"Le Bourgeois Gentilhomme", version Jean-Paul Rouve

"Le Bourgeois Gentilhomme", version Jean-Paul Rouve

Nova le soir • 05/11/2025 • 43:00

Au programme du Score : Jean-Paul Rouve endosse les habits de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme, mis en scène par Jérémie Lippmann au Théâtre Antoine. Entre satire sociale et comédie-ballet, il redonne vie au plus rêveur des ambitieux de Molière avec humour, panache et un brin de folie moderne. Jean-Paul Rouve répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, People Magazine vient de dévoiler son Sexiest Man Alive 2025 : Jonathan Bailey, comédien britannique révélé dans La Chronique des Bridgerton et Fellow Travellers. Premier lauréat ouvertement gay, il incarne une masculinité nouvelle, plus libre et plus représentative.

Transcription

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Harmonie Mutuelle
Avant son collectif
Radio Nova
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux
Bob Marley sur Nova avec Zimbabwe et bienvenue dans le score.
Aujourd'hui, un invité multicasquette.
Télé, ciné, théâtre puisqu'il joue en ce moment le bourgeois gentillum.
Jean-Paul Rouv nous rejoint dans un instant juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
Une actue dans la catégorie Société et Caliente.
People Magazine, Institutions Entertainment et Hebdo Américain
vient de publier son traditionnel numéro Sexiest Man Alive.
Et le regagnant de l'édition 2025 est Jonathan Bailey, comédien britannique,
roi des planches, vu dans les séries La Chronique des Bridgerton,
et la série Félo Travelers.
Il est à la fiche du jurassic world, renaissance et de Weekend 2.
Futile, me direz-vous ?
Si, si, je vous entends.
Je vous répondrai pas tant, non, pas si futile que ça.
Ce titre norifique annuel permet de donner quelques indications
quant à l'évolution ou non des masculinités.
Oui, je vais me livrer à une interprétation toute personnelle
et peut-être audacieuse.
Mais, par exemple, l'année dernière, c'était John Krasinski,
un comédien à la fois drôle et câlin,
au moment même où un certain locataire de la Maison Blanche
reprenait ses quartiers.
Moi, j'y vois un lien de cause à effet.
Alors qu'en 2023, c'était Patrick Dempsey,
l'éternel docteur Mammour de Grésanatomie.
Ça témoignait, selon moi, d'une petite nostalgie.
Alors, je peux dire, repli.
Mais enfin, c'était un peu la fin d'une époque, en somme.
Si on remonte plus loin, ah ouais, vraiment,
le travail d'archiviste, quelle passion.
Il y a tout pile dix ans, c'était David Beckham,
précédé par Chris M. Swartz, Adam Levine,
Channing Tatum, Bradley Cooper, Ryan Reynolds.
Oui, c'était un peu la vibe débardeur blanc
et sourire ultra-bright,
une certaine image du mal,
et j'irai jusqu'à dire de la bonne santé.
Et la diversité dans tout ça,
et bien, pour me Denzel Washington,
Sexiest Man Alive en 1996,
il aura fallu attendre 2016 et The Rock
pour voir un mal non blanc en couverture du magazine.
L'idée n'étant pas de faire de la statistique ethnique,
il n'empêche que la blancheur du panel
pique sacrément les yeux.
Fort heureusement, 2018 a été l'année
Idris Selba 2019, celle de John Legend,
et 2020, l'avènement de Michael B. Jordan,
qui pour le contester, certainement pas moi.
Pour en revenir au loré à 2025,
Jonathan Bailey est le premier
Sexiest Man Alive gay.
C'est peut-être un détail pour vous,
mais pour moi et pour plein d'autres non représentés.
Ça veut dire beaucoup.
Moi je dis vive le roi.
Dans un instant, on retrouve Jean-Paul Rouv,
mais juste avant, on écoute
John Legend avec You Still Love You.
Le score.
18h30, 20h.
Charline Roux.
Sur Radio Nova.
Au cinéma, mon invité s'est appelé antivirus,
Pierre-Jean-L'Amour, Pierre-Toupour,
Doug Marley, chérif de son état,
Albers Padjieri,
Couscous, Sausie de Paul-Naref,
Fabrice, comme carreau, papa du petit Nicolas,
et bien sûr Jeff, fan de frites et de l'auterie.
Au civil, il s'appelle Jean-Paul,
et même sans annoncer son patronime,
on sait déjà de qui il s'agit.
Il a déjà brillé au sein des robins des bois
et Donnaret n'avance sur scène.
Tous les soirs, il se fait appeler Monsieur.
Alors Jourdin, en l'occurrence, prof supplémentaire.
Attention, instant, régionalisme avant tout.
Que le Nord, c'est la terre des bons.
Bonjour Jean-Paul Rouv.
Bonjour.
Comment ça va ?
Très bien.
Un peu fatigué,
parce que le théâtre,
j'en ai pas fait depuis bien longtemps.
Et c'est un rythme soutenu.
C'est un rythme de sportif.
C'est un marathon, le théâtre.
Oui, j'imagine.
C'est pas un sprint.
Il faut se ménager et tout.
C'est vrai que je me rends compte
qu'il faut être vraiment en forme le soir
pour donner le meilleur de soi.
Puisque tu es à la fiche du bourgeois gentille
au théâtre Antoine,
mise en scène de Jeremy Liepmann jusqu'au 10 janvier.
Alors effectivement,
quand on a rendez-vous tous les soirs
à 21h du lundi au samedi
avec une date double le samedi,
on a aussi une à 16h,
à quoi elle ressemble les journées ?
Elle ressemble à pas grand chose, en fait.
C'est vrai.
Déjà, tu rentres du théâtre,
je finis la pièce, il est 23h.
Donc tu as souvent des amis,
donc tu vas boire un verre.
Puis après, tu rentres et allez les minuites chez toi.
Mais tu as de l'adrénaline
et moi, je n'arrive pas à me coucher
avant 2-3 heures du mat'
donc tu es décalé.
Tu es décalé ce qui n'est pas du tout mon rythme.
Moi, je n'arrive plutôt
à me lever tôt le matin
et là, c'est vrai que je me lève
à 11h30 des fois,
ce qui ne m'arrive jamais.
Tu es tracker tous les jours
de temps en temps ou jamais ?
Non.
Wow.
Non, non, mais pas wow.
Si, c'est quand même pas mal.
Non, parce que ça peut être bien.
Ah, il y en a que ça paralyse
et il y en a que ça motive.
Non.
Non, je ne suis pas tracker.
Je suis...
Bon, alors les premières,
on va dire qu'on est un peu instable.
