Alex Lutz au Cirque d’Hiver : "Sex, Grog et Rocking Chair"
Au programme du Score : Alex Lutz présente Sex, Grog et Rocking Chair, un spectacle où l’humour côtoie la mélancolie, en partant de la disparition du père pour traverser les générations, leurs failles, leurs maladresses et leurs élans de vie. Entre personnages, souvenirs, musique et autodérision, il raconte comment faire rire avec le deuil, observer les baby-boomers sans les juger et transformer l’intime en comédie sensible. Alex Lutz répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, détour par une anecdote délicieusement douteuse racontée sur le plateau du Graham Norton Show. Kate Winslet y évoque son passage au Saturday Night Live, ses angoisses de monologue… et une demande d’Eminem pour le moins inattendue, parfaite illustration d’une certaine imperfection au masculin.
Côté actualité culturelle, détour par une anecdote délicieusement douteuse racontée sur le plateau du Graham Norton Show. Kate Winslet y évoque son passage au Saturday Night Live, ses angoisses de monologue… et une demande d’Eminem pour le moins inattendue, parfaite illustration d’une certaine imperfection au masculin.
Transcription
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Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Taïmim Pala, Dracula, est bienvenue dans le score.
Alex Lutz vient partager sa playlist et nous parler de son spectacle Sex, Grog et Rocking Share.
Un programme tout à fait satisfaisant à découvrir après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et la dite actue du jour étant particulièrement mossade, j'ai décidé de partager avec vous en ce lundi
une anecdote tout à fait singulière de très mauvais goût et qui m'a donc profondément réjouie.
Elle a été racontée sur le plateau du Graham Norton Show,
mon animateur de Toccho préféré sur les chaînes de la BBC.
Parmi ses invités ce jour-là, lui-même animateur de Toccho Outre-Atlantique,
Sept Mayors, comédien passé par le Satur des Night Live.
Et la divine Kate Winslet qui en a profité pour raconter son expérience
lors de son passage à elle dans la mythique émission américaine.
Son monologue, ses angoisses mais aussi ceux-ci.
Oui, Eminem lui a demandé de lui raser le fessier.
Ça doit être ça, l'imperfection au masculin.
On n'est pas rancunis sur Nova alors avant de retrouver Alex Luce,
on écoute, ben, Eminem, louz-yourself.
Le score, 18h30, 20h,
Charline Rue sur Radio Nova.
Mon invité se définit comme un impatient,
un défaut tout à fait pardonnable,
qui va souvent de pair avec une légère soif d'activité.
Ce qui doit pour lui être une gestion, une vigilance de tous les instants
mais ce qui pour nous, spectateurs, spectatrices,
est un plaisir jusqu'ici, jamais contredis.
Il est réalisateur du talent de mes amis à Connemara.
Il est bien sûr Catherine dont j'ai appris aujourd'hui
qu'elle avait un patronyme qui n'était pas Eliliane mais Jablazie.
Comédien au ciné, des femmes de l'ombre au rêveur en passant par O.S.S.
avec les aventures de Spirou et Fantasio.
Cinquième, sept, Vortex, le tableau volet aiguille
qu'il n'a pas ailleurs réalisé et qui lui a valu le César du meilleur comédien.
Puisqu'on parle de récompenses,
il est aussi doublement mollérisé pour un spectacle qui portait son nom.
Celui dont il vient nous parler aujourd'hui nous annonce une douce promesse.
Oh oui, sexe, grog et rocking chair.
Bonjour Alex Luce.
Bonjour Charline, ça va ?
Oui très bien et toi ?
Eh ben très bien.
Merci de nous rendre visite.
Un spectacle en tournée avec des étapes au cirque d'hiver.
5, 6, 7 janvier, 14, 15, 16 janvier, 15, 16, 17, 19 avril, 22, 23, 24, 25, 26 avril.
Wow.
Rédit pour le marathon ?
Rédit pour le marathon.
Parce que c'est vraiment un marathon là pour le coup.
Oui mais c'est en machin séparé.
Oui mais enfin j'imagine que tu as d'autres activités par ailleurs.
Je reviens à mon introduction et cette forme d'impatience et de...
Tout à fait.
Oui j'ai des trucs par ailleurs et puis j'ai des dates de tournée.
Ouais.
Bah c'est ça.
Pour le maillage territorial.
Le maillage territorial.
J'adore ce mot ça fait rire.
Et donc je suis très content d'aller voir les gens ailleurs aussi.
Donc oui c'est un petit marathon mais c'est un marathon assez heureux concernant ce spectacle.
Et alors c'est quoi la recette du grog pour tenir ?
La recette du grog pour te...
Ah ma recette de moi, mon grog.
Ah bah oui.
Bah je suis un peu monacal.
Moi je suis pas un couche tard.
Je suis pas fait tard.
Donc une vraie tisane quoi.
Une tisane.
Un mec mais alors...
Un bol d'eau chaude.
Le maillage nous basse.
Non je suis pas...
Oui je...
Voilà je me lève.
Non si j'aime bien commencer très tôt la journée.
Oui.
Très bien.
Parce que l'histoire de coucher tard vraiment ça dépend.
Mais lever vraiment très tôt,
quoi qu'il arrive je trouve ça chouette.
Ça permet de faire tout un tas de choses pendant que les gens dorment.
Très bien.
Comme à chaque invité je t'ai demandé de piocher 6 titres dans les playlists de Nova.
Pour démarrer tu as choisi BreakBot avec Baby Amures.
On l'écoute on en parle après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
BreakBot et Irfan Baby Amures dans la playlist d'Alex Lutz.
Pourquoi ce titre ?
Parce qu'il y a Irfan.
Et que Irfan c'est un très bon pote.
Moi je le connais moins bien.
Mais c'est un très bon pote de mon metteur en symptôme d'ingléraire et co-auteur.
Et puis on est vraiment de la même génération.
Puisque du même lycée et tout ça.
Et voilà.
Et donc c'est toujours marrant d'entendre des gens connus à côté de nous.
Avec une carrière que finalement moi je l'amène de son côté.
Voilà on se croise que de temps en temps.
Mais c'est toujours rigolo.
Et ça passe quand Irfan passe.
Chaque fois je me dis c'est con de se dire ça.
Mais je me dis on se connaît du lycée.
Bah oui.
Et puis ça me fait du coup penser à mon pote Tom que j'adore.
Et puis voilà.
Et un morceau dont je l'ai déjà dit ici.
Un petit quelque chose d'ingénérique de série des années 70.
Qu'on t'imagine assez bien utilisé dans une de tes productions.
Oui mais je pense qu'il y a ça aussi.
Donc dans le répertoire d'Irfan ou dans ses mélodies et de cette équipe là.
Il y a quelque chose de oui de l'enfance.
C'est fun.
C'est joyeux.
La question rituelle de cette émission je te la pose.
La place que prend la musique dans ton quotidien.
À quoi est-ce qu'elle te sert si toutefois ?
Bah t'as vu j'ai du mal à trouver ma playlist.
Pour un gros imbécile.
Au début et puis en fait non.
Oui un faux refus d'hôpital qui est finalement assez très bien passé.
Mais en fait ça m'est compliqué parce qu'il y a tellement de tout dans ma playlist.
Déjà j'ai pas de playlist.
Je regarde sur YouTube sans abonnement.
Ok.
Avec les pubs.
Oui.
Et je continue à dire c'est pas vrai qu'est-ce qui nous colle comme publicité.
Et donc voilà.
Donc on est vraiment sur une vraie jeunesse.
Et puis je cherche des trucs et puis je tombe dessus.
Et souvent je l'associe beaucoup à des images de cinéma potentielles.
Des choses, des scènes que je viendrai à faire.
Ou à écrire ou à de l'écriture.
Ou à des spectacles ou à ce qui viendrait accompagner un spectacle.
Enfin voilà j'ai un rapport.
La musique quand je l'entends elle s'illustre par quelque chose dans ma tête.
J'ai rarement de la musique pour de la musique.
Si ce n'est des classiques.
De la musique classique ou tout d'un coup c'est pas pourquoi ça te...
Ça porte plutôt que sa parasite.
Mais là aussi très vite des images apparaissent quand même quoi.
On parle du spectacle dans un instant.
On écoutera aussi Stevie Wonder et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
Parce qu'il y en a aussi ici.
Oh qu'est-ce qu'il y a comme pub ?
Le score 18h30, 20h.
Sur Radio Nova.
Stevie Wonder sur Nova signed, sealed and delivered.
Un titre choisi pour Alex Lutz.
Et je vais donc t'expliquer pour...
Enfin te laisser expliquer pourquoi.
Ah bon ?
Bah parce que c'est dans mon spectacle.
Bah c'est déjà une bonne raison.
Ouais c'est dans mon spectacle.
Le spectacle étant un hommage à mon papa disparu.
Je n'écouterai plus...
jamais Stevie Wonder.
De la même manière.
Non non c'était un chanteur qui l'aimait beaucoup.
Et c'est rigolo parce que,
vu que mon père était quand même...
de manière assez costaud dépressif.
C'est marrant quand on entend cette musique.
On parlait dire femme tout à l'heure.
Ouais bien sûr.
Donc à chaque fois ça me fait un...
Il avait envie de ça quand même je pense.
Ouais.
Un spectacle qui s'appelle donc je le rappelle.
Sex, Grog et Rockin' Share.
À quel moment ce titre absolument génial t'es apparu ?
On a cherché avec Tom.
Ouais.
Et je crois que c'est Tom.
Ou alors j'ai dû trouver Grog,
il a trouvé Rockin' Share.
T'as un collaboratif ?
Mais on a cherché.
Oui parce que je lui disais
tiens j'aimerais bien quand même un truc
sur une expression rattachée
à cette génération des brumeurs.
Ouais.
Et puis on le voyait à force.
Mais il en avait trouvé d'autres.
Un machin héros camadour.
On l'avait trouvé.
Est-ce que vous avez regardé le pepperboard
qui est en agi peut être quand même...
Ah purée, ça doit dater.
La vraie question c'est
est-ce que les catégories
sont énoncées par ordre de préférence ?
Non.
Sex, Grog, Rockin' Share.
Mais je crois que...
Non, non.
Il faut que je cherche loin
dans mes textos mais si vous voulez
vous pouvez me poser des questions
en même temps.
Oui, je vais surtout commencer
par une déclaration réussir
à faire rire avec le point de départ
de ton spectacle
que tu as donc énoncé
à savoir le décès du père.
C'est une gageur
et là je dis monsieur
parce que j'ai été
non seulement très ému
mais aussi j'ai beaucoup ri.
Donc dans ces moments-là
on dit merci.
Je crois que c'est important.
Ah c'est sympa.
Est-ce que la mélancolie
a toujours été
pour toi indissociable
de la drôlerie ?
Je ne cherche pas finalement
parce que je pense que c'est
des textos très anciens.
Et je m'insent sur cette question
mais on est tous plus intéressants.
Est-ce que c'est indissociable
la mélancolie ?
De la drôlerie.
Oui je crois.
Oui.
C'est un rapport au monde
quand même,
l'humour c'est pas juste.
Donc
oui je crois.
Enfin
la mélancolie
dans ce cas-là
d'artistique et poétique
moi je fais toujours
une différence.
Je sais pas trop si elle existe d'ailleurs.
Mais quand j'ai su
en fait
je me suis dit qu'il faut faire cette différence
quand j'ai su ce qu'elle était
psychanalysiquement la mélancolie.
Je crois qu'elle est pire
que la dépression.
Enfin je crois qu'elle est horrible.
C'est ce qu'il y a de pire.
Un état mélancolique
c'est vraiment horriblement grave.
Donc je me dis
oh non moi c'est la version
artistique et
c'est ça.
Et voilà
mais ceci étant je pense
qu'effectivement
il y a une
il y a une mélancolie
dans l'artistique
dans le
des musiques,
dans des textes,
c'est une forme de poésie
un petit peu entretenue
en même temps que
l'envie de
soleil.
Je sais pas comment dire.
Je la décrireai un peu comme ça.
C'est pas cool.
Et chacun peut en faire
plus ou moins sa définition.
Mais je crois que cette chose-là
cette espèce de rapport
un peu ébêté,
impuissant,
impossible au monde
ce qui me paraît
être aussi
un des ingrédients
de la mélancolie.
Oui c'est un dis social.
Mais c'est intéressant ce que
tu dis de la mélancolie
parce que quand tu parles
de ton père au début
du spectacle,
tu parles de la dépression
et tu parles de la dépression
comme d'une maladie
accueillante
parce qu'en son sein
elle peut entraîner tout
à d'autres pathologies en fait.
En fait c'est ça
que j'ai beaucoup découvert
avec lui et c'est d'ailleurs
pour ça que c'est insupportable
aussi.
C'est pour ça que c'est...
Alors bien sûr
maintenant
il y a toujours
des nouveaux grands combats.
Donc là en ce moment
c'est les maladies...
La santé mentale.
La santé mentale.
Donc tout le monde va dire
la santé mentale.
La santé mentale.
La santé mentale.
Après ça sera oublié
pour au je ne sais quoi.
