Marilou Berry et Jean Robert-Charrier : "Ça c'est l"amour", Tina Turner & Janis Joplin
Dans Nova le Soir, à l'occasion de la pièce "Ça c'est l"amour", Marilou Berry et Jean Robert-Charrier sont venus nous parler de leurs playlists, de violences conjugales, d'amour et de jouer et mettre en scène du théâtre aujourd'hui.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
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Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir, au programme comme chaque jour de la musique.
Choisis par des invités, j'annonce donc un éclectisme total de Blur,
à amandalir en passant partie Nat Turner et 20 Fingers.
De théâtre, il sera question aussi puisque je reçois une comédienne et un dramaturge et directeur de théâtre réunis par une même pièce.
Ça, c'est l'amour.
Écrite par Jean-Robert Charié, interprété par Marie Louberry au théâtre des bouffes parisiens.
Sous les attours d'une comédie se cache une pièce forte et qui remue sacrément,
on en parlera tout au long de l'émission.
Et on démarre Nova le soir en musique comme il se doit avec Algrine, L-O-V-E.
Nova le soir.
Nova le soir et il est temps de passer aux morceaux de Bravour.
Nova le soir.
Panique, qu'est-ce que j'avais à bien entendre ?
Bonibanan.
Arcaïs.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Francais pas, sans hésité.
Les morceaux de Bravour.
Difficile de passer à côté de l'événement qui s'est déroulé la nuit dernière.
Bad Bunny qui assure l'amitant du Super Bowl.
Alors nous vous avons proposé un petit travail de perspective.
Il n'est jamais trop tôt pour réfléchir.
Qui voudriez vous voir assurer le show l'année prochaine ?
Voici vos réponses.
Clémence nous propose un All-Star.
Bonne Hiver, Frank Ocean et lui.
James Blake ici avec Death of Love.
Alors moi j'adhère mais je suis pas sûre qu'on soit dans une ambiance mega fière.
Vincent lui nous propose un duo.
Smith et Bruce Springsteen et Vincent d'argumenter.
Ça aurait de la gueule non ?
Histoire de faire monter la tension artérielle du bargeau de la Maison Blanche fin de citation.
Sous l'Aliathis Eps 93 un autre genre de mi-temps proposé.
Je cite Snoop Dogg car les J.O. seront l'année suivante.
Snoop Dogg ici en live lors de la cérémonie des BET Awards.
Autre suggestion pour la prochaine mi-temps du Super Bowl.
Il s'y est déjà produit en 2014 avec les Radot Chili Peppers en 2016 avec Coldplay et Beyoncé.
Et je sens une pointe d'amertume dans cette suggestion.
Je cite le grand retour de Bruno.
A défaut de le voir à Paris pour 250 euros.
Fin de citation.
Alors en guise de consolation.
Bruno Mars à Just Might.
Nova le soir.
Yes you did.
Bruno Mars dans Nova le soir à Just Might.
On marque une courte pause et on se retrouve dans un instant avec Marie Louberi et Jean-Robert Charié.
T'es Nova le soir, échanger de disques.
Avec Charline Ory et ses invités.
1, 2, 3, 4.
Le soir.
Loin de moi, l'idée de m'étendre sur mes activités hors antenne tout n'est pas racontable.
Mais je vais quand même vous raconter mon samedi.
16 heures, théâtre des bouffes parisiens.
Quelle joie d'aller voir jouer deux comédiennes que j'aime tellement.
Elles me font rire autant qu'elles m'émeuvent.
Ça va être formidable, forcément.
17h45, sorti des bouffes parisiens.
J'ai ri à ça.
Oui beaucoup.
Et pour ce qui est de l'émotion, sachez que je ressemblais un vieux mouchoir mal essoré.
Pas du genre jetable pour autant.
J'ai tenté de reprendre une apparence humaine et un cerveau adéquate pour parler de l'œuvre dont il s'agit aujourd'hui.
Ça c'est l'amour.
Une pièce de Jean-Robert Charié, mise en scène.
Juliane Roth avec Marie Louberi, Josiane Balasco et Riyad Gami jusqu'au 26 avril.
Donc au théâtre des bouffes parisiens.
Bonjour Marie Louberi.
Bonjour Jean-Robert Charié.
Bonjour.
C'était une entre très étrange mais j'avais rien d'autre à raconter.
Vraiment que l'état dans lequel j'étais à la sortie de cette pièce.
On va avoir l'occasion d'en parler pendant toute cette émission.
Mais je voulais quand même vous dire que ce n'est pas super charitable de faire pleurer les vieilles dames le samedi après-midi.
Vraiment, il y a des activités plus...
Mais toi tu es pas une vieille dame ?
Je suis quand même un peu...
Si, un peu, vraiment.
En plus j'ai jaugé dans le public.
Si, si, j'étais vraiment dans la moyenne très très haute.
Avant de parler de la pièce, comme à chaque invité je vous ai demandé de venir avec des titres qui vous sont chers,
musicaux, j'entends puisque c'est les invités qui font la programmation.
Pour démarrer, un titre choisi par Marie Lou, me semble-t-il Blur Girls and Boys.
Pourquoi celui-là ?
Parce que c'est un titre que j'ai découvert à l'adolescence.
Et que j'ai découvert à Blur et que je suis tombée amoureuse comme beaucoup de Adodem en Alban qui est absolument merveilleux.
Et enfin j'espère.
Oui il était assis ici l'année dernière.
Il était là où ?
Calin de chaises, Calin de chaises.
Pas du tout, mais si.
Gorillaz, tu vois pas ?
Oui, oui, non.
Non, oh là là.
C'était un oui qui voulait dire non, c'était très bien.
Pas du tout.
Et voilà, il s'est plein de souvenirs d'adolescence, du sud de la France, de voyage.
Et j'adore, j'ai adoré sa musique, quel qu'elle soit en fait, que ça soit plus rock, plus un peu hard rock métal,
un peu pop, très pop, ses premiers albums, Parklife ou Boys and Girls.
Et puis son côté ultra, ce que j'aime chez lui c'est qu'il a un côté très fluide.
C'est-à-dire qu'il n'est pas dans un stéréotype et il est très ouvert.
Et j'aime beaucoup ce qu'il fait.
Nova, le soir.
Girls and Boys, c'est le choix de Marie Louberi, venu avec Jean-Robert Charié, nous parler de la pièce.
Ça, c'est l'amour, avoir au bouffe parisien.
Je pitch le départ de la pièce.
C'est le soir de Noël, Mathilde range la table et sa maison.
Il est encore tôt et soudain débarque de manière impromptue.
Un poil envahissante et non doté de ce que l'on nomme communément un filtre.
La belle rigolade que voilà.
Et le public ne se prive pas, notamment quand la mère et la fille m'édisent sur les jumeaux de l'autre fille de la famille.
Ils nous saurent entendre avec nous, ils sont forcément d'une mauve.
Moi, c'est pas compliqué, je n'ai jamais réussi à comprendre lequel était lequel.
Parce que tu crois que j'y arrive ?
Mais tu fais comment ?
Chaque fois.
Et si le gamin reste inerte, je tente un autre prénom.
Joseph.
Il y a un mec qui bouge.
Eude.
Ah mais ça y est, c'est toi, c'est le propre mot.
Il parait qu'il y a un grand beauté différent sur le jeu.
Moi aussi, il faut les déshabiller à chaque fois.
Mais non.
Mais toi, c'est compliqué.
J'ai jamais vu des gosses qui se l'apprentent autant à cet âge, c'est prou ça.
Mais c'est l'enfant, qu'est-ce que tu...
Il est si con, ça dépend.
Oh, il vole bien pour.
Dis-toi, dis-toi.
Pardon ?
T'as entendu du bruit ?
Ah non, j'ai juste entendu ton rire que je n'avais pas entendu depuis longtemps.
Ça m'a fait du bien.
J'espère qu'on n'a pas réveillé les garçons.
Et puis, d'un seul coup, on rit moins.
Et puis d'un seul coup, on ne rit plus.
L'imposant de présence crainte par Mathilde,
de celui qui dort à l'état, je vais changer la donne.
Je me dois de mettre un trigger warning si vous me le permettez.
Il va être question de violence conjugale.
Alors, puisqu'au commencement, il y a le verbe,
Jean, comment est-ce que ce texte, il est né ?
J'étais sur un bateau au Groenland.
Et je cherchais une inspiration pour créer une pièce pour Josiane et Marie Lou.
Et franchement, je ne sais rien comment il est né.
C'est l'histoire de mon enfance, en grande partie.
Et c'est ce qu'elle m'ont inspiré.
Je ne sais pas.
Je n'avais rien d'autre à faire que de regarder des glaçons flotés dans l'eau.
En pensant à Marie Lou et Josiane Basko.
En pensant à Marie Lou et Josiane Basko.
Ce qui était très agréable.
Et c'est ce qui m'est venu.
C'est ce qui m'est venu et c'est allé très vite.
Et le fait que ce soit en grande partie une histoire intime,
a fait que c'est sorti très rapidement.
Marie Lou, du sur mesure, ça peut difficilement se refuser, j'imagine ?
Si ça ne nous avait pas parlé du tout, si.
Mais là, en l'occurrence, on a lu avec ma mère, on s'est appelé tout de suite.
Moi, j'avais qu'une angoisse, c'était que ça ne lui plaise pas.
Et ça lui a plu et on s'est dit, super, on y va.
On ne s'est pas posé la question très longtemps.
J'imagine qu'aligner projets artistiques et engagement,
ce n'est pas si fréquent ?
Non, c'est assez rare.
Après, ce n'était pas une demande.
Mais c'est vrai qu'à un moment,
Jean m'a demandé à si ça me dérangeait
d'avoir, de jouer à une pièce qui avait ce sujet.
Et non, à partir du moment où c'est bien écrit,
où il y a quelque chose à raconter.
Et puis, c'est chouette de pouvoir
défendre quelque chose d'aussi important en fait.
Et puis aussi bien raconter.
Et puis, ce que j'aime énormément dans cette pièce,
c'est qu'il y a pris une dimension avec le public,
qu'on n'avait pas forcément cette notion-là quand on la répétait.
C'est le côté immersif de cette pièce pour les spectateurs.
Et ça, dans la salle, il y a des fins de scène
où il y a un brouat,
ce qui est assez rare au théâtre,
d'entendre les gens dans un noir.
Parce que c'est...
Moi, j'aime beaucoup.
Je peux confirmer ça, oui.
Effectivement, il se passe des choses aussi dans la salle.
Mais alors, est-ce que ça vous oblige à y être attentif ?
Non, non, non, il ne faut pas se laisser au contraire.
Alors, il y a des soirs où c'est très très bruyant.
Je sais que j'en...
Ça les nerve énormément.
Moi, moins,
déjà parce que moi je suis pas dans le public,
donc je l'entends moins.
Il y a des soirs où je sais que ça peut déranger les spectateurs.
Parce qu'il y a des gens qui ne supportent pas le bruit.
Il y a des publics différents qui se côtoient dans une même salle.
C'est comme au cinéma,
il y a des gens qui ne supportent pas qu'il y ait quelqu'un
qui mange du popcorn.
Et il y en a d'autres qui vont pour manger du popcorn.
Je pense que j'en ai à part ensemble aussi.
Non mais c'est vrai que les gens parlent énormément.
Mais en vrai, c'est fascinant.
Moi, je suis dans la salle tous les soirs,
pour l'instant.
Et effectivement, on sent que les gens ont besoin d'échanger.
Parce que d'abord, il y a énormément de gens qui viennent pour voir un boulevard.
Et comme la pièce commence quand même boulevard,
ils ne sont pas déçus.
Mais quand je dis ça rie,
ça arrive vraiment très fort.
Oui, ça arrive comme dans un boulevard.
Et quand la pièce bascule,
elle bascule rapidement.
C'est assez sec comme changement d'ambiance.
Et effectivement, les gens ont besoin de se parler entre eux.
Et donc dès qu'il y a, ils ont la possibilité
pendant les noirs entre les seins,
ça parle énormément.
Moi, j'ai eu le jour où j'y suis allé.
Ça me dit, juste après les rires,
le moment où il y a cette inquiétude de « il y a du bruit » en haut
et qui commence à se formaliser dans l'esprit des spectatrices,
des spectateurs,
le fait qu'il puisse se passer quelque chose de dangereux,
le rire s'est transformé.
Et la première fois que moi, j'entends ça dans un théâtre
comme ça, mais carrément,
juste le souffle en fait, pas de mots, rien d'autre.
Et après, effectivement, la parole repart.
J'imagine que faire interpréter un texte de cette nature
par deux comédiennes qui sont très aimées du grand public,
ça rend, je pense, pour les spectatrices et les spectateurs,
l'inquiétude plus vivace ou plus vertigineuse ?
Oui, oui, c'est sûr.
Et pour moi, c'est 1000 fois plus fort
et plus intéressant que ce soit des figures aussi populaires
que ces deux-là qui se...
qui prennent en charge ce thème-là sur un plateau,
parce qu'effectivement, le public vient les yeux fermés.
Ils viennent voir Josiane et Marie-Loup.
Et comme Josiane et Marie-Loup,
grâce à leur grand talent,
vraiment, elles prennent les spectateurs par la main
et elles les embarquent dans cette histoire
et ils reçoivent ça d'autant plus fortement que c'est elle
qui leur donne le message.
Oui, c'est-à-dire que l'adhésion est immédiate,
c'est-à-dire qu'on les aime toutes les deux d'emblée,
mais qu'effectivement, après, il faut accompagner
sur ce qui va se passer sur scène.
Et en ça, c'est extrêmement réussi.
On continue la conversation sur cette pièce
dans un instant de nouvelle pause musicale
et je crois que c'est un titre choisi par Jean cette fois.
Non, j'en suis sûr parce qu'on s'est embrouillé à ce propos la dernière fois.
On s'est embrouillé. Non, je me suis fait cérmonner
sur Tina Turner.
Proud Mary.
Là, c'est aussi, c'est elle.
Alors pourquoi Tina Turner ?
Parce qu'elle me fascine absolument
parce que quand j'étais petit,
j'ai eu la chance de chanter avec elle
au palais des congrès de Paris.
T'as chanté avec Tina.
Ouais, ça fait toujours son petit effet.
J'essaie de le faire un peu, genre, c'est normal.
Oui, elle avait pris une dizaine de gamins,
je faisais partie d'une chorale
pour chanter avec elle.
Et pour faire comme ça.
Plein de surprises.
Et c'était un des plus beaux souvenirs de mon enfance.
Et Tina Turner, dans l'histoire personnelle,
n'est pas non plus complètement loin
dans cette pièce.
Elle a une vie extrêmement violente
avec son père de ses enfants.
Et donc voilà, c'est une des
de mes fascinations
de petits garçons
qui restaient une fascination de...
De grands garçons.
De grands garçons.
Et voilà, et puis c'est merveilleux.
