Hafsia Herzi : "La Petite Dernière", entre foi et désir

Hafsia Herzi : "La Petite Dernière", entre foi et désir

Nova le soir • 20/10/2025 • 37:02

Au programme du Score : Hafsia Herzi réalise La Petite Dernière, adaptation sensible et courageuse du roman de Fatima Daas, en salles ce mercredi. C'est un film intime et lumineux sur la foi, le désir et l’identité, joué par Nadia Melliti qui a obtenu le prix d’interprétation à Cannes, et porté par le regard audacieux d’une réalisatrice qui filme les femmes comme personne. Hafsia Herzi répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, l’heure est aux frissons : le magazine en ligne Entertainment Weekly dévoile son classement des films les plus angoissants du cinéma, dans un registre plus psychologique qu’horrifique à l’approche d’Halloween.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Co-Quest, Check the Rhyme. Bienvenue dans le score, au programme du jour de la musique
avec un détour contractuel par Marseille, puisque c'est la ville de cœur de notre invité.
Elle est comédienne et réalisatrice, il sera donc évidemment question de cinéma.
Elle vient nous présenter son troisième film derrière la caméra,
et elle s'est aversée qu'on retrouve juste après l'actu du jour.
Le score.
Allez moteur !
L'actu du jour.
It's spooky time.
Bah oui, si cette phrase devenue récurrente en octobre vous colle des réactions épidermiques
autant que vous le sachiez, ça va gratter.
Si on exume All I Want For Christmas de Maria Carré-la-Divine de plus en plus tôt,
vous imaginez bien qu'en prévision d'Halloween, les suggestions pour se faire peur sont déjà là.
Le magazine en ligne Entertainment Weekly dégaine déjà son petit top des films
pour se foutre la trouille dans un registre psychologique plus chorifique
et je me fais donc une joie de le partager en ce lundi.
Avec un défi additionnel, des films qu'on peut identifier en un seul écours extrait.
Est-ce que vous êtes prêts ?
Aucun indice ne s'affichera en bas de votre écran.
Septième place pour ceci.
Qui a-t-il dans la boîte ?
La réponse à la fin de Seven de David Fincher sorti en 95 déjà,
ça fait donc 30 ans qu'on se tape des traumas sur les 7 péchés capitaux.
Sixième place pour une adaptation de Stephen King et c'était la moindre des choses.
You dirty bird, how could you ?
She can't be dead.
Misery Chastain cannot be dead.
Misery de Rob Reiner en 1990 avec Cathy Bates
dans le rôle de la fan la plus flippante de l'histoire du cinéma.
À la cinquième place, on retrouve un petit garçon avec un talent particulier.
I see dead people.
Haley Joel Osment dans Sixième Sense de Night Shyamalan
face à Bruce Willis en 1999 déjà.
À la quatrième place, sur le podium des films les plus flippants
pour Entertainment Weekly, je vous mets au défi de le deviner grâce à un bruit de bouche.
Hannibal Lecter soit Anthony Hopkins qui partage ses recettes de cuisine
carnacière et Jodie Foster dans le silence des agneaux de Jonathan Demi en 1991.
Troisième place pour Em Le Maudit de Fritz Lang en 1931.
Deuxième place pour Une Terreur qui me poursuit un film de 1980.
Un hôtel paumé, un mec zanzin et un enfant, comment dire ?
Shining de Kubrick toujours d'après Stephen King
qui porte définitivement bien son nom, à ce jour, le meilleur des contraceptifs.
Et le film le plus flippant selon Entertainment Weekly
a traumatisé des générations entières, occasionnant par la même quelques soucis d'hygiène.
Psychose, Ditchcock ou la phobie du rideau de douche
flippait bien collectivement, c'est mon conseil, comme si les occasions manquaient.
Retour à la douceur avec Aves et Airsy dans un instant
et avec Olivier Dine maintenant Danger.
Un peu de délicatesse dans ce monde de bruts,
ce qui n'empêche pas la force, mais son usage,
c'est tout simplement le programme du score aujourd'hui
et ce grâce à une invitée du genre incandescente à l'écran,
de sa révélation dans la graine et le mûlé
qui lui valut le césar de la révélation à Borgot de Stéphane de Moussier
qui lui valut le césar de la meilleure comédienne l'année dernière.
Et bien derrière la caméra, elle crée des petits miracles
aussi en témoigne tu mérites un amour, bonne mère
et désormais la petite dernière à voir dans les salles.
Ce mercredi, bonjour Aves et Airsy.
Bonjour.
Et merci de passer par ce studio.
Merci à vous.
Est-ce qu'il y a déjà une petite anxiété
à l'idée de lâcher dans les salles cette petite dernière
forme de nostalgie, genre un baby blues qui s'annonce déjà ?
Oui, gros baby blues, voilà, et pas mal de stress,
mais voilà ça y est, des mercredis, ça appartient au public.
T'es anxieuse avant les sorties de films ?
Oui, oui, assez anxieuse,
même si ça ne marche pas,
déjà c'est énorme tout ce qui s'est passé autour du film,
mais c'est sûr que si le public est au rendez-vous, c'est magnifique.
Déjà, t'as été quand même, j'imagine, relativement rassuré
de l'accueil du public,
puisque le film a été présenté notamment à Cannes,
j'imagine que tu as accompagné des avant-premières,
les retours sont quand même globalement assez tirambics sur le film.