Mais si on va regarder
les côtés sympa de ça
c'est qu'au moins
on s'y intéresse un peu
en le...
pas les diabolisant
mais en le comprendre
non mieux,
en l'analyseant mieux
en se rendant compte
qu'effectivement
c'est pas qu'une seule chose
c'est...
parce que dans la dépression
ça veut tout dire rien dire
c'est tout un tas effectivement
de syndromes
et de symptômes associés
et qui ne cèdent pas forcément
l'un l'autre.
Plus donc
chez mon père
c'était assez costaud
quoi on voyait bien
qu'il y avait
et un peu de toques
et un peu de névroso-obsessionnels compulsifs
et un peu...
De syndromes de diogènes.
Et du diogène
et de l'alcool
et des douleurs physiques
mais peut-être
il y a l'alimentation
qui du coup t'étais titre
t'étais titre
donc c'est...
bon c'est intéressant
de s'y pencher
Moi j'aime beaucoup m'intéresser
aux entrées en scène
je sais pas si c'est un moment
qui est aussi décisif
pour toi
que pour nous
en tant que spectateur-spectatrice
toi en l'occurrence
ton entrée sur scène
t'es coincée dans une espèce de sas
sur Radio Nova
à cause a priori d'une technologie
plutôt déficiente
ou en tout cas d'une personne
qui n'est pas apte
à la gérer correctement
un cauchemar
d'avant représentation
raconter un guitariste
qui fait office de psy
en l'occurrence Vincent Blanchard
tout en étant
à cheval
Camoulox
c'est vrai
c'est vrai qu'il y en a tout un tas de choses
c'est un monsieur patate de...
ça c'est une entrée en scène
c'est une entrée en scène
il y a un sas
comme un sas de sécurité
qu'on peut passer maintenant
un peu dans tout un tas d'endroits
avec une voix
qui me dit
entrée invalidée
entrée invalidée
entrée invalidée
parce que j'ai un passe
je dis au public bonsoir
je suis à vous dans un instant
le petit sas de sécurité
c'est bien normal actuellement
et puis j'ai un passe
qui marche pas
et après je me bats avec cette
parce qu'après je dois
elle dit si c'est pour un spectacle
vocation mauristique dite
et l'hommage manque
tout unit
ça n'en finit pas je m'arrive pas
tout le monde se reconnaît
voilà
ben oui
ça te crée vite
une envie de pleurer
sincère profonde immense
oui oui
et puis
après effectivement
il se trouve que c'était
un horrible cauchemar
et après je m'explique avec
avec mon psy
et Vincent Blanchard
par étant sur scène
il est le guitariste
vu qu'il fallait un psy
qui répondait plutôt que de lui mettre
une bande son
il a fait qu'il serait le psy
et avec sa guitare
du coup c'est bien
comme ça il fait la bande son
si c'est un fini
on a une bande son
mais là c'est lui
et vu que j'ai pas de canapé
ben j'ai un cheval qui bouge
et donc je suis assis dessus
vraiment tout s'explique
ben justement
alors un mot de ses partenaires
de scène
tu viens de parler
de Vincent Blanchard
parlons aussi
ni l'eau
pardon et sintrope
eh ben c'est mes deux chevaux
qui sont avec moi
et que j'ai vraiment
je dis qu'ils sont avec moi
parce que je sais pas
je fais pas beaucoup de démonstrations
et casses
déjà j'en ai pas là
alors je les travaille
ces chevaux là
ils savent
faire plein de choses
on leur apprend plein de choses
et voilà
mais c'est plutôt vraiment
ils sont là
en présence
en compagnonnage
dans une quasi totale liberté
et dans une habitude
c'est ça qui est assez agréable
on est habitué l'un à l'autre
et donc
ils me suivent
de mes trucs
c'est un vrai élément de mise en scène
pour le coup
ça me rappelle beaucoup de choses moi
galloper et tourner en rond
je pense qu'il y a quelque chose qui revient
dans cet ordre là
dans le spectacle
oui oui oui
ben oui
c'est des images de l'enfant
c'est des obsessions de l'enfant
c'est le
l'envie de partir
sur un cheval au gallo
voilà
c'est la notion de fuite
c'est la notion de force
je trouve que c'est un personnage
assez étonnant
le personnage équestre
enfin la figure équestre
c'est tellement de la force
et en même temps
dès qu'il y a une souris
ça part très très vite
ouais c'est aussi impressionnant
crassurant je crois
à certains endroits
il y a les deux fonctions
et c'est tout le temps associé
on est tout le temps
moi même
encore avec Nilo
qui est vraiment comme un pote
je le dis
vraiment comme un pote
et j'en parle comme un pote
et je n'aurais pas pensé parler d'un animal
dans ma vie
maintenant que j'ai davantage des chevaux
depuis une dizaine d'années
encore plus que quand j'étais petit
je pensais pas que je parlerais comme ça
en jémélité
presque
ou en fraternité
mais c'est vrai qu'il y a ça en même temps
il y a tout le temps la fascination
évidemment
il y a le côté rassurant
se rassurer l'un l'autre
et puis tout d'un coup
vous pouvez avoir une
une trouille en commun
ce qui est touchant c'est qu'elle est plutôt en commun
quand on a peur de
généralement c'est parce que nous on a fait une connerie
qu'on fait qu'ils ont peur
enfin tout le monde a peur en même temps
comme les humains
tu sais quand tout d'un coup
il y a une espèce d'alarme
et tout le monde se brille
trouille pour tous
ah bah trouille pour tous
et c'est en ça qu'on se ressemble beaucoup
un animal de fuite quand même
on poursuit la conversation sur ce spectacle
dans un instant on passe
à ton deuxième choix
en l'occurrence gasparogé
captain
pourquoi ce titre
alors je connaissais
j'étais à l'école avec lui aussi
non
j'étais en stage
non
on a passé le baphan ensemble
on a passé le baphan
on a rigolé comme tout
non
bah là aussi c'est Tom qui m'en a parlé
parce que je parlais de
de certaines harmonies un peu
cosmaisantes
ouais
sur le spectacle que je recherchais
et donc je lui décrivais le truc
et puis il m'a parlé de gasparogé
que je connaissais
ma foi pas très bien
mais qui est un peu dans la même cliquasse
et donc
et donc voilà il m'a fait découvrir
ce morceau que je trouve superbe
et que j'ai mis dans le spectacle
du coup
et que je trouve les harmonies
belles
ouais c'est très beau
alors ça c'est voilà
parler de la mélocolie c'est fou
ces harmonies vous arrachent le coeur
en même temps que vous en chante
et ça je crois que c'est vraiment
un petit truc
de notre génération
peut-être
un peu
à se chialer sur le nom bril
mais je crois qu'il y a un truc
ah c'est
intéressant
le score
sur Radio Nova
Nova
La Rolling Stones sur Nova
Bah parce que j'étais au collège
avec Mick Jagger
ah non ça
c'est sympathique
pour de dévaux
un titre que je choisis pour Alex Luth
car sachez-le
il fait un excellent Mick Jagger
si vous voulez la preuve
allez donc le voir sur scène
dans sexe grog rocking chair
en tournée
et au cirque divers
de janvier à avril
ah oui interrompu quand même
ouais mais quand même pas mal
moi je trouve qu'il y a une intention
je vais dire ça
je vais dire ça
j'en vais à avril
tous les jours
ouais bah non bah bah
je peux redonner les dates
non non elles sont
elles sont compliquados
entre janvier et avril
et parallèlement
tourner
chercher le
se raconter
soit
à travers son père
à travers les générations
c'est un exercice auquel
on se livre
et quel genre d'appréhension
je suis un peu trouillère
moi avec ça
ouais
j'aime pas trop
c'est pas un truc
qui me plaît énormément
dans l'époque
le culte de l'autoromand
je trouve que c'est merveille
parce que je trouve qu'il y a
des choses très intéressantes
mais c'est pas l'endroit
moi j'ai plutôt toujours été à l'aise
d'en me raconter
le plus sincèrement
le plus profondément possible
à travers des histoires
que je reconstitue
ou que j'invente
j'ai un amour
de l'imagination
c'est un endroit
dans lequel je me réfugie
à pied joint
vraiment je
parce que pour moi c'est une vertu
vraiment importante
c'est un exercice
de la pensée tout le temps
c'est pouvoir se dire
que tiens ça c'est comme ça
mais si je le travaille comme ça
ça pourrait être comme ça
et en fait c'est le même élément
enfin bon ouais
donc voilà
et mais là dessus
il fallait se livrer
quand même davantage
sur un axe
enfin sur une fiction existante
sur des choses qui ont vraiment existé
et puis après je me suis dit
bon ma foi ça parle du deuil
et ce chemin de deuil
et je crois que franchement
ça prend la main des gens
ouais mais parce qu'en te racontant
toi tu racontes aussi
je vais pas dire toute une génération
mais une certaine partie
d'une génération que je vais
annoncer comme étant commune
quelques années d'écart
mais relativement peu
et en fait les problématiques
que tu racontes
les personnages que tu racontes
qu'ils soient les aînés
ou les enfants
c'est quelque chose qui résonne
chez chacun d'entre nous
ben oui et puis qui est particulier
à ce qu'on est
et puis on peut encore un petit peu
en parler c'est-à-dire qu'on est
encore nombreux et nombreux
à être une génération
alors plus ou moins jeune effectivement
mais avoir vraiment connu
la saveur d'une fin de siècle
et la saveur déjà plus installée
d'un nouveau siècle
c'est vachement intéressant
ce qu'on a à vivre là
à tout point de vue d'ailleurs
c'est intéressant
et bon ben déjà on peut se dire
qu'à part pour les passages
d'un siècle à l'autre c'est vraiment
pas si facile
on le saura pour la suite
parce qu'à chaque fois j'ai l'impression
qu'ils étaient un peu en galère
même s'il n'y a pas de bug
c'est parce qu'on est toujours
de trois trucs
ah oui il y avait de la faire
le bug de l'ordre de mille
pour les plus jeunes
le bug de l'ordre de mille
on nous avait annoncé
que tout s'arrêterait non c'est ça
bah que le passage de 99 à 2000
à l'endroit
ça sera un peu comme
l'apocalypse numérique
et en fait non
ça a été
non oui
enfin en tout cas on s'est
pas rendu compte de la galère
j'ai pas vu
cette histoire du bug de longue vie
et oui
c'est vrai qu'il y a des terminologies
santé mentale, bug du l'an 2000
monnaie Ayub
tu sais pas pourquoi
le faux c'est
pardon
des termes comme ça
donc
oui donc en fait
le passage comme ça
d'un pied dans le 20e et le 21e
siècle
ça me paraissait
ouais je crois que c'est assez
c'est assez intéressant
et
et ça prend
ça prend large le public
forcément
quand je dis que ça résonne
de manière générationnelle
moi je n'avais pas entendu
cette expression
depuis ma plus tendre enfance
c'est donc un syndrome
que je partage avec toi
être mal en manché
mal en manché ouais
vraiment un truc que j'ai entendu
chez ma grand-mère
chez mes parents
toi t'es mal en manché
bah je dis ça au début
je suis mal en manché
bah oui mais ça en revanche
bah sur les terminologies
ouais
nous on a vraiment connu
des fins de terminologie
qui sont
on voit bien que c'est vraiment
des dinosaures de terminologie
ouais ouais bien sûr
tout à fait
voilà
donc c'est l'occasion de confronter
alors non je veux pas de confronter d'ailleurs
mais d'étudier les gâpes
de générations
parce qu'il n'y a pas tellement
de confrontations
il y a de la tendresse
pour toutes les générations
dans ce que tu racontes je trouve
avec un relief quand même
tout particulier tu le disais
sur les baby boomer
si je dois faire une trajectoire
c'est
From San Francisco
La Maison bleue adossée à la Colline
à la win de Bernard Tapie
real quick
c'est vraiment
c'est la particularité
de cette génération là
bah ils sont
ils sont merveilleux
et énervant
de ça
c'est-à-dire
débarrassé de cette guerre
et de ces guerres
et dans cette fenêtre
de tir
un peu embelli
économiquement
en tout cas pas dans leur enfance
mais à partir
de l'adolescent
jusqu'à leur
jusqu'à maintenant
c'est une génération
de lubiste
et ce qui est marrant c'est que nous
on a vraiment cru très fort
que c'était une génération
plutôt
accrochée à des idéaux
et en fait
si on analyse bien
parce que maintenant
il y a un peu de recul
tient pas tant
non étrangement
c'est marrant les sabots
et en fait les tops
et c'est amusant
comme mais c'est
c'est agaçant aussi
parce que je trouve
qu'il y a un vrai facturier
qui doit être capable
de regarder face
pas grave
enfin c'est pas grave en fait
mais
et ça ça leur coûte un peu plus
puisqu'on tend
d'être
ils sont jeunes pour toujours
très très jeune
très très jeune
la liberté quand même
qui semble être une valeur
chez eux
plus importante
que tout le reste
quand même
même si nous
nous enfants
on a peut-être cru
que d'autres valeurs
étaient importantes à leurs yeux
et vraisemblablement
c'est celle-là
qui leur est restée
très important
et c'est assez touchant
parce que
cette valeur-là
elle a quelque chose
d'à la fois merveilleux
et très lourde aussi
on voit bien
les écueils
qu'elle peut avoir aujourd'hui
le haut nom
de la liberté
tout ce qu'on peut
voilà et d'ailleurs
on voit bien
dans cette génération aussi
des trucs
les photos
dis non d'accord
ah ok trump
bon mais c'est
de la polénie
la doudoune sans manchouin
c'est curieux
et c'est intéressant
de voir ce qui se joue
et d'essayer de comprendre
ce qui se joue
et pas juste
de
faire
de pointer du doigt
ouais bien sûr
en les désingant
faut les observer
les observer avec
le plus d'attention
et reconnaître
et alors évidemment
ça crée un sujet à rire
évidemment
sujet à être attendris
parce que ce sont
ceux qui nous ont fait
avec comme ils ont pu
moi j'aime bien cette expression
comme on a pu
j'avais entendu ça
dans un film un jour
on se lève le matin
ce que je le sois entre les deux
on essaie de faire comme on peut
et je crois que c'est
quand même vraiment un truc
on partage
vraiment vraiment vraiment
et
on a tous le fantasme
d'être d'un bon côté
de quelque chose
mais c'est
c'est pas si simple
et je trouve que c'est
l'intérêt de vieillir
c'est que
plus on vieillit
plus on
on se rend compte
que c'est pas si simple
parce que moi aussi
je suis maintenant un âge
à 47 ans
où je peux
ça y est je sais
que je peux me l'éditer
mon petit facturier
et il est costaud aussi
oui c'est ça
bah bien sûr
donc c'est chouette
non et ce que je trouve très chouette
surtout c'est que tu dis
que la génération d'après
eh bah elle est super
je l'adore moi
donc c'est ce qui nous prémunit
ou c'est ce qui te prémunit
d'être un vieux con
un endroit
en fait j'ai vraiment envie
de le dire avec
conviction
et je
et à la fois
une envie
coûte que coûte
d'y croire de tout
tout mon coeur
peut-être bien sûr
qu'ils seront
je knock aussi de trucs
ils vont avoir des
aussi et ils auront un truc
la petite formulaire B12
assigné avec leur connerie
mais je les trouve super
ouais
enfin
en plus j'ai vraiment envie
de leur dire
j'ai trouve super
parce qu'on ne cesse
notamment la génération
des boomers
de leur foot sur la gueule
qui serait
qu'ils lisent pas
qu'ils sont cons comme
des valises
que quand ils s'investissent
c'est pour se tromper
alors que vraiment
ils ne se sont pas
cette génération de boomer
un paradoxe près
alors qu'en fait
moi je les trouve que
à essayer
à tenter
à tâcher de comprendre
peut-être qu'ils se goûrent
sur des trucs évidemment
mais voilà
à s'investir
à s'intéresser
et qu'effectivement
ils soient quand même
debout
à avoir un tout petit peu
d'appétit encore
avec le
avec le
le flot de choses
qu'on leur
qu'on leur donne
à digérer
et là pour le coup
c'est pas eux qui l'ont créé
quoi
moi c'est quand je vous parle
de mon facturier
c'est ma génération
qui leur a appelé ça
dans les pattes
et les machins
et je les trouve super
je les trouve super
et puis j'aime bien
comme ils nous courent
moi je me...