La chanson est merveilleuse, elle est incroyable.
Et c'est un souvenir d'enfance très fort.
On écoute Tina Turner
et juste après,
un autre des choix de Marie Louberie.
Nice.
And rough.
But we're gonna take the beginning of this song
and do it easy.
But then we're gonna do the finish.
Rough.
It's the way we do.
Proud Mary.
Listen to the story.
Je suis la sorcière au bûcher.
Je suis la menace qui fait la une de valeur.
La dangereuse qui ne pense qu'à protéger ses soeurs.
Je suis celle qui met la fâche aux sphères en sueur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu crois que tu ne me fais pas ?
J'ai été rabaissé, humilié, adressé, frappé.
J'ai été vilipendé, harcelé, consolé,
qu'à te coller, insulté, touché contre mon gré.
Si jamais je m'en remets, on doutera de ma vérité.
J'ai été dégradé, déprécié, dénigré,
écrasé, discrédité, méprisé, attaqué,
et blessé toujours sous-estimé.
Si jamais je l'ouvre pour témoigner,
on chérera sur ma vérité.
Que tu crois pouvoir me faire commer ?
Peux déjà faire ?
Crois bien qu'après tout ça,
je suis prête à tout ton caisse.
Bah quoi, mon grand, qu'est-ce que...
Et si jamais...
Riasse, extrémis, travageant, l'écriture.
La délinquement vénement que craignent les ordures.
Je crache mon hendé pourriture.
Je suis la gynocrate, t'as saufé de vengeance.
Résomption d'innocence contre légitime défiance.
Je suis la folle castratrie, sa vie de violence.
Bienvenue dans la résistance.
Mathilde dans Novalessoir,
Martyr Melancholia, c'est le choix de Marie-Lou Béry,
venu avec Jean-Robert Charié nous parler de la pièce.
Ça, c'est l'amour.
Alors, ce choix n'est pas complètement innocent.
J'imagine non plus Marie-Lou,
parce que la chanson démarre de la manière suivante.
Je suis la méchante qui casse l'ambiance en soirée,
la terreur avec qui on ne peut même plus rigoler.
Vous vous rendez indirect avec la pièce ?
Oui, puis Mathilde, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup,
qui est venu voir la pièce,
la génale, que j'ai rencontrée,
parce qu'on se parle depuis un moment sur Instagram,
et je lui ai dit, ben viens voir la pièce,
ça sera l'occasion de se rencontrer.
Et elle s'appelle Mathilde.
Le nom de ton personnage.
Mon personnage, voilà.
Et du coup, elle a un peu pris la pièce aussi,
en pleine poire.
Comme ça, d'une manière,
encore plus immersive que les autres, on va dire.
Et elle nous a laissé un très, très joli message.
Et j'adore sa musique depuis longtemps,
puis sa manière d'exprimer les choses,
en général, que ce soit sur le corps des femmes,
sur la place de la femme,
sur les violences, sur tout un tas de choses.
Et j'étais très, très heureuse d'enfin pouvoir la rencontrer.
C'est une pièce, ça c'est l'amour,
qui peut être, je veux pas dire éprouvante,
parce que c'est pas le terme,
mais en tout cas,
qui n'est pas anodine pour les spectatrices,
pour les spectateurs.
Et je me demandais ce qu'il en était pour les comédiennes.
C'est-à-dire, comment on sort de scène
quand on a joué une partition comme celle-là ?
Eh ben très bien.
Vraiment très bien,
paradoxalement.
Non, moi je suis...
En fait, je sais pas,
moi je suis très heureuse, c'est horrible.
Eh ben non, mais tant mieux.
Je sais Créade, c'est plus dur pour lui.
Qui joue Philippe,
ton époux maltrétant et violent, ouais.
C'est plus difficile pour lui.
Parce que c'est lui,
il est l'instigateur de ça.
Oui bien sûr.
C'est plus difficile,
enfin forcément non.
Moi je le reçois,
et en même temps je sais pas,
non c'est pas,
enfin je suis très heureuse.
Je sors de scène,
je suis une pile,
je suis incapable de rentrer chez moi,
j'ai besoin de sortir un verre.
Je suis...
Moi j'avais pas d'angoisse
sur comment la pièce
serait reçue, bizarrement.
Ouais.
J'avais des angoisse
sur est-ce que les gens allaient venir ?
Est-ce que la salle sera pleine ?
Oui parce que
on aurait joué ça
devant trois pelés de tendu,
je pense que ça aurait pas été la même
en termes de sortie de scène.
Ça, voilà.
Et en fait,
le fait que la salle soit pleine,
les gens
sont debout tous les soirs,
enfin il y a un truc qui se passe,
c'est magique en fait.
C'est vraiment magique.
Moi ça fait 15 ans
que j'ai pas joué au théâtre,
ça m'a beaucoup manqué
et je pouvais pas rêver mieux.
Donc je suis ultra heureuse
et je sors du théâtre,
je suis une pile électrique
et les gens me disent
ça va, c'est pas trop dur.
Non, c'est génial.
Enfin,
je ressens pas.
Au début des répètes,
ça a été difficile.
J'ai cru que ça allait être
très difficilement
toute la représentation.
La première semaine
de répète,
j'ai fait une crise d'exemple
géante.
Et j'ai demandé
à ce qu'on répète pas
par exemple une scène
toute la journée
qu'on puisse alterner
pour que ça soit pas...
Vraiment, j'ai eu un moment
en rentrant chez moi
où c'était dur.
Et puis
on a tous des échos personnels
avec le texte.
Oui, c'était un peu difficile.
Et puis en fait,
il y a une dissociation
qui s'est faite,
un moment donné
qui est de manière absolument
pas consciente
ou en tout cas
de manière protective.
Et je suis très...
Il faut que j'arrête
de dire en fait,
c'est pas possible.
Je dis en fait...
Bon, et...
Je suis dans la même équipe.
Vraiment.
Du coup.
Marche également.
Et non, je suis très heureuse.
Vraiment, je suis heureuse
d'être heureuse.
C'est ça qui...
Encore.
Alors,
dans quel état sort
l'auteur et le directeur ?
Moi,
honnêtement,
le directeur,
il est très content,
le théâtre est plein
et les gens sont debout,
donc c'est super.
Et je sais pas encore
sincèrement ce que ça me fait
à moi
en tant que
petit garçon
qui voit son histoire
sur scène tous les soirs.
Franchement,
c'est très bizarre
de voir des gens debout
applaudir
cette histoire-là
qui est vraiment bien.
Dans tous les détails,
sont mon histoire.
Donc,
je sais pas.
Je sais pas encore ce que ça me fait.
On verra plus tard.
La tension au théâtre,
c'est un sentiment
tout à fait particulier
en ça,
le personnage incarné
par Josiane Bellasco,
Frédéric,
la mère donc,
a quelque chose
de salvateur,
je trouve.
C'est-à-dire qu'on a
moins peur quand elle est là.
Est-ce que c'est le cas
aussi quand on joue ?
Oui, il semblerait
que vous vous connaissiez
toutes les deux.
Je sais pas si...
Oui, on a moins peur
quand elle est là
parce que déjà
de règles de base
quand on est dans
une relation d'emprise
que ce soit avec ses parents
ou avec
quelqu'un de la famille
ou avec son mec,
on a moins peur
quand il y a un étranger
qui est là
ou quand il y a quelqu'un
d'autre qui est là
parce qu'on sait que c'est
un gage de sécurité
parce que la personne
qui masque
et qui fait semblant
que tout va bien
tant qu'il y aura d'autres témoins
dans la salle
et d'ailleurs,
généralement,
la personne maltrétente
fait tout
pour pouvoir isoler
la personne
afin de l'avoir
uniquement pour lui.
Donc oui,
forcément,
on se sent tous mieux
quand il y a quelqu'un d'autre
dans la pièce
en plus de Mathilde
et Philippe.
Je veux pas trop parler
de la pièce
comme d'une oeuvre
au vertu pédagogique
parce que j'ai toujours peur
que ça enlève
à la force du propos
du jeu de la mise en salle
mais il n'empêche
qu'on assiste quasiment
à une autopsie clinique
des mécanismes
de l'emprise
de l'héologisation,
culpabilisation,
dépendance, isolement
et en fait,
en regardant la pièce,
on comprend
pourquoi ces femmes-là,
elles restent.
Je trouve que c'était
le plus important
dans la pièce
parce que c'est la première
question
de l'entourage généralement
c'est mais pourquoi
elles restent
d'ailleurs de l'entourage
même direct de ces gens-là
c'est pourquoi elles restent
et je trouve que c'était
chouette de pouvoir
y répondre
d'une manière
pas du tout
on n'est pas
dans un cliché
et on n'est pas
dans quelque chose
de démagogique
il n'y a pas de patos
oui
oui et puis
l'enjeu c'était aussi
de montrer
une femme
forte
pas une femme faible
l'enjeu c'était de montrer
que ces femmes
qui sont
abusées et sous-emprises
ne sont pas forcément
des femmes
tremblantes
et
surtout pas idiotes
je veux dire c'est
des femmes très intelligentes
et qui parfois
c'est le cas
des deux
personnages
ont des caractères
très forts
et très affirmés
et ça n'a rien à voir
je veux dire
mais pour être tout à fait
moi en regardant la pièce
je me suis dit
ça peut être n'importe
laquelle d'entre nous
vraiment
on marque une courte pause
on poursuit la conversation
dans un instant
tous les soirs
nous va le soir
de 20h à 22h
avec Charline Roux
et ses invités
toujours en compagnie
de Marie Loubérie
et Jean-Robert Charrier
venu nous parler
de la pièce
ça c'est l'amour
avoir au bouffe parisien
jusqu'au 26 avril
c'est bien ça
je voulais vous demander
à tous les deux
vos premiers émois
de théâtre
ils sont liés à quoi
ils sont liés
à qui
ben moi
enfant
je crois
le premier
spectacle que j'ai vu
c'était Fabrice Lucchini
seule en scène
qui disait des textes
et j'ai été
complètement
auri
par
la force de
cet artiste
sur le plateau
et par
enfin c'était
j'ai assisté
déjà à l'époque
c'était des concerts de rock
ces spectacles de lecture
tellement
il tient le public
tellement il est fascinant
tellement il est
puissant
et puis ensuite
plus tard
ce qui a déclenché
ma carrière
c'est Laurent Arsief
dans une pièce de cheese girl
qui s'appelait Le Regard
et là
j'en suis sorti
en
décidant de
changer ma vie
et de
faire de ma vie
ce métier
Marie Lou
moi ça va être facile
c'est ma mère
que j'ai vu
sur les planches
très tôt
un de mes premiers
moi j'ai
premier souvenir de théâtre
je pense que c'est
l'ex-femme de ma vie
mais d'ailleurs
je sais même pas
je pense que
je sais pas si c'est la version
avec ma mère
ou pas
ou avec James Burkin
je sais plus
en tout cas
j'ai ces souvenirs là
j'ai le souvenir
un peu plus précis de solo
qui est une pièce anglaise
que ma mère a adapté
où elle est toute seule
une femme
qui s'est fait larguer
par son mari
qui raconte
les vacances qu'elle a pas pris
ou la vie qu'elle a envie
d'avoir
qu'elle a envie de commencer
à avoir
des souvenirs d'arriver
dans la salle
pendant qu'elle répète
et c'était quand même surréaliste
parce que ma mère
était seule sur scène
et mettait en scène
la pièce
donc elle était seule
c'est-à-dire qu'elle jouait
seule
en changeant de poste
dans la salle
oui
enfin non
voilà et peut-être que
dans ma mémoire
j'ai effacé
qu'il y avait un assistant
ou quelqu'un d'autre
dans la salle
mais moi dans ma mémoire
je rentre dans une salle
de théâtre vide
avec ma mère sur scène
qui travaille
et pour moi
c'est pas mal d'ailleurs
voilà un grand cri d'amour
qui est une pièce
que j'ai beaucoup aimé
et après
un de mes premiers
mes premiers grosses clas
qu'au théâtre
c'est Catherine Yegel
dans Les Bonnes
de Jeunet
avec Dominique Constanzein
vraiment là j'ai fait
wow
c'est incroyable
et puis
et puis moi là
une des premières fois
je suis montée sur scène
c'est madame Marguerite
qui était une pièce espagnole
je crois
traduit par Jean-Louis Dabadi
joué par Annie Girardeau
ah oui c'est ça
tu l'as joué ?
