Léa Drucker face aux zones d’ombre de "Dossier 137"
Au programme du Score : Léa Drucker, comédienne renversante, revient avec Dossier 137, le nouveau film de Dominik Moll qui plonge au cœur de l’IGPN et sort en salles ce mercredi. Elle y dévoile sa manière d’incarner des rôles qui scrutent le réel avec justesse et une intensité toujours vibrante. Léa Drucker répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, dans la chronique de Malo Le Fur : Paul McCartney dévoile un titre entièrement silencieux pour protester contre un projet de loi britannique autorisant l’usage d’œuvres protégées par l’IA sans accord des artistes. Plus de 1000 musicien·nes se sont rassemblé·es sur l’album muet Is This What We Want, classé 38e au Royaume-Uni et bientôt réédité en vinyle avec le “bonus track” silencieux de McCartney.
Côté actualité culturelle, dans la chronique de Malo Le Fur : Paul McCartney dévoile un titre entièrement silencieux pour protester contre un projet de loi britannique autorisant l’usage d’œuvres protégées par l’IA sans accord des artistes. Plus de 1000 musicien·nes se sont rassemblé·es sur l’album muet Is This What We Want, classé 38e au Royaume-Uni et bientôt réédité en vinyle avec le “bonus track” silencieux de McCartney.
Transcription
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Et sur NOVA est bienvenue dans Le Score, une émission consacrée aujourd'hui au cinéma.
On y parle du remarquable dossier 137 de Dominique Molle dans les Salles Demain.
Le tout avec Léa Drucker et il y sera aussi question de musique,
puisque j'annonce une playlist de grandes qualités.
Le tout est à découvrir juste après l'actu du jour.
Et pour investiguer sur ce qui se passe dans le monde de la culture et d'ailleurs,
j'accueille l'excellent malo Le Fur et qui est Running Man sans les mecs assez trousses.
Enfin, je crois pas a priori.
Personne ne me court après pour l'instant.
Bonjour, malo.
Bonjour, Charline, comment ça va ?
Ça va très bien et toi ?
Ça va super.
De quoi on parle aujourd'hui ?
Et bien aujourd'hui, j'avais envie de parler d'un morceau qui va venir un peu
bousculer l'industrie de la musique.
Enfin, quand je dis morceau, c'est un grand mot.
Paul McCartney, le gars des Beatles, vient d'annoncer la sortie d'un titre totalement silencieux.
Rien, le vide 2 minutes 45 de studio vide,
comme si John Cage avait croisé les Beatles en plein burn out.
Il n'y a rien, en fait, vraiment, il n'y a rien.
Il n'y a vraiment rien dedans,
même pas un petit aid jou d'étouffé au fond du couloir,
juste des bruits de bandes magnétiques et quelques clic-utis pendant 2 minutes 45.
C'est quand même vachement long.
Alors contrairement à ce qu'on pourrait penser,
on n'est pas sur un projet conceptuel.
Ce morceau, c'est une vraie protestation.
McCartney dénonce un projet de loi britannique qui voudrait permettre aux
entreprises d'IA d'utiliser des oeuvres protégées sans l'autorisation des artistes.
Ils appellent ça moderniser la protection du droit d'auteur.
Je fais des grands guillemets.
Des air-guillemets, on les voit bien.
Résultat, il y a plus de 1000 artistes,
dont Damon Albarn, Jamie Rokwai, Hans Zimmer, Kate Bush,
qui ont unit leur force pour sortir un album collectif 100% silencieux,
sobrement intitulé Is This What We Want ?
Alors l'album est composé uniquement d'enregistrements de salvis,
des studios désertés, des scènes sans musiciens,
une manière pour eux de dire continuer comme ça et c'est tout ce qui restera.
Mais ça marche ce projet ?
Eh bien non seulement ça a marché,
mais l'album Silencieux a atteint la 38e place des charts aux UK,
ce qui est très très fort.
Et donc la réédition vinile qui est limitée à 1000 exemplaires,
elle arrive elle le 8 décembre avec le fameux bonus track de McCartney.
On a donc un next beatle de 83 ans dans un studio vide
qui nous rappelle que ne rien d'entendre pour une fois.
Et ben c'est la meilleure manière d'écouter les artistes.
Eh bien je propose qu'on écoute ce type.
Eh non, mais non.
Évidemment que non, on ne peut pas.
Mais c'était avec grand plaisir.
En tout cas, l'initiative est absolument géniale.
Ça je le fais.
À défaut d'écouter McCartney Silencieux,
je propose qu'on écoute les Beatles.
On retrouvera les adrucaires juste après.
C'est parti pour Cross The Universe.
Et c'est un immense plaisir, voire un privilège,
de recevoir une comédienne qui a la particularité
d'être renversante tout le temps.
Que celui qui veut me contredire prenne de l'élange.
Attends, je suis prête et sachez que la vieille dame est bagarreuse
et qu'elle a aussi des arguments.
Je commence donc par le plus évident,
jusqu'à la garde de Xavier Legrand,
dont il m'est encore impossible de parler,
sans avoir la voix un petit peu étranglée.
César de la meilleure comédienne, on ne peut plus mériter.
Une comédienne aussi habitée,
quand elle joue des femmes du quotidien
et la gemmée des airs guillemets,
infirmières dans l'intérêt d'Adam,
que des policières obsessionnelles,
celles de dossier 137 de Dominique Molle en fait partie,
comme une présidente de la République dans le monde hier,
une ministre des Affaires étrangères sous contrôle,
ou même une patineuse sœur jumelle flippante dans Narco,
ou en porcs qui vacillent face à son beau-fils
chez Catherine Brea.
Elle sait tout faire.
Elle peut tout faire.
Elle ne va.
Je suis cachée dans la rue, saura-tu me trouver ?
Boy, c'est Léa, téléphone !
Souvenez-vous l'époque où Léa était chaperonné par Tati ?
Cette époque est finie.
Ensuite, elle a été chapeutée.
Et puis ensuite, elle a mangé un très très bon chapon.
C'est ça, mais ça, on s'en fout à la limite.
Ça, c'était en 1995,
dans la grosse boule sur cette vénérable antenne derrière votre poste.
C'est fait une holla pour celle qu'on entendait vraiment un peu loin,
par téléphone, Léa Drucker.
Bonjour.
Bonjour.
Et merci beaucoup de passer par cette émission.
Dossiers 137 de Dominique Moll sort dans les salles.
Ce mercredi, on va évidemment en parler,
mais un mot de cet archive, quand même.
Ça, c'est des grands souvenirs.
C'est des souvenirs.
D'ailleurs, c'est mes premiers souvenirs de radio,
où j'étais active à la radio.
Et j'étais dans la rue avec cette chronique
qui s'appelait la Tati mobile.
Et pendant deux heures, je devais en direct
trouver quatre personnes, à peu près,
pour improviser avec Ariel Wiseman et Édouard Ber, en direct.
Il fallait que je fasse les présentations.
Il fallait, à la fois, trouver dans la rue des gens qui acceptaient.
Je me faisais jeter beaucoup.
Et puis trouver des trucs un peu intéressants
pour qu'ils puissent rebondir.
Et je me suis énormément amusée.
Puis je suis rentrée.
Donc, je passais beaucoup de temps à Radio Nova,
à l'époque où c'était dans le XIe.
Avec ce magnifique ascenseur tagué
que moi, j'estime, aurait dû être dans un musée
ou qui a été tagué par des artistiens
du monde entier, de l'époque.
Je vous jure, il y avait de tout.
Et donc, c'est un très grand souvenir pour moi.
J'ai rencontré plein de gens à cette époque.
C'était super.
Comme quoi, vraiment, sur Nova ?
Ah oui.
Parce qu'elle que marche quand même.
Pas importe.
On va évidemment parler de dossiers 137.
Et puis, comme à chaque invité,
je t'ai demandé de choisir 6 litres.
6 litres.
Non, 6 titres dans les playlists de Nova.
C'est beaucoup 6 litres.
On va commencer avec Amadou et Mariam.
Je pense à toi, on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20 heures.
Sur Radio Nova.
Amadou et Mariam sur Nova,
je pense à toi,
dans la playlist de Lea Drucker.
Pourquoi ce titre en particulier ?
Ça, c'est un titre que j'écoutais,
justement, parce que Radio Nova,
c'était l'endroit où j'ai aussi fait ma...
J'ai fait ma culture musicale.
On est écoutant énormément Nova dans les années 90.
Et il y avait ce morceau qui passait régulièrement
que j'aimais beaucoup, que j'aime toujours.
Je trouve que c'est un classique.
C'est beau.
C'est poétique.
Leur voix est magnifique.
Donc, c'est un titre qui me replonge dans ces années-là.
Tout de suite.
Il y a une question rituelle dans cette émission
qu'elle place pour la musique dans ta vie de tous les jours.
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Elle me sert beaucoup, notamment...
Alors, j'ai un rapport particulier avec la musique aujourd'hui.
C'est qu'elle a...
Je m'en sers beaucoup pour le travail.
Dans le travail.
Notamment en préparation,
des fois en concentration,
en méditation avant d'aborder une séquence,
discrètement,
enfin dans ma loge,
ou sur un plateau de tournage.
J'ai des écouteurs.
Il y a des scènes, notamment les scènes émotionnelles
où, parfois, j'ai besoin d'écouter de la musique.
Et c'est toujours un peu la même chose.
C'est toujours un peu les mêmes musiques.
Ça bouge assez peu, c'est marrant.
C'est souvent des compositeurs comme
Ryuichi Sakamoto,
un peu...
un peu Kate Bush,
des choses qui sont connectées
à des moments de ma vie qui font...
Pour revenir à un état particulier.
Ça marche pas toujours, mais en tout cas,
ça me met dans cet état
qui me...
Ça correspond à des états.
Pour autant, est-ce que tu fais des playlists de personnages
en proche temps ?
Absolument. Là, on joue la séparation
au bouffe parisien en ce moment.
Et j'ai une playlist Louise.
Et c'est plutôt de la musique classique.
Il y a Choubert, il y a la jeune fille et la mort de Choubert.
Il y a...
Il y a du Debussy.
Il y a Claire de Lune.
Mais c'est pas un rituel obligatoire.
C'est à dire que j'appelle la musique
quand je sens que je suis pas concentrée
ou que j'ai besoin de mettre
plus qu'un costume, quoi.
On poursuit la conversation dans un instant.
On écoutera aussi NTM et tout ça,
ce serait juste après la pub.
On parle du nouveau film de Dominique Molle,
dossier 137, qui sera dans les salles.
Ce mercredi, le dossier 137,
c'est l'une des affaires que doit traiter Stéphanie,
qui est enquêtrice à l'IGPN,
soit la police des police.
Nous sommes enquêteurs à l'IGPN, la police des police.
Nous enquêtons sur les fautes
que peuvent combattre certains policiers.
C'est une infirmière de l'hôpital
qui m'a dit de venir ici pour porter plainte
pour mon fils Guillaume.
C'est à la manifestation de samedi.
Un policier qui lui a tiré de suite
avec un flashball.
Les flics, là, qu'on fait ça, vous les avez retrouvés ?
Putain, mais il n'a rien fait.
Ces fils de putes, ils l'ont défoncé alors qu'il n'a rien fait.
Mais tu baisses d'un temps, là.
Mais si ça m'appare le contrôle à l'heure, c'est ça rien.
On nous a dit que la République était en danger.
On nous a demandé d'empêcher les pillages
et d'impacter les individus violents.
Si les vécasseurs et les individus
qui s'en prenaient au collègue ont tenu.
Le gouvernement était en panique.
Vous pouvez vous me décrire ce que vous voyez ?
Sur les images, on ne voit pas bien.
Il me semble au contraire qu'on voit très bien.
Un jeune homme lourdement blessé par un tir de LBD
dans une manifestation des gilets jaunes,
des circonstances à éclaircir,
une nouvelle enquête pour les adroïcaires.
Et je dis ça parce que t'en as mené quelques-unes,
ces derniers temps, sur grand écran,
dans un homme en fuite, dans le mélange des genres.
Le cinéma, est-ce que c'est, littéralement,
ta manière d'interroger le monde ?
Oui, je pense qu'il n'y a que de cette manière-là
que je me sens à la fois légitime.
C'est un grand mot, mais en tout cas capable de m'exprimer.
Je pense que le cinéma, c'est intéressant pour ça,
parce que ça nous permet de prendre un peu de recul
et de représenter les choses dans leur complexité
et avec humanité.