C'est pas tracker, c'est-à-dire
si tu as bien...
Ce qu'il faut, c'est bien travailler.
Tu as bien construit,
ton spectacle.
Et puis, c'est comme si tu...
En fait, quand tu joues
d'un seul coup,
tu as un autre personnage
qui arrive dans la pièce,
qui est le public.
Donc après,
le public fait partie de la pièce
et donc il n'y a plus de...
Non, il n'y a pas de track,
il n'y a pas d'angoisse.
Normalement dans cette émission,
je demande à chaque invité
de piocher 6 titres
dans les playlists de Nova.
Oui.
Je ne veux pas mentir.
Non, non, non, vas-y.
Jean-Paul m'a dit,
alors franchement, fais-le toi.
Vas-y, choisis.
Alors, je pense que le premier,
tu me valideras.
Non, mais il faut expliquer pourquoi.
C'est-à-dire que vous nous présentez
un ordinateur.
Et une liste infinie.
Mais voilà.
T'es tamisante.
C'est-à-dire, c'est que...
t'es devant Netflix, quoi.
Ouais.
En fait, c'est un peu ça,
quand même.
Donc, et comme moi, je...
Je sais pas.
J'écoute pas beaucoup de musique.
Donc, je sais...
A part...
Je t'ai dit les Beatles.
Bah voilà.
C'est ça qu'on va écouter en premier.
On écoute donc les Beatles.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Tina Turner sur Nova,
avec Proud Mary,
parce que j'avais cru lire
dans un article
que Jean-Paul Rove
était fan de ce titre.
Ah bon ?
Ouais, je te promets.
Non, c'est vrai.
C'est partie des trucs
que tu avais cité,
dans une interview de musique.
Tu as cité ça, moi.
Mais...
T'es sûr que c'était moi ?
Ouais, je crois.
Bon, je sais pas,
je la connais pas,
je crois que c'est le chanson.
C'est-à-dire qu'en fait,
t'appliques la même méthode
à tous les gens
qui te demandent de parler de musique.
Ah oui.
Vas-y, choisis-toi,
je dirais que c'est moi.
Ouais, c'est vrai.
Non, mais c'est vrai
que ça m'arrive.
Ça m'arrive.
C'est génial.
J'adore.
Jean-Paul Rove
sur la scène du théâtre
Antoine
pour jouer le bon jouage
anti-homme
mise en scène de
Jeremy Lipman.
Bon, il n'a ni l'autre.
Commencer, c'est un...
Non, je dirais que c'est un...
Alors, pour une métaphore,
je dirais que c'est une randonnée.
Ouais.
Je dirais plutôt ça.
Enfin, on prend comme on veut,
surtout.
Mais je sais que...
Je me suis toujours dit
Molière,
il faut le prendre
comme un camarade.
Il faut le prendre
comme quelqu'un qu'on respecte
et, évidemment,
pas de raison,
mais de le prendre
comme un camarade.
Et en prenant comme un camarade,
je pense qu'on s'approche
le plus possible
de ce qu'il aimait,
ce que j'imagine,
ce qu'il aimait,
cette liberté qu'il avait.
Je pense que quelqu'un
qui a improvisé,
je pense pas mal,
parce que quand les pièces,
on se rend compte que
les pièces étaient souvent
écrites.
Donc, je pense qu'il est
écrivé.
On n'a rien de Molière.
On n'a pas de document.
Mais on pense qu'il est écrivé
un peu comme ça,
sa pièce.
Ensuite, il répétait
et les rôles étaient distribués.
Il savait tous les comédiens
de sa troupe
quel emploi ils avaient.
Donc, il leur donnait les emplois.
Ensuite, il jouait.
Ensuite, je pense qu'il improvisait
un peu,
que lui,
il improvisait beaucoup,
je pense, sur scène.
Il avait un côté,
je crois,
très de funeste
dans sa façon de travailler.
Et ensuite,
je pense qu'il y avait quelqu'un
qui devait noter
pour ensuite avoir la pièce.
Je parle des pièces en prose.
Oui, bien sûr.
Et ensuite,
c'était publié.
Voilà.
Mais c'était
quand même un travail en mouvement.
Donc aujourd'hui,
on a une pièce
qui est
qui est dans le marbre.
Donc, il faut la garder,
mais évidemment,
parce qu'on ne sait pas
ce qu'il aurait changé,
lui ou pas.
Mais il ne faut pas,
il ne faut pas en avoir peur,
il ne faut pas le sacraliser,
je pense, comme auteur.
Parce que là,
en l'occurrence,
c'est si je puis me permettre
un tube
de Jean-Baptiste
que tu joues.
Est-ce qu'il y a plus,
donc,
s'il était à investir
un monsieur Jourdin,
qu'à jouer Georges Dandin,
je crois,
t'avais joué dans les années 90.
Il s'avait pêf, d'ailleurs.
On avait joué Georges Dandin,
qui était, à l'époque,
mis en scène.
C'est assez marrant par Stéphane Brisé,
qui devait être un grand réalisateur,
et Stéphane.
Et voilà,
on était au cours ensemble
et il avait monté cette pièce.
Oui, c'est drôle.
Non.
Mais alors ça,
ça vient de mon inculture,
je crois.
C'est-à-dire que
comme...
j'ai pas une grande culture
théâtrale,
je ne vais pas énormément
en théâtre.
Moi, quand j'ai élu
des pièces
et que j'ai élu,
notamment le bourgeois gentillum,
je me suis pas rendu compte
qu'il y avait tant de comédiens
illustres
qu'il l'avait joué.
C'est après,
on m'a dit que tu sais
qu'il l'a joué.
Ah bon, ah d'accord.
Donc, j'avais pas cette appréhension-là,
étant mieux, en fait.
Puisque je parle de tube,
écoutons,
un de ses refrains
les plus connus
en échange entre Jourdin
et son maître
de philosophie
incarné ici
par Jean-Louis Barcelona.
Sans ce délai,
à quoi vous lui voulez écrire ?
Non.
Non.
Point de verre.
Vous ne voulez que de la pose ?
Non.
Je veux ni prose,
ni verre.
Il faut bien que ce soit l'un ou l'autre.
Pourquoi ?
Pas la raison, monsieur,
qu'il n'y a pour s'exprimer
que la prose ou les verres.
Il n'y a que la prose ou les verres ?
Oh non, monsieur.
Tout ce qui n'est pas un prose
est vert
et tout ce qui n'est pas un vert
est prose.
Et comme on parle,
qu'est-ce que c'est donc que cela ?
De la prose ?
Oh.