j'adore
alors moi je veux bien
être la génération
d'entre les deux
qui dira
bon ben pouce
ok moi je suis
plus
puisque vu que ce d'avant
pas tellement fait
c'est ça
le doute
ne les habite pas
à aucun endroit
bon elle sort dout quand même
enfin bon c'est vrai
pas de manière toujours flagrante
moi je veux bien être celui
qui dit ah d'accord
je suis à côté de la plaque
c'est mon travail
d'être à côté de la plaque
et de leur dire c'est à vous maintenant
c'est pour vous
je vous le donne
quoi ça
ça me plairait bien
dans un instant
si tu le veux bien
on s'intéresse à Alex Lutz
le comédien de cinéma
et pourquoi pas
oui alors
ce sera juste après la pub
je te propose un petit retour
sur Filmo
si tu le veux bien
et se grâce à quelques extraits
on irait à Filmo
ouais
on peut utiliser
tout un tas de termes
complètement désués
si tu en es d'accord
je rêve mon père
c'est un nazi
mon père est un salaud
j'ai honte de être son fils
non mais oh
comment tu parles de ton père
t'apparentes
l'inénarable
Heinrich von Simmel
dans OSS 117
Rio ne répond plus
quel souvenir est-ce que tu gardes
de ce tournage
bien c'est chouette
parce que j'en rigole maintenant
je suis heureux maintenant
le temps fait des choses
alors qu'à l'époque
j'étais hyper heureux
mais tellement impressionné
c'est vrai ?
ah ouais
j'étais très impressionné
et
j'ai
il faut
il faut pas boudder son plaisir
parce que
c'était une aventure démande
dans un endroit démande
avec un réalisateur démande
Michel a donné un habitus
oui
Michel
et
des gens qui donnaient tellement
ouais
parce qu'il a un truc génial
sur un plateau de
il y a comme ça des gens
qui portent le plateau
dans une énergie
où fallait voilà
que cette énergie de rire
et de
et Dieu sait qu'il le faisait
et moi j'étais
j'étais trouillard
voilà j'étais dans un truc où
c'était mon premier film
un peu important
et j'avais
j'étais traqueux
traqueux
ça se voit pas à l'écran
pour le coup
non oui oui
c'est ce que m'avait dit Michel
de manière très rassurante
après
étant mieux
et c'est vrai que maintenant
quand je l'entends
je chevais mon père
je crois que
au Castine ils avaient bien
disait que je dis Nazi
ouais
mon père était Nazi
et je
d'ailleurs avec Jean
à chaque fois il me disait
après même quand on se retrouvait
il me disait
c'était ça où Heinrich
Heinle Postiche
Heinle Postiche
ouais
et qu'est-ce que c'est rigolo
quand il fait Heinle
il
il
il n'en revient pas
il a vraiment du chagrin
c'était son ami
du déguisement Nazi
ouais
voilà je lui dois beaucoup
parce qu'il m'avait repéré
dans un sketch
sur France 3
sur France 3
et puis
il m'avait appelé
et puis j'ai pu passer les essais
et voilà
c'est vraiment une
chance inouïe
extrait suivant
quand la lumière s'éteint
nos corps ne font plus qu'un
Guy Jamais
dans Guy
César du meilleur comédien
je le rappelle
pour un film que tu as réalisé
est-ce que c'était si simple
je t'en prie
est-ce que c'était si simple
à mettre en action
un rôle de cette nature
qui demandait quand même
un investissement
que moi j'imagine
être colossale
entre l'apparence du personnage
le passé du personnage
et le fait que tu sois
aussi derrière la caméra
ben
non je mentirais
en racontant une histoire
de c'est pas vrai en fait
non
ça ne
ça ne m'a jamais
ça me motive autant
je me demande pas plus
de réaliser
de jouer dedans
que de juste réaliser
j'y mets la même énergie
et vu que j'ai eu
à le faire beaucoup au théâtre
ou bon finalement
c'est vraiment une prolongation
de ce que
ou quand je dois pondre
un spectacle sur scène
il faut bien l'écrire
se le mettre en place
constater ce qu'il faut
faire techniquement
et tout ça
donc bon oui non
c'est
c'est pas plus fastidieux
et puis là il y avait
une telle liberté
guis c'était lourd
parce qu'effectivement
il y avait ces 5 heures
de maquillage
mais j'avais exprès
choisi une forme
documentaire
pour que le plateau respire
et que
et que tout ça respire
et que ça soit pas
une espèce de surcharge
pondérale
sur le film inutile
donc une fois
que le maquillage
était fait
que ce personnage était
fin pré-habillé
et qu'il y a pu
qu'à faire chauffer la caméra
et bien sûr
beaucoup travailler
mais c'est pas
de jouer et de réaliser
qu'il me posait souci là-dedans
je te propose
un autre genre
d'investissement physique
pas m'oublier
moi j'abandonne pas
je vais jouer les qualifs
ah bah oui
Thomas Edison
à 37 ans
il sait qu'il n'a pas fini
mais à ton âge
comment tu peux pas te rendre compte
que la porte de sortie
elle est là là
je sais ce que j'ai à faire
c'est pas fini
c'est pas fini
je peux pas t'expliquer pourquoi
mais c'est pas fini
Thomas Edison
dans 5ème set
de Quentin-Rénaud
alors je parle d'investissement physique
puisque tu joues donc
Janis Mann
qui décide de revenir
dans le circuit
alors qu'à priori
personne ne le donnait
comme potentiel gagnant
ou même participant
oui
et puis c'est
je crois
dans les films
que j'ai fait
mon préféré
oui
c'est un film
que j'aime beaucoup moi
j'en étais dingue
j'étais dingue de tout
je suis dingue de la
réalisation de Quentin
où je trouve que c'était
c'était à la fois beau
c'était à la fois précis
c'était
c'était une vraie dramaturge
du sport
il est tellement exigeant
sur le
sur la partie ténistique
que je pouvais y aller
aveuglément
sans que tu te dises bon bah non
en fait non
j'ai eu plein de rendez-vous
émotionnel
là-dessus
ou même le premier jour
je suis rentré
sur ce
sur ce Susan Langlène
en
en pleurant
disant mais non
j'avais pris à part
j'ai pris un pio maréma
et on arrête
c'est une erreur
mais lui un bordeaux
mes pios au milieu de tout ça
ça va très bien se passer
il va être super
prendre quelqu'un d'autre
bon
j'avais très
très peur alors que j'avais
travaillé quatre mois
mais tout d'un coup
d'avoir les 600
personnes dans le
je me suis dit oh là là
ça va être flag
et il avait eu une phrase
magnifique
il a dit écoute
si t'en tapes 200
et qu'il n'y en a qu'une seule
que je dois circler
pour la mettre au montage
eh ben ça sera super
et là je me suis dit bon
quand même merde
et
et il y avait évidemment
de la
de la doublure
du face remplacement
et plein de
des faits
mais
c'est une aventure rare
quand même de pouvoir
se consacrer
à
à plus de cinq mois
sur un film
dans sa
dans sa prépa
et dans
et puis c'est voilà
je trouvais
je trouvais vraiment prodigieux
dans sa fabrication
il est sorti
en
il a été déplacé
trois fois
sa date
oui
il est sorti sur le fameux
60 % de jauge
covid donc autant
dire qu'en salle
ça a été un peu plus
compliqué que prévu
mais
mais le film a un beau succès
oui
sur la plateforme
et c'est un film que j'adore
dans un registre
bah pour le coup
encore une fois très différent
revêtement à la maison
revêtement à la maison
on est à la maison maman
non
je n'arriverai pas
à m'occuper bien de papa
je veux pas là
c'est
cette maison
nous avons passé
toute notre vie
moi
j'aime pas
m'en passer
tu es donc le fils
de Françoise Lebrun
dans vortex
de Gaspar Noé
ça fait pleurer
si tu veux pas
on n'en parle pas
si si
non c'est super
je m'attendais pas
enfin je ne l'ai jamais
réentendu
je l'ai vu
jamais réentendu
c'est un film magnifique
qui est très particulier
en plus dans la film
alors faut avoir une activité
derrière
un petit sport
des emplettes
retrouver des potes
parce qu'il est
comme tout ce que fait Gaspar
moi j'irai au feu
pour Gaspar Noé
j'irai au feu
pour Gaspar
franchement
ils sont nombreux
les réalisateurs et réalisatrices
pour qu'ils tirent
justement au feu
bien un cantin réno
Gaspar
oui
il y a des gens que j'adore
je rêverai
de travailler avec eux
beaucoup de réalisatrices
mais c'est vrai que Gaspar
je trouve qu'il y a une
honnêteté absolue
sur les très très très bons films
même les moins réussis
peut-être
c'est pas la question
il y a une absolue honnêteté
dans ce qu'il est
ce qu'il a livré
sans le surexpliquer
etc
là il y avait un truc à faire
qui lui était
nécessaire sur le deuil
et se trouve le film
incroyable
et puis alors
il n'y a pas d'échappatoire
et ça joue vraiment
à tous les endroits
oui ça joue
je sais pas quand même
et puis moi j'étais très impressionné
puis Françoise
Françoise donnait envie
de la prendre dans les bras
et des machins
Dario
avec aussi sa file mot
et plus impressionnant
et je trouvais que c'était super
de servir de ces deux énergies
d'avoir peut-être
mon père
auquel j'osez moins parler
en tant qu'héroïno-man
et puis cette mère
voilà non
c'est un film à la fois
très simple
et d'une vérité
oui
vraiment oui
dans un instant
je me décide
tu le veux bien partout
vraiment sur une cordialité absolue
on s'intéresse à
à l'excuse de le réalisateur
allez
faut pas avoir tend activité
monsieur
ben oui
et en vraiment de manière très habile
j'ai choisi le titre suivant
pony pony run run
rapport à quoi
peut-être aux chevaux
ouais bon c'est tiré par les cheveux
ah mais je suis bête
oui évidemment
pony pony run run
je suis complètement con
par rapport aux chevaux
oui tout à fait
ça va pas plus loin que ça
ben c'est super
sur radio mec
avec Charlene Roux
pony pony run run
wasdog donut
je pense qu'il y a un lien
partout dans cette émission
c'est un titre de
Cat Stevens
choisi par Alex Lutz
mais c'est celui-là là
ouais
tu l'as
ah ouais j'ai dit
vous me ferais découvrir
Cat Stevens ouais
vous m'avez dit j'ai ça de Cat Stevens
et j'ai dit vous me ferais découvrir
bah dis donc
bah qu'est-ce qu'il lui arrive
il y a un peu plus de musique
bah oui c'est oui
fais ce petit
tu tiens je vais faire des petits pidi-catiens
bien au moins
pourquoi pas
oui non mais d'accord
voilà donc c'était un titre
de
Cat Stevens
ouais
bah on le reconnaît vraiment
ouais c'est ça pas
c'est vraiment le côté
c'est signé
ouais white world
bah oui
rapport
j'ai annoncé donc
une partie sur Alex Lutz
réalisateur
je triche un peu
mais en même temps
je suis obligé de la mettre
dans les personnes
que tu as
mis en scène
je parle évidemment d'elles
un mois sans se plaindre
guidons c'est long
mais moi je crois
que je n'aurai aucune difficulté
parce que je déteste
je déteste les gens
qui se plaignent
pas mal naturel
les gens qui se plaignent
je ne supporte pas ça
et ma voiture
et ma baraque
et puis les gamins
et ma lodo
non je ne le
je ne les supporte pas
Catherine
donc je l'ai dit
j'ai appris aujourd'hui
en faisant des recherches
qu'elle avait un patronime
moi je n'ai jamais entendu
qu'elle s'appelait
Jablazie
c'est Catherine Jablazie
et Liliane Quinte
très bien
Quinte comme une quinte de tout
tout à fait
ce qui lui va assez bien
Bruno Sanchez
est-ce que Catherine
en endroit