Ça permet, j'espère,
de ne pas faire la morale
ou de ne pas imposer aux spectatrices et aux spectateurs
ce qu'ils doivent penser,
mais ça permet d'exposer les faits
dans un sujet et quand c'est bien raconté,
quand c'est bien mis en scène.
Et du coup, je trouve que ça nous permet
de raconter les choses avec du contraste,
des nuances et en s'éloignant des caricatures.
Donc ça, ça m'intéresse beaucoup.
Parce que moi, en tant qu'actrice,
venir donner mon point de vue sur les choses,
je suis pas sûre que ça intéresse beaucoup les gens.
Mais à travers un personnage,
je me sens plus capable de le faire.
Sans paraître d'événements récents,
en l'occurrence du mouvement des Gilets jaunes,
quel genre de précaution, si toutefois, il faut en prendre ?
Dans l'interprétation ?
Je n'en prends pas.
Sur l'interprétation, je me sens libre
de proposer ce qui me vient en tête.
De toute façon, il y a les chefs d'orchestres
qui sont les réalisatrices et réalisateurs
comme Dominique Moll.
Donc je ne me bride pas du tout là-dessus.
Une fois que j'ai accepté le projet,
je suis en accord avec ce qu'il y a raconté.
Sur un personnage comme ça,
par contre, ce que j'essaie de faire,
c'est d'être le plus réel possible,
d'y mettre le plus crédible possible.
Donc pour ça, ça demande de la réflexion en préparation
et puis éventuellement un petit travail d'investigation,
c'est-à-dire de rencontrer des gens qui font ce métier.
Donc j'ai rencontré des enquêtres de l'IGPN,
de poser des questions sur comment on vit les choses
quand on est en interrogatoire.
Ce n'est pas tant de leur demander des détails de leurs enquêtes
de savoir comment vous aborder,
alors comment vous faites quand vous êtes en colère,
quand il y a quelqu'un en face de vous
que vous savez qu'il ment, ou que cette personne ment,
ou que vous êtes bouleversé par un témoignage,
comment vous faites.
Donc ça, c'était important de recevoir leur avis là-dessus.
Parce que je dois dire que je suis comédienne,
donc je vais prendre en charge ça de façon émotionnelle.
On n'a pas le droit d'exprimer les choses,
on est là pour recueillir les faits.
Tout ce qui peut nous arriver de frustration, de colère,
on ne le montre pas en tout cas.
C'est presque clinique.
Donc ça, c'était ma contrainte.
C'était de faire vivre le film,
de porter la narration du film,
tout en étant tenu de respecter
cette indication qu'on m'a donnée
qui était quand même très importante.
Ce n'était pas moi...
Non mais j'ai été bouleversée par Sandra Colombo,
je pouvais être bouleversée par des acteurs,
des actrices du film,
un coup j'étais prise par des choses un peu émotionnelles
et Dominique me disait que ce n'était pas ça.
Ce n'est pas toi de prendre ça en charge.
Ce n'est pas toi la victime par exemple.
Donc notamment pour les scènes avec Sandra Colombo
qui fait la mère du jeune homme,
Madame Girard.
Donc ça, c'était très intéressant
de se tenir à ce cadre-là.
Je le dis vraiment très honnêtement,
ici on est au coeur d'une enquête
avec un vrai suspens, c'est le tour de force
du film, c'est d'être extrêmement prenant
sans être à aucun endroit,
ni opaque, ni didactique.
C'est remarquable.
Ormi, une série française à la fin des années 90
avec le vénérable Jean Rochefort
ou le film de Mike Figgis avec Andy Garcia
qui s'appelait à faire privé.
J'ai pas réussi à faire remonter le moindre souvenir
d'exploration ciné sur cette police des polices.
Alors il se peut que ma mémoire, ça défaillante.
Alors que vraiment en voyant le film,
on se dit que ce milieu, par nature assez opaque,
c'est un formidable terrain pour la fiction.
Nick Molle, il avait envie de parler
de ça, de parler de l'IGPN
parce que c'est en effet un endroit
qu'on connaît très peu.
Personnellement, comme vous dites, c'est très opaque.
Il n'y a pas de documentaire là-dessus,
il n'y a pas de documentation vraiment là-dessus.
Et c'était un terrain intéressant
aussi parce que c'est des policiers
et des policiers qui ont un statut particulier
qui est d'enquêter
en étant dans cette adversité
d'être pas apprécié.
Pas apprécié ni d'arcotier, ni le citoyen
le citoyen considère
qu'ils sont jugés partis,
et les policiers
pensent que c'est des traîtres,
ou que ça
les empêche de faire leur travail,
qu'ils ne sont pas soutenus
de ce côté-là non plus.
Donc c'est une position très désagréable,
en déséquilibre
et pour raconter
en effet comme outil de fiction
même s'il ne s'en est pas vraiment eu.
Le film est une fiction inspirée de fait réel,
mais
pour un personnage d'un film policier
qui est le mien, Stéphanie Bertrand
c'est hyper intéressant
parce que ça induit une solitude
ça induit beaucoup d'adversité
ça demande
ça permet
des scènes vraiment intéressantes
ou d'ailleurs les conflits apparaissent dans l'intimité
même de la famille, ou de Lex
moi j'aime beaucoup le personnage de Lex Marie
qui est au stup et qui me dit
mais t'as pas honte d'aller enquêter
sur ces mecs qui sont des héros
qui rappellent
ce qu'ils ont fait pendant
les attentats
en 2015
enfin tout ça est très très bien
un jour que le film
permet une réflexion
complexe, et sur cette position
d'être une enquête rive de l'IGPN
ou en effet on se retrouve
face à des questionnements
sur sa propre vocation, sur sa loyauté à l'institution
et en même temps sur ses sentiments personnels
c'est compliqué
on continue cette conversation
sur ce film, donc dossier 137
remarquable, passionnant, qui sera dans les salles
ce mercredi, mais nouvelle pose musicale, nouveau choix
de Lea Drucker, Angie Stone
Wish I Didn't Miss You
parce que j'adore
une chanteuse qui nous a quitté
et c'est une grande voix
et je trouve le morceau très beau
et qui traverse le temps
c'est une raison suffisante
le score sur Radio Nova
On parle aujourd'hui de dossier 137
le nouveau film de Dominique Moll
qui sera dans les salles ce mercredi
c'est donc une deuxième collaboration avec Dominique Moll
après des nouvelles de la planète Mars
mais si mes souvenirs sont bons
tu jouais une journaliste de chaîne d'infos
qu'on voyait essentiellement à travers un écran
Oui, j'apparaissais qu'à la télévision
on s'était beaucoup amusé à faire ça
en effet une journaliste d'information
et il y avait François Damien
et son fils
j'étais la femme
je me souviens plus très bien
il y avait une sorte d'interaction
entre ce qui se passait à l'image
et dans leur vie à eux
il m'avait mis au défi de dire un mot
pendant une présentation
et ce qui était drôle c'est qu'on avait tourné
avec un journaliste d'information
qui m'a fait la même chose
il m'a dit tu verras, au journal ce soir
je vais réussir à dire tellement
que ça nous avait fait concourir
je crois que c'était un mot idiot
un truc impossible à placer
mais on s'était bien entendu avec Dominique
j'avais beaucoup aimé l'attention qu'il avait
quand on vient pour deux jours de tournage
c'est en altraque
c'est intimidant
et des fois on sait pas si on va être bien regardé
et Dominique il prend soin vraiment
de chaque acteur, chaque personnage
soit il roule principal
ou venu pour un petit rôle
il était hyper attentionné
et donc ça m'avait beaucoup plu
et donc il m'a recontacté
des années et des années et des années plus tard
pourtant il y a eu la nuit du 12
il y a eu le seul lébet
j'étais plus que contente
ce qui est assez captivant
dans le film c'est qu'il met constamment l'humain
au centre d'une mécanique qui est quand même assez austère
celle d'une enquête
Stéphanie ton personnage au-delà de sa mission
qu'elle prend à coeur elle est aussi remuée par le fait
que ces gens qui viennent porter plainte
elle les connaît, la victime vient de Saint-Dizier
c'est la ville où elle est née, elle a grandi
c'est une forme de tiraillement et ça pose
une question du point de vue
est-ce que c'est ce tiraillement-là aussi qui t'a aidé
à poser le personnage
l'équilibre
même si ce tiraillement il se précise
petit à petit au fur et à mesure du film
parce que c'est une bonne policière Stéphanie
c'est une enquêtrice
qui fait ce métier
avec vraiment beaucoup de précision
de rigueur
elle fait bien son travail
et puis elle est un peu idéaliste aussi
donc c'est vrai que ce tiraillement
il permettait
de
malgré le fait que je vous dis
j'avais cette contrainte de respecter la fonction
et comme on procède à des interrogatoires
sans se laisser déborder
mais le fait de voir ces scènes de famille
avec sa mère
qui a l'impression qu'elle n'a pas tout à fait compris
ce qu'elle faisait
ou avec son fils qui lui dit
pourquoi personne n'aime la police
tous ces des choses qui sont
hurtantes pour une policière
dans l'endroit de sa vie
et donc
ça permettait d'inscrire ce personnage
bien que ce soit un rôle
d'une enquêtrice dans un film policier
dans quelque chose d'humain auquel je pense qu'on peut s'identifier
j'espère
moi je me suis identifiée vraiment
donc j'ai aimé
être avec elle pendant tout ce tournage
et puis
je comprends l'idée
d'une vocation qui est celle-là
et je comprends l'idée
qu'on est des doutes
en fait on a tous d'idée
donc c'est une femme qui
est bousculée par beaucoup de
comme vous dit de tiraillement
de choses où elle se...
il y a une fatigue morale en fait chez elle
c'est-à-dire que la rencontre avec
Madame Girard qui vient déposer plein
parce que son fils a été grèvement blessé
c'est pas la première fois qu'elle
est face à ce problème-là
mais il va se jouer
quelque chose
d'intime
dont elle ne va pas parler à personne
mais qui va prendre de plus en plus de place
et qui va la
lui faire bouger un peu en effet son point de vue
et c'est un peu ce que veut le film
d'ailleurs c'est que les spectateurs
puissent aussi avoir
leur point de vue qui puisse se modifier
parce qu'on peut aussi entendre le policier
qui fait du maintien de l'ordre et qui dit
c'était une situation tellement chaotique
on se prenait des cailloux
la difficulté de ce métier
Stéphanie elle sait ce que c'est
parce qu'elle était sur le terrain aussi
au stupes mais pas dans le maintien de l'ordre
mais elle connaît bien la difficulté
donc je trouve que le film n'est pas maniqué un
et il permet la réflexion
et il permet un question
de moi encore une fois de sortir
de choses trop caricaturales
d'ailleurs ce qui est aussi
très impressionnant dans le film
c'est que malgré tout ces tiraillements
Stéphanie elle reste convaincue
de l'intérêt et je veux pas dire de la grandeur
et je me suis demandé les femmes
en mouvement, en mission
est-ce que ça pourrait pas être un lec motif
dans ta filmographie
alors ça c'est sûrement en fait
c'est un peu inconscient de ma part
je suis attirée par ces personnages
parce que je trouve que
que ce soit Lucie l'infirmière
dans l'intérêt d'Adam ou Miriam
non jusqu'à la gare
même dans le mélange des genres
tu es aussi une policière qui était
très obsessionnelle
je trouve que
ça permet
de raconter des histoires
moi je considère aussi mon métier
comme ça, de passer des histoires
passer des histoires de gens qui font d'autres métiers
des métiers importants
et de montrer
d'essayer de représenter la difficulté
de tout ça mais dans une histoire
on fait pas des documentaires
on est là pour vous raconter des histoires
et que ce soit intéressant
mais je suis attirée
par ces personnes
et j'aime bien les raconter
avec leur faille
c'est-à-dire que je n'ai pas non plus envie
qu'on représente des superhéroïnes
il faut montrer aussi
ce qu'il y a de si proches
de nous c'est-à-dire que
leur grande qualité
puis aussi les imperfections
ou bien de leur métier
il limite les contraintes
les contradictions de leur métier
dans le dossier 137
il y a autre chose qui m'a frappé
je me suis dit ça n'avait pas parlé de manière très directe
à la comédienne que tu es
le vocabulaire de la procédure est extrêmement technique
il est très particulier
et pourtant du côté des policiers
il y a une incapacité totale
employé certains mots qui sont bien plus limpides
je trouve que le langage est un vrai enjeu
il y a toujours des circonvolutions pour désigner des actes
plutôt que de dire clairement bavures
je trouve ça intéressant ce jeu sur le langage
il y a la fois très technique et de fait très désincarné
et l'incapacité de donner les vrais mots
oui il y a une forme de...
