Sophia Chikirou : bienvenue au Fight Club - Personnage principal S01E10
Aujourd'hui Sophia Chikirou, candidate insoumise à la mairie de Paris, est venue nous parler de son parcours, de son programme et des backgrounds de la politique. Au menu : l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon, la démarchandisation de la fête et la série Dexter...
Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.
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Transcription
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Radio Nova.
Personnage principal.
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Bienvenue dans Personnage principal.
A Radio Nova, on pense que la réalité, elle a dépassé la fiction.
Donc en fait, on se sert de la fiction pour analyser l'actu.
Et une fois par semaine, on va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Aujourd'hui, nous invitons, disons, une grande spécialiste des stratégies de campagne
mais également une politique qui aime fait railler, débattre.
Et comme ici, on passe par la fiction pour regarder la réalité.
On s'est dit que Fight Club, c'était pas mal comme titre pour l'émission.
Bonjour, Sophia Chikirou. Comment allez-vous ?
Ça va, merci. C'est gentil de demander. J'ai un peu mal à la gorge.
Donc je risque d'avoir la voix un peu déraillée, mais ça va.
Ça va aller. Vous êtes député de Paris.
Mais surtout, et c'est pour ça qu'on vous invite,
vous êtes candidate à l'élection à la mairie de Paris.
Ça aurait lieu les 15 et 22 mars prochain.
Et on commence par un extrait de Fight Club.
La première règle du Fight Club est qu'il est interdit de parler du Fight Club.
La seconde règle du Fight Club est qu'il est interdit de parler du Fight Club.
Alors pourquoi j'ai mis cet extrait ? Parce que votre parole, elle est rare.
C'est vrai, vous avez une place très importante à la France Insoumise.
Pourtant, vous êtes plutôt discret dans les médias par rapport à certains de vos camarades.
Est-ce que cette rarté s'est voulu ?
Ou parce qu'on vous invite peu dans les médias et qu'on vous craint ?
Non, personne me craint.
Ou alors il vaut mieux être craint que d'être pris pour quelqu'un de faible.
Mais non, je suis assez invité. Je ne me plains pas en termes d'invitation.
Je reçois beaucoup d'invitations. C'est moi qui refuse.
Alors pourquoi vous refusez ?
Parce que je choisis les émissions.
Je choisis les gens avec qui j'ai envie d'échanger
en fonction de l'intérêt que leur émission présente.
Et par exemple, j'ai beaucoup de mal à accepter les matinales.
Passamment parce que c'est tôt.
Mais aussi parce que le format des matinales maintenant est tellement standardisé
et tout le monde fait la même chose.
Tout le monde s'est aligné sur un mode de matinal
qui avait, il y a 10-15 ans, quand Bourdin avait commencé
la matinale un peu face à face.
Il y allait bousculer un peu, voilà.
On essayait de sortir la petite phrase, de coincer l'invité.
Maintenant, il n'y a plus que ça.
Donc vous allez en matinal, vous avez 8 minutes
et vous êtes censé survivre au fight club et la matinale.
Et finalement, quel est le message que vous passez aux gens ?
Vous sortez de là.
Quand je ne les écoute plus.
Mais chaque fois je me dis mais quel a été le message,
quel a été l'intérêt.
Donc je ne m'y intéresse pas.
Et une parole précieuse, c'est une parole rare aussi en politique ou pas ?
Vous mieux parler quand on a quelque chose à dire.
J'en ai assez aussi d'entendre les hommes et femmes politiques
faire du commentaire d'actualité.
Dans votre camp, certains vont parler tous les jours.
Non pas tous les jours parce qu'on n'a pas tant d'invitation
que ça à la France Insoumise.
Et si vous regardez le nombre d'invitation que la France Insoumise
ou les représentants de la France Insoumise
ont par rapport à d'autres voix de droite ou d'extrême droite,
je peux vous dire qu'on est encore sous-invité largement.
Et puis heureusement qu'il y a des collègues,
des camarades de la France Insoumise
qui se prêtent à ce jeu aussi pour faire passer nos messages.
Avec beaucoup de talents.
Moi je suis fan absolu de Manuel Bonpart.
Mais voilà.
C'est vrai, on l'a vu, ferraillé, pirmé en place.
Il fait beaucoup de fake checking, Manuel Bonpart.
Mais Manuel Bonpart, comme beaucoup des insoumis,
on travaille nos dossiers donc on connaît.
Donc ce n'est pas trop, c'est le coordinateur du mouvement.
C'est un leader de la France Insoumise.
Il est leader aussi dans le groupe parlementaire.
Il joue un rôle essentiel.
Il est par exemple sur le projet de loi des finances.
Il a beaucoup bataillé, il s'est beaucoup investi.
Ce n'est pas quelqu'un d'absent à l'Assemblée.
C'est quelqu'un qui s'investit énormément
tout en dirigeant le parti, en vous encampagnant au municipal.
Il est assez impressionnant, Manuel Bonpart,
dans sa capacité de travail.
Et cette façon de penser et de réfléchir,
c'est un mathématicien.
On l'invitera, mais aujourd'hui c'est vous, notre invité.
Les journalistes vous connaissent pas mal,
car on a en vous a longtemps présenté
comme une stratégie, la stratégie chez LFI.
La productrice en quelque sorte,
celle qui dans l'ombre réfléchissait,
mettait en oeuvre la communication dans votre mouvement.
Est-ce que c'est difficile de passer
des coulisses au projecteur ?
Ce n'est pas plus confortable avant.
C'est bien quand on n'est pas vu
et qu'on peut faire passer ce qu'on veut.
Non, il me présente...
Vous avez employé des termes vraiment très aimables.
Je vous en remercie.
Ce n'est pas dénigrant.
C'est plutôt valorisant
si on est sensible à la flatterie
d'une certaine façon.
Peut-être que ce n'est pas trop mon cas.
Mais en tout cas, la plupart des journalistes
ne me présentent pas de façon aussi aimable.
Quand ils parlent de moi, c'est pour dire
qu'elle est dans l'ombre, elle tire les ficelles,
elle manigance, elle profite de son
petit pouvoir de l'ombre
pour afflure. C'est ça qui disent les journalistes
me concernant.
Ce n'est pas vrai, parce que la France Insoumise
ne fonctionne pas comme ça, parce que les personnalités
sont insoumises que sont bon parts, panneaux,
guétés, et tant d'autres,
polvaniers, etc.
Nous, on sait que ça ne correspond pas à la réalité.
Je ne suis pas la stratégie de la France Insoumise.
Ce que j'ai fait pendant plusieurs campagnes,
que ce soit présidentielle, législative ou autre,
c'est faire ce que je savais faire,
mon métier, la communication politique.
Donc, c'est plutôt traduire une stratégie politique
en communication.
Voilà, je faisais ce métier-là.
J'ai été élu pour la première fois
en 2021 comme conseillère régionale
où j'ai accepté d'aller
de me porter candidate au nom de la France Insoumise.
Je ne l'avais pas fait en 2017
pour les législatives, j'avais refusé.
Le jour où j'ai accepté, je l'ai fait
avec l'idée que oui, j'allais devenir
une voix du mouvement,
mais aussi, je vous dis
une confidence, je vous fais une confidence.
À ce moment-là, je l'ai fait,
parce que je me disais finalement, je suis censé être
la femme de l'ombre,
mais je n'ai pas la parole,
et on ne voit pas de moi que je suis une militante politique
qui connaît aussi les sujets politiques.
Donc, j'ai voulu être élu
aussi pour cette raison-là, et dire
« Avec un mandat, je vais m'affirmer
politiquement ». Et donc, j'ai commencé
à travailler comme conseiller régionale,
puis j'ai été élu l'année suivante députée.
Moi, si les gens veulent vraiment me connaître,
il y a une façon simple
de connaître quelqu'un à travers son engagement
politique et son travail, c'est d'aller voir
ce que je fais à l'Assemblée nationale
ou au Conseil Régional, parce que vous verrez
sur mon site internet, sofiashikiroup.fr
vous verrez le travail
que je fournis réellement.
– Alors justement, pour vous connaître,
autant vous demander, on a une petite tradition ici.
C'est comme dans les films, on parle
de l'origine story de notre personnage
principal du jour. Comment
votre parcours vous a-t-il amené
à être député et candidat à la Mérite Paris ?
On a un peu envie de vous connaître. Pourquoi pas
votre vie, votre enfance, votre parcours
universitaire ou pas militant ?
– Il y a les grandes dates officielles
de la bio.
Moi, je suis né en Haute-Savoie.
– Une provinciale déjà, c'est important.
– Oui, je suis né en Haute-Savoie dans la
vallée de Larve. J'ai grandi dans un quartier
populaire, une petite ville qui s'appelle
toujours Sionzie,
avec des parents de la classe ouvrière.
Je viens d'une histoire familiale
qui est à la fois
une histoire ouvrière,
paysanne ouvrière, voilà, ça
se poursituait la classe sociale,
mais aussi une histoire familiale qui
est l'histoire de la France et de l'Algérie
sur plusieurs générations.
J'en suis profondément héritière
sans aucune rupture
et sans aucune animosité. Je connais
les deux histoires, je connais l'histoire commune.
Mon grand-père paternel
est arrivé pour la première fois en France.
Il avait 15 ans.
– Il avait 15 ans ? – Oui, 1922.
Il est arrivé en Savoie
à Saint-Jean-de-Moriel. – Et donc bien avant
l'indépendance d'Algérie. – Mais c'était
les allers-retour. Il faisait partie
de la vie. – Il a reconstruit la France.
– Après la première guerre. – Il était là.
À l'époque, il faisait six mois.
Puis il partait en Cabilie. Il revenait
six mois en Savoie ou à Marseille.
Et il travaillait. Il a travaillé
comme paysan. Il a travaillé dans la chimie.
Il a travaillé
comme docker à Marseille.
Et j'ai mon grand-père
maternel. Lui est arrivé, je crois, au début
des années 50, à Paris
dans les usines Citroën.
Et donc, il a commencé
à travailler les allers-retours.
Voilà. Donc ça, c'est l'histoire familiale.
J'ai beaucoup de femmes. – La France qui se lève tôt.
On parle à l'extrême droite.
– Oui, puis ils ont reconstruit,
non seulement ils ont reconstruit la France,
mais ils ont, par exemple, quand
il y avait la seconde guerre mondiale,
mon grand-père paternel était en France
pendant la seconde guerre mondiale.
Et les hommes avaient été mobilisés
pour la guerre. Les Français
avaient été mobilisés pour la guerre.
Et lui, il faisait partie de la main d'oeuvre
qui venait compenser l'absence
qui était partie combattre.
Et donc, il a vécu...
Il était traumatisé puisque mon père me l'a raconté
parce qu'il lui avait raconté
par les années 39-40
en France où la misère était totale et absolue.
Voilà.
Bon, voilà, c'est mon histoire familiale
qui est aussi une histoire très liée
à l'histoire politique naturellement.
Donc moi, je suis née dans un environnement
où la politique n'a jamais été étrangère
à l'histoire de la famille.
On parlait politique à la maison.
Parce que quand il était très jeune,
il est arrivé très jeune aussi en France.
Et très vite, il a été entouré
de communistes
qui l'ont recruté à la CGT.
Il a été formé.
Parce qu'à l'époque, il formait comme ça les ouvriers.
Et donc, il a été syndicaliste.
Il en a perdu son boulot.
Bon, je ne vous fais pas toute l'histoire, mais...
Et après, la politique, comment on arrive en politique ?
Moi, je fais partie...
Dans ma famille, c'était...
La fluence familiale,
c'était la politique qui était présente au quotidien.
Voilà, c'est comme ça. Vous l'écoutez.
Vous l'entendez.
Aujourd'hui, je me rends compte à quel point
on influence la vie de nos enfants.
Parce que dans ma famille,
je vois que les plus jeunes s'intéressent tous
à la politique. Tata fait de la politique.
Donc ils s'y intéressent tous.
J'aime la dernière, la plus jeune
de mes nièces
fait des affiches de campagne pour Tata.
Mais ils savent qu'il y a d'autres métiques,
la politique ou pas dans la famille ?
En fait, c'est un secteur des animaux.
Ah oui, vétérinaire.
Voilà, exactement.
On parlait tout à l'heure de votre
boulot
et de vos compétences en communication politique.
J'aimerais vous parler d'une de vos idées folles,
mais qui a fonctionné.
Je me rappelle de vous,
quand j'étais pour quotidien.
Je me rappelle de vous,
mais j'ai une image très précise
au moment de la campagne.
Je suis en Régis
et c'est le moment le plus
terrifiant.
Vous aviez le micro, là.
On parle des hologrammes.
Vous vous rappelez de ce moment-là ?
Regardez, je ne me rappelle que de ça.
Vous aviez une idée
qui avait fonctionné quand vous dirigez
la com' de Jean-Luc Mélenchon.
Si on vous donnait un Oscar de la politique,
ce serait celui des meilleurs effets spéciaux.
Car le fameux hologramme, c'était vous.
Comment vous avez venu cette idée ?
Vous pouvez nous rappeler
dans le monde entier.
Pour vous, c'est important les effets spéciaux politiques.
On a beaucoup parlé de ça.
Dans le monde entier.
D'abord,
ce n'était pas mon idée.
C'est une idée de Jean-Luc Mélenchon.
Il a vu un jour
notre hologramme.
Il adore la science-fiction.
Il est passionné de ça.
Parmi les choses qu'on pourrait faire
dans la communication,
il a cette idée de hologramme.
Il y a Bastien Lachaud et moi-même.
Il est à charge de
trouver comment on met cela en œuvre.
Avec Bastien, on travaille
à la faisabilité de l'hologramme.
On trouve l'idée formidable.
Il y a eu un précédent politique en Inde.
Mais ce n'était pas un hologramme en direct.
C'est un hologramme enregistré,
puis diffusé, projeté.
On nous dit que ça va être du direct.
Ça va être dans plusieurs lieux en même temps.
Première mondiale.
Ça ne s'est jamais fait.
On travaille avec des professionnels
très compétents et incroyables
qui arrivent à résoudre dans un temps record
tous les obstacles techniques
qui peuvent se poser
pour une diffusion en direct
dans 12 villes
dans les Outre-mer.
Ils arrivent à réduire le temps.
Il y a une histoire de 13 secondes.
Il faut réduire à 2 secondes
pour que tout arrive instantanément
chez tout le monde.
Il réussit à réduire à moins d'une seconde.
Le jour
où on me filmer
mais je suis...
Je me interessaie beaucoup
de l'ocrabe à l'époque.
C'est le moment
où on ne sait pas si on va réussir.
On essaie de faire les journalistes
parce qu'on fait les check
ou pas.
On appuie sur le bouton
et on a l'Hologramme
dans les villes en même temps.
Si tout le monde est prêt
d'ailleurs, de préparer l'avant, l'après, de filmer les réactions.
Enfin, c'est une vision très globale.
Et à ce moment-là, c'est moi qui donne le top départ pour le lancement.
Donc, il ne faut pas se planter.
C'est très, très, très, très stressant.
Enfin, beaucoup de gens qui sont dans le monde de la production de l'événement
ciel ou de la radio comme ça, de la télésaphe,
à quel point c'était des moments décisifs.
En une fraction de seconde, vous pouvez réussir ou échouer.
Et ce jour-là, c'est une réussite.
Ça avait marché.