Est-ce qu'il est déjà arrivé
qui est, alors je ne vais pas dire
parce que je parlais de refrain,
comme c'est un texte
dont certaines répliques sont relativement connues,
qui est des gens qui y aillent en même temps que toi.
Tu vois, sur ce genre de scène.
Non, pas là-dessus.
Non.
Mais il y a un moment,
dans le personnage,
il devient Mamamushi.
Oui, bien sûr.
Et il va devenir un moment
et il y a quelqu'un dans la salle
qui l'a dit avant,
Mamamushi.
Mais alors ça, c'est fou
de se dire que 350...
Mais oui.
J'ai coûté l'extrait là
et je ne parle pas
de notre interprétation,
mais je me dis 350 ans après,
il y a des gens qui rient.
On continue à rire à Molière
et en effet, il y a des tubes.
C'est quand même fou,
il a écrit des tubes.
Oui.
Et c'est un des seuls.
Il y a lui, il y a Shakespeare,
on va dire, où il y a des tubes,
un tout pas être, et encore.
Il y en a moins, presque,
chez Shakespeare que chez Molière.
Et il y a des scènes,
presque, qu'on attend
comme un chanteur
qui va faire son vieux tube
d'il y a 10 ans
et ça, c'est extraordinaire,
ça a joué.
Ça, c'est fou.
C'est très, très plaisant, ça.
Mais ça aide justement
pour le texte.
Tu vois, cette familiarité
avec le texte,
parce que c'est,
quoi qu'on en dise
et quoi qu'on en pense,
c'est une langue que moi,
je trouve assez compliquée.
Alors, c'est plus compliqué
Molière.
Donc Molière,
il a fait des pièces en verre,
il a fait des pièces en prose.
Les pièces en verre
sont paradoxalement plus faciles
à apprendre.
Parce qu'il y a une musicalité
un peu comme du rap,
un peu, voilà,
comme un chanteur.
Donc, c'est plus facile
à apprendre.
La prose de Molière
est compliquée
parce qu'elle est censée
être un langage commun
et courant,
sauf que la syntaxe
n'est pas la même qu'aujourd'hui.
Les mots, quelquefois,
sont inversés.
On va avoir des compléments
qui sont avant le verbe.
On va avoir, voilà,
et quelquefois,
on a même des mots
qui ont un sens
totalement opposé
aujourd'hui.
Par exemple...
Où allez-vous ?
Attends, comment...
Où allez-vous ?
Par exemple, moi, je dis
où est-ce que vous venez ?
C'est le contraire.
Donc, il faut, dans ton attention,
le jouer
pour que le public comprenne,
qu'il ne comprenne pas
le contre-sens.
Et donc, ça,
c'est beaucoup plus compliqué.
C'est un enfer à apprendre, en fait.
Parce qu'il emploie
beaucoup de synonymes,
parce qu'ils répètent
des mots,
parce que les phrases
sont construites
bizarrement,
donc elles ne sont pas
dans ta tête.
Donc, tu as envie
de les mettre dans ton sens
à toi.
Et donc, c'est un gros travail,
mais c'est plaisant
de se plonger
On poursuit la conversation
sur le bourgeois gentillum
dans un instant
de nouvelles poses musicales
avec l'un des choix
de Jean-Paul Rouves,
Kendrick Lamar.
Ah, j'adore.
Bah ouais.
Not like us.
Mais bien sûr.
On parle du bourgeois gentillum
aujourd'hui
au théâtre Antoine,
incarné par Jean-Paul Rouves.
Monsieur Jourdin,
c'est un homme
qui veut gravir
l'échelle sociale
sans avoir
les moyens de ses ambitions
en réalité.
Et en revoyant la pièce,
je me suis que c'est un personnage
assez familier
pour ne pas dire
très très actuel.
Ça t'a percuté aussi.
Bah oui, de toute façon,
Molière, on dit toujours,
on dit Molière est actuel.
Mais quand on regarde
Molière,
en fait,
ce qu'il fait,
c'est qu'il parle
de la comédie humaine.
Donc il a un don
pour regarder les êtres humains
et pour s'en inspirer,
pour s'en amuser.
Il construit toujours
des personnages
complexes d'ailleurs.
Il n'y a jamais les bons
et les méchants.
Ils ont toujours des qualités,
des défauts.
Ils ont toujours des bonnes raisons
de faire des choses
et des mauvaises raisons,
comme nous tous.
Et c'est vrai que
qu'ils l'aiment parler
de la société
dans laquelle il évolue
à l'époque
et ce rapport
de la bourgeoisie
et de la noblesse.
La noblesse qui est induire,
enfin,
tu pouvais acheter
quelques titres,
mais c'est quand même
que tu veux accéder
à un monde qui n'est pas le tien.
En pensant qu'il est mieux.
Comme on peut avoir aujourd'hui,
il y a plein de façons
de le voir ça.
Tu peux avoir un côté
par exemple
province, Paris.
Tu peux avoir
un côté aussi
ascension sociale
ou ascension...
L'ascension sociale
peut venir dans le métier
mais elle peut aussi venir
dans les relations,
dans les...
Pardon.
Dans les familles.
C'est-à-dire
qu'il y a toujours ça
en France.
Je pense qu'il y a toujours
attien,
ma fille s'est mariée
avec un médecin.
C'est mieux que ma fille
s'est mariée
qu'un boulanger.
Pourquoi ?
Ça ne veut rien dire.
On est tous d'accord.
Ce n'est même pas
une question de revenus.
Ça ne veut rien dire.
Mais il y a toujours ça.
Donc c'est intéressant
de montrer ça
et ça reste
très actuel pour ça.
Moi je suis intimement
persuadé
que si M. Jourdin
vivait en 2025
il serait sur Instagram
et TikTok tous les jours
à faire des vidéos
pour se mettre en scène.
Exactement.
C'est un marchand.
Donc c'est quelqu'un
qui a réussi
qui gagne de l'argent.
Moi je connais plein de gens
qui ont réussi
l'entreprise
qui ont commencé
très jeune à travailler
et qui n'ont pas forcément
la culture
parce qu'ils n'ont pas eu le temps
et qui aujourd'hui
qui ont 50 ans
et qui aujourd'hui
ont des profs
d'art
quelqu'un
qui va prendre la peinture
et c'est très bien.
Je trouve ça extraordinaire.
Mais ça prouve
que
qu'on peut avoir envie de ça
et c'est pas forcément négatif
de vouloir
de vouloir
connaître quelque chose
qu'on n'a pas eu la chance
de connaître quand on était jeune.
Non mais chacun trouve
son accomplissement là
où il décide de le trouver.
Exactement.
