Adam Bessa et Tewfik Jallab : Illi, le rapport au corps, Docteur Quinn femme médecin
Dans Nova le Soir, Adam Bessa et Tewfik Jallab sont venus nous faire écouter leurs morceaux, parler de leur duo fraternel dans Sans Pitié, l'envie de jouer Prince dans une comédie musicale ou l'importance du physique dans la création d'un personnage...Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Bienvenue dans Nova le soir,
votre rendez-vous quotidien,
comme le jeter, comme les jeux de vingt heures
mais sans jeu et sans info.
Ouais, donc en réalité rien à voir.
La promesse ici, c'est la musique,
celle choisie par les invités
complétées par les pépites de la maison Nova.
Au menu du jour, du cinéma,
une histoire de fratride,
dans un thriller psy signé Julien Osmalin,
sans pitié, et on en parle avec les deux frangins.
Sur écran, les comédiens Adam Bessa
et Taufik Jalab.
Spoiler, ils sont venus avec des titres déments.
Est-ce que ça suffira à les épargner ?
Oui, parce que rappelons aussi qu'ils se feront
roster par notre drag préféré,
Paloma. On verra si la fratrie
est solide sur ses appuis.
Pour démarrer, c'est Nova le soir
et rendre hommage aux frangins.
J'embrasse d'ailleurs le mien, oui je sais pas de message perso,
mais bon personne ne va capter.
Un groupe qui emporte le nom,
même si ses membres n'ont aucun lien,
bref, j'avais envie d'écouter
un type pour galvanize.
Nova le soir et c'est l'heure
des morceaux de bravoure.
Nova le soir.
Ce petit top fait de titres,
un top pour lequel je vous demande
de choisir, s'il vous plaît.
Par exemple sur Instagram, vos reprises
de Bowie préférées. Parce que je sais plus
si je vous l'ai dit, si, 20 fois.
Mais je ne suis que joie, alors autant le répéter.
Après cette émission, je fais mes valises
et direction London.
Je mets de chaou chez les équipes de Nova le matin
et Nova le soir, Eurostar et Go
au rendre hommage à David Bowie se vendredi.
C'est donc tout naturellement que je vous propose
un hommage musical vibrant
à ma ville préférée.
Album mythique et titre
The Clash London Calling.
Une chanson, un titre inquiet,
politiquement engagé,
à bas les vieux symboles, bref une merveille.
Pour les reines et rois du shopping,
hommage de deux américains,
Bea et Jay-Cole chantent London.
Les américains, c'est bien, mais rien ne vaut.
Les londoniens, c'est très personnel
et péremptoire, et alors.
Donc des locaux qui célèbrent leur ville
à leur manière très singulière,
voici Blur et London Loves.
Je m'en voudrais de vous abandonner
sans vous proposer un petit bout de Waterloo Sunset
parce que les Kings, ça ne se refuse pas.
Parle des Kings,
laissez-moi le mettre au singulier,
un petit kink,
parce que depuis toujours, j'ai pour cette jeune femme
un gros faible et il continue.
Alors parmi mes chansons préférées sur Londres,
voici celle de Lily Allen.
On écoute LDN.
Lily Allen dans Nova le soir
avec LDN.
On se retrouve dans un instant avec les comédiens
Adam Bessa et Tufiq Jalab.
Nul ami tel qu'un frère,
nul ennemi comme un frère.
Je suis allée loin parce que
j'annonce que grâce à mes deux invités
on va se livrer un véritable périple musical,
mais surtout il campo aujourd'hui
deux frangents dans une situation inextricable
et douloureuse.
Signes commun et particulier, si ça se peut,
ces deux comédiens sont aussi à l'aise
dans de la grosse prod musclée,
Paris Hasfallen pour l'un, Tyler Rake pour l'autre,
rien que des noms qui sortent déjà comme des menaces,
comme dans des drames forts et sensibles.
Oui, j'ai décidé de ne faire que des associations
d'adjectifs contradictoires.
Né quelque part, la marche,
Tufiq Jalab et Adam Bessa
réunis dans Sampitier de Julien Osmalin
dans les salles mercredis prochain.
Bienvenue Adam,
re-bienvenue Tufiq.
Merci.
Merci.
Mais avec grand plaisir.
Tufiq, j'en déduis que la première n'avait pas dû être douloureuse
ou alors peut-être que tu es mazo si tu reviens.
Peut-être une troisième et j'aurai la vraie réponse.
Oui, tu testes en fait.
Toujours trois fois.
Tu n'as pas dit de méchanceter Adam,
il vient ici détendu,
sécurisé.
Je l'ai prévenu et il m'a dit
je reviendrai encore une autre fois pour prendre vraiment
mes marques.
Non, mais je comprends, c'est comme dans les sites
sur lesquels on note les restos, etc.
Il faut faire plusieurs courses et plusieurs restos
pour pouvoir laisser les bonnes notes, les étoiles
et ce genre de choses.
Ça me va très bien.
Il faut que vous écoutez.
On va démarrer tout de suite
par un binôme composé de Claire
et d'un garçon
qui te ressemble étrangement.
Attends si je me fie au videoclip
et au morceau qui m'a été envoyé.
C'est un groupe qui s'appelle donc Ili
dont tu fais partie.
Ili c'est la symétrie
l'équilibre masculin féminin.
Est-ce que tu veux nous dire un mot de ce projet pour démarrer ?
Bien sûr.
Ili je crois que c'est
je ne sais pas comment le définir.
Pronom personnel indéfini romain
latin qui définissait quelque chose
de la fois masculin et féminin
pour des objets ou des personnes.
Donc le nom est venu de là.
C'est un projet musical.
Moi j'ai toujours mené les deux carrières
en parallèle.
La musique a toujours fait partie de ma vie
et
surtout même dans le cinéma, dans la construction
de mes personnages, ça prend une énorme place
dans la construction.
C'est un art qui a dans sa manière
d'être fait
je dirais il m'apporte des choses
que aucun autre art ne peut m'apporter
sa spontanéité
les émotions que ça peut me
procurer.
Les questionnements en tant qu'artiste
que ça me pousse à
imposer
la technologie, l'instrument
il faut toujours innover
chercher des nouvelles choses et tout.
Donc c'est quelque chose qui me passionne énormément.
Ce duo a été créé il y a quelques années
on avait sorti un son
en 2021 je crois
sur les plateformes on faisait toujours de la musique
et en fait le son avait bien marché
on avait contacté par une maison de disques
et avec ça on a continué à travailler
là on prépare une petite mixtape pour bientôt
et donc voilà ça avance tranquille
mais c'est un projet auquel
je dédie beaucoup de mon temps
parce que j'adore faire ça
c'est une grande passion chez moi la musique.
T'es vraiment en bon endroit du coup pour allier
c'est parfait on écoute donc Illy avec Escal.
Nova
Le soir
Le vent de l'Amérique ton parfum
Le vent de l'Amérique ton parfum
Marseille à Napoli
Haq'alwada la barate
Wahirana Malaga
Tangilla Beroog
Méditerrané
Ma, ma, ma
Méditerrané
Méditerrané
Méditerrané
Haq'alwada la barate
Méditerrané
Méditerrané
Ma, ma, ma
Ma, ma, ma
Méditerrané
Ma, ma, ma
toppine
Stage
Tabya
La difícil
La noise
la tête qui se met à tourner
Je sais plus où j'en suis what je fais dans ma journée
En vue de faire un tour perdre une envie d'entrée
Pair de l'envie d'entrée
J'ai annoncé que l'invitation au voyage serait le lait motif des titres que vous avez choisi
à d'embaisser et tout fi que j'allabe.
Voilà, ça va continuer dans un instant.
On parle du film de Julien Osmalin dans les salles mercredis prochain, ça s'appelle
Sampitier.
Est-ce qu'il vous est arrivé de l'être l'un et l'autre ?
Je ne me suis pas dit que je commençais par des questions faciles.
C'est une bonne question.
Ouais, des fois il faut Sampitier.
Ouais, des fois, ça a été un long travail dans ma vie.
Des fois, il faut essayer de mettre ses sentiments de côté et être un peu plus pragmatique,
un peu plus froid pour faire avancer les choses.
Des fois, c'est important.
Tout fic ?
Je crois que j'ai plutôt été Sampitier avec moi-même pour arriver au bout d'un cheminement
peut-être, pour avoir accès à peut-être des choses qui n'étaient pas forcément destinées
ou dues.
Et j'ai été dur avec moi-même, donc parfois même souvent Sampitier pour arriver.
Donc je crois à travailler et à faire les choses que j'avais vraiment envie de faire.
Et parfois, il faut s'infliger, voilà, les sensations où on est dur avec soi-même.
Ouais.
Donc on est Sampitier.
Dans le film Tout démarre avec l'enfance de Ryan et Dario, deux frères élevés par une
mer seule, Maria, qui tient un stand de tir à la fête foraine, un jour Dario disparaît
et ne revient que le lendemain matin, mutique.
Que s'est-il passé ? Je ne le spoilerai pas ici, mais le lourd secret sera levé,
bien des années après quand les frères se retrouvent pour les funérailles de leur
mère.
Mes chaises-enfants, le vent le vers pour Maria.
C'est qui ?
C'est le frère de Ryan, dix ans sans nouvelles, c'est long.
Tu en restais un peu dans le con ?
Je vous pose une question.
J'ai jamais compris pourquoi c'est toi qui l'a choisi.
T'as tapé dans le sol comme des bruits de marteau.
C'est comme si le sol s'était ouvert sous mes pieds.
Ton frère est qui, t'es où ?
Pardon, pardon.
Léner, Ryan, resté sur les lieux de son enfance dans le monde forin, c'est toi tout
fixe, celui qui est parti avec son secret Dario, le cadet, c'est toi Adam.
Et là, rencontre avec un homme de son passé qui l'aurait voulu oublier va tout
changer, le titre annonce la couleur noire et rouge, un peu aussi.
Dans quel état d'esprit est-ce qu'on aborde ce registre ?
J'ai l'objet de dire en préalable et le film n'est pas câlin.
Non.
Ce n'est pas un film de Noël.
Voilà.
C'est ça que tu veux dire.
C'est un peu l'art noir.
Oui, bien sûr.
Comme on l'aborde, déjà, on se mettant un peu dans le bain,
on regardant des films du genre en écoutant les références du
réalisateur et en adoptant les codes du genre.
Oui, il y a quelque chose aussi un peu classique dans le sens où
les films qui ont bercé Julien Osmalin, le réalisateur,
c'est des films qui nous ont touchés aussi,
que ce soit Slippers ou Misty Rivers, qui sont des...
Ce qui donne une idée de la thématique.
Il donne une idée de la thématique aussi.
On a été à cet endroit-là, mais il y avait d'autres films aussi
qui l'ont touché.
Donc, on s'est un peu plongé dans cet univers.
C'est vrai que ce n'était pas tous les jours facile.
On s'en tournait dans un lieu qui ne nous aidait pas après le tournage.
Finalement, qui nous aidait, je pense.
Mais qui nous a aidés.
Ça maintient dans un étapes, j'imagine.
On est dans le nord de la Belgique, à la frontière hollandaise,
dans une zone industrielle catastrophique.
Mais c'était incroyable, parce que c'était un travail
qu'on n'avait pas à faire, nous, de notre côté.
C'est-à-dire se plonger dans cet univers gris, lourd, métallique.
Donc, ça a été incroyable.
Mais c'était intense et on s'est trouvé à cet endroit-là
aussi, dans beaucoup de joie, à faire ce film.
Mais alors ceci dit, je sais qu'il ne faut pas faire de banalité,
mais il semblerait que les camarades belges soient plutôt fun.
Donc, j'imagine que ça doit aider à faire redescendre
une forme de pression quand on termine une journée.
Mais en vrai, ils sont bosseurs, ils sont un, ils ont le sens de l'humour.
Moi, j'ai adoré, j'adore travailler avec les Belges.
C'est vrai qu'à chaque fois, c'est un plaisir.
Ils ont vraiment des décors en plus de No Man's Land assez inspirants
pour ce genre de films, je trouve.
Moi, j'aime beaucoup les films flamands, les Runscope, Bullhead,
les Ardennes et tout.
Je trouve qu'ils ont tout pour faire des grands polars, noirs.
Ça donne une mythologie, mais en matière d'image.
Oui, je suis assez d'accord.
Je trouve qu'on n'a rien à envier aux Américains
là-dessus, sur les grands espaces ou sur les polars.
Enfin, l'Europe, je trouve que là, des endroits que ce soit,
toute l'Europe de l'Est, l'Europe du Nord,
ils sont des endroits magnifiques pour faire des polars.
Et là, je trouve que le choix du lieu était top.
Donc, je suis content que cette ambiance, elle marche bien dans le film.
Je vous parlais de voyage avec la programmation musicale de nos invités.
Grâce à Tufiq, première étape en Italie avec le rappeur Gally.
Pour un titre qui figurait sur la bande originale de FIFA 19.
Est-ce que je dois y voir un lien ? Est-ce que tu es sportif, mais gamer ?
Je ne suis pas gamer.
Je ne savais même pas qu'il était sur FIFA 19, pour vous dire.
C'était vraiment un coup dans l'eau, du coup.
Ah ouais, non, mais vraiment.
Alors, pourquoi ce titre ?
Parce qu'il est Tunisien.
Parce que je suis aussi d'origine tunisienne.
Vous voulez tous les deux, si je me l'abuse.
Oui, moi, je suis mon père est tunisien-algérien
et ma mère est marocaine.
Et en ce moment, c'est la canne, il faut le dire.
Et la tunisienne a perdu.
La tunisienne a perdu, mais l'Algérie a gagné hier.
Donc, le maroc est toujours en liste.
Donc, j'ai quand même 3 fois plus de chance d'être heureux que Adam, ce soir.
C'est les avantages de la triple nationalité.
Exact. Exactement.
Non, c'est un artiste que j'aime beaucoup.
J'adore la langue italienne.
Je trouve que c'est la plus belle langue du monde avec l'arabe et le français aussi.
Et j'aime son histoire.
J'aime ce gars, j'aime ce qu'il a apporté à la musique italienne.
Au rap italien, surtout.
Et je suis assez fan de ce gars.
Moi aussi, je l'adore.
Très bien.
Ah, Willy, Willy.
Ah, Neri, Neri.
C'est pas possible.
Baby, c'est pas possible.
C'est pas possible.
Ah, Willy, Willy.
Ah, Neri, Neri.
Oh, mes amours et les casins.
Mes amours et les problèmes.
Fais-moi un applaus avec les pieds.
Maintenant que je suis encore en pied.
Quand je ne te écoute pas, quand tu es t'es nat.
Je te laissais quand tu drinkes.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Oui, mes invités chantent.
Oui, Adam, Bessat, Ophiq, Jalab.
C'est Tegeli avec Happy Bee,
dans Nova, le soir.
D'ailleurs, puisque vous incarnez 2 frères
dans Sampitier,
est-ce que vous vous êtes constitué des playlists communes ?
Celles de momes qu'on grandit ensemble, par exemple ?
Ah, non.
Non.
Non, parce que l'intérêt du film, je crois,
qui réside vraiment dans le fait qu'on se soit splité.
Ouais.
Et que chacun ait sa vie.
Mais tu peux avoir une base commune d'enfance.
Oui.
C'est vrai.
Mais...
Là, en l'occurrence, non, pas...
Non, on n'a pas été à cet endroit.
Mais...
C'est une bonne question pour en dire
qu'on aurait dû le faire, peut-être.
Non, c'est pas du tout.
Ça marche très bien comme ça.
Vraiment, on croit vraiment à cette ratrice.
Ne vous inquiétez pas.
Vous le disiez, c'est un thriller psychologique,
mais votre réalisateur, Julien Ausmalin,
parle aussi de Western.
Alors, effectivement, comme dans les Westerns,
la vengeance est un moteur, la violence est un outil.
Est-ce que la rancœur, c'est un sentiment
qui vous est proche,
ou qui se situe vraiment dans une galaxie
far, far, far away ?
Dixie, t'as des gens...
Des grandis avec un...
Des grandis dans ça.
En fait, chez moi, chez nous,
c'est dans d'autres cultures,
c'est un peu dans l'ADN.
Il y a un côté qui est lié à la fierté,
souvent parfois mal placé,
mais la rancœur, en fait,
comme il y a quelque chose dans le code d'honneur,
qui est qu'une parole donnée, voilà,
il y a des codes à respecter,
et la rancœur fait partie de cet ADN.
Moi, j'ai beaucoup de mal à gérer,
c'est mon plus grand défaut,
mais vraiment...
Ça, c'est vraiment son côté adjérien.
Je viens du nord de la France, je partage,
on n'a vraiment n'ayait aucune inquiétude.
Ça me fait plaisir, je pensais que c'était...
Non, non, vraiment,
c'est la fête de Bill.
C'est incroyable.
Mais en fait, le pire c'est...
C'est un super moteur narratif.
Très bon carburant, en tout cas.
C'est super, vous mieux l'avons dans un film que dans la vie.
Mais alors, de fait, puisqu'on parle de western,
est-ce que d'une certaine manière,
vous avez envisagé Ryan et Dario comme des cowboys ?
Il y a quelque chose chez les forains,
quand même, de la liberté,
du far west, un peu de se permettre d'être,
comme ils ont envie d'être,
de régler les choses eux-mêmes,
d'être dans ce rapport,
en fait, ou la loi,
parce qu'en fait, dans le western,
le personnage emblématique, c'est le sheriff.
Bien sûr.
C'est le seul, mais quand il n'est pas là,
le sheriff, une fois qu'il n'est pas là,
ça tire à baller elle.
Donc, c'est vrai que chez les forains,
ce qui est intéressant dans le film,
c'est que la police n'apparaît pas.
Elle n'est pas encore au stade de l'enquête,
donc ces gens-là font justice eux-mêmes,
règlent les choses eux-mêmes,
règlent ça avec leur code d'honneur et tout ça.
Donc ça, oui, ça faisait un peu,
ça fait très penser au western,
quand même, cette manière de faire les choses soi-même
et de ne pas compter sur la justice.