Et je ressens, mais c'est plus qu'un soulagement.
C'est une fierté pour toutes les équipes.
Et on est avec les réalisateurs.
Et on est tellement heureux que, même eux, lâchent les caméras,
fin, la manette, on s'embrasse à ce moment-là.
Vous êtes là, je crois que vous avez filmé ce moment-là.
Oui, et vous dites après coup que ça vous a fait gagner
quelques points ou pas sur le résultat final ?
Ça a été un moment, ça a été un véritable tournant dans la campagne.
D'abord, ça a été une démonstration sur le fond,
parce que je vous rappelle qu'on faisait aussi les hologrammes
avec un programme qu'on n'arrivait pas à partager,
qui était autour des nouvelles frontières, du numérique notamment,
et de l'espace.
On est les premiers, en 2016-2017,
à mettre dans notre programme que le numérique,
qui aujourd'hui tout le monde en parle, tout le monde sait,
le numérique, intelligence artificielle, etc.
Mais on est les tout premiers à mettre ça dans notre programme
comme une politique publique que l'on veut guider,
dans laquelle on veut investir.
Et si on avait été élu,
on aurait fait beaucoup mieux que le laisser faire
et la perte de souveraineté nationale
qu'on connaît désormais dans ce domaine-là,
puisqu'on avait une vision justement qui était planifiée
pour garder notre souveraineté sur les données,
sur la maîtrise de l'espace, etc.
Et quand je parle de la maîtrise de l'espace,
je veux parler aussi de l'occupation de l'espace,
parce que c'est sainte-tédit envoyé désormais sans limite
par un certain nombre d'entreprises privées,
dont celle d'Elon Musk.
Enfin bref, en tout cas à ce moment-là,
on voulait faire passer ces messages
et on réussit à faire passer le message de la modernité,
de la compréhension des enjeux du monde et tout cela.
Donc ça a été un véritable tournant sur le plan programmatique
mais aussi un véritable tournant sur le plan politique,
parce que si vous vous rappelez bien à ce moment-là,
Benoit, on vient d'être désigné par la primaire du Parti Socialiste.
Et il est devant dans les sondages.
Il nous dépasse du simple double.
Il est, je crois, à 18, on est à 9 dans les sondages.
Et ce moment permet une véritable bascule,
parce qu'on attire l'attention de toute une jeunesse,
on attire l'attention de plein de gens à gauche
qui en ont marre d'être traités de genre ringards, dépassés.
Oui, et le candidat, paradoxalement le plus âgé,
je crois, Jean-Luc Mélenchon, devient le plus moderne avec ce truc-là.
Voilà, exactement.
Bon, alors dans beaucoup de films,
il y a un goût de cop et un bat de cop.
Vos adversaires et détracteurs disent que vous êtes durs,
vous aimez provoquer aussi.
Vous assumez ce rôle ou c'est injuste,
ce reproche qu'on entend à Sophia Chiquirou.
Elle aime la bagarre.
Non, je n'aime pas la bagarre, mais faut pas vous embêter.
Non, ce n'est pas qu'il ne faut pas m'embêter.
Vous savez, il y a des gens qui vous traitent,
parce que leur position sociale ou leur éducation
fait qu'ils ont une position de domination avec vous
ou de mépris social.
Et moi, je sais distinguer ça, je sais le reconnaître,
parce que quand je parle de mes origines sociales,
je vous parle aussi derrière,
pour ceux qui comprennent ce que cela signifie,
il y a un parcours se faire accepter dans un certain monde
ou se faire reconnaître pour son travail.
Moi, je me souviens de Zindin Zidane qui explique
qu'il faut travailler deux fois plus,
trois fois plus que les autres pour être reconnus au même niveau.
Moi, dans mon parcours professionnel,
on ne m'a jamais facilité la vie.
Quand je réussis Sciences Po à l'âge de 18 ans,
à l'époque c'est un concours,
je n'ai pas eu de prépa avant,
parce que moi, je n'ai passé mon été à travailler
au McDo et à faire le ménage
pour avoir un peu d'argent pour ma rentrée.
Je n'ai pas eu de prépa.
Donc pour moi, ça a toujours été un travail
avec plus acharné.
Et quand je rencontre des gens qui font preuve de mépris,
mais ça s'arrive aussi à Jean-Luc Mélenchon,
par exemple, ou à d'autres chez nous,
qui nous traitent avec mépris ou avec condescendance
ou qui essayent d'imposer une domination.
Alors, ça peut être une domination physique, sociale, un peu de ton.
Je ne suis pas tendre en réaction en face.
Et je dis toujours aux gens, je le dis vraiment,
je dis, vous pouvez dire tout le mal du monde
me concernant dans mon dos.
Allez-y, vous pouvez vous en donner à cœur joie.
Mais ne pensez pas que vous pouvez me le dire en face.
Ne pensez pas qu'en face,
vous pouvez venir parler mal de moi
ou mal me parler sans que je réagisse.
C'est tout.
Et à partir de là, les gens qui vont vous dire
Sophia est dure, souvent c'est parce qu'ils ont eu à faire à cela.
C'est sûr que si vous me traitez mal,
ne vous attendez pas ce que je vous souris en retour.
Ce n'est pas mon caractère.
Justement, je crois que vous avez même presque théorisé
ou vous assumez, moi, j'en avais déjà parlé avec vous,
une certaine stratégie, un peu de l'attention
avec le système, avec les médias.
Avec les journalistes, vous ne pensez pas
que la vie peut être un long fleuve tranquille.
Vous pensez que c'est quand même,
il faut mettre la pression sur la presse et les médias.
Vous êtes d'accord, vous assumez toujours cette ligne ou pas ?
D'abord, ce n'est pas vrai.
Je n'ai jamais dit ça, ce n'est pas l'idée.
L'idée, c'est que les médias, les journalistes ne sont pas neutres.
Ce sont des acteurs du débat public et de la compétition politique.
Ils jouent un rôle et je ne connais aucun journaliste
qui se comporte de façon neutre avec tout le monde.
Ce n'est pas vrai, ça n'existe pas.
Et en plus, le journaliste a un patron.
Donc il est dépendant d'une ligne éditoriale
que lui-même ne définit pas.
Il rejoint une rédaction, il adhère la ligne éditoriale.
L'actionnaire principal pèse quand vous êtes dans un média de Bolloré,
ce n'est pas neutre, ce n'est pas vrai.
Quand vous êtes dans un média de Bernard Arnault, ce n'est pas neutre,
ce n'est pas vrai, même de votre patron ici.
Ce n'est pas neutre, Mathieu Pigasse.
Donc il y a une influence.
Et ces grands patrons, dont certains sont des oligarques,
ces grands patrons ne possèdent pas des médias
parce que le média est rentable.
Parce que les médias, les journaux ne sont pas rentables.
C'est comme un service public, en réalité,
on met de l'argent pour faire de l'information, ce n'est pas rentable.
Donc dès lors, s'ils ont des médias,
c'est parce qu'ils les utilisent pour de l'influence.
Donc les journalistes ne sont pas neutres.
À partir de là, j'ai pu avoir les meilleures relations du monde
avec beaucoup de journalistes.
S'ils sont corrects et respectueux des règles de base,
de la déontologie, des règles de base, du bon traitement.
Dernière expérience que j'ai eue en interview avec une journaliste,
ça m'a refroidie d'en accepter d'autres.
Je suis désolée pour tous les journalistes qui m'écrivent
et qui voudraient me voir à déjeuner ou prendre un café,
mais vous pouvez vous en prendre à votre collègue de la tribune du dimanche.
Je ne m'aime plus comment elle s'appelle Vigourot, je crois.
Vigourot, je sais pas.
Mais j'accepte un déjeuner avec elle.
Je passe une heure et demi où elle me pose toutes sortes de questions
parce qu'elle me dit qu'elle veut faire mon portrait.
Ou un peu comme vous, là.
Je réponds, je me prête aux jeux.
Je réponds et elle me demande même qu'elle est mon livre préféré,
qu'elle est le livre qui m'inspire.
Moi, je me dis, toi, c'est des questions de ma vie, un film.
Même mes lectures sont intimes pour moi.
Donc je me dis, bon, je me prête aux jeux, je réponds.
Le portrait sort, elle a rédigé l'article avec Wikipédia.
C'est pas possible autrement.
Il n'y a rien de ce qu'on s'est dit dans l'entretien.
Elle parle de mon steak.
Mais j'ai envie de dire, mais on va parler du tiens aussi.
Pourquoi elle parle pas de son steak à elle ?
Je me dis, moi aussi, je vais rédiger un artil.
Et je vais raconter cette journaliste devant son steak.
Elle a avalé en 15 minutes pendant que moi,
je n'arrivais pas à bouffer les murs.
Pardon, mais c'est ridicule.
Et donc je me dis, mais j'ai perdu une heure et demi de mon temps
avec quelqu'un qui aurait très bien pu faire
exactement le même papier sans me voir.
C'est pas la peine de me déranger
si votre papier est écrit à l'avance
ou si votre rédacteur en chef l'aurait écrit derrière vous.
Bon, ce n'est pas pour tout de suite
la grande réconciliation avec les journalistes.
Non, je dis, regarde, la preuve, je suis là.
Oui, bien sûr.
Je suis là avec vous.
Je fais plus confiance au direct,
du coup, plutôt qu'à autre chose,
parce que je ne vais pas accepter des invitations à déjeuner,
à prendre des cafés pour parler.
Les journalistes m'invitaient énormément à prendre de la déjeuner.
Je ne sais pas pourquoi.
Il y a une obsession du déjeuner de presse.
Mais pourquoi, finalement, je vais le faire ?
Si infiner, c'est pour obtenir ce genre de papier
ou ce genre de reportage.
Honnêtement, tout le monde pose les mêmes questions.
Il n'y a aucune originalité.
Pourquoi vous n'aimez pas voir les journalistes ?
Pourquoi vous dites ceci sur Grégoire ?
Et pourquoi ?
Et que pensez-vous de Daty ?
Ça va arriver, ça va arriver.
Mais qu'est-ce qu'on veut d'origine originale,
avoir arrivé ?
Je suis un peu déformulé différemment.
Vous-même, vous aviez une utopie,
quand même, c'était de créer un média de gauche indépendant.
C'était le média, même, le nom du média.
On va dire que c'est quoi ?
Ça a été une réussite relative.
Il y avait un scénario qui était beau,
mais le film...
Total, la réussite.
Le média existe.
Le média existe toujours.
Mais on va dire qu'on...
C'est pas l'ampleur que j'avais, l'ambition que j'avais pour.
C'est vrai qu'il existe encore ?
Oui, il existe encore.
Maintenant, c'était 2018, on a commencé en 2017.
On est donc 9 ans après, il est là.
Il y a une nouvelle équipe qui est en place,
intéressante, qui mérite vraiment d'être connue.
Moi, je reconnais qu'ils essaient de faire ce qu'ils peuvent.
Ce n'est pas facile d'avoir un média et d'essayer de le faire exister.
Surtout que celui-là a été particulièrement attaqué
et puis qu'il a été entre les mains de pas toujours des bonnes personnes.
Je ne me mets pas dans le lot des mauvaises personnes.
J'ai fondé ce média.
J'ai travaillé pour le créer.
J'ai imaginé le concept des socios.
Je voulais en faire une coopérative d'intérêt collectif,
justement pour le rendre plus indépendant d'un propriétaire.
J'ai essayé de mettre en oeuvre toute la conception
que j'ai de l'indépendance de l'information,
de la participation citoyenne dans l'information
et dans la production d'un média.
J'ai essayé de faire tout cela.
On a convaincu énormément de monde de le faire.
Quand j'ai quitté, il y avait 30 000 socios.
Il y en avait pas tant quelques milliers.
C'est dommage, mais il n'est pas mort.
Et c'est finalement une réussite.
Là, je le dis aujourd'hui avec le recul.
Peut-être qu'il y a quelques années,
je ne vous aurais pas dit ça.
Mais aujourd'hui, je pense que c'est une réussite
parce qu'il a survécu à tout le monde.
Même si la suspicion de départ,
c'est-à-dire est-ce qu'un parti politique
peut créer directement des médias ?
En 2007, personne ne s'en rappelle.
C'est dommage les gens où la mémoire courte.
Mais Mediapart est créé par Ségoleine Royale
qui lance un appel au don pour financer Mediapart.
Elle est du parti socialiste
et tout le monde connaît la tendance politique de Mediapart.
En tout cas, elle est très anti.
Elle est fille, mais elle est plutôt sauce d'aimes.
Et tout le monde le sait et il existe.
Et leur plus grande enquête après, c'est sur Kéuzac.
Bon, ils l'auront bien rendu.
Ah oui, mais après, justement,
si vous réussissez à faire un média
qui arrive à avoir une certaine indépendance,
mais des médias politiques,
l'humanité a été créée par la SFIO, etc.
Donc non, je ne suis pas d'accord avec le fait.
Et au nom, on a été surattaqués.
Et parce que, finalement,
chaque fois que la France Insoumise prend une initiative,
vous l'aurez remarqué,
la levée de Bouclier va de l'extrême droite
jusqu'au socialiste, parfois au communiste.
Vous arrivez à fédérer contre vous.
Bah, des fois, pas toujours pour les bonnes raisons.
Il y en a qui nous combattent idéologiquement.
Ils ont... C'est normal qu'on va peut-être idéologique.
Mais il y en a qui sont juste mesquins et jaloux, c'est tout.
Il faut dire les choses comme elles sont.
Allez, parlons de Paris.
On va parler de Paris, parce que vous êtes là aussi.
Pour ça, vous êtes candidat à la Mérite Paris.
Alors, pour cette candidature,
on va commencer par jouer un jeu, déjà.
Et après, on va rentrer dans le vif du sujet pour chacun,
chacune est candidat.
Si vous voulez, si vous trouvez,
est-ce que vous pouvez me donner une série, un film, un personnage,
un livre, tout ce que vous voulez,
quelque chose qui vous vient par la tête, voilà.
Sarah Knapho, ça serait qui pour vous ?
J'ai beaucoup... J'ai essayé de me prêter au jeu, honnêtement.
Parce que je connais le...
Voilà, j'ai donné concept avant, comme ça.
Ouais, je suis vraiment pas forte pour ça.
Mais Sarah Knapho, j'ai trouvé...
Mais la première idée, elle était monstrueuse.
C'est Dexter, mais c'est parce que...
Mais c'est parce que...
Moi, je parle que de ce que je connais.
Si je n'ai pas vu une série, je ne vous en parle pas.
C'est pour ça que je ne vais pas répondre à toutes les questions.
Mais j'ai pensé à Dexter, parce que c'est vraiment là,
dans cette campagne municipale.
Elle va se présenter avec le sourire, la normalité.
On pourrait presque croire que c'est une parisienne comme une autre.
Et derrière, son projet et la face cachée,
c'est sa détestation d'une bonne partie de la population,
par pure racisme.
Et on l'imagine très bien, finalement,
si par malheur elle était élue,
elle est partir à la chasse...
Pardon, mais au musulman ou...
Donc, non, je l'imagine bien comme ça, oui.
Après, on m'a dit, mais tu penses pas aussi que c'est Janis de Franz ?
J'ai regardé cette série quand j'étais jeune,
qui sourit beaucoup, parce qu'elle a ce sourire qu'elle affiche
en toute circonstance maintenant,
qui est complètement délirante, elle a bardé là.
