle a explosé. Le périscolaire, on assiste
et moi je suis très choquée par le silence politique
mais aussi le silence médiatique.
On disait, avant de rentrer en interview,
on n'interroge pas les politiques de la même manière.
Je veux dire, si je suis eu le scandale
dans le périscolaire qui existe aujourd'hui à Paris,
on ne connaît pas le nombre...
Des éducateurs qui ont agressé sexuellement
des enfants dans les crèches.
Oui, il y a Vouillole, agression sexuelle,
maltraitance dans les écoles maternelles,
l'école primaire dans le périscolaire parisien.
Des animateurs sont suspendus.
On ne sait pas ce qu'ils deviennent. Ils sont déplacés.
Moi j'ai eu le cas d'un animateur
qui a été déplacé de mon arrondissement
dans le 15e arrondissement sans qu'on le sache
et qui vient d'être cette fois suspendu
pour suspicion de viol sur un enfant d'école maternelle.
Et donc on ne connaît pas le nombre de victimes.
Les familles ne connaissent pas du tout
la procédure et les démarches à faire.
Moi j'ai eu reçu une maman qui m'a dit
« écoutez moi, mon enfant me dit qu'il aurait été violé
mais je ne sais pas qui, je ne sais pas où.
Et donc, et nous les mères de l'arrondissement,
nous n'avons aucune information.
Vous trouvez la mairie passive sur ce dossier ?
Elle est totalement passive et ce sont des faits très, très graves.
Et donc ce périscolaire, M. Grégoire,
devra en répondre.
Pourquoi ? Parce qu'il a été 1er adjoint
et en charge des ressources humaines.
D'ailleurs madame Iléalgo ce matin encore
le disait sur une radio
en disant que c'était lui qui était en charge des ressources humaines.
Et dans ces animateurs, il y a plusieurs centaines
aujourd'hui d'animateurs soient déplacés,
soient suspendus, sans qu'on connaisse
s'il y a une enquête judiciaire, s'il y a une enquête pénale,
est-ce que les victimes ont été identifiées,
est-ce que les parents ont été reçus ?
Mettez-vous la place des parents
et on nous sommes à la veille des vacances scolaires
où ils vont devoir confier leurs enfants
au centre de loisirs.
Et c'est quand même assez grave
sans que nous n'ayons aucune réponse.
Je reste dans mes métaphores de films.
Vous pourriez être l'héroïne de droite
puisque 4 mandats à gauche
et enfin vous pourriez,
selon les sondages, vous êtes quand même bien placés.
Moi j'ai une question simple.
Pourquoi vous n'aimez pas la gauche ?
Pourtant j'ai eu une enfant de la gauche ouvrière.
Moi ce qui m'a structuré, ça a été la gauche ouvrière.
Moi j'ai remplu avec la gauche dans les années 80
avec cette marche, vous n'étiez pas née,
cher Asdine,
il y avait une marche pour légaliser des droits
qui a été transformée en marche des beurs
et il demandait à être reconnu
comme tous les citoyens qui étaient né en France
et avec pour avoir les mêmes droits
et il n'avait que des devoirs
et donc ça s'est terminé,
c'est la gauche qui l'a qualifié de marche des beurs.
C'était une marche pour l'égalité des droits
et ça s'est terminé avec une carte de séjour de 10 ans.
C'était cette fois-là
où on attribuait à des gens né en France,
moi je suis né en France,
j'ai eu la carte de séjour et la carte de travail
et j'ai considéré que cette gauche-là
commençait un petit peu avec son droit à la différence
en fait à communautariser
et moi j'ai rompu au moment où le communautarisme est arrivé
et qui parfois s'est transformé en séparatisme
et même certes une fois plus gravement radicalisation.
Mais j'ai envie de dire,
il n'y a pas des nuances entre cette gauche-là que vous décrivez
et la droite sarcosienne qui était une droite dure
décomplexée, certains qualifiés
proches parfois de propos d'extrême droite.
En 2007, Nicolas Sarkozy
était lu sur le travailler plus
pour gagner plus mais aussi
sur le ensemble tout est possible.
C'est lui qui a brojé la double peine,
c'est lui qui a favorisé les politiques d'intégration
et il a été très loin là-dessus.
Il souhaitait, et ça n'a pas été repris
dans le programme présidentiel
parce que le parti ne l'avait pas souhaité,
il souhaitait évidemment que par exemple
le droit de vote soit donné aux étrangers,
notamment aux élections locales.
D'autre part, rappelez-vous,
parce que tout le monde a un peu la mémoire courte,
il avait un débat, notamment avec le président Chirac
sur le port des signes religieux.
Il a changé un peu depuis l'Eco-Sapodée.
Il avait une volonté
et une verture d'esprit qui pouvait évidemment
être là en disant
il ne faut pas tout interdire,
il ne faut pas braquer,
il ne faut pas radicaliser,
il ne faut pas exclure, il ne faut pas rejeter.
– Chirac, c'était le bruit l'odeur aussi à l'époque.
– C'est pour ça qu'il était, lui,
Nicolas Sarkozy, a été en rupture avec Jacques Chirac.
Mais alors vous allez me dire,
c'était une autre époque,
une autre époque et une autre histoire.
Mais voilà, moi j'ai été
sur cette droite là, la droite du travail,
la droite de la reconnaissance numérique.
C'est quand même lui qui m'a nommé garde des sauts.
C'est quand même lui qui a voulu
et qui m'a prédestiné
pour que je sois maire du 7e arrondissement.
Certains, je vais vous dire,
dans ma famille politique,
je souhaitais que j'aille à Poissy
ou d'un certain endroit, je cite,
où il y a des gens qui me ressemblent.
Voilà.
– Pour rester sur la gauche,
qu'elle vous fait des reproches,
vous en voulez aussi
à une certaine presse de gauche
pour un peu reprendre vos propos
qui, au début de votre carrière,
c'est vraiment, on en a déjà parlé,
vous dépenniez un peu
pour rester dans la métaphore film,
comme le diable s'habillait en Prada
et analysait toutes vos tenues.