on dirait parfois qu'on avance
donc moi je fais des interrogatoires dans le film
mais il y a aussi des autres actrices et acteurs
qui sont dans les autres enquêteurs et enquêtrices de djpn
comme Mathilde Rorich
ou Clermaud Zon
et c'est vrai que ce langage là
on voyait c'est intéressant
parce qu'il est hyper précis, hyper technique
et on a l'impression
que l'interrogatoire
on marche sur des oeufs
on y va dans la délicatesse et la politesse
c'est-à-dire ça c'est pas l'interrogatoire
musclé
pas du tout
on reste dans la courtoisie
pour parler des choses
par contre il y a l'image
et Dominique
c'est vraiment
après un pari
très audacieux
un plan du cinéma
de comment filmer ses écrans
de comment filmer ses portables
et que ça devienne un outil de cinéma
et que ce soit intéressant et beau à voir
ça a été une sacrée réflexion de mise en scène
auxquels j'ai pu assister
et l'interrogatoire
le langage
c'est vrai qu'au début
je peux vous dire les apprendre
c'était hyper difficile
et il fallait que ça devienne notre langage
aussi un langage qui nous est familier
parce que c'est leur outil technique
il y a à la fois la description
des outils de maintien de l'ordre
il y a à la fois
l'organisation
de tout ça, le langage policier
c'est hyper précis
et ça finissait par devenir un langage
qui nous appartient et je trouve que c'est
même assez entre guillemets
beau à entendre
d'une certaine manière
c'est un langage particulier et un peu fascinant
une musique assez différente
dans le cas de Dominique Moll
c'est mercredi dans les salles
dans un instant je propose un petit tour
dans l'imaginaire de l'éadrucker
c'est hyper présomptueux de dire ça
mais j'ai pas peur de grand chose
on écoutera aussi
Buena Vista Social Club
ce sera juste après la pub
les scores
sur Radio Nova
Buena Vista Social Club
sur Nova avec Chan Chan
le choix de l'éadrucker
de souvenirs de ces années à Nova, de mes années où j'étais plus jeune.
Et puis le Buénavista Social Club, c'est un des plus beaux souvenirs que j'ai de concert,
j'ai vu jouer.
J'ai apparaît, c'est la chance quand on travaille dans une radio, c'est qu'on a des gens qui
deviennent, il y a un truc ce soir tout ça, bon.
Donc j'avais assisté à une avant-première du film de Van Der S, que j'avais adoré,
et il y avait une petite fête où ils étaient là et ils ont joué.
Et on a dansé jusqu'à 5 heures du matin, on a dansé la salle ça.
C'était un des plus beaux souvenirs de ma vie.
Enfin, c'est des souvenirs marquants.
On parle d'une personne qui avait pris une sur scène.
Oui, mais je ne suis pas la seule, on est beaucoup.
Ouais, c'est pas partie des happy few.
Les souvenirs, on y reste.
Voici quelques extraits qui, si normalement
je vais bien travailler, devraient évoquer quelques souvenirs.
Taxavry, le générique des Flintstones.
Les Flintstones, la famille Pyrrhafeux.
Oui, c'est génial.
J'ai confondu avec Taxavry, mais la banque se ressent.
Il y a un truc assez commun.
C'était ce que je regardais quand j'étais petite et que je suis partie vie
avec mes parents, on était à Washington et avant d'aller à l'école,
je mangeais mes céréales et il y avait la télé et je regardais la famille
Pyrrhafeux avant de partir à l'école.
Est-ce que ça a formé d'une certaine manière peut-être ton goût de l'absurde?
Sûrement, il y avait ça.
Mais comme j'ai parlé de Taxavry, ça aussi, bien sûr.
Oui, j'adorais ça les cartounes, l'absurde, la folie, l'humour.
Oui, on naviguera un autre genre de monde.
Le magicien d'eau, évidemment, par Victor Fleming avec Judy Garland.
Je crois que je n'ai pas lu une seule interview
dans laquelle on ne te pose pas la question sur ce film et sur à quel point
il a été extrêmement important pour toi.
Incroyable, parce que je l'ai vu à peu près la même période
que la famille Pyrrhafeux, donc j'ai eu très peur parce qu'il y a une sorcière.
Je me souviens d'un moment de terreur pendant la...
Mais c'est mon premier souvenir de cinéma très marquant avec le lion
de la MGM dans la salle.
Les parents qui mettent un blouson sur le fauteuil pour me relever un peu.
Et puis le film qui commence en noir et blanc, qui se transforme
en technicolore et la sensation à cet âge-là que tout est vrai,
en fait, que tout est vrai.
Aucune notion de la machine de cinéma,
donc vraiment Dorothee est vraiment partie dans cette maison.
Tout est réel, le cinéma devait...
Et en fait, j'ai longtemps voulu que ça reste comme ça.
J'ai longtemps voulu.
Mais c'est comme ça.
Merci pour ça que je viens parler avec vous.
Dorothee, on est d'accord que c'est potentiellement aussi le nom
d'une grand-mère galoise.
C'est ma grand-mère galoise, Dorothee, qui s'appelait Dorothee Thomas
et qui après s'appelait Dorothee le cornec et qui était ma grand-mère,
qui était musicienne et qui jouait superbe.
Il y avait une belle voix comme ça, un peu
une jolie voix très juste et qui chantait tous les standards
et tous les morceaux que chantait Jodie Garland à la maison.
Entre la machine à laver, le rangement, le truc.
C'était un personnage un peu féerique, c'est Mamy Dos.
Est-ce qu'il y a le même enterré pour Wicked ?
Alors ma fille, oui.
Alors moi, j'accompagne.
Je prends grand plaisir parce que j'adore voir des artistes
comme ça très talentueux, qui savent dans ses chantées.
La magie, ça m'impressionne moins dans Wicked
que dans le magicien Dos.
Dans le magicien Dos, après, je suis peut-être trop, comment dire,
rétrograde, mais il y a le côté artisanal du film.
Là, aujourd'hui, il y a beaucoup de...
Mais le magicien Dos, les effets spéciaux, ils sont sublimes.
Ils sont superbe.
Je crois que ça me faisait plus rêver, mais bon, je suis pas...
Ma fille, elle n'est pas du tout d'accord avec moi.
Elle adore Wicked, et puis on va voir la suite bien sûr.
Oui, évidemment. On passe à l'extrait suivant.
Fasten your seatbelts, it's going to be a bumpy night.
How's it ?
C'est Bette Davis.
C'est All About This, All About If, de Mankiewicz.
Jenny.
Bette Davis dans le rôle de Margot Channing, une légende du théâtre
qui prend sous son aile la jeune Ève et qui va s'avérer être envahissante,
on va le dire, politiquement comme ça.
Amlicieuse.
Est-ce que c'est pour le théâtre ou pour ce que ça raconte d'être
une femme dans une industrie qui a du mal à regarder les femmes prendre de l'âge ?
Bette Davis, cette passion pour ce film-là.
Oui, ce que j'aime beaucoup dans ce film, c'est qu'il est...
Il est assez grinçant, ce film.
Il n'a pas peur de faire un portrait assez dur de ce métier.
Bon, Bette Davis, elle est tellement...
C'est... Elle est géniale.
Et le personnage est très beau parce qu'elle se casse la gueule, en fait.
Enfin, il y a un truc où elle est complètement déstabilisée, en fait, par cette...
Mais le film est dur, il est cruel, il est assez féroce.
Et encore une fois, c'est compliqué de prendre parti.
Enfin, d'être très claire sur l'endroit où on se situe dans le film.
Mais à l'époque, ils osaient écrire des histoires.
Là, pour le coup, ce n'était pas maniquer un du tout.
On montrait les failles des personnages.
Ils n'étaient pas timides là-dessus.
Et c'est beau parce que c'est complexe.
Moi, c'est un film que je trouve pareil.
C'est un film que je peux revoir et revoir et revoir.
Ils me captifent toujours autant.
Il est toujours aussi intéressant.
Je comprends, en même temps, l'ambition de cette jeune femme
qui a envie de faire des tactrices.
L'autre, qui, de temps en temps, est un peu...
Elle est hyper sympathique au début.
Et en même temps, elle évolue.
On est touchés par ce qui lui arrive.
Moi, je n'en peux.
On poursuit avec une comédienne britannique
qui est interrogée ici, à la télé, par Stephen Colbert.
C'est votre maison, c'est la façon dont vous vivez.
Il n'y a pas de pointe en charge.
Absolument pas de pointe.
Emma Thompson.
Emma Thompson, au moment de la promo du film,
mais rendez-vous avec Léo dans lequel elle entretenait une relation
avec un Discord Boy plus jeune.
C'était super ce film.
Le film est fantastique.
Et en même temps, moi, je vois un lien indirect avec un rôle
que tu as tenu.
Pas du tout la même différence d'âge.
Mais ce genre de problématique.
Je pensais au film de Catherine Brea.
C'est moins sentimentale, le film de Catherine Brea que le film.
Oui, beaucoup moins sentimentale.
C'est plus obscur.
Mais je me suis demandé si ta passion pour Emma Thompson venait.
Est-ce que moi, je n'arrive pas à savoir si je l'aime
parce que c'est une comédienne géniale
ou si je ne l'aime pas aussi plus pour ces prises de position?
Moi, j'aime les deux.
Mais je trouve que les deux sont liées.
Et puis je trouve que cette femme est d'une grande...
Je l'aime énormément.
Je trouve qu'elle est hyper classe du fait d'être aussi vraie.
Dans tout ce qu'elle est, à la fois dans le jeu
et à la fois dans ce qu'elle dit, elle est très libre de sa parole.
Et on a l'impression qu'elle est accessible.
Et c'est ça qui implique une grande humilité, en fait,
chez Emma Thompson, qui la rend très accessible.
On a l'impression qu'on la connaît.
On a l'impression que c'est quelqu'un de notre famille.
Si je la croise dans la rue, je pense que je vais m'adresser à elle.
Et ça doit lui arriver tout le temps, d'ailleurs.
Mais il y a quelque chose de tellement...
de manière tellement présente
que c'est aussi ce qu'on aime d'elle en tant que comédienne.
Et je la trouve magnifique.
Je trouve qu'elle est merveilleusement bien.
Et qu'elle dit des choses intéressantes.
Parce qu'elle dit là, c'est formidable.
Et puis qu'en plus, elle choisit des rôles qui vont à 360,
parce qu'il y a effectivement d'un côté...
Si je dois faire vraiment un panel très large,
Nani McPhee a la présidente fachot de Yersen.
Il y a quand même une souplesse intégrale.
Elle est très forte.
Et enfin, dernier extrait.
Vous inquiétez pas, c'est par goût.
Et même si ça ne me paraît à croire, elle n'est pas pour vous plaire.
Vous vous plaire, vous m'avez déjà expliqué,
c'était pas la peine d'y penser, je l'ai très bien compris.
C'est le genre de chose que, même moi, je rêvais comprendre.
Jean-Pierre Bakri, dans le goût des autres,
d'Agnès Jaoui, qui t'a mis en scène au théâtre
d'un cuisine et dépendance à l'ère de famille
et qui t'a dirigé au cinéma, dans place publique.
Place publique, et qui m'a...
Alors c'est comme ça que je les ai rencontrées,
ou Agnès m'a fait confiance,
elle m'a donné le rôle de yo-yo dans l'ère de famille
et le rôle que je faisais à bout dans la cuisine et dépendance.
Je me suis éclatée avec ces deux personnages
conjoints d'alternance.
Donc j'ai rencontré à cette occasion Agnès Jaoui,
qui est une femme que j'aime beaucoup.
Et comme femme et comme artiste,
enfin j'aime tout, j'aime tout ce qu'elle est,
tout ce qu'elle écrit et tout ce qu'elle fait.
Et puis Jean-Pierre Bakri qui venait quand même
qui passait une tête, un peu, fait comme si j'étais pas là,
mais qui venait et qui donnait son point de vue
aussi sur notre travail, dans un grand respect mutuel.
C'était vraiment...
Ça m'avait impressionné, en fait, de les rencontrer.
C'est marrant ce métier parce que tout d'un coup,
on est choisis pour travailler,
pour faire notre travail qu'on connaît, etc.