Ils ont des communicants qui leur disent souris.
Ce qui compte, c'est de sourire,
parce que les gens ne retiennent rien,
mais c'est une image qui va les marquer.
Et donc, elle sourit à tout.
Je m'en rappelle, Janis.
Emmanuel Grégoire.
J'y arrive pas, Emmanuel Grégoire.
J'ai cherché, hein.
Vous trouvez pas de...
Bah, j'ai cherché dans les traîtres.
J'ai cherché, mais quel est le traître,
parce que c'est vraiment des gens,
finalement, se faire élire sur le programme
du Nouveau Front Populaire,
trahir et ensuite expliquer que non, pas du tout,
c'est tout à fait normal de se faire élire sur un programme
et de faire une autre alliance avec le gouvernement macroniste,
le cornu.
Il n'y a pas de mal à voter le projet de loi de sécurité sociale
qui coupe 5 milliards d'euros à la sécurité sociale.
Il n'y a pas de mal à laisser passer un projet des finances
qui prévoit 35 milliards d'économies,
4000 postes d'enseignants supprimés.
Voilà, il s'est fait élire sur tout le contraire de ça.
Et finalement, il fait cette politique là à l'Assemblée nationale,
mais tout va bien.
Donc, un personnage de traître, chacun pourra chercher trop...
Ouais, je ne sais pas, il en a tellement.
Rachida Dati, la candidate de droite.
Rachida Dati, je n'ai pas trouvé de personnage en particulier,
mais ce qui me frappe dans toutes ces interventions,
parce que j'essaye de suivre un peu ces...
Elle a beaucoup de temps d'antenne, je trouve Rachida Dati tant mieux pour elle,
mais du coup, j'essaye de voir ce qu'elle a raconté à proposer comme contenu.
Et je suis frappée de voir que des gens qui sont présents dans la vie politique
depuis aussi longtemps,
qui ont occupé les plus hautes responsabilités,
quand même ministres, ce n'est pas une petite responsabilité,
ont une si faible maîtrise des sujets
et une si faible connaissance des enjeux et des gens des citoyens.
Alors, elle promet, comme si elle prenait les gens pour des imbéciles,
dès que je suis élu, le lendemain tout change.
Peut-être pour elle, parce qu'elle sera satisfaite,
elle sera contente de jouer la reine de Paris,
mais rien, non, c'est pas comme ça que ça se passe la politique.
À quel moment les gens vont croire un tel propos ?
Donc, je ne sais pas quel serait un personnage qui ferait ce genre de choses,
qui à la fois maîtrise mal les dossiers,
fait des promesses grandilocantes et totalement irréalistes.
Et la seule chose dont vous pouvez être sûre avec elle,
c'est que si elle est élue,
ce sera de la privatisation de la vente du patrimoine.
Mais vous me direz, Emmanuel Grégoire, j'ai vu son budget hier,
il promet aussi de vendre pour 400 millions d'euros de patrimoine en 6 ans,
ce qui fait 2 milliards, 400 millions de patrimoine.
C'est-à-dire, il va vendre tout ce qu'on possède à Paris,
tout nos biens communs, pour financer quoi finalement ?
On se pose la question parce qu'il promet qu'il n'y aura pas de hausse
de son budget de fonctionnement,
c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de hausse des salaires
ni des recrutements d'agents, par exemple.
Donc moi, je me dis si c'est pour faire austérité à la socialiste
ou austérité à la macroniste,
finalement, ils se retrouvent bien ensemble.
Vraiment, moi, j'alerte les gens qui nous écoutent là-dessus.
Regardez ce que l'un et l'autre, que ce soit Dati ou Grégoire,
vont mettre dans le budget.
Parce que si c'est pour vous promettre de vider le patrimoine des Parisiens,
de faire ensuite de l'austérité budgétaire dans les services publics,
la ville va certainement pas s'arranger dans le sens que vous espérez
si vous êtes des électeurs de gauche.
– Le moins connu, Pierre-Yves Bournazel.
– Pierre-Yves Bournazel.
Et il est pas connu, mais c'est incroyable,
parce qu'il est élu depuis 2008 à Paris.
– Ça fait longtemps qu'il a...
Physiquement, c'est un peu Harry Potter dans Accé-Lunette.
Là, c'était une attaque.
– Il est...
Il n'a rien fait, en fait.
Moi, je ne sais pas.
Quand vous êtes élu depuis aussi longtemps dans une ville, dans un mandat,
il faut toujours demander aux gens,
mais qu'est-ce que vous en avez fait de ce mandat ?
Qu'est-ce que vous avez fait entre 2008 et 2026
aux services des parisiens, concrètement ?
Non, je n'ai pas trop d'idées le concernant.
Il n'est pas...
Alors, bon, j'ai remarqué qu'il est prêt à tout promettre.
Alors là, le jour où j'ai vu, il dit,
interdiction du Airbnb à Paris.
Formidable, mais Édouard Philippe et Gabriel Attal,
ils sont à l'Assemblée nationale, au gouvernement.
Quand la proposition de loi est passée,
ils l'ont tout fait pour la bloquer en nous expliquant,
il faut de la liberté pour les petits propriétaires
qui ont besoin d'une petite rente
pour pouvoir boucler leur fin de mois difficile.
Donc là, oui.
Vraiment, j'aimerais bien que tous les candidats
se mettent à respecter les électeurs.
Moi, c'est l'effort et la promesse que je peux faire.
On vous respecte, on ne vous prend pas pour des imbissiles
ni pour des poissons rouges à la mémoire courte.
Regardez ce qu'on fait à l'Assemblée nationale,
regardez ce qu'on vous propose.
Lundi prochain, moi, je vais présenter mon chiffrage,
donc mon budget.
Le budget, il correspondra aux promesses qu'on fait dans le programme.
Et je ne vais pas vous dire avec l'ambition de mon programme
de réparer le logement, de réparer l'éducation communale,
de réparer la santé, de préparer l'avenir et de faire de l'écologie,
je ne vais pas vous dire que ça ne va pas coûter d'argent.
Je vais vous dire que ça va coûter de l'argent.
Voilà les moyens que je mets en face.
Je pense que je serai la seule à vous annoncer
que je suis prête à mettre des moyens
pour mener à bien cette politique que je propose.
Allez, imaginons un deuxième tour où la droite est susceptible de gagner
un accord avec Emmanuel Grégoire, le candidat du PS pour Bâtre-d'Ati.
Ce serait pour vous, le pacte des loups,
l'associé du diable ou mission impossible.
Attendez, imaginons un deuxième tour.
Vous êtes qualifié, vous êtes aussi qualifié.
Et ça se trouve, je suis même en tête de la gauche.
Dans mon scénario, à moi, laissez-moi mon petit scénario.
Je n'ai pas beaucoup de pouvoir.
Donc c'est Emmanuel Grégoire en tête avec Rashid Adati.
On s'en fout qui est premier, qui est deuxième.
Et pour Bâtre-d'Ati, il faudrait ou en tout cas,
serait moins risqué que vous fassiez alliance avec Emmanuel Grégoire.
Il ne veut pas.
Mais votre scénario, au fait, là, c'est science-fiction.
Mais il ne veut pas.
Il faut l'écouter, écoutez les gens quand ils vous parlent.
Moi, je ne suis pas une menteuse.
Donc je vous dis des choses.
Depuis le 2 juillet 2025 et encore hier dans les échos,
Emmanuel Grégoire répète chaque semaine sans varier,
pas d'alliances ni au premier,
ni au deuxième tour avec la France Insoumise.
Il n'a pas changé.
Et vous, quelle est votre position ? Est-ce que vous seriez prêt ?
Est-ce que lui peut dire une chose ?
Moi, je vous pose à vous, je sais que lui, il pense ça.
Mais est-ce que vous, vous pourriez lui mettre la pression ?
Ils ont écouté.
Pour faire battre la droite,
moi, je vous propose une alliance que la gauche,
elle doit être unie pour battre la droite.
Moi, j'ai dit, si c'est moi qui suis au premier tour en tête,
je tend la main,
aux écologistes, aux communistes, aux socialistes qui le veulent,
pour faire alliance et battre la droite.
Et si vous êtes derrière ?
Mais si je suis derrière, c'est lui qui ne veut pas.
Donc moi, je vous pose la question suivante.
Je vous dis, est-ce que Emmanuel Grégoire,
il sait très bien qu'il ne peut pas gagner seul.
Donc il va avoir besoin d'une alliance au deuxième tour,
s'il voulait gagner.
Et vous pensez qu'il va regarder Bournazel, par exemple ?
C'est évident.
On ne l'a pas entendu dire.
Pas d'alliance avec Bournazel.
Le candidat Macroniste que j'explique aux gens, ouais.
Oui, mais d'ailleurs aussi, elle est candidat de Macroniste.
C'est la difficulté de tout cet embrouille qu'il y a.
Mais très clairement, si il dit pas d'alliance avec elle et fille,
c'est que son alliance,
il est en train de la préparer avec Pierre-Yves Bournazel.
Et ça a du sens, politiquement.
Ils ont trahi l'alliance du Nouveau Front populaire
pour s'allier avec le bloc central à l'Assemblée nationale
et maintenir la politique Macroniste jusqu'en 2027.
Ils vont faire exactement la même chose au niveau de Paris
et d'autres grandes villes.
Je vous le garantis, il n'y aura pas que Paris qui sera concerné.
C'est leur objectif, c'est recréer un centre
qui ferait du centre gauche, centre droit.
Voilà, c'est comme ça qu'il l'envisage.
Avec des petits satellites qui auraient le droit à leur petite place,
les écologistes, les communistes.
Et puis ils se fâchent pas trop
parce qu'ils seront bien contents d'être élus,
parce que le principe de leur union, c'est sauvons les places
pour démarrer, parce que si vous cherchez la cohérence politique
entre des gens qui votent la censure, d'autres qui ne la votent pas,
des gens qui votent la sécurité sociale, d'autres non, etc.
vous ne la trouverez pas.
Donc oui, je pense que c'est cette reconfiguration politique là
qui est envisagée par Emmanuel Grégoire,
dont la tendance politique rejoint celle de François Hollande.
Il l'a amené d'ailleurs dans sa campagne comme soutien.
Justement, on a presque l'impression que votre grand méchant,
c'est un peu Emmanuel Grégoire dans cette campagne,
d'ailleurs, lui aussi, vous ménage pas
et il aime bien vous comparer Rashid Adati.
Il a fait notre micro.
Pourquoi il vous voit un peu comme les sœurs jumelles un peu ?
Chaque fois, il fait toujours ce parallèle entre vous deux.
Mais parce qu'il a un arrière-fond et des préjugés, c'est tout.
C'est trop facile. Voilà, il est marqué par ça.
Il n'arrive pas autrement.
C'est tout, c'est aussi simple que ça.
Mais je lui ai dit, je lui ai dit, tu sais...
Pour parler clairement,
vous pensez que c'est par rapport à vos origines ou pas ?
Mais clairement.
Clairement, ce type-là,
ce n'est pas comment aborder deux femmes de caractère
si ce n'est de les mettre en disant,
mais oui, c'est de ma grébine là.
C'est tout, c'est ça qu'il y a derrière.
Je ne vais pas faire semblant.
Je lui ai dit, parce que je l'ai croisé dans un débat
à Paris sur les quartiers populaires,
je l'ai croisé et je lui ai dit.
Je lui ai dit, mais en fait, c'est tellement raciste
et tu fais mine de pas en avoir conscience
alors qu'on en avait déjà discuté auparavant
à l'Assemblée nationale un jour où je le croise.
Je lui ai dit, c'est toi qui lance la rumeur
que Rachida, Dati et moi, on aura un pacte.
Il me dit en souriant, oui.
Ah oui ?
Oui, oui.
Et je l'ai raconté à deux journalistes il y a quelques temps,
donc c'est un fait, c'est une chose qui est arrivée.
C'est lui qui fait ça avec la seule idée de nuire.
Et je lui avais dit déjà, en lui répondant publiquement sur Internet,
qu'il y avait un arrière fonds raciste à cela
et sexiste par-dessus le marché,
d'imaginer une alliance entre deux femmes
que tout oppose Rachida, Dati et moi.
On ne vote pas le budget ensemble à l'Assemblée nationale.
Je suis une opposante au gouvernement.
Très clairement, moi je ne joue pas à la moitié.
Je ne fais pas opposante à moitié.
Je fais clairement opposante à l'Assemblée nationale.
Je suis opposante à la droite, à la région,
Île-de-France où je suis élu.
Je suis opposante dans cette élection municipale à Rachida, Dati.
Donc quel est le point commun entre quelqu'un qui s'oppose
comme moi, je m'oppose avec autant de clarté à quelqu'un.
Et finalement, si ce n'est que nous sommes deux femmes
d'origine maghrébine et d'origine sociale ouvrière.
Et donc, il n'y a que ça chez lui.
Mais c'est un problème parce que quand le nouvel Ops
nous fait aussi un signe d'égalité entre nous deux
en disant qu'ils sont toutes les deux brutales opportunistes.
Non mais vous, vous êtes juste sexistes et racistes.
C'est tout ce que j'ai à vous dire.
Je n'ai même pas envie de les rencontrer ces journalistes.
Je ne veux même pas leur parler.
C'est bon, j'ai passé l'âge d'être sympa
avec les racistes et les sexistes.
Je ne le suis pas.
Vous êtes racistes, vous êtes sexistes.
Tenez-vous à distance de moi.
Je n'ai pas de temps à perdre avec vous.
Eh bien, c'est clair.
C'est clair.
Ce n'est pas méchant de dire ça.
Non, c'est clair.
Mais pourquoi ce serait méchant ?
Vous voulez que je fasse mon hypocrite ?
Je dis, c'est clair.
Je n'arrive pas à être hypocrite.
Quand je suis hypocrite, après, j'ai mal à la gorge.
Alors, j'ai regardé votre programme.
Il y a une propale qu'on aime bien ici à Radio Nova.
Change de vraiment le sujet.
Vous voulez démarchandiser la fête.
C'est quoi ce projet ?
X de fou pour Paris Sérielle.
Les boîtes sont gratuites.
On fait des maisons auto-gérées.
Je ne sais pas si vous avez le souvenir
de la dernière fête de la musique.
De la dernière fête de la musique, exactement.
Ouais, c'était bien.
C'était bien, mais c'était que ça, marchandiser.
Il fallait...
Moi, quand je dis démarchandiser,
c'est qu'à un moment donné,
les lieux de convivialité et de fête pour les jeunes,
ça ne peut pas être que des lieux
où on doit payer l'entrée, consommer et payer.
C'est trop cher, faire la fête aujourd'hui à Paris.
Bien sûr que c'est trop cher.
Et d'autant plus qu'on vit dans des petits appartements.
Il y a des voisins, on ne peut pas créer de nuisances, etc.
Donc, l'idée, c'est vraiment d'avoir des fêtes plus nombreuses
et plus conviviales et plus organisées.
Ce n'est pas utopique. Attention, il y a plein de villes dans le monde.
Moi, je fais partie des gens qui ont vécu dans d'autres pays.
Moi, j'ai vécu en Amérique latine.
J'ai pas mal voyagé et j'ai vu des façons de faire la fête.
Je vous assure, vous pouvez aller danser sur une place publique
sans payer un centime.