bah non ça c'est une des premières scènes
que j'ai passées
c'est la première fois
que je monte sur scène
pour dire la première fois
que je monte sur scène
pour dire un texte
non la première école
que je fais
à 16 ans
et t'en gardes quel souvenir
tu as envie de rester
l'envie de rester
ou au contraire l'envie de partir en courant
non l'envie de rester
puis surtout c'était
jouer la comédie
tout court d'ailleurs
c'est un peu comme faire des enfants
tant qu'on en a pas
on peut pas juger
et il y avait vraiment
cette notion là
de me dire j'ai très envie
je sens que c'est ça
que j'ai envie de faire
mais tant
qu'un acteur que quand on joue
tant que je ne l'ai pas fait
tant que je ne suis pas montée
sur une scène
pour dire des mots
que j'ai préparé avant
je ne sais pas
et ce texte là
était la première fois
où je montais sur scène
pour dire des mots
et alors c'était peut-être
pas incroyable
mais en tout cas
quand je l'ai fait
je pense que je vais
je vais faire d'autres choses
dans ce domaine là
parce qu'effectivement
je me sens bien là
mais Jean
toi, ton poste
au sein d'un théâtre
t'as compris tout de suite
de quelle nature il allait être
ou est-ce qu'il y a eu
l'envie peut-être
de monter sur les planches
ou tu t'es envisagé
que comme dramaturge
non non
quand j'ai vu Terziaf
je me suis dit que je voulais être lui
ouais
comme métier tu veux dire
oui
non mais je voulais c'est
cette espèce
d'absolu
de vie consacrée
uniquement au théâtre
il s'alimentait à peine
c'était que le texte
le texte le texte
et puis je me suis retrouvé
au cours flanc
avec des anciens lofteurs
qui
qui voulaient juste être célèbre
et tout ça
et c'était horrible
et donc je l'en suis partie
très vite
et je suis arrivé à la porte
sainte-martin pour déchirer
les billets
et puis j'ai eu une révélation
et j'ai abandonné très vite
l'idée d'être acteur
et je suis devenu directeur
très vite
et voilà
tout ce qui s'est fait
très rapidement
j'ai joué 5 minutes
en cours
c'est tout
a priori avec Stevie
non, c'était pas Stevie
c'était celui des castagnettes
celle qui faisait des castagnettes
Caroline de l'Oft
je ne l'ai plus
je ne l'ai plus
par ailleurs tu es dramaturge
je le disais
t'as écrit 5 pièces
et 5 pièces
destinées à des femmes
oui
des femmes même précisons
des femmes blondes
de plus de 60 ans
c'est vrai
tu es la première
tu es la première de moins de 60 ans
c'est horrible
divinat c'était une diva
de la télé à mandali
en Nelson
une avocate d'affaires
sous 1983
heureux
chantelle là-dessous
dans Jeanne c'était Nicole Croisi
oui
et oui
pourquoi toutes ces femmes blondes
je n'en ai aucune inspiration
pour les hommes
c'est rééquilibre
oui
franchement
merci pour cette balance
ça fait plaisir
non mais je n'y arrive pas
j'ai essayé plusieurs fois
de chercher des idées
d'inspiration pour des hommes
il n'y a rien qui vient
c'est vraiment
je suis totalement sec
oui
et puis je m'en fous complètement
j'ai aucun
tu vois
donc
mais non mais c'est
oui oui ben je sais pas
c'est comme ça
je n'ai pas eu de perte
j'ai une maire très forte
moi je trouve ça super vraiment
Marie Lou
toi tu écris
tu réalises
mais pas pour le théâtre
il n'y a jamais eu l'envie
de monter une pièce
de
diriger
c'est pas venu
c'est pas venu
ou tu l'as trop vu faire
non c'est pas mon activité
principale
j'ai écrit Josephine
j'ai co-écrit Josephine Sarondi
j'ai co-écrit la suite
de Josephine Sarondi
que je tournerai dans un an
mais
quand j'ai réalisé un autre film
que j'ai réécrit aussi
mais j'écris pas seul
contrairement à Jean
par exemple
je suis incapable d'écrire seul
et je pars rarement
je suis pas
je suis
enfin
je pars rarement d'une page blanche
on poursuit en musique
je crois que c'est le choix
de journée
j'en suis sûre
Ornella Vanoni
il hausse les épaules
et que des femmes chanteuses
dans ma paysie
alors pourquoi elle
parce que pareil
fascination depuis toujours
voit
se rouler par terre
d'émotion
j'attends que tu le fasses
pendant qu'on va l'écouter
et voilà
enfin elle est incroyable
les textes sont sublimes
les textes sont magnifiques
elle a traversé
c'est pas combien de générations
en Italie
c'était une immense personne
à connaître en France
et puis
c'est très vibrant
il y a une sensation d'Ornella Vanoni
dans le spectacle
pour la même raison
une émotion si forte dans la voix
que c'est magnifique
et j'annonce un petit choc thermique
pour la suite
avec le titre
choisi par Marélo
je n'en dis pas plus
qu'est-ce qui peut changer
dans ma vie
d'accepter cet étrange point
qui a été une paix
je suis triste entre les gens
qui m'est passée à la maison
d'aller voir vous
c'est fort et plus de plat
ce soleil s'occupe
sur mon vol
un signe d'espérance
je t'attends quand il y a un trait
je vous verrai espouner
je n'existe
je n'existe
je n'existe
mais je reste à l'espoir
je ne m'intéresse pas
comme ça le monde peut penser
je ne veux pas y aller
je me regarde
et je ne m'occupe pas
je n'ai rien
je n'ai qu'un rêve
tout entre les gens
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
Novalessoir
et si on changeait de disque
avec Charline Rou
voilà exactement
c'est ce que j'allais dire
deux salles, deux ambiances
puisque le choix de Marie Lou Béry
après celui de Jean-Robert Charrier
c'est Twenty Fingers
No Short Dickman
pas plein de news pour Noël
a priori mais
pourquoi ce titre-là ?
parce que je l'aime beaucoup
je ne sais pas pourquoi
parce que
parce que je le trouve libre aussi
parce que
et puis je le trouve bon
on a envie de danser sur ce son
je trouve ça un bon son
et puis pareil
parce que j'ai des souvenirs dessus
que c'est un de mes meilleurs amis
qui me l'a fait découvrir
et que voilà
je l'aime beaucoup
quand on m'a demandé de faire une playlist
je me suis dit
qu'est-ce que je n'ai pas encore
parce qu'on t'en demande
ce n'est pas souvent
je n'en fais pas tous les trois jours
et je me suis dit
tiens cette chanson
c'est vrai que
j'ai rarement l'occasion
de la mettre dans mes playlists
et je me suis dit
c'était le bon endroit
pour le faire
je vais juste dire que la musique
c'est peut-être pas ce qui vous rassemble
je suis snow offense
mais on est sur deux directions artistiques
et c'est différent
non en revanche
je me suis demandé
si ce qui vous réunissait
tous les deux
c'était peut-être l'idée
de construire des ponts
entre ce qui est populaire
et ce qui est moins grand public
une forme d'absence totale
de snobisme
moi c'est ma...
oui
c'est ma...
je sais pas je pense
oui c'est...
voilà
c'est son projet
oui c'est mon projet
c'est parce que c'est mon projet
faut le faire avec juste de...
oui oui
ça super
de s'en foutre complètement
de...
des genres
et des...
vraiment
en tant que directeur
en tout cas
j'ai aucun...
j'ai juste envie de produire
ce que j'aime
ce qui est ce qui
est ce qui selon moi
peut plaire au public
mais
mais
je suis trop content
d'être aussi proche
de Catherine Yegel
que...
de Josiane Blasco
que de Chantal Datsou
que de...
que de Vincent De Dienne
que des univers complètement différents
les uns des autres et...
et en fait ils ont tous en point commun
le fait de bien faire ce métier
et c'est tout ce qui m'intéresse
est-ce que tu te reconnais
dans cette manière
d'envisager les choses aussi Marie Loux
j'ai l'impression
que tu construis aussi ta carrière
de comédienne
en ce sens là quoi
oui après on construit
et moi j'ai pas de...
moi je suis très heureuse
que Jean
et des gens comme Jean
des personnes comme Jean
me donnent
l'opportunité
de pouvoir me balader
parce que moi je suis comédienne
et...
et donc si personne me donne
cette opportunité là
je... je peux pas l'avoir
à part effectivement
de m'écrire mes...
mes propres rôles
mais encore une fois
moi je suis plus à l'aise
dans l'écriture
dans...
dans mon cerveau malade
c'est plus la comédie
bon de sujets
qui sont pas forcément drôles
mais...
mais en tout cas c'est plus
la comédie
mais en tout cas
je suis très heureuse
de pouvoir me balader
dans tous les...
dans tous les gens
c'est grâce
à des personnes comme Jean
que je peux le faire
oui
alors ceci étant
moi je trouve que la comédie
est toujours un très très bon vecteur
pour amener aussi
des sujets plus sérieux
la... la pièce
on est vraiment la preuve
pour le coup
ça c'est l'amour
ça marche aussi
pour ça
j'ai l'impression
oui parce qu'en plus
le drame existe
enfin bien sûr
que le drame existe seul
mais...
mais en tout cas
dans le...
l'histoire
et présent
toujours
c'est bien ça
qui fait que
que ces femmes
sont à ce point isolés
c'est que quand les gens
viennent à la maison
quand les...
quand les amis viennent
et quand...
il y a une façade
qui est...
qui est donnée
il y a...
on rit
on fait semblant
et on ment à tout le monde
ouais
donc...
donc c'est impossible
de parler de ce sujet-là
sans...
sans passer par le rire
je crois
la dernière fois
que tu es passé par ce studio
Jean c'était pour parler
du festival d'enjoux
il y avait quelques raisons
de s'alarmer
ah oui
notamment des retraits
de subventions
et autres joyeustés
on en est où
en tout cas
si je te demande
d'un état des lieux général
d'un sport
le spectacle vivant
on en est au même...
exactement au même point
parce que...
une tutelle
qui enlève une subvention
ne la redonne jamais
ça c'est...
ça...
ils vous disent que
on n'en repara jamais prochain
mais on n'en repara
on n'en repara jamais la prochaine
on n'en n'en rien à
faire
donc on en est
au même point
il y a une tutelle
au festival d'enjoux
qui est le département
de Manet Noir
et sa présidente
qui est là
qui nous aide
et qui nous donne des subventions
et puis de l'autre côté
il y a les tutelles
qui nous lâchent
et ça
elles ne reviendront jamais
donc...
mais c'est une question
d'engagement politique
et de...
et de force politique
et voilà
il y a des hommes
et des femmes petits
qui n'en ont rien à faire
et c'est la majorité
de la culture
et puis il y a quelques
personnes
qui nous soutiennent
et qui soutiennent
en général mais...
mais il faut...
il n'y a aucune raison
que dans les années
qui viennent
on retrouve
ce qu'on a perdu
marche aussi
pour le monde du cinéma
parce que j'ai l'impression
d'entendre de manière régulière
une espèce de petite musique
notamment
par un parti
qui vient de...
l'extrême, extrême droite
sur le CNC
par exemple
qui ne financerait que
des navets
et des films gauchistes
c'est une citation littérale
mais il y a quand même
des motifs
il y a quand même
quelques motifs
d'inquiétude
dans le monde de la culture
vous arrivez à vous en protéger
ou...
Oui, oui
et en même temps
en même temps
je trouve que c'est un truc
c'est un peu comme une grenou
qui se fait cuire
dans de l'eau
tu sais qui tiédit doucement
donc tu t'en rends pas compte
oui
l'eau chauffe
tranquillement
au début c'est sympa
puis il y a un moment donné
où la température
va sérieusement monter
pour l'instant
pour l'instant
ça va
mais on verra
après le cinéma français
se porte pas trop mal
pour le coup
cette année
mais oui c'est sûr
que
les choses sont remis en question
et beaucoup de production
oui c'est sûr que l'extrême droite
mais sans aller jusqu'à l'extrême droite
il n'y a plus aucune vision
politique culturelle
il n'y a plus aucune
politique culturelle en France
je sais pas la ministre de la Culture Actuelle
qui a le moindre idée
de faire quoi que ce soit
et donc
donc tant qu'il n'y aura pas
un président
ou une président de la République
qui donne une impulsion
pour que la culture soit
de nouveau mise à l'honneur
ça n'arrivera pas
il vient de perdre
de nouvelles subventions
je plaisante
bon telles les petites grenouilles
que nous sommes
surveillons le thermostat
c'est le seul conseil
que je peux donner
de manière collective
on poursuit en musique
c'est Marie-Lou
qui a choisi ce titre
de Peggy Lee
is that all there is
pourquoi celui-là
c'est la même punition
à chaque fois
je suis très répétitive
parce que je suis une fille
assez déçue en règle
général
j'avoue que c'est pour ça
que je suis doublement heureuse
dans ma vie
je ne suis pas déçue
de ce que je fais
et de jouer au théâtre
et cette chanson parle
de la déception
entre autres
et de cette femme
qui traverse toute sa vie
le constat qu'elle fait
à chaque fois
c'est is that all there is
c'est tout ce qu'il y a
à l'amour
c'est tout ce qu'il y a
une maison qui part en feu
c'est tout ce qu'il y a
bon bah si c'est tout ce qu'il y a
franchement on va boire un coup
et on va danser
et je la trouve magnifique
cette chanson
je me souviens
quand j'étais petite
c'est une maison qui part en feu
je n'ai jamais oublié
de voir mon père's face
quand il m'a rassuré
dans ses mains
et s'est rassuré
à l'étranger
à l'étranger
et j'ai été
allé
dans mes pajamas
et
j'ai regardé
tout le monde
et quand c'était tout le monde
j'ai dit à moi-même
c'est tout ce qu'il y a
à l'amour
c'est tout ce qu'il y a
c'est tout ce qu'il y a
c'est tout ce qu'il y a
mes amis
continuent à danser
c'est tout ce qu'il y a
on va me briser
les boules
et avoir une balle
c'est tout ce qu'il y a
et quand j'étais
12 ans
mon père a emmené moi
à la circus
Le grand show sur Terre.
Il y avait des clans, des élèves, des bêtises dans les murs.
Et une belle femme et des pincots-tites qui se trouvaient en haut de nos mains.
Et quand j'ai regardé, j'ai eu l'impression que quelque chose m'a perdu.
Je ne sais pas, mais quand c'était tout à l'heure, j'ai dit à moi-même
est-ce que c'est tout qu'il y a dans le circus?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Et puis on va continuer à danser.
Et puis on va faire la boue.
Et puis on va faire la boue.
Et puis j'ai eu l'impression que
j'étais la plus belle femme dans le monde.
On va prendre des longues marches par la rive
ou juste s'attendre à l'heure,
gazing into each other's eyes.
Nous étions très beaucoup dans l'amour.
Et puis un jour,
il a disparu.
Et je pensais que j'allais mourir,
mais je n'en avais pas.
Et quand je n'en avais pas,
j'ai dit à moi-même
est-ce que c'est tout qu'il y a dans le circus?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Je sais ce que vous devez dire à vous-même.
Si c'est la façon qu'elle ressent,
pourquoi n'est-elle pas juste terminée?
Oh non, pas moi.
Je ne suis pas prêt pour cette fin de désappointement.
Parce que je sais,
juste comme je suis en train de parler,
que cette fin de désappointement
arrive et que j'essaye de mourir.
Je vais me dire à moi-même.
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Et puis on va continuer à danser.
On va faire la boue.
Et nous va
pensar que contigo is
le soir.
Montradière
et Le narco
Batebouni, dans Novas le soir
je balance tout ce qu'il se passe au Rantaine.
S'arrivait un robert charri ya dit
mais qui est-ce que je suis choisi ça?
C'est moi!
Ce n'est ni Marée Lou ni toi.
Non mais si.
c'est en hommage à ce qui s'est passé hier à la mi-temps du Super Bowl. Je ne sais pas si vous avez regardé, si vous suivez ce genre de spectacles.
Incroyable.
Ouais, spectacles totales.
Oui, oui, oui. Et puis enfin, un artiste qui, je ne sais pas comment le dire, mais enfin, un artiste qui, je ne sais pas comment le dire autrement, mais qui porte ses couilles, quoi.
Ouais.
Aux États-Unis, parce que là, les dernières cérémonies aux États-Unis, c'est quand même très froid, personne n'a trop osé prendre la parole parce qu'ils ont tous peur de se faire taper dessus par le président.
Mais là, c'est fou, parce que c'est vraiment, il l'a fait de façon grandiose, quoi. C'est un pied né extraordinaire à la politique de Trump.
Une question spéciale aussi à Grinday, qui a engagé tous les membres de l'ICE à démissionner de manière très rapide, parce que dès que le gouvernement changera, de toute façon, ceux qui les ont embauchés les abandonneront.
Donc autant revenir tout de suite du bon côté.
Dans un instant, je vous ai préparé quelques petits extraits, ou petits extraits. La liaison, c'est vraiment mieux. Je ne suis pas comédienne.
Quelques petits extraits sur le thème Murphy, parce que c'est aussi un peu le sujet de la pièce. On va voir si vous les identifiez.
Vraiment Jean a démissionné avant de commencer. C'est dans des films et tout ça, ce sera juste après la pub.