Il y a quelque chose de l'ordre du cowboy
dans leur démarche à ces deux personnages,
je trouve.
C'est vrai, c'est vrai.
Parce que ça fait partie des
retours qu'on a
sur le film.
On ne s'attendait pas à ça, en fait.
Mais parce qu'il y a un travail aussi
qu'on a essayé d'avoir.
C'est vrai que toi,
ce personnage, il a quand même
cette manière un peu de marché
qui est quand même très proche du cowboy.
Et même quand j'y pense, Dario,
le fait que tu sais, normalement ils vont dans le saloon,
ils s'envoient des verres et ils boivent
pour oublier justement leur ranqueur.
Et lui, il a ce truc-là aussi
où il se défonce moderne,
c'est avec de l'oxycodine,
mais c'est le saloon moderne.
Mais c'est un peu pareil.
Il est là, il traîne sa savate
d'endroits avec son coeur,
du cowboy un peu là-dedans.
Mais de fait, ces démarches ont été réfléchies,
pensées.
Non, c'est un travail en amont.
On s'est dit,
après, nous les acteurs,
on a aussi nos petits trucs,
c'est-à-dire que
la chaussure est essentielle.
Oui, non pas l'estée,
mais le choix
de la chaussure d'un personnage
va entamer
et va générer une démarche particulière
et en l'occurrence,
moi, la paire de pompes,
c'est vraiment des groles
qui, même avec un jogging,
c'est des armes entieries
un peu compensées.
Qui ont été retapés un petit peu quand même,
tous les six mois, ils retournent
le cordonnier et remettent un petit coup de semelle.
Il adore tes pompes.
Et ça crée une démarche.
Comme le petit lui, ça fait des chaussons.
Ils sont légèrement recrubés sur le côté
parce qu'il a bouffé le goudron
sur l'arrêt.
C'est un truc qui est hyper intéressant,
mais c'est des petites entourées d'acteurs.
Ça fait plaisir que vous reluyez ça,
parce que c'est ce genre de détail.
On est là pour dévoiler tous vos secrets.
La chaussure est hyper importante
si on part avec des grosses boots
ou qu'on part avec des petites baskets légères,
ça change tout un personnage.
De justice et se faire justice
il est question aujourd'hui
de manière tout à fait illustratif,
très agréable de justice
parce que la playlist a écouté au casque
dans la rue pour se sentir invincible.
On écoute Civilization.
Civilization, c'est justice dans Nova le soir
et toujours en compagnie d'Adam Bessai.
Tout fic jalabes, on parle de Sompitier.
Un film à aller voir mercredi prochain
dans les salles.
On parlait de la démarche de vos personnages.
Parlons du physique.
Tu vous expliquais l'importance
de ces personnages.
Tout fic dans celui-là, la transformation opérée
est très loin de celle qu'on te demande
quand il s'agit d'aller courir après des méchants
dans des films ou de sauver le monde.
C'est l'après pas inverse.
C'est l'après pas inverse.
On déchère sa carte de membre
à la salle de sport
et on va
à l'opposé.
On va au resto
qui fait des plats
d'un grand facif.
C'était important de lui donner
une shape
un truc différent qui se rapproche
de l'univers des forains.
Ce n'est pas des gens qui vont à la salle de sport
mais c'est des travailleurs
qui montent des manèges, qui mangent sur place.
Quand on mange sur place, on mange en face
chez le cousin qui a la fritrie
chez la cousine qui tient
le stand de Tchouros.
Ce n'est pas des gens qui font attention
forcément.
Dans ce qu'on veut nous raconter
qu'ils sont à cet endroit-là
c'est le frère qui est resté
et il fallait qu'il y ait une différence
qui revient
après de longues années
à l'étranger
et qu'il voit ce qu'il lui en face
aurait pu devenir
s'il était resté aussi.
Il y a un long moment, il y a une très belle séquence
où on se retrouve
dans la caravane
et que je l'observe
et que lui aussi m'observe du coin de l'œil
et on se voit comme un miroir
un peu qui nous aurait déformé
aussi avec quelque chose de ça.
Adan, la construction
de la physicalité c'est très important pour toi
tu l'avais déjà expliqué
ce que t'étais passé par là pour les fantômes de Jonathan Millet
dans lequel t'incarner un homme qui se devait
d'être discret, puisqu'il traquait des criminels
c'est vraiment quelque chose
enfin un aspect du personnage
auquel tu réfléchis beaucoup.
Oui énormément.
Oui oui ça fait partie
de la chose que j'aime profondément
dans ce travail
et que j'aime moi en tant que spectateur
quand je regarde des acteurs ou des actrices
c'est quelque chose que j'apprécie
d'y croire tout d'abord
physiquement.
Je trouve que le corps en fait il raconte énormément de choses
je trouve que souvent on passe
par les mots mais je trouve que
quand on rencontre une personne
son corps nous dit plus sur son passé
que ce que lui veut bien nous dire
et je me dis toujours que le cinéma
donc si on peut montrer avant de parler
c'est déjà ça de gagner.
Oui puis sans aller jusqu'à des transformations physiques
on parle pas tous de faire de Niro
de Niro on n'a pas fait ça toute sa vie
c'est vrai qu'on se souvient de ça
Mais là l'occurrence dans le film c'est aussi intéressant
pour ton personnage parce que c'est vraiment
ce qu'on peut qualifier de tes oeufs
pas sur un homme de mot
le personnage de tout est un peu plus
mais pas tant non plus
mais enfin c'est vraiment deux personnes
qui ont du mal à dire les choses verbalement
ou par leur physique.
Ce que j'aime dans le film c'est qu'on le voit petit
et on voit comment il est
il est assez solaire et il parle
donc en fait je dirais pas que c'est quelqu'un de tes oeufs
c'est quelqu'un qui est devenu tes oeufs
ou en tout cas qui est tes oeufs dans cette situation
chez lui. Moi
des fois même moi
qui suis assez à l'aise et qui parle en famille
je peux me retrouver à ne plus parler
la famille c'est quand même un truc très particulier
quand on est pas vraiment les mêmes
que dans la vie au travail et tout
donc là vous voyez Dario chez lui
avec son frère qui l'a pas vu depuis dix ans
est-ce qu'on est pas tous un peu bizarre
face à un frère ou quelqu'un d'une famille
qu'on n'a pas vu depuis dix ans et qui en était très proche
on devient quand même un peu bizarre
donc oui mais en tout cas pour celui-là
c'est vrai que c'était important de
créer une forme
et un personnage qui était
un peu unique, qui se détachait aussi
des... enfin qui avait les codes
du forain aussi
et celui-là il est très rock
il est très marqué rock ce personnage
beaucoup plus rock que tous mes autres personnages qui sont
celui-là pour le coup
toute la playlist elle travaille autour
il était
assez inspiré un peu
je crois que ma base au niveau style
c'était Kurt Cobain
donc je me suis dit
il est là-dedans
il a eu cette période grunge
et il était
comment on dit
mais avec ce que ça implique aussi de la personnalité de Cobain
et moi en fait la base
du personnage c'était
en fait quand j'ai fait des recherches
sur les gens qui subissent ça
souvent ce qui se passe à l'adolescence
on s'aime pas
ça étant le nœud de l'histoire que je ne dévoilerais pas ici
exactement mais
je trouve que tu as dit vraiment
la chose la plus importante c'est là-dessus que j'ai basé le film
sur le personnage de Dario
il ne s'aime pas
physiquement il ne s'aime pas et donc
j'ai cherché plein d'artistes
le petit homme
oui parce qu'il est en tatouage
qui dit anesthésie
et il a un album d'ailleurs
qui s'appelle
il y a une chanson qui s'appelle comme ça
et j'ai cherché autour de ça
Lil Peep, Kurt Cobain
tous ces artistes plus ou moins modernes de la nouvelle vague rap
et steam
un peu punk rap
et j'avais pas trop envie d'aller dans le rap
dans le street j'avais vraiment envie de garder un pied dans la folk
et dans le rock pour ce personnage
parce que Julien avait cette vibe-là
et j'avais l'impression qu'il était très proche d'un biker
pour lui
donc je me suis dit ok je vais aller chercher des choses comme ça
chez Euphoria
chez Jeunna
dans les codes
et c'est le plus rock de tout ce que j'ai fait
on reste dans la musique avec un nouveau titre
suggéré par Adam Bessin
on le doit à un artiste nigerien
Whiskyd
je laisse donc le professionnel de la musique nous en parler
Whiskyd pour ceux qui ne connaissent pas
c'est la nouvelle vague nigerienne
voilà il y a Burnaboi
il y a des artistes et c'est un artiste que je trouve
hyper intéressant, très inspirant
qui met l'Afrique en avant
et qui est des supers ondes
si vous avez un peu de morale en bas
écoutez Whiskyd
on écoute ghetto love
c'est moi
j'ai du calier
c'est moi
c'est moi
c'est moi
c'est moi
pour moi
je suis un delighted
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
mufo fufo fufo fufo
c'est ma adama gimme's buzzer loving momma gay
yo lali, 50 bottles for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, ooh yeah, ooh yeah
c'est ma baby gimme's buzzer loving till the 90
yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 bottles for my baby
me yo lali, ooh yeah
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
je le disais, vous avez quelques points communs quand même, tous les deux
vous avez tous les deux tournés
de l'action du genre
blockbuster, la série Paris As Fallen
pour toutefy, que les films Tyler Rake, pour Adam
alors on parlait de l'importance de la musique dans ce genre de situation
c'est-à-dire qu'avant d'aller à la baston dans un film
on écoute quoi comme titre de rage
un bon vieux high of the tiger
où on a des playlist un peu plus élaboré
ha ha ha
heu...
hmm...
bonne question
heu...
si toutefois mis en condition il y a
parce que je sais que c'est aussi des scènes qui peuvent être très chorégraphiées
donc dans ce cas là on peut pas non plus laisser aller à la rage
parce que les partenaires sont pas super contents
non en vrai c'est tellement technique
c'est tellement heu... long et fastidieux
des séquences de cascades
que si on commence à s'imposer à un rythme, une petite musique
on va blesser les gens parce qu'on va être tellement pris par un truc de...
c'est... enfin voilà
safety first
ouais ça marche mieux pour les scènes de colère que pour les scènes de la action pure
ouais non les scènes d'action il faut être...
travailler sur un blockbuster c'est un travail un peu d'athlète
ouais bien sûr
moi je le compare à ça, j'ai toujours eu de longues préparations physiques
et il faut être vraiment comme un athlète ne pas c'est fin
la pire chose qui peut arriver un acteur sur un film d'action c'est de se blesser quoi
vraiment et c'est la chose dont on a peur parce qu'on fait beaucoup de répétitions de ça
donc j'ai l'impression ça me rappelait ma jeunesse quand je joue au foot
et que la pire chose...
parce que tu as carrément fait le centre de formation de Monaco
ouais c'est ça
et tu te dis de la pire chose qui peut arriver en tant que footballeur c'est de te blesser
bien sûr ouais
et ben là c'est un peu pareil vraiment alors que quand tu fais un film normalement
bon si tu te tord la cheville
enfin tu te blesses un... tu peux continuer à tourner
et là c'est fini en fait pour toi
fin de tournage et tu mets en péril des productions qui sont très chères
donc c'est vraiment... ouais il faut le voir plutôt comme un athlète
donc je dirais de la musique plutôt...
voilà qui te...
qui te motive et qui te...
ouais comme... c'est du sport en fait
puis en fait il faut rester concentré aussi
exactement ouais
alors j'ai vraiment une question de la plus haute importance
c'est qui le plus fort ?
est-ce que c'est Gérard Butler ou Chris Samsworth
parce que la série tout-fait qui est dérivé des films de GG
et Tyler c'est Thor, enfin Chris
fort dans quel sens ?
physiquement ?
plus costaud
on est sur... je pense qu'il n'y avait pas de questions à se poser
c'est Chris
j'ai pas vu Gérard Butler mais je peux nous dire que Chris...
son bras c'est la taille de ma cuisse
ok très bien j'ai la réponse à ma question
blockbuster, film d'auteur c'est le même genre de plaisir
ou d'abord ça a l'air d'être idiot comme question
mais est-ce qu'on se dit c'est un rôle
il y a la même chose à investir
ou le plaisir est différent ?
peut-être qu'il y en a moins...
il est différent
ouais il est différent mais après c'est un travail qui est complémentaire
moi je trouve quand même on apprend énormément de choses sur les blockbuster
et tout ce que j'ai appris j'essaye de le mettre dans les films d'auteur
et inversement je trouve que ça communique bien
mais le plaisir non n'est pas vraiment le même
je dirais la recherche est pas la même
je trouve que la pro-est technologique, technique et physique
dans le blockbuster
là où peut-être la créativité
l'audace et la profondeur intellectuelle
dans les films d'auteur a plus sa place
ouais je crois que dans le blockbuster
tout est tellement cadrillé
au millimètre près
il y a une exigence
qui se trouve ailleurs
que dans le film d'auteur
un peu plus intimiste
on laisse un peu plus place
pas à l'improvisation mais il y a quelque chose de cet ordre-là
dans la recherche en tout cas
on recherche plus sur un plateau
quand on fait des films un peu plus intimiste
que sur un blockbuster
alors que même parfois on arrive a trouver
une forme de liberté dans le blockbuster
c'est très étrange sur certaines séquences
on est surpris de se retrouver avec les mêmes sensations
que sur un film à petit budget
sur des séquences intimistes
il y a tellement peu de séquences comme ça
sur un blockbuster qu'on essaye
d'avoir ces moments-là
quand on tourne des séquences
juste de jeu
mais comme disait Adam
c'est complémentaire
on essaye de céder
de ces expériences
moi je trouve que sur le blockbuster
la fatigue elle est physique
et dans le film d'auteur la fatigue elle est mentale
j'imagine que sur Sampiti elle devait être
assez colossale
mentalement ouais
surtout parce qu'on porte des sujets
des thématiques psychologiques
donc c'est plus là que ça se passe
il y a la famille
il en est question dans Sampiti
le film de Julien Haussmann
il y a aussi la famille qu'on se choisit
là en l'occurrence je voudrais aborder
la catégorie les copains
parce que parmi les amis de Toufiq Jalab
un certain Bruno répondant plus volontiers
et publiquement au nom de Cool Shen
j'imagine que c'est sur le tournage de Paradise Beach
de Xavier Durange que vous êtes rencontrés
non on s'est rentrés sur Paradise Beach
et je vais venir sur un grenade
donc c'est tout naturellement que tu as choisi
NTM
ah c'est vrai ?
t'as oublié ?
t'as un mot à nous dire sur l'importance
d'NTM dans ta vie
ça fait partie de
ma base
c'est le ciment qui a construit
mon univers musical
culturel
c'était des gens
qui parlaient de nous
j'étais plus jeune
et il a eu un impact incroyable
et après c'est devenu un de mes amis très proches
j'ai eu la chance
de faire un film avec lui
on est restés très très liés
je pense que c'est le plus grand groupe
d'orables de tous les temps
nous va les soirs
c'est fou mais c'est comme ça
je me nourris ça
j'ai besoin de ça
mon équilibre dépend de ça
je suis sur le maigre
mais qui plus j'aime ça
j'aime quand ça fait pas
quand ça vient d'en bas et puis quand c'est pas
pour finir l'éché
pour s'enfistiquer c'est péché
je préfère m'approcher de la vérité et s'en tricher
sans jamais changer mon fusil et les pôles
et puis garder mon rôle, tenir la tôle
et c'est rembourse position
le porte et le maillon frapper du son de ceux qui dérangent
c'est un honneur
comme pour tous mes complices, mes compères, mes compas
fatigué de cette face, on veut plus subir
et continuer à jouer les spires
sachez ce que c'est pour j'aspire
c'est que les miens respirent
premier kiff c'est de tirer
rester tranquille au sein des miens
me laisser aller à le déballer
les conneries parlent et juste pour parler
pour faire le monde avec notre vision
décaler, on est défaut
bloquer dans des caches du escalier
en otage, je parle d'un nombre et de faliers
et à la longue, mecs t'assures
tout ça s'apaisse, ta province
je vois toujours les prises allumées
dans les yeux fatigués, les gosses du quartier
passe, passe le mic
je développe mes idées contaminées
c'est vrai, je suis miné, déterminé
à ne jamais vraiment lâcher de l'affaire
qu'est-ce que tu peux faire ?