Oui, les retours sont super.
Les retours sont super,
à chaque fois des accueils merveilleux,
donc on croise les doigts pour la sortie.
Justement, est-ce que tu as des rituels,
les jours de sortie ou des petites superstitions ?
Je demande à tous mes amis,
tout mon entourage de prier,
même pour ceux qui prient pas, je demande quand même de prier.
Et d'aller éventuellement en salle et de garder l'étiquée, peut-être ?
Oui, d'aller en salle et de prendre plein de place.
On y va, on investit.
On investit et on essaie d'attendre la séance d'appris
pour voir s'il y a du monde qui vient, donc...
Moi je sais pas pourquoi je le sens bien,
j'ai une sorte de sentiment comme ça.
On parle de la petite dernière,
dans un instant je t'ai demandé de choisir six titres
dans les playlists de Nova pour démarrer,
tu as choisi Hayam, je danse le Mia,
on l'écoute, on en parle juste après.
Et toujours en compagnie,
Tavzia Erzi, on parle de ton troisième film,
la petite dernière et la petite dernière, c'est Fatima,
bonne élève, elle s'apprête à passer du lycée à la fac de Filo,
à la maison, les femmes sont présentes,
sa mère, ses sœurs et dans le reste de sa vie aussi.
Le lycée banale,
eux tu sais pas encore.
En fait j'ai une très bonne amie à moi qui est musulmane,
elle s'est rendue compte qu'elle était attirée par les femmes.
L'homosexualité est quelque chose de prohibé.
L'instinct de l'homme, c'est d'être attirée par les femmes
et l'instinct des femmes, c'est d'être attirée par les hommes.
Fatima s'interroge sur la compatibilité de sa foi et de ses désirs
et se sent jamais les remettre en question,
ce qui en fait un personnage rare au cinéma, voire inédit,
est-ce que c'est ce qui t'a attiré dans cette histoire ?
Oui, ce qui m'a attiré dans cette histoire, c'est ça, c'est le personnage.
Dès que j'ai refermé le roman de Fatima Das,
je me suis dit mais ce personnage n'existe pas au cinéma,
je le connais dans la vie, je l'ai connu adolescente,
mais je l'ai jamais vu au cinéma
et je me suis posée la question de pourquoi
et très vite, voilà, j'ai senti la nécessité de faire ce film.
La petite dernière d'après le récit de Fatima Das, publiée en 2020,
c'est la première fois que tu adaptes ce que t'avais écrit
et tes deux précédents films,
« Tu mérites un amour et bonne mer »,
en quoi est-ce que ça a changé ton approche ?
Ça, c'est pas mal de pression d'accepter l'adaptation d'un roman
et d'essayer de s'emparer d'un texte qui ne nous appartient pas à la base,
mais en même temps, c'est passionnant, c'est passionnant
parce que tout est là et il faut essayer d'en faire une recette pour le cinéma.
Mais on dit toujours qu'adapter, c'est un peu trahir forcément.
Est-ce que tu as eu une marge de liberté énorme sur ce que tu as fait, sur ce récit ?
Oui, moi, c'était la condition parce que vraiment, le mot « adaptation » me faisait vraiment peur.
J'avais tellement entendu d'histoires, de malentente entre auteurs, réalisateurs, etc.
Donc vraiment, je voulais ma liberté, une confiance totale
et ça a été super Fatima m'a fait confiance et ça a été cool, ça s'est très bien passé.
Est-ce que tu as eu peur la première fois qu'elle a vu le film ?
Oui, d'ailleurs, c'est la première personne à qui je l'ai montré.
Il n'était pas complètement terminé en fin-si, en termes de montage d'image,
mais pas la musique définitive et le reste.
Mais c'est important pour moi du montrer et qu'elle valide surtout,
même si contraactuellement, il n'y avait rien qui m'obligeait à quoi que ce soit,
mais pour moi, c'était important.
Elle me dit si elle aime, si il y a des choses qu'elle n'aime pas,
j'aurais eu le temps, c'était pour me laisser le temps aussi de changer certaines choses
si elle n'avait pas été d'accord avec tout.
On parlait d'une héroïne inédite, du coup, il faut une comédienne inédite,
la Fantastique Nadia Meliti.
Est-ce que ça a été un long processus que de trouver cette perle rare, on peut le dire ?
Oui, ça a été très long.
Mais d'ailleurs, quand j'ai accepté de faire le film,
je savais que le casting allait être très compliqué.
Et on a mis un an de casting, on a fait un an de casting,
donc casting sauvage et casting aussi de professionnel.
Et très vite, j'ai vu sa photo, je crois que c'était au bout de 15 jours de casting.
Et j'ai eu un coup de cœur et après, j'ai quand même continué
parce que c'est sûr que quand on va vers des noms professionnels,
les gens peuvent se désister.
Parfois même chez les pros, ça arrive,
quelqu'un n'est plus envie de faire le film.
Donc il fallait quand même assurer les arrières
et mais aussi avoir le temps de travailler avec elle.
Mais très vite, ça a été mon coup de cœur.
Nadia Melitier a obtenu le prix d'interprétation
lors du dernier festival de Cannes,
donc le film était présenté, il a aussi obtenu la Coueur Palme.
Et Nadia Melitier l'a dit ceci, je cite,
je tenais à remercier Avzia Erzim,
réalisatrice, merci Avzia pour cette audace,
pour ce courage, pour cette confiance.