Mais là
en l'occurrence dans la pièce
on rit mais le fond de l'histoire
c'est quand même un petit
qui veut devenir grand
alors certes ici prend mal
mais il est quand même
aussi extrêmement méprisé
voire instrumentalisé
par les gens dans haut.
C'est un peu la lutte
des classes en costume
chatoyant.
Oui c'est ça
c'est exactement ça
parce qu'il faut vous dire
que la noblesse
à l'époque
elle a souvent le titre
avec.
Il y a déjà ça à l'époque.
Donc il se serve de lui
et c'est un bon pigeon en fait.
Oui bien sûr.
C'est un pigeon
mais moi j'ai même vu ça
dans mon métier
par exemple
des moments tu vois des gens
qui d'un seul coup
tu fais un film par exemple
il y a un financement de film
quelqu'un qui a une entreprise
qui a de l'argent
il veut investir dans le cinéma
et donc il y va
mais on lui dit pas
que finalement son argent
la priorité qu'il le récupère
elle est très très faible
mais ça le fait rêver
et donc il y a ce côté là
et moi il me touche ce personnage
après on peut voir toujours
le verre à moitié plein
le verre à moitié vide
il a bien sûr des défauts
il a tout mais il le dit
un moment il le dit
mais est-ce que j'ai pas le droit
moi aussi d'apprendre
des belles choses
voilà.
Mais ça tient beaucoup aussi
je trouve à l'interprétation
parce que M. Jourdin
il peut être plus ou moins
sympathique en fonction
de la manière dont on joue
exactement le tient
on a de l'empathie pour lui
parce que oui il est prétentieux
il est un peu ridicule
mais il est incroyablement naïf
oui il est sincère
dans ses envies
oui oui
alors ça oui en effet
c'est des choix d'interprétation
puisqu'on ne sait pas
nous on joue les notes
mais c'est comme jouer
c'est comme jouer une sonate
de Mozart
il y a des notes
et puis le pianiste
va l'interpréter
suivant sa sensibilité
moi c'est vrai
que j'y ai amené vers ça
mais c'est pas conscient
en fait
je ne suis pas dit
en lisant le texte
en me disant
tiens je vais le faire comme ça
non moi j'essaie de le faire
le plus sincère possible
le plus vrai possible
que le texte soit le plus vrai possible
alors oui il en sort ça
apparemment on me le dit beaucoup
donc c'est que ça sort ça
mais c'est complètement instinctif
c'est naturel
alors on parlait de musique
depuis le début de l'émission
il se trouve que la particulaire
était aussi de septième
c'est que c'est une comédie ballet
ça veut dire qu'il y a de la musique
sur scène
et qu'il y a de la danse aussi
alors oui exactement
il y a de la musique et de la danse
alors après c'est une comédie ballet
donc c'est les premières
en fait c'est les précursors
des comedies musicales
donc les deux personnages importants
à la cour de Louis XIV
c'est Molière et c'est Lully
qui est presque plus important
que Molière à l'époque
aujourd'hui c'est Molière qui est devant
mais lui il est très important
et donc il décide
tous les deux de faire
des comédies ballet
où ils vont mélanger
donc la danse et le théâtre
et donc en fait
c'est à part égal à l'époque
donc c'est des spectacles
qui durent plus de trois heures
et aujourd'hui bien sûr
un spectacle ça peut être joué
dans son integralité
mais aujourd'hui
c'est un peu compliqué
donc nous on a un peu coupé
on a gardé l'esprit
enfin j'ai remis à couper
pour que ça reste
acceptable aujourd'hui
comme pièce
Mais alors par exemple
la présence de la musique
ça a influ sur ton rythme de comédie ?
Tu crois ?
Est-ce que ça a influ sur moi ?
Oh non je pense pas
non je pense pas
parce que en fait
quand on travaille
quand on travaille
quand il y a les répétitions
même moi mon travail de acteur
se fait en dehors de la musique
ensuite ça se travaille
d'un côté
les chorégraphies
et tous les chansons
puis ensuite on se lit
tous les deux
Mais tout ça donne quelque chose de très
je sais pas si le mot
en tout cas c'est très réjouissant
Bah non on voulait que ce soit
On voulait que ce soit dit
Bah non on s'est dit
moi je voulais faire un mollier
enfin je voulais faire un mollier
ouais j'avais envie de faire un classique
mais je dis moi je fais un classique
que si c'est abordable
divertissant
comme à l'époque
comme ça a été écrit
parce que mollier quand même
l'a écrit comme ça
alors après on peut intellectualiser
on peut donner sa patte
on peut en faire un drame
on peut en faire tout ce qu'on veut
moi j'ai dit ah non
moi je veux que n'importe qui
qu'un môme de 9 ans
de 7 à 77 ans
on puisse s'amuser
comprendre sur tout l'histoire
pour moi c'est très important
et je voulais que ce soit ça
très réjouissant
très divertissant
Dans un instant petit jeu
on va converser avec quelques-uns
des personnages de ta filmographie
à toi de me dire
ce que tu fréquenterais
ou pas
dans la vie
on écoutera également
un de tes choix musicaux
The Clash
Ah oui alors le Clash
oui ça je peux dire
oui parce que
ah ok ça va
non ça va parce que c'est
on va dire que c'est
la période à dos
c'est le Clash
c'est le mouvement pun
que je suis en plein dedans
avec les Sex Pistols
les Clash
bon bah tout ça
ça sera juste après la pub
le score sur Radio Nova
alors écoutons donc maintenant
si tu le veux bien
quelques-unes de tes multiples
incarnations au ciné en série
et je vais te laisser
classer en 3 catégories de fréquentations
ceux avec qui tu partir en voyage
ceux avec qui tu vivors
en coloc
ou ceux que tu pourrais
ne supporter qu'une seule soirée
on commence avec lui
radio biaire foot
la radio la biaire est du foot
bien nous recevons un vétérinaire
Marcel de Radio biaire foot
bah Marcel de Radio biaire foot
c'est un personnage récurrent
des robins des bois
alors lui
ah non non
je ne suis pas en coloc avec lui
parce que je serais que c'est le bordel
ce serait dégueulasse
ce serait n'importe quoi
je pars pas en vacances avec lui
et c'est quoi le troisième
ah non c'est pas fini
attends il y en a quelques-uns
mais est-ce que Marcel
ne serait pas un peu
le origin story de Jeff Tush
complètement
oui bien sûr
oui bien sûr
complètement
c'est ce personnage qu'on a créé
avec les robins des bois
