Edgar Wright : "Running Man", du roman à l’écran

Edgar Wright : "Running Man", du roman à l’écran

Nova le soir • 17/11/2025 • 23:27

Au programme du Score : Edgar Wright revient sur Running Man, sa nouvelle lecture du roman de Stephen King. Il raconte comment cette histoire qu’il aime depuis l’adolescence a pris forme à l’écran, et comment il a construit un film à la fois tendu, joueur et très ancré dans notre époque, avec Glen Powell en homme traqué. Edgar Wright répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Lady Gaga lance le Mayhem Ball à l’Accor Arena pour quatre dates très attendues. Mais pendant que la Mother Monster illumine Paris, La Boîte à Bijoux revient ce jeudi au Dock B : le cabaret drag de Ruby On The Nail, concentré d’énergie queer et de performances survoltées.

Transcription

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Radio Nova
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charlene Roux.
Et bienvenue dans le score. L'invité du jour, je le dis tout de go, est un réalisateur que j'adore, Edgar Wright.
Il sort ce mercredi sa version de Running Man, à l'origine d'un livre de Stephen King,
déjà adapté dans les années 80 par Paul Michael Glazer au cinéma.
Mais dans cette version 2025, retour à la matrice, soit le roman, on en parle juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour,
et l'actu du jour, enfin en tout cas celle à laquelle il est difficile d'échapper, c'est l'arrivée du Mayhem Bo,
puisque la Mother Monster pose ses valises à Paris.
Je traduis pour les néophytes, Lady Gaga débarque à la Cor Arena à partir de ce soir pour 4 dates.
Sauf respect dû à cette performance incontestable, c'est pas une raison pour ne pas voir le monde autour
et ne pas se rendre dans d'autres salles voir des shows de qualité.
Bah tiens, par exemple.
Coucou, ici Ruby on the Nail, grande finaliste de la saison 3 de Tragrise France.
Aujourd'hui, j'en appelle à toutes les personnes qui n'ont pas pu avoir leur place pour le concert de Lady Gaga.
Ce jeudi 20 novembre, j'ai une alternative pour vous.
La soirée, la boîte à bijoux que j'organise avec mes copines et mes copains drags.
Ça se passe au DocB, ça se passe à Pantin, oui, mais il y a le métro à côté.
Ça se passe avec nous.
La soirée s'appellera Vivre, Résister.
Venez nous voir.
Les places sont disponibles.
Link in bio comme disent les jeunes.
Allez gros bisous.
Pardon mais Vivre, résister avec cette troupe-là.
Perso, c'est banco.
Vous avez les infos, il ne vous reste plus qu'à réserver
pour ce jeudi au DocB à Pantin pour la boîte à bijoux.
Dans un instant, on retrouve Edgar Wright,
mais juste avant et en l'honneur de Ruby on the Nail, Jamelia Superstar.
Le score, 18h30, 20h,
Charline Rue sur Radio Nova.
Mon invité du jour est un réalisateur drôlé et hérudie.
On lui doit la trilogie, show of the dead, hot fuzz,
dernier pub avant la fin du monde.
Il maîtrise les genres, horrifiques, policiers, science-fiction,
mais les tords pour en faire des films tout à fait délicieux,
avec donc des zombies, des bobis et des aliens.
On lui doit aussi Scott Pilgrim, d'après la série comics du même nom,
avec Michael Cera, l'histoire d'un jeune homme
qui pourvivre son histoire d'amour sereinement
doit combattre les 7 ex-diaboliques de sa dulcinée,
façon jeu vidéo.
Il est aussi réalisé Baby Driver, Last Night In So,
ainsi qu'un excellent documentaire sur Sparks.
Ce mercredi sort son nouveau film, Running Man,
d'après Stephen King, une chasse à l'homme
avec Glenn Powell dans le rôle de l'homme qui court.
Edgar Wright était de passage à Paris,
rendez-vous a été pris à l'hôtel où se déroulait la promo.
On le retrouve juste après l'un des titres
que l'on peut entendre dans le film Running Man.
Sly and the Family Stone, Underdog.
Le score, jusqu'à 20 heures,
sur Radio Nova.