Et toujours en compagnie de Marie Louberry et Jean-Robert Charier, on parle de ça, c'est l'amour à voir au bouffe parisien.
Comme sur scène, il n'aura échappé à personne qu'on voit une mère et sa fille.
Comme je suis une fille brillante, je vous ai préparé un petit quiz sur le thème.
Les mères et les filles au cinéma et dans les séries. On va voir ce que ça vous inspire.
J'ai l'impression que rien. J'ai l'impression d'avoir la réponse sur la personne de gens qui ne peut pas rire.
Il ne faut pas avoir peur, il n'y a rien à gagner. De fait, il n'y a rien à perdre non plus.
Allez, c'est parti, première extrait.
C'est tout, mais celle-là personne les a vu.
Oui, l'ol de Lisa Zouelo, c'est avec Sophie Marceau et Christa Terré.
Voilà, c'était facile. Qu'est-ce que ça vous évoque, cette mise en scène-là d'un rapport mère-fille ?
Quelle souvenir est-ce que vous en avez ?
C'est un rapport que je n'ai absolument pas connu de cette manière-là, dans lequel je ne me suis pas forcément.
J'ai trouvé le film très sympa. Mais moi, je n'avais pas de bande de copains comme ça.
Je n'avais pas de copains tout court, d'ailleurs.
Et je n'avais pas spécialement ce rapport-là.
Finalement, presque mère copine un peu.
On ne prend pas de bain avec sa mère.
Moi, je ne l'ai jamais fait. Je ne le fais pas avec mon enfant.
Mais bébé, oui, c'est ça.
Mais voilà, je ne me projette pas spécialement.
OK, extrait suivant.
Ah, c'est Helmut Dover ?
Oui, Volver.
Penélope et Cruz, Carmen Morra.
Alors, j'ai mis cet extrait de Volver.
Les rapports mère-filles chez Helmut Dover marchent à peu près dans le même sens, dans tous les films.
Est-ce que c'est un rapport qui peut être inspirant, traité de cette manière-là ?
Ça dépend des films, mais c'est un rapport aussi à la féminité
que ce qui est super intéressant chez Helmut Dover et sur la pluralité de la féminité,
qui traite super bien pour le coup.
Parce que ces personnages féminins sont souvent très différents
et en même temps tous un peu fous d'une manière plus ou moins psychorégie,
que j'aime beaucoup.
Ce qui est inspirant, pour le coup, c'est que les personnages féminins
sont très forts, très en haut couleur, c'est des monstres, c'est génial.
C'est-à-dire très écrit peut-être aussi, éventuellement.
Éventuellement.
C'est l'auteur qui parle, c'est pour ça.
Extrait suivant.
Alors, j'avoue que celui-là est très dirigé.
Kate et Rebekah dans This Is Us.
Ah oui, je l'ai pas vu.
Marie-Louis jouait dans Je te promets.
Soit l'adaptation française de This Is Us.
Tu n'as pas vu la version original ?
Non.
C'est vrai ?
Non, je l'ai pas vu.
Déjà, j'avais pas envie de...
La version française est quand même très différente.
Elle est adaptée vraiment et c'est ça qui m'a plu.
C'est que c'est une vraie adaptation
parce que This Is Us, c'est aussi This Is US
et c'est aussi un pays.
Ça parle d'une génération et d'une culture
et c'est pour ça que c'était important que ça soit adapté
pour que ça soit...
Je te promets, c'est aussi une sensation de génial idée
et que ça soit aussi quelque chose de français.
Ils vont au Parc Astérix, on ne va pas à Disneyland.
Enfin voilà, il y a un truc de la culture française
dans la série que moi j'aimais beaucoup.
Et comme on m'a beaucoup de...
Enfin, pas demandé mais je sais qu'ils voulaient que je me rapproche
énormément du personnage de la série américaine
donc je l'ai pas regardé.
Ils voulaient que je mettais un pas de soute,
ils voulaient que je sois plus grosse,
ils voulaient...
Et je leur ai dit non parce que je trouvais ça pas bien
et pas intéressant.
Ce qui n'a pas grand intérêt dans le cadre de l'intrigue
en plus, j'ai l'impression.
Aucun appui, j'étais quand même grosse.
Donc j'ai dit franchement, là,
il y en a un peu plus, je vous le mets quand même.
Je veux dire, ça n'a pas trop de...
Ça n'a pas trop d'importance.
Et puis si vous voulez quelqu'un de plus gros,
prenez une actrice plus grosse.
En fait, il y en a.
Et voilà.
Et du coup, j'avais envie de faire le personnage
tel que moi je le voyais par rapport au scénario
que j'avais lu.
Et voilà.
Donc je n'ai jamais eu l'occasion de le voir.
Le problème c'est qu'il y a énormément de séries
que c'est très chronophage
et que j'ai un enfant de 7 ans
et qu'à un moment donné je dois faire des choix
et que je n'ai pas vu celle-là.
Très bien.
Extrait suivant.
Oui, parce qu'on peut tout à fait se parler en chantant,
merci.
Mamma Mia, Amanda Seyfried.
Ah, bien sûr.
Meryl Streep.
Tout est pour vous amener sur la comédie musicale.
Enfin, vraiment, ni plus ni moins.
Le principe de chanter son...
J'ai senti un soupir à l'évocation de la comédie musicale.
Non, non, non.
La comédie musicale, non, non.
Mais la comédie musicale, c'est génial.
Mais c'est génial quand c'est extrêmement bien fait.
Et malheureusement,
il y a quand même souvent des productions en France
qui ne sont pas terribles.
Il n'y a pas beaucoup déjà.
Oui, il n'y en a pas.
Mais il n'y en a plus qu'on croit.
Il y en a beaucoup qui ne sont pas terribles,
mais il y a aussi des contre-exemples.
La cage au foal, par exemple.
Ça a été génial au Châtelet.
La petite boutique des horreurs, c'était formidable.
Ah oui, la petite boutique des horreurs aussi.
C'était super.
Enfin, c'était dans un théâtre.
Enfin, je ne suis pas avec le...
La cinépatrie, bien.
Tout à fait.
Oui, oui.
Bon, voilà.
Mais en l'occurrence,
ce qui est génial avec les acteurs anglo-saxons,
comme Meryl Streep, par exemple,
c'est qu'ils savent tout faire.
C'est hallucinant.
Moi, c'est génial.
C'est de savoir à ce point tout faire.
C'est fou.
C'est un fantasme de directeur, ça.
C'est parce qu'on leur apprend.
Oui, oui, oui.
Les écoles sont beaucoup plus larges que...
Elles sont plus chères, mais elles sont plus complètes.
Donc, je me demandais,
c'est un fantasme de directeur ?
Pas du tout.
Non.
Non.
Ma culture est trop faible
sur l'économie musicale.
Et il y a des gens qui font ça extrêmement bien,
qui produisent ça extrêmement bien.
Et je ne maîtrise pas suffisamment le sujet.
Et honnêtement, il y a tellement de...
Le champ des possibles théâtrales est tellement large.
Il y a tellement de choses que j'ai envie de faire
avant de prendre ma retraite que...
C'est pas tout de suite, quand même.
Ça va.
Je sais pas.
Ça va.
On verra.
Ok, puisqu'on parlait de comédies musicales,
restons dans la musique.
Donc, soit de ma sci, c'est le choix
de Jean-Robert Charié.
Pourquoi cette chanson ?
Parce que c'est un peu la même raison
à chaque fois, c'est que la voix
est complètement digne.
C'est une voix absolument sublime.
La langue est sublime.
C'est une chanson que j'ai découverte
il y a, je sais pas, il y a une grosse année.
Et que je passe tout le temps, dès que je peux,
dès qu'il y a des gens à la maison,
ou dès qu'il faut passer la musique,
je passe ça parce que je trouve que c'est
une voix de femme merveilleuse.
Ça emporte dans une mélancolie
et aussi une joie folle.
Nous va le soir.
Nous va le soir.
Et si on changeait de disque ?
Nous va le soir.
Tu peux bien zouquer.
Elle est plein de flouches,
tu peux être ou même fou.
Je vois les beaux mais qui t'a le plus roué
de coups.
Dans le but de faire quelqu'un le bien unique,
qu'un inconnu évite de dire celui-là
en unique,
elle m'a appris certaines choses de la vie.
La rue le reste ne passe près ses taffes
de jamais se laisser pièces
trop difficiles d'être paumées.
Ici beau, c'est un fils en tolles
que le système s'efforce à gommer
à tous les last cars.
Pauvre, riche, dédicace,
une bise sur les juges maman.
C'est plus.
Toutes les mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
Un père sévère,
ça ne servait pas à couver ses repères, c'est sûr.
Perder sa mère, c'est pire.
Le mandat pique, je t'assure.
T'as pas saisi,
on lève la mère de la côte t'assure.
Je dis qu'il faut profiter de sa présence
tant qu'elle est là plutôt tard.
S'attraper en larmes et sur l'absence.
C'est pas facile à dire,
l'amour est à ce prix,
la carte.
Rien n'est éternel,
la vie te l'a appris,
est la sse.
Mes ex-hobis, les sexes,
les phobies, il se faut dire.
Ça inquiète la maman, donc c'est cessé.
Car même le dernier des meurtriers,
à sa mère pour pleurer,
crier son infection,
sans qu'est-ce qu'on faute.
Ce soir tu ranges ton gun,
l'estronchis range les dangers et les risques,
car avant d'être un Scarla,
t'es son fils.
C'est pour.
Toutes les mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
Toutes les mères de fouf,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font des mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
On parle de love à tous les gosses,
assises sur son front,
tu poses une quoi plus rose,
sur son beau.
Monts d'un cigare,
montes tes cristaux,
esprits ténébreux,
christ esprit halogène,
le microge et la rime,
la climogène,
aimer sa mère,
plus que chaque chose,
mon cause.
Le maire à gauche,
bronze d'eau,
c'est sa bouse,
pour cause.
Il est là,
tel vorien,
t'as dit mon disque,
si tu réussis.
Oh là là, tu reviens,
son fils ton son fils,
nier,
dit aussi que t'as donné le sein,
vas-y mêle son,
et je t'or lors de mes speechs,
mes compliments,
si t'en as deux mois,
j'en ai cru une maman,
je lui fais ses courses quand elle veut,
même si ça me saut pas à mon moment,
je serai là,
t'aimerais jusqu'à la fin de ma vie,
y'a que ta copine pour te dire des choses,
si c'tupi,
défiète,
pose te dire plus,
fidèle de ma mère,
sur ma vie,
je te fais couper tes mèches,
poni,
pose ta main,
sur ton poumon,
plus ton coeur,
tombe tout,
tombe sa marche,
tout,
les mères de Scarla,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Monfa,
fonds du Beropo,
tout,
les mères de Fouff,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Merda Scarla,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Monfa,
au XMOPoutino,
Mama Lova,
un titre que j'ai choisi
pour Marie Louberri et Jean Robert Charry
puisque d'amour,
il est question aujourd'hui
avec la pièce de théâtre,
ça c'est l'amour,
même si
on se rend compte que
ce qui est montré comme étant l'amour,
ne l'est pas,
mais qu'on peut quand même
toujours misé
maternelle ? Ah oui, parce que finalement ça c'est l'amour aussi, ce qu'elle fait, cette maman pour venir voir sa fille et se dire
qu'il y a un truc qui ne va pas et ça c'est l'amour. Je trouve que le titre il est vraiment à double sens.
Oui, alors moi je le trouve très parlant, ce titre, parce que c'est vraiment une expression qu'on entend de manière récurrente
de la part de gens qui se plaignent de violence conjugale, cette démonstration que si, si, ça c'est l'amour.
Mais en fait c'est un thème qui a été aussi beaucoup mis en exergue sur la manière dont on parle de ces violences-là en fait,
que les mots ayant un sens, on peut pas dire il a tué par amour, il a fait ceci par amour. C'est un mot qui a été vidé de sa substance.
Oui, oui, mais c'est vrai que dans la pièce, quand le personnage de Riyad, donc le personnage du mari violent,
dit cette réplique, dit ça c'est l'amour, la violence c'est l'amour, les coups c'est l'amour.
Il y a énormément de réactions dans la salle parce que effectivement ces types, je pense qu'ils sont sincères,
ils pensent vraiment que dans l'amour et dans une relation équilibrée d'amour, il y a aussi la violence,
il y a aussi que c'est normal que quand on est emporté par ces sentiments,
on en arrive à être violent et voilà, ils sont complètement singlés évidemment.
Que la racine de cette violence, c'est son amour, donc ça justifie le fait que ce soit de l'amour.
Est-ce que vous faites face à des réactions différentes en fonction des générations ?
Moi j'ai énormément de femmes et de gens qui viennent me voir à la fin de la pièce pour me dire
c'est mon histoire, c'est l'histoire de ma mère, c'est l'histoire de ma sœur, de ma copine, de ma fille.
J'ai des amis qui m'ont dit, un truc assez intéressant c'est de se dire que même quand on n'est pas dans une relation
aussi toxique que ça ou sous-emprise, on peut tous se projeter dans quelque chose.
Par exemple, à un moment donné, je pense qu'on est tous couchés avec notre mec alors qu'on n'avait pas spécialement envie de le faire,
ce qui n'est pas quelque chose de très grave en soi, mais c'est l'accumulation de toutes ces...
Toutes ces portes d'entrée là font qu'à un moment donné on peut aussi se remettre en conscience.
Ça résonne bien sûr.
Et qu'est-ce que je crois que c'est Riyad qui m'a dit ça, qui m'a dit qu'il y a un pote à lui,
qui lui a dit c'est marrant parce que moi je ne suis pas normalement aussi toxique que ça,
mais c'est vrai que je me reconnais dans certaines débordements de colère
du personnage de Philippe sans en arriver à ses extrêmes.
Mais après, je pense que tout le monde n'a pas les moyens de se remettre en question,
mais je pense qu'on peut tous se projeter dans quelque chose en tout cas.
Je posais la question de la génération parce que là pour le coup sur scène,
il y a deux femmes de générations différentes, chacune avec une histoire douloureuse à leur manière
et la manière de confronter ce qu'elles ont vécu, frictionne.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas la même manière d'admettre les choses.
C'est-à-dire qu'à un côté, il y a ton personnage Marie Lou qui vit dans un souvenir du passé,
là où la mère refuse de s'y plonger.
Il y a une narration très différente d'un même...
Ce n'est pas qu'elle vit dans le souvenir du passé, c'est qu'elle ne nie pas le passé
et elle fait avec le passé.
Moi je trouve qu'elle ne vit pas dans le passé alors que la mère m'a-t-il d'ailement au quotidien
pour ce qu'elle vit dans le présent.
Moi j'ai l'impression qu'elle reste très attachée à une image idyllique
qui date il y a quelques années en fait.
Comment ça ?