qu'on écrivait avec Maurice
ça radio biaire foot
on écrivait avec Maurice
et ensuite quand Philippe Méchelin
m'a envoyé le scénario
des Tush
Philippe Méchelin qui était aussi
à Canal qui était auteur
des guignols
et j'ai tout de suite vu
ce petit 2 personnes
c'est pas le même personnage
mais c'est la même famille
complètement
personnage suivant
là il m'a raconté qu'elle était 98
il avait vécu un des meilleurs moments de sa vie
et un des pires moments de sa vie
je me casse Jean-Jacques
tu me fais chier
il avait besoin de s'asseoir 30 secondes
il s'est assis 20 ans
alors ça c'est énigmatique pour moi
ah c'est Jean-Jacques
dans bref
alors comme quoi
on fait ce métier
on ne sait jamais ce qui va se passer
il faut jamais prévoir les choses
des fois tu fais un rôle
tu fais une pièce
tu fais un film
et tu te dis
là le rôle il est bien
là je suis content
tu vois c'est bien
il va marquer ce personnage

je tourne
parce que bref
ça se tourne d'une façon
mais technique
c'est très spécial
il n'y a pas la voix off
il n'y a rien
tu ne sais pas exactement
donc
Kian
et Davo
ils te disent exactement ce qu'ils veulent
parce qu'ils ont tout entre dans la tête
ils disent
tu te mets là
tu dis non merci
ok non merci
ouais mais c'est un non merci plus
t'es un peu triste ok
non merci
là voilà tu t'assois
et tu dis en 98
ma femme est partie
ok
et tu fais ça un peu
après il t'explique le personnage bien sûr
et après c'est eux
c'est leur travail à eux
le montage
et puis leur âme
et puis leur talent
parce qu'ils sont monstrueux de talent
parce qu'il est quand même très mignon
ce Jean-Jacques
c'est ce que m'avait dit Kian
alors
ce que Kian m'appelle
et me dit
j'aimerais bien
qu'on va faire bref
la série bref 2
d'ailleurs j'avais fait une gaffe
parce que je l'avais dit une fois
dans une radio
alors qu'il fallait pas dire
c'était vraiment le secret
le mieux gardé
mais oui
mais moi je savais pas tu vois
je sais pas tout ça
bon bref
et il me dit
écoute voilà
il y a un personnage qui est super
et il me dit
c'est mon personnage préféré
de la série
et je me dis
il me dit ça pour faire plaisir
voilà
il doit dire ça
tous les copains
pour qu'ils viennent jouer
dans sa série
et j'y lis
j'ai trouvé ça
putain ça aurait été n'importe quoi
je l'aurais fait
parce que j'adore ce qu'il fait
et voilà
je sais plus ce qu'il s'est passé
les dates n'allaient plus
ils ont tout changé pour moi
enfin bref
ils voulaient absolument que je sois là
et ça me touche beaucoup
et voilà
et puis la série sort
et que je trouve dingue
ouais
et moi je me vois mais bon
je vois pas
sur moi me disant
je suis extraordinaire
je m'en fous
mais
et tout le monde me parle de ce personnage
et il y a des gens aujourd'hui
alors je vais te dire
j'ai eu un coup de fil
d'un réalisateur
qui me propose un film
parce qu'il m'a vu dans bref
wow
oui mais tu te rends compte
ouais
tu fais des films
tu fais des machas
comme quoi
ce métier est fou
et donc Jean-Jacques
soirée
soirée colloque
oh non
non rien
il est cafard quand même
non non non
oui il est si gentil
oui il est gentil mais il est cafard
pour moi il est dîné
attends tu te fais un date
toi avec Jean-Jacques
ouais je peux aller dîner avec Jean-Jacques
tu vas dîner avec Jean-Jacques
ouais dîner avec Jean-Jacques
tu prends juste des tapas
et tu t'en vas
oui c'est ça
bah en verre quoi
aller personne à suivre
vas-y
chers parents
bonjour
bienvenue à la colonie
ses jours heureux
c'est le directeur c'est lui
oh putain
nos jours heureux
Vincent directeur de la colonie
nos jours heureux
nos jours heureux
c'est ça
ouais c'est ça
ces jours heureux c'est là
non la colonie
ouais
et le nom du film c'est
nos jours heureux
que j'arrive pas à articuler
de Nakach et Tolledano c'est en 2006
oui
bah là pareil tu vois
c'est les hasardes
c'est les trucs de la vie
on tourne ce film
vraiment
vraiment à la cool
quoi
ils avaient du mal
je crois le financer
ça a été un peu compliqué
c'était leur deuxième film
et on s'est amus avec Omar
on est dans la colo
je trouve vraiment ces chouettes
quoi c'est un super tournage
ouais
mais et puis le
et puis moi
il me montre le film
fini que je trouve très réussi
mais je me dis pas
tu vois
tu dis pas
oh mon dieu
qu'est-ce qu'il va se passer
et on va à l'alpe d'Huez
on présente le film
et on se rend compte
qu'il se passe un truc
bah oui
bah oui mais tu t'en rend pas compte
en fait
non non bah oui mais j'entends ça mais
même eux je crois
ils étaient étonnés
de tout ça
et le film aujourd'hui
il est un peu culte
ouais
tu peux le revoir
comme
comme un peu la boume
voilà je pense
ça vit comme la boume
alors Vincent on en fait quoi
bah oui lui oui
dîner colloque vacances
alors colloque non
parce que je suis en plus
avec personne là déjà
mais vacances
vacances oui
bah oui
en plus il s'est organisé
le coup c'est son travail
c'est un bon mec
c'est un bon mec
next
parce que moi
j'ai été de m'appeler le blanc
je m'appelle Pierre
Pierre
BLOND
cette blague marchera
à tout jamais
je m'appelle Pierre
BLOND
Pierre Leblon
dans
Dalin Chaba
en 2004
bah là c'est le contraire
on fait un film on se dit
c'est cool et tout
Alain il accepte de le réaliser
il sort d'astérix
Alain
ouais
il imagine ce qui représente
et on se prend mais
sur la tête
Alain
il se prend sur la tête
le parisien qui dit nul
nul au singulier
waouh
c'était d'une violence inouïe
c'est juste un film quoi
ouais ouais c'est
bon bref
le film est devenu culte
bah culte je sais pas mais
enfin bon
il y a beaucoup de gens
il va faire que noir ta gueule
et truc comme ça
et moi je l'ai revu
alors ça je l'ai revu
je regarde pas mes films
il y a pas longtemps
je regarde mes films
quand c'est des vieux films
ouais
parce que ça me rappelait
des souvenirs de tournage
voilà
mes considérations j'écarte pas
et là je les revue
je dis mais c'est vraiment marrant
en fait
il y a de très bonnes vannes
évidemment
et donc je suis très content
de ce film
et très marrant
alors Pierre Leblon
on en fait quoi ?