Cassius sur Nova avec Toup Toup,
un titre idéal pour faire un peu de cardio,
et il en faudra poursuivre Running Man,
le nouveau film d'Edgar Wright.
Dans un futur proche, The Running Man,
c'est un programme phare à la télévision,
un jeu de survie où les candidats
doivent échapper pendant 30 jours
à des tueurs professionnels
sous l'œil d'un public complètement abruti.
Ben Richard est un ouvrier,
prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade.
Il accepte de participer à ses jeux du cirque
poussés par un impitoyable producteur.
Et pour parler de cette chasse à l'homme ciné,
rencontre dans le score avec le réalisateur Edgar Wright.
Le score...
...sur Radio Nova.
Nova.
Bonjour.
Est-ce que tu es nerveux avant la sortie d'un film ?
Je suppose que oui, toujours un peu.
Mais tu sais, à un certain moment,
tu sais, à un certain moment,
tu sais, tu sais, tu sais, tu sais,
tu sais, tu sais, tu sais,
tu sais, à un certain moment,
il faut accepter les choses comme elles sont.
Et c'est une sortie mondiale.
Nous en sommes très fiers, donc j'ai hâte de voir.
Alors si je te pose cette question,
c'est parce qu'il y a 3 communautés de fans
qui attendent ce film avec impatience,
la tienne, celle de Stephen King
et celle des fans du film de 1987
avec Schwarzenegger,
laquelle est la plus flippante ?
Je ne sais pas.
Notre film est très différent de celui de 1987,
parce que j'étais fan du livre quand j'étais adolescent
et j'ai lu le livre avant de voir le film de 1987.
Donc j'étais très conscient que c'était 2 oeufs différentes
et c'est ce qui m'a enthousiasmé à l'idée de faire une nouvelle version.
Cela dit, je pense que les fans du film de 1987
apprécieront toujours celui-ci.
Donc je n'ai pas peur.
J'espère que tout le monde appréciera ce running man.
Et c'est un livre que tu as découvert quand tu avais 14 ans.
Qu'est-ce qui t'a frappé à ce point
au moment de la lecture
et pourquoi est-ce que ça t'a resté aussi longtemps ?
Le livre est super intense et excitant.
C'est ce qui m'a marqué
et ce que je voulais vraiment apporter à l'écran.
Comme dans le livre,
on reste avec le personnage de Ben tout au long du film.
Je voulais qu'on vive le jeu télévisé à travers lui,
qu'on ne rate rien.
Amener un point de vue très subjectif,
c'est ce qui rend le film plus excitant.
Oui, parce qu'on est collé à lui tout au long de l'aventure.
On a le même niveau d'information que lui.
Il est traqué, du coup, nous aussi.
Qu'est-ce que ça a impliqué en termes de structuration de l'action ?
C'était à la fois un défi d'une certaine manière,
mais aussi un cadeau.
En termes de narration visuelle,
Ben Richards est au centre de chaque scène.
Cela signifie que vous devez faire des choix.
Mais c'était en fait vraiment excitant de le faire.
Cela met un peu plus de pression sur Glenn Powell,
également puisqu'il est au centre de chaque scène.
Le roman déjà est posé entièrement le point de vue de Ben,
donc il est le film.
Il n'y a pas beaucoup de scène, peut-être aucune,
sans lui à l'écran.
Il fallait trouver le gars parfait, assez héroïque,
mais aussi accessible.
Est-ce que Glenn Powell était un choix évident ?
Oui, j'étais déjà très enthousiaste quand son nom a été mentionné
pour ce rôle, car j'étais déjà fan de lui
et je pensais qu'il était la personne parfaite.
On peut s'identifier à lui.
J'avais besoin qu'il ne soit pas déjà un héros d'action très établi.
Glenn n'est pas un dur à cuire.
Son personnage, en revanche, l'est devenu.
C'est un ouvrier en bâtiment, donc il a le cuir épais,
mais il n'est certainement pas un tueur entraîné
ou un super héros.
Donc il n'a pas de plan d'action la plupart du temps.
Alors je devrais probablement pas dire ça,
mais pour moi, la partie de son personnage qui résonne le plus,
c'est la colère.
Moi, je suis en colère tout le temps.