De l'audace, il en fallait pour monter ce projet
qui traite à la fois d'homosexualité et de religion
un mélange dont on sait qu'il provoque parfois des réactions
complètement hors de propos.
Ah oui, mais complètement, il en fallait.
Et la première personne qui a eu du courage, c'est Fatima Das,
parce qu'elle a écrit ce livre
et elle a beaucoup raconté que pour elle, c'était un devoir
que d'écrire ce personnage pour la littérature.
Et c'est ce que j'ai ressenti en me disant,
je me suis dit c'est un devoir de cinéma.
Et Nadia aussi a eu beaucoup de courage
de porter ce personnage, tout le film.
Mais c'est un film qui a été compliqué à monter
à cause de son sujet ?
Oui, bien sûr, très compliqué.
On n'a pas eu...
Heureusement, on a réussi à le faire.
On a eu quand même de l'argent, mais pas assez pour faire le film.
Donc c'est pour ça que le film est en coproduction allemande.
Il y a une coproduction allemande,
parce que l'Allemagne a trouvé de l'argent.
Mais non, non, c'est...
Vraiment, quand j'ai refermé l'olive,
je savais que ça allait être compliqué,
mais je ne pensais pas à ce point.
Mais c'est sûr qu'homosexualité, religion,
ça a été très compliqué.
Mais alors ça, c'est forcément des gens
qui n'ont pas lu le livre,
qui n'ont pas la curiosité d'aller voir le film,
parce que pour le coup,
le sujet freine.
Et je sais qu'on m'a dit aussi,
ça ne sert à rien d'envoyer à telle chaîne,
parce que ça ne passera pas.
C'était donc une mission pour l'avocate,
puisque j'ai cru comprendre que c'était ton surnom quand tu étais petite.
C'est ça, non, c'est une mission.
Et moi, j'aime bien quand c'est pas facile.
Donc, on arrive à relever le sens de la difficulté.
On continue de parler de la petite dernière dans un instant.
Nouvelle pause, nouveau choix d'Avzia AirZ,
Diana Ross, Upside Down.
Pourquoi ce titre ?
J'adore Diana Ross et c'est un titre
que tout le monde connaît,
qui ne vieillit pas aussi et qui fait danser,
qui apporte la bonne humeur.
Réma Surno avec Calm Down,
un titre que l'on peut entendre
dans le film d'Avzia AirZ,
la petite dernière à l'occasion d'une scène de soirée
avec la toujours merveilleuse Mona Solem,
j'ai l'objet de préciser.
Mona Solem, qui était déjà dans un de tes précédents films,
tu mérites un amour.
Il y a une idée de travailler aussi en famille.
Oui, surtout, c'est une actrice que j'admire énormément,
que j'aime beaucoup.
Et quand j'écris, j'ai pensé à elle,
quand j'écris ce personnage de Cassandra
qui est une jeune femme
que rencontre Fatima lors d'une soirée
et qui elle n'a pas de...
Ça interroge beaucoup moins sur la manière
dont elle vit les choses
et le fait qu'elle aime les femmes.
C'est ça.
Et elle a un coup de coeur pour le personnage de Fatima
et elle lui propose de sortir un soir.
Et non, mais Mona, c'est quelqu'un que j'admire beaucoup,
que j'aime beaucoup,
que j'ai plaisir à filmer à chaque fois.
Et c'est une grande, grande actrice.
On se rend compte en voyant le film
que l'extérieur est hostile
à certains endroits à l'encontre de Fatima.
Mais ce qu'on voit aussi,
c'est que la violence
vient d'une forme d'injonction intérieure.
Comment est-ce qu'on rencontre de ça à l'écran ?
Alors, ce n'est pas évident,
c'est très présent dans le livre.
Bah, c'est la manière de filmer, en tout cas.
Moi, dans ma mise en scène,
ce que j'imaginais, c'est d'être...
Vraiment, essayer d'être dans la tête du personnage.
J'ai respiré avec elle,
vivre ses émotions avec elle.
Et je pense que, ouais,
ça vient de la manière de filmer,
très près de prendre le temps aussi,
parfois, de ne pas le prendre.
C'est un dosage.
Elle est très ambivalente,
parce qu'il y a une forme de fragilité
à l'endroit où elle se pose des questions, Fatima,
mais en même temps, une grande force.
Et parfois même une forme de violence,
à la parfois des réactions
qu'on nous a qualifiées de l'extérieur,
de complètement contre-intuitif
quand elles se sont attaquées.
Oui, mais en même temps,
c'est une jeune femme qui se pose beaucoup de questions,
qui, pour moi, se souffre intérieurement,
et n'est pas bien dans sa peau,
et ne sait pas comment faire.
Mais ce que je trouve remarquable dans le film,
c'est qu'elle a la foi,
elle aime les femmes,
mais qu'elle ne remet jamais
en cause pas ses intuitions-là,
c'est fait là, en fait.
À aucun moment dans sa quête,
elle ne remet en question ni l'un ni l'autre.
L'idée est de faire cohabiter les deux ensemble.
Non, parce qu'elle a besoin de vivre sa foi
comme elle l'entend,
et aussi son désir pour les femmes.
Et elle a envie de vivre sa vie de jeune femme,
tout simplement.