je suis pas là pour prendre des coups, bien même pour me taire
si le FN branle sa flamme, je l'avoue
les temps c'est clair, pas d'éclair et de gêner
c'est un lérité que j'ai, de mon esprit
c'est aussi
ntm, that's my people
le choix de tout fic jalab, j'ai l'impression qu'il est validé
par adembaissa
et j'étais en train de me dire en l'écoutant
que ça ferait une bonne bande son aussi
pour s'empitier
le film de julien osmalin, dans les salmets redis proches
je le rappelle, non mais il y a quelque chose dans le mood
qui est assez proche
l'histoire de clan, l'instru, le mood
ouais
incarné de frère, même s'il y a une distance
de votre cas dans le film, ça implique de faire famille
alors je suis pas tellement étonnée
d'avoir lu que julien osmalin vous avez repéré
dans Oussekin, pour toi tout fic
dans Harka pour l'autre, c'est deux rôles
enfin pour toi adem, c'est deux rôles de frère
en responsabilité
comment est-ce que vous avez tous les deux
trouvé votre lien familial
parce que même s'il est distendu
il faut qu'il y en socle commun, sur quoi est-ce qu'on s'appuie pour ça
franchement moi j'ai l'impression
que les frères
des fois ils sont plus différents que les potes qu'on
fait dans la vie
des fois t'as l'impression de partager
juste le titre de frère, d'avoir les mêmes yeux
les yeux de mamie
ou le sourire de papa
mais des fois c'est ça que tu partages
mais on peut être tellement, tellement différent
donc moi là dessus je me dis pas du tout
qu'au contraire il faut qu'on plus
t'es différent en personnalité
plus tu fais frère je trouve
parce que s'il y a un truc, surtout un aîné
un cadet, on peut en parler pendant des heures
mais il y a
un frère sous la cente qui commence à la naissance du deuxième
et qui s'arrête jamais
jusqu'à la mort d'un d'entre eux
il dit pourquoi je me suis comporté comme ça
j'aimerais lui dire tellement de choses mais c'est vrai
mais depuis la nuit des temps
depuis les romains les frères se font la guerre
c'est un sujet qui est énorme
non franchement
se connaître en tant qu'artiste
apprendre à se rencontrer et à travailler
de la bonne manière après
je faisais totalement confiance dans ce qu'il allait créer
je me suis dit si on se ressemble un petit peu
physiquement il a un peu les yeux en amende
j'ai dit ça va, ça va le faire
et c'est bon on roule
tout fixe sans aller jusqu'à faire famille
est-ce qu'il y avait quand même une recherche de
familiarité
je pense que
la familiarité entre guillemets
elle se trouvait aussi dans
ses choix de carrière
dans ce qu'il était en train de
construire lui et donc moi ça m'a
aussi permis de
en fait son travail dit aussi beaucoup
sur qui il est
ça correspondait aussi
à un état d'esprit
qui se rapproche aussi
de mes choix personnels
et ce que j'ai envie
de faire de ma vie
et du coup
il y a un endroit, un socle commun
qui est aussi
l'intensité
qui met dans son travail
la fierté qu'il a
d'aller au bout de chacun de ses rôles
je l'avais découvert dans
Arca, j'avais eu un coup de foot pour lui
dans Mosul aussi qui est
incroyable
et il y a une connexion
simple aussi, voilà
c'est génial
et a priori il adore qu'on parle de lui
quand il est juste à côté
quand on doit incarner
ça commence mais c'était tout à l'heure
à un moment où je me fais froisser c'est pas maintenant
non c'est oh la la
ah ok d'accord là c'est encore les cares
quand on doit incarner des personnages
est-ce qu'on est parfois obligé
de faire appel à son scénariste intérieur
je parle précisément de ce film
là sans pitié, est-ce que c'est vous par exemple
qui avez imaginé la backstory de vos personnages
pendant la période qui est ellipcée dans le film
parce qu'il y a plusieurs années
qui séparent
l'événement tragique de la jeunesse
du moment où il se retrouve
il y a un gap qu'on ne voit pas à l'écran
est-ce que vous êtes obligé de vous raconter vous des histoires
oui, évidemment
il y a quelque chose dans la construction
on se dit qu'est-ce qu'ils ont fait pendant ce temps-là
et nous ça nous aide
à remplir ce laps de temps
de plein de choses en émotion
et qui fait que lorsque ils vont
se revoir
on a ça en nous à l'intérieur
alors on s'est raconté aussi beaucoup de choses
on a eu pas mal d'échange avec Adam
sur
ce qu'on avait fait pendant ce temps-là
tout en gardant aussi
certains secrets
et voilà
ça a servi après on est toujours en lien
avec Julien Osmalin, le scénariste
pour qu'on soit pas hors-jeu
non plus qu'on ne se raconte pas
des trucs complètement dingues
on essaie de rester corrects
le pilote d'avion il ne l'a pas dit
c'est très étonnant
non mais c'est hyper important
qu'on se raconte la même histoire
quoi qu'il arrive
c'est plutôt mieux
on peut en suivre l'exploration
de vos choix musicaux
alors là on va passer un titre
choisi par Adam
moi je me suis dit alors dans l'histoire
que moi je me suis raconté c'était peut-être
un artiste que tu avais découvert
quand tu as tourné les fantômes de Jonathan Millet
parce que tu jouais un professeur syrien
qui quittait la Syrie
ce chanteur c'est George Wasouf
est-ce que je me plante complètement
est-ce que tu le connaissais avant
est-ce que tu l'as écouté
très serène
est-ce que tu veux nous d'en dire un mot
bien sûr George Wasouf
c'est un immense artiste
dans le monde arabe il est considéré
comme on dit sultan
ça veut dire le sultan
tarab c'est une forme musicale
qui est associée un peu à la trance
c'est-à-dire c'est un peu l'équivalent
Jacques Brel en France
et c'est un immense artiste
du monde arabe donc j'ai grandi avec cet artiste
et encore aujourd'hui je l'écoute énormément
j'écoute beaucoup de musique arabe
mais lui c'est vrai fait partie des artistes
qui composent toute sa musique
un des plus grands musiciens
du monde
oui pour moi
la musique arabe est extrêmement complexe
il y a énormément de gammes qui sont méconnues
et c'est une musique qui a su
résister à
à l'invasion américaine
c'est-à-dire que les arabes aujourd'hui écoutent énormément
cette musique là elle survit
parce qu'elle a une immense richesse
je veux dire juste musicale
c'est-à-dire vraiment dans sa construction
même les mouvements musicaux
ils ont beaucoup pris à Vivaldi
des choses comme ça dans la construction
des cordes
mais c'est immense
l'émotion que ça peut me
dégager et au monde arabe vous allez
aujourd'hui dans le monde arabe vous parlez de George Weissouf
c'est une légende partout
du Maroc jusqu'à l'Irak
c'est une légende
est-ce que je peux te demander d'annoncer le titre
que je voudrais vraiment avec ma très vilaine prononciation
de le sac âgé
alors, la nuit des amoureux
George Weissouf dans Nova le soir
est toujours en compagnie d'Adam Bessa
et tout fit que j'allabe
j'ai évidemment pour préparer cette émission
chercher ce qui pouvait vous unir
en dehors de ce film commun
et je me suis dit que vous partageiez
tous les deux peut-être aussi
le fait de se tenir à distance
mais en tout cas
d'être relativement discret
je me trompe ou pas
et du coup je me suis demandé si
pour être un bon acteur, selon vos critères
il ne fallait pas être un homme privé
discret
c'est une belle question, merci pour cette question
c'est une question
où il y a vraiment la réponse
il y a plusieurs écoles
mais cultiver la discrétion
je pense qu'on cultive pas la discrétion
soit on est discret
et on le reste
et ça fait partie d'une personnalité
après c'est vrai qu'on est dans une génération
on a une tendance
à exposer ces propres paradis
un petit peu
et il s'avère
que j'ai l'impression
que c'est un effet inverse aussi
quand on est spectateur et qu'on voit trop de choses
sur quelqu'un on a plus très envie d'aller voir
ni ses films, ni d'écouter
ce qu'il a à dire en interview
pour parler d'un film
et on a une tendance à être même
déçu quand on va voir
un de ses films parce qu'on est tellement
resté sur une story où il était en train
de partager
un Buf Bourguignon avec son pote
qui racontait des vannes
tout le travail qu'il a fait pour entrer dans son rôle
on est en train de penser à ce qu'il a fait la veille
au restaurant et qu'il vient de partager
donc pour être un acteur désirable
il faut être un homme mystérieux
ou une femme mystérieuse peut-être
j'entends
je crois qu'il faut rester concentré
sur ce qu'on fait
et on a
une relation avec le public
il a
je pense qu'il faut
on est là pour faire des films
proposer des rôles
et donc ça doit s'arrêter là je pense
c'est bien après de ne pas trop en faire
quel est votre rapport
j'aurais dû laisser un petit blanc
derrière je le sais bien
c'est une vraie conversation qu'on a
après dans le privé
je ne vois pas comment vous ne pouvez pas l'avoir
vu le métier pour pratiquer
les réseaux sociaux tout ça
le métier de désir
de toute façon donc qu'est-ce qu'on montre
qu'est-ce qu'on donne pour donner envie
exactement moi après je me base
des fois juste d'un truc tout simple
c'est-à-dire que je regarde les gens
que j'ai appréciés dans ma carrière
que des gens de qui j'observe la carrière
et je m'inspire de tout simple
j'essaye au maximum de m'inspirer de gens
que je trouve moi encore aujourd'hui inspirant
et quand je pense là tout de suite
à par exemple Viggo Mortensen
je me dis bon voilà
à chaque fois il nous surprend
Denzel Washington c'est pareil
Meryl Streep je viens d'apprendre qu'elle avait 7 enfants
ou 6 enfants je me dis ça je savais même pas
certains enfants comédiennes tu t'es pas à l'abri
de les croiser si c'est bien que tu sois encore
mais justement en fait le jour où je la croiserais
mais en fait je me suis dit
en fait on est là pour faire des films
et pour essayer d'inspirer les gens au mieux qu'on peut
les gens il faut qu'ils croient dans nos rôles
et pour pouvoir croire dans nos rôles
il faut qu'ils aient un peu l'esprit
avec de l'espace
parce que s'il y a trop de choses
ils vont pas pouvoir s'identifier
quelle est votre rapport à la critique
voire à la moquerie
vous le sentez arriver
vous sentez arriver ce qui va arriver
j'essaie d'y aller habilement et doucement mais
non bah des fois c'est constructif
moi j'aime beaucoup
de toute façon c'est la vie de chacun hyper important
et moi les bonnes ou les mauvaises de toute façon
on avance avec
on essaie des choses pertinentes
moi
je pense que Tufik répondra à la question
après le comment que je vais venir
chaque jour notre chair paloma
s'applique ici à roster
les invités dans la grande tradition drag
bon bah comme on est en france
en veff ici ça donne donc le roti
nous va le soir
salut donc à vous deux Tufik et Adam
j'ai essayé de trouver des liens entre vous
mais le seul point commun que je vous ai trouvé
c'est d'avoir tous les deux joués dans un épisode de josephinange gardien
comme quoi le monde est petit
Adam tu as l'arc narratif
le plus cinéma d'auteur du duo
tu quittes la fac de droit
tu te formes à l'acting en autodidacte
tu tente une école de théâtre mais tu trouves que c'est trop
théâtre pour toi
puis tu reviens à marseille pour bosser comme agent immobilier
et comme poissonnier
le gars commence poissonnier pas un job étudiant
non non poissonnier un poissonnier sérieux
levé à l'eau, glace pilée, odeur de front de mer
tout ça pour finir par jouer dans haute couture avec nathalie baye
comme quoi de la dorade à la double
il n'y avait qu'un pas
ancien poissonnier, révélation du cinéma d'auteur
prix d'interprétation à Cannes pour Arka
on dirait un pitch arté à 23h45
Adam, tu fais ça avec brio
tu as le jeu minimaliste, ultra intense
où chaque silence semble nous dire
j'ai connu le froid, le vrai, celui des chambres froides
Tufik, quant à toi
tu es un peu le stallone du polar français
pour ton profil LinkedIn, c'est écrit expert en personnage sous pression
peu bavard et souvent armé
et ton CV il confirme
besoin d'un flick
tu arrives
un flick tourmenté, encore toi
un flick silencieux qui fixe l'horizon en machant son traumatisme
Jackpot
Tufik, tu es là avec toutes les options
Regarde sombre, regarde sombre avec une barbe
regarde sombre avec une barbe
et un blouson en cuir
en grenage
tu as tellement joué de policier dans ta carrière
que quand tu passes un contrôle routier
c'est toi qui demande leur papier aux gendarmes
Franchement à ce stade, si un réalisateur écrit un personnage
qui ouvre une porte
la directrice de casting pense directement à toi
à condition que la porte mène à une prise d'otage
même quand Clapish, roi de la comédie
sociale, t'embauche pour ceux qui nous lis
où tout le monde parle de vin, de famille
et de transmission d'avignoble
toi tu surveilles les tonneaux au cas où ça dénarrerait
enfin, ce qu'il faut retire de vous deux les gars
c'est que vous jouez des héros
et ne demandez pas pardon d'exister
il protège la république mais il s'appelle Toufiq
c'est sûr que ça va pas plaire aux électeurs de Bardelam
et ça fait du bien au cinéma français
allez bisous
je vous laisse un droit de réponse à Donbessa Toufiq Jalab
non mais il la gérer il est super bon
c'était trop drôle
bien joué
tout fit très bien tu vois
on verrait quand même son adresse
bon alors pour enchaîner
pour vous remettre dans un axe tout à fait positif
j'ai choisi de diffuser un titre
Clash
je me suis dit que c'était le moment ou jamais
je crois que c'est un de tes choix Toufiq non
c'est toi qui a choisi Dave et Stormzy
je me suis dit que c'était tout adapté
ça ferait une bonne réponse
est-ce que tu veux nous en dire un mot
Dave c'est un artiste incroyable
il est comédien aussi
il était un top boy
je crois que c'est
moi à peur anglais préféré
voilà tout simplement
c'est un...
ah d'accord avec tout tes choix depuis tout à l'heure
ouais je sais
on est frères
bravo
il est exceptionnel
et en plus c'est un putain d'acteur
et en fait c'est un artiste complet
surtout son histoire
parce qu'elle est dingue
il a un parcours atypique
et c'est le genre d'artiste justement
pour pouvoir inspirer
il a vraiment réussi à traverser des choses
non respect
j'aime beaucoup
le soir
Dave et Stanzy
dans Novalessoir
avec clash
choix que je vais qualifier de commun
entre tout Fijalab et Adembesa
on se retrouve dans un instant
juste après une courte pause publicitaire
tous les soirs
Novalessoir
de 20h à 22h
toujours en compagnie d'Adembesa
et tout Fijalab
et de Frère de Sampiti
et le film de Julien
Osmalin
dans les salles mercredis prochain
on a beaucoup parlé de famille
je vais donc ouvrir des guillemets pour dire
Olivier Marchal c'est mon papa
je me tourne donc vers tout Fijalab
pour me raconter cette filiation
c'est une citation littérale, tu l'as dit en interview
je n'ai pas dit ça
c'est une déformation
et c'est drôle
ça revient souvent
vous avez en commun Pax Macilia
et Bastion 36
c'est un homme incroyable
qui m'a aussi ouvert la porte
on parlait de porte tout à l'heure
en rostre
et c'est un mec brillant
d'une généralisité incroyable
et il y a aussi quelque chose
de l'ordre de la
un peu iconique
c'est quelqu'un qui a renouvelé le genre
en France du Polar
quand il est arrivé avec 36
en fait il a remis
l'église au milieu du village
en guillemets
il a dit
en France on peut
faire du Polar
et ça faisait quand même longtemps
depuis Melville que ce n'était pas arrivé
et je suis très heureux d'avoir croisé sa route
et ce qui est intéressant c'est qu'il réussit aujourd'hui
à s'entourer de nouvelles personnes
d'une nouvelle génération d'acteurs
et avec des sujets
plus actuels
et qu'il a réussi à s'adapter
malgré nos différences d'âge
il reste d'un coup je trouve
Adon, est-ce qu'il y a un réalisateur
une réalisatrice avec qui t'as la sensation d'avoir
ce genre de lien ?
Non, peut-être
ils ont fait beaucoup de projets
moi je n'ai pas travaillé plusieurs fois avec
quelqu'un mais en tout cas
je garde une relation très proche
c'est sûr avec l'autre fille Nathan
celui qui a fait le réalisateur de Harca
avec qui on est très proches
et on prépare des choses encore ensemble
Madame Gerber
avec qui j'ai fait un film
qui s'appelait Who Do I Belong To
avec qui je suis très proche aussi
non, si je rencontre sur ma route
un artiste avec qui ça clique
je trouve ça vachement bien d'essayer de construire
quelque chose sur long terme
justement, la famille du cinéma
j'ai fait des R.I.M
j'ai tendance à penser que c'est un mythe
ou alors ce serait vraiment la plus dysfonctionnelle
de toutes les familles jamais imaginées
pour autant, est-ce que vous avez l'impression
d'être dans une galaxie choisie
avec un petit gang
des gens que vous retrouvez
des interlocuteurs récurrents qui font le même métier
que vous qui sont dans ce monde-là
moi en tout cas j'essaye de
rencontrer des artistes
dans le monde entier d'ailleurs
c'est pas qu'en France moi je pense que
ma famille du cinéma elle est vraiment dans le monde entier
et j'essaye de
connecter des artistes que je trouve
des fois entre frais des choses intéressantes
et je trouve que
c'est le fait de se rencontrer
de se connaître sur un projet
ça permet dans un second temps peut-être d'aller
encore plus loin de creuser d'autres choses
et j'ai toujours été fan de relations
comme celle de Scorsese et de Niro
je trouve que c'est des modèles qui sont très inspirants
je n'ose pas que tu as dit de Niro et pas Dicaprio
ah ouais moi je suis...
ok non non
je note, je note
mais oui voilà
ah ouais non, la première
la royale c'est celle-là
et je trouve que c'est beau de voir ça
et de se dire qu'on peut
s'entraider en tant que... enfin c'est vraiment un art
qui se partage le cinéma
c'est pas un art, on n'est pas peintre
on n'est pas écrivain tout seul
dans sa pièce
donc je trouve que
on fait des meilleurs films
ensemble
avec des gens qui veulent pousser les limites
des gens qui créent ensemble et je trouve qu'un artiste
quand t'en fasses de toi quelqu'un
qui te tire vers le haut
c'est vraiment la direction
dans laquelle j'essaie d'aller
Tufi qu'on a parlé
de Coolshed, on a parlé d'Olivier Marchal
est-ce qu'il y a d'autres gens
que tu connais depuis longtemps
avec qui t'as tourné, qui restent des interlocuteurs
quand t'as besoin de parler de cinéma
quand t'as besoin de...