Mais il y a quand même ce truc d'admiration.
Et quand je voyais le goût des autres,
quand je voyais leur film, j'imaginais pas qu'un jour
je travaillerais avec eux, en fait.
J'en rêvais sûrement, mais j'imaginais pas.
Et donc la rencontre s'est faite,
et puis après ils m'ont écrit ce personnage dans place publique.
La sœur d'Agnès Jaoui.
Enfin, voilà, la sœur d'Agnès.
Et j'étais en binôme avec Jean-Pierre pendant tout le fil.
Donc j'ai vraiment profité de cette rencontre
avec des... Vous savez, entre les prises,
on a des tonnes de conversations, de choses.
Et j'ai tellement aimé Jean-Pierre.
Lui pareil, on peut le... C'est un peu comme Emma Thompson.
C'est des gens, c'est les mêmes personnes
qu'on aime voir au cinéma.
C'est les mêmes personnes qu'on entend,
qu'on aime lorsqu'ils prennent la parole.
Il n'y a pas de tricherie, il n'y a pas de...
Il y a une certaine liberté d'être là
et de ne pas tricher sur ce qu'ils sont.
Donc j'ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire ça avec eux.
Nouvelle pause musicale dans le score.
Je propose d'ici Zethéodora ensemble.
Ah, super.
C'est beau ce morceau, j'adore.
Sur Nova sur Radio Nouvelle avec Charline Roux.
Come on sur Nova avec The Light,
le choix de Léa Drucker.
Je sais pas comment analyser ça,
mais c'est un morceau que j'écoutais beaucoup.
Je suis pas bien capable de faire l'historique de ce morceau.
Mais j'adore ce morceau, j'adore.
Je trouve ça hyper... Je l'écoute encore, d'ailleurs.
Ouais.
Il fait partie de mes...
Des morceaux dont tu peux te servir
pour te remettre à un endroit
ou te ramener une émotion particulière.
Non, mais il m'emmène tout de suite
dans une nostalgie de...
Je sais pas, de bonheur,
un truc de dialon temps,
de des cheveux au ventre,
d'écouter de la musique.
La musique, c'est bien pour le facteur nostalgie, quand même.
Je crois qu'il y a rien de mieux.
Et c'est les cheveux au ventre.
Les cheveux au ventre, vous voyez,
mais ça, c'est important.
Oui, oui, je vois bien.
Et peut-être, éventuellement,
côté passager dans une voiture
avec la fenêtre entrouverte et le chien.
Bien sûr. Et le chien.
Je l'ai. Je l'ai, j'ai la même.
Aucun rapport avec la voiture,
aucun rapport avec Common,
à moins qu'il ne fasse partie des playlists
à cet effet, jusqu'au 4 janvier,
tu es au bouffe parisien sur scène...
Alors 31 décembre, ça, je...
Oui, en fait, je me suis trompée.
Je me suis trompée, c'est 31 décembre.
Jusqu'au 31 décembre, au bouffe parisien,
tu es sur scène dans la séparation,
l'unique pièce de théâtre de Claude Simon,
prix Nobel de littérature,
une mise en scène d'Alain Françon,
ce qui prouve quand même ta grande capacité
de multitasking, si je puis me permettre.
C'est quel genre de vie d'être sur scène
du mercredi au vendredi, le samedi, le dimanche,
tout en ayant, là, comme ça a été le cas
en ce début d'année,
deux films accompagnés ?
Alors, un peu fatiguant,
sur le mental, parce que...
La pièce, elle est dure, elle est dure à faire,
elle est dure à jouer.
Je voudrais dire que je suis accompagnée
sur scène de Catherine Neigel,
de Pierre-François Garrel, de Catherine Ferrand,
et d'Alain Libault,
qui sont des très grands acteurs et actrices.
Donc, c'est une chance inouïe
de pouvoir faire ce spectacle là
de Claude Simon avec eux,
d'être de participer à ce travail
avec Alain Françon.
Donc, ça, normalement,
ça devrait me prendre toute ma tête de la journée.
Et c'est vrai que là,
il y a la promotion du film de 1937,
avant, il y a eu la promotion de l'intérêt d'Adam.
Donc, il faut un peu se dédoubler.
Mais ça dure un temps, en fait.
Moi, je me dis, bon, là, c'est pendant
quelques jours où c'est intensif.
Mais une fois que j'ai terminé
mon travail de la journée de promotion,
je suis concentrée que sur la pièce,
parce que je ne peux pas faire autrement.
Je ne peux pas...
Oui, surtout que, comme tu le disais,
c'est une pièce qui est hyper engageante.
C'est deux couples en crise.
Chacun dans son cabinet de toilettes séparé par une main-scloison.
Ça, c'est pour la maison sale.
Mais en tout cas, c'est une pièce
qui mobilise une énergie très particulière.
Oui, parce qu'en plus, l'écriture de Claude Simon,
elle est singulière.
Moi, je la trouve magnifique, hyper sensible
et très profonde.
Et c'est une pièce étrange.
C'est une tragique comédie.
Donc, il y a à la fois la tragédie et la comédie.
C'est à dire que les gens rigolent beaucoup les spectateurs.
Et en même temps, il y a un drame.
Enfin, il y a la tragédie aussi sur scène.
Et donc, ça demande vachement de concentration et de...
Mais je jubile, parce que vraiment,
ce que je vois sur le plateau avec mes partenaires,
je me dis, c'est pas...
C'est exceptionnel, ce qu'ils font vraiment.
Parce que tu parlais de faire ce métier
et parfois rencontrer des idols.
Je crois que Catherine Yegel fait partie...
Catherine Yegel, je connais plein d'acteurs
déjà qui ont été ses élèves.
Elle a donné naissance à des acteurs...
Enfin, donné naissance,
accompagné des acteurs dans leur développement artistique,
des grands acteurs et des grandes actrices.
Et puis, c'est quelqu'un qui est dans ce métier,
je ne sais même pas depuis combien de temps.
Enfin, elle a tout joué, tout fait.
Puis moi, je l'ai vu en répétition,
travailler, avoir peur avant d'aller sur scène.
Enfin, elle a beau avoir cette expérience dingue.
C'est quelqu'un qui a un si grand respect
pour le plateau, pour la rigueur, pour la vérité,
pour transmettre parfois des textes qui sont difficiles.
C'est un engagement total.
Et c'est très, très beau avoir une femme comme Catherine
qui pourrait se reposer sur ses loriers.
Bien que je pense que ça, ça n'intéresse pas du tout.
Aborder chaque représentation
avec une sorte d'appréhension.
Toujours cette même exigence et puis cet abandon.
Voilà, c'est génial.
Et le théâtre, tu y reviens toujours.
Je crois qu'il n'y a pas eu de pièces depuis 2019.
Oui, mais c'est quand même très régulier dans ton parcours
et quelle que soit ton activité ciné.
Moi, ça me manque, en fait, quand je n'en fais pas.
Et j'ai besoin, je me suis construite avec le théâtre.
Et c'est marrant parce que quand j'y reviens,
j'ai l'impression de repartir à la source
et de revenir à zéro et de recommencer à prendre.
D'autres choses. Là, j'apprends encore d'autres choses.
Ça me remet en question.
Des fois, des fois, je me dis, mais voilà, je...
Comment dire, je suis assez dure avec moi-même là-dessus.
Donc, ça me refait travailler.
Je ne dis pas que le cinéma, c'est facile et c'est les mains dans les poches.
Ce n'est pas ce que je veux dire.
Mais le théâtre, c'est tellement, dans l'instant présent,
que c'est un peu particulier.
Il a beaucoup été question de souvenir musicaux au cours de cette émission.
On va faire appel à d'autres dans un instant
puisque ça va être l'heure du questionnaire musical Uscor.
On écoutera aussi DJ Mehdi et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
DJ Mehdi sur Nova avec Lucky Boy.
Le choix de Léa Drucker.
Oui, j'avais envie de réécouter, de reparler de DJ Mehdi
qui est quelqu'un que je croisais aussi quand je travaillais.
J'ai pu croiser Radio Nova aussi et qui fait partie des gens
que j'avais rencontrés quand j'étais plus jeune
et qui faisaient de la musique et qui étaient très solaires,
très gentils et éclectiques.
Il nous transmettait beaucoup de choses déjà.
Je pense que DJ Mehdi, il a transmis beaucoup de choses.
Il fait partie d'un courant.
Il nous a amenés aussi à écouter d'autres musiques.
Il était très prolique.
J'aimais bien ces artistes-là qui étaient ouverts d'esprits,
qui faisaient à la fois du rap, de l'électro,
qui ouvraient un peu toutes les portes.
Il y avait des...
Ça passait un peu les frontières.
Ce n'était pas chacun dans sa casse.
Donc moi, ça m'a ouvert des cases,
d'écouter ce que faisait Mehdi.
Ça me faisait écouter le 113, plein de choses.
Madeleine Musiquin, les transmissions toujours.
C'est l'heure du redoutable.
Ça ne fait peur à personne.
Questionnaire, discours.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac.
Il y a des questions qui font appel à des souvenirs.
On essaie.
On ne juge pas.
C'est toujours un peu spontané.
Le titre qui symbolise le miole enfant soit en tout cas la tienne.
Un titre de Sergeant Paper.
J'avais le vinil à la maison.
Je pense que c'est She's Living Home, les Beatles.
Le titre de ton adolescence ?
Pop Life, Prince.
Ta chanson de Karaoke.
Je ne fais pas trop de Karaoke.
C'est dommage.
Mais si tu devais.
Ma chanson de Karaoke.
Alors soit une chanson de Julien Clair,
genre Quand Je Joue, ou alors
Wonderwall, Oasis à Tu Têtes.
Très bien.
Le classique.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans tes playlists.
Je ne sais pas si on serait surpris.
Je ne sais pas pourquoi. Je pense à Lavilier.
Moi, j'adore Idé Noir.
Oui, très bien.
Avec Nicoletta.
Oui, très bien.
Le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse ?
Cherie Lynn.
Got to be real.
Ok. Et celui qui t'en fait immédiatement sortir ?
Alors...
Il y a peut-être un morceau un peu...
Attends, qu'est-ce que ça pourrait être ?
Il y a un truc qui me fait sortir.
Oh là, ça ne me vient pas.
Mais je suis bonne enfant, moi en même temps.
Peut-être que tu es tout terrain de la danse ?
Je crois que je crains d'être tout terrain, malheureusement.
Madame, faut rentrer maintenant.
Excusez-moi, on a rallumé la lumière.
Le monsieur est en train de passer.
Il faut régaler ça. Ok.
Très bien, mais je prends.
Rien qui débranche l'adrucker sur la piste de danse.
Ta chanson de comédie musicale préférée ?
J'adore Heaven et Over the Rainbow.
Oui.
Vous va rester dans le magicien d'Ause.
Oui, et...
Non, New York, New York, New York.
En plus de Judy Garland, il y a une passion aussi.
Oui, oui, oui.
Ou Maybe This Time dans Cabaret.
Enfin, on rôde d'entre Lisa Minnelli.
On reste dans la famille, quoi qu'il en soit.
Et enfin, catégorie pénible.
La chanson dont tu es un mal de chien à te débarrasser
une fois que tu es là en tête.
Oh là là, ça serait quoi, ça, attends ?
Bah s'il n'y en a pas, il y en a pas.
J'en ai pas, j'en ai pas, j'en ai pas.
Là, j'en ai pas.
Ça, c'est vraiment une bonne nouvelle.
Je sais pas... Non, non.
C'est peut-être que je sais pas, c'est réactif.
Non, je vois pas.
Bah non, c'est qu'il n'y en a pas, tant mieux.
Généralement, on répond spontanément
si on en a une qui traîne, quoi.
Mais du coup, je vais pas partager les miennes.
Je vais être extrêmement charitable.
Et je vais rappeler que dossier 137 de Dominique Molle,
c'est vraiment remarquable, j'ai pas d'autre mot.
C'est dans les salles.
Ce mercredi, c'était avec Léa Doréker.
Merci mille fois d'être passée par le score.
Dans un instant, on retrouve,
bah tiens, ton ancien collègue de travail, David Blow.
Ah, bah oui, bien sûr.
Je l'embrasse.
Je l'embrasse.
Et on finit avec, ben, le dernier titre que tu as choisi.
Les Foojiz.
Foojila.
Ouais, j'adorais ça.
C'est leur premier album, Foojila.
Enfin, c'est le morceau qui était sur leur premier album.