a été une forme
de matrice
sur les personnages
que tu as développé
le goût
du déguisement
on venait de là
non le déguisement
enfin le
se mettre un truc
qui devient quelque chose
c'est de l'enfance
ça c'est un truc
vraiment qui
il y a des gens qui le perdent
toi tu l'as jamais perdu
ah non
ah non
et puis après
il y avait un tel plaisir
de pouvoir
travailler une féminité
à traverser de personnages là
ça pour nous deux
c'était vraiment un cadeau
quoi
de pouvoir
faire exister
au-delà
d'un petit sketch
qui aurait pu être un pilote
je ne sais où
parce que c'était pas évident
à imposer au départ
enfin à un moment donné
elles étaient tout d'un coup
les gens les aimaient
mais au début
tout le monde se disait
qu'est-ce que c'est
deux bonnes femmes
et là aussi
ils retrouvent des ingrédients
et elles ont un pied
dans le 21ème
dans le 20ème et le 21ème siècle
elles essaient de se dépatouiller
là-dedans
et
je crois qu'elles ont touché
le coeur des gens
ce qui était chouette aussi
c'était des collègues
la
sociotype du collègue
c'est encore autre chose
comme relation
c'est à la fois une relation
très forte
parce que vous
à la machine à café
tu apprends par hasard
que ta collègue
a une maladie grave
et en même temps
tu n'es que
à cet endroit-là
avec elle quasiment
ou un peu en covoiturage
ou
donc c'est intéressant
les collègues
encore une autre manière
d'être aux autres
mais oui
elle est
elle est très présente
quand même
dans d'autres choses
que j'ai pu faire aussi
je pense
est-ce qu'il y a un petit peu
de Catherine
dans par exemple Marie-France
qu'on voit sur scène
Marie-France qui essaye
de s'en sortir
elle est très rigolote
elle est gentille
elle essaye
elle essaye mais
à côté de la plaque
à côté de la plaque
elle a déjà
la cuisine des traverses
de porc
des traverses
délicieux
des traverses de porc
des têtes de neigres
oui ça c'est terrible
elle n'a pas changé
le nom du dessert
oui
et
elle croit qu'elle est dans le coup
elle croit qu'elle est dans le coup
elle est jamais dans le coup
complètement
à chaque fois
si
le coup est là
7 km plus loin
si elle parlait
ça ferait
c'est jamais ok
mais elle pense qu'elle est un peu
puis elle tâche quand même
elle essaye un peu
oui bien sûr
il y a le même genre d'énergie
de ces bonnes femmes
j'aime bien parce que
tu fais le geste
et en fait je vois le
petit côté un peu
le remontre les épaules
et on se prend un peu
allez on se prend
oui exactement
c'est un mal c'est que tu as bien voulu
c'est des personnages féminins
qui sont intéressants parce que
bon
la figure de madame de mertheuil
qui se met
une fourchette sous les ongles
sous la table et qui au dessus
essaye de montrer que ça va
c'est cortège d'années
de femmes aussi
quand même
aussi
et là aussi
je trouve qu'il faut pas être trop injuste
sur
actuellement c'est vrai qu'elles sont
parfois un peu
à côté de la plaque
dans des façons qu'elles ont de juger
ou d'envisager
le monde qui nous entoure
mais
ça leur a tellement coûté avant
soit dans la figure de devoir tenir
soit courber les chines
il n'y a pas tellement d'alternatives
quoi
donc
voilà
donc c'est vrai qu'il y a des ingrédients
comme ça de Catherine
en tout cas dans les différents personnages féminins
une femme plus moderne
puisque j'ai annoncé une partie
où on parlait
d'Alex Lutz Réalisateur
et que je suis très désordonnée
cette conversation part dans tous les sens
ça part dans tous les sens
comme le monde débile de spectacle dis-donc
c'est formidable
tout récemment on a pu voir
pour la première fois
une adaptation
de romans
mise en scène par Alex Lutz
un film dans lequel
pour une fois tu ne joues pas
en l'occurrence Connémarad
après Nicolas Mathieu
avec Mélanie Thierry
et Bastien Bouillon
qu'est-ce qui t'a donné
envie à ce point-là
dans ce roman
de te lancer
dans une fiction
que tu n'as pas écrite
pour le coup
au départ en me disant
c'est peut-être plus facile
mais non
bouleversé par l'écriture
de Nicolas Mathieu
à plein d'endroits
parce que je trouve qu'il a un rapport
c'est comme
il y a des éclairs
comme ça
de gênir
il y a une écriture
comme ça
d'accuiter
c'est presque des écritures
en odorama
qui nous racontent
c'est presque une biographie collective
à travers des portraits individuels
ce qui est très fort
dans les années dernières nous
c'est ce truc d'accuiter
au plus proche
de l'individu
et qui autant nous raconte
une France, une époque
une période
et puis dans celui-ci
il y avait le portrait féminin
du personnage d'Hélène
c'est ce portrait
de cette femme
au juste après Burnout
et c'est vrai que c'est un film
avec une mise en scène qui tangue
qui
qui même dans les valeurs
comme ça
bon
de focale
comme ça sont parfois très proches
mais c'est aussi propre
à cette étrange maladie
enfin
malaise qu'est le Burnout
ce moment où ça dévisse
et après
toute
toute la vision
psychique et réelle
que l'on a des choses comme ça
c'est
il y a une sentiment de vertige
et ça j'aimais beaucoup chez ce personnage
et puis c'est un personnage que je trouve
passionnant parce que
pas qu'empathique
romantique
c'est la première phrase du roman
c'est important
et je trouve que ça la mise en scène
elle est très bien aussi au personnage
ça accompagne très bien cette colère là
oui cette colère
et puis cette question du droit
la colère aussi
pour moi est vraiment une question importante
enfin toutes les questions du féminin
actuellement elles sont
on vit une période chouette
parce qu'on questionne plein de choses
plein plein plein plein de choses
enfin maintenant
et pas que deux trois trucs
genre libérer pas libérer
dominer pas dominer je sais pas quoi
ça va dans d'autres endroits
et c'est vraiment
c'est vraiment intéressant
ce personnage là me permettait
de réfléchir là dessus aussi
dans un instant je te poserai
toutes les questions
de ce petit questionnaire rituel de fin d'émission
sur la musique qui va donc lier
tes souvenirs musicaux
je le dis un peu comme une menace
j'aime même pas du tout en fait
je vais juste m'attaché ce sera
malheureusement juste après la pub
LALA mais qu'est ce qui nous colle comme pub
pourquoi
tu veux que je réponde
je pense vraiment que c'est un chouette morceau
non je le justifierais moins bien que toi
Non mais j'étais ado et je sais pas, c'est une musique qui me donne la sensation de passer
dans un autre moment de ma vie où j'avais peut-être l'impression que j'avais ma
mobilette.
T'avais une mobilette ?
Ouais alors j'étais peut-être un peu... j'étais autonome, je me sentais autonome.
C'est bon, je suis libre.
Merci Vataque et je suis autonome, t'as compris ? Et j'avais pas tout compris de
ce truc, c'est jamais trop compris, c'est un collectif, un collectif, il change
tout le temps de machin mais bon et je trouve que cet album en l'occurrence c'est superbe
et voilà ça correspond à une époque de ma vie à l'adolescence quoi, donc j'aime bien,
j'aime bien.
D'autres temporalités musicales à explorer, c'est maintenant, grâce aux questionnaires
de fin du score, l'idée c'est de répondre du tac au tac, je n'ai pas le droit de juger
tes réponses, j'adore le dire parce que tout le monde sait que c'est vraiment
archépopo.
Absolument faux.
Tout à fait, est-ce que tu es prêt ?
Oui.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfant soit en tout cas la tienne.
Wow.
Ah bah t'as vu ?
Ah la vache, j'ai pas d'idées, le mieux l'enfance, le mieux l'enfance.
Est-ce que t'écoutais quand t'étais môme ?
Ah, ou Dorothée ou Tata Yuyo.
Annie Cordy ?
Annie Cordy.
Ah ouais.
Ça ira mieux demain.
En tout cas, ça m'enchantait.
Très bien.
La chanson de ton adolescence.
Ah la vache, je vous ai dit, oh je sais pas, les neigresses vertes, un truc
comme ça.
Ouais.
Voilà l'été genre.
Les jambes de la mouche.
Les jambes de la mouche, genre de trucs.
Je vois bien.
Ton hit de Karaoke.
Bon bah je fais pas de Karaoke, j'aime pas trop ça.
Mais si tu devais être lancé.
Si je devais être lancé.
Tu imagines que tu choisirais un truc hyper ambitieux, puisque tu sais chanter de toute
façon.
Non pas forcément.
Et je peux partir sur un balavonne en regrettant un pré-coup pour les bois de tête.
C'est...
En 10 ans, ça va passer.
Et partout dans la rue, je veux qu'on parle de moi.
Ouais, attends.
Ouais mais bonitailer finalement.
Ok.
Les titres qui te propousent immédiatement sur la piste de danse ?
C'est vieux hein.
Mais Ayketina, la Rowling, quoi.
Quel est le titre ?
Proud Mary.
Et le titre qui t'en fait immédiatement sortir de la piste de danse ?
Bah c'est pas très gentil mais les trucs de Dalida ou un peu joyeux, ça peut me
me souler moi.
Je vois très bien.
Moi j'ai l'impression que tout le monde se met louche en faisant des trucs avec
les cheveux, mal et ça me garde.
Et enfin, catégorie pénible, la chanson dont t'as un mal de chien à te débarrasser
une fois que tu es là en tête.
Ah bah toi c'est des coupures pubs que tu dois avoir sur les pubs.
Oh bah qu'est-ce qu'il y a comme pub ?
Il est nul ce refrain.
Il est nul mais tu vois, comme vu je l'avais pas vu, ça cartonne.
Ah ouais bah non mais c'est...
Ma grand-mère adore et ça a été...
Oh écoute, c'est formidable.
Il n'a pas vu le...
Donc elle me redisait ce que je venais de voir,
puisqu'en plus il l'a passé 19 fois.
Vu que je l'avais pas vu.
Il y avait Six Juva Mines, Six Juva Mines.
Six Juva Mines, Six Juva Mines et moi n'importe quel morceau
ça peut me rester en tête et c'est horrible.
Et surtout j'ai pas un morceau en tête,
j'ai juste un morceau du morceau.
Donc c'est...
Ok.
Tu vois, c'est...
Sample perso.
Comme je l'imagine.
Comme je l'imagine.
Comme je l'imagine.
Et ça peut me faire toute la journée.
Ce qui est vraiment pas rigolo.
Si.
Bah pour toi non.
Pour moi, s'il y a écouté, vraiment c'est délicieux.
Je rappelle donc que ton spectacle
Sex, Grog, M-Rockin' Cher.
Oui, ça se lit plus que ça se dit.
Non mais moi j'ai vraiment la chanson dans la tête
à chaque fois donc du coup j'ai obligé de me faire violences
pour remettre les mots dans l'ordre.
Mais c'est un super titre de spectacle.
C'est au cirque d'hiver
deux salves de date au mois de janvier,
deux salves de date au mois d'avril.
Tu es partout en tournée.
Vraiment aller sur les sites dédiés.
Allez voir ce spectacle.
J'annonce que dans un instant,
on a rendez-vous avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte Alex Lutz avec ton dernier choix.
En l'occurrence, Sabrina Carpenter et Dolly Parton.
Ah Dolly Parton.
Ah Dolly Parton.
Oui.
Elle est trop bien Dolly Parton.
Bah fou.
Quelle héroïne.
Ah c'est une héroïne.