C'est-à-dire qu'elle est très attachée à une image idyllique qu'elle avait...
Pas du cas de la mère, non, pas du tout.
Oui mais en fait c'est pour ça qu'on reste.
Mais même à moindre mesure, on est toutes restés avec un mec
parce qu'on est tombés amoureuses de lui
et qu'on s'accroche à cette image de ce qui fait qu'on est tombés amoureuses.
Et on a beaucoup de mal à se dire, clairement c'est plus du tout,
il n'a jamais été ce mec-là.
Sans pour autant être dans un truc aussi extrême.
Oui, oui, c'est sûr.
Ce n'est pas qu'elle vit dans le passé, c'est qu'elle s'accroche
à ce souvenir qui est resté collé à sa peau comme elle dit.
Oui mais au-delà de ça, ce qui est terrible,
c'est que c'est la reproduction en génération du match.
C'est-à-dire que la mère du personnage était battue par son père,
ensuite elle était battue par son mari.
Le personnage de Marie nous a assisté à sa enfant
et maintenant elle reproduit ça avec son mari
et tout en pensant qu'elle n'est pas dans la même situation
qu'elle ne reproduit pas, elle ne se rend pas compte qu'elle a reproduit
alors qu'elle reproduit sématiquement exactement la même chose.
Et elles ont toutes les deux dans le déni, mais sur des sujets différents.
C'est-à-dire que la mère est dans le déni de ce qui lui est arrivé
et la fille est dans le déni de ce qui lui arrive au présent.
Donc il y a quand même un truc qui les rapproche très très fort.
Après c'est la génération des mères,
des mères d'entre 60 et 70 ans
et une génération qui ne s'est pas tellement pris en main
qui n'est pas tellement allée chez un psy
qui n'a pas tellement réfléchi à ces questions-là
c'est des questions qui se sont plus...
Parce que c'était pas tellement une option, j'ai l'impression.
Aujourd'hui on en parle quand même beaucoup plus.
Est-ce que ce ne serait pas un poil punk
genre de jouer ce genre de pièce dans un théâtre
comme les bouffes parisiennes ?
Maintenant que tu me poses la question
c'était pas la première à me la poser
mais honnêtement je m'en suis pas rendu compte du tout.
Franchement mais comme plein de spectacles
qu'on a monté à la porte Saint-Martin
où tout le monde a dit après que c'était courageux de faire ça
mais honnêtement je n'ai pas le...
Mon seul mérite c'est d'être inconscient
c'est-à-dire de ne pas réfléchir à ça au moment où je le fais
et honnêtement je ne sais pas comment j'aurais réagi
si j'avais reçu cette pièce.
Si quelqu'un l'avait écrit à ma place
et qu'on me l'avait envoyé
je ne sais pas du tout si je l'aurais produite
je ne l'aurais pas fait, je ne l'en sais rien.
Ce qui est sûr c'est que là ça s'est tellement fait
les planètes étaient tellement alignées
ça a été tellement rapide
et ça a été tellement joyeux la rencontre avec Marie Lou
puis avec Josiane que...
je ne me sens pas du tout...
je ne me sens pas du tout ni porté tendard de quoi que ce soit
ni... franchement ça s'est fait...
Moi j'adorerais être punk mais je n'ai pas du tout l'impression d'être punk
tu trouves qu'il y a un geste un peu punk
Non mais ce qui est sûr c'est que évidemment
que par rapport à la programmation de...
même de sautéâtre là en particulier
des dernières décennies
c'est sûr que balancer sur le plateau
un spectacle sur les violences conjugales
en montrant vraiment la violence conjugale
des spectacles sur les violences conjugales
il y en a eu d'autres
il y en a même souvent
mais c'est...
99% du temps c'est des femmes
qui nous racontent leur...
nous font leur récit de leur violence
mais on ne s'y fait jamais
on ne s'y fait jamais à la violence en direct
devant nos yeux
donc oui oui c'est pas un sujet
très labellisé et at privé mais...
bon attends mieux
et la preuve que les gens sont intelligents
c'est que le public est là
ils sont contents d'être là
ils ne savent pas ce qu'ils viennent voir
oui mais ils sont contents en sortant
il y en a beaucoup
il y a plein de maris
ou de gens qui viennent me voir me disant
bon moi ma femme m'a offert le théâtre
on pensait qu'on allait voir une comédie
vous m'avez fait pleurer mais je suis quand même très content
elle est fait surprise c'est bien aussi
quand on vit en théâtre
c'est extrêmement plaisant de tuer
en fonction de musique
c'est Marie Lou qui a choisi
j'espère ne pas dire de bêtises
allez
Nova le soir
et si on changeait de disque
Nova le soir
Nova le soir
des mythos et toujours
bah ça marche toujours non pas
on parle de revendiquer un peu
c'est quand même toujours parfait
ouais
je laisse un petit espace
genre
le titre s'appelle des mythos donc je me disais que c'était le moment de...
non mais c'est clairement un mytho
c'est bien pour ça que je faisais un petit temps
un petit temps de pause
mais oui c'est vrai que
mais oui c'est vrai que tu as participé
à cette aventure tu m'étais relouquée
totalement
c'était magnifique je dois dire
on marque une courte pause on se retrouve dans un instant
avec le questionnaire musical de fin de l'émission
et avec amandali également
tous les soirs
Nova le soir
de 20h à 22h avec Charline Roux et ses invités
j'ai pris un casque
pour me montrer la discursion
c'est ok
tu veux voir ces gens
rassler dans la porte
pour aller dans le studio 54
c'est un casque
amandali dans Nova le soir
avec fashion pack mais qui peut
avoir choisi ce titre
peut-être genre Robert Charié
non mais c'est sublime franchement
c'est vraiment la grande période
mais ne me dispute pas je suis d'accord avec toi
non mais je te vois venir
non mais c'est la grande période d'amandali
et en plus moi je le connaissais pas
ce titre et je l'ai découvert quand elle a
défilé il y a
j'en peux le goûter
quand même
elle n'est pas toute jeune
et elle a défilé en body rose à paillettes
sur cette musique là c'était extraordinaire
oui
c'est un personnage démentiel
elle est venue voir la pièce d'air
j'ai un album dédicé
oui
je l'ai forcé à le dédicasser
c'est elle voulait pas
mais elle a beaucoup aimé
elle était bouleversée en sortant
on va terminer cette émission avec le petit
questionnaire musical de Nova le soir
l'idée c'est de répondre du Takota qui a pas besoin
de réfléchir d'Emma c'est vraiment lié à des souvenirs de musique
est-ce que vous êtes prêts
le titre qui symbolise le mieux l'enfant
soit en tout cas la vôtre
faut rigoler
ou le blues du dentiste
ah la la la mais pareil
le blues du dentiste évidemment
on a chanté ça avec mon frangin
on connaissait sa part coeur
c'est génial
le blues du dentiste
ça en fait
c'est génial
la chanson de votre adolescence
c'est quoi ?
c'est entre 14 et 17 ans
je dirais
j'écoutais la musique classique
j'écoutais des cantates de Bach
j'ai eu pas mal de périodes
l'hérita
j'étais très
Janis Joplin
après j'ai une grosse période
j'aimais beaucoup Missy Elliott
Tim Balland
c'est dur de choisir
t'as fait une belle playlist
d'adolescence moi je trouve
ça me va
votre hit de karaoke
je déteste le karaoke
j'y suis allé pas mon anniversaire
il a pas voulu venir
ça va affligeant
je comprends pas le principe
de l'amusement
moi tout ce qui est fun
me dégoûte
quoi tu n'aimes pas entendre
des gens massacrés
je comprends pas l'intérêt
de chanter mal des chansons en groupe
mais tu fais ça parce que
ce n'est pas toi qui chante
le principe c'est de prendre le mix
que tout le monde chante mal
c'est si
non non mais moi
pareil c'est difficile
moi au karaoke j'aime bien chanter
il m'est arrivé de chanter
j'ai fait du piano
voie dans des bars
donc généralement quand je vais au karaoke
j'aime bien reprendre les chansons
que j'avais bossé parce que je les connais
donc des vieux classiques de jazz genre
Peggy Lee, Good Day
du karaoke à level
après j'ai pas une voix incroyable mais j'ai les chanter
il s'en va
il m'arrive de ne pas chanter faux
et après
avec des copines
au karaoke
on ne peut pas ne pas chanter
par exemple
partir à la bas de la petite sérène
les classiques
Disney, Aladdin
Prince Ali
Pocahontas
est-ce que la reine des neiges est parvenu jusqu'à chez toi ?
non, par ma petite sœur
je ne vais pas jusqu'à la chanter
c'est dans suportable
ou R
Let the Sunshine
Flower Power
je sens que Jean va répondre qu'il ne danse pas
mais je tente la chanson
quand même le titre qui vous propulse
immédiatement sur la piste de danse
on n'a pas intérêt de danser
non
non
un peu livre
non mais bien sûr
en soirée
quand quelqu'un met Celine Dion
tout le monde se met à danser
toi y compris ?
oui je range en même temps un peu les berres
pour qu'on se voire de éventuellement haucher la tête
un mandalier quand même
oui oui
mais pff ok
les gens on danse sur un mandalier chez moi
ok, Marélo
moi il m'en faut pas grand chose pour aller danser
on va montrer très différents
du
n'importe quel funk
ou Missy Elliott
les Spice Girls
ce que tu veux je vais danser
tu mets de la musique dans un endroit où c'est approprié
à peu près de danser
je vais danser
et enfin la chanson qui vous fait sortir de la piste de danse
tout a priori
moi trop de techno
oui
pareil
je tente une petite dernière
la chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête
c'est bien le but du jeu
c'est la question
c'est la cité Celine Dion
je suis en train de me laix chanter
c'est fini
je dirais où tu iras
je dirais où tu iras
mon pays c'est en à toi
voilà ils chantent, bah voilà vraiment quel est
Scroqueria
merci mille fois tous les deux
d'être passés par ce studio
c'est l'amour, une pièce de Jean-Robert Charié
mise en scène Juliane Roth avec Marilou Béry
Josiane Balasco
et Lucie Bowman aussi
jusqu'au 26 avril au théâtre des bouffes parisiens
j'ai hommis de poser cette question
qui est quand même vraiment extrêmement importante
elle est comment comme partenaire Josiane Balasco
ben non mais c'est moi je suis tellement
fantôme de jouer
déjà c'était une demande faut savoir on le subit pas
c'est nous qui sommes allés voir Jean en disant on veut jouer toutes les deux
et puis ce qui est encore plus génial
c'est qu'autant avec Riyad
il fallait inventer cette relation de Marie
cette intimité qu'on n'a pas
parce qu'on se connaît pas
se toucher c'est tout ça, là c'est ma mère
donc on n'a pas, tout ça n'est pas à jouer
parce que quand on est comédien
on se dire putain est-ce que ça c'est
si c'était ma mère comment je ferais
ou machin, là tout ça c'est gratuit
je veux dire on n'a pas, pour un acteur
tout ce qui n'a pas à jouer c'est du bonus
on peut faire autre chose donc non au contraire
puis on est
je suis tellement heureuse de passer du temps
et ce temps là en plus
avec ma mère c'est très chouette
elle est tellement précise et rigoureuse
elle est vraiment au travail
c'est un pied monumentale pour moi
de la voir faire
on se quitte avec un titre choisi par Jean Robert Charier
enfin j'espère en tout cas
Larry Clinton, Heart and Soul
c'est la chanson qui m'a donné l'idée de la pièce
c'est en écoutant cette chanson
que j'ai pensé à faire la pièce
c'est la chanson que tu voulais mettre au début
j'ai écouté cette chanson sur le bateau
merci beaucoup à tous les deux
Larry Clinton, Heart and Soul
nous on se retrouve demain
à 20h avec l'autrice
Louis Chenevrière pour parler de son livre
pour Brittany
dans un instant
Placeau Gros Remplaçant
avec Jamil Lechlag a retrouvé
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
Le Whirlers Remplaçant avec Jamil Lechlag
a retrouvé tout après Michie Eliot
Work It
My friend wanna be like me never
You won't find a bitch that's even bad time
I make it hot as Las Vegas weather
Listen up folks while I take it back for us
Ok, I begin to yell it, send me a wish out
I'm not a prostitute but I can give you what you want
I love your braise and your mouth full of phones
Love the way my ass go boom boom boom boom
Keep your eyes on ma ba boom boom boom
You think you can handle this ka-dum ka-dum ka-dum
Take my thumb off and my ass go boom
Cut the light zone so you see what I can do
Is it worth it? Let me work it
I put my tank down, flip it and reverse it
It's your up for me if you got a big
Let me search it
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Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir, au programme comme chaque jour de la musique.
Choisis par des invités, j'annonce donc un éclectisme total de Blur,
à amandalir en passant partie Nat Turner et 20 Fingers.
De théâtre, il sera question aussi puisque je reçois une comédienne et un dramaturge et directeur de théâtre réunis par une même pièce.
Ça, c'est l'amour.
Écrite par Jean-Robert Charié, interprété par Marie Louberry au théâtre des bouffes parisiens.
Sous les attours d'une comédie se cache une pièce forte et qui remue sacrément,
on en parlera tout au long de l'émission.
Et on démarre Nova le soir en musique comme il se doit avec Algrine, L-O-V-E.
Nova le soir.
Nova le soir et il est temps de passer aux morceaux de Bravour.
Nova le soir.
Panique, qu'est-ce que j'avais à bien entendre ?
Bonibanan.
Arcaïs.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Francais pas, sans hésité.
Les morceaux de Bravour.
Difficile de passer à côté de l'événement qui s'est déroulé la nuit dernière.
Bad Bunny qui assure l'amitant du Super Bowl.
Alors nous vous avons proposé un petit travail de perspective.
Il n'est jamais trop tôt pour réfléchir.
Qui voudriez vous voir assurer le show l'année prochaine ?
Voici vos réponses.
Clémence nous propose un All-Star.
Bonne Hiver, Frank Ocean et lui.
James Blake ici avec Death of Love.
Alors moi j'adhère mais je suis pas sûre qu'on soit dans une ambiance mega fière.
Vincent lui nous propose un duo.
Smith et Bruce Springsteen et Vincent d'argumenter.
Ça aurait de la gueule non ?
Histoire de faire monter la tension artérielle du bargeau de la Maison Blanche fin de citation.
Sous l'Aliathis Eps 93 un autre genre de mi-temps proposé.
Je cite Snoop Dogg car les J.O. seront l'année suivante.
Snoop Dogg ici en live lors de la cérémonie des BET Awards.
Autre suggestion pour la prochaine mi-temps du Super Bowl.
Il s'y est déjà produit en 2014 avec les Radot Chili Peppers en 2016 avec Coldplay et Beyoncé.
Et je sens une pointe d'amertume dans cette suggestion.
Je cite le grand retour de Bruno.
A défaut de le voir à Paris pour 250 euros.
