Daphné Bürki & Yaël Langmann : les années 90 deviennent "Culte"

Daphné Bürki & Yaël Langmann : les années 90 deviennent "Culte"

Nova le soir • 16/10/2025 • 38:37

Au programme du score : la série Culte revient sur Prime Video le 24 octobre pour une saison 2 consacrée au phénomène 2Be3. Créée par Yaël Langmann avec Daphné Bürki au casting, cette fiction inspirée d’une histoire vraie explore les années 90, l’ascension fulgurante d’un boys band français et les excès d’une industrie qui transformait les idoles en produits. Daphné Bürki et Yaël Langmann répondent aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, le PEN Club révèle l’ampleur de la censure littéraire aux États-Unis car certains livres font encore trop peur : trop d’amour, trop de diversité, trop de liberté. Des autrices comme Alice Oseman ou Pénélope Bagieu voient donc leurs livres disparaître des rayons scolaires.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Bienvenue dans le score, au programme du jour, musique et série.
Après le succès de culte sur Prime, dont la première saison était consacrée à Love Story,
voici le phénomène auquel est consacrée la suite de ses anthologies, les 2B3.
On en parle avec Yael Langman, choroneuse de la série et sa comédienne Daphne Burkey,
mais juste avant l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour, ou il est question de lecture.
Quand on a le droit, puisque le nouvel Ops se fait l'écho du rapport annuel du Pen Club,
qui est une association internationale qui veille à la liberté d'expression et de création.
Un rapport qui s'ouvre ainsi.
En 2025, la censure des livres aux États-Unis est devenue monnaie courante.
Jamais auparavant autant de livres n'avaient été systématiquement retirés des bibliothèques scolaires du pays.
Jamais auparavant autant d'États n'avaient adopté de lois ou réglementations
facilitant l'interdiction de livres, y compris l'interdiction de titres spécifiques à l'échelle de l'État.
Jamais auparavant autant de responsables politiques n'avaient cherché à contraindre les chefs d'établissement
à censurer selon leurs préférences idéologiques.
Jamais auparavant, l'accès à autant d'histoires n'avait été volé à autant d'enfants.
Fin de citation.
Surprenant pas vraiment, alarmant, ben oui, quand même beaucoup.
Première catégorie de livres attaqués, celle mettant en scène des personnes LGBT qu'il y a plus.
Par exemple, plusieurs volumes de la série d'Ali Sosman-Hartstopper ont disparu des bibliothèques.
Les livres d'autrices et auteurs afro-américains sont aussi visés, l'œil le plus bleu de Toni Morrison, par exemple.
En gros, tout ce que l'administration Trump trouve trop woke ou menaçant,
donc vu leur niveau d'éveil au monde qui les entoure, ça fait quand même beaucoup de livres.
Le champion de l'année soit l'auteur le plus banni, c'est Stephen King.
Alors certes, son œuvre fait peur, mais c'est le but.
Métavik, son analyse de la présidence Trump, qualifié je cite d'histoire horrifique,
a peut-être un peu joué dans le dossier.
Et parmi les livres qui effraient cette bande de gros bébés,
ce aussi d'une autrice française, Pénélope Bagieux,
c'est vrai que l'éculothé est une menace pour la société des phallocrates de bébés.
Je ne sais pas s'il faut rire ou empleurer,
mais par pitié, coller tous ces livres de toute urgence dans les mains de votre progéniture,
pour citer un philosophe adulé par Trump ?
Non, en l'occurrence, Roupol.
Because reading is what ?
Fundamental !
Tout de suite, on écoute Major Lazer sur Nova avec Get Free.
Bienvenue dans une galaxie note so far far away,
et un monde dans lequel on arborait fièrement le petit chien Chippy sur son t-shirt,
ou le sange Waikiki.
On avait échangé nos cartes à collectionner des cadeaux contre des Pogs,
avant qu'on nous ordonne attraper les tous, tous étant des Pokémon.
On craquait sur Drasik, le rebelle d'art lekeur à vif,
en se prenait pour les Sœurs Aliwell.
Étonnant, les démons étaient déjà bien réels.
On achetait des cartes téléphoniques pour rappeler depuis des cabines.
La banane était vraiment le sac le plus cool.
Une décennie durant laquelle on a dit « répétez, Megateuf, excellent »
ou « ben non, je ne suis le pape et j'attends ma sœur ».
On dit que c'était nul, mais on a quand même bien tenté la Corée de la Macarena.
Bienvenue donc dans les années 90, et ce, grâce à nos invités.
Après avoir raconté le phénomène Love Story,
la série culte revient sur Prime pour raconter les 2B3,
je salue donc la créatrice de la série Yale Langman
et sa comédienne Daphne Burky.
Bonjour !
Dans les années 90,
dans quel équipe étiez-vous, que ce soit sur la musique ou sur le look ?
Moi, j'étais de tous les équipes, le SEYELL.
Tout ce qui existe, je roule dedans.
Je n'ai pas de team, mais tu veux dire quoi ?
En termes de look, t'étais...
Moi, je vais te dire, perso, moi, c'était Courtney Love.
Donc je passais ma vie en ayant, en ayant l'air de détester tout le monde.
Moi, j'étais plus Kurt que Courtney.
Mais bon, après, voilà.
Mais je suis passée par là,
mais je suis passée aussi par la team à imiter les premiers défilés Gucci
où il fallait avoir des plumes au bout des jeans et tout.
Donc j'ai fait aussi très propre.
J'ai fait tout, moi.
Yale ?
Écoute, c'est hyper chic.
Non, moi, je voulais être cool.
Donc je voulais jeter plutôt du côté des grottes.
J'avais une passion pour les crepeurs.
Mais comme j'habitais en province,
c'était très dur de s'essayer.
Très, très dur de trouver les bons vêtements.
Mais je n'ai pas passé par le crop top, en vrai.
C'est le seul truc des années 90 que j'ai jamais fait.
Non, moi non plus.
Mais parce que j'avais pas le droit.
Ah !
Non, c'était pas...
Ouais.
C'était d'autres années, en fait.
On n'expliquait pas aux filles qu'elles avaient le droit de s'habiller comme elles voulaient,
que le problème n'était pas pour leur route,
que la manière dont tu l'as gardée.
Moi, c'est ça, ma mère me disait que tu vas te faire agresser dans le métro,
donc c'est vrai que je ne suis pas passée par là.
Je vous ai demandé de choisir des titres dans les playlists de Nova.