ouais mais j'ai une famille moite théâtrale
du théâtre
classique et j'ai gardé
aussi des liens assez forts
dans cet univers-là
et c'est vrai que c'est des gens
avec qui j'ai de longues conversations
sur
la vie en général
mais c'est vrai que c'est aussi pas qu'en France
parce que j'ai fait des pièces
que j'ai fait vraiment dans le monde entier
avec des artistes incroyables
syriens, canadiens
beaucoup, je travaillais quoi je dis moite
pendant très longtemps
avec des anglais, de la Royal Shakespeare Company
donc c'est des artistes internationaux
et j'ai un rapport plus à ce endroit-là
au niveau du théâtre
jusqu'au cinéma
c'est étrange peut-être que
il y a un côté troupe
qui se trouve un peu plus facilement au théâtre
donc les relations
on a le temps de les construire
et peut-être que c'est pour ça que
mes relations en tout cas artistiques
elles sont plus du côté théâtrale
que du côté du cinéma
mais deux invités vous avez pu l'entendre
ou un accent anglais absolument parfait
donc là en fait comme j'ai un titre
américain annoncé je pense que je vais avoir du mal
je vais vous laisser faire
c'est un Californien d'une petite vingtaine d'années
qui a eu un morceau viral sur Tiktok
le morceau en question s'appelait Deep Is Your Soul
mais ce n'est pas celui qui a choisi Adam Bessin
Got It All
c'est donc Alain Vuong
parce que tu veux nous en dire un mot
c'est un artiste
de Rhythm & Blues contemporain
américain
et c'est une nouvelle vague que je suis en ce moment
et c'est un style que je trouve très intéressant
de faire découvrir aux gens cet artiste
que j'aime beaucoup
mais avec tout ce qu'on s'est dit on se doute bien que c'est pas sur Tiktok
du coup que tu l'as découvert
non c'est vrai que non
un jour je crois que j'étais sur une playlist chadé
et j'écoutais des
ah je vois le lien
bah je suis un peu un mordu de chadé
et de tout ce genre là
et c'est vrai que j'ai découvert cet artiste
et depuis après je l'ai suivi
écoutez mais c'est sur Spotify
que je l'ai découvert
Alain Wong
Got it all
oui je parle anglais devant deux invités
qui parlent vraiment bien mieux que moi
Adam, Bessa et Tufiq Jalab
je suis pas peur de grand chose
non mais tu parles très dur
pour me venger j'aimerais désormais vous faire écouter
un générique
qu'une femme médecin ne pourrait pas survivre
ah ouais oh
alors je m'attendais à ce que ça parle
à Tufiq Jalab
il va falloir m'expliquer pourquoi ça parle à Adam, Bessa
Tufiq se générique celui de
Docteur Queen femme médecin
tout simplement parce qu'il semblerait que ce soit
un de tes premiers souvenirs canois
t'avais expliqué dans une interview
pour la première fois à Cannes
pour Killer Kid
le film de Gilles de Maestre tu avais 10 ans
t'étais beaucoup trop jeune pour sortir le soir à Cannes et te livrerait des festivités
donc on te collait devant Docteur Queen
femme médecin sur M6
c'est vrai tu viens de me rappeler un souvenir incroyable
j'avais pas le droit d'aller au soirée
bah 10 ans oui je me semble quand même un peu
c'était vrai pour le festival de Cannes
et c'était la belle époque
ouais on parle de
94
1994
c'est marrant comme premier souvenir de festival
c'est Docteur Queen femme médecin
c'est incroyable que tu me dises ça
ça me rappelle vraiment des souvenirs de fou
ça se passait sur M6
il y avait
c'était vraiment
comme
de pouce mais il y avait quelque chose de la petite maison
la prairie qui rencontre Lucky Luke
qui rencontre lui même
il y avait le côté western
j'étais très fan de western
j'ai grandi vraiment avec
beaucoup trop violent à l'époque mais c'est pour ça que
ça fait partie aussi des choses
qui m'ont donné envie de faire du western
aujourd'hui on parle de Sampiti
qui est aussi un western modern
mais
voilà ça fait partie des trucs qui m'ont donné envie de faire du western
alors qu'il y en a ils vont te dire
c'était des films de Sergio Leone
qui m'ont donné envie de faire du western
c'est Docteur Queen femme médecin
alors pourquoi est-ce que toi le générique t'as parlé
j'étais tout petit tout petit tout petit
et ça passait à la télé donc la musique
mon grand frère
elle regardait des fois ça passait à la télé
et là ça m'a rappelé
l'actrice ça avait un grand sourire avec des bêtes d'en blanche
je me souviens qu'elle était
là j'ai eu un flash
vraiment je crois que j'étais bord
j'avais encore la couche
toi Akane j'imagine que tes souvenirs sont différents
Adan tu y allais
t'as déjà été récompensé pour
Arka
le film de Lofty Nathan
a pris de la meilleure interprétation
dans la sélection un certain regard
c'est quoi votre regard par rapport à ce genre de
célébrations et d'événements
pour moi le festival de Akane
c'est vraiment un festival
pour lequel je suis très reconnaissant
il m'a énormément aidé dans ma carrière
tu y auras tourné après aussi pour les fantômes
et ça a toujours été des gens qui m'ont accueilli
les bras ouverts
qui ont toujours fait un cinéma
que je dois dire je suis
principalement mais j'avoue que c'est un festival
sur lequel j'aime toujours
leur sélection, j'aime leurs goûts
beaucoup de metteurs en scène qui sont devenus des cultes
pour moi comme Ankara et tout ça
sont passés par là
donc
c'est vrai que je suis toujours très ému d'y aller
et j'ai une très bonne relation avec le festival
j'aime, voilà
et après les prix
c'est très particulier pour un acteur
c'est vrai que c'est rassurant
de se dire que les pères ont aimé notre travail
ça nous donne de la confiance
ça me dit
va encore plus loin dans cette direction
continue à travailler dans cette direction là
je crois que tu es dans la bonne direction
mais après, voilà
c'est très particulier, ça reste de l'art, c'est subjectif
est-ce que ça vaut vraiment quelque chose, c'est pas du sport
donc je le prends pas pour tel
je me dis pas que voilà
je me dis pas c'est quand ils disent meilleur prix
c'est pas la meilleure performance pour moi
c'est une performance dans laquelle le travail est intéressant
mais il y en avait bien d'autres
dans la même sélection
vikikrips pour corsage et d'autres et d'autres et d'autres
qui étaient remarquables
c'est juste que des fois
c'est peut-être pour encourager un acteur
et en tout cas moi je l'ai pris comme ça
ça m'a donné de la confiance et je vais essayer
de continuer à travailler pour faire plaisir au public
dans mes playlists
il y a aussi sachez-le une catégorie
danser en ayant l'air cool quand on a la grâce
de l'hypopotame d'enfant asia
on y trouve par exemple ce titre de hot chip
on écoute flutes
avec Dracula qui me permet donc
une habile transition
heureusement que c'est moi qui le dis parce que personne ne le pense
pour faire parler à Adam Bessa et tout figelable
de cinéma de genre
est-ce que c'est par exemple un territoire
qui vous exciterait
quelques-uns de territoires différents en matière de cinéma et de fiction
on en parlait hier
on en parlait hier soit
exactement
l'avant-première à Paris
je disais
à quel point c'était
un genre qui me fascinait
mais vraiment
vraiment je suis
un mordu de ça
mordu Dracula
excellent
non je suis tombé
dedans beaucoup trop tôt
non mais c'est vrai
beaucoup trop tôt on parle d'une personne
qui jouait vraiment quelqu'un embauché
pour tuer le président de la république
à 10 ans donc pour moi tout fait sens
c'est vrai qu'aujourd'hui
on est sur un être un pétrole
shining beaucoup trop tôt
l'exorciste beaucoup trop tôt
les dents de la mer
moi c'est un autre genre
ça t'a pourrit t'ébéniades
je vivais au bord de la mer
je pouvais plus aller chercher un coquise
non mais c'est un genre
qui est encore sous-exploité en France
je trouve que le seul pays
qui a la hauteur et qui
propose des choses intéressantes aujourd'hui c'est l'Espagne
non il y a la Corée aussi
oui mais c'est un autre genre
même en France il y a des tentatives
il y a du Cournot
il y a toujours du Cournot
mais il y a aussi
les femmes
aujourd'hui pour moi c'est elles qui tiennent ça
elles ont osé faire des trucs
on est là pour vous faire peur
non mais vraiment elles ont
assumé ces influences là
et moi je trouve qu'il y a
une nouvelle vague qui est en train
de s'ouvrir là-dedans et je trouve qu'il faut
complètement oser Julien d'ailleurs son film il est un peu genre
il est dans le polar western
mais moi je trouve que le cinéma
il y en a énormément besoin
c'est des films qui plaisent énormément au public
enfin quand on parle de alien terminator
shining et compagnie
dans de la mer c'est des films qui marquent
toute une génération donc moi je pense qu'il faut oser
aller dans le genre, assumer ses goûts
et je trouve ça hyper intéressant
que des nouvelles réalisatrices
plus souvent se plient au genre
et moi je suis vraiment
pousse là-dedans
exploration de genre toujours
à dans tu es musicien et tu es comédien
c'est un genre à tout récemment chanter
et danser au cinéma dans partir un jour
d'Amélie Bonin
ça te fait rire tout flics
tu vas passer un son où je chante
non non non
tu chantes bien c'est pas vrai
moi j'ai vu le film c'est vraiment
mais la comédie musicale je me dis que
ça peut être un genre douté
ben c'est pas un genre que j'ascendais
ouais
voilà si on doit dire les choses
qui chante et qui danse c'est ça ?
non je tenais pas une arme en disant
oh les mains en l'air
non non c'est un cadeau
franchement le film
d'Amélie Bonin c'est un cadeau qui est arrivé
je me suis vraiment préparé
sérieusement
cours de chants, cours de danse
et puis j'avais aussi une autre pression
et c'est très particulier
mais je
j'avais mes séquences de chante devant
une chanteuse
c'est ça
c'est incroyable
une grande chanteuse pour moi
et j'avais une double pression
et elle a été
très gentille en me disant que je chantais
bien et je voyais dans son regard
à quel point elle essayait de me rassurer
plus en disant ça ou autre chose
non c'est un super genre
le film il est réussi on est la chance de faire
Cannes aussi l'ouverture
c'était fou
de se dire on va faire
des comédies musicales avec des
des chansons cultes de la variète
française devant un parterre
ce soir là qui était quand même
international déjà
de Niro, Tarantino
DiCaprio dans la salle
et qui écoutait
Femme Like ou de Camaro
oui bah oui
moi je trouve que sur un cv ça claque
quand même un peu
j'ai trouvé le moment très drôle
les comédies musicales c'est un genre
auquel t'as vu
c'est vrai ? pas dite vous non
tu serais parfait pourtant dans la geste
mais il n'y a pas celle qui a trouvé
grâce à tes yeux pour l'instant
il y a la lalande, il y a les paraples
cherbourg
après moi je vais citer celle qui m'aime
à chaque fois mais ce qui fait hurler tout le monde
j'adore moulin rouge
les gens me jugent durement
je le dis mais je m'en fous
moi celui là encore à la rigueur je trouve ça un de
moins pire
c'est le moment le moins douloureux que je passe au cinéma
c'est vrai que la comédie musicale
pourtant j'adore la musique
mais je sais pas j'ai du mal
le fait que ce soit peut-être trop jovial
si c'est tout le temps hyper cabaret
en fait c'est l'ambiance cabaret
peut-être que je suis moins fan le coté
tout le monde dans sur les voitures tout d'un coup le temps s'arrête
il y a quelque chose où
il y a trop de bonheur pour moi d'un coup
c'est du mal
c'est pas comment le prendre en fait tout ça
si vous portez une comédie musicale avec des chansons
avec un glauque
un univers pâchotoyant
et un héros qui a besoin de se venger plein de ranceurs
fait appel à adorber ça
un truc avec des sons un peu plus feutrés
à l'achadé un peu moi je veux bien
un biopic sur prince j'aimerais bien faire ça moi
mais je crois qu'il y en avait un en préparation
non Michael, Michael
oui mais je crois qu'il y a eu pendant très longtemps aussi
oui ils sont du mal à avoir le droit
va trouver le comédien qui va faire prince
pardon moi
soit lui soit Carlos Santin en fait j'ai dit c'est lesquels
ouais mais après il y a un mexicain et un qui a un peu
je me suis dit bon en tant que tunisien
je crois que je veux pas te
t'es un peu grand pour le rôle
c'est vrai prince ah oui c'est vrai
mais il faut prendre des grands acteurs comme ça
des très grandes actrices pour le coup
enfin ça se trouve hein on reste dans la musique
avec un nouveau choix de Toufiq Jalab
Kerry James
tu dis wow ou comme si tu le découvrais
mais en fait non c'est toi
parce que je suis en train de redécouvrir ce que j'ai mis hier
et euh
un plume du rap français
un des plus grands auteurs pour moi un poète
tu as choisi d'écouter music nigre pourquoi ce titre
j'ai l'impression
il date de
2013
je me trompe
c'est Paul qui réalise l'émission
cette fois que vous venez d'entendre
merci Paul donc ça fait 10 ans
ce qu'il écrit on dirait qu'il écrit ce matin
voilà c'est drôle
je sais pas si c'est drôle non
je connais pas la chanson je la découvre
un mec écrit pour les autres
il s'appelle Saint Negre
un noir qui pleine au dessus
donc j'appelle Saint Negre
j'ai fait un cauchemar Martin
d'où tu as un rêve
dans mon cauchemar j'avais gifle
les Michel Lebes
les grosses lèvres
les plus célèbres
je me sens bon noir
je m'élève jusqu'au high level
high level
la foule on lève
chaque a zoulou et d'où elle vient reslève
la foule on lève
mon arce est la sève
gardez-je week-end
si tu me réjouis à la danse
qu'en tu quittes fried chicken
les grosses dérange mais le nez du sphinx est explosé
comme U.P. Newton calibré
sur un chrono brosier
j'suis aussi chocké l'orgota brise
les quotas de la France profonde
tricard comme Joker sur Gotam
comme un gros tag sur la joconde
j'raconte que les antilles sont billées
caca est bien trop forte
la fricaya est souvent dégro faubre
forte ma musique imagine
off les codes illuminati
ici pas de neigro fragez le rouge jaune
vert kaki
le cuposé j'ai pris votre plage
me prends pour aux apax
je me prends pour tout sans l'ouverture
boutons le cupo n'a part
music negre
pas calibré pour ma fm
on fait de la music negre
j'ai un son
music negre
garde y'est weekend
j'ai un son
music negre
pas calibré pour la fm
on fait de la music negre
j'ai un son
music negre
garde y'est weekend
sur le gros vape de la vie
j'suis dans l'angle mort
un neigro qui les défie est un neigro mort
depuis le bruit et l'odeur
j'sens que j'dérange la France
j'fais un tour chez Guerlain
j'mais du parfum violence
quelle arrogance
quelle insolence
comme Sarkozy à Dakar
j'shock l'assistance
j'me sens pas plus européen que la lyxterlie
j'fais mon neigro cite au sol
comme Alton Sterly
à trop respirer le roger
j'ai le poumon perforé
j'pourai moyen d'infection
comme un trahore
des neigrophobes comme à l'insoral
partout sur le globe
c'est chaud d'être amené
carry james music negre
dans nova le soir
le choix de tout fig jalab venu en compagnie d'Adam Bessah
nous parlait de sans pitié un film
à voir mercredi prochain dans les salles
on se retrouve dans un instant
tous les soirs, nova le soir
de 20h à 22h
toujours en compagnie d'Adam Bessah et tout fig jalab
je tenais à vous proposer l'un des titres de ma playlist
quel moment agréable en compagnie de deux invités
on écoute donc s'il sonique avec skate
sonique et skate
toujours en compagnie d'Adam Bessah et tout fig jalab
pour encore quelques minutes
je voulais vous proposer un petit jeu pour compléter vos portraits
je sais pas comment je vais apprendre ce mot
je vais vous mettre à contribution de manière assez cinéphile
en vous posant quelques questions
l'un sur l'autre mais qui font appel au cinéma
tout ceci n'est pas très limpide
ça va le devenir dès que je vais poser la première question
tout fig, s'il y a dedans était un héros
de comédie romantique
heum
itch
wish miss dans itch
Adam, si tout fig était un héros
de comédie romantique
heum
à comédie
comédie romantique
heum
il faudrait un personnage
qui est tout le temps pressé
pendant les courses de Noël
qui est un peu dépassé
un film avec Bill Murray
on peut partir sur un jour sans fin
oui, exactement
un jour sans fin
ce qui implique un bon gros degré de ronchonnerie
ça c'est un autre
c'est un autre problème
tout fig, s'il y a dedans était un super héros
un super héros
peut-être
alors c'est
on reste dans vraiment le super héros
super héros
non tu peux pas dire John McLean
ça ne marchera pas à toutes les
c'est bon
je le verrai en Batman
c'est pas très compliqué pour lui
je sais pas comment je vais prendre ça
pas de vrai super pouvoir
mais un super cerveau
moi je pense que tu peux bien le prendre
et un désir de vent j'en rends bien
Batman mais le Christian Bell
ok, donc la grosse voix
Adam, si tout fig était un super héros
heum
un super héros
heum
je pense qu'on va instaurer
à la fin de cette émission
des petites sessions de gestion
de la colère je pense que c'est important
que nous en parlions
il est vraiment à tout point
pour finir vraiment dans un feu d'artifice
si
Adam tout fig était un super méchant
de cinéma
il se lait dur dans Batman
le Joker donc ok
et Adam si tout fig était un méchant de cinéma
un guibal lecteur
le dans
un James Bond
un méchant de James Bond
un truc comme ça
petite l'arme 200
j'adore, je l'ai rencontré à Cannes il est incroyable
incensé
et probablement les plus belles pommettes du cinéma
mais ça c'est pareil c'est un détail que ça n'a rien à voir avec du cinéma
mais du coup c'est un flic méchant
un méchant flic
un ripou dans un James Bond
je pense que ça a bien complété le portrait
il me reste donc à vous remercier
les deux et à rappeler que sans pitié
le film de Julien Ousmalin ce sera dans les salles
mercredi prochain
merci beaucoup d'être passés par Nova le soir
et j'ai envie de dire aussi merci pour le voyage
parce qu'on va terminer avec votre playlist
alors je ne sais pas s'il y a des communes
je crois que c'est le choix d'Adam
un rappeur tunisien, Balti
je crois qu'on est sur un choix commun
je te laisse nous en dire un mot
c'est un artiste qui a émergé après le printemps
en arabe
il fait partie des artistes tunisien aujourd'hui
il compte et
pareil cette chanson
je fais découvrir aux gens qui ne connaissent pas
mais c'est une musique qui est extrêmement répandue
dans le Moyen-Orient qui s'écoute énormément
et voilà c'est un artiste qui est cher à mes yeux
et que j'avais envie de le faire
découvrir aux gens qui ne le connaissent pas
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci
merci
Balti pour Clorce
Nova le soir
rendez-vous
demain à 20h
depuis Londres
et tout de suite retour du Grand Mique
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
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Bienvenue dans Nova le soir,
votre rendez-vous quotidien,
comme le jeter, comme les jeux de vingt heures
mais sans jeu et sans info.