Et ça vous metta en colère
parce que vous trouviez ça
de l'air toujours un raciste.
– C'est un racisme social.
Quand je vois certains titres,
quand je vois le Nouvel Ops,
le monde, de libération,
ils ont une obsession
concernant quoi que je fasse,
quoi que je fasse.
Donc maintenant,
d'ailleurs, ce sont des journalistes
que je ne connais pas,
que je n'ai jamais fréquenté,
qui ne vous appellent pas.
Et donc, ils écrivent des choses
sous couvert d'anonymat
ou de personnes
qui évidemment,
et vous le savez bien,
qui ne souhaitent pas
que je persiste et que je reste en politique.
– On reparlera un peu
de votre rapport à la presse.
Il n'y a pas que ça,
mais vous ne vous laissez pas faire.
Pour la droite,
vous êtes donc l'héroïde providentielle,
la figure messianique de cette élection.
Je parle à Paris,
un peu, la montée Christo
revenue d'entre quatre mandats
sous la gauche.
Mais pour ça, il faudra faire face
ou il faut faire déjà face
à une campagne très violente.
Commençons par votre principal adversaire,
Emmanuel Grégoire,
le candidat PS.
Il porte plainte contre vous,
d'ailleurs, car vous avez avancé,
qui vous envoyait des gens
pour essayer de vous agresser
ou d'agresser des gens
avec lesquels vous vous réunissez.
Ça va se terminer au tribunal,
cette élection ou quoi ?
– Mais non, mais c'est une manœuvre
de diversion,
parce que nous avons formé
un communiqué de presse,
parce qu'on exige des explications
et de la transparence
à M. Grégoire,
qui a été en charge
du recrutement des animateurs
dans le périscolaire,
qui sont mis en cause
dans la maltraitance
des agressions sexuelles
et des viols.
Il doit répondre de cela.
Et donc, il fait des manœuvres
de diversion.
Nous, quand on fait des réunions,
je vais partout dans Paris,
partout dans le 18e,
le 19e,
du nord au sud de l'Est,
et parfois,
il nous envoie évidemment
des militants,
et en particulier M. Bressat,
qui sont devant nos salles
de réunion
pour nous déstabiliser.
Ça ne nous intimite pas,
ça ne nous impressionne pas.
Mais cette manœuvre de diversion,
c'est pour masquer.
Ils ont des problèmes,
évidemment, avec ce périscolaire,
qui est un scandale,
mais un scandale majeur,
qui concerne
plusieurs milliers d'enfants
à Paris.
Pour ne pas dire qu'ils sentaient
de milliers d'enfants à Paris,
c'est une honte.
Et donc, il faudra
qu'ils s'en expliquent.
Il y a le scandale
qui est sorti aujourd'hui
sur les bailleurs sociaux.
Dans tout Paris,
dans tous les parcs sociaux,
à Paris,
ils sont fortement dégradés,
voire un salut.
J'étais encore,
il n'y a pas très longtemps,
rue nationale,
dans une famille
où, en ouvrant le placard
de la cuisine,
le mur est tombé,
le plafond est tombé.
Et donc,
les travaux ne sont pas faits.
Et donc,
nous avons découvert
que Paris Habita,
qui était d'ailleurs
le bailleurs,
un milliard cent de budgets,
800 millions d'euros
de loyers encaissés.
Et en fait,
on découvre
qu'il y a des chantiers
fictifs.
Ils donnent les marchés
qui ne se font pas.
Il y a des factures
et tout le monde se partage,
évidemment, la mise.
Et un détournement de fonds
majeur.
C'est un bailleurs social.
C'est l'argent
des parisiens.
Et donc,
tout ça est détourné.
Des signalements
ont été faits
à Monsieur Brossat
et à Monsieur...
Monsieur Brossat,
qui était le adjoint
au logement.
Oui.
Des signalements
lui ont été faits.
Ils n'en ont rien faits.
Et aujourd'hui,
le scandale éclate.
Alors,
il y a un point du scénario
sur lequel on a tous
des questions.
Est-ce que vous pourriez
à la partie un parti reconquête
dans le président
m'a mis en cause
dans un livre
tout un chapitre
parce que j'avais prénommé
ma fille
du prénom de maman
et qu'il a une notion
de grand remplacement.
C'est compliqué comme vous.
Des gens,
comme vous et moi,
chère Asdine,
qu'on remplace...
je ne sais pas qui,
mais qu'on remplace
des gens
donc ils ne veulent pas de nous.
Donc,
pas d'alliance.
Et on n'a pas de
les mêmes valeurs.
Et aujourd'hui,
je fais une campagne
de premier tour.
Je fais pas une campagne
de deuxième tour.
Avec d'autres,
il ne s'embarrasse pas
Monsieur Grégoire
de s'allier avec les filles.
Ça ne les embarrasse pas.
Mais alors,
pour les autres,
il regarde toujours ailleurs.
Moi, c'était ma mère
qui me disait ça.
C'est comme les phares de voiture.
Ça éclaire toujours au loin,
mais on regarde pas
ce qui est à ses pieds.
Et donc, lui,
c'est exactement pareil.
Et donc, voilà,
moi, aujourd'hui,
je fais une campagne
de premier tour.
Je le dis aux Parisiens.
C'est-à-dire que
les forces d'alternance
sont majoritaires.
Malheureusement,
à ce stade,
nous sommes divisés.
Ça fait pas une alternance.
Et donc, ça sera
le premier,
celui qui arrive en tête,
qui l'emporte.
Et donc...
Deuxième tour.
Je veux savoir s'il y aura
ce mot pas d'alliance.
Oh, frère, moi,
ce scoop, ça serait bien.
Non, mais je fais
une campagne de premier tour.
Peut-être que je serais
élu
à la majorité absolue
d'être premier tour.
Je n'aurais pas
le mot pas d'alliance.
Mais bon,
c'est la campagne,
c'est la politique.
Non, c'est une alliance
avec les Parisiens.
Non, c'est pas
pour faire la langue
de bois et autres.