Qu'est-ce sur l'album ?
Ah, je confonds avec Vocab.
Je confonds avec...
Qui est sur le score, je crois.
J'ai confondu avec le morceau Vocab.
C'est pas grave, c'est génial aussi, ça.
Et j'adorais Lauryn Hill, voilà.
Donc ça, c'était ce que j'écoutais
quand je commençais à faire mes cours de théâtre
et que je voulais être comédienne
et que ça marchait pas trop.
Et j'écoutais Lauryn Hill le soir.
J'ai trouvé très charismatique.
Bah oui.
J'aimais bien ce groupe, ouais.
Merci beaucoup, Léa Donquet.
Merci.
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Et sur NOVA est bienvenue dans Le Score, une émission consacrée aujourd'hui au cinéma.
On y parle du remarquable dossier 137 de Dominique Molle dans les Salles Demain.
Le tout avec Léa Drucker et il y sera aussi question de musique,
puisque j'annonce une playlist de grandes qualités.
Le tout est à découvrir juste après l'actu du jour.
Et pour investiguer sur ce qui se passe dans le monde de la culture et d'ailleurs,
j'accueille l'excellent malo Le Fur et qui est Running Man sans les mecs assez trousses.
Enfin, je crois pas a priori.
Personne ne me court après pour l'instant.
Bonjour, malo.
Bonjour, Charline, comment ça va ?
Ça va très bien et toi ?
Ça va super.
De quoi on parle aujourd'hui ?
Et bien aujourd'hui, j'avais envie de parler d'un morceau qui va venir un peu
bousculer l'industrie de la musique.
Enfin, quand je dis morceau, c'est un grand mot.
Paul McCartney, le gars des Beatles, vient d'annoncer la sortie d'un titre totalement silencieux.
Rien, le vide 2 minutes 45 de studio vide,
comme si John Cage avait croisé les Beatles en plein burn out.
Il n'y a rien, en fait, vraiment, il n'y a rien.
Il n'y a vraiment rien dedans,
même pas un petit aid jou d'étouffé au fond du couloir,
juste des bruits de bandes magnétiques et quelques clic-utis pendant 2 minutes 45.
C'est quand même vachement long.
Alors contrairement à ce qu'on pourrait penser,
on n'est pas sur un projet conceptuel.
Ce morceau, c'est une vraie protestation.
McCartney dénonce un projet de loi britannique qui voudrait permettre aux
entreprises d'IA d'utiliser des oeuvres protégées sans l'autorisation des artistes.
Ils appellent ça moderniser la protection du droit d'auteur.
Je fais des grands guillemets.
Des air-guillemets, on les voit bien.
Résultat, il y a plus de 1000 artistes,
dont Damon Albarn, Jamie Rokwai, Hans Zimmer, Kate Bush,
qui ont unit leur force pour sortir un album collectif 100% silencieux,
sobrement intitulé Is This What We Want ?
Alors l'album est composé uniquement d'enregistrements de salvis,
des studios désertés, des scènes sans musiciens,
une manière pour eux de dire continuer comme ça et c'est tout ce qui restera.
Mais ça marche ce projet ?
Eh bien non seulement ça a marché,
mais l'album Silencieux a atteint la 38e place des charts aux UK,
ce qui est très très fort.
Et donc la réédition vinile qui est limitée à 1000 exemplaires,
elle arrive elle le 8 décembre avec le fameux bonus track de McCartney.
On a donc un next beatle de 83 ans dans un studio vide
qui nous rappelle que ne rien d'entendre pour une fois.
Et ben c'est la meilleure manière d'écouter les artistes.
Eh bien je propose qu'on écoute ce type.
Eh non, mais non.
Évidemment que non, on ne peut pas.
Mais c'était avec grand plaisir.
En tout cas, l'initiative est absolument géniale.
Ça je le fais.
À défaut d'écouter McCartney Silencieux,
je propose qu'on écoute les Beatles.
On retrouvera les adrucaires juste après.
C'est parti pour Cross The Universe.
Et c'est un immense plaisir, voire un privilège,
de recevoir une comédienne qui a la particularité
d'être renversante tout le temps.
Que celui qui veut me contredire prenne de l'élange.
Attends, je suis prête et sachez que la vieille dame est bagarreuse
et qu'elle a aussi des arguments.
Je commence donc par le plus évident,
jusqu'à la garde de Xavier Legrand,
dont il m'est encore impossible de parler,
sans avoir la voix un petit peu étranglée.
César de la meilleure comédienne, on ne peut plus mériter.
Une comédienne aussi habitée,
quand elle joue des femmes du quotidien
et la gemmée des airs guillemets,
infirmières dans l'intérêt d'Adam,
que des policières obsessionnelles,
celles de dossier 137 de Dominique Molle en fait partie,
comme une présidente de la République dans le monde hier,
une ministre des Affaires étrangères sous contrôle,
ou même une patineuse sœur jumelle flippante dans Narco,
ou en porcs qui vacillent face à son beau-fils
chez Catherine Brea.
Elle sait tout faire.
Elle peut tout faire.
Elle ne va.
Je suis cachée dans la rue, saura-tu me trouver ?
Boy, c'est Léa, téléphone !
Souvenez-vous l'époque où Léa était chaperonné par Tati ?
Cette époque est finie.
Ensuite, elle a été chapeutée.
Et puis ensuite, elle a mangé un très très bon chapon.
C'est ça, mais ça, on s'en fout à la limite.
Ça, c'était en 1995,
dans la grosse boule sur cette vénérable antenne derrière votre poste.
C'est fait une holla pour celle qu'on entendait vraiment un peu loin,
par téléphone, Léa Drucker.
Bonjour.
Bonjour.
Et merci beaucoup de passer par cette émission.
Dossiers 137 de Dominique Moll sort dans les salles.
Ce mercredi, on va évidemment en parler,
mais un mot de cet archive, quand même.
Ça, c'est des grands souvenirs.
C'est des souvenirs.
D'ailleurs, c'est mes premiers souvenirs de radio,
où j'étais active à la radio.
Et j'étais dans la rue avec cette chronique
qui s'appelait la Tati mobile.
Et pendant deux heures, je devais en direct
trouver quatre personnes, à peu près,
pour improviser avec Ariel Wiseman et Édouard Ber, en direct.
Il fallait que je fasse les présentations.
Il fallait, à la fois, trouver dans la rue des gens qui acceptaient.
Je me faisais jeter beaucoup.
Et puis trouver des trucs un peu intéressants
pour qu'ils puissent rebondir.
Et je me suis énormément amusée.
Puis je suis rentrée.
Donc, je passais beaucoup de temps à Radio Nova,
à l'époque où c'était dans le XIe.
Avec ce magnifique ascenseur tagué
que moi, j'estime, aurait dû être dans un musée
ou qui a été tagué par des artistiens
du monde entier, de l'époque.
Je vous jure, il y avait de tout.
Et donc, c'est un très grand souvenir pour moi.
J'ai rencontré plein de gens à cette époque.
C'était super.
Comme quoi, vraiment, sur Nova ?
Ah oui.
Parce qu'elle que marche quand même.
Pas importe.
On va évidemment parler de dossiers 137.
Et puis, comme à chaque invité,
je t'ai demandé de choisir 6 litres.
6 litres.
Non, 6 titres dans les playlists de Nova.
C'est beaucoup 6 litres.
On va commencer avec Amadou et Mariam.
Je pense à toi, on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20 heures.
Sur Radio Nova.
Amadou et Mariam sur Nova,
je pense à toi,
dans la playlist de Lea Drucker.
Pourquoi ce titre en particulier ?
Ça, c'est un titre que j'écoutais,
justement, parce que Radio Nova,
c'était l'endroit où j'ai aussi fait ma...
J'ai fait ma culture musicale.
On est écoutant énormément Nova dans les années 90.
Et il y avait ce morceau qui passait régulièrement
que j'aimais beaucoup, que j'aime toujours.
Je trouve que c'est un classique.
C'est beau.
C'est poétique.
Leur voix est magnifique.
Donc, c'est un titre qui me replonge dans ces années-là.
Tout de suite.
Il y a une question rituelle dans cette émission
qu'elle place pour la musique dans ta vie de tous les jours.
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Elle me sert beaucoup, notamment...
Alors, j'ai un rapport particulier avec la musique aujourd'hui.
C'est qu'elle a...
Je m'en sers beaucoup pour le travail.
Dans le travail.
Notamment en préparation,
des fois en concentration,
en méditation avant d'aborder une séquence,
discrètement,
enfin dans ma loge,
ou sur un plateau de tournage.
J'ai des écouteurs.
Il y a des scènes, notamment les scènes émotionnelles
où, parfois, j'ai besoin d'écouter de la musique.
Et c'est toujours un peu la même chose.
C'est toujours un peu les mêmes musiques.
Ça bouge assez peu, c'est marrant.
C'est souvent des compositeurs comme
Ryuichi Sakamoto,
un peu...
un peu Kate Bush,
des choses qui sont connectées
à des moments de ma vie qui font...
Pour revenir à un état particulier.
Ça marche pas toujours, mais en tout cas,
ça me met dans cet état
qui me...
Ça correspond à des états.
Pour autant, est-ce que tu fais des playlists de personnages
en proche temps ?
Absolument. Là, on joue la séparation
au bouffe parisien en ce moment.
Et j'ai une playlist Louise.
Et c'est plutôt de la musique classique.
Il y a Choubert, il y a la jeune fille et la mort de Choubert.
Il y a...
Il y a du Debussy.
Il y a Claire de Lune.
Mais c'est pas un rituel obligatoire.
C'est à dire que j'appelle la musique
quand je sens que je suis pas concentrée
ou que j'ai besoin de mettre
plus qu'un costume, quoi.
On poursuit la conversation dans un instant.
On écoutera aussi NTM et tout ça,
ce serait juste après la pub.
On parle du nouveau film de Dominique Molle,
dossier 137, qui sera dans les salles.
Ce mercredi, le dossier 137,
c'est l'une des affaires que doit traiter Stéphanie,
qui est enquêtrice à l'IGPN,
soit la police des police.
Nous sommes enquêteurs à l'IGPN, la police des police.
Nous enquêtons sur les fautes
que peuvent combattre certains policiers.
C'est une infirmière de l'hôpital
qui m'a dit de venir ici pour porter plainte
pour mon fils Guillaume.
C'est à la manifestation de samedi.
Un policier qui lui a tiré de suite
avec un flashball.
Les flics, là, qu'on fait ça, vous les avez retrouvés ?
Putain, mais il n'a rien fait.
Ces fils de putes, ils l'ont défoncé alors qu'il n'a rien fait.
Mais tu baisses d'un temps, là.
Mais si ça m'appare le contrôle à l'heure, c'est ça rien.
On nous a dit que la République était en danger.
On nous a demandé d'empêcher les pillages
et d'impacter les individus violents.
Si les vécasseurs et les individus
qui s'en prenaient au collègue ont tenu.
Le gouvernement était en panique.
Vous pouvez vous me décrire ce que vous voyez ?
Sur les images, on ne voit pas bien.
Il me semble au contraire qu'on voit très bien.
Un jeune homme lourdement blessé par un tir de LBD
dans une manifestation des gilets jaunes,
des circonstances à éclaircir,
une nouvelle enquête pour les adroïcaires.
Et je dis ça parce que t'en as mené quelques-unes,
ces derniers temps, sur grand écran,
dans un homme en fuite, dans le mélange des genres.
Le cinéma, est-ce que c'est, littéralement,
ta manière d'interroger le monde ?
Oui, je pense qu'il n'y a que de cette manière-là
que je me sens à la fois légitime.
C'est un grand mot, mais en tout cas capable de m'exprimer.
Je pense que le cinéma, c'est intéressant pour ça,
parce que ça nous permet de prendre un peu de recul
et de représenter les choses dans leur complexité
et avec humanité.
Ça permet, j'espère,
de ne pas faire la morale
ou de ne pas imposer aux spectatrices et aux spectateurs
ce qu'ils doivent penser,
mais ça permet d'exposer les faits
dans un sujet et quand c'est bien raconté,
quand c'est bien mis en scène.
Et du coup, je trouve que ça nous permet
de raconter les choses avec du contraste,
des nuances et en s'éloignant des caricatures.
Donc ça, ça m'intéresse beaucoup.
Parce que moi, en tant qu'actrice,
venir donner mon point de vue sur les choses,
je suis pas sûre que ça intéresse beaucoup les gens.
