TITRE! 17 octobre… 1961 : « Ici, on noie les algériens »
TITRE! : un décryptage de l'actu, tous les jours à 7h10 dans Nova le Matin !
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio Nova ?
Le Rappel des Titres.
Le Rappel des Titres des Titres des Titres.
Un titre, ouais, c'est un titre...
Titre ?
Violente manifestation de musulmans algériens hier soir pendant 3h00,
20 000 musulmans algériens ont été les maîtres absolus de Paris.
Bah non, rassurez-vous, vous n'avez pas ripé sur CNews en renversant votre café.
Mais c'était quand même à l'une des quotidiens comme le Figaro, le lendemain du 17 octobre 1961.
Interactualité.
Je me trouve avec la voiture émetteur RTF, dans une des cours intérieurs de la gare du Nord,
où progressivement d'importantes forces de police prennent place,
ces forces de police qui arrivent en camion et en carne-normaux.
Cependant, tout est extrêmement calme et surtout, il n'y a aucun musulman en vue.
Bon qualité.
La sonore d'époque, hein, évidemment, mais ils étaient complètement rassurés,
vous l'entendez, si vous ne connaissiez pas le poids historique de cette date,
je vous raconte, à cette époque, l'Algérie est en guerre contre les colons français
pour son indépendance, et en France, des milliers d'algériens vivent dans des bidons
villes franciliens à Nanterre, à Gennevilliers ou encore à Saint-Denis.
Ils bossent sur les chantiers, dans les usines, ramassent les ordures et sont soumis à un couvre-feu,
un couvre-feu, décidé depuis quelques jours par la préfecture dirigée alors par Maurice Papon,
un sympathique fonctionnaire de l'État, déjà impliqué dans la déportation des Juifs sous Vichy.
Et c'est ce que rappait Kerry James, que vous reconnaissez comme ça, vous avez l'image.
Alors, le soir du 17 octobre 1961, 30 000 citoyens décident de marcher pacifiquement pour dire non
à ce couvre-feu, la réponse institutionnelle et violente, mortelle.
Aujourd'hui, on ne sait toujours pas dire si ce sont des dizaines ou plus de 200 manifestants
qui sont tués par balles, à coups de pioche ou de cross de fusil étouffés et jetés dans la scène
par les forces de l'ordre. Dans plusieurs villes aujourd'hui, leur mémoire sera commémorée
à Paris, autour de la stèle du Pont Saint-Michel, à Saint-Toin, avec une démarcheuse,
la militante féministe Jamila Amran, à Villeurban, dans la banlieue de Lyon, à Alès, dans les Cévennes
ou encore à Perpignan, mais bon, des manifestants racisés et épuisés qui marchent tranquillement
pour manifester, bastonnés par la police. En 2025, ces gausses ne seraient pas possibles, non ?
Non.
Bon, non.
Nous va, le matin.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
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Radio Nova ?
Le Rappel des Titres.
Le Rappel des Titres des Titres des Titres.
Un titre, ouais, c'est un titre...
Titre ?
Violente manifestation de musulmans algériens hier soir pendant 3h00,
20 000 musulmans algériens ont été les maîtres absolus de Paris.
Bah non, rassurez-vous, vous n'avez pas ripé sur CNews en renversant votre café.
Mais c'était quand même à l'une des quotidiens comme le Figaro, le lendemain du 17 octobre 1961.
Interactualité.
Je me trouve avec la voiture émetteur RTF, dans une des cours intérieurs de la gare du Nord,
où progressivement d'importantes forces de police prennent place,
ces forces de police qui arrivent en camion et en carne-normaux.
Cependant, tout est extrêmement calme et surtout, il n'y a aucun musulman en vue.
Bon qualité.
La sonore d'époque, hein, évidemment, mais ils étaient complètement rassurés,
vous l'entendez, si vous ne connaissiez pas le poids historique de cette date,
je vous raconte, à cette époque, l'Algérie est en guerre contre les colons français
pour son indépendance, et en France, des milliers d'algériens vivent dans des bidons
villes franciliens à Nanterre, à Gennevilliers ou encore à Saint-Denis.
Ils bossent sur les chantiers, dans les usines, ramassent les ordures et sont soumis à un couvre-feu,
un couvre-feu, décidé depuis quelques jours par la préfecture dirigée alors par Maurice Papon,
un sympathique fonctionnaire de l'État, déjà impliqué dans la déportation des Juifs sous Vichy.
Et c'est ce que rappait Kerry James, que vous reconnaissez comme ça, vous avez l'image.
Alors, le soir du 17 octobre 1961, 30 000 citoyens décident de marcher pacifiquement pour dire non
à ce couvre-feu, la réponse institutionnelle et violente, mortelle.
Aujourd'hui, on ne sait toujours pas dire si ce sont des dizaines ou plus de 200 manifestants
qui sont tués par balles, à coups de pioche ou de cross de fusil étouffés et jetés dans la scène
par les forces de l'ordre. Dans plusieurs villes aujourd'hui, leur mémoire sera commémorée
à Paris, autour de la stèle du Pont Saint-Michel, à Saint-Toin, avec une démarcheuse,
la militante féministe Jamila Amran, à Villeurban, dans la banlieue de Lyon, à Alès, dans les Cévennes
ou encore à Perpignan, mais bon, des manifestants racisés et épuisés qui marchent tranquillement
pour manifester, bastonnés par la police. En 2025, ces gausses ne seraient pas possibles, non ?
Non.
Bon, non.
Nous va, le matin.