Pierre Leblon
avec un homme plus historique
en coloc
même pas en règle
et en voyage
tu vois pas dans un avion avec lui
non non non
ah ça peut être un peu marrant
ouais ouais ça peut être un peu marrant
et enfin le dernier
je n'ai pas d'emplacement
pour le photocall max
alors du coup tu t'es dit
tiens je vais aller manger
tous les petits fours
oui c'est logique
j'en ai pris un
active toi
mets-toi une hélice
et va bosser
et puis
passe une veste
pour travailler
quelque chose qui présente bien
j'ai eu la réponse
pour le four gras
il est pas poil
il est juste
je t'ai rien demandé
ah ouais ça c'est
c'est Guy
le photographe
du sens de la fête
ah ouais ouais il est kaffar
qu'est-ce qu'il est kaffar
et mais bon
personne j'ai très de rôle
pareil Eric Olivier
n'a qu'à jeter les dons
et donc ça pour l'anecdote
donc Eric Olivier
m'envoie le scénario
il me propose le
en fait il me propose
le rôle
qu'a joué
ah excuse moi
comment il s'appelle
Vincent Macken
ah oui bien sûr
qui fait le
voilà
le beau frère de Bakri
ouais c'est ça
qui est en pleine dépression
c'est ça
donc il me propose ce rôle
qui est super c'est pas un problème
mais
je lis le scénario
et je me rends compte
que ce personnage
n'a pas beaucoup de scènes
avec Jean-Pierre
ah
et je dis aux garçons
je dis écoute je préfère
si ça vous en eut pas
ils avaient pas choisi
pour l'autre comédien
je préférais faire le photographe
pas pour le rôle
et tout
et tout le rôle sont bien
mais parce qu'il y a
des scènes avec Jean-Pierre
et notamment il y a une scène
où on est tous les deux
vers la fin
le gâteau d'anniversaire
et je voulais être avec Jean-Pierre
parce que moi
ça c'est la scène où tu lui amènes
le gâteau d'anniversaire
vous êtes assis tous les deux dehors
ouais mais ça tu dis
j'ai passé donc une nuit
de tournage
parce que ça c'était nuit
avec Jean-Pierre
et ça
c'était le plus beau cadeau
du monde pour moi
qui est l'acteur
que j'admirais le plus au monde
moi franchement j'ai tourné
j'ai pas tourné des grands acteurs
américains tout ça
mais en France
il y a pas
beaucoup de gens que je respecte
vraiment
mais il n'y en a pas
où j'étais impressionné
même je tournais avec de par Dieu
j'ai tourné des grands acteurs
et lui
tu te dis
t'es face au patron
vraiment pour moi
c'est au-dessus de tout
donc j'étais fier
de tourner avec lui
alors je note pour l'instant
si je fais un petit bilan
que le seul personnage
de ta fille le mot
avec lequel tu peux éventuellement
partir en vacances
c'est celui de nos jours heureux
mais oui parce que
et lui Guy on en fait quoi le photographe
bah non pareil il est cafard
même pas un dîner
mais non mais en plus
tu dînes avec lui
tu lui laisses son appli
de rencontres ouvertes
avec sa cigarette électronique
ça va puer
mais non mais t'as raison
tous mes personnages
à part en effet le sens
le machin
c'est tous
ils sont tous
bah c'est des personnages de comédies
bah évidemment
donc forcément
ils ont plus de défauts
de qualité
bon pour sûr musique
justement avec un des titres
qu'on entendait dans nos jours heureux
Les Doobie Brothers
Long Train Running
Le score
avec Charline Roux
je voudrais qu'on fasse
un petit retour dans le temps
encore un
oui mais alors sur un format différent
c'est rémoni des saisors 2003
catégorie révélation
Le gagnant est annoncé par
Julie Depardieu
il s'appelle Jean-Paul Roux
elle m'a touché les couilles
c'est vrai ou pas ?
non c'était un métal
c'était un pari
si j'avais su je remis une robe
tu dois être là
ah d'accord
merci c'est très gentil
je voulais remercier
Gérard Juniot
évidemment
parce que c'est lui qui m'a
fini le rôle
et ça s'est bien passé
merci Gérard
voilà
il m'a dit tu vois
c'est pas facile
j'ai fini un rôle de colabo
et ça risque d'être mal pris
mais finalement
d'ailleurs moi on finit un saisard
et
Papon est dehors
j'ai l'impression que c'est
une bonne année pour les colabos
fallait quand même être
sacrément gonflé
pour oser dire ça
sur la santé
César
c'est très très drôle
en l'occurrence le César
c'était pour M.Batineu
oui c'est un jeu un colabo
mais ouvrir
ouvrir son discours par
elle m'a touché les couilles
et le clor par
belle année pour les colabos
c'est vrai
c'est bien
c'est un peu charlie
ouais
alors c'était un pari
parce qu'à l'époque
je tournais
on tournait podium
donc avec Benoît
pour le voir
et Benoît avait dit
si c'est Jean-Paul
il savait que c'est elle
qui allait le remettre
si c'est Jean-Paul
qui l'a
tu le touches les couilles
ce qu'elle a fait
évidemment
bon voilà
c'est une blague de potage
de copains
puis une petite van
oui c'est vrai qu'à l'époque
Papon avait été jugé
puis finalement
il avait été
puis en tout on l'avait
parce que comme il était vieux
on l'avait mis dehors
donc voilà
je fais une petite van
sur les colabos
M.Batineuil
tu gardes quel souvenir
de ce moment-là en fait
alors un souvenir
alors là
alors si on
tout à l'heure on parlait
de traque
là je l'ai eu
énormément sur le tournage
parce que c'était un des
premiers gros tournages
post-robain-débois
ouais exactement
même pas post
on était encore
on était
oui oui on était
encore avec les robins
oui tout à fait
oui
et donc oui c'était
c'était difficile
parce que je me souviens
la première scène
c'est
je tourne
c'est une grosse scène
c'est la scène où je
découvre la famille
qui est cachée dans la cave
et je dis qu'on va les
faire arrêter
enfin tout ça
donc c'est presque un monologue
et j'ai tous les comédies
enfin ça moi
donc j'ai rares
donc c'était très dur
j'ai rares
j'étais formidable avec moi
parce que là j'avais
vraiment peur
et puis pareil
c'était impossible
et après quand je suis nommé
je suis même étonné
parce que le personnage
il est
il n'est pas si présent que ça
dans le film
il meurt très vite
en fait il disparait très vite
et pareil
quand je reçois
alors je suis très heureux
bien sûr
parce que
je pense que de toute façon
dans les saisards
alors les autres saisards
ça fait plaisir
mais je pense que c'est le seul
qui est une utilité
parce que dans ce coup
pour la révélation
oui parce que je me dis
d'un seul coup oui
comme tu débutes en gros
on va
on met la lumière sur toi
après on met quelqu'un
qui a le meilleur acteur
c'est super pour lui
mais Daniel Hauteuil
ça change pas leur vie
donc voilà
moi j'étais heureux
parce que j'étais dans les
l'année d'avant
ou l'année d'avant
on faisait des sketches
avec les robins des bois
au saisard
et là tu passes de l'autre côté
et là tu dis
les acteurs de second plan
oui ça m'avait fait ça
c'était drôle ça
ouais ouais
et comment
et là on se retrouve