Donc je me suis jamais sentie aussi proche d'un personnage de fiction.
Est-ce que la colère, c'est toujours un bon carburant
pour un film d'action ?
Et merci de répondre oui.
Oui, je pense aussi que c'est une colère justifiée.
Il est frustré par le monde.
C'est un nom cruel dans lequel la vie ne vaut pas grand chose.
Il est puni pour avoir fait du bien.
Donc c'était la fois une grande qualité,
car il tient tête au tirant.
Mais malheureusement, dans cette dystopie,
c'est aussi son défaut fatal.
Le livre a été publié en 1982.
L'action se déroulait en 2025.
Le futur imaginé par Stephen King,
bah en fait, il n'est pas très éloigné de notre situation actuelle.
Oui, c'est son côté nostradamus.
En réalité, le livre a été écrit en 1972.
J'ai découvert ça il y a peu.
Publier en 1982 sous son pseudonyme Richard Backman,
c'est fou qu'il se déroule en 2025.
C'est une sorte de coïncidence que nous l'ayons sorti cette année.
Mais je suis content que nous l'ayons fait.
On a l'impression que la vie nous rattrape rapidement.
Le film est très tendu.
Il y a beaucoup de scènes ambitieuses.
Ça va très vite.
C'est un bon film d'action.
Mais avec le twist à la Edgar Wright,
soit une bonne dose d'humour,
est-ce que ça devient naturellement ?
Je pense que c'est juste ma sensibilité.
C'est difficile pour moi de l'analyser.
Mais si les gens disent,
comment équilibrer vous le pourcentage Edgar Wright
avec le Stephen King ?
Mais je pense que c'est juste ma vision du film.
Et vous savez, nous avons travaillé sur l'adaptation
pendant environ quatre ans.
Donc c'est génial d'avoir un film
qui est pratiquement exactement comme on l'a imaginé.
À ce sujet, je vais prendre un exemple très précis.
Il y a une scène d'action.
Glenn Powell, Ben est suspendu dans le vide.
Il tente de sortir d'un immeuble.
Sauf que pendant toute cette scène,
il est vécu que d'une serviette.
Je vais donc l'appeler la scène de la serviette.
Comment est-ce que t'en est arrivé là ?
C'est une scène du livre, en fait.
Et c'est une scène vraiment intense.
Et probablement l'une des choses les plus compliquées à filmer.
Juste parce qu'il y a tellement de parties mobiles.
Et quand l'idée de la serviette est venue,
on n'avait pas anticipé qu'on allait la tourner par moins dix.
Je voudrais donc m'excuser auprès de Glenn pour ça.
Et dans le rôle du producteur télé
qui fait office de Marionetiste,
tu as casté George Brolin, un excellent acteur
mais aussi un héros pour tous les enfants des années 80.
Car il est le Brandon des Goonies.
Est-ce que c'est pour toutes ces raisons que tu l'as choisi
ou pour une raison en particulier ?
J'avais rencontré George Brolin.
J'avais rencontré Josh à Cannes il y a presque 20 ans
quand il présentait No Country for All Men.
On est devenu ami et je n'avais jamais eu d'opportunité
de lui offrir quelque chose.
Mais je savais juste qu'il serait brillant dans ce rôle.
Et c'est un rôle basé sur divers producteurs
et personnes de l'industrie que nous connaissons.
Comme tous les grands méchants,
il se présente avec un grand sourire.
Oui, il est du genre très calme.
Oui, le soft power.
Il est presque comme les pires personnes de l'industrie.
Ils n'ont jamais besoin d'élever la voix.
Dans le rôle de l'intrigueant Elton,
qui va aider le personnage de Ben,
l'un de mes comédiens préférés, Michael Cera,
comment est-ce que c'était de refaire équipe avec lui ?
C'était un plaisir.
Je veux dire, Michael, j'ai travaillé avec lui
en tant qu'acteur et réalisateur.
Un partenariat de 15 ans et on est restés amis depuis.
Depuis que nous avons tourné Scott Pilgrim,
on s'envoie des messages sur toutes sortes de sujets.
Puis un jour, c'était drôle de lui envoyer un message
et de dire, oh, je veux te parler
de quelque chose de professionnel.