C'est Yale qui s'y est collée,
au motif que Daphne était là en juin,
C'est bon, c'est plus mon tour maintenant.
Si tu veux plus travailler.
Pour démarrer, Yale, tu as choisi Air avec Playground Love.
On l'écoute, on en parle juste après.
Partir un jour, revue écorrigée par Philippe Catherine,
puisque aujourd'hui je reçois Yale, Langman et Daphne Burky pour parler de culte saison 2, 2B3.
Alors culte saison 2, ce sera disponible le 24 octobre sur Prime.
C'est l'histoire de 3 garçons, Philippe, Adèle et Franck, en biens.
C'est normal de rêver de d'autres choses.
Moi, je veux tout.
On va faire ça ensemble, tous les 3.
On y va ?
Tu as trouvé du travail ?
La revanche, la colère, c'est comme ça qu'il faut que tu te présentes.
Au quartier des gens ils m'appellent champions.
On l'a refait.
On va le faire combien de fois là ?
Re-com-mance !
Antoine Simonnier, Philippe, Namori Bakayoko, Adèle,
Marie-Juda Franck, 3 acteurs principaux suffisamment jeunes.
Eux ?
Pour ne pas avoir connu l'époque 2B3,
comment est-ce qu'on leur raconte ce phénomène ?
La chance qu'on a, c'est que les jeunes d'aujourd'hui sont très très curieux.
C'est-à-dire que nous, qui avons, on dirait pas notre âge,
32 ans, nous on avait ça avec les Seven Teas.
Et en fait, moi ce que j'ai noté c'est que les jeunes personnes de 2025
voient les années 90 comme un terrain enchanté.
En réalité, ils avaient avant même de se plonger vraiment dans les 2B3,
un œil très bienveillant et ils trouvaient ça sexy en fait,
de parler des 90s.
Je précise que c'est pas une biographie stricto-sensu,
la série est inspirée par l'histoire des 2B3,
quelles libertés ont été prises ?
La liberté a été peut-être dans la fusion de personnages
ou le retravaille de personnages,
et évidemment dans l'idée d'accélérer un peu la chronologie,
parce que sinon on s'ennuie, c'est un documentaire,
c'est très bien les documentaires, c'était pas le propos.
En réalité, il y a énormément de choses qui sont vraies et réelles.
Et derrière, on a brodé un tout petit peu
dans le personnage de Daphne Burkey.
Non mais elle a réellement travaillé avec Adèle et Franck
et la femme de Philippe pour écrire ce scénario.
Il est quand même très proche de la réalité.
Et pour revenir aussi sur les garçons,
ce qui était assez marrant, les 3 comédiens,
c'est qu'ils avaient beau pas forcément connaître...
Ils ne connaissaient pas forcément ce Boyz Ben,
mais ils avaient le look.
Absolument.
Ils sont tellement habillés dans les années 90.
C'est assez frappant.
C'était pas...
Ça n'a pas été un voyage extrême dans le temps pour eux non plus.
Alors Salomé, ton rôle Daphne est un rôle sur mesure,
je parle sous contrôle de Yale.
Mais il a été écrit pour elle.
C'est une figure à la fois d'autorité
et à la fois une figure extrêmement maternante.
C'est-à-dire que comment est-ce que tu as réussi
à trouver ce mélange entre une forme de...
Je ne veux pas dire de dureté, mais en tout cas,
on ne va pas me la faire à l'envers.
Mais à la base, tu ne me l'avais pas vendu
comme quelqu'un de matern,
non, tu me l'avais vendu comme quelqu'un
qui, évidemment, au bout d'un moment,
se met à s'attacher à ces petites choses-là.
Parce qu'elle les découvre, en fait.
C'est celle qui est d'un à l'autre.
Oui, voilà.
C'est une dénicheuse de talents.
C'est une productrice dans les années 90.
C'est une dirittrice artistique dans une maison de disque
qui commence à jouer...
Enfin, qui joue sa dernière carte,
elle va être virée la semaine d'après.
Donc il faut vraiment qu'elle trouve
une nouvelle pépite,
parce qu'Étienne Dao,
ça ne suffit pas à sa gloire
et donc elle va se mettre à chercher
très fort et à trouver ces trois garçons
de longs jumeaux, ces trois potes
et se dire, finalement, on y va.
Il y a beaucoup de boulot, mais on va y aller.
Donc au départ, non, je suis plutôt froide
et je reproduis les schémas
qui étaient réelles
et qui sont toujours un peu actuelles.
Qui est, en effet, un personnage très dur
et boire cynique.
Et finalement, on ne va rien spoiler.
Mais peut-être que je m'attache un peu à eux, oui.
La série, au-delà du dessin
des trois garçons,
permet aussi de raconter
la violence d'une industrie,
celle de la musique.
Notamment via la figure de Yann, le producteur.
On sent d'ailleurs une certaine jubilation
chez Grégory Montel
à jouer ce signe absolu.
Est-ce que c'était aussi l'idée
de raconter cet envers-là ?
Absolument.
Moi, j'ai un souvenir ému
de mes premiers stages
dans différents types
de boîtes industrielles, on va dire.
Et l'idée était un tout petit peu
de raconter
cette place dominante, du mal,
très contendue,
avec des très, très grandes épaulettes,
des cravates dégueulasses
et une manière de parler
très spécifique
et ce qui était fabuleux,
c'est que Grégory, en fait,
s'est emparé de la chose
et voulait toujours pousser les choses
plus loin.
C'était très important pour lui
de...
Toujours plus fort, toujours plus loin.
Il était génial
parce qu'on s'est bien marré avec lui.
On aime détester le personnage
donc c'est vraiment...
c'est une réussite.
Mais ça va,
les temps, on change...
Ah non, pardon, je déconne.
Non, tu ne joues pas.
Pour revenir aux trois garçons,
aucun d'eux n'était prêt.
Cette série,
c'est l'histoire
d'une ascension sociale
absolument fulgurante
aux effets parfois dévastateurs.
De longs jumeaux à Paris
et là, on s'en rend compte dans la série,
il y avait un mur,
à priori,
qui était infranchissable
dans les années 90.
Absolument.
L'idée, c'était vraiment
de parler d'extraction sociale.
Dans les années 90,
on se rappelle bien
et c'est encore, je pense,
assez vif pour nous.
On était dans la France Black,
Blamber, tout était possible, etc.
Et malgré tout,
quand on était banlieueux,
ce qui était mon cas.
Moi, c'est pour ça
que j'ai envie de raconter cette histoire.