Vous pouvez écouter de la musique
sans que ça vous coûte de l'argent.
Vous pouvez danser, faire la fête
et même boire des coups sans que ça vous ruine.
Vous pouvez venir avec votre propre boisson,
parce que c'est moins cher.
Et donc, l'idée, c'est de créer des espaces.
On se fait verbaliser par la police pour le son.
On a besoin de l'accompagnement de la ville
et de l'autorité publique, qui est la commune,
pour dire, on autorise ça.
La dernière fois qu'il y a eu un jeune homme, un DJ,
je crois, qui avait lancé une invitation à chaque lèche.
Je ne sais pas si vous vous rappelez.
Il y a eu un monde fou qui est venu
parce que justement, c'est l'occasion de faire la fête gratuitement,
d'avoir un moment et qu'on leur a envoyé les CRS.
Je m'appelle, mais il y a des images.
Ça a été scandaleux et le type,
en plus, ça a été poursuivi ensuite, n'importe quoi.
Et bien, ce qu'on propose nous,
c'est que tout ça, on puisse l'accompagner,
l'encadrer et permettre que ça se passe bien,
mais on multiplie les moments de faire la fête.
Ce n'est pas que pour les jeunes.
Ce n'est pas normal aujourd'hui
que tous ceux qui sont moins jeunes,
y compris des personnes âgées,
ne puissent pas avoir des moments de convivialité et de fête.
C'est important.
Ça fait partie du lien social, du bien-être.
Et quand on est dans une ville où la santé mentale
est devenue un problème grave, majeur,
c'est un phénomène de société
aujourd'hui auquel il faut faire face
et les politiques publiques doivent y répondre,
réparer la santé mentale,
aider les gens qui ont des troubles
ou des difficultés à ce niveau-là.
Ce n'est pas que des médicaments.
Ce n'est pas que de la psychologie
ou rencontrer un psychologue.
C'est aussi créer des moments et du lien social
de convivialité qui donnent du sens.
Voilà ce que je pense.
Et c'est pour ça qu'on veut travailler
à la démarche et en désassion de la fête.
Non, monsieur.
Il y a une affaire politique.
La fête est politique aussi.
Beaucoup de gens valideraient.
Il y a des réalisateurs qui est acteur
qu'on considère comme inclassables.
Mais réellement, vous avez été classés, LFI,
comme partie d'extrême gauche
par le ministère de l'Intérieur,
monsieur Laurent Nunez.
Vous êtes d'extrême gauche ou pas ?
Non.
Moi, je ne le suis pas.
Je ne l'ai jamais été.
Je viens plutôt, même à la base,
quand je commence, je suis adhérente
aux partis socialistes.
Je suis plutôt sos d'aime, très clairement.
Mes premières années,
je ne suis pas tendance rocar,
mais je suis tendance fabusse.
Alors qu'aujourd'hui, peut-être que les gens vous voient.
Non, la rupture, la rupture, c'est 2005.
C'est le traité constitutionnel européen.
Je suis fait partie des gens qui votent non.
Ils font une campagne pour le non.
Je me porte parole aux partis socialistes
de Laurent Fabus sur cette question-là.
Et donc là, j'ai un premier tournant
qui me positionne plus du côté de la gauche.
Pas radicale à ce moment-là,
c'est pas encore vrai,
mais de la gauche qui conteste l'ordre des choses.
Et puis arrive la rupture pour moi en 2007
avec le Parti Socialiste.
Je suis écurée par le Parti Socialiste.
Moi, je suis éliminée de l'investiture législative de 2007
alors que les militants socialistes ont voté pour moi
que les socialistes prétendent qu'ils veulent faire
de la diversité, de la parité, etc.
On m'élimine en me disant
« non, non, non, mais on va faire la diversité dans la diversité ».
Ils annulent le vote des militants
et ils désignent quelqu'un au prétexte
qu'elle, elle est entillaises et toi, t'es câbile.
Donc je suis écurée par cette vision racialiste, pour le coup.
– Mais dans le mauvais sens.
– Voilà.
Et du coup, je suis exclu parce que je fais dissidence,
mais c'est un choix que je fais en partant dissidence.
Je dis OPS, je veux plus de vous.
Et je fais pendant 4 mois, je suis à la gauche moderne
avec Jean-Marie Boquel qui lui a rejoint le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
À ce moment-là, je suis avec Fadella Amara,
je suis avec d'autres personnes avec qui j'ai milité
dans le mouvement Nipput-Lissoumise.
Et 4 mois à la gauche moderne, je me rappelle,
on me fait travailler sur le manifeste de la gauche moderne.
Je découvre le social libéralisme
et la théorie du social libéralisme.
Et en discutant avec Jean-Marie Boquel,
un jour au bout de 4 mois, il me dit « écoute,
t'es pas d'accord avec la baisse des impôts de Nicolas Sarkozy
parce que j'avais pris position contre en public,
il me dit « t'es pas d'accord avec la ligne sociale libérale
que moi je veux incarner à la Tony Blair ou à la Clinton ? »
Je lui dis « ben non. »
Il me dit « je pense que t'es plutôt de gauche,
il me dit « t'es encore trop jeune pour renoncer à tes convictions ».
Jean-Marie Boquel, qui est un homme plutôt centre-gauche, on va dire,
me dit ça.
Et donc j'ai gardé un bon souvenir de lui
parce qu'il avait été très sincère et honnête avec moi
et il m'a libéré de...
– Lui, il avait rejoint Sarkozy après.
– Lui après, il a rejoint Sarkozy, oui.
Mais bon, ce qui fait qu'ensuite je participe à la construction du Parti de gauche.
Et je suis parmi les membres fondateurs en novembre 2008 du Parti de gauche
et cette fois-ci, j'ai travaillé sur la ligne de la gauche radicale
avec l'influence du traité constitutionnel de la campagne, etc.
– Donc là, pour revenir à la question,
la question initiale, c'est cette polémique,
ce classement fait par le ministère de l'Intérieur qui dit qu'elle est fille
et d'extrême gauche et je crois que vous n'acceptez pas trop ça,
parce que c'est pas vrai, factuellement,
et surtout que Nunesz dit qu'il le fait pour nous punir
en quelque sorte d'avoir refusé, c'est les invitations de l'eau cornue
à déjeuner avec lui ou à manger avec lui
pour discuter du sort des projets de loi
qu'il voulait nous faire avaler contre notre regret.
Donc désolé, mais c'est pas parce qu'on refuse des invitations
à Matignon qu'on est d'extrême gauche,
c'est juste qu'on veut pas jouer à un jeu qui ne nous intéresse pas.
Il a mangé avec Boris Valot et avec Olivier Fort,
ils ont décidé de comment ils allaient faire sauter
l'attaque Zuckman ensemble
et comment ils allaient faire avaler ça à tout le monde.
Si c'est pour aller à des invitations,
pour manigancer dans le dos des électeurs et des Français,
ça ne nous intéresse pas, il nous punit de ça.
Mais je tiens quand même à rappeler qui est Nunesz.
Il ne faut pas oublier d'où vient cet homme.
Cet homme, c'est quelqu'un qui a été le patron
des renseignements politiques, d'accord ?
Ensuite, il s'est retrouvé secrétaire d'État à l'intérieur
et il a eu à gérer notamment la première crise des Gilets jaunes.
Pas tendre.
Ensuite, c'est quelqu'un qui est repassé préfète police à Paris.
Pas tendre, d'accord ?
Le maintien de l'ordre à Paris, les arrestations
pendant la réforme des retraites et compagnies, c'est pas attendre.
Là, maintenant, ils se retrouvent ministres de l'intérieur
et ils se comportent pas comme un ministre
parce que d'abord, ils viennent d'un gouvernement qui est illégitime,
ils ont perdu de les élections en juillet 2024
et ensuite, parce qu'ils décident de punir bêtement
à deux mois des municipales,
un mouvement d'opposition parce qu'ils ne se soumet pas.
J'ajoute une chose et j'attire l'attention des auditeurs.
C'est une anomalie d'avoir dans notre République
un ministre de la police en charge de l'organisation des élections
et du classement politique des opposants politiques.
C'est une anomalie démocratique totale.
– Il a déjà un képic que par partisans. – Bien sûr.
– Et là, il utilise ça pour... – On devrait être une bonne démocratie.
Ce serait un institut électoral indépendant.
Indépendant du pouvoir politique et gouvernemental
qui pourrait organiser des élections en toute confiance
parce que vous avez remarqué une chose,
c'est qu'il n'y a jamais de campagne pour l'inscription
sur les listes électorales menées par le gouvernement.
Ça devrait faire l'objet de clips à la télévision.
On devrait avoir des agents municipaux ou préfectoraux
qui se déplacent pour faciliter l'inscription sur les listes électorales.
Ils font tout pour avoir un suffrage sensitaire
avec le moins d'inscrit possible.
Donc, il faut changer et moi, ça m'inspire cela.
Il faut en finir avec ce système où le ministre de l'Intérieur
décide de qui est quoi dans la vie politique
et de qui a le droit de se présenter à une élections.
– Parce que là, rapidement, pour finir sur cette question d'extrême-gauche,
il y a certains de vos militants qui assument, qui veulent être d'extrême-gauche.
– On est la gauche radicale. On incarne la gauche radicale.
Il ne faut pas confondre radicalité et extrémisme, d'accord ?
Nous, on dit, on prend le pouvoir par les urnes.
Ça s'appelle la révolution citoyenne.
On l'a conceptualisée et si on l'a fait avec quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon
qui est un homme qui réfléchit, qui écrit des livres sur le sujet
ou qui écrit sur son blog,
si on l'a fait, c'est justement pour se distinguer de l'extrême-gauche.
Et c'est ça qui fait la grande différence.
On ne vous promet pas le grand soir,
mais on vous promet de vous investir, de voter
et c'est vous qui transformez les choses par votre vote.
On ne croit pas à l'invangarde révolutionnaire.
Je ne vais pas entrer dans toutes les théories de Marxiste
ou Trotskist ou autre,
mais voilà notre différence fondamentale.
– J'ai deux questions encore.
La question film d'horreur.
En mai prochain, vous serez au tribunal pour une affaire des scroqueries.
– Ouais.
– Est-ce que la future mère peut spayer le luxe d'être convoqué par la justice ?
– Malheureusement, on est dans un système aujourd'hui
où il est très difficile d'avoir une activité politique
et de ne pas risquer d'avoir une instruction ou une enquête préliminaire.
Moi, je me suis retrouvé dans cette affaire
qui est une pure instrumentalisation politique.
En 2018-2019, j'ai un conflit, un différent commercial avec le média.
On le règle.
– Le média que vous avez créé.
– Voilà, on le règle.
On le règle par un accord transactionnel
et on met fin à notre différent.
En 2021, c'est classé.
Là, une enquête préliminaire s'ouvre, à ce moment-là.
Un jour, on racontera qui sont les procureurs
qui ouvrent cette enquête préliminaire,
qui sont les mêmes, qui ont fait les perquisitions,
enfin peu importe, on s'en fout.
Mais il n'empêche que j'ai cette enquête préliminaire
qui ensuite mise dans un tiroir.
J'en entends plus parler, pendant 5 ans.
Subitement, il la ressorte au moment où j'annonce
ma candidature à la mairie de Paris.
Donc, moi, je crois qu'ils l'ont fait exprès,
ils l'ont fait si amant pour me coller pendant toute la campagne
ce genre de questions et que j'ai le droit qu'on me dise
mais vous allez passer en procès.
Mais pourquoi je passe en procès ?
Il n'y a pas de préjudice, il n'y a pas de victime,
il n'y a pas de plaignant.
Je passe en procès pour quoi ?
Donc, je vais me retrouver devant un juge pour lui dire quoi ?
Lui dire où sont les plaignants, où sont les victimes ?
On me dit, mais vous avez tenté de se croquer la banque.
Mais la banque, c'est plainte de rien,
parce que je n'ai pas tenté de les se croquer.
Il n'y a pas de plainte de la banque,
la banque n'est pas venue dire,
elle a essayé de nous dire qu'il n'y a pas eu de plainte,
parce que je n'ai pas tenté de les se croquer.
Donc, tout ça fait que j'ai plutôt le sentiment que
je suis un peu fatiguée, je vais vous dire les choses.
Franchement, de la façon dont aujourd'hui,
les plaintes sont posées comme ça, à droite à gauche,
mes camarades députés, il n'y en a pas un qui n'a pas,
soit une plainte parce qu'il a dit ceci,
soit une plainte parce qu'il a dit cela, c'est sans arrêt quoi.
La justice n'est pas là pour régler les différents politiques,
la justice n'a pas à se mêler de politique
et a décidé à qui on met un boulet pendant la campagne
et à qui on l'épargne,
parce que si la justice faisait aussi bien son travail,
il y a des sujets qu'on pourrait poser sur des responsabilités politiques,
y compris de certains qui eux sont épargnés de tout ça.
– Si on était dans une série, moi je reviens encore à mes séries,
on serait dans quel série ou dans un film là aujourd'hui le monde,
la vie politique, ça vous inspire quoi ?
– C'est la question pour conclure. – Non, pas trop d'idées.
– Moi je suis vraiment… – Mais ça peut être un livre, ça peut être.
– Je sais qu'il y a beaucoup de séries sur Netflix ou Amazon et tout ça,
mais j'avoue que je regarde pas des masses,
j'aime beaucoup les films argentins.
– Ah, bon ben on est dans un beau film argentin ?
– Ouais, un beau film argentin, mais il y a un film argentin
que j'avais beaucoup aimé qui était avec…
Alors comment il s'appelait ce film, vous savez,
où le type bête un câble, il a été très connu
mais le nom m'échappe là, à l'instant ça sert à rien que j'emporte,
je reste tombé. – C'est pas bon.
– Non, mais non, j'ai pas d'idées de séries dans laquelle on est.
Pas d'oublier pour ça. J'ai essayé, mais j'arrive pas.
– Oui, bon… – J'arrive pas à faire semblant.
– Non, c'est vrai. – Pas la peine.
– Non, mais c'est bien. – Ouais, c'est bien.
– Je vais pas faire semblant, j'aurai pu venir, c'est pas difficile,
j'aurai pu venir avec ma petite liste et vous lire les noms,
je sais que tout se le fond, j'imagine ils jouent le jeu comme ils disent,
mais j'arrive pas à être fausse.
– On n'est pas là pour être faux.
Merci en tout cas, bon courage pour la campagne, c'est le 15 mars prochain,
premier tour et le 22 mars pour le deuxième tour, si vous êtes qualifié, évidemment.
– Je le serai, je le serai.
N'écoutez pas ceux qui vous disent que les sondages,
je vous ai parlé de Mélenchon et de Noir à Mont.
– Pour l'instant, les sondages, vous êtes qualifié.
– Et la bonne nouvelle qu'on commence à avoir un peu partout,
c'est les inscrits sur les listes électorales.
Il y a un mouvement spécial, vous devriez vous intéresser à ce sujet.
Beaucoup de gens sont allés s'inscrire des jeunes et des quartiers pop.
Et moi je le sais parce que j'ai des infos sur 11ème, 20ème arrondissement
et on le voit en porte à porte.
Et je peux vous assurer que vous allez voir comment les sondages
vont se planter mes magistralements, pas qu'à Paris,
dans beaucoup de villes en France.
– Je vous souhaite la vie et belle comme film pour finir.