Mais à travers un personnage,
je me sens plus capable de le faire.
Sans paraître d'événements récents,
en l'occurrence du mouvement des Gilets jaunes,
quel genre de précaution, si toutefois, il faut en prendre ?
Dans l'interprétation ?
Je n'en prends pas.
Sur l'interprétation, je me sens libre
de proposer ce qui me vient en tête.
De toute façon, il y a les chefs d'orchestres
qui sont les réalisatrices et réalisateurs
comme Dominique Moll.
Donc je ne me bride pas du tout là-dessus.
Une fois que j'ai accepté le projet,
je suis en accord avec ce qu'il y a raconté.
Sur un personnage comme ça,
par contre, ce que j'essaie de faire,
c'est d'être le plus réel possible,
d'y mettre le plus crédible possible.
Donc pour ça, ça demande de la réflexion en préparation
et puis éventuellement un petit travail d'investigation,
c'est-à-dire de rencontrer des gens qui font ce métier.
Donc j'ai rencontré des enquêtres de l'IGPN,
de poser des questions sur comment on vit les choses
quand on est en interrogatoire.
Ce n'est pas tant de leur demander des détails de leurs enquêtes
de savoir comment vous aborder,
alors comment vous faites quand vous êtes en colère,
quand il y a quelqu'un en face de vous
que vous savez qu'il ment, ou que cette personne ment,
ou que vous êtes bouleversé par un témoignage,
comment vous faites.
Donc ça, c'était important de recevoir leur avis là-dessus.
Parce que je dois dire que je suis comédienne,
donc je vais prendre en charge ça de façon émotionnelle.
On n'a pas le droit d'exprimer les choses,
on est là pour recueillir les faits.
Tout ce qui peut nous arriver de frustration, de colère,
on ne le montre pas en tout cas.
C'est presque clinique.
Donc ça, c'était ma contrainte.
C'était de faire vivre le film,
de porter la narration du film,
tout en étant tenu de respecter
cette indication qu'on m'a donnée
qui était quand même très importante.
Ce n'était pas moi...
Non mais j'ai été bouleversée par Sandra Colombo,
je pouvais être bouleversée par des acteurs,
des actrices du film,
un coup j'étais prise par des choses un peu émotionnelles
et Dominique me disait que ce n'était pas ça.
Ce n'est pas toi de prendre ça en charge.
Ce n'est pas toi la victime par exemple.
Donc notamment pour les scènes avec Sandra Colombo
qui fait la mère du jeune homme,
Madame Girard.
Donc ça, c'était très intéressant
de se tenir à ce cadre-là.
Je le dis vraiment très honnêtement,
ici on est au coeur d'une enquête
avec un vrai suspens, c'est le tour de force
du film, c'est d'être extrêmement prenant
sans être à aucun endroit,
ni opaque, ni didactique.
C'est remarquable.
Ormi, une série française à la fin des années 90
avec le vénérable Jean Rochefort
ou le film de Mike Figgis avec Andy Garcia
qui s'appelait à faire privé.
J'ai pas réussi à faire remonter le moindre souvenir
d'exploration ciné sur cette police des polices.
Alors il se peut que ma mémoire, ça défaillante.
Alors que vraiment en voyant le film,
on se dit que ce milieu, par nature assez opaque,
c'est un formidable terrain pour la fiction.
Nick Molle, il avait envie de parler
de ça, de parler de l'IGPN
parce que c'est en effet un endroit
qu'on connaît très peu.
Personnellement, comme vous dites, c'est très opaque.
Il n'y a pas de documentaire là-dessus,
il n'y a pas de documentation vraiment là-dessus.
Et c'était un terrain intéressant
aussi parce que c'est des policiers
et des policiers qui ont un statut particulier
qui est d'enquêter
en étant dans cette adversité
d'être pas apprécié.
Pas apprécié ni d'arcotier, ni le citoyen
le citoyen considère
qu'ils sont jugés partis,
et les policiers
pensent que c'est des traîtres,
ou que ça
les empêche de faire leur travail,
qu'ils ne sont pas soutenus
de ce côté-là non plus.
Donc c'est une position très désagréable,
en déséquilibre
et pour raconter
en effet comme outil de fiction
même s'il ne s'en est pas vraiment eu.
Le film est une fiction inspirée de fait réel,
mais
pour un personnage d'un film policier
qui est le mien, Stéphanie Bertrand
c'est hyper intéressant
parce que ça induit une solitude
ça induit beaucoup d'adversité
ça demande
ça permet
des scènes vraiment intéressantes
ou d'ailleurs les conflits apparaissent dans l'intimité
même de la famille, ou de Lex
moi j'aime beaucoup le personnage de Lex Marie
qui est au stup et qui me dit
mais t'as pas honte d'aller enquêter
sur ces mecs qui sont des héros
qui rappellent
ce qu'ils ont fait pendant
les attentats
en 2015
enfin tout ça est très très bien
un jour que le film
permet une réflexion
complexe, et sur cette position
d'être une enquête rive de l'IGPN
ou en effet on se retrouve
face à des questionnements
sur sa propre vocation, sur sa loyauté à l'institution
et en même temps sur ses sentiments personnels
c'est compliqué
on continue cette conversation
sur ce film, donc dossier 137
remarquable, passionnant, qui sera dans les salles
ce mercredi, mais nouvelle pose musicale, nouveau choix
de Lea Drucker, Angie Stone
Wish I Didn't Miss You
parce que j'adore
une chanteuse qui nous a quitté
et c'est une grande voix
et je trouve le morceau très beau
et qui traverse le temps
c'est une raison suffisante
le score sur Radio Nova
On parle aujourd'hui de dossier 137
le nouveau film de Dominique Moll
qui sera dans les salles ce mercredi
c'est donc une deuxième collaboration avec Dominique Moll
après des nouvelles de la planète Mars
mais si mes souvenirs sont bons
tu jouais une journaliste de chaîne d'infos
qu'on voyait essentiellement à travers un écran
Oui, j'apparaissais qu'à la télévision
on s'était beaucoup amusé à faire ça
en effet une journaliste d'information
et il y avait François Damien
et son fils
j'étais la femme
je me souviens plus très bien
il y avait une sorte d'interaction
entre ce qui se passait à l'image
et dans leur vie à eux
il m'avait mis au défi de dire un mot
pendant une présentation
et ce qui était drôle c'est qu'on avait tourné
avec un journaliste d'information
qui m'a fait la même chose
il m'a dit tu verras, au journal ce soir
je vais réussir à dire tellement
que ça nous avait fait concourir
je crois que c'était un mot idiot
un truc impossible à placer
mais on s'était bien entendu avec Dominique
j'avais beaucoup aimé l'attention qu'il avait
quand on vient pour deux jours de tournage
c'est en altraque
c'est intimidant
et des fois on sait pas si on va être bien regardé
et Dominique il prend soin vraiment
de chaque acteur, chaque personnage
soit il roule principal
ou venu pour un petit rôle
il était hyper attentionné
et donc ça m'avait beaucoup plu
et donc il m'a recontacté
des années et des années et des années plus tard
pourtant il y a eu la nuit du 12
il y a eu le seul lébet
j'étais plus que contente
ce qui est assez captivant
dans le film c'est qu'il met constamment l'humain
au centre d'une mécanique qui est quand même assez austère
celle d'une enquête
Stéphanie ton personnage au-delà de sa mission
qu'elle prend à coeur elle est aussi remuée par le fait
que ces gens qui viennent porter plainte
elle les connaît, la victime vient de Saint-Dizier
c'est la ville où elle est née, elle a grandi
c'est une forme de tiraillement et ça pose
une question du point de vue
est-ce que c'est ce tiraillement-là aussi qui t'a aidé
à poser le personnage
l'équilibre
même si ce tiraillement il se précise
petit à petit au fur et à mesure du film
parce que c'est une bonne policière Stéphanie
c'est une enquêtrice
qui fait ce métier
avec vraiment beaucoup de précision
de rigueur
elle fait bien son travail
et puis elle est un peu idéaliste aussi
donc c'est vrai que ce tiraillement
il permettait
de
malgré le fait que je vous dis
j'avais cette contrainte de respecter la fonction
et comme on procède à des interrogatoires
sans se laisser déborder
mais le fait de voir ces scènes de famille
avec sa mère
qui a l'impression qu'elle n'a pas tout à fait compris
ce qu'elle faisait
ou avec son fils qui lui dit
pourquoi personne n'aime la police
tous ces des choses qui sont
hurtantes pour une policière
dans l'endroit de sa vie
et donc
ça permettait d'inscrire ce personnage
bien que ce soit un rôle
d'une enquêtrice dans un film policier
dans quelque chose d'humain auquel je pense qu'on peut s'identifier
j'espère
moi je me suis identifiée vraiment
donc j'ai aimé
être avec elle pendant tout ce tournage
et puis
je comprends l'idée
d'une vocation qui est celle-là
et je comprends l'idée
qu'on est des doutes
en fait on a tous d'idée
donc c'est une femme qui
est bousculée par beaucoup de
comme vous dit de tiraillement
de choses où elle se...
il y a une fatigue morale en fait chez elle
c'est-à-dire que la rencontre avec
Madame Girard qui vient déposer plein
parce que son fils a été grèvement blessé
c'est pas la première fois qu'elle
est face à ce problème-là
mais il va se jouer
quelque chose
d'intime
dont elle ne va pas parler à personne
mais qui va prendre de plus en plus de place
et qui va la
lui faire bouger un peu en effet son point de vue
et c'est un peu ce que veut le film
d'ailleurs c'est que les spectateurs
puissent aussi avoir
leur point de vue qui puisse se modifier
parce qu'on peut aussi entendre le policier
qui fait du maintien de l'ordre et qui dit
c'était une situation tellement chaotique
on se prenait des cailloux
la difficulté de ce métier
Stéphanie elle sait ce que c'est
parce qu'elle était sur le terrain aussi
au stupes mais pas dans le maintien de l'ordre
mais elle connaît bien la difficulté
donc je trouve que le film n'est pas maniqué un
et il permet la réflexion
et il permet un question
de moi encore une fois de sortir
de choses trop caricaturales
d'ailleurs ce qui est aussi
très impressionnant dans le film
c'est que malgré tout ces tiraillements
Stéphanie elle reste convaincue
de l'intérêt et je veux pas dire de la grandeur
et je me suis demandé les femmes
en mouvement, en mission
est-ce que ça pourrait pas être un lec motif
dans ta filmographie
alors ça c'est sûrement en fait
c'est un peu inconscient de ma part
je suis attirée par ces personnages
parce que je trouve que
que ce soit Lucie l'infirmière
dans l'intérêt d'Adam ou Miriam
non jusqu'à la gare
même dans le mélange des genres
tu es aussi une policière qui était
très obsessionnelle
je trouve que
ça permet
de raconter des histoires
moi je considère aussi mon métier
comme ça, de passer des histoires
passer des histoires de gens qui font d'autres métiers
des métiers importants
et de montrer
d'essayer de représenter la difficulté
de tout ça mais dans une histoire
on fait pas des documentaires
on est là pour vous raconter des histoires
et que ce soit intéressant
mais je suis attirée
par ces personnes
et j'aime bien les raconter
avec leur faille
c'est-à-dire que je n'ai pas non plus envie
qu'on représente des superhéroïnes
il faut montrer aussi
ce qu'il y a de si proches
de nous c'est-à-dire que
leur grande qualité
puis aussi les imperfections
ou bien de leur métier
il limite les contraintes
les contradictions de leur métier
dans le dossier 137
il y a autre chose qui m'a frappé
je me suis dit ça n'avait pas parlé de manière très directe
à la comédienne que tu es
le vocabulaire de la procédure est extrêmement technique
il est très particulier
et pourtant du côté des policiers
il y a une incapacité totale
employé certains mots qui sont bien plus limpides
je trouve que le langage est un vrai enjeu
il y a toujours des circonvolutions pour désigner des actes
plutôt que de dire clairement bavures
je trouve ça intéressant ce jeu sur le langage
il y a la fois très technique et de fait très désincarné
et l'incapacité de donner les vrais mots
oui il y a une forme de...
on dirait parfois qu'on avance
donc moi je fais des interrogatoires dans le film
mais il y a aussi des autres actrices et acteurs
qui sont dans les autres enquêteurs et enquêtrices de djpn
comme Mathilde Rorich
ou Clermaud Zon
et c'est vrai que ce langage là
on voyait c'est intéressant
parce qu'il est hyper précis, hyper technique
et on a l'impression
que l'interrogatoire
on marche sur des oeufs
on y va dans la délicatesse et la politesse
c'est-à-dire ça c'est pas l'interrogatoire
musclé
pas du tout
on reste dans la courtoisie
pour parler des choses
par contre il y a l'image
et Dominique
c'est vraiment
après un pari
très audacieux
un plan du cinéma
de comment filmer ses écrans
de comment filmer ses portables
et que ça devienne un outil de cinéma
et que ce soit intéressant et beau à voir
ça a été une sacrée réflexion de mise en scène
auxquels j'ai pu assister
et l'interrogatoire
le langage
c'est vrai qu'au début
je peux vous dire les apprendre
c'était hyper difficile
et il fallait que ça devienne notre langage
aussi un langage qui nous est familier
parce que c'est leur outil technique
il y a à la fois la description
des outils de maintien de l'ordre
il y a à la fois
l'organisation
de tout ça, le langage policier
c'est hyper précis
et ça finissait par devenir un langage
qui nous appartient et je trouve que c'est
même assez entre guillemets
beau à entendre
d'une certaine manière
c'est un langage particulier et un peu fascinant
une musique assez différente
dans le cas de Dominique Moll
c'est mercredi dans les salles
dans un instant je propose un petit tour
dans l'imaginaire de l'éadrucker
c'est hyper présomptueux de dire ça
mais j'ai pas peur de grand chose
on écoutera aussi
Buena Vista Social Club
ce sera juste après la pub
les scores
sur Radio Nova
Buena Vista Social Club
sur Nova avec Chan Chan
le choix de l'éadrucker
de souvenirs de ces années à Nova, de mes années où j'étais plus jeune.