C'est qu'au max,
on pouvait rêver
de devenir chef de rayon chez Casto.
Paris était loin,
Paris n'existait pas
et donc, il y avait une vraie envie,
parfois, d'en découdre.
Et ces garçons
réussient à forcer le destin.
Et je trouvais ça très beau,
très émouvant.
Et surtout, c'est les premiers
qui ont inventé
ce modèle-là
de sur-sélébrité
en faisant le grand cas du siècle,
à savoir rentrer
dans Paris
et devenir la loi de Paris.
Ce qui, moi, m'a frappé
en regardant la série,
c'est que
ce qu'on montrait
de ces trois-là
échappait,
déjà, à l'époque,
à toute réalité sociale.
C'était une espèce
de microcosme
à l'intérieur même
d'une époque.
La preuve même,
c'est qu'ils se sont devenus
une fiction.
C'est-à-dire que j'avais complètement
oublié
qu'ils avaient été
l'objet d'une sitcom, en fait.
Ça s'appelait
pour être libre
et c'était un sitcom
d'AB production
qui avait trouvé le moyen,
en plus d'une tournée
qui n'existait pas
parce que ces modèles de tournées,
ça n'existait pas
à l'époque.
Des dates tous les jours
dans des salles
avec des centaines de personnes.
En même temps,
tu devais enregistrer ton album
et en même temps,
tu devais jouer dans un sitcom
et en même temps,
tu devais achumer le fait
de faire des produits dérivés
et d'être totalement disponible
pour tes fans.
C'est un modèle
qui n'existait pas avant
et qui a créé une norme
aujourd'hui.
Un monde qui est complètement
décorélé de tout ce qui se passe
autour, en fait.
Une espèce de bulle
très étrange.
Je crois qu'ils ont surtout
d'affné le noter
l'autre jour.
Ils ont surtout permis
la création de tout un système,
de tout un écosystème.
Effectivement,
les produits dérivés
en France, c'est eux.
Toutes la déclinaison
du multiver tout bifri.
C'est eux.
Il y avait même des bandes
dessinées tout bifri.
Vous êtes du karaté.
C'est super.
Je crois aussi de la presse
qui était hyper marrante.
T'avais fan 2 à la télé
qui était du fan service
à fond
et t'avais du fan service
aussi en presse au papier
et qui était absolument nourrie
par ces mecs-là.
Et donc ça a permis
de créer un nombre d'emplois
de jobs hallucinants
et aux fans
de se nourrir
presque quotidiennement
de produits en réalité.
C'est assez marrant
de voir toute l'origine
de cette histoire.
Ou à l'époque,
c'était moqué
ou regardé
ou en tout cas
regardé de haut
par la majorité
des journalistes
ou en tout cas
des journalistes
et qui aujourd'hui
vont se rendre compte
ou se rendre compte
que c'était
hyper précurseur.
Il y a
2 choses
très différentes.
On peut ne pas
avoir écouté le groupe
à l'époque
et être
complètement hapée
par cette trajectoire-là
et tout ce que ça raconte
des à côté.
C'est ce qui se passe
dans cette saison 2
de culte.
On continue
d'en parler
dans un instant.
Mais avant,
nouveau titre
choisi par Yale Langman,
Beck Sexlose.
Pourquoi celui-là ?
Parce que c'était
un emploi.
On l'avait connu
avec Looser
où il nous est bien marré
et là,
c'est on explose tout.
La pochette de l'album
était plus haut
avec ce pantalon
en vinile rose.
On parlait
du casting.
J'ajoute aussi
Cecille Castel
qui joue Valérie
la compagne de Philippe
et dans le rôle
du coach sportif
d'Adèle,
Thierry,
un certain
Franck Delay
soit le
Franck
des 2B3.
Comment est-ce qu'il a
accepté
qu'il a accepté dans de ses rôles.
Ce qui s'est passé, c'est que très tôt dans l'écriture de la série,
je rencontre Franck, Adèle et Valérie, la veuve de Philippe et Joie Franck.
Et pour être très honnête, je trouve hyper beau.
Je me dis, c'est génial, on dirait Michael Fassbender, ce mec.
Et on parle et donc oui, ils continuent un peu à faire de la scène.
Ils jouent un peu et en parlant,
il me parle d'une personne très importante dans sa vie, de lui, Franck de Lèvres,
qui était le mec qui l'entraînait au vieil de Vaudao
et qui était un peu une figure paternelle.
Et je me suis dit, Franck, est-ce que tu serais ok?
En réalité, pour parler aux jeunes toi, est-ce que ça ferait pas quelque chose
d'assez intéressant?
Oui, pardon, je dis n'importe quoi, c'est pas le coach d'Adèle du tout,
c'est le coach de Franck.
C'est le coach de Franck, absolument.
Et en fait, au début, il était un peu réfractaire parce qu'il ne voulait pas.
Il avait l'impression que prendre ce rôle, c'était tirer la couverture à lui
parce qu'il s'est quelqu'un de très humble et très pudique Franck.
C'est quelqu'un de très sensible.
Et en fait, je suis lourde, était tué et je l'ai convaincu.
C'est une échoire de loin derrière eux.
Oui, bien sûr.
J'imagine, elle, qui se présente à eux, à Adèle et à la femme de Philippe aussi,
en disant, moi, j'ai envie de raconter votre histoire.
Elle vient du cinéma, elle a écrit des scénarios, des films
où que vous êtes très nombreux à avoir eu et tout d'un coup,
on s'intéresse à eux et on fait une espèce de pour eux un caranbolage.
Attends, elle s'intéresse à notre vie.
Elle va raconter notre vie où à l'époque, franchement,
on n'a pas eu que à des moments de gloire.
Ça a été dur.
Nous, bien sûr.
Et ils se sont fait confiance et qu'en plus, il est accepté de jouer.
Enfin, pour nous, c'était super émouvant de le voir là.
Moi, je suis trop fière.
Oui, moi, je suis trop contente.
C'est des garçons très, très soudés.
On le voit tout au long de la série,
mais avec des tempéraments extrêmement différents.
Et évidemment, il y a un ange noir parmi les trois, Philippe,
dont on découvre un côté très séducteur
et en même temps extrêmement destructeur.
Absolument.
En fait, en travaillant sur la série, j'ai interviewé beaucoup de gens.
Et ce qui était assez sidérant, c'est que tous les rapports sur Philippe
étaient très concordants.
Il y avait toujours ce truc-là qui ressortait,
qui était très beau et très bouleversant,
c'est que Philippe avait une intelligence sociale remarquable.