T'as reposté sur Instagram des témoignages de jeunes femmes
qui te remercient d'avoir porté cette histoire à l'écran,
des femmes lesbiennes et musulmanes
qui ne voyaient pas à l'écran
des figures qui l'en ressemblaient.
Est-ce que, dans ton cinéma,
il y a aussi l'envie de raconter ce que je vais appeler
ces récits manquants ?
Ah oui, complètement.
C'est ce qui m'a attiré pendant la petite dernière.
Et quand je fais Bonne Mère, par exemple, aussi.
Et c'est vrai qu'on a eu beaucoup de témoignages
sur les réseaux sociaux et aussi en avant-première
de beaucoup de femmes
qui ont vécu ou qui vivent un petit peu la même histoire
que le personnage de Fatima.
Et c'est très touchant de pouvoir échanger avec ces personnes
et de dire que le film leur a fait du bien.
Est-ce que toi, à un moment plus jeune, ou même encore maintenant,
il y a eu des moments où tu te disais que ce qu'on montrait à l'écran
était finalement assez loin de toi
et que les modèles qui te ressemblaient
n'étaient pas forcément ceux qu'on montrait à l'écran ?
Oui, oui, mais c'est pour ça que j'avais envie de passer derrière la caméra aussi.
Bon, même si cette envie-là était là depuis toute petite,
mais quand j'ai commencé à faire actrice,
c'est vrai que je me retrouvais pas trop dans les scénarios que je disais,
dans les films que je voyais.
Ce n'était pas la vie que je voyais tous les jours.
Est-ce qu'il y a des sujets que toi,
tu as réussi à préander via le cinéma comme un apprentissage ?
Des sujets...
Est-ce que ça a cette vocation-là, en tout cas ?
Parce que là, on voit bien, avec un film comme celui-là,
que ça va aider des gens,
mais si forcément il y a un endroit
où le public va rencontrer quelque chose qu'il touche.
En tout cas, ça peut permettre d'ouvrir les discussions,
de parler, d'être un peu plus tolérant les uns les autres,
d'essayer de comprendre aussi les gens.
C'est bien, mais c'est sûr que oui.
Enfin, moi, en tout cas, ce qui me plaît,
c'est de raconter des histoires
avec lesquelles les gens peuvent se reconnaître.
Il y a assez peu de figures masculines.
Enfin, en tout cas, elles sont peu présentes.
Dans la petite dernière, je n'irai pas jusqu'à parler de matriarca.
Mais quand même, on est clairement dans un univers de femme.
Est-ce que c'était aussi un univers que tu as envie de raconter ?
Parce que c'est encore une fois, pas forcément celui qu'on voit.
Oui, alors dans le roman de Fatima,
le père est un personnage assez violent, pas très sympathique.
Mais je trouvais que c'était déjà vu 50 fois
et j'avais pas envie de rentrer dans ça,
même si malheureusement, il existe aussi ce personnage-là dans la vie.
Mais il y a des papas comme celui qu'il y a dans le film qui existe aussi.
Et pour le moment, les personnages masculins ne m'inspirent pas trop.
Enfin, ils m'inspirent, parce qu'il y a quand même des hommes dans les secondes rôles.
Mais on les voit moins.
On les voit moins, en même temps, oui, ça fait partie d'histoire.
Mais j'avais, oui, très vite, la maman, pour moi, était importante.
Et c'est vrai que j'ai raconté déjà l'histoire d'une mère avec bonne mère.
Et là, ça me permettait aussi de suivre un peu un personnage de maman
qui m'a beaucoup touché dans le livre et qui me touche beaucoup dans la vie.
Et j'avais envie de montrer des femmes qui ont du caractère,
qui se laissent pas faire, qui sont un peu derrière les commandes de tout à la maison.
Je te trouve très forte dans les scènes de quotidien, de famille.
Comment est-ce qu'on parvient à toucher ce naturel parfait ?
Alors, c'est beaucoup de répétition.
Déjà, il faut créer la famille.
On parle de Nadia, une fois que j'ai choisi le personnage de Fatima,
et on crée autour d'elle.
Et beaucoup de répétitions.
J'essaie vraiment de passer du temps avec tout le monde
pour créer une relation de confiance, un rapport humain, c'est important.
Parce que si on arrive le jour J, que personne ne se connaît,
enfin, c'est pas piqué, tu joues la mère, tu joues la sœur.
Et après, non, j'adore raconter le quotidien.
Moi, je suis fan de Marcel Pagnol, qui racontait beaucoup le quotidien.
Et non, voilà, des répétitions, des discussions.
C'est très répété, on dirait pas.
Mais je me suis demandé, est-ce que la table a la même importance
dans ta préparation qu'elle a dans ton cinéma ?
Il y a des scènes de table où on mange, on vit.
Il y a quelque chose de très organique qui se déroule.
Et c'est aussi de là que vient le naturel.
Ah oui, oui, c'est ça, moi, j'adore.
Enfin, après, bon, je suis fan de cuisine.
C'est ma deuxième passion.
Donc je voulais filmer des gens qui mangent, la maman,
un peu la mère nourricière, plein de Madeleine,
Madeleine de Proudre, plein de petites choses comme ça.
Mais les gens mangent vraiment aussi,
parce que souvent, au cinéma, on fait sans blanc.
On fait sans blanc, donc là, il y avait peu de prise,
mais on mangeait pour de vrai.