Parce que je sais
dans quel piège
je ne ferais pas.
Je fais une campagne
avec les Parisiens
et les Parisiens.
C'est ça qui les emmerde.
Alors, j'ai lu
dans l'IB,
ce que vous parlez tout à l'heure
de votre sarco-filie,
mais j'ai élu dans l'IB
qu'Emmanuel Macron
vous soutenez,
est-ce que c'est vrai ou pas?
Alors qu'il y a un candidat
officiel de la Macronique
qui est Pierre-Yves Bournazel.
Non, qui est soutenu
par Gabriel Atal.
Et Gabriel Atal
n'a plus de relations
avec le président
de la République.
Et c'est notoire.
Donc voilà.
C'est Gabriel Atal
qui s'est mis
vis-à-vis de celui
qui l'a quand même fait.
Enfin, il est devenu ministre
grâce à lui.
Et vous l'acceptez
ou il se soutient
du président de la République?
Oui, mais mon engagement,
il est bien avant.
J'ai été élu
en 2008 à Paris.
Donc c'est mon engagement
pour Paris.
Il est ancien.
Il est construit.
C'est un chemin long
d'être candidat
à la mairie de Paris.
Le président de la République
me soutient.
On en a évidemment parlé.
C'est pour ça
que je souhaite quitter
le gouvernement
avant l'élection municipale.
Mais voilà.
Après, c'est des histoires.
C'est des corolles
de loyauté,
déloyauté.
Je ne veux pas rentrer là-dedans.
Et vous,
si tu es haut politiquement
parce qu'on vous présente un...
Vous êtes élère,
mais vous êtes à droite.
Vous êtes plutôt centre-droit.
Vous êtes...
Vous êtes...
Vous êtes où, madame Dachin?
Je suis une femme de droite.
Moi, je suis
pour la valeur travail,
la reconnaissance numérique,
le sens de l'effort.
Je suis aussi
pour l'autorité,
pour de l'ordre.
Je ne suis pas
pour le laxisme
ni pour l'angélisme.
Donc voilà.
Plutôt Rotaio Macron.
Nous n'avons pas vraiment
la même sensibilité
avec Bruno Rotaio,
mais il le sait.
Et ça,
c'est la force de ce parti politique
de droite,
les Républicains.
Il y a beaucoup de sensibilité.
Ça va des centristes,
des libéraux,
jusqu'aux souverainistes.
Voilà.
C'est la force de ce parti.
On a une tradition ici,
si vous voulez bien jouer avec moi.
Chaque candidat,
une série
ou un personnage de série
ou de film
que l'on peut associer
à ce candidat.
Par exemple,
vous associez
quel personnage de film
ou de série
à Emmanuel Grégoire ?
He's no good.
Ah oui.
Pourquoi ?
Parce que c'est le calif.
Depuis toujours.
D'ailleurs,
Annie Delgoulle
appelait le stagiaire.
Elle considérait
qu'il n'était jamais
au niveau.
Ah oui.
OK.
He's no good.
Cinq nafos.
Quand je vois la campagne
comme elle la mette,
ça fait un peu
Martine à la plage,
Martine au café,
Martine
en visite chez les amis.
Enfin voilà.
Qu'est-ce que vous en pensez
de sa communication
sur les réseaux sociaux ?
Moi, je pense que
être candidat à Mérite Paris
c'est sérieux.
Un programme et un projet,
ça se travaille.
Avec des collectifs.
Mon projet,
il a été travaillé
depuis des années
avec des collectifs
des associations
des parisiens.
Moi, j'ai une équipe expérimentée.
J'ai des élus
qui sont implantés.
Des mères sortant.
Des mères d'arrondissement
qui ont exercé depuis longtemps.
Et puis, notre projet,
c'est que nous ne sommes pas
comme Monsieur Belia
et qu'il n'y a aucun point d'accord
avec Monsieur Grégoire.
La gauche aujourd'hui,
elle est dans le sauf qui peut.
Elle veut sauver son siège
ou son mandat.
Non, on veut sauver Paris.
Vous aussi,
vous avez aussi des petites vidéos
qui ont fait parler, notamment
par exemple,
vous sortiez avec les éboueurs.
C'est quoi aujourd'hui ?
Elle se passe à la campagne ?
Vous soignez votre image ?
D'abord,
ce n'est pas une question
d'image.
Enfin, j'en suis plus là.
C'est une question
de montrer certaines réalités.
Quand je vais dans le parc social
et que je montre
l'état du parc social,
ça, c'est le bilan
de Madame Hidalgo
et de Monsieur Grégoire.
Quand je montre
l'explosion
d'une arco-traffic à Paris
et qu'il y a des coins
ou le deal est à ciel ouvert,
je vous invite à aller
Avenue Max Dormois.
C'est l'état, c'est l'état.
Non, c'est pas l'état.
Non, ce n'est pas l'état,
justement.
Et qu'on favorise
et on conforte
ce type de délinquance.
Voilà.
Il faut montrer la réalité.
Je ne suis pas
dans ce déni idéologique.
Ce n'est pas la politique
spectacle de se mettre.
Non, il faut montrer
la sécurité.
C'est la compétence humaire.
Le maire,
il a, dans ses prérogatives,
c'est dans le cadre
des collectivités territoriales,
la prévention de la délinquance
et la tranquillité publique,
donc la sécurité.
Il y a le président d'une instance
qui est le Conseil local
de sécurité
et de prévention
de la délinquance
dans lequel vous déterminez
une politique pénale locale
pour Paris
et vous mettez en place
des dispositifs de sécurité
pour lutter
contre la délinquance
de voix publique
avec le préfet de police.
C'est une politique
qui marche sur deux jambes
si je suis maire de Paris
demain,
cette politique sera mise en oeuvre.
Allez, pour Sophia Chiquirou,
un perso de sérieux de faire.
Ah, j'ai pas d'idée.
Moi, je suis pas d'accord
avec leurs idées autres,
mais voilà,
c'est des engagements
politiques
qui fallent résistent
dans leur querelle de gauche.
Donc voilà.