Fin de citation.
Alors en guise de consolation.
Bruno Mars à Just Might.
Nova le soir.
Yes you did.
Bruno Mars dans Nova le soir à Just Might.
On marque une courte pause et on se retrouve dans un instant avec Marie Louberi et Jean-Robert Charié.
T'es Nova le soir, échanger de disques.
Avec Charline Ory et ses invités.
1, 2, 3, 4.
Le soir.
Loin de moi, l'idée de m'étendre sur mes activités hors antenne tout n'est pas racontable.
Mais je vais quand même vous raconter mon samedi.
16 heures, théâtre des bouffes parisiens.
Quelle joie d'aller voir jouer deux comédiennes que j'aime tellement.
Elles me font rire autant qu'elles m'émeuvent.
Ça va être formidable, forcément.
17h45, sorti des bouffes parisiens.
J'ai ri à ça.
Oui beaucoup.
Et pour ce qui est de l'émotion, sachez que je ressemblais un vieux mouchoir mal essoré.
Pas du genre jetable pour autant.
J'ai tenté de reprendre une apparence humaine et un cerveau adéquate pour parler de l'œuvre dont il s'agit aujourd'hui.
Ça c'est l'amour.
Une pièce de Jean-Robert Charié, mise en scène.
Juliane Roth avec Marie Louberi, Josiane Balasco et Riyad Gami jusqu'au 26 avril.
Donc au théâtre des bouffes parisiens.
Bonjour Marie Louberi.
Bonjour Jean-Robert Charié.
Bonjour.
C'était une entre très étrange mais j'avais rien d'autre à raconter.
Vraiment que l'état dans lequel j'étais à la sortie de cette pièce.
On va avoir l'occasion d'en parler pendant toute cette émission.
Mais je voulais quand même vous dire que ce n'est pas super charitable de faire pleurer les vieilles dames le samedi après-midi.
Vraiment, il y a des activités plus...
Mais toi tu es pas une vieille dame ?
Je suis quand même un peu...
Si, un peu, vraiment.
En plus j'ai jaugé dans le public.
Si, si, j'étais vraiment dans la moyenne très très haute.
Avant de parler de la pièce, comme à chaque invité je vous ai demandé de venir avec des titres qui vous sont chers,
musicaux, j'entends puisque c'est les invités qui font la programmation.
Pour démarrer, un titre choisi par Marie Lou, me semble-t-il Blur Girls and Boys.
Pourquoi celui-là ?
Parce que c'est un titre que j'ai découvert à l'adolescence.
Et que j'ai découvert à Blur et que je suis tombée amoureuse comme beaucoup de Adodem en Alban qui est absolument merveilleux.
Et enfin j'espère.
Oui il était assis ici l'année dernière.
Il était là où ?
Calin de chaises, Calin de chaises.
Pas du tout, mais si.
Gorillaz, tu vois pas ?
Oui, oui, non.
Non, oh là là.
C'était un oui qui voulait dire non, c'était très bien.
Pas du tout.
Et voilà, il s'est plein de souvenirs d'adolescence, du sud de la France, de voyage.
Et j'adore, j'ai adoré sa musique, quel qu'elle soit en fait, que ça soit plus rock, plus un peu hard rock métal,
un peu pop, très pop, ses premiers albums, Parklife ou Boys and Girls.
Et puis son côté ultra, ce que j'aime chez lui c'est qu'il a un côté très fluide.
C'est-à-dire qu'il n'est pas dans un stéréotype et il est très ouvert.
Et j'aime beaucoup ce qu'il fait.
Nova, le soir.
Girls and Boys, c'est le choix de Marie Louberi, venu avec Jean-Robert Charié, nous parler de la pièce.
Ça, c'est l'amour, avoir au bouffe parisien.
Je pitch le départ de la pièce.
C'est le soir de Noël, Mathilde range la table et sa maison.
Il est encore tôt et soudain débarque de manière impromptue.
Un poil envahissante et non doté de ce que l'on nomme communément un filtre.
La belle rigolade que voilà.
Et le public ne se prive pas, notamment quand la mère et la fille m'édisent sur les jumeaux de l'autre fille de la famille.
Ils nous saurent entendre avec nous, ils sont forcément d'une mauve.
Moi, c'est pas compliqué, je n'ai jamais réussi à comprendre lequel était lequel.
Parce que tu crois que j'y arrive ?
Mais tu fais comment ?
Chaque fois.
Et si le gamin reste inerte, je tente un autre prénom.
Joseph.
Il y a un mec qui bouge.
Eude.
Ah mais ça y est, c'est toi, c'est le propre mot.
Il parait qu'il y a un grand beauté différent sur le jeu.
Moi aussi, il faut les déshabiller à chaque fois.
Mais non.
Mais toi, c'est compliqué.
J'ai jamais vu des gosses qui se l'apprentent autant à cet âge, c'est prou ça.
Mais c'est l'enfant, qu'est-ce que tu...
Il est si con, ça dépend.
Oh, il vole bien pour.
Dis-toi, dis-toi.
Pardon ?
T'as entendu du bruit ?
Ah non, j'ai juste entendu ton rire que je n'avais pas entendu depuis longtemps.
Ça m'a fait du bien.
J'espère qu'on n'a pas réveillé les garçons.
Et puis, d'un seul coup, on rit moins.
Et puis d'un seul coup, on ne rit plus.
L'imposant de présence crainte par Mathilde,
de celui qui dort à l'état, je vais changer la donne.
Je me dois de mettre un trigger warning si vous me le permettez.
Il va être question de violence conjugale.
Alors, puisqu'au commencement, il y a le verbe,
Jean, comment est-ce que ce texte, il est né ?
J'étais sur un bateau au Groenland.
Et je cherchais une inspiration pour créer une pièce pour Josiane et Marie Lou.
Et franchement, je ne sais rien comment il est né.
C'est l'histoire de mon enfance, en grande partie.
Et c'est ce qu'elle m'ont inspiré.
Je ne sais pas.
Je n'avais rien d'autre à faire que de regarder des glaçons flotés dans l'eau.
En pensant à Marie Lou et Josiane Basko.
En pensant à Marie Lou et Josiane Basko.
Ce qui était très agréable.
Et c'est ce qui m'est venu.
C'est ce qui m'est venu et c'est allé très vite.
Et le fait que ce soit en grande partie une histoire intime,
a fait que c'est sorti très rapidement.
Marie Lou, du sur mesure, ça peut difficilement se refuser, j'imagine ?
Si ça ne nous avait pas parlé du tout, si.
Mais là, en l'occurrence, on a lu avec ma mère, on s'est appelé tout de suite.
Moi, j'avais qu'une angoisse, c'était que ça ne lui plaise pas.
Et ça lui a plu et on s'est dit, super, on y va.
On ne s'est pas posé la question très longtemps.
J'imagine qu'aligner projets artistiques et engagement,
ce n'est pas si fréquent ?
Non, c'est assez rare.
Après, ce n'était pas une demande.
Mais c'est vrai qu'à un moment,
Jean m'a demandé à si ça me dérangeait
d'avoir, de jouer à une pièce qui avait ce sujet.
Et non, à partir du moment où c'est bien écrit,
où il y a quelque chose à raconter.
Et puis, c'est chouette de pouvoir
défendre quelque chose d'aussi important en fait.
Et puis aussi bien raconter.
Et puis, ce que j'aime énormément dans cette pièce,
c'est qu'il y a pris une dimension avec le public,
qu'on n'avait pas forcément cette notion-là quand on la répétait.
C'est le côté immersif de cette pièce pour les spectateurs.
Et ça, dans la salle, il y a des fins de scène
où il y a un brouat,
ce qui est assez rare au théâtre,
d'entendre les gens dans un noir.
Parce que c'est...
Moi, j'aime beaucoup.
Je peux confirmer ça, oui.
Effectivement, il se passe des choses aussi dans la salle.
Mais alors, est-ce que ça vous oblige à y être attentif ?
Non, non, non, il ne faut pas se laisser au contraire.
Alors, il y a des soirs où c'est très très bruyant.
Je sais que j'en...
Ça les nerve énormément.
Moi, moins,
déjà parce que moi je suis pas dans le public,
donc je l'entends moins.
Il y a des soirs où je sais que ça peut déranger les spectateurs.
Parce qu'il y a des gens qui ne supportent pas le bruit.
Il y a des publics différents qui se côtoient dans une même salle.
C'est comme au cinéma,
il y a des gens qui ne supportent pas qu'il y ait quelqu'un
qui mange du popcorn.
Et il y en a d'autres qui vont pour manger du popcorn.
Je pense que j'en ai à part ensemble aussi.
Non mais c'est vrai que les gens parlent énormément.
Mais en vrai, c'est fascinant.
Moi, je suis dans la salle tous les soirs,
pour l'instant.
Et effectivement, on sent que les gens ont besoin d'échanger.
Parce que d'abord, il y a énormément de gens qui viennent pour voir un boulevard.
Et comme la pièce commence quand même boulevard,
ils ne sont pas déçus.
Mais quand je dis ça rie,
ça arrive vraiment très fort.
Oui, ça arrive comme dans un boulevard.
Et quand la pièce bascule,
elle bascule rapidement.
C'est assez sec comme changement d'ambiance.
Et effectivement, les gens ont besoin de se parler entre eux.
Et donc dès qu'il y a, ils ont la possibilité
pendant les noirs entre les seins,
ça parle énormément.
Moi, j'ai eu le jour où j'y suis allé.
Ça me dit, juste après les rires,
le moment où il y a cette inquiétude de « il y a du bruit » en haut
et qui commence à se formaliser dans l'esprit des spectatrices,
des spectateurs,
le fait qu'il puisse se passer quelque chose de dangereux,
le rire s'est transformé.
Et la première fois que moi, j'entends ça dans un théâtre
comme ça, mais carrément,
juste le souffle en fait, pas de mots, rien d'autre.
Et après, effectivement, la parole repart.
J'imagine que faire interpréter un texte de cette nature
par deux comédiennes qui sont très aimées du grand public,
ça rend, je pense, pour les spectatrices et les spectateurs,
l'inquiétude plus vivace ou plus vertigineuse ?
Oui, oui, c'est sûr.
Et pour moi, c'est 1000 fois plus fort
et plus intéressant que ce soit des figures aussi populaires
que ces deux-là qui se...
qui prennent en charge ce thème-là sur un plateau,
parce qu'effectivement, le public vient les yeux fermés.
Ils viennent voir Josiane et Marie-Loup.
Et comme Josiane et Marie-Loup,
grâce à leur grand talent,
vraiment, elles prennent les spectateurs par la main
et elles les embarquent dans cette histoire
et ils reçoivent ça d'autant plus fortement que c'est elle
qui leur donne le message.
Oui, c'est-à-dire que l'adhésion est immédiate,
c'est-à-dire qu'on les aime toutes les deux d'emblée,
mais qu'effectivement, après, il faut accompagner
sur ce qui va se passer sur scène.
Et en ça, c'est extrêmement réussi.
On continue la conversation sur cette pièce
dans un instant de nouvelle pause musicale
et je crois que c'est un titre choisi par Jean cette fois.
Non, j'en suis sûr parce qu'on s'est embrouillé à ce propos la dernière fois.
On s'est embrouillé. Non, je me suis fait cérmonner
sur Tina Turner.
Proud Mary.
Là, c'est aussi, c'est elle.
Alors pourquoi Tina Turner ?
Parce qu'elle me fascine absolument
parce que quand j'étais petit,
j'ai eu la chance de chanter avec elle
au palais des congrès de Paris.
T'as chanté avec Tina.
Ouais, ça fait toujours son petit effet.
J'essaie de le faire un peu, genre, c'est normal.
Oui, elle avait pris une dizaine de gamins,
je faisais partie d'une chorale
pour chanter avec elle.
Et pour faire comme ça.
Plein de surprises.
Et c'était un des plus beaux souvenirs de mon enfance.
Et Tina Turner, dans l'histoire personnelle,
n'est pas non plus complètement loin
dans cette pièce.
Elle a une vie extrêmement violente
avec son père de ses enfants.
Et donc voilà, c'est une des
de mes fascinations
de petits garçons
qui restaient une fascination de...
De grands garçons.
De grands garçons.
Et voilà, et puis c'est merveilleux.
La chanson est merveilleuse, elle est incroyable.
Et c'est un souvenir d'enfance très fort.
On écoute Tina Turner
et juste après,
un autre des choix de Marie Louberie.
Nice.
And rough.
But we're gonna take the beginning of this song
and do it easy.
But then we're gonna do the finish.
Rough.
It's the way we do.
Proud Mary.
Listen to the story.
Je suis la sorcière au bûcher.
Je suis la menace qui fait la une de valeur.
La dangereuse qui ne pense qu'à protéger ses soeurs.
Je suis celle qui met la fâche aux sphères en sueur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu crois que tu ne me fais pas ?
J'ai été rabaissé, humilié, adressé, frappé.
J'ai été vilipendé, harcelé, consolé,
qu'à te coller, insulté, touché contre mon gré.
Si jamais je m'en remets, on doutera de ma vérité.
J'ai été dégradé, déprécié, dénigré,
écrasé, discrédité, méprisé, attaqué,
et blessé toujours sous-estimé.
Si jamais je l'ouvre pour témoigner,
on chérera sur ma vérité.
Que tu crois pouvoir me faire commer ?
Peux déjà faire ?
Crois bien qu'après tout ça,
je suis prête à tout ton caisse.
Bah quoi, mon grand, qu'est-ce que...
Et si jamais...
Riasse, extrémis, travageant, l'écriture.
La délinquement vénement que craignent les ordures.
Je crache mon hendé pourriture.
Je suis la gynocrate, t'as saufé de vengeance.
Résomption d'innocence contre légitime défiance.
Je suis la folle castratrie, sa vie de violence.
Bienvenue dans la résistance.
Mathilde dans Novalessoir,
Martyr Melancholia, c'est le choix de Marie-Lou Béry,
venu avec Jean-Robert Charié nous parler de la pièce.
Ça, c'est l'amour.
Alors, ce choix n'est pas complètement innocent.
J'imagine non plus Marie-Lou,
parce que la chanson démarre de la manière suivante.
Je suis la méchante qui casse l'ambiance en soirée,
la terreur avec qui on ne peut même plus rigoler.
Vous vous rendez indirect avec la pièce ?
Oui, puis Mathilde, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup,
qui est venu voir la pièce,
la génale, que j'ai rencontrée,
parce qu'on se parle depuis un moment sur Instagram,
et je lui ai dit, ben viens voir la pièce,
ça sera l'occasion de se rencontrer.
Et elle s'appelle Mathilde.
Le nom de ton personnage.
Mon personnage, voilà.
Et du coup, elle a un peu pris la pièce aussi,
en pleine poire.
Comme ça, d'une manière,
encore plus immersive que les autres, on va dire.