Ouais, donc en réalité rien à voir.
La promesse ici, c'est la musique,
celle choisie par les invités
complétées par les pépites de la maison Nova.
Au menu du jour, du cinéma,
une histoire de fratride,
dans un thriller psy signé Julien Osmalin,
sans pitié, et on en parle avec les deux frangins.
Sur écran, les comédiens Adam Bessa
et Taufik Jalab.
Spoiler, ils sont venus avec des titres déments.
Est-ce que ça suffira à les épargner ?
Oui, parce que rappelons aussi qu'ils se feront
roster par notre drag préféré,
Paloma. On verra si la fratrie
est solide sur ses appuis.
Pour démarrer, c'est Nova le soir
et rendre hommage aux frangins.
J'embrasse d'ailleurs le mien, oui je sais pas de message perso,
mais bon personne ne va capter.
Un groupe qui emporte le nom,
même si ses membres n'ont aucun lien,
bref, j'avais envie d'écouter
un type pour galvanize.
Nova le soir et c'est l'heure
des morceaux de bravoure.
Nova le soir.
Ce petit top fait de titres,
un top pour lequel je vous demande
de choisir, s'il vous plaît.
Par exemple sur Instagram, vos reprises
de Bowie préférées. Parce que je sais plus
si je vous l'ai dit, si, 20 fois.
Mais je ne suis que joie, alors autant le répéter.
Après cette émission, je fais mes valises
et direction London.
Je mets de chaou chez les équipes de Nova le matin
et Nova le soir, Eurostar et Go
au rendre hommage à David Bowie se vendredi.
C'est donc tout naturellement que je vous propose
un hommage musical vibrant
à ma ville préférée.
Album mythique et titre
The Clash London Calling.
Une chanson, un titre inquiet,
politiquement engagé,
à bas les vieux symboles, bref une merveille.
Pour les reines et rois du shopping,
hommage de deux américains,
Bea et Jay-Cole chantent London.
Les américains, c'est bien, mais rien ne vaut.
Les londoniens, c'est très personnel
et péremptoire, et alors.
Donc des locaux qui célèbrent leur ville
à leur manière très singulière,
voici Blur et London Loves.
Je m'en voudrais de vous abandonner
sans vous proposer un petit bout de Waterloo Sunset
parce que les Kings, ça ne se refuse pas.
Parle des Kings,
laissez-moi le mettre au singulier,
un petit kink,
parce que depuis toujours, j'ai pour cette jeune femme
un gros faible et il continue.
Alors parmi mes chansons préférées sur Londres,
voici celle de Lily Allen.
On écoute LDN.
Lily Allen dans Nova le soir
avec LDN.
On se retrouve dans un instant avec les comédiens
Adam Bessa et Tufiq Jalab.
Nul ami tel qu'un frère,
nul ennemi comme un frère.
Je suis allée loin parce que
j'annonce que grâce à mes deux invités
on va se livrer un véritable périple musical,
mais surtout il campo aujourd'hui
deux frangents dans une situation inextricable
et douloureuse.
Signes commun et particulier, si ça se peut,
ces deux comédiens sont aussi à l'aise
dans de la grosse prod musclée,
Paris Hasfallen pour l'un, Tyler Rake pour l'autre,
rien que des noms qui sortent déjà comme des menaces,
comme dans des drames forts et sensibles.
Oui, j'ai décidé de ne faire que des associations
d'adjectifs contradictoires.
Né quelque part, la marche,
Tufiq Jalab et Adam Bessa
réunis dans Sampitier de Julien Osmalin
dans les salles mercredis prochain.
Bienvenue Adam,
re-bienvenue Tufiq.
Merci.
Merci.
Mais avec grand plaisir.
Tufiq, j'en déduis que la première n'avait pas dû être douloureuse
ou alors peut-être que tu es mazo si tu reviens.
Peut-être une troisième et j'aurai la vraie réponse.
Oui, tu testes en fait.
Toujours trois fois.
Tu n'as pas dit de méchanceter Adam,
il vient ici détendu,
sécurisé.
Je l'ai prévenu et il m'a dit
je reviendrai encore une autre fois pour prendre vraiment
mes marques.
Non, mais je comprends, c'est comme dans les sites
sur lesquels on note les restos, etc.
Il faut faire plusieurs courses et plusieurs restos
pour pouvoir laisser les bonnes notes, les étoiles
et ce genre de choses.
Ça me va très bien.
Il faut que vous écoutez.
On va démarrer tout de suite
par un binôme composé de Claire
et d'un garçon
qui te ressemble étrangement.
Attends si je me fie au videoclip
et au morceau qui m'a été envoyé.
C'est un groupe qui s'appelle donc Ili
dont tu fais partie.
Ili c'est la symétrie
l'équilibre masculin féminin.
Est-ce que tu veux nous dire un mot de ce projet pour démarrer ?
Bien sûr.
Ili je crois que c'est
je ne sais pas comment le définir.
Pronom personnel indéfini romain
latin qui définissait quelque chose
de la fois masculin et féminin
pour des objets ou des personnes.
Donc le nom est venu de là.
C'est un projet musical.
Moi j'ai toujours mené les deux carrières
en parallèle.
La musique a toujours fait partie de ma vie
et
surtout même dans le cinéma, dans la construction
de mes personnages, ça prend une énorme place
dans la construction.
C'est un art qui a dans sa manière
d'être fait
je dirais il m'apporte des choses
que aucun autre art ne peut m'apporter
sa spontanéité
les émotions que ça peut me
procurer.
Les questionnements en tant qu'artiste
que ça me pousse à
imposer
la technologie, l'instrument
il faut toujours innover
chercher des nouvelles choses et tout.
Donc c'est quelque chose qui me passionne énormément.
Ce duo a été créé il y a quelques années
on avait sorti un son
en 2021 je crois
sur les plateformes on faisait toujours de la musique
et en fait le son avait bien marché
on avait contacté par une maison de disques
et avec ça on a continué à travailler
là on prépare une petite mixtape pour bientôt
et donc voilà ça avance tranquille
mais c'est un projet auquel
je dédie beaucoup de mon temps
parce que j'adore faire ça
c'est une grande passion chez moi la musique.
T'es vraiment en bon endroit du coup pour allier
c'est parfait on écoute donc Illy avec Escal.
Nova
Le soir
Le vent de l'Amérique ton parfum
Le vent de l'Amérique ton parfum
Marseille à Napoli
Haq'alwada la barate
Wahirana Malaga
Tangilla Beroog
Méditerrané
Ma, ma, ma
Méditerrané
Méditerrané
Méditerrané
Haq'alwada la barate
Méditerrané
Méditerrané
Ma, ma, ma
Ma, ma, ma
Méditerrané
Ma, ma, ma
toppine
Stage
Tabya
La difícil
La noise
la tête qui se met à tourner
Je sais plus où j'en suis what je fais dans ma journée
En vue de faire un tour perdre une envie d'entrée
Pair de l'envie d'entrée
J'ai annoncé que l'invitation au voyage serait le lait motif des titres que vous avez choisi
à d'embaisser et tout fi que j'allabe.
Voilà, ça va continuer dans un instant.
On parle du film de Julien Osmalin dans les salles mercredis prochain, ça s'appelle
Sampitier.
Est-ce qu'il vous est arrivé de l'être l'un et l'autre ?
Je ne me suis pas dit que je commençais par des questions faciles.
C'est une bonne question.
Ouais, des fois il faut Sampitier.
Ouais, des fois, ça a été un long travail dans ma vie.
Des fois, il faut essayer de mettre ses sentiments de côté et être un peu plus pragmatique,
un peu plus froid pour faire avancer les choses.
Des fois, c'est important.
Tout fic ?
Je crois que j'ai plutôt été Sampitier avec moi-même pour arriver au bout d'un cheminement
peut-être, pour avoir accès à peut-être des choses qui n'étaient pas forcément destinées
ou dues.
Et j'ai été dur avec moi-même, donc parfois même souvent Sampitier pour arriver.
Donc je crois à travailler et à faire les choses que j'avais vraiment envie de faire.
Et parfois, il faut s'infliger, voilà, les sensations où on est dur avec soi-même.
Ouais.
Donc on est Sampitier.
Dans le film Tout démarre avec l'enfance de Ryan et Dario, deux frères élevés par une
mer seule, Maria, qui tient un stand de tir à la fête foraine, un jour Dario disparaît
et ne revient que le lendemain matin, mutique.
Que s'est-il passé ? Je ne le spoilerai pas ici, mais le lourd secret sera levé,
bien des années après quand les frères se retrouvent pour les funérailles de leur
mère.
Mes chaises-enfants, le vent le vers pour Maria.
C'est qui ?
C'est le frère de Ryan, dix ans sans nouvelles, c'est long.
Tu en restais un peu dans le con ?
Je vous pose une question.
J'ai jamais compris pourquoi c'est toi qui l'a choisi.
T'as tapé dans le sol comme des bruits de marteau.
C'est comme si le sol s'était ouvert sous mes pieds.
Ton frère est qui, t'es où ?
Pardon, pardon.
Léner, Ryan, resté sur les lieux de son enfance dans le monde forin, c'est toi tout
fixe, celui qui est parti avec son secret Dario, le cadet, c'est toi Adam.
Et là, rencontre avec un homme de son passé qui l'aurait voulu oublier va tout
changer, le titre annonce la couleur noire et rouge, un peu aussi.
Dans quel état d'esprit est-ce qu'on aborde ce registre ?
J'ai l'objet de dire en préalable et le film n'est pas câlin.
Non.
Ce n'est pas un film de Noël.
Voilà.
C'est ça que tu veux dire.
C'est un peu l'art noir.
Oui, bien sûr.
Comme on l'aborde, déjà, on se mettant un peu dans le bain,
on regardant des films du genre en écoutant les références du
réalisateur et en adoptant les codes du genre.
Oui, il y a quelque chose aussi un peu classique dans le sens où
les films qui ont bercé Julien Osmalin, le réalisateur,
c'est des films qui nous ont touchés aussi,
que ce soit Slippers ou Misty Rivers, qui sont des...
Ce qui donne une idée de la thématique.
Il donne une idée de la thématique aussi.
On a été à cet endroit-là, mais il y avait d'autres films aussi
qui l'ont touché.
Donc, on s'est un peu plongé dans cet univers.
C'est vrai que ce n'était pas tous les jours facile.
On s'en tournait dans un lieu qui ne nous aidait pas après le tournage.
Finalement, qui nous aidait, je pense.
Mais qui nous a aidés.
Ça maintient dans un étapes, j'imagine.
On est dans le nord de la Belgique, à la frontière hollandaise,
dans une zone industrielle catastrophique.
Mais c'était incroyable, parce que c'était un travail
qu'on n'avait pas à faire, nous, de notre côté.
C'est-à-dire se plonger dans cet univers gris, lourd, métallique.
Donc, ça a été incroyable.
Mais c'était intense et on s'est trouvé à cet endroit-là
aussi, dans beaucoup de joie, à faire ce film.
Mais alors ceci dit, je sais qu'il ne faut pas faire de banalité,
mais il semblerait que les camarades belges soient plutôt fun.
Donc, j'imagine que ça doit aider à faire redescendre
une forme de pression quand on termine une journée.
Mais en vrai, ils sont bosseurs, ils sont un, ils ont le sens de l'humour.
Moi, j'ai adoré, j'adore travailler avec les Belges.
C'est vrai qu'à chaque fois, c'est un plaisir.
Ils ont vraiment des décors en plus de No Man's Land assez inspirants
pour ce genre de films, je trouve.
Moi, j'aime beaucoup les films flamands, les Runscope, Bullhead,
les Ardennes et tout.
Je trouve qu'ils ont tout pour faire des grands polars, noirs.
Ça donne une mythologie, mais en matière d'image.
Oui, je suis assez d'accord.
Je trouve qu'on n'a rien à envier aux Américains
là-dessus, sur les grands espaces ou sur les polars.
Enfin, l'Europe, je trouve que là, des endroits que ce soit,
toute l'Europe de l'Est, l'Europe du Nord,
ils sont des endroits magnifiques pour faire des polars.
Et là, je trouve que le choix du lieu était top.
Donc, je suis content que cette ambiance, elle marche bien dans le film.
Je vous parlais de voyage avec la programmation musicale de nos invités.
Grâce à Tufiq, première étape en Italie avec le rappeur Gally.
Pour un titre qui figurait sur la bande originale de FIFA 19.
Est-ce que je dois y voir un lien ? Est-ce que tu es sportif, mais gamer ?
Je ne suis pas gamer.
Je ne savais même pas qu'il était sur FIFA 19, pour vous dire.
C'était vraiment un coup dans l'eau, du coup.
Ah ouais, non, mais vraiment.
Alors, pourquoi ce titre ?
Parce qu'il est Tunisien.
Parce que je suis aussi d'origine tunisienne.
Vous voulez tous les deux, si je me l'abuse.
Oui, moi, je suis mon père est tunisien-algérien
et ma mère est marocaine.
Et en ce moment, c'est la canne, il faut le dire.
Et la tunisienne a perdu.
La tunisienne a perdu, mais l'Algérie a gagné hier.
Donc, le maroc est toujours en liste.
Donc, j'ai quand même 3 fois plus de chance d'être heureux que Adam, ce soir.
C'est les avantages de la triple nationalité.
Exact. Exactement.
Non, c'est un artiste que j'aime beaucoup.
J'adore la langue italienne.
Je trouve que c'est la plus belle langue du monde avec l'arabe et le français aussi.
Et j'aime son histoire.
J'aime ce gars, j'aime ce qu'il a apporté à la musique italienne.
Au rap italien, surtout.
Et je suis assez fan de ce gars.
Moi aussi, je l'adore.
Très bien.
Ah, Willy, Willy.
Ah, Neri, Neri.
C'est pas possible.
Baby, c'est pas possible.
C'est pas possible.
Ah, Willy, Willy.
Ah, Neri, Neri.
Oh, mes amours et les casins.
Mes amours et les problèmes.
Fais-moi un applaus avec les pieds.
Maintenant que je suis encore en pied.
Quand je ne te écoute pas, quand tu es t'es nat.
Je te laissais quand tu drinkes.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Ah, bébé.
Oui, mes invités chantent.
Oui, Adam, Bessat, Ophiq, Jalab.
C'est Tegeli avec Happy Bee,
dans Nova, le soir.
D'ailleurs, puisque vous incarnez 2 frères
dans Sampitier,
est-ce que vous vous êtes constitué des playlists communes ?
Celles de momes qu'on grandit ensemble, par exemple ?
Ah, non.
Non.
Non, parce que l'intérêt du film, je crois,
qui réside vraiment dans le fait qu'on se soit splité.
Ouais.
Et que chacun ait sa vie.
Mais tu peux avoir une base commune d'enfance.
Oui.
C'est vrai.
Mais...
Là, en l'occurrence, non, pas...
Non, on n'a pas été à cet endroit.
Mais...
C'est une bonne question pour en dire
qu'on aurait dû le faire, peut-être.
Non, c'est pas du tout.
Ça marche très bien comme ça.
Vraiment, on croit vraiment à cette ratrice.
Ne vous inquiétez pas.
Vous le disiez, c'est un thriller psychologique,
mais votre réalisateur, Julien Ausmalin,
parle aussi de Western.
Alors, effectivement, comme dans les Westerns,
la vengeance est un moteur, la violence est un outil.
Est-ce que la rancœur, c'est un sentiment
qui vous est proche,
ou qui se situe vraiment dans une galaxie
far, far, far away ?
Dixie, t'as des gens...
Des grandis avec un...
Des grandis dans ça.
En fait, chez moi, chez nous,
c'est dans d'autres cultures,
c'est un peu dans l'ADN.
Il y a un côté qui est lié à la fierté,
souvent parfois mal placé,
mais la rancœur, en fait,
comme il y a quelque chose dans le code d'honneur,
qui est qu'une parole donnée, voilà,
il y a des codes à respecter,
et la rancœur fait partie de cet ADN.
Moi, j'ai beaucoup de mal à gérer,
c'est mon plus grand défaut,
mais vraiment...
Ça, c'est vraiment son côté adjérien.
Je viens du nord de la France, je partage,
on n'a vraiment n'ayait aucune inquiétude.
Ça me fait plaisir, je pensais que c'était...
Non, non, vraiment,
c'est la fête de Bill.
C'est incroyable.
Mais en fait, le pire c'est...
C'est un super moteur narratif.
Très bon carburant, en tout cas.
C'est super, vous mieux l'avons dans un film que dans la vie.
Mais alors, de fait, puisqu'on parle de western,
est-ce que d'une certaine manière,
vous avez envisagé Ryan et Dario comme des cowboys ?
Il y a quelque chose chez les forains,
quand même, de la liberté,
du far west, un peu de se permettre d'être,
comme ils ont envie d'être,
de régler les choses eux-mêmes,
d'être dans ce rapport,
en fait, ou la loi,
parce qu'en fait, dans le western,
le personnage emblématique, c'est le sheriff.
Bien sûr.
C'est le seul, mais quand il n'est pas là,
le sheriff, une fois qu'il n'est pas là,
ça tire à baller elle.
Donc, c'est vrai que chez les forains,
ce qui est intéressant dans le film,
c'est que la police n'apparaît pas.
Elle n'est pas encore au stade de l'enquête,
donc ces gens-là font justice eux-mêmes,
règlent les choses eux-mêmes,
règlent ça avec leur code d'honneur et tout ça.
Donc ça, oui, ça faisait un peu,
ça fait très penser au western,
quand même, cette manière de faire les choses soi-même
et de ne pas compter sur la justice.
Il y a quelque chose de l'ordre du cowboy
dans leur démarche à ces deux personnages,
je trouve.
C'est vrai, c'est vrai.
Parce que ça fait partie des
retours qu'on a
sur le film.
On ne s'attendait pas à ça, en fait.