C'est tout le monde qui a encore une fois
qui avait envie d'en découdre avec la vie.
Il voulait en découdre avec le destin.
Il aimait le beau, mais il ne l'avait pas connu.
Et c'était quelqu'un qui s'avait navigué
pour parvenir à ses fins dans le sens presque survivaliste de la chose.
Et c'était quelqu'un avec un panache hallucinant
qui attirait les regards en permanence.
Chaque personne qui a croisé Philippe, qui m'en a parlé,
m'a dit immédiatement qu'elle tombait rède d'un d'amour.
Mais je dis que je viens de croiser François Xavier de Maison
dans un couloir qui l'a croisé et qui l'a connu.
Il m'a dit, mais tout le monde le voulait.
Tout le monde le voulait.
Une femme, tout le monde le voulait.
C'est un objet de désir fou, ce mec.
Mais alors justement, sans anachronie aucune,
mais du coup, c'est à la relecture des événements
que moi, j'ai réalisé ça,
c'est quand même une objectivation totale de ces trois garçons, en fait.
Absolument.
L'idée, c'était, à l'époque,
les doubliferies étaient très objectifiées,
c'est-à-dire qu'ils avaient offert aux petites filles et aux mamies.
Super.
Et l'idée, c'était vraiment de parler de ça,
qu'est-ce qu'on va faire du corps de trois jeunes hommes ?
C'était la première fois en France,
je crois qu'on va aller vraiment des mecs à poil,
dénudés, magnifiques, le corps huilé.
Et en fait, comme je suis une femme,
j'ai pas de galère avec mon film Elgaze.
Et je me suis dit, mais on va s'amuser avec ça.
C'est-à-dire qu'on va les remettre à la place de statues grecques,
comme on les voyait à l'époque,
qu'on bavait devant la télé.
Et c'était marrant, d'ailleurs, le travail avec les comédiens,
parce que je leur ai dit ce qu'on comptait faire.
Ils étaient hyper ok.
Mais ça donne un questionnement,
du coup, à rebours sur la virilité qu'on proposait à l'époque.
Je trouve que dans cet aspect-là,
c'était une figure un peu à part les To Be Free.
Ils avaient que la cuirchaux, je crois,
de très cuissants sur la cuirnasse.
La cuirnasse, tu vas en parler, ouais.
Oui, sur la cuirnasse, moi, je veux...
L'esthétique des années 80...
L'esthétique des années 90,
quand tu regardes les silhouettes,
même la façon dont ils s'habillaient,
les matières, les couleurs,
hyper shiny, hyper douce.
En effet, on montre le corps, on l'assume.
On plaît ok aux mamies, on plaît aux petites filles,
on plaît aux guers, on plaît à tout le monde.
On plaît aux hétéro-quisismes, j'ai envie d'être comme lui.
Je ne sais même pas s'ils se rendaient compte
à quel point il y avait de la cuirnasse
dans la silhouette, justement, de ces boys bands.
Ils en avaient conscience, c'est ça qui est intéressant.
Quand tu parles avec Franco Adel, ils en avaient hyper conscience.
Je rappelle quand même que ces mecs venaient de longs jumeaux.
On écoutait du hip-hop dans des milieux assez machos, voire très homophobes.
Et donc l'intelligence de ces mecs-là de dire qu'on s'en fout,
on embrasse tout ça, parce qu'en fait, c'est cool.
Et de se défier totalement des préjugés.
Moi, je trouve ça génial, je les trouve hyper intelligents pour ça.
Le côté criard, carton-pâte de la télé des années 90,
hit-machine, fan-deux, l'acide comme des garçons.
Comment est-ce qu'on s'en accomode à l'Ada sans se faire pleurer les yeux ?
Justement, ça m'use peut-être.
J'espère que ça soit à créer des ruptures.
L'idée, c'était de dire,
ok, dès qu'on bascule dans le monde de papier glacé, de fabrication,
on va vraiment pousser au max tous les curseurs
de la petite laideur sympathique qui avait de l'époque.
Les couleurs vont être très vives.
On s'est amusées sur le sitcom à faire traîner un truc interdit au cinéma,
des câbles, des machins, des trucs.
On montrait vraiment le côté fabrication artificielle.
Et c'est très amusant.
C'est une soupeable de libération.
On a le droit de faire des lumières un peu trash.
On a le droit de faire des mouvements de caméra qui n'ont aucun sens.
C'est jouissif.
Dans un instant, si vous êtes d'accord, on joue.
Alors tout en restant dans les années 90,
je vais vous proposer quelques phénomènes de ces belles années.
Et vous me dites ce qui vous inspire.
Est-ce que vous êtes OK ?
On écoutera aussi Beat Assalient.
Et tout ça, ce sera juste après la paix.
Plus score sur Nova.
Charline Roux.
Nova.
On se replonge dans les années 90.
On ne les a pas quittés depuis tout à l'heure.
Je suis vraiment sur une forme de nostalgie.
Je me fais extrêmement plaisir.
Je vous joue quelques petits extraits.
Vous me dites si Madeleine ou non.
Est-ce que ça vous évoque et on débute, évidemment, par ça.
Vous mettez ça le matin avant de partir en cours.
Ben voilà, Daphne Burky.
C'était un...
T'étais dégoutée parce que ton pull était pas assez déglingué.
Tu sais, ça n'est pas comment l'abîmer.
Et c'était le seul truc que tu partageais avec ton grand frère
qui te tabassait dans les couleurs avec qui je le haïsais.
Il me haïsait.
Mais ça, Kurt Cobain, il a fait la paix entre nous.
Smells Like Teen Spirit sur l'album Nevermind en 91.
Il y a elle en liant avec Nirvana ou pas plus que ça ?
L'amour fou, évidemment.
L'amour fou, c'était l'Amérique importanement
parce qu'il parlait de dépression adolescente quand on était tout petit.
Et donc on était...
Ah, on a trouvé un grand femme, en même temps, il était hyper sexy, hyper beau.
C'est vraiment l'entrée dans l'adolescence.
On commence à avoir des sensations très adultes,
à les conscientiser, donc c'est trop cool.
Autre proposition.
Je m'appelle Berné Noël et j'aime bien les hyènes.
Parce que la hyène, c'est un animal dont on ne parle jamais.
Alors c'est un animal qui peut être très important.
Parce que moi, je trouve qu'être amie avec une hyène,
souvent, c'est plus important qu'être amie avec des vrais amis.
Elle vous protège.
Berné d'Albert Dupontel en 1984, c'est vrai à elle.