– Oh, pas mal.
– Merci.
– Vous demain nous appartiez.
– Demain nous appartiez, merci en tout cas.
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Radio Nova.
Personnage principal.
S-Dynamite-Chaouche.
Bienvenue dans Personnage principal.
A Radio Nova, on pense que la réalité, elle a dépassé la fiction.
Donc en fait, on se sert de la fiction pour analyser l'actu.
Et une fois par semaine, on va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Aujourd'hui, nous invitons, disons, une grande spécialiste des stratégies de campagne
mais également une politique qui aime fait railler, débattre.
Et comme ici, on passe par la fiction pour regarder la réalité.
On s'est dit que Fight Club, c'était pas mal comme titre pour l'émission.
Bonjour, Sophia Chikirou. Comment allez-vous ?
Ça va, merci. C'est gentil de demander. J'ai un peu mal à la gorge.
Donc je risque d'avoir la voix un peu déraillée, mais ça va.
Ça va aller. Vous êtes député de Paris.
Mais surtout, et c'est pour ça qu'on vous invite,
vous êtes candidate à l'élection à la mairie de Paris.
Ça aurait lieu les 15 et 22 mars prochain.
Et on commence par un extrait de Fight Club.
La première règle du Fight Club est qu'il est interdit de parler du Fight Club.
La seconde règle du Fight Club est qu'il est interdit de parler du Fight Club.
Alors pourquoi j'ai mis cet extrait ? Parce que votre parole, elle est rare.
C'est vrai, vous avez une place très importante à la France Insoumise.
Pourtant, vous êtes plutôt discret dans les médias par rapport à certains de vos camarades.
Est-ce que cette rarté s'est voulu ?
Ou parce qu'on vous invite peu dans les médias et qu'on vous craint ?
Non, personne me craint.
Ou alors il vaut mieux être craint que d'être pris pour quelqu'un de faible.
Mais non, je suis assez invité. Je ne me plains pas en termes d'invitation.
Je reçois beaucoup d'invitations. C'est moi qui refuse.
Alors pourquoi vous refusez ?
Parce que je choisis les émissions.
Je choisis les gens avec qui j'ai envie d'échanger
en fonction de l'intérêt que leur émission présente.
Et par exemple, j'ai beaucoup de mal à accepter les matinales.
Passamment parce que c'est tôt.
Mais aussi parce que le format des matinales maintenant est tellement standardisé
et tout le monde fait la même chose.
Tout le monde s'est aligné sur un mode de matinal
qui avait, il y a 10-15 ans, quand Bourdin avait commencé
la matinale un peu face à face.
Il y allait bousculer un peu, voilà.
On essayait de sortir la petite phrase, de coincer l'invité.
Maintenant, il n'y a plus que ça.
Donc vous allez en matinal, vous avez 8 minutes
et vous êtes censé survivre au fight club et la matinale.
Et finalement, quel est le message que vous passez aux gens ?
Vous sortez de là.
Quand je ne les écoute plus.
Mais chaque fois je me dis mais quel a été le message,
quel a été l'intérêt.
Donc je ne m'y intéresse pas.
Et une parole précieuse, c'est une parole rare aussi en politique ou pas ?
Vous mieux parler quand on a quelque chose à dire.
J'en ai assez aussi d'entendre les hommes et femmes politiques
faire du commentaire d'actualité.
Dans votre camp, certains vont parler tous les jours.
Non pas tous les jours parce qu'on n'a pas tant d'invitation
que ça à la France Insoumise.
Et si vous regardez le nombre d'invitation que la France Insoumise
ou les représentants de la France Insoumise
ont par rapport à d'autres voix de droite ou d'extrême droite,
je peux vous dire qu'on est encore sous-invité largement.
Et puis heureusement qu'il y a des collègues,
des camarades de la France Insoumise
qui se prêtent à ce jeu aussi pour faire passer nos messages.
Avec beaucoup de talents.
Moi je suis fan absolu de Manuel Bonpart.
Mais voilà.
C'est vrai, on l'a vu, ferraillé, pirmé en place.
Il fait beaucoup de fake checking, Manuel Bonpart.
Mais Manuel Bonpart, comme beaucoup des insoumis,
on travaille nos dossiers donc on connaît.
Donc ce n'est pas trop, c'est le coordinateur du mouvement.
C'est un leader de la France Insoumise.
Il est leader aussi dans le groupe parlementaire.
Il joue un rôle essentiel.
Il est par exemple sur le projet de loi des finances.
Il a beaucoup bataillé, il s'est beaucoup investi.
Ce n'est pas quelqu'un d'absent à l'Assemblée.
C'est quelqu'un qui s'investit énormément
tout en dirigeant le parti, en vous encampagnant au municipal.
Il est assez impressionnant, Manuel Bonpart,
dans sa capacité de travail.
Et cette façon de penser et de réfléchir,
c'est un mathématicien.
On l'invitera, mais aujourd'hui c'est vous, notre invité.
Les journalistes vous connaissent pas mal,
car on a en vous a longtemps présenté
comme une stratégie, la stratégie chez LFI.
La productrice en quelque sorte,
celle qui dans l'ombre réfléchissait,
mettait en oeuvre la communication dans votre mouvement.
Est-ce que c'est difficile de passer
des coulisses au projecteur ?
Ce n'est pas plus confortable avant.
C'est bien quand on n'est pas vu
et qu'on peut faire passer ce qu'on veut.
Non, il me présente...
Vous avez employé des termes vraiment très aimables.
Je vous en remercie.
Ce n'est pas dénigrant.
C'est plutôt valorisant
si on est sensible à la flatterie
d'une certaine façon.
Peut-être que ce n'est pas trop mon cas.
Mais en tout cas, la plupart des journalistes
ne me présentent pas de façon aussi aimable.
Quand ils parlent de moi, c'est pour dire
qu'elle est dans l'ombre, elle tire les ficelles,
elle manigance, elle profite de son
petit pouvoir de l'ombre
pour afflure. C'est ça qui disent les journalistes
me concernant.
Ce n'est pas vrai, parce que la France Insoumise
ne fonctionne pas comme ça, parce que les personnalités
sont insoumises que sont bon parts, panneaux,
guétés, et tant d'autres,
polvaniers, etc.
Nous, on sait que ça ne correspond pas à la réalité.
Je ne suis pas la stratégie de la France Insoumise.
Ce que j'ai fait pendant plusieurs campagnes,
que ce soit présidentielle, législative ou autre,
c'est faire ce que je savais faire,
mon métier, la communication politique.
Donc, c'est plutôt traduire une stratégie politique
en communication.
Voilà, je faisais ce métier-là.
J'ai été élu pour la première fois
en 2021 comme conseillère régionale
où j'ai accepté d'aller
de me porter candidate au nom de la France Insoumise.
Je ne l'avais pas fait en 2017
pour les législatives, j'avais refusé.
Le jour où j'ai accepté, je l'ai fait
avec l'idée que oui, j'allais devenir
une voix du mouvement,
mais aussi, je vous dis
une confidence, je vous fais une confidence.
À ce moment-là, je l'ai fait,
parce que je me disais finalement, je suis censé être
la femme de l'ombre,
mais je n'ai pas la parole,
et on ne voit pas de moi que je suis une militante politique
qui connaît aussi les sujets politiques.
Donc, j'ai voulu être élu
aussi pour cette raison-là, et dire
« Avec un mandat, je vais m'affirmer
politiquement ». Et donc, j'ai commencé
à travailler comme conseiller régionale,
puis j'ai été élu l'année suivante députée.
Moi, si les gens veulent vraiment me connaître,
il y a une façon simple
de connaître quelqu'un à travers son engagement
politique et son travail, c'est d'aller voir
ce que je fais à l'Assemblée nationale
ou au Conseil Régional, parce que vous verrez
sur mon site internet, sofiashikiroup.fr
vous verrez le travail
que je fournis réellement.
– Alors justement, pour vous connaître,
autant vous demander, on a une petite tradition ici.
C'est comme dans les films, on parle
de l'origine story de notre personnage
principal du jour. Comment
votre parcours vous a-t-il amené
à être député et candidat à la Mérite Paris ?
On a un peu envie de vous connaître. Pourquoi pas
votre vie, votre enfance, votre parcours
universitaire ou pas militant ?
– Il y a les grandes dates officielles
de la bio.
Moi, je suis né en Haute-Savoie.
– Une provinciale déjà, c'est important.
– Oui, je suis né en Haute-Savoie dans la
vallée de Larve. J'ai grandi dans un quartier
populaire, une petite ville qui s'appelle
toujours Sionzie,
avec des parents de la classe ouvrière.
Je viens d'une histoire familiale
qui est à la fois
une histoire ouvrière,
paysanne ouvrière, voilà, ça
se poursituait la classe sociale,
mais aussi une histoire familiale qui
est l'histoire de la France et de l'Algérie
sur plusieurs générations.
J'en suis profondément héritière
sans aucune rupture
et sans aucune animosité. Je connais
les deux histoires, je connais l'histoire commune.
Mon grand-père paternel
est arrivé pour la première fois en France.
Il avait 15 ans.
– Il avait 15 ans ? – Oui, 1922.
Il est arrivé en Savoie
à Saint-Jean-de-Moriel. – Et donc bien avant
l'indépendance d'Algérie. – Mais c'était
les allers-retour. Il faisait partie
de la vie. – Il a reconstruit la France.
– Après la première guerre. – Il était là.
À l'époque, il faisait six mois.
Puis il partait en Cabilie. Il revenait
six mois en Savoie ou à Marseille.
Et il travaillait. Il a travaillé
comme paysan. Il a travaillé dans la chimie.
Il a travaillé
comme docker à Marseille.
Et j'ai mon grand-père
maternel. Lui est arrivé, je crois, au début
des années 50, à Paris
dans les usines Citroën.
Et donc, il a commencé
à travailler les allers-retours.
Voilà. Donc ça, c'est l'histoire familiale.
J'ai beaucoup de femmes. – La France qui se lève tôt.
On parle à l'extrême droite.
– Oui, puis ils ont reconstruit,
non seulement ils ont reconstruit la France,
mais ils ont, par exemple, quand
il y avait la seconde guerre mondiale,
mon grand-père paternel était en France
pendant la seconde guerre mondiale.
Et les hommes avaient été mobilisés
pour la guerre. Les Français
avaient été mobilisés pour la guerre.
Et lui, il faisait partie de la main d'oeuvre
qui venait compenser l'absence
qui était partie combattre.
Et donc, il a vécu...
Il était traumatisé puisque mon père me l'a raconté
parce qu'il lui avait raconté
par les années 39-40
en France où la misère était totale et absolue.
Voilà.
Bon, voilà, c'est mon histoire familiale
qui est aussi une histoire très liée
à l'histoire politique naturellement.
Donc moi, je suis née dans un environnement
où la politique n'a jamais été étrangère
à l'histoire de la famille.
On parlait politique à la maison.
Parce que quand il était très jeune,
il est arrivé très jeune aussi en France.
Et très vite, il a été entouré
de communistes
qui l'ont recruté à la CGT.
Il a été formé.
Parce qu'à l'époque, il formait comme ça les ouvriers.
Et donc, il a été syndicaliste.
Il en a perdu son boulot.
Bon, je ne vous fais pas toute l'histoire, mais...
Et après, la politique, comment on arrive en politique ?
Moi, je fais partie...
Dans ma famille, c'était...
La fluence familiale,
c'était la politique qui était présente au quotidien.
Voilà, c'est comme ça. Vous l'écoutez.
Vous l'entendez.
Aujourd'hui, je me rends compte à quel point
on influence la vie de nos enfants.
Parce que dans ma famille,
je vois que les plus jeunes s'intéressent tous
à la politique. Tata fait de la politique.
Donc ils s'y intéressent tous.
J'aime la dernière, la plus jeune
de mes nièces
fait des affiches de campagne pour Tata.
Mais ils savent qu'il y a d'autres métiques,
la politique ou pas dans la famille ?
En fait, c'est un secteur des animaux.
Ah oui, vétérinaire.
Voilà, exactement.
On parlait tout à l'heure de votre
boulot
et de vos compétences en communication politique.
J'aimerais vous parler d'une de vos idées folles,
mais qui a fonctionné.
Je me rappelle de vous,
quand j'étais pour quotidien.
Je me rappelle de vous,
mais j'ai une image très précise
au moment de la campagne.
Je suis en Régis
et c'est le moment le plus
terrifiant.
Vous aviez le micro, là.
On parle des hologrammes.
Vous vous rappelez de ce moment-là ?
Regardez, je ne me rappelle que de ça.
Vous aviez une idée
qui avait fonctionné quand vous dirigez
la com' de Jean-Luc Mélenchon.
Si on vous donnait un Oscar de la politique,
ce serait celui des meilleurs effets spéciaux.
Car le fameux hologramme, c'était vous.
Comment vous avez venu cette idée ?
Vous pouvez nous rappeler
dans le monde entier.
Pour vous, c'est important les effets spéciaux politiques.
On a beaucoup parlé de ça.
Dans le monde entier.
D'abord,
ce n'était pas mon idée.
C'est une idée de Jean-Luc Mélenchon.
Il a vu un jour
notre hologramme.
Il adore la science-fiction.
Il est passionné de ça.
Parmi les choses qu'on pourrait faire
dans la communication,
il a cette idée de hologramme.
Il y a Bastien Lachaud et moi-même.
Il est à charge de
trouver comment on met cela en œuvre.
Avec Bastien, on travaille
à la faisabilité de l'hologramme.
On trouve l'idée formidable.
Il y a eu un précédent politique en Inde.
Mais ce n'était pas un hologramme en direct.
C'est un hologramme enregistré,
puis diffusé, projeté.
On nous dit que ça va être du direct.
Ça va être dans plusieurs lieux en même temps.
Première mondiale.
Ça ne s'est jamais fait.
On travaille avec des professionnels
très compétents et incroyables
qui arrivent à résoudre dans un temps record
tous les obstacles techniques
qui peuvent se poser
pour une diffusion en direct
dans 12 villes
dans les Outre-mer.
Ils arrivent à réduire le temps.
Il y a une histoire de 13 secondes.
Il faut réduire à 2 secondes
pour que tout arrive instantanément
chez tout le monde.
Il réussit à réduire à moins d'une seconde.
Le jour
où on me filmer
mais je suis...
Je me interessaie beaucoup
de l'ocrabe à l'époque.
C'est le moment
où on ne sait pas si on va réussir.
On essaie de faire les journalistes
parce qu'on fait les check
ou pas.
On appuie sur le bouton
et on a l'Hologramme
dans les villes en même temps.
Si tout le monde est prêt
d'ailleurs, de préparer l'avant, l'après, de filmer les réactions.
Enfin, c'est une vision très globale.
Et à ce moment-là, c'est moi qui donne le top départ pour le lancement.
Donc, il ne faut pas se planter.
C'est très, très, très, très stressant.
Enfin, beaucoup de gens qui sont dans le monde de la production de l'événement
ciel ou de la radio comme ça, de la télésaphe,
à quel point c'était des moments décisifs.
En une fraction de seconde, vous pouvez réussir ou échouer.
Et ce jour-là, c'est une réussite.
Ça avait marché.
Et je ressens, mais c'est plus qu'un soulagement.
C'est une fierté pour toutes les équipes.
Et on est avec les réalisateurs.