C'est leur sujet,
c'est pas le mien.
D'ailleurs,
on a interrogé
Sophia Chiquirou
à propos d'où,
parce qu'Emmanuel Grégoire,
décidément encore lui,
c'est le favori encore,
Emmanuel Grégoire,
vous,
souvent,
vous comparez les deux,
vous associez.
Elle a vu ça
comme quelque chose de racisme,
vous êtes d'accord avec elle ?
Oui, c'est du genre, oui,
on voit bien pourquoi elle s'entende.
Mais d'abord,
on se connaît pas,
on se fréquente pas.
Non, parce qu'on est deux arames,
c'est ça.
Enfin, il faut dire les mots.
Mais ça, c'est
cette gauche-là
qui a un petit racisme social.
Je le vois là.
Genre, on se pince un peu le nez.
On veut bien que vous réussissiez,
mais pas trop quand même.
On veut bien que vous arriviez,
mais pas chez eux quand même.
Donc c'est exactement ça,
cette gauche-là.
C'est cette gauche
qui se pince le nez.
Regardez leur liste,
c'est tous des bourgeois.
Et il s'est un petit club.
Et donc on est pour l'intégration,
mais très très loin.
Mais on intègre
très très loin.
Voilà.
Donc c'est un petit club.
Et je pense
qu'elle et moi,
on les énerve.
Parce que vous voulez dire
vous êtes dans le septième
et vous assumez d'être de droite.
Quand on est droite,
on est dans le septième ?
Non, moi je suis
dans un arrondissement
où j'ai été
le maire de droite,
ça en dit long sur les Français.
Les Français ne sont pas sectaires.
Grégoire, Hidalgo, Brossat,
très sectaires.
Voilà.
Et d'ailleurs, j'ai une question
qui, ça m'a toujours
retardé l'esprit.
Est-ce que vous avez parfois
des administrés,
certains de vos électeurs,
citoyens,
qui viennent voir
et disent
j'en ai marre des Arabes,
il y en a trop,
ça arrive ou pas ?
Non, non.
Que dans le septième,
ça fait comme des scores
haut à droite.
Non, parce que là,
vous caricaturez.
Non, une chose est sûre.
C'est qu'ils n'ont
aucune vision
ni ethnique
ni communautariste
de ma personne
ou de ma vie.
Donc,
c'est-à-dire qu'ils m'appellent
par mon prénom
et
ils n'ont jamais personne.
C'est-à-dire qu'ils n'ont...
ils pourraient dire
mais vu de vous,
venez,
ou votre origine,
je reconnais
que ça ne s'est jamais produit
dans le septième arrondissement
sur mes administrés
et mes habitants.
J'ai plutôt,
je me rappelle
d'un dîner
où il y avait Robert Lyon
qui était le directeur
de cabinet de Michel Rocard
qui me disait,
les gens de chez vous.
C'est au moment des violence urbaines
de 2005.
Il disait oui,
mais peut-être chez vous,
c'est juste,
il m'a pas dit
que vous avez une culture
de la violence.
J'ai été choquée.
Voilà, j'ai plus entendu
ou quelqu'un qui se trompe
et qui vous dit
ah, Farida,
non, je m'appellerai
Rachida.
Mais chez vous,
vous n'êtes pas
un petit peu
tous pareils.
Donc voilà,
donc c'est cette gauche-là
qui pense
qu'elle est bien pensante
ou quand vous lui dites
attention,
je suis aussi française
et au lieu de dire
en fait, il l'a pensée.
Voilà.
Et Pierre-Yves Bournazel
elle est pour terminer
pour ne pas l'oublier.
Est-ce que vous êtes quand même...
Il fait un peu Calimero
ou l'homme invisible
entre les deux séries.
Oh carrément.
Non,
mais il fallait
toujours vouloir se plaindre
et donner des leçons
à tout le monde.
Il n'a jamais bossé
de sa vie.
Enfin,
moi j'ai eu
1 milliard de vies.
Donc forcément
et
je crispe plus
tout le monde.
J'ai eu 1 milliard de vies.
Donc,
je n'ai pas été situé.
Personne ne sait.
On peut...
Voilà.
Mais
moi je suis très fière
de la vie que j'ai...
de toutes ces vies
que j'ai pu avoir.
Allez,
on est à Radio Nova
et j'ai regardé
une de vos réformes
en tant que ministre
de la Culture.
C'est le label
Club Culture.
Une aide
pour les boîtes de nuit
c'est quoi ça rapidement ?
En fait,
c'est Club Culture.
Certains jeunes
étaient venus me voir
et ils m'ont dit
nous avons
des clubs
où on premeut
des jeunes artistes
souvent des DJ-femmes
ou des minorités.
On a des engagements
par exemple
sur la prévention des risques
ou la lutte contre
les violences faites aux femmes.
Et
c'est vraiment des nouvelles...
c'est une...
ce sont des esthétiques.
Ce sont aussi
des programmations musicales
très originales
et en fait,
le seul lien
qu'ils ont avec les institutions
c'est le ministère de l'Intérieur
et donc soit pour des nuisances
ou soit
pour des interdictions
et donc ils voulaient que
le ministère de la Culture
reconnaisse ces originalités-là
donc j'ai créé Slabel
qui est effectivement
avec un logo
qui va là pour 3 ans
et ça leur donne évidemment
une visibilité.
Ça concerne combien de gens
à peu près ?
Là,
je crois,
de mémoire il y a
16 clubs labellisés
mais il y a Paris
mais il y en a aussi
en province.
Ça prend
son essor.
Justement,
ça me permet
de faire une petite virgule.
Justement,
dans les boîtes
on a toujours peur
de ne pas rentrer
parce que je sais pas
si vous ça vous arrivez
mais en tout cas
moi ça m'arrivait
et vous,
dans vos meetings
c'est un peu la même chose
vous savez avec le Monde
et Maria, notre journaliste
Mylène Berthot
vous me voyez venir
c'est fait trop fouler
alors qu'elle était
accrédité c'était pendant
la galette des rois
avec Valérie Pécresse
c'est quoi le profit
quand on est journaliste
pour couvrir un meeting
chez vous ?