Et c'est la maman, donc Amina Ben-Momed,
qui n'a jamais joué aussi.
C'est la première fois au cinéma, qui cuisinait vraiment.
Donc quand je l'ai cassé, c'était marrant,
parce que je l'avais demandé si c'est cuisiné.
Je m'avais dit, ben oui, je vais se faire ci, ça, ça.
Donc voilà, à partir de là, on a établi les menus.
Oui, parfait.
La petite dernière, c'est dans les salles mercredis.
Dans un instant, je vais te faire écouter quelques extraits
qui normalement devraient évoquer deux ou trois choses.
Si j'ai bien fait mon travail,
c'est pas avec ce que nous,
quelqu'un, tu aurais le droit de le dire.
On écoutera aussi Tupac et tout ça, ce sera juste après la pub.
Le score, sur Nova.
Charline Roux.
Nova.
Je vais te faire écouter quelques extraits.
Oui, et tu vas me dire à quoi ils te font penser.
Voici le premier.
Alors, toi, en somme, qu'est-ce que tu réclames ?
Écoutez mes taux de panise.
Je fais d'une folie il y a deux heures.
Mais même t'es là, on ne passe pas ce que tu n'étais pas là-dedans.
C'est un extrait de fanny qui est donc sorti en 32.
Marius était sorti en 31.
César en 36.
Qu'est-ce que cette trilogie a de si particulier pour toi ?
Alors, j'ai découvert la trilogie de paniole à l'école
et vraiment, j'ai eu un coup de coeur qui est toujours là aujourd'hui.
J'adore son écriture, les personnages,
ces choses de la vie qui racontent, qui décrit.
Avec cette simplicité, en même temps, on sent qu'il y a énormément de travail
et cette idée de troupe aussi, de comédiens qui évoluent au fil des films.
C'est dur, la simplicité au cinéma, à rendre.
Oui, en tout cas, c'est un pardonnable quand ça ne marche pas, en termes pour le spectateur.
C'est ça, oui.
Ce n'est pas évident, mais en tout cas, c'est quelque chose qui m'inspire beaucoup.
Peut-être que ça changera plus tard.
J'ai souvent, je donne l'indication, par exemple, à la chef d'écho, à la chef costumeur.
Voilà, il faut un costume et qu'il ne fasse pas costume,
une déco, mais qu'il ne fasse pas déco.
J'aime bien quand ça ne fait pas film.
C'est une citation littérale d'Affzier Herzig, une interview.
Quand ça ne fait pas film.
Mais par exemple, cette trilogie de paniole, c'est ça qui t'a donné des envies de jeu ?
Ah oui, oui. Ça m'a vraiment fait rêver en lisant, je faisais des images.
Et surtout, c'est des personnages auxquels j'arrive à m'identifier aussi.
Ouais.
Extrait suivant.
Ah oui, mais vous avez entendu parler des 27 victimes humaines,
mais vous êtes pas au courant pour les animaux.
Bizarrement, on n'en parle jamais.
Six chiens.
Des chats aussi.
Pour une raison qu'une ignore, il a épargné un hamster.
Ça, ça ne vend pas.
Isabelle Hubert, avec qui tu as tourné deux fois,
je m'abuse et qui, je crois, est une comédienne assez importante
dans ton histoire parce qu'elle te suit.
Je l'aime beaucoup, ça a été une magnifique rencontre humaine et artistique.
Et voilà, c'est une femme, une comédienne pour qui j'ai beaucoup de respect.
Elle est géniale.
Je précise que là, c'était un extrait de Elle, de Verreauvonne, qu'on avait écouté.
Est-il exact qu'Isabelle Hubert t'a envoyé un petit message après avoir vu la petite dernière ?
Non, elle n'a pas vu encore parce que j'ai croisé à pas longtemps par ça.
Là, c'était pour Bango, peut-être.
C'était pour la sélection à Cannes, déjà pour les César et après Écran.
Et elle m'a dit, j'ai l'impression de te féliciter tous les mois.
Mais ça fait plaisir.
Oui, c'est plutôt bien, mais félicitations à Isabelle Hubert.
C'est un certain cachet, je dois dire.
Extrait suivant.
La petite maison dans la prévouée, ma série préférée, là, j'adore vraiment.
Mais c'est fou, c'est très rétro pour le coup.
C'est très rétro, mais voilà pareil, ça m'évoque des souvenirs d'enfance
quand j'ai rentré de l'école entre milliers et deux pour manger à la maison.
J'allumais la télé, je regardais la petite maison dans la prairie.
Et j'étais très émue à chaque fois, souvent, parce que c'est assez triste.
Et des sœurs encore une fois, là ?
Des sœurs, une famille et surtout, ça a joué quand même pas mal.
Pour l'époque, ça a joué quand même pas mal.
La plupart du casting, c'est des enfants, et ils étaient super.
Je change de registre complètement avec l'extrait suivant.
C'est absurde !
Vous ne connaissez pas moi et je ne connais pas vous,
et nous n'avons pas cette conversation.
Vous êtes malade et incouth et presumptuous,
et je m'en vais maintenant.
Jack, Mr. Dawson, c'était un plaisir.
Je vous ai acheté, et maintenant, je vous remercie.
Et vous m'aimiez.
Titanic.
Kate Winslet.
Sauf que moi, je l'ai vu en France.