Perso, j'adorerais voir le origine story de ce personnage.
Ce qui est aussi très frappant dans cette histoire,
c'est la façon dont un gouvernement totalitaire
garde le public diverti,
et par diverti, je veux dire aveugler,
en diffusant non-stop des programmes stupides
et abrutissant à la télé.
La chasse à l'homme, est-ce que c'est la prochaine étape
de la télé-réalité ?
Mais c'est dingue de voir ça sur grand écran.
Disons que le travail du cinéma de genre
est en quelque sorte de tenir un miroir déformant
à notre réalité.
Et bien que ce running man soit plus proche
du roman que du film,
t'as quand même parlé à Arnold Schwarzenegger
avant le tournage. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
C'était parce que nous avions une petite référence
à lui dans le film.
Et nous devions obtenir son approbation
pour utiliser sa photo.
Donc il était bien conscient que nous le faisions.
Donc on a pensé que c'était une chose élégante
à faire que de le contacter.
Et je pense qu'il a été très flatté que nous l'ayons fait.
Il nous a donné sa bénédiction
et depuis il a vu le film.
Et il adore ce qui est génial.
Donc je suis très heureux, même si encore une fois
notre film est très différent de sa version.
Mais je suis vraiment content qu'il l'aimait.
Ça compte beaucoup.
Au moment où tu as sorti le film
Shaun of the Dead,
inspectateur a publié la critique suivante
ouvrée les guillemets.
En disant sur l'échelle du fun,
ce film va devenir un classique fin de citation.
Ce même spectateur a écrit récemment
un propos de Running Man, je cite toujours.
Je l'ai vu, c'est fantastique,
le die-hard de notre époque.
Mais qui peut bien être ce spectateur ?
C'est Stephen King.
J'avais oublié ce qu'il avait dit
à propos de Shaun of the Dead.
En fait, quelle citation incroyable.
Je me souviens cependant qu'il nous avait donné
une citation dans la presse pour Shaun of the Dead.
C'était fou pour moi.
Et le die-hard de notre époque,
ça te parle ?
T'es également réputé
pour être un grand cinéphile.
Est-ce qu'il t'arrive parfois
de ne regarder aucun film ?
Je ne regarde pas autant de films quand je tourne.
Cette année, je n'en ai pas vu beaucoup.
La dernière fois, quand j'étais à Paris,
je suis venu pour un long week-end
et j'ai pris un hôtel
où j'ai juste regardé des vieux films
dans des cinémas de quartiers.
Et c'est littéralement ma chose préférée à faire.
Aller dans les différentes salles
et regarder des vieux films.
Alors, ça tombe bien.
J'ai un petit jeu pour toi si tu veux bien.
Je te donne des noms, des titres, de films en français
et on voit si ça t'évoque quelque chose.
Isabelle Hubert.
Oh, j'adore. Je l'ai rencontrée.
Elle était femme de Last Night in So.
Elle est géniale. Elle est incroyable.
Je l'adore. Quel carrière incroyable aussi.
Alors là, je triche
cet un titre en français mais c'est un film belge.
C'est arrivé près de chez vous.
J'ai rencontré André Bonzel,
l'un des réalisateurs il y a des années.
J'ai perdu contact avec lui.
Donc, s'il écoute, je le salue.
J'étais à un festival de cinéma
et André était juge au festival.
Et je suis un grand fan de ce film.
Donc, André, si tu écoutes.
On continue avec Anatomy d'une chute.
Je vais encore tricher
parce que c'est un titre anglais
mais c'est un film français
des artistes.
Les artistes, oui, c'est génial.
Jean de Jardin et Michel
je n'ai pas de prononciation.
Vous le faites pour moi.
Ah, vous le faites.
En fait, je l'ai rencontré aussi.
Je suis un grand fan de ce film.
Et le prochain film,
c'est Grave de Julia Ducournau.
Oui, c'est un excellent film.
C'est un début incroyable.
Je l'aime bien. Je n'ai pas vu son nouveau.
Mais j'ai vraiment aimé Grave.
Je l'ai trouvé fantastique.
Et je vais évidemment finir avec
Anet.
Oh, Anet, oh, le caractère.