Non mais
c'est quoi cette histoire ?
D'abord,
c'est pas moi qui l'est
refoulé donc j'étais pas
au courant de cette histoire
mais j'ai le choix
encore de savoir
qui peut assister
je parlais avec tout le monde
j'ai changé avec tout le monde
maintenant je réponds
plus au journaliste
parce que vous pouvez leur répondre
vous avez des articles
qui sont à charge
moi je veux bien
avoir des défauts
évidemment
je veux bien voir
vu d'où je viens
et la vie que j'ai eu
comme je vous dis
j'ai eu un milliard de vies
donc forcément
il y a des choses
qui sont pas
aussi lisibles que ça
mais un article
à charge
Madame Schwarz Bord
qui est redactrice
en chef adjoint
je vais le dire à vous
qui dit
je comprends pas
j'alerte les parisiens
ils peuvent pas voter
pour acheter la thie
c'est une imposture
mais ça vous choque pas
ça Asdine
non mais très sincèrement
c'est un jugement de valeur
c'est un jugement de valeur
bien sûr
ça vous choque pas
et elle se dit femme de gauche
et elle fait des leçons
de morale à tout le monde
mais d'où par le tel
mais pourquoi se permette-t-elle
ça
là c'est plus du journaliste
on est dans la jure
on est dans le jugement
de valeur
et donc c'est pas acceptable
donc j'ai aussi le choix
de pas vouloir répondre
vous êtes pourtant
la première est dure
mais ça c'est le combat politique
oui
le journaliste normalement
et ce qui est plus le cas maintenant
mais devraient être un peu objectifs
ils devraient entendre les uns
les autres
maintenant les témoignages
sous anonyma
qu'on vous reprend
mais comment pouvez-vous
avoir 4 pages à charge
moi je veux bien avoir
une vie sombre
être un personnage épouvantable
le pire du pire
mais comment
avoir 4 pages
que à charge
vous découvrez pas ça
depuis le début de votre carrière
oui c'est bon ça
moi qu'est-ce que je me dis
c'est pas grave
je la laisse rentrer
non
parce qu'après
ils vous harcèlent
ils emmerdent tout ce qui vous entoure
donc je suis tranquille
donc voilà
vous êtes pas à ma réunion
je suis tranquille
je fais mes réunions
c'est le jeu non
non mais
et puis les journalistes
qui veulent écrire
qui veulent
en fait je m'en fous
bon mais ok
les collusions entre les journalistes
qui écrivent
sur commande
j'en connais un paquet
voilà
pour faire plaisir
raison sa politique
ou pour valoriser
ou promouvoir une candidature
à droite ça existe pas
si partout
non mais
non mais
à gauche
il faut le choix
par exemple nouvel observateur
il y a une journaliste
qui me l'a dit
parce qu'il voulait faire un papier
elle me l'a dit
bah non
on m'a dit de la rédaction
que
on peut pas
on sait pour qui on fait campagne
voilà c'est bon c'est un journal
de la pignante
d'ontar
mais quand il faut un papier
c'est mieux de m'appeler
puis s'il peut
ça se voit trop
arrêter de faire que à charge
quoi
allez y a un film
que j'adore
là on est sur les questions
qui grattent avec Jim Carrick
qui s'appelle
Manteur Manteur
là aussi vous allez
me voir venir
et là entre vous
l'émission de France
de complément d'enquête
il y a Manteur
j'explique à nos auditeurs
le 5 février
vous avez accusé
devant la commission
parlementaire de l'Assemblée
sur l'Ovisiel public
complément d'enquête
d'avoir payé
un de vos proches
pour qu'il témoigne
à charge
contre vous dans le reportage
semaine suivante
complément d'enquête
était aussi auditionné
le journaliste
un mail
il y a quelques jours
d'un proche
de madame Dati
qui a vu
l'audition de la ministre
de la Culture
et qui s'est reconnue
dans les propos
qui ont été
tenus ici
et il affirme
clairement que
complément d'enquête
ne lui a jamais
proposé
d'argent
et il m'a autorisé
à en faire état
ici
devant la commission
aujourd'hui
qui a raison
qui risque le parjure
d'abord ça n'est pas
le proche
n'a pas appelé
d'enquête
ce journaliste a contacté
vous avez des éléments
disait sur t'accord
il a contacté
le membre de mon entourage
il lui a demandé
d'écrire un mail
ce qu'il a fait
et il n'a pas lu
intégralement le mail
que le proche
a évidemment écrit
il ne l'a pas lu
intégralement
et je l'ai en ma possession
ça c'est une chose
la deuxième chose
j'ai dit qu'un tiers
au nom
de complément d'enquête
avait
approché un proche
en lui proposant
une rémunération
s'il donnait des informations
à charge me concernant
et effectivement
ces éléments
nous les avons
et je le confirme
ce que j'ai dit
donc vous allez transmettre
les deux parties
je vous dis
je confirme
je vous confirme
mais ce sont des méthodes
qui sont pas des méthodes
de journalisme
et encore moins
du service public
voilà
d'accord
et vous avez les détails
c'est du cash
et de l'argent
non ils ont fait
une proposition
de rémunération
d'accord
ok vous maintenez
ce qu'on apprend là
c'est que vous maintenez
bon ben
il risque de
se faire taper sur les doigts
on n'a pas le droit de
journaliste est passée par un tiers
pour demander des informations
à charge me concernant
et en proposant
une rémunération
si c'est
de manière nécessaire
si c'était utile
voilà
il a fait une proposition
d'accord
pas de mon tendance
une proposition
proposition
d'accord et vous allez
ce que j'ai lu
que le président
de la commission d'enquête
demandait
à ce que chacun
transmette
qu'il donne
l'intégralité du mail
qu'il a sollicité lui-même
et voilà
allez parlons un peu
de votre bilan
en tant que ministre de la culture
c'est quoi
votre plus grand succès
en tant que ministre
de la culture
est-ce qu'il y a quelque chose
j'imagine quand on est
ministre