Mais parce qu'il y a un travail aussi
qu'on a essayé d'avoir.
C'est vrai que toi,
ce personnage, il a quand même
cette manière un peu de marché
qui est quand même très proche du cowboy.
Et même quand j'y pense, Dario,
le fait que tu sais, normalement ils vont dans le saloon,
ils s'envoient des verres et ils boivent
pour oublier justement leur ranqueur.
Et lui, il a ce truc-là aussi
où il se défonce moderne,
c'est avec de l'oxycodine,
mais c'est le saloon moderne.
Mais c'est un peu pareil.
Il est là, il traîne sa savate
d'endroits avec son coeur,
du cowboy un peu là-dedans.
Mais de fait, ces démarches ont été réfléchies,
pensées.
Non, c'est un travail en amont.
On s'est dit,
après, nous les acteurs,
on a aussi nos petits trucs,
c'est-à-dire que
la chaussure est essentielle.
Oui, non pas l'estée,
mais le choix
de la chaussure d'un personnage
va entamer
et va générer une démarche particulière
et en l'occurrence,
moi, la paire de pompes,
c'est vraiment des groles
qui, même avec un jogging,
c'est des armes entieries
un peu compensées.
Qui ont été retapés un petit peu quand même,
tous les six mois, ils retournent
le cordonnier et remettent un petit coup de semelle.
Il adore tes pompes.
Et ça crée une démarche.
Comme le petit lui, ça fait des chaussons.
Ils sont légèrement recrubés sur le côté
parce qu'il a bouffé le goudron
sur l'arrêt.
C'est un truc qui est hyper intéressant,
mais c'est des petites entourées d'acteurs.
Ça fait plaisir que vous reluyez ça,
parce que c'est ce genre de détail.
On est là pour dévoiler tous vos secrets.
La chaussure est hyper importante
si on part avec des grosses boots
ou qu'on part avec des petites baskets légères,
ça change tout un personnage.
De justice et se faire justice
il est question aujourd'hui
de manière tout à fait illustratif,
très agréable de justice
parce que la playlist a écouté au casque
dans la rue pour se sentir invincible.
On écoute Civilization.
Civilization, c'est justice dans Nova le soir
et toujours en compagnie d'Adam Bessai.
Tout fic jalabes, on parle de Sompitier.
Un film à aller voir mercredi prochain
dans les salles.
On parlait de la démarche de vos personnages.
Parlons du physique.
Tu vous expliquais l'importance
de ces personnages.
Tout fic dans celui-là, la transformation opérée
est très loin de celle qu'on te demande
quand il s'agit d'aller courir après des méchants
dans des films ou de sauver le monde.
C'est l'après pas inverse.
C'est l'après pas inverse.
On déchère sa carte de membre
à la salle de sport
et on va
à l'opposé.
On va au resto
qui fait des plats
d'un grand facif.
C'était important de lui donner
une shape
un truc différent qui se rapproche
de l'univers des forains.
Ce n'est pas des gens qui vont à la salle de sport
mais c'est des travailleurs
qui montent des manèges, qui mangent sur place.
Quand on mange sur place, on mange en face
chez le cousin qui a la fritrie
chez la cousine qui tient
le stand de Tchouros.
Ce n'est pas des gens qui font attention
forcément.
Dans ce qu'on veut nous raconter
qu'ils sont à cet endroit-là
c'est le frère qui est resté
et il fallait qu'il y ait une différence
qui revient
après de longues années
à l'étranger
et qu'il voit ce qu'il lui en face
aurait pu devenir
s'il était resté aussi.
Il y a un long moment, il y a une très belle séquence
où on se retrouve
dans la caravane
et que je l'observe
et que lui aussi m'observe du coin de l'œil
et on se voit comme un miroir
un peu qui nous aurait déformé
aussi avec quelque chose de ça.
Adan, la construction
de la physicalité c'est très important pour toi
tu l'avais déjà expliqué
ce que t'étais passé par là pour les fantômes de Jonathan Millet
dans lequel t'incarner un homme qui se devait
d'être discret, puisqu'il traquait des criminels
c'est vraiment quelque chose
enfin un aspect du personnage
auquel tu réfléchis beaucoup.
Oui énormément.
Oui oui ça fait partie
de la chose que j'aime profondément
dans ce travail
et que j'aime moi en tant que spectateur
quand je regarde des acteurs ou des actrices
c'est quelque chose que j'apprécie
d'y croire tout d'abord
physiquement.
Je trouve que le corps en fait il raconte énormément de choses
je trouve que souvent on passe
par les mots mais je trouve que
quand on rencontre une personne
son corps nous dit plus sur son passé
que ce que lui veut bien nous dire
et je me dis toujours que le cinéma
donc si on peut montrer avant de parler
c'est déjà ça de gagner.
Oui puis sans aller jusqu'à des transformations physiques
on parle pas tous de faire de Niro
de Niro on n'a pas fait ça toute sa vie
c'est vrai qu'on se souvient de ça
Mais là l'occurrence dans le film c'est aussi intéressant
pour ton personnage parce que c'est vraiment
ce qu'on peut qualifier de tes oeufs
pas sur un homme de mot
le personnage de tout est un peu plus
mais pas tant non plus
mais enfin c'est vraiment deux personnes
qui ont du mal à dire les choses verbalement
ou par leur physique.
Ce que j'aime dans le film c'est qu'on le voit petit
et on voit comment il est
il est assez solaire et il parle
donc en fait je dirais pas que c'est quelqu'un de tes oeufs
c'est quelqu'un qui est devenu tes oeufs
ou en tout cas qui est tes oeufs dans cette situation
chez lui. Moi
des fois même moi
qui suis assez à l'aise et qui parle en famille
je peux me retrouver à ne plus parler
la famille c'est quand même un truc très particulier
quand on est pas vraiment les mêmes
que dans la vie au travail et tout
donc là vous voyez Dario chez lui
avec son frère qui l'a pas vu depuis dix ans
est-ce qu'on est pas tous un peu bizarre
face à un frère ou quelqu'un d'une famille
qu'on n'a pas vu depuis dix ans et qui en était très proche
on devient quand même un peu bizarre
donc oui mais en tout cas pour celui-là
c'est vrai que c'était important de
créer une forme
et un personnage qui était
un peu unique, qui se détachait aussi
des... enfin qui avait les codes
du forain aussi
et celui-là il est très rock
il est très marqué rock ce personnage
beaucoup plus rock que tous mes autres personnages qui sont
celui-là pour le coup
toute la playlist elle travaille autour
il était
assez inspiré un peu
je crois que ma base au niveau style
c'était Kurt Cobain
donc je me suis dit
il est là-dedans
il a eu cette période grunge
et il était
comment on dit
mais avec ce que ça implique aussi de la personnalité de Cobain
et moi en fait la base
du personnage c'était
en fait quand j'ai fait des recherches
sur les gens qui subissent ça
souvent ce qui se passe à l'adolescence
on s'aime pas
ça étant le nœud de l'histoire que je ne dévoilerais pas ici
exactement mais
je trouve que tu as dit vraiment
la chose la plus importante c'est là-dessus que j'ai basé le film
sur le personnage de Dario
il ne s'aime pas
physiquement il ne s'aime pas et donc
j'ai cherché plein d'artistes
le petit homme
oui parce qu'il est en tatouage
qui dit anesthésie
et il a un album d'ailleurs
qui s'appelle
il y a une chanson qui s'appelle comme ça
et j'ai cherché autour de ça
Lil Peep, Kurt Cobain
tous ces artistes plus ou moins modernes de la nouvelle vague rap
et steam
un peu punk rap
et j'avais pas trop envie d'aller dans le rap
dans le street j'avais vraiment envie de garder un pied dans la folk
et dans le rock pour ce personnage
parce que Julien avait cette vibe-là
et j'avais l'impression qu'il était très proche d'un biker
pour lui
donc je me suis dit ok je vais aller chercher des choses comme ça
chez Euphoria
chez Jeunna
dans les codes
et c'est le plus rock de tout ce que j'ai fait
on reste dans la musique avec un nouveau titre
suggéré par Adam Bessin
on le doit à un artiste nigerien
Whiskyd
je laisse donc le professionnel de la musique nous en parler
Whiskyd pour ceux qui ne connaissent pas
c'est la nouvelle vague nigerienne
voilà il y a Burnaboi
il y a des artistes et c'est un artiste que je trouve
hyper intéressant, très inspirant
qui met l'Afrique en avant
et qui est des supers ondes
si vous avez un peu de morale en bas
écoutez Whiskyd
on écoute ghetto love
c'est moi
j'ai du calier
c'est moi
c'est moi
c'est moi
c'est moi
pour moi
je suis un delighted
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
pour moi
mufo fufo fufo fufo
c'est ma adama gimme's buzzer loving momma gay
yo lali, 50 bottles for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, ooh yeah, ooh yeah
c'est ma baby gimme's buzzer loving till the 90
yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 bottles for my baby
me yo lali, ooh yeah
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
me yo lali, 50 syrup for my baby
je le disais, vous avez quelques points communs quand même, tous les deux
vous avez tous les deux tournés
de l'action du genre
blockbuster, la série Paris As Fallen
pour toutefy, que les films Tyler Rake, pour Adam
alors on parlait de l'importance de la musique dans ce genre de situation
c'est-à-dire qu'avant d'aller à la baston dans un film
on écoute quoi comme titre de rage
un bon vieux high of the tiger
où on a des playlist un peu plus élaboré
ha ha ha
heu...
hmm...
bonne question
heu...
si toutefois mis en condition il y a
parce que je sais que c'est aussi des scènes qui peuvent être très chorégraphiées
donc dans ce cas là on peut pas non plus laisser aller à la rage
parce que les partenaires sont pas super contents
non en vrai c'est tellement technique
c'est tellement heu... long et fastidieux
des séquences de cascades
que si on commence à s'imposer à un rythme, une petite musique
on va blesser les gens parce qu'on va être tellement pris par un truc de...
c'est... enfin voilà
safety first
ouais ça marche mieux pour les scènes de colère que pour les scènes de la action pure
ouais non les scènes d'action il faut être...
travailler sur un blockbuster c'est un travail un peu d'athlète
ouais bien sûr
moi je le compare à ça, j'ai toujours eu de longues préparations physiques
et il faut être vraiment comme un athlète ne pas c'est fin
la pire chose qui peut arriver un acteur sur un film d'action c'est de se blesser quoi
vraiment et c'est la chose dont on a peur parce qu'on fait beaucoup de répétitions de ça
donc j'ai l'impression ça me rappelait ma jeunesse quand je joue au foot
et que la pire chose...
parce que tu as carrément fait le centre de formation de Monaco
ouais c'est ça
et tu te dis de la pire chose qui peut arriver en tant que footballeur c'est de te blesser
bien sûr ouais
et ben là c'est un peu pareil vraiment alors que quand tu fais un film normalement
bon si tu te tord la cheville
enfin tu te blesses un... tu peux continuer à tourner
et là c'est fini en fait pour toi
fin de tournage et tu mets en péril des productions qui sont très chères
donc c'est vraiment... ouais il faut le voir plutôt comme un athlète
donc je dirais de la musique plutôt...
voilà qui te...
qui te motive et qui te...
ouais comme... c'est du sport en fait
puis en fait il faut rester concentré aussi
exactement ouais
alors j'ai vraiment une question de la plus haute importance
c'est qui le plus fort ?
est-ce que c'est Gérard Butler ou Chris Samsworth
parce que la série tout-fait qui est dérivé des films de GG
et Tyler c'est Thor, enfin Chris
fort dans quel sens ?
physiquement ?
plus costaud
on est sur... je pense qu'il n'y avait pas de questions à se poser
c'est Chris
j'ai pas vu Gérard Butler mais je peux nous dire que Chris...
son bras c'est la taille de ma cuisse
ok très bien j'ai la réponse à ma question
blockbuster, film d'auteur c'est le même genre de plaisir
ou d'abord ça a l'air d'être idiot comme question
mais est-ce qu'on se dit c'est un rôle
il y a la même chose à investir
ou le plaisir est différent ?
peut-être qu'il y en a moins...
il est différent
ouais il est différent mais après c'est un travail qui est complémentaire
moi je trouve quand même on apprend énormément de choses sur les blockbuster
et tout ce que j'ai appris j'essaye de le mettre dans les films d'auteur
et inversement je trouve que ça communique bien
mais le plaisir non n'est pas vraiment le même
je dirais la recherche est pas la même
je trouve que la pro-est technologique, technique et physique
dans le blockbuster
là où peut-être la créativité
l'audace et la profondeur intellectuelle
dans les films d'auteur a plus sa place
ouais je crois que dans le blockbuster
tout est tellement cadrillé
au millimètre près
il y a une exigence
qui se trouve ailleurs
que dans le film d'auteur
un peu plus intimiste
on laisse un peu plus place
pas à l'improvisation mais il y a quelque chose de cet ordre-là
dans la recherche en tout cas
on recherche plus sur un plateau
quand on fait des films un peu plus intimiste
que sur un blockbuster
alors que même parfois on arrive a trouver
une forme de liberté dans le blockbuster
c'est très étrange sur certaines séquences
on est surpris de se retrouver avec les mêmes sensations
que sur un film à petit budget
sur des séquences intimistes
il y a tellement peu de séquences comme ça
sur un blockbuster qu'on essaye
d'avoir ces moments-là
quand on tourne des séquences
juste de jeu
mais comme disait Adam
c'est complémentaire
on essaye de céder
de ces expériences
moi je trouve que sur le blockbuster
la fatigue elle est physique
et dans le film d'auteur la fatigue elle est mentale
j'imagine que sur Sampiti elle devait être
assez colossale
mentalement ouais
surtout parce qu'on porte des sujets
des thématiques psychologiques
donc c'est plus là que ça se passe
il y a la famille
il en est question dans Sampiti
le film de Julien Haussmann
il y a aussi la famille qu'on se choisit
là en l'occurrence je voudrais aborder
la catégorie les copains
parce que parmi les amis de Toufiq Jalab
un certain Bruno répondant plus volontiers
et publiquement au nom de Cool Shen
j'imagine que c'est sur le tournage de Paradise Beach
de Xavier Durange que vous êtes rencontrés
non on s'est rentrés sur Paradise Beach
et je vais venir sur un grenade
donc c'est tout naturellement que tu as choisi
NTM
ah c'est vrai ?
t'as oublié ?
t'as un mot à nous dire sur l'importance
d'NTM dans ta vie
ça fait partie de
ma base
c'est le ciment qui a construit
mon univers musical
culturel
c'était des gens
qui parlaient de nous
j'étais plus jeune
et il a eu un impact incroyable
et après c'est devenu un de mes amis très proches
j'ai eu la chance
de faire un film avec lui
on est restés très très liés
je pense que c'est le plus grand groupe
d'orables de tous les temps
nous va les soirs
c'est fou mais c'est comme ça
je me nourris ça
j'ai besoin de ça
mon équilibre dépend de ça
je suis sur le maigre
mais qui plus j'aime ça
j'aime quand ça fait pas
quand ça vient d'en bas et puis quand c'est pas
pour finir l'éché
pour s'enfistiquer c'est péché
je préfère m'approcher de la vérité et s'en tricher
sans jamais changer mon fusil et les pôles
et puis garder mon rôle, tenir la tôle
et c'est rembourse position
le porte et le maillon frapper du son de ceux qui dérangent
c'est un honneur
comme pour tous mes complices, mes compères, mes compas
fatigué de cette face, on veut plus subir
et continuer à jouer les spires
sachez ce que c'est pour j'aspire
c'est que les miens respirent
premier kiff c'est de tirer
rester tranquille au sein des miens
me laisser aller à le déballer
les conneries parlent et juste pour parler
pour faire le monde avec notre vision
décaler, on est défaut
bloquer dans des caches du escalier
en otage, je parle d'un nombre et de faliers
et à la longue, mecs t'assures
tout ça s'apaisse, ta province
je vois toujours les prises allumées
dans les yeux fatigués, les gosses du quartier
passe, passe le mic
je développe mes idées contaminées
c'est vrai, je suis miné, déterminé
à ne jamais vraiment lâcher de l'affaire
qu'est-ce que tu peux faire ?