à être acteur
de faire du cinoche
donc ça c'était chouette
mais est-ce que tu réalises
à ce moment là
alors évidemment
avec le recul
d'autres exemples qu'on prouvait
que c'était très compliqué
de faire ce que t'as fait
qui tient du grand chelèm
c'est-à-dire t'étais un homme
venant de la télé
avec un premier héros
le même en catégorie révélation
qui non seulement est nommé
récupère le César
et pour qui ça a des effets derrière
le cinéma
il pas toujours forcément
très accueillant
non non non c'est vrai
non tu t'auras pas compte
quand tu le fais
t'as l'impression que
parce que comme tu sais
ce que tu veux faire toi
au fond t'as envie de ça
non les robins des bois
ça nous tombe un super hasard
on voit tout cet acteur
donc on a l'impression
qu'on suit le chemin
qu'on veut suivre
mais en effet
c'est très très rare
il y a un autre exemple
qui est fou quand même
c'est Virginie Fira
présente comme la nouvelle star
c'est fou ça
pour moi c'est l'exemple
le plus dingue dans ce métier
donc ça prouve que ça peut arriver
c'est bien
et alors depuis
j'ai remonté toutes tes films
moi je crois qu'il y a zéro
années blanche en fait
et en plus avec une vraie alternance
entre des films populaires
et des films
des projets plus risqués
oui oui parce que
tu tournes non stop
bon j'ai tourné beaucoup
ouais
j'ai tourné beaucoup
et les moments où
bon après il y a aussi d'attention
il y a les films qui se font
quand ça sort
il y a des décalages
oui des décalages oui
souvent
mais moi je me suis toujours dit
que
j'ai toujours voulu aussi
moi écrire
et
et construire
mon propre travail
mon outil de travail
donc j'ai
quand je tournais pas
en tant que comédien
j'écrivais
je fais mes films
oui t'en as réalisé cinq
ouais
j'aime bien faire ça aussi
ça me plaît beaucoup
donc oui c'est vrai que j'ai pas arrêté
après
bah
quand on fait un métier qu'on aime
c'est un peu normal
il n'y a pas de raison
d'en faire moins
après je comprends
qu'il y a des acteurs
qui ont besoin
d'un peu de temps
alors aujourd'hui peut-être
qu'en vieillissant
j'ai besoin
je peux me permettre
de prendre plus de temps
entre deux films
parce que déjà
plus t'en fais
il y a plein de choses
que t'as exploré
donc il y a aussi des choses
t'as pas envie de te répéter
et puis c'est les rencontres
en fait voilà c'est ça
quand tu commences
tu veux faire des films
tu veux tourner
tu veux faire ton métier d'acteur
après presque
je dirais pas peu importe
ce que c'est
quoi comment
mais t'as envie
t'es boulimique
c'est normal
et puis après en vieillissant
ce qui t'intéresse
c'est les rencontres
tiens tel metteur en scène
qu'est-ce que je vais apprendre
tel partenaire
c'est plus ça
tu vas plus là-dedans
et puis il y a des choses
comme je te dis
que t'as déjà fait
ou on te propose des choses
tu te dis mais je suis trop vieux
pour ça
vous me voyez
plus jeune que je ne suis
c'est souvent ça
c'est assez marrant ça
ah oui oui
souvent tu reçois des scénarios
tu dis mais il a 40 ans
le mec
c'est un homme de 40 ans
ça
c'est pas moi
en fait
non mais tu fais plus jeune
les gens en image de toi
souvent
ça va de pair avec les rôles
qu'on propose aux femmes
une fois qu'elles ont passé 40 ans
ou du coup pour jouer
une femme de 40 ans
on en prend une de 20
c'est ça
c'est fou quand même ça
c'est très étonnant ça
donc voilà
il y a ça
et puis le plaisir
de jouer
oui je m'ennuie pas
en fait jamais
je le disais
t'as réalisé 5 films
comme réalisateur
encore une fois avec des registres
à 360 degrés
tu parlais
d'un comédien
non à 180
ce que 360 ça veut dire
que je serais venue
je retourne au même point
ben oui
mais enfin ça veut dire
que t'as fait tout le tour
j'étais franchement
entre 100 armes
ni Annie Violon
quand je serais petit
les souvenirs
lola et ses frères les tuches
moi je pense qu'on a fait vraiment
j'ai fait 360 comme ça
j'ai compris
de Bacry qui t'avait impressionné
comme comédien
des comédiens
que toi tu as dirigé
et des comédiennes
est-ce qu'il y en a un ou une
qui t'as particulièrement impressionné
à diriger
alors
alors déjà moi pour moi
quand tu choisis
c'est le choix des comédiens
je pense que tu ne diriges pas vraiment
des grands comédiens
tu les choisis
parce que
parce que tu vois ce qu'il donne
c'est ce qu'ils sont
enfin bref
oui celui qui m'a impressionné
tout de suite
quand on a tourné c'est Michel Blanc
dans les souvenirs
ouais dans les souvenirs
vraiment parce qu'il était
il fait une
première scène qu'il fait
c'est une scène
où il
on ne se connaissait pas avec Michel
il a lu Scénario
il a voulu se faire le film
et on tourne la première scène
où il intervient dans le film
c'est une scène où
Annie Cordy est assise
dans son canapé
dans son fauteuil
il lui est à la porte en face
et elle attend
et il lui dit
allez maman on y va
il va l'emmener à la maison de retraite
donc moi je suis cadré
sur Michel
donc elle est en off
Annie
et voilà
tac et je ne fais pas répéter
rien c'est Michel
je lui dis pas ce qu'il doit jouer
tu vois c'est bon
et là hop
il le fait
waouh
j'ai été super ému
super ému
et à un moment
il y a une scène
où il est au cimetière
où il prend son fils dans les bras
il lui dit merci
merci pour tout
le plan est pas hyper bien cadré
c'est la première prise
je n'en ai pas fait d'autre
c'était parfait
c'était parfait
et là tu fais
ouais là
il y a quelque chose de fort
très très très fort
comme acteur
et Josée aussi
est un très très grand acteur
Josée Garcia
que tu as dirigé dans l'Ola et ses frères
dans l'Ola et ses frères
il y a une scène
où il est
il est seul
et il retrouve
c'est pas des scènes très guets
mais il retrouve
donc il y a une femme
donc il est amoureux
mais la relation elle est un peu bizarre
il se voit pas tant que ça
finalement
et finalement il lui dit
bah si tu sais

j'aimerais qu'on se revoie
elle dit mais tu sais
c'est trop tard
il y a un moment t'es jamais là
on va rencontrer quelqu'un
et elle le quitte quoi
donc elle part
et lui il reste seul
et là on tourne
tu rentres dans un café
j'ai la caméra sur lui
et je suis derrière le combo
dans le petit écran
et je parle tu vois
je parle
voilà
Josée
bouge pas Josée vas-y
craque Josée craque
craque Josée
là il se met à fondre en larmes
là tu as des poils quoi
tu te dis
c'est des grands acteurs
ouais c'est des beaux moments ça
nouveau break musical
aujourd'hui break musical
alors là vraiment
n'importe quoi
on emporte des termes
et bah pareil
c'est une des chansons qu'on peut entendre
dans un des films
dans lequel tu as tourné
bill withers lovely day
c'est dans quoi ?