Ah, je me suis posé la question, je me suis demandé justement.
Des années après, je l'ai vu en version originale.
Un extrait, j'ai choisi plus pour Kate Winslet que pour Titanic, à priori.
C'est mon film préféré, c'est l'un de mes films préférés.
Le premier que j'ai vu au cinéma, et Kate Winslet, j'adore.
C'est l'une de mes actrices préférées, j'aime beaucoup.
Qu'est-ce qui te plaît dans sa manière de jouer ?
Son naturel, sa sensibilité.
Aussi, j'ai l'impression qu'on peut s'identifier à elle.
Oui.
Et qu'elle a une parole assez libre aussi.
Oui, c'est ça.
Libre et généreuse.
Après, je la connais pas personnellement, mais dans les films.
Non, mais c'est en tout cas ce qui ressent des interviews.
C'est ça.
Et enfin, dernier extrait.
Alors, ceci est donc un extrait de Pensa Ennemi et Louscasal
dans Talon et Guille de Pedro Almodovar.
Pas Pedro Almodovar, enfin, un grand cinéaste que j'admire énormément.
Que j'ai rencontré à Cannes il y a quelques années.
Enfin, il y avait un dîner, je t'ai assise à côté de lui.
J'avais fait plein de photos avec lui, j'avais posé plein de questions.
Et un metteur en scène qui filme magnifiquement bien les femmes.
Est-ce que tu lui as dit que t'adorerais travailler avec lui ?
Je lui ai pas dit ça, mais je lui ai dit que j'ai adoré son travail
avec mon anglais qui est pas toque.
Donc je pense qu'il m'a, c'est bien compris.
Mais en tout cas, voilà, j'en garde un souvenir d'un homme très souriant,
très chaleureux, très généreux aussi.
Alors si, par exemple, il y avait une proposition qui arrivait demain,
de la main de Pedro Almodóvar, est-ce qu'on accepte sans lire ?
Ou est-ce que...
Bah, non, on va quand même lire.
Et en français, parce que moi, mon anglais, c'est zéro.
Ouais, c'est enfin...
Un espagnol peut-être ?
En corpire, oui.
Ok.
Si c'est en français, ça va ou un personnage muet.
Mais sinon, je peux pas lui promettre d'assurer.
Ouais, tu serais tellement bien dans Almodóvar, je crois.
Ouais, j'aimerais bien, mais bon.
Bon.
On revient dans un instant sur quelques moments marquants de ta carrière.
Juste avant, on écoute Nina Simone avec Feeling Good.
Le score sur Nova, sur Adonovar.
I think I'm going to fall out, fuck it all.
Les Fujis sur Nova, killing me softly, dans la playlist d'Avziah Erzy.
Pourquoi ce titre ?
Bah, j'adore les Fujis, j'adore Lourine Hill.
Et ce titre est magnifique, et pareil, il ne vieillit pas.
Et, enfin, c'est toujours autant d'émotions de le réécouter.
Tu fredonnais, hein, par ailleurs.
Oui, mais faut pas que ça me trompe trop fort, parce que, ouais,
mon anglais, vraiment, ça a trois souhaits.
C'est vrai, ce fois-là ?
Ah oui, oui, vraiment, j'ai essayé, mais je suis pas...
Non, non, c'est pas une musicalité qui te...
Non, non, très étonnante, en tant que...
Je suis persuadée que tu serais capable d'apprendre des textes en anglais.
Ouais.
J'ai déjà fait, hein, mais un peu avec l'accent arabe
ou un accent français, mais faire tout un film en anglais.
Non, c'est impossible, ça y est, c'est trop tard.
Mais non, il n'est jamais trop tard.
Si, si, même fin.
Bon, OK, j'insiste pas.
Retour en 2008, nous sommes au Théâtre du Châtelet,
et ton nom vient de raisonner.
Je rêve, non, peut-être.
Je rêve, peut-être.
Je n'ai pas, en tout cas...
Merci beaucoup, c'est...
Merci.
César du meilleur espoir pour la graine et le mûlé
est-tu donnée l'impression de flotter
dans une réalité qui te semblait parallèle ?
Est-ce que c'était le cas ?
Ah, mais complètement, hein.
Complètement, bah, de façon...
Ce film a...
C'est là où tout a commencé, avec ce film,
avec la graine et le mûlé, donc...
Moi, j'ai grandi à Marseille, dans les quartiers nord,
du jour au lendemain, je fais un film,
un rôle important, et je me retrouve
sur la scène des Césars.
Donc, non, c'était énorme.
Est-il exact que tu avais menti sur ton CV,
notamment sur ton niveau de danse,
pour accéder au casting ?
Oui.
Mais en fait, non, je savais pas
qu'il y avait de la danse dans le film.
C'était surtout qu'il nous demandait un petit CV,
qu'il fallait mettre les passions,
mais moi, j'en avais pas trop, quoi,
par vouloir faire des films.
Donc, j'ai inventé, j'ai mis dans ce oriental.
Mais je savais pas que, dans l'histoire,
il y avait une séquence de danse,
donc ça a été vraiment le hasard.
Oui.
Alors, qu'est-ce que la réalisatrice
que tu es devenue, dirais,
à une jeune comédienne qui...
qui met des mythos sur son CV ?
Je dirais, bah oui, qu'elle a bien fait, peut-être.
Non, après, moi, je suis quand même...