on se dit
je veux laisser ma trace
sur une réforme c'est quoi
sur la culture
la mission
qui m'a donné une président
de la République
c'est de démocratiser
l'accès à la culture
que ce soit
sur l'accès à la culture
mais aussi sur les nominations
par exemple
et donc la
la plus grande fierté
que j'ai
au ministère de la culture
c'est d'avoir lancé
notamment
et de développer
et de faire accéder
la culture au plus grand nombre
notamment
dans les territoires ruraux
et ça est un programme
de 100 millions d'euros
nous sommes à près de
80 millions d'euros
aujourd'hui de consommer
surtout les dispositifs
d'accès à la culture
surtout le territoire national
j'ai développé la médiation
parce qu'évidemment
accéder la culture
il faut aussi de la médiation
et donc j'ai reçu
et j'ai eu une convention
avec eux
j'ai tenu mes engagements avec eux
c'est les acteurs
de l'éducation populaire
qui n'avait jamais été
reçu au ministère
mais depuis une vie
ça faisait plus de 40 ans
qu'il n'avait pas été reçu
au ministère de la culture
je les ai conventionnés
avec le ministère de la culture
pour qu'il puisse intervenir
pour faire accéder justement
la culture au plus grand nombre
et sur les métiers de la culture
j'ai évidemment
développé
des institutions
d'accès à la culture
j'ai exoneré
les boursiers
des frais de scolarité
pour les écoles d'art
parce que ça coûte très cher
Vous êtes de gauche en fait
quand je vous écoute
moi mon combat
c'est la réduction
des inégalités
luttées contre les discriminations
tous mes combats politiques
comporte cette dimension-là
tous les combats politiques
que j'ai pu mener
Pourtant pourquoi
la gauche
n'apprécie pas votre bilan
je pense que les artistes
sont pas trop
sont pas trop de votre côté
si je me trompe
Non pas tant que ça
parce que j'ai pas eu
j'ai pas eu de mouvement
j'ai démocratisé
j'ai sauvé le CNC
qui devait être supprimé
notamment pour financer le cinéma
j'ai sauvé
tous les dispositifs fiscaux
qui permettent
de financer la culture
notamment le spectacle vivant
parce que le spectacle vivant
notamment même quand vous investissez
à perte
ça sera toujours moins à perte
qu'une fracture dans la société
donc mon combat
était le spectacle vivant
l'accès à la culture
la démocratisation de la culture
la sauvegarde du patrimoine
j'ai beaucoup investi
dans la protection
de notre patrimoine
et en particulier le patrimoine religieux
je considère que c'est notre
patrimoine culturel commun
et donc à chaque fois
j'avais toujours
en trame de fond
la lutte contre les discriminations
et des inégalités
il y a peut-être
paradoxalement
c'est peut-être sur une réforme de droite
que vous êtes cassé les dents
la fusion de l'audiovisuel public
ça avait été annoncé
avec une énorme borde d'annonce
mais la date de sortie c'est quand ?
parce que l'état attendu
depuis 2017
elle n'avait pas réussi
à avancer après vu le Covid
il reste une lecture
il reste une lecture
donc la réforme est quasiment terminée
c'est une réforme de droite ça ?
non, c'est une réforme de réorganisation
et de rassemblement des forces
de l'audiovisuel public
aujourd'hui il est très affaibli
il est très attaqué
et il ne remplit plus son rôle
de mission de service public
vis-à-vis de tous les Français
aujourd'hui 68% des Français
se informent sur le numérique
plus sur les médias traditionnels
les audiences sont très vieillissantes
et certains
et par exemple
si vous prenez France un tel
les auditeurs c'est vraiment
du CSP plus
c'est-à-dire que
les radios commerciales
si je puis dire
sont en plus
des auditeurs
qui sont de classe plus populaire
et donc il faut pouvoir
réformer tout ça
donc il faut se réorganiser
avoir une stratégie cohérente
rassembler ces forces
et s'adresser au plus grand nombre
et à tous les Français
parce que c'est
parmi
il n'y a pas que les journalistes
mais parmi tous les salariés
de l'audiovisuel public
il y a une crainte
de cette réforme certain
on voit ça comme
comme peut-être des pertes d'emploi
pas du tout
parce que moi j'ai reçu
des syndicats
j'ai reçu des salariés
d'ailleurs les signalements
qu'ont été faits contre
madame ernaute
proviennent de salariés
ou de syndicats
donc ne croyez pas
que tout est rose
dans l'audiovisuel public
parce que la BBC
par exemple on dit
que c'est quand même
un échec quand même relatif
non c'est pas un échec
c'est pas la même dimension
et c'est pas non plus
c'est pas la même dimension
c'est pas les mêmes financements
mais
tous les audiovisuel public
européen
c'est pratiquement regroupé
tous
par un ou deux pays
et évidemment
pour pouvoir rester
audiovisuel public
moi je considère que c'est
un pilier de la démocratie
moi je crois à un état fort
c'est comme la culture
c'est un choix politique
si vous désinvestissez
ou vous êtes engagés
c'est un choix politique
le RN qui veut privatiser
c'est une mauvaise idée
moi je ne suis pas pour la privatisation
je ne suis pas pour la privatisation
de audiovisuel public
donc là c'est une vraie ligne
de fracture pour le con
ah oui mais moi je
je suis très clair là-dessus
j'ai dit même avant d'être
immunisé de la culture
alors il y a un mot et film
qui se joue aussi
en ce moment dans la classe politique
c'est la polarisation
du débat on en a
beaucoup parlé
on l'a vu aussi
encore plus avec la mort
de Quentin de Rang
cette identitaire membre
de l'ultra droite
est-ce que vous étiez favorables
par exemple à la minite de silence
à l'Assemblée ou pas ?