Qu'on nous la laisse vraiment.
Elle est démante.
Oui.
Alors là, elle et après,
il y a le petit cristal de...
C'est fou d'avoir ce...
C'est fou ce qu'elle a réussi en causé.
Il y a un documentaire sur elle sur Netflix.
Je vous encourage à découvrir sur Dolly Parton.
Sur même ce choix de poupée
comme ça qu'elle s'est créée.
Elle voulait qu'on la met prise
pour qu'on l'adore.
C'est une tellement bonne idée.
Nova, oui.
Ah ouais.
Merci beaucoup Alex.
Merci.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
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Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Taïmim Pala, Dracula, est bienvenue dans le score.
Alex Lutz vient partager sa playlist et nous parler de son spectacle Sex, Grog et Rocking Share.
Un programme tout à fait satisfaisant à découvrir après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et la dite actue du jour étant particulièrement mossade, j'ai décidé de partager avec vous en ce lundi
une anecdote tout à fait singulière de très mauvais goût et qui m'a donc profondément réjouie.
Elle a été racontée sur le plateau du Graham Norton Show,
mon animateur de Toccho préféré sur les chaînes de la BBC.
Parmi ses invités ce jour-là, lui-même animateur de Toccho Outre-Atlantique,
Sept Mayors, comédien passé par le Satur des Night Live.
Et la divine Kate Winslet qui en a profité pour raconter son expérience
lors de son passage à elle dans la mythique émission américaine.
Son monologue, ses angoisses mais aussi ceux-ci.
Oui, Eminem lui a demandé de lui raser le fessier.
Ça doit être ça, l'imperfection au masculin.
On n'est pas rancunis sur Nova alors avant de retrouver Alex Luce,
on écoute, ben, Eminem, louz-yourself.
Le score, 18h30, 20h,
Charline Rue sur Radio Nova.
Mon invité se définit comme un impatient,
un défaut tout à fait pardonnable,
qui va souvent de pair avec une légère soif d'activité.
Ce qui doit pour lui être une gestion, une vigilance de tous les instants
mais ce qui pour nous, spectateurs, spectatrices,
est un plaisir jusqu'ici, jamais contredis.
Il est réalisateur du talent de mes amis à Connemara.
Il est bien sûr Catherine dont j'ai appris aujourd'hui
qu'elle avait un patronyme qui n'était pas Eliliane mais Jablazie.
Comédien au ciné, des femmes de l'ombre au rêveur en passant par O.S.S.
avec les aventures de Spirou et Fantasio.
Cinquième, sept, Vortex, le tableau volet aiguille
qu'il n'a pas ailleurs réalisé et qui lui a valu le César du meilleur comédien.
Puisqu'on parle de récompenses,
il est aussi doublement mollérisé pour un spectacle qui portait son nom.
Celui dont il vient nous parler aujourd'hui nous annonce une douce promesse.
Oh oui, sexe, grog et rocking chair.
Bonjour Alex Luce.
Bonjour Charline, ça va ?
Oui très bien et toi ?
Eh ben très bien.
Merci de nous rendre visite.
Un spectacle en tournée avec des étapes au cirque d'hiver.
5, 6, 7 janvier, 14, 15, 16 janvier, 15, 16, 17, 19 avril, 22, 23, 24, 25, 26 avril.
Wow.
Rédit pour le marathon ?
Rédit pour le marathon.
Parce que c'est vraiment un marathon là pour le coup.
Oui mais c'est en machin séparé.
Oui mais enfin j'imagine que tu as d'autres activités par ailleurs.
Je reviens à mon introduction et cette forme d'impatience et de...
Tout à fait.
Oui j'ai des trucs par ailleurs et puis j'ai des dates de tournée.
Ouais.
Bah c'est ça.
Pour le maillage territorial.
Le maillage territorial.
J'adore ce mot ça fait rire.
Et donc je suis très content d'aller voir les gens ailleurs aussi.
Donc oui c'est un petit marathon mais c'est un marathon assez heureux concernant ce spectacle.
Et alors c'est quoi la recette du grog pour tenir ?
La recette du grog pour te...
Ah ma recette de moi, mon grog.
Ah bah oui.
Bah je suis un peu monacal.
Moi je suis pas un couche tard.
Je suis pas fait tard.
Donc une vraie tisane quoi.
Une tisane.
Un mec mais alors...
Un bol d'eau chaude.
Le maillage nous basse.
Non je suis pas...
Oui je...
Voilà je me lève.
Non si j'aime bien commencer très tôt la journée.
Oui.
Très bien.
Parce que l'histoire de coucher tard vraiment ça dépend.
Mais lever vraiment très tôt,
quoi qu'il arrive je trouve ça chouette.
Ça permet de faire tout un tas de choses pendant que les gens dorment.
Très bien.
Comme à chaque invité je t'ai demandé de piocher 6 titres dans les playlists de Nova.
Pour démarrer tu as choisi BreakBot avec Baby Amures.
On l'écoute on en parle après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
BreakBot et Irfan Baby Amures dans la playlist d'Alex Lutz.
Pourquoi ce titre ?
Parce qu'il y a Irfan.
Et que Irfan c'est un très bon pote.
Moi je le connais moins bien.
Mais c'est un très bon pote de mon metteur en symptôme d'ingléraire et co-auteur.
Et puis on est vraiment de la même génération.
Puisque du même lycée et tout ça.
Et voilà.
Et donc c'est toujours marrant d'entendre des gens connus à côté de nous.
Avec une carrière que finalement moi je l'amène de son côté.
Voilà on se croise que de temps en temps.
Mais c'est toujours rigolo.
Et ça passe quand Irfan passe.
Chaque fois je me dis c'est con de se dire ça.
Mais je me dis on se connaît du lycée.
Bah oui.
Et puis ça me fait du coup penser à mon pote Tom que j'adore.
Et puis voilà.
Et un morceau dont je l'ai déjà dit ici.
Un petit quelque chose d'ingénérique de série des années 70.
Qu'on t'imagine assez bien utilisé dans une de tes productions.
Oui mais je pense qu'il y a ça aussi.
Donc dans le répertoire d'Irfan ou dans ses mélodies et de cette équipe là.
Il y a quelque chose de oui de l'enfance.
C'est fun.
C'est joyeux.
La question rituelle de cette émission je te la pose.
La place que prend la musique dans ton quotidien.
À quoi est-ce qu'elle te sert si toutefois ?
Bah t'as vu j'ai du mal à trouver ma playlist.
Pour un gros imbécile.
Au début et puis en fait non.
Oui un faux refus d'hôpital qui est finalement assez très bien passé.
Mais en fait ça m'est compliqué parce qu'il y a tellement de tout dans ma playlist.
Déjà j'ai pas de playlist.
Je regarde sur YouTube sans abonnement.
Ok.
Avec les pubs.
Oui.
Et je continue à dire c'est pas vrai qu'est-ce qui nous colle comme publicité.
Et donc voilà.
Donc on est vraiment sur une vraie jeunesse.
Et puis je cherche des trucs et puis je tombe dessus.
Et souvent je l'associe beaucoup à des images de cinéma potentielles.
Des choses, des scènes que je viendrai à faire.
Ou à écrire ou à de l'écriture.
Ou à des spectacles ou à ce qui viendrait accompagner un spectacle.
Enfin voilà j'ai un rapport.
La musique quand je l'entends elle s'illustre par quelque chose dans ma tête.
J'ai rarement de la musique pour de la musique.
Si ce n'est des classiques.
De la musique classique ou tout d'un coup c'est pas pourquoi ça te...
Ça porte plutôt que sa parasite.
Mais là aussi très vite des images apparaissent quand même quoi.
On parle du spectacle dans un instant.
On écoutera aussi Stevie Wonder et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
Parce qu'il y en a aussi ici.
Oh qu'est-ce qu'il y a comme pub ?
Le score 18h30, 20h.
Sur Radio Nova.
Stevie Wonder sur Nova signed, sealed and delivered.
Un titre choisi pour Alex Lutz.
Et je vais donc t'expliquer pour...
Enfin te laisser expliquer pourquoi.
Ah bon ?
Bah parce que c'est dans mon spectacle.
Bah c'est déjà une bonne raison.
Ouais c'est dans mon spectacle.
Le spectacle étant un hommage à mon papa disparu.
Je n'écouterai plus...
jamais Stevie Wonder.
De la même manière.
Non non c'était un chanteur qui l'aimait beaucoup.
Et c'est rigolo parce que,
vu que mon père était quand même...
de manière assez costaud dépressif.
C'est marrant quand on entend cette musique.
On parlait dire femme tout à l'heure.
Ouais bien sûr.
Donc à chaque fois ça me fait un...
Il avait envie de ça quand même je pense.
Ouais.
Un spectacle qui s'appelle donc je le rappelle.
Sex, Grog et Rockin' Share.
À quel moment ce titre absolument génial t'es apparu ?
On a cherché avec Tom.
Ouais.
Et je crois que c'est Tom.
Ou alors j'ai dû trouver Grog,
il a trouvé Rockin' Share.
T'as un collaboratif ?
Mais on a cherché.
Oui parce que je lui disais
tiens j'aimerais bien quand même un truc
sur une expression rattachée
à cette génération des brumeurs.
Ouais.
Et puis on le voyait à force.
Mais il en avait trouvé d'autres.
Un machin héros camadour.
On l'avait trouvé.
Est-ce que vous avez regardé le pepperboard
qui est en agi peut être quand même...
Ah purée, ça doit dater.
La vraie question c'est
est-ce que les catégories
sont énoncées par ordre de préférence ?
Non.
Sex, Grog, Rockin' Share.
Mais je crois que...
Non, non.
Il faut que je cherche loin
dans mes textos mais si vous voulez
vous pouvez me poser des questions
en même temps.
Oui, je vais surtout commencer
par une déclaration réussir
à faire rire avec le point de départ
de ton spectacle
que tu as donc énoncé
à savoir le décès du père.
C'est une gageur
et là je dis monsieur
parce que j'ai été
non seulement très ému
mais aussi j'ai beaucoup ri.
Donc dans ces moments-là
on dit merci.
Je crois que c'est important.
Ah c'est sympa.
Est-ce que la mélancolie
a toujours été
pour toi indissociable
de la drôlerie ?
Je ne cherche pas finalement
parce que je pense que c'est
des textos très anciens.
Et je m'insent sur cette question
mais on est tous plus intéressants.
Est-ce que c'est indissociable
la mélancolie ?
De la drôlerie.
Oui je crois.
Oui.
C'est un rapport au monde
quand même,
l'humour c'est pas juste.
Donc
oui je crois.
Enfin
la mélancolie
dans ce cas-là
d'artistique et poétique
moi je fais toujours
une différence.
Je sais pas trop si elle existe d'ailleurs.
Mais quand j'ai su
en fait
je me suis dit qu'il faut faire cette différence
quand j'ai su ce qu'elle était
psychanalysiquement la mélancolie.
Je crois qu'elle est pire
que la dépression.
Enfin je crois qu'elle est horrible.
C'est ce qu'il y a de pire.
Un état mélancolique
c'est vraiment horriblement grave.
Donc je me dis
oh non moi c'est la version
artistique et
c'est ça.
Et voilà
mais ceci étant je pense
qu'effectivement
il y a une
il y a une mélancolie
dans l'artistique
dans le
des musiques,
dans des textes,
c'est une forme de poésie
un petit peu entretenue
en même temps que
l'envie de
soleil.
Je sais pas comment dire.
Je la décrireai un peu comme ça.
C'est pas cool.
Et chacun peut en faire
plus ou moins sa définition.
Mais je crois que cette chose-là
cette espèce de rapport
un peu ébêté,
impuissant,
impossible au monde
ce qui me paraît
être aussi
un des ingrédients
de la mélancolie.
Oui c'est un dis social.
Mais c'est intéressant ce que
tu dis de la mélancolie
parce que quand tu parles
de ton père au début
du spectacle,
tu parles de la dépression
et tu parles de la dépression
comme d'une maladie
accueillante
parce qu'en son sein
elle peut entraîner tout
à d'autres pathologies en fait.
En fait c'est ça
que j'ai beaucoup découvert
avec lui et c'est d'ailleurs
pour ça que c'est insupportable
aussi.
C'est pour ça que c'est...
Alors bien sûr
maintenant
il y a toujours
des nouveaux grands combats.
Donc là en ce moment
c'est les maladies...
La santé mentale.
La santé mentale.
Donc tout le monde va dire
la santé mentale.
La santé mentale.
La santé mentale.
Après ça sera oublié
pour au je ne sais quoi.
Mais si on va regarder
les côtés sympa de ça
c'est qu'au moins
on s'y intéresse un peu
en le...
pas les diabolisant
mais en le comprendre
non mieux,
en l'analyseant mieux
en se rendant compte
qu'effectivement
c'est pas qu'une seule chose
c'est...
parce que dans la dépression
ça veut tout dire rien dire
c'est tout un tas effectivement
de syndromes
et de symptômes associés
et qui ne cèdent pas forcément
l'un l'autre.
Plus donc
chez mon père
c'était assez costaud
quoi on voyait bien
qu'il y avait
et un peu de toques
et un peu de névroso-obsessionnels compulsifs
et un peu...
De syndromes de diogènes.