dans le sens de la fête
dans le sens de la fête
c'est gil le louche
qu'il chante dans le sens de la fête
oh bah oui
donc on peut pas reconnaître si c'est gil le louche
je chante comme une patate
l'autre
le score
c'est sur nova
charline roue
nova
puisqu'on parle de musique
pour suivant c'est l'heure
du questionnaire musical
du score
et c'est là qu'on va rigoler
mais ça fait appel à des souvenirs
woop
c'est pas du tout un QCM
c'est des petits marqueurs temporels
vas-y
allez on y va
le titre qui symbolise
le mieux l'enfance
en tout cas la tienne
qui te rappelle ton enfance
alors je vais dire
en fait il y en a deux
mais c'est le même chanteur
ils sont sortis je pense en même temps
j'étais tout petit
j'ai souvenir de ces chansons
j'ai
tous les oiseaux
tous les bateaux
polnareff
et l'autre
c'est polnareff
c'est aussi à cette époque
c'est
attend c'est quoi
dans la maison vide
ok très bien
voilà ça c'est mes premiers souvenirs
le titre de ton adolescence
oh il y en a plein
parce que là l'adolescence
là c'est vraiment là
où tu écoutes la musique
moi je faisais de la radio en plus
mais bien sûr
donc radio corsaire
donc j'avais
tous les tubes de l'époque
donc c'est les années 80
je dirais
bah je me souviens
de Phil Collins
par exemple
ou de
Eagles
ou des choses comme ça
voilà
ton hit de karaoke
ah j'adore
j'adore
Gigi l'amouroso
de Dalida
oui parce qu'il y a une partie
dedans
il y a une partie parlée
elle chante mais elle raconte
histoire de Gigi
et donc ça me fait beaucoup
ce qui me plaît c'est de dire
c'est toi là bas Gigi
dans le noir
j'adore cette phrase
les titres qui te propulsent
immédiatement sur la piste de danse
oui il n'y en a pas
je vais pas sur la piste de danse
ok
non non il n'y en a pas
il n'y en a pas
il n'y en a pas
il n'y en a pas un truc qui te fait bouger
un peu le vaguement
si peut-être
si alors on va dire
les biggies
ouais ok
tu staying live
voilà c'est ça
ça oui
alors par contre ce qui te fait
sortir directement de la piste
de danse et là j'attends
une réponse très précise
parce que j'ai cru comprendre
qu'il y a un artiste
que tout le monde adore
auquel tu n'es absolument
pas sensible
il y en a pas mal hein
prince
à prince
ouais
c'est vrai
mais oui
alors pas sensible
je reconnais
tout je trouve ça chouette
mais je ne mettrai pas
au dessus tout le monde
comme on le met
peff par exemple
qui est peff de roman et boîte
qui est un fou de prince
mais vraiment
mais il comprend pas
je suis un malade mental
j'ai plein de potes
ils sont fou de prince
mais moi je
oui je trouve ça bien
mais pas mieux
que plein de choses
c'est-à-dire que si
qui s'arrive dans une soirée
c'est bye bye tout le monde
non c'est joué
c'est sympa
mais pour moi
c'est pas au-dessus
ok
ta chanson de comédie musicale
préférée
ah bah toutes les chansons
des demoiselles de rochefort
ok
très bien
et catégorie pénible
la chanson dont
tu as un mal de chien
à débarrasser
une fois que tu l'entêtes
euh
ah attend
c'est retourner le 13 an
bah oui c'est ça les trucs de
ah bah si t'en as pas
c'est que t'en as pas
bah si j'en ai forcément
mais euh
des trucs qui te la restent la journée
oui oui
ou tu te dis euh
non j'en ai pas
moi tu vois
je vais dire toute la soirée
dans ma tête
je vais chanter
radio bière foot
la radio de la bière et des foot
c'est comme les jingle de pub
ça revient
alors je dis jingle
je suis très
les pubs de pub ça peut te marquer
c'est quand même fou ça
ouais c'est vrai
bah je vais garder radio bière foot
le nouveau
le nouveau
ça j'aime bien ça
je sais pas non plus
j'ai pu
j'ai habillé la mode à petit prix
de ça en pub moi c'est plein
je sais pas pourquoi
dans la tête
voilà très bien
bon bah c'était pas de si douloureuse
ce questionnaire
non ça a été je m'attendais
vraiment
je rappelle donc
l'actualité de Jean-Paul Rouves
le bourgeois gentillum
au théâtre Antoine
sur une mise en scène
de Jeremy Lipman
c'est jusqu'au 10 janvier
merci mille fois
merci à toi
d'avoir fait un saut
par ce studio
et on se quitte
alors dans un instant
vous avez évidemment
rendez-vous avec le Nova Club
mais avant ça
le dernier titre
c'est le Mia Hayam
tu m'as dit moi
s'il n'y a pas Hayam et le Mia
je t'ai dit ça
si on se quitte pas là-dessus
je viendrai plus
je ne l'aurai plus
c'est bon moi je c'est fait
ok merci beaucoup
sur Radio Nova
à retrouver en podcast
sur nova.fr

A poursuivre

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