Oui, j'étais sur le plateau d'Anet.
Quand je tournais le documentaire
sur Sparse Brothers,
littéralement la dernière partie du tournage
que j'ai fait était sur le plateau d'Anet.
Et j'ai rencontré Léos devant le studio en train de fumer.
Puis je suis allé me présenter.
Je l'ai adoré. C'était génial.
Et je suis aussi un grand fan de lui.
Vous savez, je me souviens être allé voir les amants
du pont neuf au cinéma quand c'est sorti.
J'adore mauvais sens. C'est incroyable.
Ça me donne un nouveau sujet de discussion.
Le groupe préféré de ton groupe préféré,
Sparks, c'est ainsi qu'ils sont qualifiés
dans ton documentaire Sparks Brothers.
Comment ta passion à toi est-ce qu'elle est née ?
Je les ai vus à la télé quand j'étais très jeune
sur le top of the pops.
Et j'avais une de ses compilations de hits
où ils mettent tous les tubes pop.
Et il y avait beat the clock dessus.
Donc j'étais un peu obsédé par beat the clock au début.
Et puis ils sont revenus sans cesse dans ma vie.
Vous savez, une carrière si longue et incroyable.
En tant que fan, je suis juste en admiration
devant leur ténacité et leur longue carrière.
Quand je les ai finalement rencontrés
et que j'ai commencé à traîner avec eux,
je me suis dit, oh, quelqu'un devrait faire un documentaire sur eux.
Et ce quelqu'un, c'était moi.
Et en plus, ils sont très gentils.
Puisque la musique est un sujet très sérieux
dans cette émission,
je me dois te poser la question,
quelle place prend-elle dans ta vie de tous les jours ?
C'est aussi important pour moi que les films.
J'écoute toutes sortes de musiques.
Vous savez, quelque chose qui m'inspire tout le temps.
Je me sens un peu comme le personnage de Baby Driver.
J'ai un peu besoin de musique pour me motiver et m'inspirer.
Alors oui, c'est vrai que ton film Baby Driver,
c'est la preuve ultime que t'es un amateur de musique.
Le truc dans ce film, c'est que ce personnage
ne peut pas vraiment fonctionner sans musique.
Je suis pareil.
Il y a peut-être aussi un peu de toi dans chacun de tes films.
Dans Baby Driver, ce serait la musique.
Mais dans Running Man, je suis probablement le gars
qui meurt en premier.
John of the Dead a fêté ses 20 ans l'année dernière.
Hot Fuzz aura 20 ans dans 2 ans.
Dernier pub avant la fin du monde à 12 ans.
Si quelqu'un t'avait dit, il y a une vingtaine d'années,
que ce qu'on appelle aujourd'hui la trilogie cornetto
aurait un tel héritage, t'aurais répondu quoi ?
C'est incroyable.
Il y a 21 ans, quand on faisait la promotion de
John of the Dead, je considère que c'est l'année
où ma vie a complètement changé,
parce que non seulement le film est sorti
et a bien marché au Royaume-Uni,
c'est pour le promouvoir, y compris en France.
C'était boulevardant.
Et je dois te dire aussi que parmi
les films de mon top 10 personnel,
il y a Scott Pilgrim,
c'est une de mes comédies romantiques préférées.
Oh, that's great, thank you.
Et le mot romcom, ça marche pour Scott Pilgrim ?
Oh yeah, I think so.
With Kung Fu fights as well.
Oui, ça marche. Une romcom avec
des combats de kung fu en plus.
Oui, c'est tout à fait mon genre de comédie romantique.
Et je vais donc conclure cette interview
avec des souvenirs musicaux.
C'est parti, quel est le titre de ton enfance ?
Oh wow.
Le premier disque que j'ai eu en 45 tours
était cette chanson disco de Frontique,
intitulée Struck Your Funky Stuff.
Et je pense que j'ai encore le 45 tours quelque part.
Mais c'est fou pour moi que ce soit le premier disque
que j'ai jamais possédé.
C'est une chanson disco. Il faut que je la chante.
C'est comme un disco-song.
Tu veux me dire ça ?
Non.
Struck Your Funky Stuff, Jonah.