Du coup, ça m'a rendu assez tolérante, quoi.
Oui, j'imagine.
Si on avait dit à cette jeune fille
qu'il y avait l'impression de rêver, donc,
qu'elle aurait le César de la meilleure actrice
17 ans plus tard
et qu'elle réaliserait trois films,
elle aurait dit quoi ?
Franchement, j'irais pas cru.
Après, bon, j'avais cette envie forte
de passer derrière la caméra,
mais j'irais pas cru.
Après, pour le deuxième César,
magnifique, 17 ans après,
surtout de me dire, mais 17 ans après, quoi.
Ça passe tellement vite.
Bah, ça installe une carrière en même temps.
C'est à dire que, tu vois,
enfin, avoir un César,
j'imagine que c'est déjà en soi
quelque chose d'exceptionnel,
mais durer aussi, c'est autre chose.
C'est autre chose, et surtout,
on voit pas le temps passé.
Il y a pas longtemps, j'ai revu
par hasard des extraits de la graine émulée
et je me suis disais, mais ça passe tellement vite.
Ça passe tellement vite.
Je me souviens, je m'en rappelle de ce tournage
comme si c'était hier.
Et c'est sûr que c'est un magnifique encouragement.
Oui.
C'est un magnifique encouragement.
Ça donne de la force.
Et j'espère que ça donnera de l'espoir
aussi à plein de jeunes acteurs actrices
qui viennent de milieux parfois
ou c'est pas si facile que ça
que de pouvoir avoir la chance de réaliser ses rêves
et de faire des métiers artistiques aussi.
Est-ce que tu vois des ponts
entre tes choix de comédienne
et ta vie de réalisatrice ?
Il y a une ligne ?
Ah oui, enfin, il y a une ligne.
En tout cas, en tant qu'actrice,
j'essaie vraiment de choisir.
Et vraiment, même depuis le début,
j'ai toujours choisi...
Faire souvent dis non.
J'ai souvent dis non.
Parfois, j'y dis oui et c'était pas les bons choix.
Mais voilà, c'est comme ça.
Mais j'ai toujours eu envie, en tout cas,
d'être fier et sûr de ce que je fais.
Et non, pour moi, oui, ça communique.
Ça communique, c'est un film, par exemple,
la petite dernière dans laquelle
j'aurais pu jouer à l'époque
si on l'ait proposé.
Bonne mère aussi, enfin.
J'ai l'impression qu'en tout cas,
dans tes choix de comédienne,
il y a une forme d'engagement.
Je ne parlerai pas forcément d'engagement politique,
mais en tout cas,
il n'y a pas de gratuité dans le propos.
Oui, mais c'est important.
Enfin, moi, j'ai besoin de faire des choses
qui me parlent, qui m'animent, qui me touchent.
Parce que franchement, sinon,
enfin, ça ne m'intéresse pas.
Je n'ai pas de plaisir vraiment, sinon.
Et j'ai besoin, en tout cas,
qu'il y ait un message,
quelque chose qui passe de...
Enfin, de raconter quelque chose
ou d'incarner des personnages
qui racontent quelque chose, c'est important.
Est-ce qu'il y a des registres
qui, jusqu'ici, t'échappent en tant que comédienne
ou qu'elles t'aimeraient bien t'essayer ?
Pour le moment, non.
Après, c'est vrai que je n'ai pas fait trop de comédies.
Mais je ne sais pas si...
C'est un registre qui mérite, je ne sais pas.
Il faut le tester.
Oui, il faut tester, oui.
Trouer une comédie avec un propos, pour le coup.
Oui, pourquoi pas un jour ?
On t'a vu aussi récemment,
dans la série réalisée par Stéphane de Moustiers,
si me tiens à un dien,
tu y tenais pour le coup un petit rôle.
Oui.
Comment est-ce qu'on accepte un petit rôle
quand on a un statut comme le tien, aujourd'hui ?
Petit rôle important, je dois dire, dans l'intrigue, mais je...
En fait, on avait fait Borgho.
Oui.
Et donc, il m'a appelé pour la série,
il m'a proposé ce personnage.
Simplement parce que j'avais envie de retrailler lui
et que je me fais confiance
et que j'avais envie aussi de tester une série pour une fois.
C'était ma première fois.
Et ça a été une super expérience.
Et j'ai adoré ce moment, ce personnage,
mais ça a été vraiment...
Voilà, c'était un tout, quoi.
C'était très bien entouré,
il dirait Azougli ou Nazoualem.
Non, c'était génial, vraiment, oui.
De l'excellence.
Non, c'est trop bien.
J'ouvre des guillemets.
Les faits d'hiver me passionnent.
J'aimerais bien incarner une tueuse un jour.
Tu es une tueuse, un poiseau d'une.
Non, en fait, j'adore les faits d'hiver.
J'adore tout...
Faites entrer l'accusé.
D'ailleurs, il y a un petit clin d'œil dans le film.
Faites entrer l'accusé.
Mais c'est plus un personnage un peu bizarre, quoi.
Un peu comme ça, bizarre.
Essayez de comprendre, d'incompréhensible.
Et tu aurais une vraie méchante ou plus quelqu'un ou...
Méchante, mais pas trop, quoi.
Trop, chez moi, si j'arriverais.
Ouais.
Faut quand même un peu de...
T'as besoin d'avoir un peu d'empathie pour tes personnages.