Et on est tellement heureux que, même eux, lâchent les caméras,
fin, la manette, on s'embrasse à ce moment-là.
Vous êtes là, je crois que vous avez filmé ce moment-là.
Oui, et vous dites après coup que ça vous a fait gagner
quelques points ou pas sur le résultat final ?
Ça a été un moment, ça a été un véritable tournant dans la campagne.
D'abord, ça a été une démonstration sur le fond,
parce que je vous rappelle qu'on faisait aussi les hologrammes
avec un programme qu'on n'arrivait pas à partager,
qui était autour des nouvelles frontières, du numérique notamment,
et de l'espace.
On est les premiers, en 2016-2017,
à mettre dans notre programme que le numérique,
qui aujourd'hui tout le monde en parle, tout le monde sait,
le numérique, intelligence artificielle, etc.
Mais on est les tout premiers à mettre ça dans notre programme
comme une politique publique que l'on veut guider,
dans laquelle on veut investir.
Et si on avait été élu,
on aurait fait beaucoup mieux que le laisser faire
et la perte de souveraineté nationale
qu'on connaît désormais dans ce domaine-là,
puisqu'on avait une vision justement qui était planifiée
pour garder notre souveraineté sur les données,
sur la maîtrise de l'espace, etc.
Et quand je parle de la maîtrise de l'espace,
je veux parler aussi de l'occupation de l'espace,
parce que c'est sainte-tédit envoyé désormais sans limite
par un certain nombre d'entreprises privées,
dont celle d'Elon Musk.
Enfin bref, en tout cas à ce moment-là,
on voulait faire passer ces messages
et on réussit à faire passer le message de la modernité,
de la compréhension des enjeux du monde et tout cela.
Donc ça a été un véritable tournant sur le plan programmatique
mais aussi un véritable tournant sur le plan politique,
parce que si vous vous rappelez bien à ce moment-là,
Benoit, on vient d'être désigné par la primaire du Parti Socialiste.
Et il est devant dans les sondages.
Il nous dépasse du simple double.
Il est, je crois, à 18, on est à 9 dans les sondages.
Et ce moment permet une véritable bascule,
parce qu'on attire l'attention de toute une jeunesse,
on attire l'attention de plein de gens à gauche
qui en ont marre d'être traités de genre ringards, dépassés.
Oui, et le candidat, paradoxalement le plus âgé,
je crois, Jean-Luc Mélenchon, devient le plus moderne avec ce truc-là.
Voilà, exactement.
Bon, alors dans beaucoup de films,
il y a un goût de cop et un bat de cop.
Vos adversaires et détracteurs disent que vous êtes durs,
vous aimez provoquer aussi.
Vous assumez ce rôle ou c'est injuste,
ce reproche qu'on entend à Sophia Chiquirou.
Elle aime la bagarre.
Non, je n'aime pas la bagarre, mais faut pas vous embêter.
Non, ce n'est pas qu'il ne faut pas m'embêter.
Vous savez, il y a des gens qui vous traitent,
parce que leur position sociale ou leur éducation
fait qu'ils ont une position de domination avec vous
ou de mépris social.
Et moi, je sais distinguer ça, je sais le reconnaître,
parce que quand je parle de mes origines sociales,
je vous parle aussi derrière,
pour ceux qui comprennent ce que cela signifie,
il y a un parcours se faire accepter dans un certain monde
ou se faire reconnaître pour son travail.
Moi, je me souviens de Zindin Zidane qui explique
qu'il faut travailler deux fois plus,
trois fois plus que les autres pour être reconnus au même niveau.
Moi, dans mon parcours professionnel,
on ne m'a jamais facilité la vie.
Quand je réussis Sciences Po à l'âge de 18 ans,
à l'époque c'est un concours,
je n'ai pas eu de prépa avant,
parce que moi, je n'ai passé mon été à travailler
au McDo et à faire le ménage
pour avoir un peu d'argent pour ma rentrée.
Je n'ai pas eu de prépa.
Donc pour moi, ça a toujours été un travail
avec plus acharné.
Et quand je rencontre des gens qui font preuve de mépris,
mais ça s'arrive aussi à Jean-Luc Mélenchon,
par exemple, ou à d'autres chez nous,
qui nous traitent avec mépris ou avec condescendance
ou qui essayent d'imposer une domination.
Alors, ça peut être une domination physique, sociale, un peu de ton.
Je ne suis pas tendre en réaction en face.
Et je dis toujours aux gens, je le dis vraiment,
je dis, vous pouvez dire tout le mal du monde
me concernant dans mon dos.
Allez-y, vous pouvez vous en donner à cœur joie.
Mais ne pensez pas que vous pouvez me le dire en face.
Ne pensez pas qu'en face,
vous pouvez venir parler mal de moi
ou mal me parler sans que je réagisse.
C'est tout.
Et à partir de là, les gens qui vont vous dire
Sophia est dure, souvent c'est parce qu'ils ont eu à faire à cela.
C'est sûr que si vous me traitez mal,
ne vous attendez pas ce que je vous souris en retour.
Ce n'est pas mon caractère.
Justement, je crois que vous avez même presque théorisé
ou vous assumez, moi, j'en avais déjà parlé avec vous,
une certaine stratégie, un peu de l'attention
avec le système, avec les médias.
Avec les journalistes, vous ne pensez pas
que la vie peut être un long fleuve tranquille.
Vous pensez que c'est quand même,
il faut mettre la pression sur la presse et les médias.
Vous êtes d'accord, vous assumez toujours cette ligne ou pas ?
D'abord, ce n'est pas vrai.
Je n'ai jamais dit ça, ce n'est pas l'idée.
L'idée, c'est que les médias, les journalistes ne sont pas neutres.
Ce sont des acteurs du débat public et de la compétition politique.
Ils jouent un rôle et je ne connais aucun journaliste
qui se comporte de façon neutre avec tout le monde.
Ce n'est pas vrai, ça n'existe pas.
Et en plus, le journaliste a un patron.
Donc il est dépendant d'une ligne éditoriale
que lui-même ne définit pas.
Il rejoint une rédaction, il adhère la ligne éditoriale.
L'actionnaire principal pèse quand vous êtes dans un média de Bolloré,
ce n'est pas neutre, ce n'est pas vrai.
Quand vous êtes dans un média de Bernard Arnault, ce n'est pas neutre,
ce n'est pas vrai, même de votre patron ici.
Ce n'est pas neutre, Mathieu Pigasse.
Donc il y a une influence.
Et ces grands patrons, dont certains sont des oligarques,
ces grands patrons ne possèdent pas des médias
parce que le média est rentable.
Parce que les médias, les journaux ne sont pas rentables.
C'est comme un service public, en réalité,
on met de l'argent pour faire de l'information, ce n'est pas rentable.
Donc dès lors, s'ils ont des médias,
c'est parce qu'ils les utilisent pour de l'influence.
Donc les journalistes ne sont pas neutres.
À partir de là, j'ai pu avoir les meilleures relations du monde
avec beaucoup de journalistes.
S'ils sont corrects et respectueux des règles de base,
de la déontologie, des règles de base, du bon traitement.
Dernière expérience que j'ai eue en interview avec une journaliste,
ça m'a refroidie d'en accepter d'autres.
Je suis désolée pour tous les journalistes qui m'écrivent
et qui voudraient me voir à déjeuner ou prendre un café,
mais vous pouvez vous en prendre à votre collègue de la tribune du dimanche.
Je ne m'aime plus comment elle s'appelle Vigourot, je crois.
Vigourot, je sais pas.
Mais j'accepte un déjeuner avec elle.
Je passe une heure et demi où elle me pose toutes sortes de questions
parce qu'elle me dit qu'elle veut faire mon portrait.
Ou un peu comme vous, là.
Je réponds, je me prête aux jeux.
Je réponds et elle me demande même qu'elle est mon livre préféré,
qu'elle est le livre qui m'inspire.
Moi, je me dis, toi, c'est des questions de ma vie, un film.
Même mes lectures sont intimes pour moi.
Donc je me dis, bon, je me prête aux jeux, je réponds.
Le portrait sort, elle a rédigé l'article avec Wikipédia.
C'est pas possible autrement.
Il n'y a rien de ce qu'on s'est dit dans l'entretien.
Elle parle de mon steak.
Mais j'ai envie de dire, mais on va parler du tiens aussi.
Pourquoi elle parle pas de son steak à elle ?
Je me dis, moi aussi, je vais rédiger un artil.
Et je vais raconter cette journaliste devant son steak.
Elle a avalé en 15 minutes pendant que moi,
je n'arrivais pas à bouffer les murs.
Pardon, mais c'est ridicule.
Et donc je me dis, mais j'ai perdu une heure et demi de mon temps
avec quelqu'un qui aurait très bien pu faire
exactement le même papier sans me voir.
C'est pas la peine de me déranger
si votre papier est écrit à l'avance
ou si votre rédacteur en chef l'aurait écrit derrière vous.
Bon, ce n'est pas pour tout de suite
la grande réconciliation avec les journalistes.
Non, je dis, regarde, la preuve, je suis là.
Oui, bien sûr.
Je suis là avec vous.
Je fais plus confiance au direct,
du coup, plutôt qu'à autre chose,
parce que je ne vais pas accepter des invitations à déjeuner,
à prendre des cafés pour parler.
Les journalistes m'invitaient énormément à prendre de la déjeuner.
Je ne sais pas pourquoi.
Il y a une obsession du déjeuner de presse.
Mais pourquoi, finalement, je vais le faire ?
Si infiner, c'est pour obtenir ce genre de papier
ou ce genre de reportage.
Honnêtement, tout le monde pose les mêmes questions.
Il n'y a aucune originalité.
Pourquoi vous n'aimez pas voir les journalistes ?
Pourquoi vous dites ceci sur Grégoire ?
Et pourquoi ?
Et que pensez-vous de Daty ?
Ça va arriver, ça va arriver.
Mais qu'est-ce qu'on veut d'origine originale,
avoir arrivé ?
Je suis un peu déformulé différemment.
Vous-même, vous aviez une utopie,
quand même, c'était de créer un média de gauche indépendant.
C'était le média, même, le nom du média.
On va dire que c'est quoi ?
Ça a été une réussite relative.
Il y avait un scénario qui était beau,
mais le film...
Total, la réussite.
Le média existe.
Le média existe toujours.
Mais on va dire qu'on...
C'est pas l'ampleur que j'avais, l'ambition que j'avais pour.
C'est vrai qu'il existe encore ?
Oui, il existe encore.
Maintenant, c'était 2018, on a commencé en 2017.
On est donc 9 ans après, il est là.
Il y a une nouvelle équipe qui est en place,
intéressante, qui mérite vraiment d'être connue.
Moi, je reconnais qu'ils essaient de faire ce qu'ils peuvent.
Ce n'est pas facile d'avoir un média et d'essayer de le faire exister.
Surtout que celui-là a été particulièrement attaqué
et puis qu'il a été entre les mains de pas toujours des bonnes personnes.
Je ne me mets pas dans le lot des mauvaises personnes.
J'ai fondé ce média.
J'ai travaillé pour le créer.
J'ai imaginé le concept des socios.
Je voulais en faire une coopérative d'intérêt collectif,
justement pour le rendre plus indépendant d'un propriétaire.
J'ai essayé de mettre en oeuvre toute la conception
que j'ai de l'indépendance de l'information,
de la participation citoyenne dans l'information
et dans la production d'un média.
J'ai essayé de faire tout cela.
On a convaincu énormément de monde de le faire.
Quand j'ai quitté, il y avait 30 000 socios.
Il y en avait pas tant quelques milliers.
C'est dommage, mais il n'est pas mort.
Et c'est finalement une réussite.
Là, je le dis aujourd'hui avec le recul.
Peut-être qu'il y a quelques années,
je ne vous aurais pas dit ça.
Mais aujourd'hui, je pense que c'est une réussite
parce qu'il a survécu à tout le monde.
Même si la suspicion de départ,
c'est-à-dire est-ce qu'un parti politique
peut créer directement des médias ?
En 2007, personne ne s'en rappelle.
C'est dommage les gens où la mémoire courte.
Mais Mediapart est créé par Ségoleine Royale
qui lance un appel au don pour financer Mediapart.
Elle est du parti socialiste
et tout le monde connaît la tendance politique de Mediapart.
En tout cas, elle est très anti.
Elle est fille, mais elle est plutôt sauce d'aimes.
Et tout le monde le sait et il existe.
Et leur plus grande enquête après, c'est sur Kéuzac.
Bon, ils l'auront bien rendu.
Ah oui, mais après, justement,
si vous réussissez à faire un média
qui arrive à avoir une certaine indépendance,
mais des médias politiques,
l'humanité a été créée par la SFIO, etc.
Donc non, je ne suis pas d'accord avec le fait.
Et au nom, on a été surattaqués.
Et parce que, finalement,
chaque fois que la France Insoumise prend une initiative,
vous l'aurez remarqué,
la levée de Bouclier va de l'extrême droite
jusqu'au socialiste, parfois au communiste.
Vous arrivez à fédérer contre vous.
Bah, des fois, pas toujours pour les bonnes raisons.
Il y en a qui nous combattent idéologiquement.
Ils ont... C'est normal qu'on va peut-être idéologique.
Mais il y en a qui sont juste mesquins et jaloux, c'est tout.
Il faut dire les choses comme elles sont.
Allez, parlons de Paris.
On va parler de Paris, parce que vous êtes là aussi.
Pour ça, vous êtes candidat à la Mérite Paris.
Alors, pour cette candidature,
on va commencer par jouer un jeu, déjà.
Et après, on va rentrer dans le vif du sujet pour chacun,
chacune est candidat.
Si vous voulez, si vous trouvez,
est-ce que vous pouvez me donner une série, un film, un personnage,
un livre, tout ce que vous voulez,
quelque chose qui vous vient par la tête, voilà.
Sarah Knapho, ça serait qui pour vous ?
J'ai beaucoup... J'ai essayé de me prêter au jeu, honnêtement.
Parce que je connais le...
Voilà, j'ai donné concept avant, comme ça.
Ouais, je suis vraiment pas forte pour ça.
Mais Sarah Knapho, j'ai trouvé...
Mais la première idée, elle était monstrueuse.
C'est Dexter, mais c'est parce que...
Mais c'est parce que...
Moi, je parle que de ce que je connais.
Si je n'ai pas vu une série, je ne vous en parle pas.
C'est pour ça que je ne vais pas répondre à toutes les questions.
Mais j'ai pensé à Dexter, parce que c'est vraiment là,
dans cette campagne municipale.
Elle va se présenter avec le sourire, la normalité.
On pourrait presque croire que c'est une parisienne comme une autre.
Et derrière, son projet et la face cachée,
c'est sa détestation d'une bonne partie de la population,
par pure racisme.
Et on l'imagine très bien, finalement,
si par malheur elle était élue,
elle est partir à la chasse...
Pardon, mais au musulman ou...
Donc, non, je l'imagine bien comme ça, oui.
Après, on m'a dit, mais tu penses pas aussi que c'est Janis de Franz ?
J'ai regardé cette série quand j'étais jeune,
qui sourit beaucoup, parce qu'elle a ce sourire qu'elle affiche
en toute circonstance maintenant,
qui est complètement délirante, elle a bardé là.
Ils ont des communicants qui leur disent souris.