Et du diogène
et de l'alcool
et des douleurs physiques
mais peut-être
il y a l'alimentation
qui du coup t'étais titre
t'étais titre
donc c'est...
bon c'est intéressant
de s'y pencher
Moi j'aime beaucoup m'intéresser
aux entrées en scène
je sais pas si c'est un moment
qui est aussi décisif
pour toi
que pour nous
en tant que spectateur-spectatrice
toi en l'occurrence
ton entrée sur scène
t'es coincée dans une espèce de sas
sur Radio Nova
à cause a priori d'une technologie
plutôt déficiente
ou en tout cas d'une personne
qui n'est pas apte
à la gérer correctement
un cauchemar
d'avant représentation
raconter un guitariste
qui fait office de psy
en l'occurrence Vincent Blanchard
tout en étant
à cheval
Camoulox
c'est vrai
c'est vrai qu'il y en a tout un tas de choses
c'est un monsieur patate de...
ça c'est une entrée en scène
c'est une entrée en scène
il y a un sas
comme un sas de sécurité
qu'on peut passer maintenant
un peu dans tout un tas d'endroits
avec une voix
qui me dit
entrée invalidée
entrée invalidée
entrée invalidée
parce que j'ai un passe
je dis au public bonsoir
je suis à vous dans un instant
le petit sas de sécurité
c'est bien normal actuellement
et puis j'ai un passe
qui marche pas
et après je me bats avec cette
parce qu'après je dois
elle dit si c'est pour un spectacle
vocation mauristique dite
et l'hommage manque
tout unit
ça n'en finit pas je m'arrive pas
tout le monde se reconnaît
voilà
ben oui
ça te crée vite
une envie de pleurer
sincère profonde immense
oui oui
et puis
après effectivement
il se trouve que c'était
un horrible cauchemar
et après je m'explique avec
avec mon psy
et Vincent Blanchard
par étant sur scène
il est le guitariste
vu qu'il fallait un psy
qui répondait plutôt que de lui mettre
une bande son
il a fait qu'il serait le psy
et avec sa guitare
du coup c'est bien
comme ça il fait la bande son
si c'est un fini
on a une bande son
mais là c'est lui
et vu que j'ai pas de canapé
ben j'ai un cheval qui bouge
et donc je suis assis dessus
vraiment tout s'explique
ben justement
alors un mot de ses partenaires
de scène
tu viens de parler
de Vincent Blanchard
parlons aussi
ni l'eau
pardon et sintrope
eh ben c'est mes deux chevaux
qui sont avec moi
et que j'ai vraiment
je dis qu'ils sont avec moi
parce que je sais pas
je fais pas beaucoup de démonstrations
et casses
déjà j'en ai pas là
alors je les travaille
ces chevaux là
ils savent
faire plein de choses
on leur apprend plein de choses
et voilà
mais c'est plutôt vraiment
ils sont là
en présence
en compagnonnage
dans une quasi totale liberté
et dans une habitude
c'est ça qui est assez agréable
on est habitué l'un à l'autre
et donc
ils me suivent
de mes trucs
c'est un vrai élément de mise en scène
pour le coup
ça me rappelle beaucoup de choses moi
galloper et tourner en rond
je pense qu'il y a quelque chose qui revient
dans cet ordre là
dans le spectacle
oui oui oui
ben oui
c'est des images de l'enfant
c'est des obsessions de l'enfant
c'est le
l'envie de partir
sur un cheval au gallo
voilà
c'est la notion de fuite
c'est la notion de force
je trouve que c'est un personnage
assez étonnant
le personnage équestre
enfin la figure équestre
c'est tellement de la force
et en même temps
dès qu'il y a une souris
ça part très très vite
ouais c'est aussi impressionnant
crassurant je crois
à certains endroits
il y a les deux fonctions
et c'est tout le temps associé
on est tout le temps
moi même
encore avec Nilo
qui est vraiment comme un pote
je le dis
vraiment comme un pote
et j'en parle comme un pote
et je n'aurais pas pensé parler d'un animal
dans ma vie
maintenant que j'ai davantage des chevaux
depuis une dizaine d'années
encore plus que quand j'étais petit
je pensais pas que je parlerais comme ça
en jémélité
presque
ou en fraternité
mais c'est vrai qu'il y a ça en même temps
il y a tout le temps la fascination
évidemment
il y a le côté rassurant
se rassurer l'un l'autre
et puis tout d'un coup
vous pouvez avoir une
une trouille en commun
ce qui est touchant c'est qu'elle est plutôt en commun
quand on a peur de
généralement c'est parce que nous on a fait une connerie
qu'on fait qu'ils ont peur
enfin tout le monde a peur en même temps
comme les humains
tu sais quand tout d'un coup
il y a une espèce d'alarme
et tout le monde se brille
trouille pour tous
ah bah trouille pour tous
et c'est en ça qu'on se ressemble beaucoup
un animal de fuite quand même
on poursuit la conversation sur ce spectacle
dans un instant on passe
à ton deuxième choix
en l'occurrence gasparogé
captain
pourquoi ce titre
alors je connaissais
j'étais à l'école avec lui aussi
non
j'étais en stage
non
on a passé le baphan ensemble
on a passé le baphan
on a rigolé comme tout
non
bah là aussi c'est Tom qui m'en a parlé
parce que je parlais de
de certaines harmonies un peu
cosmaisantes
ouais
sur le spectacle que je recherchais
et donc je lui décrivais le truc
et puis il m'a parlé de gasparogé
que je connaissais
ma foi pas très bien
mais qui est un peu dans la même cliquasse
et donc
et donc voilà il m'a fait découvrir
ce morceau que je trouve superbe
et que j'ai mis dans le spectacle
du coup
et que je trouve les harmonies
belles
ouais c'est très beau
alors ça c'est voilà
parler de la mélocolie c'est fou
ces harmonies vous arrachent le coeur
en même temps que vous en chante
et ça je crois que c'est vraiment
un petit truc
de notre génération
peut-être
un peu
à se chialer sur le nom bril
mais je crois qu'il y a un truc
ah c'est
intéressant
le score
sur Radio Nova
Nova
La Rolling Stones sur Nova
Bah parce que j'étais au collège
avec Mick Jagger
ah non ça
c'est sympathique
pour de dévaux
un titre que je choisis pour Alex Luth
car sachez-le
il fait un excellent Mick Jagger
si vous voulez la preuve
allez donc le voir sur scène
dans sexe grog rocking chair
en tournée
et au cirque divers
de janvier à avril
ah oui interrompu quand même
ouais mais quand même pas mal
moi je trouve qu'il y a une intention
je vais dire ça
je vais dire ça
j'en vais à avril
tous les jours
ouais bah non bah bah
je peux redonner les dates
non non elles sont
elles sont compliquados
entre janvier et avril
et parallèlement
tourner
chercher le
se raconter
soit
à travers son père
à travers les générations
c'est un exercice auquel
on se livre
et quel genre d'appréhension
je suis un peu trouillère
moi avec ça
ouais
j'aime pas trop
c'est pas un truc
qui me plaît énormément
dans l'époque
le culte de l'autoromand
je trouve que c'est merveille
parce que je trouve qu'il y a
des choses très intéressantes
mais c'est pas l'endroit
moi j'ai plutôt toujours été à l'aise
d'en me raconter
le plus sincèrement
le plus profondément possible
à travers des histoires
que je reconstitue
ou que j'invente
j'ai un amour
de l'imagination
c'est un endroit
dans lequel je me réfugie
à pied joint
vraiment je
parce que pour moi c'est une vertu
vraiment importante
c'est un exercice
de la pensée tout le temps
c'est pouvoir se dire
que tiens ça c'est comme ça
mais si je le travaille comme ça
ça pourrait être comme ça
et en fait c'est le même élément
enfin bon ouais
donc voilà
et mais là dessus
il fallait se livrer
quand même davantage
sur un axe
enfin sur une fiction existante
sur des choses qui ont vraiment existé
et puis après je me suis dit
bon ma foi ça parle du deuil
et ce chemin de deuil
et je crois que franchement
ça prend la main des gens
ouais mais parce qu'en te racontant
toi tu racontes aussi
je vais pas dire toute une génération
mais une certaine partie
d'une génération que je vais
annoncer comme étant commune
quelques années d'écart
mais relativement peu
et en fait les problématiques
que tu racontes
les personnages que tu racontes
qu'ils soient les aînés
ou les enfants
c'est quelque chose qui résonne
chez chacun d'entre nous
ben oui et puis qui est particulier
à ce qu'on est
et puis on peut encore un petit peu
en parler c'est-à-dire qu'on est
encore nombreux et nombreux
à être une génération
alors plus ou moins jeune effectivement
mais avoir vraiment connu
la saveur d'une fin de siècle
et la saveur déjà plus installée
d'un nouveau siècle
c'est vachement intéressant
ce qu'on a à vivre là
à tout point de vue d'ailleurs
c'est intéressant
et bon ben déjà on peut se dire
qu'à part pour les passages
d'un siècle à l'autre c'est vraiment
pas si facile
on le saura pour la suite
parce qu'à chaque fois j'ai l'impression
qu'ils étaient un peu en galère
même s'il n'y a pas de bug
c'est parce qu'on est toujours
de trois trucs
ah oui il y avait de la faire
le bug de l'ordre de mille
pour les plus jeunes
le bug de l'ordre de mille
on nous avait annoncé
que tout s'arrêterait non c'est ça
bah que le passage de 99 à 2000
à l'endroit
ça sera un peu comme
l'apocalypse numérique
et en fait non
ça a été
non oui
enfin en tout cas on s'est
pas rendu compte de la galère
j'ai pas vu
cette histoire du bug de longue vie
et oui
c'est vrai qu'il y a des terminologies
santé mentale, bug du l'an 2000
monnaie Ayub
tu sais pas pourquoi
le faux c'est
pardon
des termes comme ça
donc
oui donc en fait
le passage comme ça
d'un pied dans le 20e et le 21e
siècle
ça me paraissait
ouais je crois que c'est assez
c'est assez intéressant
et
et ça prend
ça prend large le public
forcément
quand je dis que ça résonne
de manière générationnelle
moi je n'avais pas entendu
cette expression
depuis ma plus tendre enfance
c'est donc un syndrome
que je partage avec toi
être mal en manché
mal en manché ouais
vraiment un truc que j'ai entendu
chez ma grand-mère
chez mes parents
toi t'es mal en manché
bah je dis ça au début
je suis mal en manché
bah oui mais ça en revanche
bah sur les terminologies
ouais
nous on a vraiment connu
des fins de terminologie
qui sont
on voit bien que c'est vraiment
des dinosaures de terminologie
ouais ouais bien sûr
tout à fait
voilà
donc c'est l'occasion de confronter
alors non je veux pas de confronter d'ailleurs
mais d'étudier les gâpes
de générations
parce qu'il n'y a pas tellement
de confrontations
il y a de la tendresse
pour toutes les générations
dans ce que tu racontes je trouve
avec un relief quand même
tout particulier tu le disais
sur les baby boomer
si je dois faire une trajectoire
c'est
From San Francisco
La Maison bleue adossée à la Colline
à la win de Bernard Tapie
real quick
c'est vraiment
c'est la particularité
de cette génération là
bah ils sont
ils sont merveilleux
et énervant
de ça
c'est-à-dire
débarrassé de cette guerre
et de ces guerres
et dans cette fenêtre
de tir
un peu embelli
économiquement
en tout cas pas dans leur enfance
mais à partir
de l'adolescent
jusqu'à leur
jusqu'à maintenant
c'est une génération
de lubiste
et ce qui est marrant c'est que nous
on a vraiment cru très fort
que c'était une génération
plutôt
accrochée à des idéaux
et en fait
si on analyse bien
parce que maintenant
il y a un peu de recul
tient pas tant
non étrangement
c'est marrant les sabots
et en fait les tops
et c'est amusant
comme mais c'est
c'est agaçant aussi
parce que je trouve
qu'il y a un vrai facturier
qui doit être capable
de regarder face
pas grave
enfin c'est pas grave en fait
mais
et ça ça leur coûte un peu plus
puisqu'on tend
d'être
ils sont jeunes pour toujours
très très jeune
très très jeune
la liberté quand même
qui semble être une valeur
chez eux
plus importante
que tout le reste
quand même
même si nous
nous enfants
on a peut-être cru
que d'autres valeurs
étaient importantes à leurs yeux
et vraisemblablement
c'est celle-là
qui leur est restée
très important
et c'est assez touchant
parce que
cette valeur-là
elle a quelque chose
d'à la fois merveilleux
et très lourde aussi
on voit bien
les écueils
qu'elle peut avoir aujourd'hui
le haut nom
de la liberté
tout ce qu'on peut
voilà et d'ailleurs
on voit bien
dans cette génération aussi
des trucs
les photos
dis non d'accord
ah ok trump
bon mais c'est
de la polénie
la doudoune sans manchouin
c'est curieux
et c'est intéressant
de voir ce qui se joue
et d'essayer de comprendre
ce qui se joue
et pas juste
de
faire
de pointer du doigt
ouais bien sûr
en les désingant
faut les observer
les observer avec
le plus d'attention
et reconnaître
et alors évidemment
ça crée un sujet à rire
évidemment
sujet à être attendris
parce que ce sont
ceux qui nous ont fait
avec comme ils ont pu
moi j'aime bien cette expression
comme on a pu
j'avais entendu ça
dans un film un jour
on se lève le matin
ce que je le sois entre les deux
on essaie de faire comme on peut
et je crois que c'est
quand même vraiment un truc
on partage
vraiment vraiment vraiment
et
on a tous le fantasme
d'être d'un bon côté
de quelque chose
mais c'est
c'est pas si simple
et je trouve que c'est
l'intérêt de vieillir
c'est que
plus on vieillit
plus on
on se rend compte
que c'est pas si simple
parce que moi aussi
je suis maintenant un âge
à 47 ans
où je peux
ça y est je sais
que je peux me l'éditer
mon petit facturier
et il est costaud aussi
oui c'est ça
bah bien sûr
donc c'est chouette
non et ce que je trouve très chouette
surtout c'est que tu dis
que la génération d'après
eh bah elle est super
je l'adore moi
donc c'est ce qui nous prémunit
ou c'est ce qui te prémunit
d'être un vieux con
un endroit
en fait j'ai vraiment envie
de le dire avec
conviction
et je
et à la fois
une envie
coûte que coûte
d'y croire de tout
tout mon coeur
peut-être bien sûr
qu'ils seront
je knock aussi de trucs
ils vont avoir des
aussi et ils auront un truc
la petite formulaire B12
assigné avec leur connerie
mais je les trouve super
ouais
enfin
en plus j'ai vraiment envie
de leur dire
j'ai trouve super
parce qu'on ne cesse
notamment la génération
des boomers
de leur foot sur la gueule
qui serait
qu'ils lisent pas
qu'ils sont cons comme
des valises
que quand ils s'investissent
c'est pour se tromper
alors que vraiment
ils ne se sont pas
cette génération de boomer
un paradoxe près
alors qu'en fait
moi je les trouve que
à essayer
à tenter
à tâcher de comprendre
peut-être qu'ils se goûrent
sur des trucs évidemment
mais voilà
à s'investir
à s'intéresser
et qu'effectivement
ils soient quand même
debout
à avoir un tout petit peu
d'appétit encore
avec le
avec le
le flot de choses
qu'on leur
qu'on leur donne
à digérer
et là pour le coup
c'est pas eux qui l'ont créé
quoi
moi c'est quand je vous parle
de mon facturier
c'est ma génération
qui leur a appelé ça
dans les pattes
et les machins
et je les trouve super
je les trouve super
et puis j'aime bien
comme ils nous courent
moi je me...