Oui, il faut que j'aie un peu d'empathie,
quand même, sinon je pourrais pas.
Mais ouais, non, j'aimerais bien incarner,
enfin, parfois on voit des trucs,
on dit, mais comment c'est possible, quoi.
Le prochain projet, ce sera en tant que comédienne,
en tant que réalisatrice, tu sais déjà.
En tant que...
En tant que...
Parce que j'ai envie d'y dire d'une autre,
enfin, on parle d'une autre adaptation de l'Ail à Slimanie, peut-être.
Oui, ben il y a...
Enfin, c'est en cours l'adaptation du jardin de Locke,
de l'Ail à Slimanie,
que j'ai depuis longtemps,
c'est un projet que j'ai depuis longtemps.
Donc, j'ai terminé le scénario,
voilà, j'ai encore un peu de travail.
Et sinon, j'ai terminé le film de Léa Misus
avec Benoît Magimel.
Et c'est super, ouais.
Parfait.
Nouvelle pause musicale.
On écoute Destiny's Child avec Jumpin' Jumpin'
Le score sur Radio Nova.
TLC sur Nova, nos crabs, le choix d'Avzia AirZ.
Pourquoi TLC ?
Pareil, l'adolescence.
Moi, je suis très nostalgique de cette période-là.
Et ouais, groupe de...
groupe de filles, très talentueuses,
qu'on a envie de prendre, pour exemple.
Ouais.
Puis, tu parlais de messages, pour le coup,
sauf mauvaise traduction.
On est quand même sur un groupe de jeunes femmes
qui expliquent qu'il y a des mecs qui n'en valent pas la peine,
que c'est pas la peine de s'approcher.
C'est ça, oui.
Est-ce que pas la pire des valeurs à...
Non.
Qu'il y a des jeunes femmes ?
Bah oui, bien sûr.
Bien sûr, c'est bien.
On continue de parler de musique,
c'est l'heure du questionnaire, du score.
Je vais t'interroger sur quelques-uns de tes souvenirs musicaux,
l'idée c'est de répondre sans réfléchir.
D'accord.
Est-ce que tu es prête ?
Oui.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfance,
ou en tout cas la tienne ?
Hum...
Tu m'oublieras de la rouce.
Très bien.
Le titre de ton adolescence ?
R&B de Rue Mathiouston.
Évidemment.
Je sais qu'il y a une énorme frustration
de ne pas pouvoir diffuser du Mathiouston dans le score.
Bah oui, il faut.
Il est cité ici.
Ta chanson de Karaoke ?
Hum...
Et mon nouveau vivant ?
François Valérie.
François Valérie.
Très bien.
Ok.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans tes playlists ?
Hum...
Surpris.
Je t'aime à l'italienne de Frédéric François.
Ah oui.
Je peux te demander pourquoi ce titre ?
Ma maman était fun.
D'accord.
Et...
Du coup, j'ai...
C'est en héritage.
C'est ça.
Malgré moi, je suis tombée dans Frédéric François.
Ok.
Les titres qui te propulsent immédiatement sur la piste de danse ?
Je danse le MIA.
Bah oui.
Et le titre qui t'en fait immédiatement sortir de la piste de danse ?
Hum...
Alors là, je sais pas.
Ça peut être pour une non maîtrise du style.
C'est pas obligé d'être une méchanceté.
Hum...
Non, rien de t'arrêtes sur la piste de danse ?
Hum...
Non, rien.
Bah écoute, tant mieux.
Ta chanson de comédie musicale préférée ?
Dirty Dancing...
Time of my life.
Oui, Time of my life.
C'est ça, ouais.
On répond en anglais, ouais.
Bien sûr.
La chanson que tu ailes plus écouter ces derniers jours ?
Réma.
Calm down.
Puisqu'évidemment, elle est dans la piste dernière.
Et enfin, catégorie pénible ?
La chanson dont tu as un mal de chien débarrassé une fois que tu l'as en tête ?
Je précise que j'ai eu énormément de chansons en frontine à cet endroit.
Ah oui, c'est ce que j'allais dire, ouais.
Il était un petit tire...
Ou la petite poule grise ?
La petite poule grise.
C'était une petite poule grise qui allait pondre dans les glisses.
Je la connais pas, ça.
Voilà, ça, ça en boucle, ouais.
Bah très bien.
En ce moment, ouais, c'est la poule grise.
Bah ça me va.
Je rappelle donc, mercredi, il faut courir dans les salles pour aller voir la petite
dernière d'Avesya Erzy avec Nadia Meliti, Jimin Park, Louis Memmi, Mouna Soalem, et bien d'autres.
Merci mille fois, vous avez d'être passé par Mersia Studio.
Merci beaucoup.
Dans un instant, on va retrouver David Blow et le Nova Club.
Non, sans avoir écouté le dernier titre choisi par notre invité.
En l'occurrence, Funky Family, Hayam.
On a débuté avec Hayam, on termina avec Hayam.
Pourquoi c'est Bad Boy de Marseille ?
Pareil, Marseille, c'est un titre culte.
Ouais.
C'est un titre culte.
J'adore, j'adore les voix qui se mélangent, le texte, c'est super.
Eh ben merci pour ce choix.
Et merci beaucoup, Avesya Erzy.
Merci.
Sur Radio Nova.
A retrouver en podcast sur nova.fr

A poursuivre

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