Parce que je me suis peut-être frais seule sur ce dossier.
Mais pas non, bien sûr, bien sûr.
Mais vu 70 000 souvent, en casse à cette vidéo,
la bande était usée, on regardait ça avec des potes.
On ne fume en rien.
Le truc d'adolescence a répété sans fin.
Je m'appelle Berné, j'appelle Hyène.
C'était sans fin en boucle de la boucle d'Albert Dupontel, bien sûr.
Bah oui.
Et moi, c'était vrai que Dupontel,
en plus, c'est pas obligé que c'était mon premier rôle.
Mon premier jour de tournage,
je m'en prenais plein la gueule par Dupontel qui m'insultait.
C'est vraiment, ouais, cette voix-là.
C'est un beau souvenir.
Alors ce qui était étrange, c'est que moi,
je connaissais pas ce milieu-là.
Et en fait, Jean-Békir, qui était le réalisateur de 2 jours à tuer,
me dit, je te préviens, Dupontel a tendance à rester dans son personnage,
même en off.
Et donc, du coup, il me détestait toute la journée.
Je me souviens que c'était dur.
Et en même temps, je trouvais ça génial.
Parce que je me disais, mais il est à fond dedans.
Et moi, j'adore quand c'est trop, tu vois.
Mais grand souvenir, ouais, Dupontel.
On poursuit avec ceci.
Nos scrubs sur l'album Crazy Sexy Cool de TLC paru en 1994.
Dites-moi que vous avez fait la choré sur des pistes de danse
en vous adressant à des garçons qui ne vous regardaient pas forcément.
Non, je ne peux pas être ton numéro.
Bien sûr.
Avec des mauvais outfits pour essayer de le rassembler.
Bah parce qu'on n'a jamais, on avait,
mais encore une fois, c'est l'histoire de Crop Top, c'était incroyable.
C'est la seule injonction des 90s que je trouvais hyper dure.
Le reste, franchement, je me démerde.
Ça va.
Mais ça, je me disais, mais comment elles font ?
C'est tellement beau.
Elles étaient trop cool.
Elles étaient trop cool.
Une autre intro aussi, à vous faire écouter.
Première diffusion française à la télé de Beverly Hills,
soit 90210, c'était en 93.
Vous avez...
Mon timing de sortie d'école était calée sur l'horaire de Beverly Hills.
C'était...
Oui, vous avez tangé.
Et en plus, le pire, j'étais team Dylan, évidemment, le mec toxique.
Parce que sinon, c'est pas drôle.
C'était quand même un modèle assez répandu,
je dois dire, le mec toxique dans les sépilles.
Mais on aurait fait à Brandon, qui était beaucoup plus sympa.
Il était plus fiant.
Oui, voilà.
On avait envie de traîner dans la maison de la plage de Dylan.
On a envie d'être Chanel de Erty, en plus, que ce que les autres.
Donc vraiment, c'est sûr.
C'était marrant.
C'est sérieux où tous les personnages avaient l'impression.
Moi, j'avais l'impression que c'était des grandes personnes
alors qu'ils étaient censés jouer des gens d'autre âge.
Ils avaient tous, je sais pas, 48 ans, en fait.
Mais ils avaient de la thune et une bagnole.
Donc déjà, c'est...
Déjà, ils étaient américains.
Ils avaient le permis au 16 ans.
Je n'avais pas tué.
Ils n'avaient pas de baniole.
Ils n'avaient pas de coupe de cheveux avec des cheveux extraordinaires.
Ils avaient des coupes de cheveux.
Je n'avais rien de ce qu'ils avaient, quoi.
Bah...
Voilà.
Beverly Hills, quoi.
De toute façon, en même temps.
Il y avait un indice dans le lieu.
Je ne sais pas si ça a vieilli, si ça se re-regarde.
J'ai un avis sur la question.
C'est après un coup de pelle, mais alors...
Phénomène.
façon Berni Noël.
Euh...
Je vous propose une autre intro.
Titanic 1997.
On reste dans les années 90.
Avez-vous cédé à Titanic ?
Avez-vous eu le choix déjà ?
Tu l'as pas fait ?
Non.
Il y a elle ?
Non.
Je suis folle de James Cameron.
Je suis folle de Cameron.
Je l'aime.
Je le worshipe.
Je le vénère.
Je aille ce film.
C'est vrai ?
J'ai une haine pour ce film.
C'est marrant.
Tu vois des gens se mouiller pendant très longtemps.
Non, mais c'est même pas ça.
Je pense que je revois le film aujourd'hui.
Je trouve que c'est extraordinaire.
Toutes les copines avaient des gueules de dicaprio.
Dans leur cahier, j'en pouvais plus.
Il était si blond.
Oui, c'est vrai.
Je n'en trouvais pas tellement excitante.
Je trouvais juste trop long l'agonie.
Vraiment, tu disais, les gars.
J'ai voulu le montrer à Suzanne l'autre jour.
Quand il envoie la dernière fusée de détresse,
dans la nuit noire,
et que tout le monde était en train de gérer,
elle m'a dit que ça suffit.
Il faut qu'il meurte.
On était à deux heures de film.
Ça suffit.
Elle a raison.
Ça suffit.
Mon ami et mes amis étaient obsédés aussi.
Il fallait qu'on cherche,
alors que nous n'étions personne,
parce qu'il y avait les Leonardo dicaprio à l'air,
vu qu'il sortait déjà les pas de beaucoup.
Bien sûr.
Et donc on avait un jeu de piste.
On appelait tout le monde pour essayer de trouver
dans quelle soirée est s'incruster dans des soirées
pour croiser les Leonardo dicaprio.
Ça a marché.
Elle l'a réussi une fois.
Et en fait, arriver dans la soirée,
elle a complètement paniqué.
Mais de toute façon,
qu'est-ce que tu veux qu'il se passe ?
Qu'est-ce que tu veux qu'il se passe ?
Émane, je t'embrasse.
Et pour terminer,
je vous propose un dernier totem des années 90.
Voilà, là.
X-Files.
Alors je suis désolée.
J'ai vraiment cherché un extrait en VF,
parce que moi, la série,
je l'ai découvert en VF,
en l'occurrence,
parce qu'elle était diffusée sur M6,
me semble-t-il.
Mais est-ce que pareil,
X-Files fait partie de vos totems
des années 90 ?
Bien sûr.
C'était les rendez-vous de la télé.
Ça, tu regardais ça,
t'étais trop heureux.
Oui.