Ce qui compte, c'est de sourire,
parce que les gens ne retiennent rien,
mais c'est une image qui va les marquer.
Et donc, elle sourit à tout.
Je m'en rappelle, Janis.
Emmanuel Grégoire.
J'y arrive pas, Emmanuel Grégoire.
J'ai cherché, hein.
Vous trouvez pas de...
Bah, j'ai cherché dans les traîtres.
J'ai cherché, mais quel est le traître,
parce que c'est vraiment des gens,
finalement, se faire élire sur le programme
du Nouveau Front Populaire,
trahir et ensuite expliquer que non, pas du tout,
c'est tout à fait normal de se faire élire sur un programme
et de faire une autre alliance avec le gouvernement macroniste,
le cornu.
Il n'y a pas de mal à voter le projet de loi de sécurité sociale
qui coupe 5 milliards d'euros à la sécurité sociale.
Il n'y a pas de mal à laisser passer un projet des finances
qui prévoit 35 milliards d'économies,
4000 postes d'enseignants supprimés.
Voilà, il s'est fait élire sur tout le contraire de ça.
Et finalement, il fait cette politique là à l'Assemblée nationale,
mais tout va bien.
Donc, un personnage de traître, chacun pourra chercher trop...
Ouais, je ne sais pas, il en a tellement.
Rachida Dati, la candidate de droite.
Rachida Dati, je n'ai pas trouvé de personnage en particulier,
mais ce qui me frappe dans toutes ces interventions,
parce que j'essaye de suivre un peu ces...
Elle a beaucoup de temps d'antenne, je trouve Rachida Dati tant mieux pour elle,
mais du coup, j'essaye de voir ce qu'elle a raconté à proposer comme contenu.
Et je suis frappée de voir que des gens qui sont présents dans la vie politique
depuis aussi longtemps,
qui ont occupé les plus hautes responsabilités,
quand même ministres, ce n'est pas une petite responsabilité,
ont une si faible maîtrise des sujets
et une si faible connaissance des enjeux et des gens des citoyens.
Alors, elle promet, comme si elle prenait les gens pour des imbéciles,
dès que je suis élu, le lendemain tout change.
Peut-être pour elle, parce qu'elle sera satisfaite,
elle sera contente de jouer la reine de Paris,
mais rien, non, c'est pas comme ça que ça se passe la politique.
À quel moment les gens vont croire un tel propos ?
Donc, je ne sais pas quel serait un personnage qui ferait ce genre de choses,
qui à la fois maîtrise mal les dossiers,
fait des promesses grandilocantes et totalement irréalistes.
Et la seule chose dont vous pouvez être sûre avec elle,
c'est que si elle est élue,
ce sera de la privatisation de la vente du patrimoine.
Mais vous me direz, Emmanuel Grégoire, j'ai vu son budget hier,
il promet aussi de vendre pour 400 millions d'euros de patrimoine en 6 ans,
ce qui fait 2 milliards, 400 millions de patrimoine.
C'est-à-dire, il va vendre tout ce qu'on possède à Paris,
tout nos biens communs, pour financer quoi finalement ?
On se pose la question parce qu'il promet qu'il n'y aura pas de hausse
de son budget de fonctionnement,
c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de hausse des salaires
ni des recrutements d'agents, par exemple.
Donc moi, je me dis si c'est pour faire austérité à la socialiste
ou austérité à la macroniste,
finalement, ils se retrouvent bien ensemble.
Vraiment, moi, j'alerte les gens qui nous écoutent là-dessus.
Regardez ce que l'un et l'autre, que ce soit Dati ou Grégoire,
vont mettre dans le budget.
Parce que si c'est pour vous promettre de vider le patrimoine des Parisiens,
de faire ensuite de l'austérité budgétaire dans les services publics,
la ville va certainement pas s'arranger dans le sens que vous espérez
si vous êtes des électeurs de gauche.
– Le moins connu, Pierre-Yves Bournazel.
– Pierre-Yves Bournazel.
Et il est pas connu, mais c'est incroyable,
parce qu'il est élu depuis 2008 à Paris.
– Ça fait longtemps qu'il a...
Physiquement, c'est un peu Harry Potter dans Accé-Lunette.
Là, c'était une attaque.
– Il est...
Il n'a rien fait, en fait.
Moi, je ne sais pas.
Quand vous êtes élu depuis aussi longtemps dans une ville, dans un mandat,
il faut toujours demander aux gens,
mais qu'est-ce que vous en avez fait de ce mandat ?
Qu'est-ce que vous avez fait entre 2008 et 2026
aux services des parisiens, concrètement ?
Non, je n'ai pas trop d'idées le concernant.
Il n'est pas...
Alors, bon, j'ai remarqué qu'il est prêt à tout promettre.
Alors là, le jour où j'ai vu, il dit,
interdiction du Airbnb à Paris.
Formidable, mais Édouard Philippe et Gabriel Attal,
ils sont à l'Assemblée nationale, au gouvernement.
Quand la proposition de loi est passée,
ils l'ont tout fait pour la bloquer en nous expliquant,
il faut de la liberté pour les petits propriétaires
qui ont besoin d'une petite rente
pour pouvoir boucler leur fin de mois difficile.
Donc là, oui.
Vraiment, j'aimerais bien que tous les candidats
se mettent à respecter les électeurs.
Moi, c'est l'effort et la promesse que je peux faire.
On vous respecte, on ne vous prend pas pour des imbissiles
ni pour des poissons rouges à la mémoire courte.
Regardez ce qu'on fait à l'Assemblée nationale,
regardez ce qu'on vous propose.
Lundi prochain, moi, je vais présenter mon chiffrage,
donc mon budget.
Le budget, il correspondra aux promesses qu'on fait dans le programme.
Et je ne vais pas vous dire avec l'ambition de mon programme
de réparer le logement, de réparer l'éducation communale,
de réparer la santé, de préparer l'avenir et de faire de l'écologie,
je ne vais pas vous dire que ça ne va pas coûter d'argent.
Je vais vous dire que ça va coûter de l'argent.
Voilà les moyens que je mets en face.
Je pense que je serai la seule à vous annoncer
que je suis prête à mettre des moyens
pour mener à bien cette politique que je propose.
Allez, imaginons un deuxième tour où la droite est susceptible de gagner
un accord avec Emmanuel Grégoire, le candidat du PS pour Bâtre-d'Ati.
Ce serait pour vous, le pacte des loups,
l'associé du diable ou mission impossible.
Attendez, imaginons un deuxième tour.
Vous êtes qualifié, vous êtes aussi qualifié.
Et ça se trouve, je suis même en tête de la gauche.
Dans mon scénario, à moi, laissez-moi mon petit scénario.
Je n'ai pas beaucoup de pouvoir.
Donc c'est Emmanuel Grégoire en tête avec Rashid Adati.
On s'en fout qui est premier, qui est deuxième.
Et pour Bâtre-d'Ati, il faudrait ou en tout cas,
serait moins risqué que vous fassiez alliance avec Emmanuel Grégoire.
Il ne veut pas.
Mais votre scénario, au fait, là, c'est science-fiction.
Mais il ne veut pas.
Il faut l'écouter, écoutez les gens quand ils vous parlent.
Moi, je ne suis pas une menteuse.
Donc je vous dis des choses.
Depuis le 2 juillet 2025 et encore hier dans les échos,
Emmanuel Grégoire répète chaque semaine sans varier,
pas d'alliances ni au premier,
ni au deuxième tour avec la France Insoumise.
Il n'a pas changé.
Et vous, quelle est votre position ? Est-ce que vous seriez prêt ?
Est-ce que lui peut dire une chose ?
Moi, je vous pose à vous, je sais que lui, il pense ça.
Mais est-ce que vous, vous pourriez lui mettre la pression ?
Ils ont écouté.
Pour faire battre la droite,
moi, je vous propose une alliance que la gauche,
elle doit être unie pour battre la droite.
Moi, j'ai dit, si c'est moi qui suis au premier tour en tête,
je tend la main,
aux écologistes, aux communistes, aux socialistes qui le veulent,
pour faire alliance et battre la droite.
Et si vous êtes derrière ?
Mais si je suis derrière, c'est lui qui ne veut pas.
Donc moi, je vous pose la question suivante.
Je vous dis, est-ce que Emmanuel Grégoire,
il sait très bien qu'il ne peut pas gagner seul.
Donc il va avoir besoin d'une alliance au deuxième tour,
s'il voulait gagner.
Et vous pensez qu'il va regarder Bournazel, par exemple ?
C'est évident.
On ne l'a pas entendu dire.
Pas d'alliance avec Bournazel.
Le candidat Macroniste que j'explique aux gens, ouais.
Oui, mais d'ailleurs aussi, elle est candidat de Macroniste.
C'est la difficulté de tout cet embrouille qu'il y a.
Mais très clairement, si il dit pas d'alliance avec elle et fille,
c'est que son alliance,
il est en train de la préparer avec Pierre-Yves Bournazel.
Et ça a du sens, politiquement.
Ils ont trahi l'alliance du Nouveau Front populaire
pour s'allier avec le bloc central à l'Assemblée nationale
et maintenir la politique Macroniste jusqu'en 2027.
Ils vont faire exactement la même chose au niveau de Paris
et d'autres grandes villes.
Je vous le garantis, il n'y aura pas que Paris qui sera concerné.
C'est leur objectif, c'est recréer un centre
qui ferait du centre gauche, centre droit.
Voilà, c'est comme ça qu'il l'envisage.
Avec des petits satellites qui auraient le droit à leur petite place,
les écologistes, les communistes.
Et puis ils se fâchent pas trop
parce qu'ils seront bien contents d'être élus,
parce que le principe de leur union, c'est sauvons les places
pour démarrer, parce que si vous cherchez la cohérence politique
entre des gens qui votent la censure, d'autres qui ne la votent pas,
des gens qui votent la sécurité sociale, d'autres non, etc.
vous ne la trouverez pas.
Donc oui, je pense que c'est cette reconfiguration politique là
qui est envisagée par Emmanuel Grégoire,
dont la tendance politique rejoint celle de François Hollande.
Il l'a amené d'ailleurs dans sa campagne comme soutien.
Justement, on a presque l'impression que votre grand méchant,
c'est un peu Emmanuel Grégoire dans cette campagne,
d'ailleurs, lui aussi, vous ménage pas
et il aime bien vous comparer Rashid Adati.
Il a fait notre micro.
Pourquoi il vous voit un peu comme les sœurs jumelles un peu ?
Chaque fois, il fait toujours ce parallèle entre vous deux.
Mais parce qu'il a un arrière-fond et des préjugés, c'est tout.
C'est trop facile. Voilà, il est marqué par ça.
Il n'arrive pas autrement.
C'est tout, c'est aussi simple que ça.
Mais je lui ai dit, je lui ai dit, tu sais...
Pour parler clairement,
vous pensez que c'est par rapport à vos origines ou pas ?
Mais clairement.
Clairement, ce type-là,
ce n'est pas comment aborder deux femmes de caractère
si ce n'est de les mettre en disant,
mais oui, c'est de ma grébine là.
C'est tout, c'est ça qu'il y a derrière.
Je ne vais pas faire semblant.
Je lui ai dit, parce que je l'ai croisé dans un débat
à Paris sur les quartiers populaires,
je l'ai croisé et je lui ai dit.
Je lui ai dit, mais en fait, c'est tellement raciste
et tu fais mine de pas en avoir conscience
alors qu'on en avait déjà discuté auparavant
à l'Assemblée nationale un jour où je le croise.
Je lui ai dit, c'est toi qui lance la rumeur
que Rachida, Dati et moi, on aura un pacte.
Il me dit en souriant, oui.
Ah oui ?
Oui, oui.
Et je l'ai raconté à deux journalistes il y a quelques temps,
donc c'est un fait, c'est une chose qui est arrivée.
C'est lui qui fait ça avec la seule idée de nuire.
Et je lui avais dit déjà, en lui répondant publiquement sur Internet,
qu'il y avait un arrière fonds raciste à cela
et sexiste par-dessus le marché,
d'imaginer une alliance entre deux femmes
que tout oppose Rachida, Dati et moi.
On ne vote pas le budget ensemble à l'Assemblée nationale.
Je suis une opposante au gouvernement.
Très clairement, moi je ne joue pas à la moitié.
Je ne fais pas opposante à moitié.
Je fais clairement opposante à l'Assemblée nationale.
Je suis opposante à la droite, à la région,
Île-de-France où je suis élu.
Je suis opposante dans cette élection municipale à Rachida, Dati.
Donc quel est le point commun entre quelqu'un qui s'oppose
comme moi, je m'oppose avec autant de clarté à quelqu'un.
Et finalement, si ce n'est que nous sommes deux femmes
d'origine maghrébine et d'origine sociale ouvrière.
Et donc, il n'y a que ça chez lui.
Mais c'est un problème parce que quand le nouvel Ops
nous fait aussi un signe d'égalité entre nous deux
en disant qu'ils sont toutes les deux brutales opportunistes.
Non mais vous, vous êtes juste sexistes et racistes.
C'est tout ce que j'ai à vous dire.
Je n'ai même pas envie de les rencontrer ces journalistes.
Je ne veux même pas leur parler.
C'est bon, j'ai passé l'âge d'être sympa
avec les racistes et les sexistes.
Je ne le suis pas.
Vous êtes racistes, vous êtes sexistes.
Tenez-vous à distance de moi.
Je n'ai pas de temps à perdre avec vous.
Eh bien, c'est clair.
C'est clair.
Ce n'est pas méchant de dire ça.
Non, c'est clair.
Mais pourquoi ce serait méchant ?
Vous voulez que je fasse mon hypocrite ?
Je dis, c'est clair.
Je n'arrive pas à être hypocrite.
Quand je suis hypocrite, après, j'ai mal à la gorge.
Alors, j'ai regardé votre programme.
Il y a une propale qu'on aime bien ici à Radio Nova.
Change de vraiment le sujet.
Vous voulez démarchandiser la fête.
C'est quoi ce projet ?
X de fou pour Paris Sérielle.
Les boîtes sont gratuites.
On fait des maisons auto-gérées.
Je ne sais pas si vous avez le souvenir
de la dernière fête de la musique.
De la dernière fête de la musique, exactement.
Ouais, c'était bien.
C'était bien, mais c'était que ça, marchandiser.
Il fallait...
Moi, quand je dis démarchandiser,
c'est qu'à un moment donné,
les lieux de convivialité et de fête pour les jeunes,
ça ne peut pas être que des lieux
où on doit payer l'entrée, consommer et payer.
C'est trop cher, faire la fête aujourd'hui à Paris.
Bien sûr que c'est trop cher.
Et d'autant plus qu'on vit dans des petits appartements.
Il y a des voisins, on ne peut pas créer de nuisances, etc.
Donc, l'idée, c'est vraiment d'avoir des fêtes plus nombreuses
et plus conviviales et plus organisées.
Ce n'est pas utopique. Attention, il y a plein de villes dans le monde.
Moi, je fais partie des gens qui ont vécu dans d'autres pays.
Moi, j'ai vécu en Amérique latine.
J'ai pas mal voyagé et j'ai vu des façons de faire la fête.
Je vous assure, vous pouvez aller danser sur une place publique
sans payer un centime.
Vous pouvez écouter de la musique
sans que ça vous coûte de l'argent.
Vous pouvez danser, faire la fête
et même boire des coups sans que ça vous ruine.