Et elle nous a laissé un très, très joli message.
Et j'adore sa musique depuis longtemps,
puis sa manière d'exprimer les choses,
en général, que ce soit sur le corps des femmes,
sur la place de la femme,
sur les violences, sur tout un tas de choses.
Et j'étais très, très heureuse d'enfin pouvoir la rencontrer.
C'est une pièce, ça c'est l'amour,
qui peut être, je veux pas dire éprouvante,
parce que c'est pas le terme,
mais en tout cas,
qui n'est pas anodine pour les spectatrices,
pour les spectateurs.
Et je me demandais ce qu'il en était pour les comédiennes.
C'est-à-dire, comment on sort de scène
quand on a joué une partition comme celle-là ?
Eh ben très bien.
Vraiment très bien,
paradoxalement.
Non, moi je suis...
En fait, je sais pas,
moi je suis très heureuse, c'est horrible.
Eh ben non, mais tant mieux.
Je sais Créade, c'est plus dur pour lui.
Qui joue Philippe,
ton époux maltrétant et violent, ouais.
C'est plus difficile pour lui.
Parce que c'est lui,
il est l'instigateur de ça.
Oui bien sûr.
C'est plus difficile,
enfin forcément non.
Moi je le reçois,
et en même temps je sais pas,
non c'est pas,
enfin je suis très heureuse.
Je sors de scène,
je suis une pile,
je suis incapable de rentrer chez moi,
j'ai besoin de sortir un verre.
Je suis...
Moi j'avais pas d'angoisse
sur comment la pièce
serait reçue, bizarrement.
Ouais.
J'avais des angoisse
sur est-ce que les gens allaient venir ?
Est-ce que la salle sera pleine ?
Oui parce que
on aurait joué ça
devant trois pelés de tendu,
je pense que ça aurait pas été la même
en termes de sortie de scène.
Ça, voilà.
Et en fait,
le fait que la salle soit pleine,
les gens
sont debout tous les soirs,
enfin il y a un truc qui se passe,
c'est magique en fait.
C'est vraiment magique.
Moi ça fait 15 ans
que j'ai pas joué au théâtre,
ça m'a beaucoup manqué
et je pouvais pas rêver mieux.
Donc je suis ultra heureuse
et je sors du théâtre,
je suis une pile électrique
et les gens me disent
ça va, c'est pas trop dur.
Non, c'est génial.
Enfin,
je ressens pas.
Au début des répètes,
ça a été difficile.
J'ai cru que ça allait être
très difficilement
toute la représentation.
La première semaine
de répète,
j'ai fait une crise d'exemple
géante.
Et j'ai demandé
à ce qu'on répète pas
par exemple une scène
toute la journée
qu'on puisse alterner
pour que ça soit pas...
Vraiment, j'ai eu un moment
en rentrant chez moi
où c'était dur.
Et puis
on a tous des échos personnels
avec le texte.
Oui, c'était un peu difficile.
Et puis en fait,
il y a une dissociation
qui s'est faite,
un moment donné
qui est de manière absolument
pas consciente
ou en tout cas
de manière protective.
Et je suis très...
Il faut que j'arrête
de dire en fait,
c'est pas possible.
Je dis en fait...
Bon, et...
Je suis dans la même équipe.
Vraiment.
Du coup.
Marche également.
Et non, je suis très heureuse.
Vraiment, je suis heureuse
d'être heureuse.
C'est ça qui...
Encore.
Alors,
dans quel état sort
l'auteur et le directeur ?
Moi,
honnêtement,
le directeur,
il est très content,
le théâtre est plein
et les gens sont debout,
donc c'est super.
Et je sais pas encore
sincèrement ce que ça me fait
à moi
en tant que
petit garçon
qui voit son histoire
sur scène tous les soirs.
Franchement,
c'est très bizarre
de voir des gens debout
applaudir
cette histoire-là
qui est vraiment bien.
Dans tous les détails,
sont mon histoire.
Donc,
je sais pas.
Je sais pas encore ce que ça me fait.
On verra plus tard.
La tension au théâtre,
c'est un sentiment
tout à fait particulier
en ça,
le personnage incarné
par Josiane Bellasco,
Frédéric,
la mère donc,
a quelque chose
de salvateur,
je trouve.
C'est-à-dire qu'on a
moins peur quand elle est là.
Est-ce que c'est le cas
aussi quand on joue ?
Oui, il semblerait
que vous vous connaissiez
toutes les deux.
Je sais pas si...
Oui, on a moins peur
quand elle est là
parce que déjà
de règles de base
quand on est dans
une relation d'emprise
que ce soit avec ses parents
ou avec
quelqu'un de la famille
ou avec son mec,
on a moins peur
quand il y a un étranger
qui est là
ou quand il y a quelqu'un
d'autre qui est là
parce qu'on sait que c'est
un gage de sécurité
parce que la personne
qui masque
et qui fait semblant
que tout va bien
tant qu'il y aura d'autres témoins
dans la salle
et d'ailleurs,
généralement,
la personne maltrétente
fait tout
pour pouvoir isoler
la personne
afin de l'avoir
uniquement pour lui.
Donc oui,
forcément,
on se sent tous mieux
quand il y a quelqu'un d'autre
dans la pièce
en plus de Mathilde
et Philippe.
Je veux pas trop parler
de la pièce
comme d'une oeuvre
au vertu pédagogique
parce que j'ai toujours peur
que ça enlève
à la force du propos
du jeu de la mise en salle
mais il n'empêche
qu'on assiste quasiment
à une autopsie clinique
des mécanismes
de l'emprise
de l'héologisation,
culpabilisation,
dépendance, isolement
et en fait,
en regardant la pièce,
on comprend
pourquoi ces femmes-là,
elles restent.
Je trouve que c'était
le plus important
dans la pièce
parce que c'est la première
question
de l'entourage généralement
c'est mais pourquoi
elles restent
d'ailleurs de l'entourage
même direct de ces gens-là
c'est pourquoi elles restent
et je trouve que c'était
chouette de pouvoir
y répondre
d'une manière
pas du tout
on n'est pas
dans un cliché
et on n'est pas
dans quelque chose
de démagogique
il n'y a pas de patos
oui
oui et puis
l'enjeu c'était aussi
de montrer
une femme
forte
pas une femme faible
l'enjeu c'était de montrer
que ces femmes
qui sont
abusées et sous-emprises
ne sont pas forcément
des femmes
tremblantes
et
surtout pas idiotes
je veux dire c'est
des femmes très intelligentes
et qui parfois
c'est le cas
des deux
personnages
ont des caractères
très forts
et très affirmés
et ça n'a rien à voir
je veux dire
mais pour être tout à fait
moi en regardant la pièce
je me suis dit
ça peut être n'importe
laquelle d'entre nous
vraiment
on marque une courte pause
on poursuit la conversation
dans un instant
tous les soirs
nous va le soir
de 20h à 22h
avec Charline Roux
et ses invités
toujours en compagnie
de Marie Loubérie
et Jean-Robert Charrier
venu nous parler
de la pièce
ça c'est l'amour
avoir au bouffe parisien
jusqu'au 26 avril
c'est bien ça
je voulais vous demander
à tous les deux
vos premiers émois
de théâtre
ils sont liés à quoi
ils sont liés
à qui
ben moi
enfant
je crois
le premier
spectacle que j'ai vu
c'était Fabrice Lucchini
seule en scène
qui disait des textes
et j'ai été
complètement
auri
par
la force de
cet artiste
sur le plateau
et par
enfin c'était
j'ai assisté
déjà à l'époque
c'était des concerts de rock
ces spectacles de lecture
tellement
il tient le public
tellement il est fascinant
tellement il est
puissant
et puis ensuite
plus tard
ce qui a déclenché
ma carrière
c'est Laurent Arsief
dans une pièce de cheese girl
qui s'appelait Le Regard
et là
j'en suis sorti
en
décidant de
changer ma vie
et de
faire de ma vie
ce métier
Marie Lou
moi ça va être facile
c'est ma mère
que j'ai vu
sur les planches
très tôt
un de mes premiers
moi j'ai
premier souvenir de théâtre
je pense que c'est
l'ex-femme de ma vie
mais d'ailleurs
je sais même pas
je pense que
je sais pas si c'est la version
avec ma mère
ou pas
ou avec James Burkin
je sais plus
en tout cas
j'ai ces souvenirs là
j'ai le souvenir
un peu plus précis de solo
qui est une pièce anglaise
que ma mère a adapté
où elle est toute seule
une femme
qui s'est fait larguer
par son mari
qui raconte
les vacances qu'elle a pas pris
ou la vie qu'elle a envie
d'avoir
qu'elle a envie de commencer
à avoir
des souvenirs d'arriver
dans la salle
pendant qu'elle répète
et c'était quand même surréaliste
parce que ma mère
était seule sur scène
et mettait en scène
la pièce
donc elle était seule
c'est-à-dire qu'elle jouait
seule
en changeant de poste
dans la salle
oui
enfin non
voilà et peut-être que
dans ma mémoire
j'ai effacé
qu'il y avait un assistant
ou quelqu'un d'autre
dans la salle
mais moi dans ma mémoire
je rentre dans une salle
de théâtre vide
avec ma mère sur scène
qui travaille
et pour moi
c'est pas mal d'ailleurs
voilà un grand cri d'amour
qui est une pièce
que j'ai beaucoup aimé
et après
un de mes premiers
mes premiers grosses clas
qu'au théâtre
c'est Catherine Yegel
dans Les Bonnes
de Jeunet
avec Dominique Constanzein
vraiment là j'ai fait
wow
c'est incroyable
et puis
et puis moi là
une des premières fois
je suis montée sur scène
c'est madame Marguerite
qui était une pièce espagnole
je crois
traduit par Jean-Louis Dabadi
joué par Annie Girardeau
ah oui c'est ça
tu l'as joué ?
bah non ça c'est une des premières scènes
que j'ai passées
c'est la première fois
que je monte sur scène
pour dire la première fois
que je monte sur scène
pour dire un texte
non la première école
que je fais
à 16 ans
et t'en gardes quel souvenir
tu as envie de rester
l'envie de rester
ou au contraire l'envie de partir en courant
non l'envie de rester
puis surtout c'était
jouer la comédie
tout court d'ailleurs
c'est un peu comme faire des enfants
tant qu'on en a pas
on peut pas juger
et il y avait vraiment
cette notion là
de me dire j'ai très envie
je sens que c'est ça
que j'ai envie de faire
mais tant
qu'un acteur que quand on joue
tant que je ne l'ai pas fait
tant que je ne suis pas montée
sur une scène
pour dire des mots
que j'ai préparé avant
je ne sais pas
et ce texte là
était la première fois
où je montais sur scène
pour dire des mots
et alors c'était peut-être
pas incroyable
mais en tout cas
quand je l'ai fait
je pense que je vais
je vais faire d'autres choses
dans ce domaine là
parce qu'effectivement
je me sens bien là
mais Jean
toi, ton poste
au sein d'un théâtre
t'as compris tout de suite
de quelle nature il allait être
ou est-ce qu'il y a eu
l'envie peut-être
de monter sur les planches
ou tu t'es envisagé
que comme dramaturge
non non
quand j'ai vu Terziaf
je me suis dit que je voulais être lui
ouais
comme métier tu veux dire
oui
non mais je voulais c'est
cette espèce
d'absolu
de vie consacrée
uniquement au théâtre
il s'alimentait à peine
c'était que le texte
le texte le texte
et puis je me suis retrouvé
au cours flanc
avec des anciens lofteurs
qui
qui voulaient juste être célèbre
et tout ça
et c'était horrible
et donc je l'en suis partie
très vite
et je suis arrivé à la porte
sainte-martin pour déchirer
les billets
et puis j'ai eu une révélation
et j'ai abandonné très vite
l'idée d'être acteur
et je suis devenu directeur
très vite
et voilà
tout ce qui s'est fait
très rapidement
j'ai joué 5 minutes
en cours
c'est tout
a priori avec Stevie
non, c'était pas Stevie
c'était celui des castagnettes
celle qui faisait des castagnettes
Caroline de l'Oft
je ne l'ai plus
je ne l'ai plus
par ailleurs tu es dramaturge
je le disais
t'as écrit 5 pièces
et 5 pièces
destinées à des femmes
oui
des femmes même précisons
des femmes blondes
de plus de 60 ans
c'est vrai
tu es la première
tu es la première de moins de 60 ans
c'est horrible
divinat c'était une diva
de la télé à mandali
en Nelson
une avocate d'affaires
sous 1983
heureux
chantelle là-dessous
dans Jeanne c'était Nicole Croisi
oui
et oui
pourquoi toutes ces femmes blondes
je n'en ai aucune inspiration
pour les hommes
c'est rééquilibre
oui
franchement
merci pour cette balance
ça fait plaisir
non mais je n'y arrive pas
j'ai essayé plusieurs fois
de chercher des idées
d'inspiration pour des hommes
il n'y a rien qui vient
c'est vraiment
je suis totalement sec
oui
et puis je m'en fous complètement
j'ai aucun
tu vois
donc
mais non mais c'est
oui oui ben je sais pas
c'est comme ça
je n'ai pas eu de perte
j'ai une maire très forte
moi je trouve ça super vraiment
Marie Lou
toi tu écris
tu réalises
mais pas pour le théâtre
il n'y a jamais eu l'envie
de monter une pièce
de
diriger
c'est pas venu
c'est pas venu
ou tu l'as trop vu faire
non c'est pas mon activité
principale
j'ai écrit Josephine
j'ai co-écrit Josephine Sarondi
j'ai co-écrit la suite
de Josephine Sarondi
que je tournerai dans un an
mais
quand j'ai réalisé un autre film
que j'ai réécrit aussi
mais j'écris pas seul
contrairement à Jean
par exemple
je suis incapable d'écrire seul
et je pars rarement
je suis pas
je suis
enfin
je pars rarement d'une page blanche
on poursuit en musique
je crois que c'est le choix
de journée
j'en suis sûre
Ornella Vanoni
il hausse les épaules
et que des femmes chanteuses
dans ma paysie
alors pourquoi elle
parce que pareil
fascination depuis toujours
voit
se rouler par terre
d'émotion
j'attends que tu le fasses
pendant qu'on va l'écouter
et voilà
enfin elle est incroyable
les textes sont sublimes
les textes sont magnifiques
elle a traversé
c'est pas combien de générations
en Italie
c'était une immense personne
à connaître en France
et puis
c'est très vibrant
il y a une sensation d'Ornella Vanoni
dans le spectacle
pour la même raison
une émotion si forte dans la voix
que c'est magnifique
et j'annonce un petit choc thermique
pour la suite
avec le titre
choisi par Marélo
je n'en dis pas plus
qu'est-ce qui peut changer
dans ma vie
d'accepter cet étrange point
qui a été une paix
je suis triste entre les gens
qui m'est passée à la maison
d'aller voir vous
c'est fort et plus de plat
ce soleil s'occupe
sur mon vol
un signe d'espérance
je t'attends quand il y a un trait
je vous verrai espouner
je n'existe
je n'existe
je n'existe
mais je reste à l'espoir
je ne m'intéresse pas
comme ça le monde peut penser
je ne veux pas y aller
je me regarde
et je ne m'occupe pas
je n'ai rien
je n'ai qu'un rêve
tout entre les gens
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
je n'existe
Novalessoir
et si on changeait de disque
avec Charline Rou
voilà exactement
c'est ce que j'allais dire
deux salles, deux ambiances
puisque le choix de Marie Lou Béry
après celui de Jean-Robert Charrier
c'est Twenty Fingers
No Short Dickman
pas plein de news pour Noël
a priori mais
pourquoi ce titre-là ?