j'adore
alors moi je veux bien
être la génération
d'entre les deux
qui dira
bon ben pouce
ok moi je suis
plus
puisque vu que ce d'avant
pas tellement fait
c'est ça
le doute
ne les habite pas
à aucun endroit
bon elle sort dout quand même
enfin bon c'est vrai
pas de manière toujours flagrante
moi je veux bien être celui
qui dit ah d'accord
je suis à côté de la plaque
c'est mon travail
d'être à côté de la plaque
et de leur dire c'est à vous maintenant
c'est pour vous
je vous le donne
quoi ça
ça me plairait bien
dans un instant
si tu le veux bien
on s'intéresse à Alex Lutz
le comédien de cinéma
et pourquoi pas
oui alors
ce sera juste après la pub
je te propose un petit retour
sur Filmo
si tu le veux bien
et se grâce à quelques extraits
on irait à Filmo
ouais
on peut utiliser
tout un tas de termes
complètement désués
si tu en es d'accord
je rêve mon père
c'est un nazi
mon père est un salaud
j'ai honte de être son fils
non mais oh
comment tu parles de ton père
t'apparentes
l'inénarable
Heinrich von Simmel
dans OSS 117
Rio ne répond plus
quel souvenir est-ce que tu gardes
de ce tournage
bien c'est chouette
parce que j'en rigole maintenant
je suis heureux maintenant
le temps fait des choses
alors qu'à l'époque
j'étais hyper heureux
mais tellement impressionné
c'est vrai ?
ah ouais
j'étais très impressionné
et
j'ai
il faut
il faut pas boudder son plaisir
parce que
c'était une aventure démande
dans un endroit démande
avec un réalisateur démande
Michel a donné un habitus
oui
Michel
et
des gens qui donnaient tellement
ouais
parce qu'il a un truc génial
sur un plateau de
il y a comme ça des gens
qui portent le plateau
dans une énergie
où fallait voilà
que cette énergie de rire
et de
et Dieu sait qu'il le faisait
et moi j'étais
j'étais trouillard
voilà j'étais dans un truc où
c'était mon premier film
un peu important
et j'avais
j'étais traqueux
traqueux
ça se voit pas à l'écran
pour le coup
non oui oui
c'est ce que m'avait dit Michel
de manière très rassurante
après
étant mieux
et c'est vrai que maintenant
quand je l'entends
je chevais mon père
je crois que
au Castine ils avaient bien
disait que je dis Nazi
ouais
mon père était Nazi
et je
d'ailleurs avec Jean
à chaque fois il me disait
après même quand on se retrouvait
il me disait
c'était ça où Heinrich
Heinle Postiche
Heinle Postiche
ouais
et qu'est-ce que c'est rigolo
quand il fait Heinle
il
il
il n'en revient pas
il a vraiment du chagrin
c'était son ami
du déguisement Nazi
ouais
voilà je lui dois beaucoup
parce qu'il m'avait repéré
dans un sketch
sur France 3
sur France 3
et puis
il m'avait appelé
et puis j'ai pu passer les essais
et voilà
c'est vraiment une
chance inouïe
extrait suivant
quand la lumière s'éteint
nos corps ne font plus qu'un
Guy Jamais
dans Guy
César du meilleur comédien
je le rappelle
pour un film que tu as réalisé
est-ce que c'était si simple
je t'en prie
est-ce que c'était si simple
à mettre en action
un rôle de cette nature
qui demandait quand même
un investissement
que moi j'imagine
être colossale
entre l'apparence du personnage
le passé du personnage
et le fait que tu sois
aussi derrière la caméra
ben
non je mentirais
en racontant une histoire
de c'est pas vrai en fait
non
ça ne
ça ne m'a jamais
ça me motive autant
je me demande pas plus
de réaliser
de jouer dedans
que de juste réaliser
j'y mets la même énergie
et vu que j'ai eu
à le faire beaucoup au théâtre
ou bon finalement
c'est vraiment une prolongation
de ce que
ou quand je dois pondre
un spectacle sur scène
il faut bien l'écrire
se le mettre en place
constater ce qu'il faut
faire techniquement
et tout ça
donc bon oui non
c'est
c'est pas plus fastidieux
et puis là il y avait
une telle liberté
guis c'était lourd
parce qu'effectivement
il y avait ces 5 heures
de maquillage
mais j'avais exprès
choisi une forme
documentaire
pour que le plateau respire
et que
et que tout ça respire
et que ça soit pas
une espèce de surcharge
pondérale
sur le film inutile
donc une fois
que le maquillage
était fait
que ce personnage était
fin pré-habillé
et qu'il y a pu
qu'à faire chauffer la caméra
et bien sûr
beaucoup travailler
mais c'est pas
de jouer et de réaliser
qu'il me posait souci là-dedans
je te propose
un autre genre
d'investissement physique
pas m'oublier
moi j'abandonne pas
je vais jouer les qualifs
ah bah oui
Thomas Edison
à 37 ans
il sait qu'il n'a pas fini
mais à ton âge
comment tu peux pas te rendre compte
que la porte de sortie
elle est là là
je sais ce que j'ai à faire
c'est pas fini
c'est pas fini
je peux pas t'expliquer pourquoi
mais c'est pas fini
Thomas Edison
dans 5ème set
de Quentin-Rénaud
alors je parle d'investissement physique
puisque tu joues donc
Janis Mann
qui décide de revenir
dans le circuit
alors qu'à priori
personne ne le donnait
comme potentiel gagnant
ou même participant
oui
et puis c'est
je crois
dans les films
que j'ai fait
mon préféré
oui
c'est un film
que j'aime beaucoup moi
j'en étais dingue
j'étais dingue de tout
je suis dingue de la
réalisation de Quentin
où je trouve que c'était
c'était à la fois beau
c'était à la fois précis
c'était
c'était une vraie dramaturge
du sport
il est tellement exigeant
sur le
sur la partie ténistique
que je pouvais y aller
aveuglément
sans que tu te dises bon bah non
en fait non
j'ai eu plein de rendez-vous
émotionnel
là-dessus
ou même le premier jour
je suis rentré
sur ce
sur ce Susan Langlène
en
en pleurant
disant mais non
j'avais pris à part
j'ai pris un pio maréma
et on arrête
c'est une erreur
mais lui un bordeaux
mes pios au milieu de tout ça
ça va très bien se passer
il va être super
prendre quelqu'un d'autre
bon
j'avais très
très peur alors que j'avais
travaillé quatre mois
mais tout d'un coup
d'avoir les 600
personnes dans le
je me suis dit oh là là
ça va être flag
et il avait eu une phrase
magnifique
il a dit écoute
si t'en tapes 200
et qu'il n'y en a qu'une seule
que je dois circler
pour la mettre au montage
eh ben ça sera super
et là je me suis dit bon
quand même merde
et
et il y avait évidemment
de la
de la doublure
du face remplacement
et plein de
des faits
mais
c'est une aventure rare
quand même de pouvoir
se consacrer
à
à plus de cinq mois
sur un film
dans sa
dans sa prépa
et dans
et puis c'est voilà
je trouvais
je trouvais vraiment prodigieux
dans sa fabrication
il est sorti
en
il a été déplacé
trois fois
sa date
oui
il est sorti sur le fameux
60 % de jauge
covid donc autant
dire qu'en salle
ça a été un peu plus
compliqué que prévu
mais
mais le film a un beau succès
oui
sur la plateforme
et c'est un film que j'adore
dans un registre
bah pour le coup
encore une fois très différent
revêtement à la maison
revêtement à la maison
on est à la maison maman
non
je n'arriverai pas
à m'occuper bien de papa
je veux pas là
c'est
cette maison
nous avons passé
toute notre vie
moi
j'aime pas
m'en passer
tu es donc le fils
de Françoise Lebrun
dans vortex
de Gaspar Noé
ça fait pleurer
si tu veux pas
on n'en parle pas
si si
non c'est super
je m'attendais pas
enfin je ne l'ai jamais
réentendu
je l'ai vu
jamais réentendu
c'est un film magnifique
qui est très particulier
en plus dans la film
alors faut avoir une activité
derrière
un petit sport
des emplettes
retrouver des potes
parce qu'il est
comme tout ce que fait Gaspar
moi j'irai au feu
pour Gaspar Noé
j'irai au feu
pour Gaspar
franchement
ils sont nombreux
les réalisateurs et réalisatrices
pour qu'ils tirent
justement au feu
bien un cantin réno
Gaspar
oui
il y a des gens que j'adore
je rêverai
de travailler avec eux
beaucoup de réalisatrices
mais c'est vrai que Gaspar
je trouve qu'il y a une
honnêteté absolue
sur les très très très bons films
même les moins réussis
peut-être
c'est pas la question
il y a une absolue honnêteté
dans ce qu'il est
ce qu'il a livré
sans le surexpliquer
etc
là il y avait un truc à faire
qui lui était
nécessaire sur le deuil
et se trouve le film
incroyable
et puis alors
il n'y a pas d'échappatoire
et ça joue vraiment
à tous les endroits
oui ça joue
je sais pas quand même
et puis moi j'étais très impressionné
puis Françoise
Françoise donnait envie
de la prendre dans les bras
et des machins
Dario
avec aussi sa file mot
et plus impressionnant
et je trouvais que c'était super
de servir de ces deux énergies
d'avoir peut-être
mon père
auquel j'osez moins parler
en tant qu'héroïno-man
et puis cette mère
voilà non
c'est un film à la fois
très simple
et d'une vérité
oui
vraiment oui
dans un instant
je me décide
tu le veux bien partout
vraiment sur une cordialité absolue
on s'intéresse à
à l'excuse de le réalisateur
allez
faut pas avoir tend activité
monsieur
ben oui
et en vraiment de manière très habile
j'ai choisi le titre suivant
pony pony run run
rapport à quoi
peut-être aux chevaux
ouais bon c'est tiré par les cheveux
ah mais je suis bête
oui évidemment
pony pony run run
je suis complètement con
par rapport aux chevaux
oui tout à fait
ça va pas plus loin que ça
ben c'est super
sur radio mec
avec Charlene Roux
pony pony run run
wasdog donut
je pense qu'il y a un lien
partout dans cette émission
c'est un titre de
Cat Stevens
choisi par Alex Lutz
mais c'est celui-là là
ouais
tu l'as
ah ouais j'ai dit
vous me ferais découvrir
Cat Stevens ouais
vous m'avez dit j'ai ça de Cat Stevens
et j'ai dit vous me ferais découvrir
bah dis donc
bah qu'est-ce qu'il lui arrive
il y a un peu plus de musique
bah oui c'est oui
fais ce petit
tu tiens je vais faire des petits pidi-catiens
bien au moins
pourquoi pas
oui non mais d'accord
voilà donc c'était un titre
de
Cat Stevens
ouais
bah on le reconnaît vraiment
ouais c'est ça pas
c'est vraiment le côté
c'est signé
ouais white world
bah oui
rapport
j'ai annoncé donc
une partie sur Alex Lutz
réalisateur
je triche un peu
mais en même temps
je suis obligé de la mettre
dans les personnes
que tu as
mis en scène
je parle évidemment d'elles
un mois sans se plaindre
guidons c'est long
mais moi je crois
que je n'aurai aucune difficulté
parce que je déteste
je déteste les gens
qui se plaignent
pas mal naturel
les gens qui se plaignent
je ne supporte pas ça
et ma voiture
et ma baraque
et puis les gamins
et ma lodo
non je ne le
je ne les supporte pas
Catherine
donc je l'ai dit
j'ai appris aujourd'hui
en faisant des recherches
qu'elle avait un patronime
moi je n'ai jamais entendu
qu'elle s'appelait
Jablazie
c'est Catherine Jablazie
et Liliane Quinte
très bien
Quinte comme une quinte de tout
tout à fait
ce qui lui va assez bien
Bruno Sanchez
est-ce que Catherine
en endroit
a été une forme
de matrice
sur les personnages
que tu as développé
le goût
du déguisement
on venait de là
non le déguisement
enfin le
se mettre un truc
qui devient quelque chose
c'est de l'enfance
ça c'est un truc
vraiment qui