Et puis enfin,
il y avait un gars et une meuf.
Les deux sont sexy,
mais il se passerait entre eux.
Ça, c'est génial.
Enfin, franchement.
Et puis, il y avait du mystère
de la série.
Alors j'essaie d'expliquer à Paul,
qui réalise cette émission
et qui est beaucoup plus jeune que moi,
le traumatisme qu'avait été
l'épisode qui s'appelle
Tooms.
Est-ce que vous en souvenez ?
Alors attendre.
Oui.
C'est celui qui se glisse
dans les canalisations,
le tueur en série,
et que les yeux jaunes,
qui se laissent...
Exactement.
Ça faisait très peur.
Ça faisait très peur.
Les heures et deux heures
à vérifier tous les endroits
et des touches et moi,
les cheminées, les tuyaux.
Exactement.
C'était comme le coup de ça.
Oui, exactement.
C'était plus à côté des bouffes
des goos.
Voilà.
Et donc tout le monde maté,
X-Files et tout le monde
se débriefait de ce truc.
Sous peu que tu regardes
des mystères en plus,
des émissions sur le paranormal,
c'était foutu.
Laurent Cabral ?
Ouais, je crois, ouais.
Quelque chose comme ça.
En passant de très bonne nuit
dans les années 90,
c'est vraiment beaucoup de rigolade.
Je vous ai choisi un titre
pour cette nouvelle pause musicale.
Lui aussi venu de cette décennie,
c'était en 1992,
Aristide Devlopman,
chanté People Everyday.
C'est beau.
Est-ce que je peux vous lire un tweet
et vous allez me dire...
Ça existe encore ?
Ouais, moi je dis toujours tweet, en fait.
Des branchés depuis...
Sur X, je sais pas.
Moi, j'ai un tweet.
Ah, tweet.
De toute façon, il date...
Mais sur tweet, tu vas quand même sur...
On va plus ?
Non, on y va plus, mais en fait...
Attention, tu vas finir.
Regarde à vue.
Non, c'est un tweet
sur le compte Instagram de Yael.
Donc ça donne vraiment beaucoup d'indices.
Je vous le dis, merde.
Oh !
On dit merci, France Télé,
encore une série de propagandes LGBT
financées par vos impôts.
Vite, supprimons la redevance
et allons plus loin, privatisons
l'audiovisuel public.
Merci.
De quoi parle cette personne ?
Alors, qui est cette personne ?
Et de quoi parle-t-elle ?
Alors, c'est...
On va pas lui faire les oeufs.
On va pas lui faire les oeufs.
C'est le roi, c'est Eric Zemmour.
Ouais.
Il nous avait fait un grand honneur
avec Daphne Inde à travailler ensemble
sur une série qui s'appelle Chartendre.
Qui est toujours dispo sur France.tv
et qui est extrêmement recommandable.
Merci beaucoup.
Et qui parle d'intersexuation.
Donc, il parle d'identité.
Et donc, ce pauvre petit chat
avait été oripilé
à l'idée qu'on puisse raconter
une histoire intersexe.
Voilà.
Donc, il nous avait fait une belle cube.
Mais quand c'est que ça n'existait pas.
Bah non, ça n'existait pas.
Évidemment, c'est une nube.
Il s'est comme l'hélicone.
Ça n'existe pas.
Il avait été adorable.
Voilà.
Donc, il a foncé dans le mur.
Vraiment, il a foncé dans le mur.
Si ça n'existe pas,
il a foncé dans le mur.
Il a foncé dans le mur.
Il a foncé dans le mur.
Ça a été trop pas gant.
Il a foncé dans le mur.
Mais c'est marrant de dire
trop pas gant, en fait.
C'est vraiment
encore ce truc de...
Oui, ça a été...
Oui, tu l'as pris
comme une petite récompense.
Quelque part, parce que...
Oui, il s'est contesté célébré
par le roi.
Finalement,
c'est une manière d'exister.
Bah, c'est badge of honor,
là, quand même.
Exactement.
Oui, franchement.
Il y a une forme
de délectation à être
détestée par ce genre
de personne.
Exactement.
très beau sujet par ailleurs. Est-ce que c'est une série qui continue de vous accompagner
toutes les deux ?
Oui, c'est comme ça que j'ai rencontré Yel. Yel elle m'avait vu aller deux-trois fois avant
de me proposer le rôle. Elle est quand même extrêmement généreuse cette personne à ma
droite. Donc oui, c'était un grand cadeau. Ça a fondé une équipe de base aussi dans
je pense dans la vie d'Yel. Et puis, bon non mais c'était le sujet dont elle s'est
emparée. C'est des sujets qui n'avaient pas été traités à voix haute, ils ne le
sont toujours pas. C'est toujours un problème en France d'ailleurs. Il y a toujours
des mutilations sur ces enfants intersexes. Donc ce serait grand temps de vraiment entendre
ce sujet-là. Donc moi ça a été un déclencheur. Je me suis redis en fait j'aime beaucoup
ce métier. J'aimais le regarder ce métier de comédienne-comédienne mais j'aime
beaucoup le... Voilà. Endosser ce rôle-là. Donc elle m'a remis en confiance, y a elle.
Donc oui, elle est très importante cette série.
Yel, tu y penses encore souvent à la série ?
Alors, j'y pense encore dans la mesure où ça m'a permis de rencontrer des
gens avec qui je veux continuer ma vie professionnelle et qui sont devenus des
grands amis, je pense évidemment à mon équipe technique. Evidemment, Daphne, ça n'a
fait que sceller une très lévère amitié. En fait, ce qui est assez marrant avec
cette série, donc c'est sur France.tv, ce n'est pas une diffusion massive et
des gens continuent à venir nous voir les uns et les autres à nous en parler.
Et moi je pense que le truc le plus bouleversant qui a pu nous arriver
aux uns et aux autres, et ça arrive à quelques uns d'entre nous, c'est quand
tu as des gens qui te disent qu'ils se confient en te disant, voilà,
j'ai en avoir, on vient d'avoir un enfant, ils se trouvent qu'il est inter,
on a vu ta série, on va se poser la question d'opération et on va y
réfléchir très longuement. Et c'est beau en réalité.
Voilà. Donc moi, je suis très fière de cette série,
de ce qu'on a fait ensemble avec 3 à 4 francs.
Oui, c'est un sujet délicat, c'est pour ça qu'on ne va pas trop détailler les choses,
mais c'est un beau voyage à faire.
Un sujet délicat, traiter avec énormément de délicatesse, vraiment pour le coup.