c'est quand même une tragédie
on meurt pas dans une démocratie
pour ces idées
quelle qu'elle soit d'ailleurs
ce qui est dangereux
c'est cette polarisation
qui conduit
à une violence extrême
et à la mort
c'est ça qui est quand même
et donc
cette polarisation
elle conduit aux extrêmes
et les extrêmes de tout bord
tous les extrêmes sont dangereux
ça finit toujours malin
l'extrême
toujours
et donc
d'en être arrivé là
qu'un jeune de 23 ans
soit mort
dans cette violence épouvantale
moi ça me choque
et ça me déstabilise quand même
j'ai lu beaucoup de commentaires
et il y en a
c'est vrai que moi
qui m'a marqué
il y a pas une minite de silence
par exemple après la mort
d'Aubach Arsissé
cet homme poignardé
57 reprises
dans une mosquée
par un activiste raciste
il y a les mauvaises
et les bonnes victimes ou pas ?
moi j'ai écouté
sur ce combat là
je vais vous dire
oui
il y a du racisme en France
les français sont pas racistes
le pays ne les pas
mais moi je pense que
dans les responsables politiques
ou publics
là
je trouve que c'est plus conservateur
dans le mauvais sens du terme
beaucoup plus que les français
le pays a évolué
la classe politique
a resté
arc-bouté
sur des principes
qui sont pas forcément les bons
moi aussi ça me choque
ça me choque
il n'y a pas que lui
il n'y a pas que lui
parce que
il y a des délits et des crimes racistes
en France
et ils remontent pas
ils font pas le bandeau de BFM
comme dit
ça faut le dire
à vos collègues journalistes
oui mais aussi les politiques
qui parfois ne sortent pas
d'aide des gilets
oui d'accord mais il faut le dire
à vos collègues journalistes
qui souvent malheureusement
ou pas
suivent le discours politique
c'est vrai que
non mais même eux
ils sont aussi dans leur confort
certains journalistes oui
c'est une correspondabilité alors
moi je pense aussi
c'est pour ça d'ailleurs
que quand on dit que
les français détestent
de plus en plus leur classe politique
ils détestent aussi
de plus en plus les journalistes
donc c'est bien qu'il y ait quelque chose
qui
il y a une forme de co-sanguinité
qui est malsaine
dans un dîner
vaut mieux être
journaliste ou politique
selon vous
oui
j'allais dire
tout ça est ensemble
parfois
plus qu'on ne croit
peut-être une réaction
même si c'est pas vous
qui était à la manœuvre
mais une réaction
la nomination
d'en clair le gendre
à l'institut du monde arabe
vous en pensez quoi
elle est
présentée comme une diplomate
de
orant
hyper compétente
qui parle aussi arabe
c'est une bonne nouvelle
ou pas sa nomination
moi je la connais bien
je la connais depuis très longtemps
c'est une vraie professionnelle
c'est une arabisante
elle connaît très très bien
les enjeux
des pays arabes
et des pays arabes
au sens large
parce que certains
font pas la différence
entre des pays africains
des pays arabes
des pays musulmans
enfin et certains
tout ça c'est la même chose
si je voulais résumer
elle a cette nuance
et cette subtilité
et elle a un véritable atterré
pour ces pays-là
je reconnais que je les soutenus
oui
je trouve que c'est une personne
de qualité
c'est une femme
ce qui ne gâche rien
mais
et puis elle est très
elle est très posée
moi j'ai vu
on a vu
regarder avec les sujets
qu'on a nous avons
par exemple avec l'Algérie
non mais
elle s'est telle
qui a suivi
très longtemps
enfin qui suit
aller dire ce
ce dossier
qui est complexe
mais
qui permet aussi
que le film
ne soit pas rompu
oui mais c'est pas sur la ligne
de rôtaillot du tout non
non c'est quelqu'un
qui est
une vraie diplomate
dans le vrai sens du terme
alors moi je vais mettre
les pieds dans le plat
il n'était pas tant
qu'une personnalité
d'origine magrébine
ou d'un pays du Moyen-Orient
homme ou femme
d'ailleurs
soit nommé
parce que moi j'ai vu la liste
que des hommes blancs
des ex-présidents
oui mais
il y a quand même des personnes
de qualité
oui mais sur les nominations
regardez sur les promotions
les nominations
moi j'ai vu ça
au ministère de la Culture
quel ministère de la nomination
alors là
s'il y a de la coopération
à fond les ballons
c'est à dire qu'on va
accéder à la culture c'est bien
mais on oublie de dire
qu'accéder au métier
de la culture c'est mieux
y compris sur des grosses
nominations
moi là je procède
à des grosses nominations
j'ai toujours le même vivier
et c'est un vivier
qui passe
d'une nomination à un autre
et puis
j'ai eu un échange
avec un ministre
ou quelqu'un qui essayait
de se positionner
en disant bah si j'ai pas ça
alors tu me mets là
et puis un tel
ira à tel endroit
voilà
donc voilà
donc la consanguinité
les coopétations
ça existe
et j'ai encore 2-3 dernières questions
il y a une comme ça
qui vient de me venir
à l'instant spontanément
est-ce qu'il est
c'est vrai
est-ce qu'il est plus difficile
d'être interviewé
par Radio Nova
ou par Cnews
c'est dépendu climat
là aujourd'hui en ce moment
Radio Nova
je connais un peu son état d'esprit
je connais aussi
sa philosophie
je suis plus confortable
ah oui
bah pour toi je vous vois
souvent sur Cnews quand même
c'est vrai
bah vous savez
quand vous êtes un respons politique
il faut aller partout
il faut aller partout
il faut parler à tout le monde
je veux dire que
moi ceux qui se pince le nez
on va pas là
parce que si on va pas là
bah c'est le meilleur moyen
pour laisser la place
à ceux que vous voulez combattre
donc il faut aller partout
il faut parler avec tout le monde
ce qu'on dit vous entendez bien
avec Vincent Moloré c'est vrai
oui bah je vous fais
c'est très important
je l'ai connu il y a très très très longtemps
j'avais 20 ans
je l'ai connu par quelqu'un
qui s'appelait Antoine Bernheim
qui était un homme formidable
et qui m'a appris beaucoup de choses
d'ailleurs quand j'ai été auditeur
contre leurs suggestions
il m'a appris certaines choses
il m'a appris aussi analyser rapidement
agir rapidement
prendre des décisions
donc voilà
donc je l'ai connu par lui
il y a très longtemps
vous en pensez quoi de ces médias ?