Vous pouvez venir avec votre propre boisson,
parce que c'est moins cher.
Et donc, l'idée, c'est de créer des espaces.
On se fait verbaliser par la police pour le son.
On a besoin de l'accompagnement de la ville
et de l'autorité publique, qui est la commune,
pour dire, on autorise ça.
La dernière fois qu'il y a eu un jeune homme, un DJ,
je crois, qui avait lancé une invitation à chaque lèche.
Je ne sais pas si vous vous rappelez.
Il y a eu un monde fou qui est venu
parce que justement, c'est l'occasion de faire la fête gratuitement,
d'avoir un moment et qu'on leur a envoyé les CRS.
Je m'appelle, mais il y a des images.
Ça a été scandaleux et le type,
en plus, ça a été poursuivi ensuite, n'importe quoi.
Et bien, ce qu'on propose nous,
c'est que tout ça, on puisse l'accompagner,
l'encadrer et permettre que ça se passe bien,
mais on multiplie les moments de faire la fête.
Ce n'est pas que pour les jeunes.
Ce n'est pas normal aujourd'hui
que tous ceux qui sont moins jeunes,
y compris des personnes âgées,
ne puissent pas avoir des moments de convivialité et de fête.
C'est important.
Ça fait partie du lien social, du bien-être.
Et quand on est dans une ville où la santé mentale
est devenue un problème grave, majeur,
c'est un phénomène de société
aujourd'hui auquel il faut faire face
et les politiques publiques doivent y répondre,
réparer la santé mentale,
aider les gens qui ont des troubles
ou des difficultés à ce niveau-là.
Ce n'est pas que des médicaments.
Ce n'est pas que de la psychologie
ou rencontrer un psychologue.
C'est aussi créer des moments et du lien social
de convivialité qui donnent du sens.
Voilà ce que je pense.
Et c'est pour ça qu'on veut travailler
à la démarche et en désassion de la fête.
Non, monsieur.
Il y a une affaire politique.
La fête est politique aussi.
Beaucoup de gens valideraient.
Il y a des réalisateurs qui est acteur
qu'on considère comme inclassables.
Mais réellement, vous avez été classés, LFI,
comme partie d'extrême gauche
par le ministère de l'Intérieur,
monsieur Laurent Nunez.
Vous êtes d'extrême gauche ou pas ?
Non.
Moi, je ne le suis pas.
Je ne l'ai jamais été.
Je viens plutôt, même à la base,
quand je commence, je suis adhérente
aux partis socialistes.
Je suis plutôt sos d'aime, très clairement.
Mes premières années,
je ne suis pas tendance rocar,
mais je suis tendance fabusse.
Alors qu'aujourd'hui, peut-être que les gens vous voient.
Non, la rupture, la rupture, c'est 2005.
C'est le traité constitutionnel européen.
Je suis fait partie des gens qui votent non.
Ils font une campagne pour le non.
Je me porte parole aux partis socialistes
de Laurent Fabus sur cette question-là.
Et donc là, j'ai un premier tournant
qui me positionne plus du côté de la gauche.
Pas radicale à ce moment-là,
c'est pas encore vrai,
mais de la gauche qui conteste l'ordre des choses.
Et puis arrive la rupture pour moi en 2007
avec le Parti Socialiste.
Je suis écurée par le Parti Socialiste.
Moi, je suis éliminée de l'investiture législative de 2007
alors que les militants socialistes ont voté pour moi
que les socialistes prétendent qu'ils veulent faire
de la diversité, de la parité, etc.
On m'élimine en me disant
« non, non, non, mais on va faire la diversité dans la diversité ».
Ils annulent le vote des militants
et ils désignent quelqu'un au prétexte
qu'elle, elle est entillaises et toi, t'es câbile.
Donc je suis écurée par cette vision racialiste, pour le coup.
– Mais dans le mauvais sens.
– Voilà.
Et du coup, je suis exclu parce que je fais dissidence,
mais c'est un choix que je fais en partant dissidence.
Je dis OPS, je veux plus de vous.
Et je fais pendant 4 mois, je suis à la gauche moderne
avec Jean-Marie Boquel qui lui a rejoint le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
À ce moment-là, je suis avec Fadella Amara,
je suis avec d'autres personnes avec qui j'ai milité
dans le mouvement Nipput-Lissoumise.
Et 4 mois à la gauche moderne, je me rappelle,
on me fait travailler sur le manifeste de la gauche moderne.
Je découvre le social libéralisme
et la théorie du social libéralisme.
Et en discutant avec Jean-Marie Boquel,
un jour au bout de 4 mois, il me dit « écoute,
t'es pas d'accord avec la baisse des impôts de Nicolas Sarkozy
parce que j'avais pris position contre en public,
il me dit « t'es pas d'accord avec la ligne sociale libérale
que moi je veux incarner à la Tony Blair ou à la Clinton ? »
Je lui dis « ben non. »
Il me dit « je pense que t'es plutôt de gauche,
il me dit « t'es encore trop jeune pour renoncer à tes convictions ».
Jean-Marie Boquel, qui est un homme plutôt centre-gauche, on va dire,
me dit ça.
Et donc j'ai gardé un bon souvenir de lui
parce qu'il avait été très sincère et honnête avec moi
et il m'a libéré de...
– Lui, il avait rejoint Sarkozy après.
– Lui après, il a rejoint Sarkozy, oui.
Mais bon, ce qui fait qu'ensuite je participe à la construction du Parti de gauche.
Et je suis parmi les membres fondateurs en novembre 2008 du Parti de gauche
et cette fois-ci, j'ai travaillé sur la ligne de la gauche radicale
avec l'influence du traité constitutionnel de la campagne, etc.
– Donc là, pour revenir à la question,
la question initiale, c'est cette polémique,
ce classement fait par le ministère de l'Intérieur qui dit qu'elle est fille
et d'extrême gauche et je crois que vous n'acceptez pas trop ça,
parce que c'est pas vrai, factuellement,
et surtout que Nunesz dit qu'il le fait pour nous punir
en quelque sorte d'avoir refusé, c'est les invitations de l'eau cornue
à déjeuner avec lui ou à manger avec lui
pour discuter du sort des projets de loi
qu'il voulait nous faire avaler contre notre regret.
Donc désolé, mais c'est pas parce qu'on refuse des invitations
à Matignon qu'on est d'extrême gauche,
c'est juste qu'on veut pas jouer à un jeu qui ne nous intéresse pas.
Il a mangé avec Boris Valot et avec Olivier Fort,
ils ont décidé de comment ils allaient faire sauter
l'attaque Zuckman ensemble
et comment ils allaient faire avaler ça à tout le monde.
Si c'est pour aller à des invitations,
pour manigancer dans le dos des électeurs et des Français,
ça ne nous intéresse pas, il nous punit de ça.
Mais je tiens quand même à rappeler qui est Nunesz.
Il ne faut pas oublier d'où vient cet homme.
Cet homme, c'est quelqu'un qui a été le patron
des renseignements politiques, d'accord ?
Ensuite, il s'est retrouvé secrétaire d'État à l'intérieur
et il a eu à gérer notamment la première crise des Gilets jaunes.
Pas tendre.
Ensuite, c'est quelqu'un qui est repassé préfète police à Paris.
Pas tendre, d'accord ?
Le maintien de l'ordre à Paris, les arrestations
pendant la réforme des retraites et compagnies, c'est pas attendre.
Là, maintenant, ils se retrouvent ministres de l'intérieur
et ils se comportent pas comme un ministre
parce que d'abord, ils viennent d'un gouvernement qui est illégitime,
ils ont perdu de les élections en juillet 2024
et ensuite, parce qu'ils décident de punir bêtement
à deux mois des municipales,
un mouvement d'opposition parce qu'ils ne se soumet pas.
J'ajoute une chose et j'attire l'attention des auditeurs.
C'est une anomalie d'avoir dans notre République
un ministre de la police en charge de l'organisation des élections
et du classement politique des opposants politiques.
C'est une anomalie démocratique totale.
– Il a déjà un képic que par partisans. – Bien sûr.
– Et là, il utilise ça pour... – On devrait être une bonne démocratie.
Ce serait un institut électoral indépendant.
Indépendant du pouvoir politique et gouvernemental
qui pourrait organiser des élections en toute confiance
parce que vous avez remarqué une chose,
c'est qu'il n'y a jamais de campagne pour l'inscription
sur les listes électorales menées par le gouvernement.
Ça devrait faire l'objet de clips à la télévision.
On devrait avoir des agents municipaux ou préfectoraux
qui se déplacent pour faciliter l'inscription sur les listes électorales.
Ils font tout pour avoir un suffrage sensitaire
avec le moins d'inscrit possible.
Donc, il faut changer et moi, ça m'inspire cela.
Il faut en finir avec ce système où le ministre de l'Intérieur
décide de qui est quoi dans la vie politique
et de qui a le droit de se présenter à une élections.
– Parce que là, rapidement, pour finir sur cette question d'extrême-gauche,
il y a certains de vos militants qui assument, qui veulent être d'extrême-gauche.
– On est la gauche radicale. On incarne la gauche radicale.
Il ne faut pas confondre radicalité et extrémisme, d'accord ?
Nous, on dit, on prend le pouvoir par les urnes.
Ça s'appelle la révolution citoyenne.
On l'a conceptualisée et si on l'a fait avec quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon
qui est un homme qui réfléchit, qui écrit des livres sur le sujet
ou qui écrit sur son blog,
si on l'a fait, c'est justement pour se distinguer de l'extrême-gauche.
Et c'est ça qui fait la grande différence.
On ne vous promet pas le grand soir,
mais on vous promet de vous investir, de voter
et c'est vous qui transformez les choses par votre vote.
On ne croit pas à l'invangarde révolutionnaire.
Je ne vais pas entrer dans toutes les théories de Marxiste
ou Trotskist ou autre,
mais voilà notre différence fondamentale.
– J'ai deux questions encore.
La question film d'horreur.
En mai prochain, vous serez au tribunal pour une affaire des scroqueries.
– Ouais.
– Est-ce que la future mère peut spayer le luxe d'être convoqué par la justice ?
– Malheureusement, on est dans un système aujourd'hui
où il est très difficile d'avoir une activité politique
et de ne pas risquer d'avoir une instruction ou une enquête préliminaire.
Moi, je me suis retrouvé dans cette affaire
qui est une pure instrumentalisation politique.
En 2018-2019, j'ai un conflit, un différent commercial avec le média.
On le règle.
– Le média que vous avez créé.
– Voilà, on le règle.
On le règle par un accord transactionnel
et on met fin à notre différent.
En 2021, c'est classé.
Là, une enquête préliminaire s'ouvre, à ce moment-là.
Un jour, on racontera qui sont les procureurs
qui ouvrent cette enquête préliminaire,
qui sont les mêmes, qui ont fait les perquisitions,
enfin peu importe, on s'en fout.
Mais il n'empêche que j'ai cette enquête préliminaire
qui ensuite mise dans un tiroir.
J'en entends plus parler, pendant 5 ans.
Subitement, il la ressorte au moment où j'annonce
ma candidature à la mairie de Paris.
Donc, moi, je crois qu'ils l'ont fait exprès,
ils l'ont fait si amant pour me coller pendant toute la campagne
ce genre de questions et que j'ai le droit qu'on me dise
mais vous allez passer en procès.
Mais pourquoi je passe en procès ?
Il n'y a pas de préjudice, il n'y a pas de victime,
il n'y a pas de plaignant.
Je passe en procès pour quoi ?
Donc, je vais me retrouver devant un juge pour lui dire quoi ?
Lui dire où sont les plaignants, où sont les victimes ?
On me dit, mais vous avez tenté de se croquer la banque.
Mais la banque, c'est plainte de rien,
parce que je n'ai pas tenté de les se croquer.
Il n'y a pas de plainte de la banque,
la banque n'est pas venue dire,
elle a essayé de nous dire qu'il n'y a pas eu de plainte,
parce que je n'ai pas tenté de les se croquer.
Donc, tout ça fait que j'ai plutôt le sentiment que
je suis un peu fatiguée, je vais vous dire les choses.
Franchement, de la façon dont aujourd'hui,
les plaintes sont posées comme ça, à droite à gauche,
mes camarades députés, il n'y en a pas un qui n'a pas,
soit une plainte parce qu'il a dit ceci,
soit une plainte parce qu'il a dit cela, c'est sans arrêt quoi.
La justice n'est pas là pour régler les différents politiques,
la justice n'a pas à se mêler de politique
et a décidé à qui on met un boulet pendant la campagne
et à qui on l'épargne,
parce que si la justice faisait aussi bien son travail,
il y a des sujets qu'on pourrait poser sur des responsabilités politiques,
y compris de certains qui eux sont épargnés de tout ça.
– Si on était dans une série, moi je reviens encore à mes séries,
on serait dans quel série ou dans un film là aujourd'hui le monde,
la vie politique, ça vous inspire quoi ?
– C'est la question pour conclure. – Non, pas trop d'idées.
– Moi je suis vraiment… – Mais ça peut être un livre, ça peut être.
– Je sais qu'il y a beaucoup de séries sur Netflix ou Amazon et tout ça,
mais j'avoue que je regarde pas des masses,
j'aime beaucoup les films argentins.
– Ah, bon ben on est dans un beau film argentin ?
– Ouais, un beau film argentin, mais il y a un film argentin
que j'avais beaucoup aimé qui était avec…
Alors comment il s'appelait ce film, vous savez,
où le type bête un câble, il a été très connu
mais le nom m'échappe là, à l'instant ça sert à rien que j'emporte,
je reste tombé. – C'est pas bon.
– Non, mais non, j'ai pas d'idées de séries dans laquelle on est.
Pas d'oublier pour ça. J'ai essayé, mais j'arrive pas.
– Oui, bon… – J'arrive pas à faire semblant.
– Non, c'est vrai. – Pas la peine.
– Non, mais c'est bien. – Ouais, c'est bien.
– Je vais pas faire semblant, j'aurai pu venir, c'est pas difficile,
j'aurai pu venir avec ma petite liste et vous lire les noms,
je sais que tout se le fond, j'imagine ils jouent le jeu comme ils disent,
mais j'arrive pas à être fausse.
– On n'est pas là pour être faux.
Merci en tout cas, bon courage pour la campagne, c'est le 15 mars prochain,
premier tour et le 22 mars pour le deuxième tour, si vous êtes qualifié, évidemment.
– Je le serai, je le serai.
N'écoutez pas ceux qui vous disent que les sondages,
je vous ai parlé de Mélenchon et de Noir à Mont.
– Pour l'instant, les sondages, vous êtes qualifié.
– Et la bonne nouvelle qu'on commence à avoir un peu partout,
c'est les inscrits sur les listes électorales.
Il y a un mouvement spécial, vous devriez vous intéresser à ce sujet.
Beaucoup de gens sont allés s'inscrire des jeunes et des quartiers pop.
Et moi je le sais parce que j'ai des infos sur 11ème, 20ème arrondissement
et on le voit en porte à porte.
Et je peux vous assurer que vous allez voir comment les sondages
vont se planter mes magistralements, pas qu'à Paris,
dans beaucoup de villes en France.
– Je vous souhaite la vie et belle comme film pour finir.
– Oh, pas mal.
– Merci.
– Vous demain nous appartiez.
– Demain nous appartiez, merci en tout cas.