C'est juste un truc si odd
d'être le premier disque de la vie.
Ça serait l'un des deux.
Oh mon dieu.
C'est une chanson pour mes jeunes années.
Oh mon dieu.
J'écoutais beaucoup de trucs plus anciens
quand j'étais adolescent.
Donc si je dois penser à quelque chose de contemporain,
je dirais les Pixies.
J'avais exactement l'âge pour, tu sais,
Bossa Nova et Trumple Monde.
Je vais dire Stormy Weather des Pixies.
Très bon choix.
T'as chanson de Karaoke ?
Oh, j'ai déjà chanté ça en Karaoke.
Love is Drug by Roxy Music.
Ah oui, c'était très rapide.
Parce que je l'ai chanté à Noël.
C'est amusant d'imiter Brian Ferry.
Oui, toujours.
La chanson qu'on serait surpris de trouver
dans tes playlists.
Oui, c'est une bonne question.
Qu'est-ce que vous seriez surpris
de trouver dans tes playlists ?
Oui, c'est une bonne question.
Oui, c'est une bonne question.
Qu'est-ce que vous seriez surpris de trouver
dans mes playlists ?
Je n'étais pas vraiment de plaisir coupable.
Tant que t'as eu une chanson,
c'est pas un plaisir coupable.
Non, j'adore Glamrock.
Je ne pense pas que ce soit un plaisir coupable.
Saturday Nights par les basses T-Rollers.
La chanson qui te propulse
immédiatement sur la piste de danse.
Oh, mon Dieu.
Baby's by Pope.
Celle qui t'en fait sortir.
Oh, tu sais,
quand j'étais enfant,
au boom de l'école,
je détestais les slow
parce que je n'avais jamais de partenaire pour danser.
Et donc, il y a certaines chansons
qui encore aujourd'hui m'énervent vraiment.
I want to know what love is
de Foreigner. Je ne peux pas la supporter.
Je ne peux pas la supporter.
Donc si elle passe à la radio, je me dis, oh Dieu,
cette foutue chanson,
c'est ça.
Ta chanson de comédie musicale préférée.
Avec ma copine,
on est obsédé par la chanson
They Might Be Giants de fingertips.
Tu connais cette chanson ? C'est comme 21 chansons en une seule.
Et un excellent jeu à faire,
c'est d'essayer de s'en souvenir dans l'ordre.
Donc fingertips de They Might Be Giants.
La chanson que tu as le plus écouté ces derniers jours.
Oh my God.
Probablement une chanson du film
comme Underdog de Sly and the Family Stone.
Et enfin, catégorie pénible,
la chanson dont tu as un mal de chien
a te débarrasser une fois que tu l'as en tête.
C'est quoi j'en ai une ?
Pour aucune raison. A chaque fois que je fais des films,
la chanson qui me reste en tête
est mort, mort, mort d'Andrea True Connection.
Ça me reste vraiment coincé dans ma tête.
Mais en plus, c'est un bon mantra.
Ça veut dire que tu travailles déjà
sur un autre projet ?
Pas encore. J'ai l'impression
d'avoir terminé celui-là il y a quelques semaines.
Donc pas encore.
Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Running Man ?
Juste que tout le monde va l'adorer.
On s'est tellement amusé à le faire.
C'était il y a un an, jour pour jour qu'on a commencé à tourner.
Donc être ici, assis, avec toi,
à parler du film terminé, c'est un peu fou.
Je suis très content du résultat.
Et tu sais, quand j'étais adolescent,
je voulais en quelque sorte être à la hauteur du livre que j'avais lu.
Et donc le fait que Stephen King l'adore,
c'est suffisant pour moi.
Espérons juste que tout le monde l'aimera aussi.
Oui, parce qu'il faut dire que Stephen King
n'est pas toujours un grand fan des adaptations de ses livres.
Non, pas toujours.
Donc je suis très soulagé qu'il aime celui-ci.
Merci beaucoup, Edgar Wright.
C'était un plaisir de pouvoir discuter avec toi.
Merci beaucoup.
Merci.
C'était un plaisir.
Non, non, non.
Merci beaucoup.
Je suis un grand fan de ton livre.
Merci.

A poursuivre

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