Daphne, tu le disais, c'est la série qui t'a redonné en vie 2.
Donc, je vais revenir sur une polémique qui n'en n'est pas une.
T'as vu ?
Daphne Burky, arrête la télé !
Aidez le lendemain.
La journaliste, ça a été objet d'y avoir, je me suis trompée.
Donc non, en fait, c'est juste que tu as décidé de privilégier,
si toi tu le peux, des rôles, que ce soit dans des séries ou un ciné, j'imagine.
Non, non, ce sera tout en ce début d'année.
Je ne jose pas dire le nombre d'années, mais ça fait un très gros chiffre
que je suis en quotidien de télé.
3 mois, c'est 3 mois.
Mais en quotidien de télé, ça faisait vraiment beaucoup trop.
Et quand France Inter m'a appelée, je me suis dit, c'est très bien.
Je vais faire la radio, continuez à faire ce que je fais.
Et même dans la série, c'est-à-dire dénicher des talents auxquels je crois
et les présenter en disant, tiens, ça pourrait te faire du bien,
regarder en contrôleux.
Donc je continue mon speed-dating.
Mais à côté de ça, je développe d'autres choses
qui se rapprochent plus de la fiction, en effet.
Oui, alors il y a eu aussi une autre actualité qui moi,
ne m'a pas échappé, parce que vraiment, en dehors de...
Je sais même bien, l'amour, la bouffe.
Tu as récemment été intronisée dans la confrérie de la frite fraîche.
C'est le meilleur DM que j'ai reçu.
Tu sais quoi ?
C'est vraiment parti d'un DM.
Mais c'est parti d'un DM qui était très mignon,
parce qu'il qui démarrait pas, bon, ok,
vous avez participé à l'élaboration des cérémonies des J.O.
Donc vous ne voudrez jamais venir à Arras pour le championnat du monde de la frite,
mais on vous propose quand même, voulez-vous bien être notre marraine ?
J'ai dit oui, un peu près, dans la fraction de seconde.
J'ai montré à ma fille, je l'ai dit, tu vois, il y a des DM et des DM.
Celui-là, celui-là, j'y vais.
Marie que j'embrasse, je lui ai dit oui, il y a six mois.
Ça fait six mois qu'on est sur le dossier d'Arras.
Et les gens me disent, meilleur, c'est quoi ce concours de championnat du monde de la frite ?
Les gens se sont déplacés du Japon, d'Algérie, de partout pour venir concourir.
Les gens, 50 000 personnes dans ta journée, tu sens la friture de partout.
C'est que je lui ai dit après,
il faut aller au championnat du monde du bicarbonate dessous pour désinfecter les vêtements.
Mais c'était incroyable, il y avait un truc.
Voilà, c'est tout ce que j'aime.
C'est bon, c'est beau, c'est populaire, c'est joyeux.
C'est voilà, la frite diplomatique.
Et alors sans lien aucun, avez-vous d'autres projets en commun, toutes les deux ?
Parce que c'est ça qu'on veut savoir ?
Non, mais elle, elle est sur 50 projets tout le temps.
Elle est tout le temps, tout le temps.
Oui, mais toi, c'est trop drôle parce que toi, tu dis pas, et tout d'un coup, ça sort.
Donc non, moi, c'est un peu plus dit, tu vois, ça se sait quoi.
Déjà projet immédiat, je pense qu'on va aller boire des coups.
Oui, c'est bien.
Un jour après l'autre.
Et en vrai, une série comme ça, ça t'a pris au moins 80 avis, je pense,
depuis le départ, 3 ans et demi, si on fait tel la sortie.
Ça, c'est bien.
Donc, on est plus sur la fête de la sortie.
C'est très bien, et la sortie, c'est donc le 24 octobre sur Prime.
En tant que bonne monomagnac, j'ai continué dans la série des titres
issus des années 90.
Je vous propose donc 96, tout paque.
How do you want it ?
Avec Charlene Roux.
Kenan et Mosdev sur Nova avec America,
le choix de Iael Langman de toute évidence validée par Daphne Burkey.
J'ai trouvé super cool, mais je ne l'avais pas en tête, celui-là.
Il était peut-être plus confisantiel parce que Mosdev,
c'était à l'époque où il était en hegemonie complète et tout.
Et là, où il était hyper sympa, il n'a été pas donné de la force
à d'autres artistes un peu moins connus.
Et ce morceau, je sais pas,
un jour, je suis tombée dessus complètement par hasard.
Et je crois que ça m'a accompagné 5, 6 étés de suite,
où je vois, c'était le morceau de la teuf.
Tu le mets pour te chauffer un peu.
Il y a des playlist comme ça que tu ne vas pas remettre
parce que ça te rappelle l'été d'il y a deux ans.
Exactement.
Tu dis, oh, c'était bien, mais je ne veux plus retourner.
Et bien, ça tombe bien que vous parlez de vos souvenirs musicaux.
Je vais essayer de le dire correctement cette fois.
C'est l'heure du questionnaire du score.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac.
Il n'y a pas de mauvaise réponse.
Je ne juge pas.
Je ne vous demande pas de commenter.
C'est vraiment ce que vous êtes prête.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfance ou en tout cas la vôtre.
Oh, ouais.
Ah, ben oui, Daphne.
Mélodie, il n'y a pas que les grands qui...
Qui rêvent pas mal, pas mal.
Il y a elle.
Kate Bush, Running Up Datty, il parce que mon père l'écoutait tout le temps.
Très bien, la chanson de votre adolescence.
Je viens de... Mes filles viennent de voir le film.
Je ne vais mettre que des gros clichés, OK ?
Ouais, il n'y a pas de soucis.
Whitney Houston, I Will Always Love You.
Elles viennent de voir Bodyguard pour sens qu'elle avait très grandment vieilli.
Pas du tout, hein.
Parce qu'on a adoré.
Shade d'un obscure groupe qui s'appelle Silverchair,
qui était un très mauvais groupe de drame.
Oh, là là, mais oui, je me souviens de ça.
Très bien, les blondes.
Les blondes, très beaux.
Je me souviens très bien.
Les Hanson du Grunge.
Ouais, exactement.
Votre hit de Karaoke.
Ah, c'est toujours un Elton John et qui est en duo avec...
Qui qui dit ?
Qui qui dit oui.
Don't go breaking my heart.
Oui, ça marche toujours bien parce que tu ne chantes pas beaucoup.
C'est toujours la même mélodie.
Et il y a toujours un couillon qui t'accompagne, qui a trop bu.