il y a des gens qui le perdent
toi tu l'as jamais perdu
ah non
ah non
et puis après
il y avait un tel plaisir
de pouvoir
travailler une féminité
à traverser de personnages là
ça pour nous deux
c'était vraiment un cadeau
quoi
de pouvoir
faire exister
au-delà
d'un petit sketch
qui aurait pu être un pilote
je ne sais où
parce que c'était pas évident
à imposer au départ
enfin à un moment donné
elles étaient tout d'un coup
les gens les aimaient
mais au début
tout le monde se disait
qu'est-ce que c'est
deux bonnes femmes
et là aussi
ils retrouvent des ingrédients
et elles ont un pied
dans le 21ème
dans le 20ème et le 21ème siècle
elles essaient de se dépatouiller
là-dedans
et
je crois qu'elles ont touché
le coeur des gens
ce qui était chouette aussi
c'était des collègues
la
sociotype du collègue
c'est encore autre chose
comme relation
c'est à la fois une relation
très forte
parce que vous
à la machine à café
tu apprends par hasard
que ta collègue
a une maladie grave
et en même temps
tu n'es que
à cet endroit-là
avec elle quasiment
ou un peu en covoiturage
ou
donc c'est intéressant
les collègues
encore une autre manière
d'être aux autres
mais oui
elle est
elle est très présente
quand même
dans d'autres choses
que j'ai pu faire aussi
je pense
est-ce qu'il y a un petit peu
de Catherine
dans par exemple Marie-France
qu'on voit sur scène
Marie-France qui essaye
de s'en sortir
elle est très rigolote
elle est gentille
elle essaye
elle essaye mais
à côté de la plaque
à côté de la plaque
elle a déjà
la cuisine des traverses
de porc
des traverses
délicieux
des traverses de porc
des têtes de neigres
oui ça c'est terrible
elle n'a pas changé
le nom du dessert
oui
et
elle croit qu'elle est dans le coup
elle croit qu'elle est dans le coup
elle est jamais dans le coup
complètement
à chaque fois
si
le coup est là
7 km plus loin
si elle parlait
ça ferait
c'est jamais ok
mais elle pense qu'elle est un peu
puis elle tâche quand même
elle essaye un peu
oui bien sûr
il y a le même genre d'énergie
de ces bonnes femmes
j'aime bien parce que
tu fais le geste
et en fait je vois le
petit côté un peu
le remontre les épaules
et on se prend un peu
allez on se prend
oui exactement
c'est un mal c'est que tu as bien voulu
c'est des personnages féminins
qui sont intéressants parce que
bon
la figure de madame de mertheuil
qui se met
une fourchette sous les ongles
sous la table et qui au dessus
essaye de montrer que ça va
c'est cortège d'années
de femmes aussi
quand même
aussi
et là aussi
je trouve qu'il faut pas être trop injuste
sur
actuellement c'est vrai qu'elles sont
parfois un peu
à côté de la plaque
dans des façons qu'elles ont de juger
ou d'envisager
le monde qui nous entoure
mais
ça leur a tellement coûté avant
soit dans la figure de devoir tenir
soit courber les chines
il n'y a pas tellement d'alternatives
quoi
donc
voilà
donc c'est vrai qu'il y a des ingrédients
comme ça de Catherine
en tout cas dans les différents personnages féminins
une femme plus moderne
puisque j'ai annoncé une partie
où on parlait
d'Alex Lutz Réalisateur
et que je suis très désordonnée
cette conversation part dans tous les sens
ça part dans tous les sens
comme le monde débile de spectacle dis-donc
c'est formidable
tout récemment on a pu voir
pour la première fois
une adaptation
de romans
mise en scène par Alex Lutz
un film dans lequel
pour une fois tu ne joues pas
en l'occurrence Connémarad
après Nicolas Mathieu
avec Mélanie Thierry
et Bastien Bouillon
qu'est-ce qui t'a donné
envie à ce point-là
dans ce roman
de te lancer
dans une fiction
que tu n'as pas écrite
pour le coup
au départ en me disant
c'est peut-être plus facile
mais non
bouleversé par l'écriture
de Nicolas Mathieu
à plein d'endroits
parce que je trouve qu'il a un rapport
c'est comme
il y a des éclairs
comme ça
de gênir
il y a une écriture
comme ça
d'accuiter
c'est presque des écritures
en odorama
qui nous racontent
c'est presque une biographie collective
à travers des portraits individuels
ce qui est très fort
dans les années dernières nous
c'est ce truc d'accuiter
au plus proche
de l'individu
et qui autant nous raconte
une France, une époque
une période
et puis dans celui-ci
il y avait le portrait féminin
du personnage d'Hélène
c'est ce portrait
de cette femme
au juste après Burnout
et c'est vrai que c'est un film
avec une mise en scène qui tangue
qui
qui même dans les valeurs
comme ça
bon
de focale
comme ça sont parfois très proches
mais c'est aussi propre
à cette étrange maladie
enfin
malaise qu'est le Burnout
ce moment où ça dévisse
et après
toute
toute la vision
psychique et réelle
que l'on a des choses comme ça
c'est
il y a une sentiment de vertige
et ça j'aimais beaucoup chez ce personnage
et puis c'est un personnage que je trouve
passionnant parce que
pas qu'empathique
romantique
c'est la première phrase du roman
c'est important
et je trouve que ça la mise en scène
elle est très bien aussi au personnage
ça accompagne très bien cette colère là
oui cette colère
et puis cette question du droit
la colère aussi
pour moi est vraiment une question importante
enfin toutes les questions du féminin
actuellement elles sont
on vit une période chouette
parce qu'on questionne plein de choses
plein plein plein plein de choses
enfin maintenant
et pas que deux trois trucs
genre libérer pas libérer
dominer pas dominer je sais pas quoi
ça va dans d'autres endroits
et c'est vraiment
c'est vraiment intéressant
ce personnage là me permettait
de réfléchir là dessus aussi
dans un instant je te poserai
toutes les questions
de ce petit questionnaire rituel de fin d'émission
sur la musique qui va donc lier
tes souvenirs musicaux
je le dis un peu comme une menace
j'aime même pas du tout en fait
je vais juste m'attaché ce sera
malheureusement juste après la pub
LALA mais qu'est ce qui nous colle comme pub
pourquoi
tu veux que je réponde
je pense vraiment que c'est un chouette morceau
non je le justifierais moins bien que toi
Non mais j'étais ado et je sais pas, c'est une musique qui me donne la sensation de passer
dans un autre moment de ma vie où j'avais peut-être l'impression que j'avais ma
mobilette.
T'avais une mobilette ?
Ouais alors j'étais peut-être un peu... j'étais autonome, je me sentais autonome.
C'est bon, je suis libre.
Merci Vataque et je suis autonome, t'as compris ? Et j'avais pas tout compris de
ce truc, c'est jamais trop compris, c'est un collectif, un collectif, il change
tout le temps de machin mais bon et je trouve que cet album en l'occurrence c'est superbe
et voilà ça correspond à une époque de ma vie à l'adolescence quoi, donc j'aime bien,
j'aime bien.
D'autres temporalités musicales à explorer, c'est maintenant, grâce aux questionnaires
de fin du score, l'idée c'est de répondre du tac au tac, je n'ai pas le droit de juger
tes réponses, j'adore le dire parce que tout le monde sait que c'est vraiment
archépopo.
Absolument faux.
Tout à fait, est-ce que tu es prêt ?
Oui.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfant soit en tout cas la tienne.
Wow.
Ah bah t'as vu ?
Ah la vache, j'ai pas d'idées, le mieux l'enfance, le mieux l'enfance.
Est-ce que t'écoutais quand t'étais môme ?
Ah, ou Dorothée ou Tata Yuyo.
Annie Cordy ?
Annie Cordy.
Ah ouais.
Ça ira mieux demain.
En tout cas, ça m'enchantait.
Très bien.
La chanson de ton adolescence.
Ah la vache, je vous ai dit, oh je sais pas, les neigresses vertes, un truc
comme ça.
Ouais.
Voilà l'été genre.
Les jambes de la mouche.
Les jambes de la mouche, genre de trucs.
Je vois bien.
Ton hit de Karaoke.
Bon bah je fais pas de Karaoke, j'aime pas trop ça.
Mais si tu devais être lancé.
Si je devais être lancé.
Tu imagines que tu choisirais un truc hyper ambitieux, puisque tu sais chanter de toute
façon.
Non pas forcément.
Et je peux partir sur un balavonne en regrettant un pré-coup pour les bois de tête.
C'est...
En 10 ans, ça va passer.
Et partout dans la rue, je veux qu'on parle de moi.
Ouais, attends.
Ouais mais bonitailer finalement.
Ok.
Les titres qui te propousent immédiatement sur la piste de danse ?
C'est vieux hein.
Mais Ayketina, la Rowling, quoi.
Quel est le titre ?
Proud Mary.
Et le titre qui t'en fait immédiatement sortir de la piste de danse ?
Bah c'est pas très gentil mais les trucs de Dalida ou un peu joyeux, ça peut me
me souler moi.
Je vois très bien.
Moi j'ai l'impression que tout le monde se met louche en faisant des trucs avec
les cheveux, mal et ça me garde.
Et enfin, catégorie pénible, la chanson dont t'as un mal de chien à te débarrasser
une fois que tu es là en tête.
Ah bah toi c'est des coupures pubs que tu dois avoir sur les pubs.
Oh bah qu'est-ce qu'il y a comme pub ?
Il est nul ce refrain.
Il est nul mais tu vois, comme vu je l'avais pas vu, ça cartonne.
Ah ouais bah non mais c'est...
Ma grand-mère adore et ça a été...
Oh écoute, c'est formidable.
Il n'a pas vu le...
Donc elle me redisait ce que je venais de voir,
puisqu'en plus il l'a passé 19 fois.
Vu que je l'avais pas vu.
Il y avait Six Juva Mines, Six Juva Mines.
Six Juva Mines, Six Juva Mines et moi n'importe quel morceau
ça peut me rester en tête et c'est horrible.
Et surtout j'ai pas un morceau en tête,
j'ai juste un morceau du morceau.
Donc c'est...
Ok.
Tu vois, c'est...
Sample perso.
Comme je l'imagine.
Comme je l'imagine.
Comme je l'imagine.
Et ça peut me faire toute la journée.
Ce qui est vraiment pas rigolo.
Si.
Bah pour toi non.
Pour moi, s'il y a écouté, vraiment c'est délicieux.
Je rappelle donc que ton spectacle
Sex, Grog, M-Rockin' Cher.
Oui, ça se lit plus que ça se dit.
Non mais moi j'ai vraiment la chanson dans la tête
à chaque fois donc du coup j'ai obligé de me faire violences
pour remettre les mots dans l'ordre.
Mais c'est un super titre de spectacle.
C'est au cirque d'hiver
deux salves de date au mois de janvier,
deux salves de date au mois d'avril.
Tu es partout en tournée.
Vraiment aller sur les sites dédiés.
Allez voir ce spectacle.
J'annonce que dans un instant,
on a rendez-vous avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte Alex Lutz avec ton dernier choix.
En l'occurrence, Sabrina Carpenter et Dolly Parton.
Ah Dolly Parton.
Ah Dolly Parton.
Oui.
Elle est trop bien Dolly Parton.
Bah fou.
Quelle héroïne.
Ah c'est une héroïne.
Qu'on nous la laisse vraiment.
Elle est démante.
Oui.
Alors là, elle et après,
il y a le petit cristal de...
C'est fou d'avoir ce...
C'est fou ce qu'elle a réussi en causé.
Il y a un documentaire sur elle sur Netflix.
Je vous encourage à découvrir sur Dolly Parton.
Sur même ce choix de poupée
comme ça qu'elle s'est créée.
Elle voulait qu'on la met prise
pour qu'on l'adore.
C'est une tellement bonne idée.
Nova, oui.
Ah ouais.
Merci beaucoup Alex.
Merci.