Et puis le Buénavista Social Club, c'est un des plus beaux souvenirs que j'ai de concert,
j'ai vu jouer.
J'ai apparaît, c'est la chance quand on travaille dans une radio, c'est qu'on a des gens qui
deviennent, il y a un truc ce soir tout ça, bon.
Donc j'avais assisté à une avant-première du film de Van Der S, que j'avais adoré,
et il y avait une petite fête où ils étaient là et ils ont joué.
Et on a dansé jusqu'à 5 heures du matin, on a dansé la salle ça.
C'était un des plus beaux souvenirs de ma vie.
Enfin, c'est des souvenirs marquants.
On parle d'une personne qui avait pris une sur scène.
Oui, mais je ne suis pas la seule, on est beaucoup.
Ouais, c'est pas partie des happy few.
Les souvenirs, on y reste.
Voici quelques extraits qui, si normalement
je vais bien travailler, devraient évoquer quelques souvenirs.
Taxavry, le générique des Flintstones.
Les Flintstones, la famille Pyrrhafeux.
Oui, c'est génial.
J'ai confondu avec Taxavry, mais la banque se ressent.
Il y a un truc assez commun.
C'était ce que je regardais quand j'étais petite et que je suis partie vie
avec mes parents, on était à Washington et avant d'aller à l'école,
je mangeais mes céréales et il y avait la télé et je regardais la famille
Pyrrhafeux avant de partir à l'école.
Est-ce que ça a formé d'une certaine manière peut-être ton goût de l'absurde?
Sûrement, il y avait ça.
Mais comme j'ai parlé de Taxavry, ça aussi, bien sûr.
Oui, j'adorais ça les cartounes, l'absurde, la folie, l'humour.
Oui, on naviguera un autre genre de monde.
Le magicien d'eau, évidemment, par Victor Fleming avec Judy Garland.
Je crois que je n'ai pas lu une seule interview
dans laquelle on ne te pose pas la question sur ce film et sur à quel point
il a été extrêmement important pour toi.
Incroyable, parce que je l'ai vu à peu près la même période
que la famille Pyrrhafeux, donc j'ai eu très peur parce qu'il y a une sorcière.
Je me souviens d'un moment de terreur pendant la...
Mais c'est mon premier souvenir de cinéma très marquant avec le lion
de la MGM dans la salle.
Les parents qui mettent un blouson sur le fauteuil pour me relever un peu.
Et puis le film qui commence en noir et blanc, qui se transforme
en technicolore et la sensation à cet âge-là que tout est vrai,
en fait, que tout est vrai.
Aucune notion de la machine de cinéma,
donc vraiment Dorothee est vraiment partie dans cette maison.
Tout est réel, le cinéma devait...
Et en fait, j'ai longtemps voulu que ça reste comme ça.
J'ai longtemps voulu.
Mais c'est comme ça.
Merci pour ça que je viens parler avec vous.
Dorothee, on est d'accord que c'est potentiellement aussi le nom
d'une grand-mère galoise.
C'est ma grand-mère galoise, Dorothee, qui s'appelait Dorothee Thomas
et qui après s'appelait Dorothee le cornec et qui était ma grand-mère,
qui était musicienne et qui jouait superbe.
Il y avait une belle voix comme ça, un peu
une jolie voix très juste et qui chantait tous les standards
et tous les morceaux que chantait Jodie Garland à la maison.
Entre la machine à laver, le rangement, le truc.
C'était un personnage un peu féerique, c'est Mamy Dos.
Est-ce qu'il y a le même enterré pour Wicked ?
Alors ma fille, oui.
Alors moi, j'accompagne.
Je prends grand plaisir parce que j'adore voir des artistes
comme ça très talentueux, qui savent dans ses chantées.
La magie, ça m'impressionne moins dans Wicked
que dans le magicien Dos.
Dans le magicien Dos, après, je suis peut-être trop, comment dire,
rétrograde, mais il y a le côté artisanal du film.
Là, aujourd'hui, il y a beaucoup de...
Mais le magicien Dos, les effets spéciaux, ils sont sublimes.
Ils sont superbe.
Je crois que ça me faisait plus rêver, mais bon, je suis pas...
Ma fille, elle n'est pas du tout d'accord avec moi.
Elle adore Wicked, et puis on va voir la suite bien sûr.
Oui, évidemment. On passe à l'extrait suivant.
Fasten your seatbelts, it's going to be a bumpy night.
How's it ?
C'est Bette Davis.
C'est All About This, All About If, de Mankiewicz.
Jenny.
Bette Davis dans le rôle de Margot Channing, une légende du théâtre
qui prend sous son aile la jeune Ève et qui va s'avérer être envahissante,
on va le dire, politiquement comme ça.
Amlicieuse.
Est-ce que c'est pour le théâtre ou pour ce que ça raconte d'être
une femme dans une industrie qui a du mal à regarder les femmes prendre de l'âge ?
Bette Davis, cette passion pour ce film-là.
Oui, ce que j'aime beaucoup dans ce film, c'est qu'il est...
Il est assez grinçant, ce film.
Il n'a pas peur de faire un portrait assez dur de ce métier.
Bon, Bette Davis, elle est tellement...
C'est... Elle est géniale.
Et le personnage est très beau parce qu'elle se casse la gueule, en fait.
Enfin, il y a un truc où elle est complètement déstabilisée, en fait, par cette...
Mais le film est dur, il est cruel, il est assez féroce.
Et encore une fois, c'est compliqué de prendre parti.
Enfin, d'être très claire sur l'endroit où on se situe dans le film.
Mais à l'époque, ils osaient écrire des histoires.
Là, pour le coup, ce n'était pas maniquer un du tout.
On montrait les failles des personnages.
Ils n'étaient pas timides là-dessus.
Et c'est beau parce que c'est complexe.
Moi, c'est un film que je trouve pareil.
C'est un film que je peux revoir et revoir et revoir.
Ils me captifent toujours autant.
Il est toujours aussi intéressant.
Je comprends, en même temps, l'ambition de cette jeune femme
qui a envie de faire des tactrices.
L'autre, qui, de temps en temps, est un peu...
Elle est hyper sympathique au début.
Et en même temps, elle évolue.
On est touchés par ce qui lui arrive.
Moi, je n'en peux.
On poursuit avec une comédienne britannique
qui est interrogée ici, à la télé, par Stephen Colbert.
C'est votre maison, c'est la façon dont vous vivez.
Il n'y a pas de pointe en charge.
Absolument pas de pointe.
Emma Thompson.
Emma Thompson, au moment de la promo du film,
mais rendez-vous avec Léo dans lequel elle entretenait une relation
avec un Discord Boy plus jeune.
C'était super ce film.
Le film est fantastique.
Et en même temps, moi, je vois un lien indirect avec un rôle
que tu as tenu.
Pas du tout la même différence d'âge.
Mais ce genre de problématique.
Je pensais au film de Catherine Brea.
C'est moins sentimentale, le film de Catherine Brea que le film.
Oui, beaucoup moins sentimentale.
C'est plus obscur.
Mais je me suis demandé si ta passion pour Emma Thompson venait.
Est-ce que moi, je n'arrive pas à savoir si je l'aime
parce que c'est une comédienne géniale
ou si je ne l'aime pas aussi plus pour ces prises de position?
Moi, j'aime les deux.
Mais je trouve que les deux sont liées.
Et puis je trouve que cette femme est d'une grande...
Je l'aime énormément.
Je trouve qu'elle est hyper classe du fait d'être aussi vraie.
Dans tout ce qu'elle est, à la fois dans le jeu
et à la fois dans ce qu'elle dit, elle est très libre de sa parole.
Et on a l'impression qu'elle est accessible.
Et c'est ça qui implique une grande humilité, en fait,
chez Emma Thompson, qui la rend très accessible.
On a l'impression qu'on la connaît.
On a l'impression que c'est quelqu'un de notre famille.
Si je la croise dans la rue, je pense que je vais m'adresser à elle.
Et ça doit lui arriver tout le temps, d'ailleurs.
Mais il y a quelque chose de tellement...
de manière tellement présente
que c'est aussi ce qu'on aime d'elle en tant que comédienne.
Et je la trouve magnifique.
Je trouve qu'elle est merveilleusement bien.
Et qu'elle dit des choses intéressantes.
Parce qu'elle dit là, c'est formidable.
Et puis qu'en plus, elle choisit des rôles qui vont à 360,
parce qu'il y a effectivement d'un côté...
Si je dois faire vraiment un panel très large,
Nani McPhee a la présidente fachot de Yersen.
Il y a quand même une souplesse intégrale.
Elle est très forte.
Et enfin, dernier extrait.
Vous inquiétez pas, c'est par goût.
Et même si ça ne me paraît à croire, elle n'est pas pour vous plaire.
Vous vous plaire, vous m'avez déjà expliqué,
c'était pas la peine d'y penser, je l'ai très bien compris.
C'est le genre de chose que, même moi, je rêvais comprendre.
Jean-Pierre Bakri, dans le goût des autres,
d'Agnès Jaoui, qui t'a mis en scène au théâtre
d'un cuisine et dépendance à l'ère de famille
et qui t'a dirigé au cinéma, dans place publique.
Place publique, et qui m'a...
Alors c'est comme ça que je les ai rencontrées,
ou Agnès m'a fait confiance,
elle m'a donné le rôle de yo-yo dans l'ère de famille
et le rôle que je faisais à bout dans la cuisine et dépendance.
Je me suis éclatée avec ces deux personnages
conjoints d'alternance.
Donc j'ai rencontré à cette occasion Agnès Jaoui,
qui est une femme que j'aime beaucoup.
Et comme femme et comme artiste,
enfin j'aime tout, j'aime tout ce qu'elle est,
tout ce qu'elle écrit et tout ce qu'elle fait.
Et puis Jean-Pierre Bakri qui venait quand même
qui passait une tête, un peu, fait comme si j'étais pas là,
mais qui venait et qui donnait son point de vue
aussi sur notre travail, dans un grand respect mutuel.
C'était vraiment...
Ça m'avait impressionné, en fait, de les rencontrer.
C'est marrant ce métier parce que tout d'un coup,
on est choisis pour travailler,
pour faire notre travail qu'on connaît, etc.
Mais il y a quand même ce truc d'admiration.
Et quand je voyais le goût des autres,
quand je voyais leur film, j'imaginais pas qu'un jour
je travaillerais avec eux, en fait.
J'en rêvais sûrement, mais j'imaginais pas.
Et donc la rencontre s'est faite,
et puis après ils m'ont écrit ce personnage dans place publique.
La sœur d'Agnès Jaoui.
Enfin, voilà, la sœur d'Agnès.
Et j'étais en binôme avec Jean-Pierre pendant tout le fil.
Donc j'ai vraiment profité de cette rencontre
avec des... Vous savez, entre les prises,
on a des tonnes de conversations, de choses.