Pas mal.
C'est la chanson qui sauve, c'est le...
Très bien.
Il y a elle.
Barbara Streisand, n'importe quoi, mais fait très très bourrée.
Ah oui, parce que là on est sur une ambition.
C'est la vergonne.
Memory, ouais, on y va.
Allez, c'est parti.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans vos playlists.
Zaz.
Ça, c'est pour Daphne.
Ouais, ouais, ouais.
J'aime beaucoup...
Excuse-moi, pendant que je sors le titre dans ma tête,
parce que éblouillé par la nuit,
j'aime beaucoup cette chanson d'éblouillé par la nuit de Zaz.
Si qui te fait un point commun avec Russell Crowe.
Il paraît, on m'a dit ça récemment.
Quoi ?
Ouais, il avait fait un post sur Instagram,
ou surfeu le réseau que je citais tout à l'heure,
on le cura sur Twitter,
je crois qu'il avait posté un truc sur Zaz, ouais.
Il y a elle.
L'intégrale de Barbara Streisand.
Ouais, ça c'est normal.
Bah c'était pas cool, je vais te le dire.
Mais enfin, tu es fou quoi.
En shuffle of shame, tu as la musique qui pâche.
Ah, t'écoutes de Barbara Streisand.
C'était la seule cassette dans la bagnole de mes parents.
C'était de Barbara, pardon, parce que c'est la base.
Bah c'est la patronne.
Le titre qui vous propulse immédiatement sur la piste de danse.
Ouais, j'ai découvert un titre qui a peut-être 3-4 ans,
un truc de Zazoui qui s'appelle « Laisse aller ton corps »
que je trouve super, c'est très sympathique.
Ça parle des clubs et « Laisse aller ton corps »
et la musique est à toi.
Après, si tu mets un gros « I know you won't be »
un gros, comment il s'appelait celui-là ?
« I know I won't you »
Comment il s'appelle déjà ?
Basica ? Non.
Tu mets un petit bulge, il fait quand même.
Bah bah ouais.
Tu sais, il n'y a pas de bon ou de mauvais goût.
Ah non.
En revanche, la question suivante,
c'est quel est le titre qui vous fait sortir de la piste de danse ?
C'est pas obligé d'être par mépris.
Ça peut être une nom maîtrise du style.
De l'électro-berlinoise, j'ai l'impression d'attraper une maladie.
Ça me fait trop mal à la tête.
Ça peut me faire entrer dans une transe.
Écoute, il n'y a pas grand-chose qui me fait sortir.
À part le videur, une fois une meuf m'a fait sortir la piste
en me disant « vous danser trop mal, madame. »
C'est vrai.
C'était dans un club très privé de Paris.
Et c'était dans un club très privé de Paris.
Je m'ai été mis à faire parce que je pratiquais ce qu'on appelait
le « bad dancing » dédicace à Salvatore.
Et donc, c'est très compliqué de « bad dancing ».
Ce n'est pas du dada.
Le « bad dancing » c'est vraiment, il faut trouver le pire contre-courant.
Et c'est très agréable pour le corps et la tête.
Tu as l'impression d'avoir 4 ans et demi.
Donc, j'étais à 4 pattes, je me souviens au milieu du club.
Et elle m'a dit, c'est vraiment la honte.
Dégage de là, elle avait appelé le videur pour me sortir du club.
C'est drôle.
Ah putain, je me souviens toujours de la petite battere.
Tu vois, ça paraît, c'est un « badge d'honneur ».
C'est bien, moi j'aime bien.
Je fais ce que je veux, en fait.
D'où y a une classe, y a une façon de danser sur une liste.
Il y aura une norme de danse.
C'est con que ce soit arrivé si tôt, parce que pour qui vous vous prenez ?
Vous savez qui je suis ?
La confrérie de la frite, en fait.
J'aurais dû lui sortir ma médaille.
Dégage.
2 kilos, ma médaille, elle fait 2 kilos.
Ah, wow.
Une chanson de comédie musicale préférée.
Oh, il y en a trop !
Moi, je suis trop fan de comédie musicale.
J'inscrit ma fille, ouais.
Non.
Moi, je sais le « Rock'n'Ropeytor Show »
quand Franchin Fertore chante « I'm just a sweet from the stars ».
Ok.
Non, non.
La confrérie de la frite, non, non, non.
Non, non, j'adore, mais y en a trop.
En fait, c'est salaud de faire choisir.
C'est vraiment…
C'est l'est que je fais.
C'est pas juste, non ?
Français ou américain déjà ?
Oh, ça sera plus américain.
J'avoue que moi, j'ai mis du temps sur les 2 moiselles de Rochefort.
Je comprends le délire.
Il n'y a pas de souce.
Je vois l'esthétique, je vois,
mais ça peut au bout dix minutes me fatiquer.
Ok.
J'ai l'impression d'être à Confesse.
Oui.
Et tu ne répondras pas à la question.
Parlez mon enfant.
Non, non, non, je sais pas.
Là, je ne veux pas choisir.
Eh ben, tu as le droit de choisir.
Je ne veux pas choisir parce que ça va me coller au cul pour 20 ans.
Alors dernière question, catégorie pénible.
La chanson dont vous avez un mal de chien vous débarrasse une fois que vous l'avez en tête.
Ah oui, ben, c'est « La Petite sirene ».
Non, ça, ça va.
Ça ne me dérange pas.
Tu ne restes pas pendant des heures, des heures, ok.
Normal, je l'adore.
La Petite sirene, toi.
La Petite sirene, moi, je voudrais.
Partir là-bas.
Ben, il s'est fait un peu en commun.
Partir un jour, partir là-bas.
Est-ce que je dois y voir un message sur...
Il est temps de terminer les indignations, j'ai l'impression, quand même.
Oui, parce que là, vous auriez eu le tout.
Ben, voilà.
Non, il vaut mieux aller voir la série.
Il ne me reste qu'à vous remercier toutes les deux.
Je rappelle que culte saison 2 sur les 2B3 s'est signé Yale Langman,
avec évidemment Daphne Burky,
avec Antoine Simonin, Amori Bakayoko,
Marin Judas, Cécile Cassel, Grégory Montel, Gladys Gambif,
Frank Delay,
Queen Daphne Burky, je l'ai déjà cité, mais je la recite.
Et ça arrive donc le 24 octobre sur Prime.
Merci mille fois à toutes les deux.
Il est 21 et il est grand temps de retrouver David Blu et le Nova Club.

A poursuivre

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