je suis pas là pour prendre des coups, bien même pour me taire
si le FN branle sa flamme, je l'avoue
les temps c'est clair, pas d'éclair et de gêner
c'est un lérité que j'ai, de mon esprit
c'est aussi
ntm, that's my people
le choix de tout fic jalab, j'ai l'impression qu'il est validé
par adembaissa
et j'étais en train de me dire en l'écoutant
que ça ferait une bonne bande son aussi
pour s'empitier
le film de julien osmalin, dans les salmets redis proches
je le rappelle, non mais il y a quelque chose dans le mood
qui est assez proche
l'histoire de clan, l'instru, le mood
ouais
incarné de frère, même s'il y a une distance
de votre cas dans le film, ça implique de faire famille
alors je suis pas tellement étonnée
d'avoir lu que julien osmalin vous avez repéré
dans Oussekin, pour toi tout fic
dans Harka pour l'autre, c'est deux rôles
enfin pour toi adem, c'est deux rôles de frère
en responsabilité
comment est-ce que vous avez tous les deux
trouvé votre lien familial
parce que même s'il est distendu
il faut qu'il y en socle commun, sur quoi est-ce qu'on s'appuie pour ça
franchement moi j'ai l'impression
que les frères
des fois ils sont plus différents que les potes qu'on
fait dans la vie
des fois t'as l'impression de partager
juste le titre de frère, d'avoir les mêmes yeux
les yeux de mamie
ou le sourire de papa
mais des fois c'est ça que tu partages
mais on peut être tellement, tellement différent
donc moi là dessus je me dis pas du tout
qu'au contraire il faut qu'on plus
t'es différent en personnalité
plus tu fais frère je trouve
parce que s'il y a un truc, surtout un aîné
un cadet, on peut en parler pendant des heures
mais il y a
un frère sous la cente qui commence à la naissance du deuxième
et qui s'arrête jamais
jusqu'à la mort d'un d'entre eux
il dit pourquoi je me suis comporté comme ça
j'aimerais lui dire tellement de choses mais c'est vrai
mais depuis la nuit des temps
depuis les romains les frères se font la guerre
c'est un sujet qui est énorme
non franchement
se connaître en tant qu'artiste
apprendre à se rencontrer et à travailler
de la bonne manière après
je faisais totalement confiance dans ce qu'il allait créer
je me suis dit si on se ressemble un petit peu
physiquement il a un peu les yeux en amende
j'ai dit ça va, ça va le faire
et c'est bon on roule
tout fixe sans aller jusqu'à faire famille
est-ce qu'il y avait quand même une recherche de
familiarité
je pense que
la familiarité entre guillemets
elle se trouvait aussi dans
ses choix de carrière
dans ce qu'il était en train de
construire lui et donc moi ça m'a
aussi permis de
en fait son travail dit aussi beaucoup
sur qui il est
ça correspondait aussi
à un état d'esprit
qui se rapproche aussi
de mes choix personnels
et ce que j'ai envie
de faire de ma vie
et du coup
il y a un endroit, un socle commun
qui est aussi
l'intensité
qui met dans son travail
la fierté qu'il a
d'aller au bout de chacun de ses rôles
je l'avais découvert dans
Arca, j'avais eu un coup de foot pour lui
dans Mosul aussi qui est
incroyable
et il y a une connexion
simple aussi, voilà
c'est génial
et a priori il adore qu'on parle de lui
quand il est juste à côté
quand on doit incarner
ça commence mais c'était tout à l'heure
à un moment où je me fais froisser c'est pas maintenant
non c'est oh la la
ah ok d'accord là c'est encore les cares
quand on doit incarner des personnages
est-ce qu'on est parfois obligé
de faire appel à son scénariste intérieur
je parle précisément de ce film
là sans pitié, est-ce que c'est vous par exemple
qui avez imaginé la backstory de vos personnages
pendant la période qui est ellipcée dans le film
parce qu'il y a plusieurs années
qui séparent
l'événement tragique de la jeunesse
du moment où il se retrouve
il y a un gap qu'on ne voit pas à l'écran
est-ce que vous êtes obligé de vous raconter vous des histoires
oui, évidemment
il y a quelque chose dans la construction
on se dit qu'est-ce qu'ils ont fait pendant ce temps-là
et nous ça nous aide
à remplir ce laps de temps
de plein de choses en émotion
et qui fait que lorsque ils vont
se revoir
on a ça en nous à l'intérieur
alors on s'est raconté aussi beaucoup de choses
on a eu pas mal d'échange avec Adam
sur
ce qu'on avait fait pendant ce temps-là
tout en gardant aussi
certains secrets
et voilà
ça a servi après on est toujours en lien
avec Julien Osmalin, le scénariste
pour qu'on soit pas hors-jeu
non plus qu'on ne se raconte pas
des trucs complètement dingues
on essaie de rester corrects
le pilote d'avion il ne l'a pas dit
c'est très étonnant
non mais c'est hyper important
qu'on se raconte la même histoire
quoi qu'il arrive
c'est plutôt mieux
on peut en suivre l'exploration
de vos choix musicaux
alors là on va passer un titre
choisi par Adam
moi je me suis dit alors dans l'histoire
que moi je me suis raconté c'était peut-être
un artiste que tu avais découvert
quand tu as tourné les fantômes de Jonathan Millet
parce que tu jouais un professeur syrien
qui quittait la Syrie
ce chanteur c'est George Wasouf
est-ce que je me plante complètement
est-ce que tu le connaissais avant
est-ce que tu l'as écouté
très serène
est-ce que tu veux nous d'en dire un mot
bien sûr George Wasouf
c'est un immense artiste
dans le monde arabe il est considéré
comme on dit sultan
ça veut dire le sultan
tarab c'est une forme musicale
qui est associée un peu à la trance
c'est-à-dire c'est un peu l'équivalent
Jacques Brel en France
et c'est un immense artiste
du monde arabe donc j'ai grandi avec cet artiste
et encore aujourd'hui je l'écoute énormément
j'écoute beaucoup de musique arabe
mais lui c'est vrai fait partie des artistes
qui composent toute sa musique
un des plus grands musiciens
du monde
oui pour moi
la musique arabe est extrêmement complexe
il y a énormément de gammes qui sont méconnues
et c'est une musique qui a su
résister à
à l'invasion américaine
c'est-à-dire que les arabes aujourd'hui écoutent énormément
cette musique là elle survit
parce qu'elle a une immense richesse
je veux dire juste musicale
c'est-à-dire vraiment dans sa construction
même les mouvements musicaux
ils ont beaucoup pris à Vivaldi
des choses comme ça dans la construction
des cordes
mais c'est immense
l'émotion que ça peut me
dégager et au monde arabe vous allez
aujourd'hui dans le monde arabe vous parlez de George Weissouf
c'est une légende partout
du Maroc jusqu'à l'Irak
c'est une légende
est-ce que je peux te demander d'annoncer le titre
que je voudrais vraiment avec ma très vilaine prononciation
de le sac âgé
alors, la nuit des amoureux
George Weissouf dans Nova le soir
est toujours en compagnie d'Adam Bessa
et tout fit que j'allabe
j'ai évidemment pour préparer cette émission
chercher ce qui pouvait vous unir
en dehors de ce film commun
et je me suis dit que vous partageiez
tous les deux peut-être aussi
le fait de se tenir à distance
mais en tout cas
d'être relativement discret
je me trompe ou pas
et du coup je me suis demandé si
pour être un bon acteur, selon vos critères
il ne fallait pas être un homme privé
discret
c'est une belle question, merci pour cette question
c'est une question
où il y a vraiment la réponse
il y a plusieurs écoles
mais cultiver la discrétion
je pense qu'on cultive pas la discrétion
soit on est discret
et on le reste
et ça fait partie d'une personnalité
après c'est vrai qu'on est dans une génération
on a une tendance
à exposer ces propres paradis
un petit peu
et il s'avère
que j'ai l'impression
que c'est un effet inverse aussi
quand on est spectateur et qu'on voit trop de choses
sur quelqu'un on a plus très envie d'aller voir
ni ses films, ni d'écouter
ce qu'il a à dire en interview
pour parler d'un film
et on a une tendance à être même
déçu quand on va voir
un de ses films parce qu'on est tellement
resté sur une story où il était en train
de partager
un Buf Bourguignon avec son pote
qui racontait des vannes
tout le travail qu'il a fait pour entrer dans son rôle
on est en train de penser à ce qu'il a fait la veille
au restaurant et qu'il vient de partager
donc pour être un acteur désirable
il faut être un homme mystérieux
ou une femme mystérieuse peut-être
j'entends
je crois qu'il faut rester concentré
sur ce qu'on fait
et on a
une relation avec le public
il a
je pense qu'il faut
on est là pour faire des films
proposer des rôles
et donc ça doit s'arrêter là je pense
c'est bien après de ne pas trop en faire
quel est votre rapport
j'aurais dû laisser un petit blanc
derrière je le sais bien
c'est une vraie conversation qu'on a
après dans le privé
je ne vois pas comment vous ne pouvez pas l'avoir
vu le métier pour pratiquer
les réseaux sociaux tout ça
le métier de désir
de toute façon donc qu'est-ce qu'on montre
qu'est-ce qu'on donne pour donner envie
exactement moi après je me base
des fois juste d'un truc tout simple
c'est-à-dire que je regarde les gens
que j'ai appréciés dans ma carrière
que des gens de qui j'observe la carrière
et je m'inspire de tout simple
j'essaye au maximum de m'inspirer de gens
que je trouve moi encore aujourd'hui inspirant
et quand je pense là tout de suite
à par exemple Viggo Mortensen
je me dis bon voilà
à chaque fois il nous surprend
Denzel Washington c'est pareil
Meryl Streep je viens d'apprendre qu'elle avait 7 enfants
ou 6 enfants je me dis ça je savais même pas
certains enfants comédiennes tu t'es pas à l'abri
de les croiser si c'est bien que tu sois encore
mais justement en fait le jour où je la croiserais
mais en fait je me suis dit
en fait on est là pour faire des films
et pour essayer d'inspirer les gens au mieux qu'on peut
les gens il faut qu'ils croient dans nos rôles
et pour pouvoir croire dans nos rôles
il faut qu'ils aient un peu l'esprit
avec de l'espace
parce que s'il y a trop de choses
ils vont pas pouvoir s'identifier
quelle est votre rapport à la critique
voire à la moquerie
vous le sentez arriver
vous sentez arriver ce qui va arriver
j'essaie d'y aller habilement et doucement mais
non bah des fois c'est constructif
moi j'aime beaucoup
de toute façon c'est la vie de chacun hyper important
et moi les bonnes ou les mauvaises de toute façon
on avance avec
on essaie des choses pertinentes
moi
je pense que Tufik répondra à la question
après le comment que je vais venir
chaque jour notre chair paloma
s'applique ici à roster
les invités dans la grande tradition drag
bon bah comme on est en france
en veff ici ça donne donc le roti
nous va le soir
salut donc à vous deux Tufik et Adam
j'ai essayé de trouver des liens entre vous
mais le seul point commun que je vous ai trouvé
c'est d'avoir tous les deux joués dans un épisode de josephinange gardien
comme quoi le monde est petit
Adam tu as l'arc narratif
le plus cinéma d'auteur du duo
tu quittes la fac de droit
tu te formes à l'acting en autodidacte
tu tente une école de théâtre mais tu trouves que c'est trop
théâtre pour toi
puis tu reviens à marseille pour bosser comme agent immobilier
et comme poissonnier
le gars commence poissonnier pas un job étudiant
non non poissonnier un poissonnier sérieux
levé à l'eau, glace pilée, odeur de front de mer
tout ça pour finir par jouer dans haute couture avec nathalie baye
comme quoi de la dorade à la double
il n'y avait qu'un pas
ancien poissonnier, révélation du cinéma d'auteur
prix d'interprétation à Cannes pour Arka
on dirait un pitch arté à 23h45
Adam, tu fais ça avec brio
tu as le jeu minimaliste, ultra intense
où chaque silence semble nous dire
j'ai connu le froid, le vrai, celui des chambres froides
Tufik, quant à toi
tu es un peu le stallone du polar français
pour ton profil LinkedIn, c'est écrit expert en personnage sous pression
peu bavard et souvent armé
et ton CV il confirme
besoin d'un flick
tu arrives
un flick tourmenté, encore toi
un flick silencieux qui fixe l'horizon en machant son traumatisme
Jackpot
Tufik, tu es là avec toutes les options
Regarde sombre, regarde sombre avec une barbe
regarde sombre avec une barbe
et un blouson en cuir
en grenage
tu as tellement joué de policier dans ta carrière
que quand tu passes un contrôle routier
c'est toi qui demande leur papier aux gendarmes
Franchement à ce stade, si un réalisateur écrit un personnage
qui ouvre une porte
la directrice de casting pense directement à toi
à condition que la porte mène à une prise d'otage
même quand Clapish, roi de la comédie
sociale, t'embauche pour ceux qui nous lis
où tout le monde parle de vin, de famille
et de transmission d'avignoble
toi tu surveilles les tonneaux au cas où ça dénarrerait
enfin, ce qu'il faut retire de vous deux les gars
c'est que vous jouez des héros
et ne demandez pas pardon d'exister
il protège la république mais il s'appelle Toufiq
c'est sûr que ça va pas plaire aux électeurs de Bardelam
et ça fait du bien au cinéma français
allez bisous
je vous laisse un droit de réponse à Donbessa Toufiq Jalab
non mais il la gérer il est super bon
c'était trop drôle
bien joué
tout fit très bien tu vois
on verrait quand même son adresse
bon alors pour enchaîner
pour vous remettre dans un axe tout à fait positif
j'ai choisi de diffuser un titre
Clash
je me suis dit que c'était le moment ou jamais
je crois que c'est un de tes choix Toufiq non
c'est toi qui a choisi Dave et Stormzy
je me suis dit que c'était tout adapté
ça ferait une bonne réponse
est-ce que tu veux nous en dire un mot
Dave c'est un artiste incroyable
il est comédien aussi
il était un top boy
je crois que c'est
moi à peur anglais préféré
voilà tout simplement
c'est un...
ah d'accord avec tout tes choix depuis tout à l'heure
ouais je sais
on est frères
bravo
il est exceptionnel
et en plus c'est un putain d'acteur
et en fait c'est un artiste complet
surtout son histoire
parce qu'elle est dingue
il a un parcours atypique
et c'est le genre d'artiste justement
pour pouvoir inspirer
il a vraiment réussi à traverser des choses
non respect
j'aime beaucoup
le soir
Dave et Stanzy
dans Novalessoir
avec clash
choix que je vais qualifier de commun
entre tout Fijalab et Adembesa
on se retrouve dans un instant
juste après une courte pause publicitaire
tous les soirs
Novalessoir
de 20h à 22h
toujours en compagnie d'Adembesa
et tout Fijalab
et de Frère de Sampiti
et le film de Julien
Osmalin
dans les salles mercredis prochain
on a beaucoup parlé de famille
je vais donc ouvrir des guillemets pour dire
Olivier Marchal c'est mon papa
je me tourne donc vers tout Fijalab
pour me raconter cette filiation
c'est une citation littérale, tu l'as dit en interview
je n'ai pas dit ça
c'est une déformation
et c'est drôle
ça revient souvent
vous avez en commun Pax Macilia
et Bastion 36
c'est un homme incroyable
qui m'a aussi ouvert la porte
on parlait de porte tout à l'heure
en rostre
et c'est un mec brillant
d'une généralisité incroyable
et il y a aussi quelque chose
de l'ordre de la
un peu iconique
c'est quelqu'un qui a renouvelé le genre
en France du Polar
quand il est arrivé avec 36
en fait il a remis
l'église au milieu du village
en guillemets
il a dit
en France on peut
faire du Polar
et ça faisait quand même longtemps
depuis Melville que ce n'était pas arrivé
et je suis très heureux d'avoir croisé sa route
et ce qui est intéressant c'est qu'il réussit aujourd'hui
à s'entourer de nouvelles personnes
d'une nouvelle génération d'acteurs
et avec des sujets
plus actuels
et qu'il a réussi à s'adapter
malgré nos différences d'âge
il reste d'un coup je trouve
Adon, est-ce qu'il y a un réalisateur
une réalisatrice avec qui t'as la sensation d'avoir
ce genre de lien ?
Non, peut-être
ils ont fait beaucoup de projets
moi je n'ai pas travaillé plusieurs fois avec
quelqu'un mais en tout cas
je garde une relation très proche
c'est sûr avec l'autre fille Nathan
celui qui a fait le réalisateur de Harca
avec qui on est très proches
et on prépare des choses encore ensemble
Madame Gerber
avec qui j'ai fait un film
qui s'appelait Who Do I Belong To
avec qui je suis très proche aussi
non, si je rencontre sur ma route
un artiste avec qui ça clique
je trouve ça vachement bien d'essayer de construire
quelque chose sur long terme
justement, la famille du cinéma
j'ai fait des R.I.M
j'ai tendance à penser que c'est un mythe
ou alors ce serait vraiment la plus dysfonctionnelle
de toutes les familles jamais imaginées
pour autant, est-ce que vous avez l'impression
d'être dans une galaxie choisie
avec un petit gang
des gens que vous retrouvez
des interlocuteurs récurrents qui font le même métier
que vous qui sont dans ce monde-là
moi en tout cas j'essaye de
rencontrer des artistes
dans le monde entier d'ailleurs
c'est pas qu'en France moi je pense que
ma famille du cinéma elle est vraiment dans le monde entier
et j'essaye de
connecter des artistes que je trouve
des fois entre frais des choses intéressantes
et je trouve que
c'est le fait de se rencontrer
de se connaître sur un projet
ça permet dans un second temps peut-être d'aller
encore plus loin de creuser d'autres choses
et j'ai toujours été fan de relations
comme celle de Scorsese et de Niro
je trouve que c'est des modèles qui sont très inspirants
je n'ose pas que tu as dit de Niro et pas Dicaprio
ah ouais moi je suis...
ok non non
je note, je note
mais oui voilà
ah ouais non, la première
la royale c'est celle-là
et je trouve que c'est beau de voir ça
et de se dire qu'on peut
s'entraider en tant que... enfin c'est vraiment un art
qui se partage le cinéma
c'est pas un art, on n'est pas peintre
on n'est pas écrivain tout seul
dans sa pièce
donc je trouve que
on fait des meilleurs films
ensemble
avec des gens qui veulent pousser les limites
des gens qui créent ensemble et je trouve qu'un artiste
quand t'en fasses de toi quelqu'un
qui te tire vers le haut
c'est vraiment la direction
dans laquelle j'essaie d'aller
Tufi qu'on a parlé
de Coolshed, on a parlé d'Olivier Marchal
est-ce qu'il y a d'autres gens
que tu connais depuis longtemps
avec qui t'as tourné, qui restent des interlocuteurs
quand t'as besoin de parler de cinéma
quand t'as besoin de...