vous les qualifiez de comment ?
oui mais après c'est une ligne
qu'ils ont, ils ont le droit
il y a privé chacun
à le choix de sa ligne
vous avez une ligne
chacun à sa ligne
donc moi je respecte
on est dans un pays
de liberté d'expression
ce que je n'aime pas
c'est l'injure
l'outrance, le sectarisme
et parfois
le sectarisme il est là
on ne croit pas
voilà
et il n'y a pas de sectarisme sur ces news ?
en tout cas il vous invite
et vous laisse vous exprimer
vous échangez
ah oui mais vous débattez
et quand vous n'êtes pas d'accord
non mais
parce que le sectarisme
ça serait de dire
comme font certains journalistes
c'est comme ça
et pas autrement
ça peut être aussi vu comme cautionné
une pseudo pluralisme
non parce que quand vous y allez
vous défendez vos idées
vous croyez que je suis d'accord
avec eux surtout ?
non
j'y vais je défend ma ligne
je défend ma vision et mes idées
et comme il vous respecte
Vincent Bolloré
vous pouvez pas lui dire
qu'il va un peu trop loin
que parfois ça va loin
alors quand il stigmatise
c'est les journalistes
stigmatise à longueur de journée
des gens comme moi
je crois que la réalité
je l'ai pas vu
mais depuis mais des années
je l'ai pas revu
donc je suis très tranquille
et lui ne se mêle de rien
en tous les cas
en ce qui me concerne
mon entourage
on est dérangé par rien
si on était dans un film
une série
on serait dans quoi ?
ou qu'est-ce que vous regardez en ce moment ?
vous regardez Netflix d'ailleurs
on va commencer
par une petite question géniale
est-ce que vous regardez les séries ?
c'est que tout à l'heure
je vous ai posé des questions
c'est pas beaucoup cité de série
je me dis vous êtes film
parce que les séries
ce qui m'ennuie
c'est que
attends des saisons
ou tout
donc je suis moyennement série
alors que vous vous en êtes pour vous-même
à la septième ou huitième saison
pour votre vie politique
mais depuis que je suis né
c'est des saisons à l'infini
donc voilà
c'est l'avantage d'avoir la vie
que j'ai eue
et qui agace certains
mais c'est comme ça
mais je regarde de tout
quand on regarde des films sur Netflix
on regardait que ma fille
elle est très Netflix
donc je regardais avec elle
quand il y a des petits films
vous lui dites un jour
peut-être que maman
aura son biopique
comme la l'une Nicolas Sarkozy
non parce que la pauvre
pourtant je sais qu'en douce
elle regarde tout ce qui me concerne
qui ne la satisfait pas
puis elle fait genre
non non je
maman je ne regarde pas
puis ou elle lui dit maman
ne regarde pas
faut pas regarder
voilà donc
faut pas lire
donc voilà donc
vous avez déjà été approchés
pour qu'on fasse un film sur vous
oui
moi plus d'une fois
oui
même Netflix
c'est pas vrai
et c'était qui qui devait jouer votre rôle
vous savez
non parce que je ne peux pas y aller
non vous avez dit non
pas tout de suite
non mais
c'est trop compliqué
ma vie est très compliquée
pour un scénariste
c'est de l'or en barre
comme on dit non
je sais pas mais quand
quand vous avez eu plein de vie
faut
faut démêler les fils
oui
qu'est-ce que je peux vous souhaiter
ben c'est
ah non et j'ai une question quand même
importante
c'est par rapport à mon lapsus
du début
après le municipal
quel que soit le résultat
est-ce que la marche
au-dessus vous intéresse
clairement est-ce que
la présidentielle c'est un
objectif pour vous
non
moi je joue
ah non je suis sur la mairie de paris
moi j'adore être dans les écuries
je veux dire présidentielle
moi j'adore les
aventures collectives
j'ai adoré faire la campagne
Nicolas Sarkozy
qui a été
ça a été une campagne
très active
très politique
et le résultat que vous obtenu
Nicolas Sarkozy
comme c'est Golan Royal
d'ailleurs
les gens ont voté pour eux
ça a pas été un vote contre
c'est-à-dire que ceux
qui ont voté Nicolas Sarkozy
ils voulaient Nicolas Sarkozy
ceux qui ont voté
c'est Golan Royal
ils voulaient c'est Golan Royal
ça a été
je crois une rare élection
ça a été un vote d'adhésion
c'est une question
que j'avais posée à Najat
Valau-Belle-Cassem
je vous la pose
est-ce que la France
est plus prête
à élire une femme présidente
ou un arabe président
ou une arabe présidente
peut-être une égalité
mais déjà moi je vois
je vais vous dire
je suis très franche avec vous
je vois
y compris quelle que soit
la famille politique
pour certains
il n'aimerait pas que je suis
maire de paris
alors imaginez présidente
si j'annonce demain
je suis quand même
présidentielle
alors là
c'est même pas
c'est
c'est la curie
ou la curie
ou la curée
ou tout ce qu'on veut
mais non
déjà la mairie de paris
c'est
je sens
c'est marrant
je me suis jamais interroger
comme
je m'étais jamais
j'avais jamais vu
autant de résistance
et de résidence
sur la légitimité
en étant candidat
à la mairie de paris
quand même
oui mais
tu ne trouves pas que c'est quand même
trop pour toi
ou
tu penses que c'est pour toi
enfin
est-ce que si tu penses
c'est le bon moment
est-ce que tu ne penses pas
voilà
et des gens bienveillants
qui sont autour de vous
donc voilà
donc je pense que c'est le bon moment
et ça serait bon pour la France
et réponse
15 mars et 22 mars
premier tour
et deuxième tour
il faut être mobilisé
dès le premier tour
pas de dispersion des voix
pour sa famille politique
ou pour les autres
intention j'en fais pas
un peu pour moi
merci à vous en tout cas
merci
merci beaucoup
radio