Et j'ai tellement aimé Jean-Pierre.
Lui pareil, on peut le... C'est un peu comme Emma Thompson.
C'est des gens, c'est les mêmes personnes
qu'on aime voir au cinéma.
C'est les mêmes personnes qu'on entend,
qu'on aime lorsqu'ils prennent la parole.
Il n'y a pas de tricherie, il n'y a pas de...
Il y a une certaine liberté d'être là
et de ne pas tricher sur ce qu'ils sont.
Donc j'ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire ça avec eux.
Nouvelle pause musicale dans le score.
Je propose d'ici Zethéodora ensemble.
Ah, super.
C'est beau ce morceau, j'adore.
Sur Nova sur Radio Nouvelle avec Charline Roux.
Come on sur Nova avec The Light,
le choix de Léa Drucker.
Je sais pas comment analyser ça,
mais c'est un morceau que j'écoutais beaucoup.
Je suis pas bien capable de faire l'historique de ce morceau.
Mais j'adore ce morceau, j'adore.
Je trouve ça hyper... Je l'écoute encore, d'ailleurs.
Ouais.
Il fait partie de mes...
Des morceaux dont tu peux te servir
pour te remettre à un endroit
ou te ramener une émotion particulière.
Non, mais il m'emmène tout de suite
dans une nostalgie de...
Je sais pas, de bonheur,
un truc de dialon temps,
de des cheveux au ventre,
d'écouter de la musique.
La musique, c'est bien pour le facteur nostalgie, quand même.
Je crois qu'il y a rien de mieux.
Et c'est les cheveux au ventre.
Les cheveux au ventre, vous voyez,
mais ça, c'est important.
Oui, oui, je vois bien.
Et peut-être, éventuellement,
côté passager dans une voiture
avec la fenêtre entrouverte et le chien.
Bien sûr. Et le chien.
Je l'ai. Je l'ai, j'ai la même.
Aucun rapport avec la voiture,
aucun rapport avec Common,
à moins qu'il ne fasse partie des playlists
à cet effet, jusqu'au 4 janvier,
tu es au bouffe parisien sur scène...
Alors 31 décembre, ça, je...
Oui, en fait, je me suis trompée.
Je me suis trompée, c'est 31 décembre.
Jusqu'au 31 décembre, au bouffe parisien,
tu es sur scène dans la séparation,
l'unique pièce de théâtre de Claude Simon,
prix Nobel de littérature,
une mise en scène d'Alain Françon,
ce qui prouve quand même ta grande capacité
de multitasking, si je puis me permettre.
C'est quel genre de vie d'être sur scène
du mercredi au vendredi, le samedi, le dimanche,
tout en ayant, là, comme ça a été le cas
en ce début d'année,
deux films accompagnés ?
Alors, un peu fatiguant,
sur le mental, parce que...
La pièce, elle est dure, elle est dure à faire,
elle est dure à jouer.
Je voudrais dire que je suis accompagnée
sur scène de Catherine Neigel,
de Pierre-François Garrel, de Catherine Ferrand,
et d'Alain Libault,
qui sont des très grands acteurs et actrices.
Donc, c'est une chance inouïe
de pouvoir faire ce spectacle là
de Claude Simon avec eux,
d'être de participer à ce travail
avec Alain Françon.
Donc, ça, normalement,
ça devrait me prendre toute ma tête de la journée.
Et c'est vrai que là,
il y a la promotion du film de 1937,
avant, il y a eu la promotion de l'intérêt d'Adam.
Donc, il faut un peu se dédoubler.
Mais ça dure un temps, en fait.
Moi, je me dis, bon, là, c'est pendant
quelques jours où c'est intensif.
Mais une fois que j'ai terminé
mon travail de la journée de promotion,
je suis concentrée que sur la pièce,
parce que je ne peux pas faire autrement.
Je ne peux pas...
Oui, surtout que, comme tu le disais,
c'est une pièce qui est hyper engageante.
C'est deux couples en crise.
Chacun dans son cabinet de toilettes séparé par une main-scloison.
Ça, c'est pour la maison sale.
Mais en tout cas, c'est une pièce
qui mobilise une énergie très particulière.
Oui, parce qu'en plus, l'écriture de Claude Simon,
elle est singulière.
Moi, je la trouve magnifique, hyper sensible
et très profonde.
Et c'est une pièce étrange.
C'est une tragique comédie.
Donc, il y a à la fois la tragédie et la comédie.
C'est à dire que les gens rigolent beaucoup les spectateurs.
Et en même temps, il y a un drame.
Enfin, il y a la tragédie aussi sur scène.
Et donc, ça demande vachement de concentration et de...
Mais je jubile, parce que vraiment,
ce que je vois sur le plateau avec mes partenaires,
je me dis, c'est pas...
C'est exceptionnel, ce qu'ils font vraiment.
Parce que tu parlais de faire ce métier
et parfois rencontrer des idols.
Je crois que Catherine Yegel fait partie...
Catherine Yegel, je connais plein d'acteurs
déjà qui ont été ses élèves.
Elle a donné naissance à des acteurs...
Enfin, donné naissance,
accompagné des acteurs dans leur développement artistique,
des grands acteurs et des grandes actrices.
Et puis, c'est quelqu'un qui est dans ce métier,
je ne sais même pas depuis combien de temps.
Enfin, elle a tout joué, tout fait.
Puis moi, je l'ai vu en répétition,
travailler, avoir peur avant d'aller sur scène.
Enfin, elle a beau avoir cette expérience dingue.
C'est quelqu'un qui a un si grand respect
pour le plateau, pour la rigueur, pour la vérité,
pour transmettre parfois des textes qui sont difficiles.
C'est un engagement total.
Et c'est très, très beau avoir une femme comme Catherine
qui pourrait se reposer sur ses loriers.
Bien que je pense que ça, ça n'intéresse pas du tout.
Aborder chaque représentation
avec une sorte d'appréhension.
Toujours cette même exigence et puis cet abandon.
Voilà, c'est génial.
Et le théâtre, tu y reviens toujours.
Je crois qu'il n'y a pas eu de pièces depuis 2019.
Oui, mais c'est quand même très régulier dans ton parcours
et quelle que soit ton activité ciné.
Moi, ça me manque, en fait, quand je n'en fais pas.
Et j'ai besoin, je me suis construite avec le théâtre.
Et c'est marrant parce que quand j'y reviens,
j'ai l'impression de repartir à la source
et de revenir à zéro et de recommencer à prendre.
D'autres choses. Là, j'apprends encore d'autres choses.
Ça me remet en question.
Des fois, des fois, je me dis, mais voilà, je...
Comment dire, je suis assez dure avec moi-même là-dessus.
Donc, ça me refait travailler.
Je ne dis pas que le cinéma, c'est facile et c'est les mains dans les poches.
Ce n'est pas ce que je veux dire.
Mais le théâtre, c'est tellement, dans l'instant présent,
que c'est un peu particulier.
Il a beaucoup été question de souvenir musicaux au cours de cette émission.
On va faire appel à d'autres dans un instant
puisque ça va être l'heure du questionnaire musical Uscor.
On écoutera aussi DJ Mehdi et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
DJ Mehdi sur Nova avec Lucky Boy.
Le choix de Léa Drucker.
Oui, j'avais envie de réécouter, de reparler de DJ Mehdi
qui est quelqu'un que je croisais aussi quand je travaillais.
J'ai pu croiser Radio Nova aussi et qui fait partie des gens
que j'avais rencontrés quand j'étais plus jeune
et qui faisaient de la musique et qui étaient très solaires,
très gentils et éclectiques.
Il nous transmettait beaucoup de choses déjà.
Je pense que DJ Mehdi, il a transmis beaucoup de choses.
Il fait partie d'un courant.
Il nous a amenés aussi à écouter d'autres musiques.
Il était très prolique.
J'aimais bien ces artistes-là qui étaient ouverts d'esprits,
qui faisaient à la fois du rap, de l'électro,
qui ouvraient un peu toutes les portes.
Il y avait des...
Ça passait un peu les frontières.
Ce n'était pas chacun dans sa casse.
Donc moi, ça m'a ouvert des cases,
d'écouter ce que faisait Mehdi.
Ça me faisait écouter le 113, plein de choses.
Madeleine Musiquin, les transmissions toujours.
C'est l'heure du redoutable.
Ça ne fait peur à personne.
Questionnaire, discours.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac.
Il y a des questions qui font appel à des souvenirs.
On essaie.
On ne juge pas.
C'est toujours un peu spontané.
Le titre qui symbolise le miole enfant soit en tout cas la tienne.
Un titre de Sergeant Paper.
J'avais le vinil à la maison.
Je pense que c'est She's Living Home, les Beatles.
Le titre de ton adolescence ?
Pop Life, Prince.
Ta chanson de Karaoke.
Je ne fais pas trop de Karaoke.
C'est dommage.
Mais si tu devais.
Ma chanson de Karaoke.
Alors soit une chanson de Julien Clair,
genre Quand Je Joue, ou alors
Wonderwall, Oasis à Tu Têtes.
Très bien.
Le classique.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans tes playlists.
Je ne sais pas si on serait surpris.
Je ne sais pas pourquoi. Je pense à Lavilier.
Moi, j'adore Idé Noir.
Oui, très bien.
Avec Nicoletta.
Oui, très bien.
Le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse ?
Cherie Lynn.
Got to be real.
Ok. Et celui qui t'en fait immédiatement sortir ?
Alors...
Il y a peut-être un morceau un peu...
Attends, qu'est-ce que ça pourrait être ?
Il y a un truc qui me fait sortir.
Oh là, ça ne me vient pas.
Mais je suis bonne enfant, moi en même temps.
Peut-être que tu es tout terrain de la danse ?
Je crois que je crains d'être tout terrain, malheureusement.
Madame, faut rentrer maintenant.
Excusez-moi, on a rallumé la lumière.
Le monsieur est en train de passer.
Il faut régaler ça. Ok.
Très bien, mais je prends.
Rien qui débranche l'adrucker sur la piste de danse.
Ta chanson de comédie musicale préférée ?
J'adore Heaven et Over the Rainbow.
Oui.
Vous va rester dans le magicien d'Ause.
Oui, et...
Non, New York, New York, New York.
En plus de Judy Garland, il y a une passion aussi.
Oui, oui, oui.
Ou Maybe This Time dans Cabaret.
Enfin, on rôde d'entre Lisa Minnelli.
On reste dans la famille, quoi qu'il en soit.
Et enfin, catégorie pénible.
La chanson dont tu es un mal de chien à te débarrasser
une fois que tu es là en tête.
Oh là là, ça serait quoi, ça, attends ?
Bah s'il n'y en a pas, il y en a pas.
J'en ai pas, j'en ai pas, j'en ai pas.
Là, j'en ai pas.
Ça, c'est vraiment une bonne nouvelle.
Je sais pas... Non, non.
C'est peut-être que je sais pas, c'est réactif.
Non, je vois pas.
Bah non, c'est qu'il n'y en a pas, tant mieux.
Généralement, on répond spontanément
si on en a une qui traîne, quoi.
Mais du coup, je vais pas partager les miennes.
Je vais être extrêmement charitable.
Et je vais rappeler que dossier 137 de Dominique Molle,
c'est vraiment remarquable, j'ai pas d'autre mot.
C'est dans les salles.
Ce mercredi, c'était avec Léa Doréker.
Merci mille fois d'être passée par le score.
Dans un instant, on retrouve,
bah tiens, ton ancien collègue de travail, David Blow.
Ah, bah oui, bien sûr.
Je l'embrasse.
Je l'embrasse.
Et on finit avec, ben, le dernier titre que tu as choisi.
Les Foojiz.
Foojila.
Ouais, j'adorais ça.
C'est leur premier album, Foojila.
Enfin, c'est le morceau qui était sur leur premier album.
Qu'est-ce sur l'album ?
Ah, je confonds avec Vocab.
Je confonds avec...
Qui est sur le score, je crois.
J'ai confondu avec le morceau Vocab.
C'est pas grave, c'est génial aussi, ça.
Et j'adorais Lauryn Hill, voilà.
Donc ça, c'était ce que j'écoutais
quand je commençais à faire mes cours de théâtre
et que je voulais être comédienne
et que ça marchait pas trop.
Et j'écoutais Lauryn Hill le soir.
J'ai trouvé très charismatique.
Bah oui.
J'aimais bien ce groupe, ouais.
Merci beaucoup, Léa Donquet.
Merci.