ouais mais j'ai une famille moite théâtrale
du théâtre
classique et j'ai gardé
aussi des liens assez forts
dans cet univers-là
et c'est vrai que c'est des gens
avec qui j'ai de longues conversations
sur
la vie en général
mais c'est vrai que c'est aussi pas qu'en France
parce que j'ai fait des pièces
que j'ai fait vraiment dans le monde entier
avec des artistes incroyables
syriens, canadiens
beaucoup, je travaillais quoi je dis moite
pendant très longtemps
avec des anglais, de la Royal Shakespeare Company
donc c'est des artistes internationaux
et j'ai un rapport plus à ce endroit-là
au niveau du théâtre
jusqu'au cinéma
c'est étrange peut-être que
il y a un côté troupe
qui se trouve un peu plus facilement au théâtre
donc les relations
on a le temps de les construire
et peut-être que c'est pour ça que
mes relations en tout cas artistiques
elles sont plus du côté théâtrale
que du côté du cinéma
mais deux invités vous avez pu l'entendre
ou un accent anglais absolument parfait
donc là en fait comme j'ai un titre
américain annoncé je pense que je vais avoir du mal
je vais vous laisser faire
c'est un Californien d'une petite vingtaine d'années
qui a eu un morceau viral sur Tiktok
le morceau en question s'appelait Deep Is Your Soul
mais ce n'est pas celui qui a choisi Adam Bessin
Got It All
c'est donc Alain Vuong
parce que tu veux nous en dire un mot
c'est un artiste
de Rhythm & Blues contemporain
américain
et c'est une nouvelle vague que je suis en ce moment
et c'est un style que je trouve très intéressant
de faire découvrir aux gens cet artiste
que j'aime beaucoup
mais avec tout ce qu'on s'est dit on se doute bien que c'est pas sur Tiktok
du coup que tu l'as découvert
non c'est vrai que non
un jour je crois que j'étais sur une playlist chadé
et j'écoutais des
ah je vois le lien
bah je suis un peu un mordu de chadé
et de tout ce genre là
et c'est vrai que j'ai découvert cet artiste
et depuis après je l'ai suivi
écoutez mais c'est sur Spotify
que je l'ai découvert
Alain Wong
Got it all
oui je parle anglais devant deux invités
qui parlent vraiment bien mieux que moi
Adam, Bessa et Tufiq Jalab
je suis pas peur de grand chose
non mais tu parles très dur
pour me venger j'aimerais désormais vous faire écouter
un générique
qu'une femme médecin ne pourrait pas survivre
ah ouais oh
alors je m'attendais à ce que ça parle
à Tufiq Jalab
il va falloir m'expliquer pourquoi ça parle à Adam, Bessa
Tufiq se générique celui de
Docteur Queen femme médecin
tout simplement parce qu'il semblerait que ce soit
un de tes premiers souvenirs canois
t'avais expliqué dans une interview
pour la première fois à Cannes
pour Killer Kid
le film de Gilles de Maestre tu avais 10 ans
t'étais beaucoup trop jeune pour sortir le soir à Cannes et te livrerait des festivités
donc on te collait devant Docteur Queen
femme médecin sur M6
c'est vrai tu viens de me rappeler un souvenir incroyable
j'avais pas le droit d'aller au soirée
bah 10 ans oui je me semble quand même un peu
c'était vrai pour le festival de Cannes
et c'était la belle époque
ouais on parle de
94
1994
c'est marrant comme premier souvenir de festival
c'est Docteur Queen femme médecin
c'est incroyable que tu me dises ça
ça me rappelle vraiment des souvenirs de fou
ça se passait sur M6
il y avait
c'était vraiment
comme
de pouce mais il y avait quelque chose de la petite maison
la prairie qui rencontre Lucky Luke
qui rencontre lui même
il y avait le côté western
j'étais très fan de western
j'ai grandi vraiment avec
beaucoup trop violent à l'époque mais c'est pour ça que
ça fait partie aussi des choses
qui m'ont donné envie de faire du western
aujourd'hui on parle de Sampiti
qui est aussi un western modern
mais
voilà ça fait partie des trucs qui m'ont donné envie de faire du western
alors qu'il y en a ils vont te dire
c'était des films de Sergio Leone
qui m'ont donné envie de faire du western
c'est Docteur Queen femme médecin
alors pourquoi est-ce que toi le générique t'as parlé
j'étais tout petit tout petit tout petit
et ça passait à la télé donc la musique
mon grand frère
elle regardait des fois ça passait à la télé
et là ça m'a rappelé
l'actrice ça avait un grand sourire avec des bêtes d'en blanche
je me souviens qu'elle était
là j'ai eu un flash
vraiment je crois que j'étais bord
j'avais encore la couche
toi Akane j'imagine que tes souvenirs sont différents
Adan tu y allais
t'as déjà été récompensé pour
Arka
le film de Lofty Nathan
a pris de la meilleure interprétation
dans la sélection un certain regard
c'est quoi votre regard par rapport à ce genre de
célébrations et d'événements
pour moi le festival de Akane
c'est vraiment un festival
pour lequel je suis très reconnaissant
il m'a énormément aidé dans ma carrière
tu y auras tourné après aussi pour les fantômes
et ça a toujours été des gens qui m'ont accueilli
les bras ouverts
qui ont toujours fait un cinéma
que je dois dire je suis
principalement mais j'avoue que c'est un festival
sur lequel j'aime toujours
leur sélection, j'aime leurs goûts
beaucoup de metteurs en scène qui sont devenus des cultes
pour moi comme Ankara et tout ça
sont passés par là
donc
c'est vrai que je suis toujours très ému d'y aller
et j'ai une très bonne relation avec le festival
j'aime, voilà
et après les prix
c'est très particulier pour un acteur
c'est vrai que c'est rassurant
de se dire que les pères ont aimé notre travail
ça nous donne de la confiance
ça me dit
va encore plus loin dans cette direction
continue à travailler dans cette direction là
je crois que tu es dans la bonne direction
mais après, voilà
c'est très particulier, ça reste de l'art, c'est subjectif
est-ce que ça vaut vraiment quelque chose, c'est pas du sport
donc je le prends pas pour tel
je me dis pas que voilà
je me dis pas c'est quand ils disent meilleur prix
c'est pas la meilleure performance pour moi
c'est une performance dans laquelle le travail est intéressant
mais il y en avait bien d'autres
dans la même sélection
vikikrips pour corsage et d'autres et d'autres et d'autres
qui étaient remarquables
c'est juste que des fois
c'est peut-être pour encourager un acteur
et en tout cas moi je l'ai pris comme ça
ça m'a donné de la confiance et je vais essayer
de continuer à travailler pour faire plaisir au public
dans mes playlists
il y a aussi sachez-le une catégorie
danser en ayant l'air cool quand on a la grâce
de l'hypopotame d'enfant asia
on y trouve par exemple ce titre de hot chip
on écoute flutes
avec Dracula qui me permet donc
une habile transition
heureusement que c'est moi qui le dis parce que personne ne le pense
pour faire parler à Adam Bessa et tout figelable
de cinéma de genre
est-ce que c'est par exemple un territoire
qui vous exciterait
quelques-uns de territoires différents en matière de cinéma et de fiction
on en parlait hier
on en parlait hier soit
exactement
l'avant-première à Paris
je disais
à quel point c'était
un genre qui me fascinait
mais vraiment
vraiment je suis
un mordu de ça
mordu Dracula
excellent
non je suis tombé
dedans beaucoup trop tôt
non mais c'est vrai
beaucoup trop tôt on parle d'une personne
qui jouait vraiment quelqu'un embauché
pour tuer le président de la république
à 10 ans donc pour moi tout fait sens
c'est vrai qu'aujourd'hui
on est sur un être un pétrole
shining beaucoup trop tôt
l'exorciste beaucoup trop tôt
les dents de la mer
moi c'est un autre genre
ça t'a pourrit t'ébéniades
je vivais au bord de la mer
je pouvais plus aller chercher un coquise
non mais c'est un genre
qui est encore sous-exploité en France
je trouve que le seul pays
qui a la hauteur et qui
propose des choses intéressantes aujourd'hui c'est l'Espagne
non il y a la Corée aussi
oui mais c'est un autre genre
même en France il y a des tentatives
il y a du Cournot
il y a toujours du Cournot
mais il y a aussi
les femmes
aujourd'hui pour moi c'est elles qui tiennent ça
elles ont osé faire des trucs
on est là pour vous faire peur
non mais vraiment elles ont
assumé ces influences là
et moi je trouve qu'il y a
une nouvelle vague qui est en train
de s'ouvrir là-dedans et je trouve qu'il faut
complètement oser Julien d'ailleurs son film il est un peu genre
il est dans le polar western
mais moi je trouve que le cinéma
il y en a énormément besoin
c'est des films qui plaisent énormément au public
enfin quand on parle de alien terminator
shining et compagnie
dans de la mer c'est des films qui marquent
toute une génération donc moi je pense qu'il faut oser
aller dans le genre, assumer ses goûts
et je trouve ça hyper intéressant
que des nouvelles réalisatrices
plus souvent se plient au genre
et moi je suis vraiment
pousse là-dedans
exploration de genre toujours
à dans tu es musicien et tu es comédien
c'est un genre à tout récemment chanter
et danser au cinéma dans partir un jour
d'Amélie Bonin
ça te fait rire tout flics
tu vas passer un son où je chante
non non non
tu chantes bien c'est pas vrai
moi j'ai vu le film c'est vraiment
mais la comédie musicale je me dis que
ça peut être un genre douté
ben c'est pas un genre que j'ascendais
ouais
voilà si on doit dire les choses
qui chante et qui danse c'est ça ?
non je tenais pas une arme en disant
oh les mains en l'air
non non c'est un cadeau
franchement le film
d'Amélie Bonin c'est un cadeau qui est arrivé
je me suis vraiment préparé
sérieusement
cours de chants, cours de danse
et puis j'avais aussi une autre pression
et c'est très particulier
mais je
j'avais mes séquences de chante devant
une chanteuse
c'est ça
c'est incroyable
une grande chanteuse pour moi
et j'avais une double pression
et elle a été
très gentille en me disant que je chantais
bien et je voyais dans son regard
à quel point elle essayait de me rassurer
plus en disant ça ou autre chose
non c'est un super genre
le film il est réussi on est la chance de faire
Cannes aussi l'ouverture
c'était fou
de se dire on va faire
des comédies musicales avec des
des chansons cultes de la variète
française devant un parterre
ce soir là qui était quand même
international déjà
de Niro, Tarantino
DiCaprio dans la salle
et qui écoutait
Femme Like ou de Camaro
oui bah oui
moi je trouve que sur un cv ça claque
quand même un peu
j'ai trouvé le moment très drôle
les comédies musicales c'est un genre
auquel t'as vu
c'est vrai ? pas dite vous non
tu serais parfait pourtant dans la geste
mais il n'y a pas celle qui a trouvé
grâce à tes yeux pour l'instant
il y a la lalande, il y a les paraples
cherbourg
après moi je vais citer celle qui m'aime
à chaque fois mais ce qui fait hurler tout le monde
j'adore moulin rouge
les gens me jugent durement
je le dis mais je m'en fous
moi celui là encore à la rigueur je trouve ça un de
moins pire
c'est le moment le moins douloureux que je passe au cinéma
c'est vrai que la comédie musicale
pourtant j'adore la musique
mais je sais pas j'ai du mal
le fait que ce soit peut-être trop jovial
si c'est tout le temps hyper cabaret
en fait c'est l'ambiance cabaret
peut-être que je suis moins fan le coté
tout le monde dans sur les voitures tout d'un coup le temps s'arrête
il y a quelque chose où
il y a trop de bonheur pour moi d'un coup
c'est du mal
c'est pas comment le prendre en fait tout ça
si vous portez une comédie musicale avec des chansons
avec un glauque
un univers pâchotoyant
et un héros qui a besoin de se venger plein de ranceurs
fait appel à adorber ça
un truc avec des sons un peu plus feutrés
à l'achadé un peu moi je veux bien
un biopic sur prince j'aimerais bien faire ça moi
mais je crois qu'il y en avait un en préparation
non Michael, Michael
oui mais je crois qu'il y a eu pendant très longtemps aussi
oui ils sont du mal à avoir le droit
va trouver le comédien qui va faire prince
pardon moi
soit lui soit Carlos Santin en fait j'ai dit c'est lesquels
ouais mais après il y a un mexicain et un qui a un peu
je me suis dit bon en tant que tunisien
je crois que je veux pas te
t'es un peu grand pour le rôle
c'est vrai prince ah oui c'est vrai
mais il faut prendre des grands acteurs comme ça
des très grandes actrices pour le coup
enfin ça se trouve hein on reste dans la musique
avec un nouveau choix de Toufiq Jalab
Kerry James
tu dis wow ou comme si tu le découvrais
mais en fait non c'est toi
parce que je suis en train de redécouvrir ce que j'ai mis hier
et euh
un plume du rap français
un des plus grands auteurs pour moi un poète
tu as choisi d'écouter music nigre pourquoi ce titre
j'ai l'impression
il date de
2013
je me trompe
c'est Paul qui réalise l'émission
cette fois que vous venez d'entendre
merci Paul donc ça fait 10 ans
ce qu'il écrit on dirait qu'il écrit ce matin
voilà c'est drôle
je sais pas si c'est drôle non
je connais pas la chanson je la découvre
un mec écrit pour les autres
il s'appelle Saint Negre
un noir qui pleine au dessus
donc j'appelle Saint Negre
j'ai fait un cauchemar Martin
d'où tu as un rêve
dans mon cauchemar j'avais gifle
les Michel Lebes
les grosses lèvres
les plus célèbres
je me sens bon noir
je m'élève jusqu'au high level
high level
la foule on lève
chaque a zoulou et d'où elle vient reslève
la foule on lève
mon arce est la sève
gardez-je week-end
si tu me réjouis à la danse
qu'en tu quittes fried chicken
les grosses dérange mais le nez du sphinx est explosé
comme U.P. Newton calibré
sur un chrono brosier
j'suis aussi chocké l'orgota brise
les quotas de la France profonde
tricard comme Joker sur Gotam
comme un gros tag sur la joconde
j'raconte que les antilles sont billées
caca est bien trop forte
la fricaya est souvent dégro faubre
forte ma musique imagine
off les codes illuminati
ici pas de neigro fragez le rouge jaune
vert kaki
le cuposé j'ai pris votre plage
me prends pour aux apax
je me prends pour tout sans l'ouverture
boutons le cupo n'a part
music negre
pas calibré pour ma fm
on fait de la music negre
j'ai un son
music negre
garde y'est weekend
j'ai un son
music negre
pas calibré pour la fm
on fait de la music negre
j'ai un son
music negre
garde y'est weekend
sur le gros vape de la vie
j'suis dans l'angle mort
un neigro qui les défie est un neigro mort
depuis le bruit et l'odeur
j'sens que j'dérange la France
j'fais un tour chez Guerlain
j'mais du parfum violence
quelle arrogance
quelle insolence
comme Sarkozy à Dakar
j'shock l'assistance
j'me sens pas plus européen que la lyxterlie
j'fais mon neigro cite au sol
comme Alton Sterly
à trop respirer le roger
j'ai le poumon perforé
j'pourai moyen d'infection
comme un trahore
des neigrophobes comme à l'insoral
partout sur le globe
c'est chaud d'être amené
carry james music negre
dans nova le soir
le choix de tout fig jalab venu en compagnie d'Adam Bessah
nous parlait de sans pitié un film
à voir mercredi prochain dans les salles
on se retrouve dans un instant
tous les soirs, nova le soir
de 20h à 22h
toujours en compagnie d'Adam Bessah et tout fig jalab
je tenais à vous proposer l'un des titres de ma playlist
quel moment agréable en compagnie de deux invités
on écoute donc s'il sonique avec skate
sonique et skate
toujours en compagnie d'Adam Bessah et tout fig jalab
pour encore quelques minutes
je voulais vous proposer un petit jeu pour compléter vos portraits
je sais pas comment je vais apprendre ce mot
je vais vous mettre à contribution de manière assez cinéphile
en vous posant quelques questions
l'un sur l'autre mais qui font appel au cinéma
tout ceci n'est pas très limpide
ça va le devenir dès que je vais poser la première question
tout fig, s'il y a dedans était un héros
de comédie romantique
heum
itch
wish miss dans itch
Adam, si tout fig était un héros
de comédie romantique
heum
à comédie
comédie romantique
heum
il faudrait un personnage
qui est tout le temps pressé
pendant les courses de Noël
qui est un peu dépassé
un film avec Bill Murray
on peut partir sur un jour sans fin
oui, exactement
un jour sans fin
ce qui implique un bon gros degré de ronchonnerie
ça c'est un autre
c'est un autre problème
tout fig, s'il y a dedans était un super héros
un super héros
peut-être
alors c'est
on reste dans vraiment le super héros
super héros
non tu peux pas dire John McLean
ça ne marchera pas à toutes les
c'est bon
je le verrai en Batman
c'est pas très compliqué pour lui
je sais pas comment je vais prendre ça
pas de vrai super pouvoir
mais un super cerveau
moi je pense que tu peux bien le prendre
et un désir de vent j'en rends bien
Batman mais le Christian Bell
ok, donc la grosse voix
Adam, si tout fig était un super héros
heum
un super héros
heum
je pense qu'on va instaurer
à la fin de cette émission
des petites sessions de gestion
de la colère je pense que c'est important
que nous en parlions
il est vraiment à tout point
pour finir vraiment dans un feu d'artifice
si
Adam tout fig était un super méchant
de cinéma
il se lait dur dans Batman
le Joker donc ok
et Adam si tout fig était un méchant de cinéma
un guibal lecteur
le dans
un James Bond
un méchant de James Bond
un truc comme ça
petite l'arme 200
j'adore, je l'ai rencontré à Cannes il est incroyable
incensé
et probablement les plus belles pommettes du cinéma
mais ça c'est pareil c'est un détail que ça n'a rien à voir avec du cinéma
mais du coup c'est un flic méchant
un méchant flic
un ripou dans un James Bond
je pense que ça a bien complété le portrait
il me reste donc à vous remercier
les deux et à rappeler que sans pitié
le film de Julien Ousmalin ce sera dans les salles
mercredi prochain
merci beaucoup d'être passés par Nova le soir
et j'ai envie de dire aussi merci pour le voyage
parce qu'on va terminer avec votre playlist
alors je ne sais pas s'il y a des communes
je crois que c'est le choix d'Adam
un rappeur tunisien, Balti
je crois qu'on est sur un choix commun
je te laisse nous en dire un mot
c'est un artiste qui a émergé après le printemps
en arabe
il fait partie des artistes tunisien aujourd'hui
il compte et
pareil cette chanson
je fais découvrir aux gens qui ne connaissent pas
mais c'est une musique qui est extrêmement répandue
dans le Moyen-Orient qui s'écoute énormément
et voilà c'est un artiste qui est cher à mes yeux
et que j'avais envie de le faire
découvrir aux gens qui ne le connaissent pas
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci à tous les deux
merci
merci
Balti pour Clorce
Nova le soir
rendez-vous
demain à 20h
depuis Londres
et tout de suite retour du Grand Mique
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
merci