parce que je l'aime beaucoup
je ne sais pas pourquoi
parce que
parce que je le trouve libre aussi
parce que
et puis je le trouve bon
on a envie de danser sur ce son
je trouve ça un bon son
et puis pareil
parce que j'ai des souvenirs dessus
que c'est un de mes meilleurs amis
qui me l'a fait découvrir
et que voilà
je l'aime beaucoup
quand on m'a demandé de faire une playlist
je me suis dit
qu'est-ce que je n'ai pas encore
parce qu'on t'en demande
ce n'est pas souvent
je n'en fais pas tous les trois jours
et je me suis dit
tiens cette chanson
c'est vrai que
j'ai rarement l'occasion
de la mettre dans mes playlists
et je me suis dit
c'était le bon endroit
pour le faire
je vais juste dire que la musique
c'est peut-être pas ce qui vous rassemble
je suis snow offense
mais on est sur deux directions artistiques
et c'est différent
non en revanche
je me suis demandé
si ce qui vous réunissait
tous les deux
c'était peut-être l'idée
de construire des ponts
entre ce qui est populaire
et ce qui est moins grand public
une forme d'absence totale
de snobisme
moi c'est ma...
oui
c'est ma...
je sais pas je pense
oui c'est...
voilà
c'est son projet
oui c'est mon projet
c'est parce que c'est mon projet
faut le faire avec juste de...
oui oui
ça super
de s'en foutre complètement
de...
des genres
et des...
vraiment
en tant que directeur
en tout cas
j'ai aucun...
j'ai juste envie de produire
ce que j'aime
ce qui est ce qui
est ce qui selon moi
peut plaire au public
mais
mais
je suis trop content
d'être aussi proche
de Catherine Yegel
que...
de Josiane Blasco
que de Chantal Datsou
que de...
que de Vincent De Dienne
que des univers complètement différents
les uns des autres et...
et en fait ils ont tous en point commun
le fait de bien faire ce métier
et c'est tout ce qui m'intéresse
est-ce que tu te reconnais
dans cette manière
d'envisager les choses aussi Marie Loux
j'ai l'impression
que tu construis aussi ta carrière
de comédienne
en ce sens là quoi
oui après on construit
et moi j'ai pas de...
moi je suis très heureuse
que Jean
et des gens comme Jean
des personnes comme Jean
me donnent
l'opportunité
de pouvoir me balader
parce que moi je suis comédienne
et...
et donc si personne me donne
cette opportunité là
je... je peux pas l'avoir
à part effectivement
de m'écrire mes...
mes propres rôles
mais encore une fois
moi je suis plus à l'aise
dans l'écriture
dans...
dans mon cerveau malade
c'est plus la comédie
bon de sujets
qui sont pas forcément drôles
mais...
mais en tout cas c'est plus
la comédie
mais en tout cas
je suis très heureuse
de pouvoir me balader
dans tous les...
dans tous les gens
c'est grâce
à des personnes comme Jean
que je peux le faire
oui
alors ceci étant
moi je trouve que la comédie
est toujours un très très bon vecteur
pour amener aussi
des sujets plus sérieux
la... la pièce
on est vraiment la preuve
pour le coup
ça c'est l'amour
ça marche aussi
pour ça
j'ai l'impression
oui parce qu'en plus
le drame existe
enfin bien sûr
que le drame existe seul
mais...
mais en tout cas
dans le...
l'histoire
et présent
toujours
c'est bien ça
qui fait que
que ces femmes
sont à ce point isolés
c'est que quand les gens
viennent à la maison
quand les...
quand les amis viennent
et quand...
il y a une façade
qui est...
qui est donnée
il y a...
on rit
on fait semblant
et on ment à tout le monde
ouais
donc...
donc c'est impossible
de parler de ce sujet-là
sans...
sans passer par le rire
je crois
la dernière fois
que tu es passé par ce studio
Jean c'était pour parler
du festival d'enjoux
il y avait quelques raisons
de s'alarmer
ah oui
notamment des retraits
de subventions
et autres joyeustés
on en est où
en tout cas
si je te demande
d'un état des lieux général
d'un sport
le spectacle vivant
on en est au même...
exactement au même point
parce que...
une tutelle
qui enlève une subvention
ne la redonne jamais
ça c'est...
ça...
ils vous disent que
on n'en repara jamais prochain
mais on n'en repara
on n'en repara jamais la prochaine
on n'en n'en rien à
faire
donc on en est
au même point
il y a une tutelle
au festival d'enjoux
qui est le département
de Manet Noir
et sa présidente
qui est là
qui nous aide
et qui nous donne des subventions
et puis de l'autre côté
il y a les tutelles
qui nous lâchent
et ça
elles ne reviendront jamais
donc...
mais c'est une question
d'engagement politique
et de...
et de force politique
et voilà
il y a des hommes
et des femmes petits
qui n'en ont rien à faire
et c'est la majorité
de la culture
et puis il y a quelques
personnes
qui nous soutiennent
et qui soutiennent
en général mais...
mais il faut...
il n'y a aucune raison
que dans les années
qui viennent
on retrouve
ce qu'on a perdu
marche aussi
pour le monde du cinéma
parce que j'ai l'impression
d'entendre de manière régulière
une espèce de petite musique
notamment
par un parti
qui vient de...
l'extrême, extrême droite
sur le CNC
par exemple
qui ne financerait que
des navets
et des films gauchistes
c'est une citation littérale
mais il y a quand même
des motifs
il y a quand même
quelques motifs
d'inquiétude
dans le monde de la culture
vous arrivez à vous en protéger
ou...
Oui, oui
et en même temps
en même temps
je trouve que c'est un truc
c'est un peu comme une grenou
qui se fait cuire
dans de l'eau
tu sais qui tiédit doucement
donc tu t'en rends pas compte
oui
l'eau chauffe
tranquillement
au début c'est sympa
puis il y a un moment donné
où la température
va sérieusement monter
pour l'instant
pour l'instant
ça va
mais on verra
après le cinéma français
se porte pas trop mal
pour le coup
cette année
mais oui c'est sûr
que
les choses sont remis en question
et beaucoup de production
oui c'est sûr que l'extrême droite
mais sans aller jusqu'à l'extrême droite
il n'y a plus aucune vision
politique culturelle
il n'y a plus aucune
politique culturelle en France
je sais pas la ministre de la Culture Actuelle
qui a le moindre idée
de faire quoi que ce soit
et donc
donc tant qu'il n'y aura pas
un président
ou une président de la République
qui donne une impulsion
pour que la culture soit
de nouveau mise à l'honneur
ça n'arrivera pas
il vient de perdre
de nouvelles subventions
je plaisante
bon telles les petites grenouilles
que nous sommes
surveillons le thermostat
c'est le seul conseil
que je peux donner
de manière collective
on poursuit en musique
c'est Marie-Lou
qui a choisi ce titre
de Peggy Lee
is that all there is
pourquoi celui-là
c'est la même punition
à chaque fois
je suis très répétitive
parce que je suis une fille
assez déçue en règle
général
j'avoue que c'est pour ça
que je suis doublement heureuse
dans ma vie
je ne suis pas déçue
de ce que je fais
et de jouer au théâtre
et cette chanson parle
de la déception
entre autres
et de cette femme
qui traverse toute sa vie
le constat qu'elle fait
à chaque fois
c'est is that all there is
c'est tout ce qu'il y a
à l'amour
c'est tout ce qu'il y a
une maison qui part en feu
c'est tout ce qu'il y a
bon bah si c'est tout ce qu'il y a
franchement on va boire un coup
et on va danser
et je la trouve magnifique
cette chanson
je me souviens
quand j'étais petite
c'est une maison qui part en feu
je n'ai jamais oublié
de voir mon père's face
quand il m'a rassuré
dans ses mains
et s'est rassuré
à l'étranger
à l'étranger
et j'ai été
allé
dans mes pajamas
et
j'ai regardé
tout le monde
et quand c'était tout le monde
j'ai dit à moi-même
c'est tout ce qu'il y a
à l'amour
c'est tout ce qu'il y a
c'est tout ce qu'il y a
c'est tout ce qu'il y a
mes amis
continuent à danser
c'est tout ce qu'il y a
on va me briser
les boules
et avoir une balle
c'est tout ce qu'il y a
et quand j'étais
12 ans
mon père a emmené moi
à la circus
Le grand show sur Terre.
Il y avait des clans, des élèves, des bêtises dans les murs.
Et une belle femme et des pincots-tites qui se trouvaient en haut de nos mains.
Et quand j'ai regardé, j'ai eu l'impression que quelque chose m'a perdu.
Je ne sais pas, mais quand c'était tout à l'heure, j'ai dit à moi-même
est-ce que c'est tout qu'il y a dans le circus?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Et puis on va continuer à danser.
Et puis on va faire la boue.
Et puis on va faire la boue.
Et puis j'ai eu l'impression que
j'étais la plus belle femme dans le monde.
On va prendre des longues marches par la rive
ou juste s'attendre à l'heure,
gazing into each other's eyes.
Nous étions très beaucoup dans l'amour.
Et puis un jour,
il a disparu.
Et je pensais que j'allais mourir,
mais je n'en avais pas.
Et quand je n'en avais pas,
j'ai dit à moi-même
est-ce que c'est tout qu'il y a dans le circus?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Je sais ce que vous devez dire à vous-même.
Si c'est la façon qu'elle ressent,
pourquoi n'est-elle pas juste terminée?
Oh non, pas moi.
Je ne suis pas prêt pour cette fin de désappointement.
Parce que je sais,
juste comme je suis en train de parler,
que cette fin de désappointement
arrive et que j'essaye de mourir.
Je vais me dire à moi-même.
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a?
est-ce que c'est tout qu'il y a, mes amis?
Et puis on va continuer à danser.
On va faire la boue.
Et nous va
pensar que contigo is
le soir.
Montradière
et Le narco
Batebouni, dans Novas le soir
je balance tout ce qu'il se passe au Rantaine.
S'arrivait un robert charri ya dit
mais qui est-ce que je suis choisi ça?
C'est moi!
Ce n'est ni Marée Lou ni toi.
Non mais si.
c'est en hommage à ce qui s'est passé hier à la mi-temps du Super Bowl. Je ne sais pas si vous avez regardé, si vous suivez ce genre de spectacles.
Incroyable.
Ouais, spectacles totales.
Oui, oui, oui. Et puis enfin, un artiste qui, je ne sais pas comment le dire, mais enfin, un artiste qui, je ne sais pas comment le dire autrement, mais qui porte ses couilles, quoi.
Ouais.
Aux États-Unis, parce que là, les dernières cérémonies aux États-Unis, c'est quand même très froid, personne n'a trop osé prendre la parole parce qu'ils ont tous peur de se faire taper dessus par le président.
Mais là, c'est fou, parce que c'est vraiment, il l'a fait de façon grandiose, quoi. C'est un pied né extraordinaire à la politique de Trump.
Une question spéciale aussi à Grinday, qui a engagé tous les membres de l'ICE à démissionner de manière très rapide, parce que dès que le gouvernement changera, de toute façon, ceux qui les ont embauchés les abandonneront.
Donc autant revenir tout de suite du bon côté.
Dans un instant, je vous ai préparé quelques petits extraits, ou petits extraits. La liaison, c'est vraiment mieux. Je ne suis pas comédienne.
Quelques petits extraits sur le thème Murphy, parce que c'est aussi un peu le sujet de la pièce. On va voir si vous les identifiez.
Vraiment Jean a démissionné avant de commencer. C'est dans des films et tout ça, ce sera juste après la pub.
Et toujours en compagnie de Marie Louberry et Jean-Robert Charier, on parle de ça, c'est l'amour à voir au bouffe parisien.
Comme sur scène, il n'aura échappé à personne qu'on voit une mère et sa fille.
Comme je suis une fille brillante, je vous ai préparé un petit quiz sur le thème.
Les mères et les filles au cinéma et dans les séries. On va voir ce que ça vous inspire.
J'ai l'impression que rien. J'ai l'impression d'avoir la réponse sur la personne de gens qui ne peut pas rire.
Il ne faut pas avoir peur, il n'y a rien à gagner. De fait, il n'y a rien à perdre non plus.
Allez, c'est parti, première extrait.
C'est tout, mais celle-là personne les a vu.
Oui, l'ol de Lisa Zouelo, c'est avec Sophie Marceau et Christa Terré.
Voilà, c'était facile. Qu'est-ce que ça vous évoque, cette mise en scène-là d'un rapport mère-fille ?
Quelle souvenir est-ce que vous en avez ?
C'est un rapport que je n'ai absolument pas connu de cette manière-là, dans lequel je ne me suis pas forcément.
J'ai trouvé le film très sympa. Mais moi, je n'avais pas de bande de copains comme ça.
Je n'avais pas de copains tout court, d'ailleurs.
Et je n'avais pas spécialement ce rapport-là.
Finalement, presque mère copine un peu.
On ne prend pas de bain avec sa mère.
Moi, je ne l'ai jamais fait. Je ne le fais pas avec mon enfant.
Mais bébé, oui, c'est ça.
Mais voilà, je ne me projette pas spécialement.
OK, extrait suivant.
Ah, c'est Helmut Dover ?
Oui, Volver.
Penélope et Cruz, Carmen Morra.
Alors, j'ai mis cet extrait de Volver.
Les rapports mère-filles chez Helmut Dover marchent à peu près dans le même sens, dans tous les films.
Est-ce que c'est un rapport qui peut être inspirant, traité de cette manière-là ?
Ça dépend des films, mais c'est un rapport aussi à la féminité
que ce qui est super intéressant chez Helmut Dover et sur la pluralité de la féminité,
qui traite super bien pour le coup.
Parce que ces personnages féminins sont souvent très différents
et en même temps tous un peu fous d'une manière plus ou moins psychorégie,
que j'aime beaucoup.
Ce qui est inspirant, pour le coup, c'est que les personnages féminins
sont très forts, très en haut couleur, c'est des monstres, c'est génial.
C'est-à-dire très écrit peut-être aussi, éventuellement.
Éventuellement.
C'est l'auteur qui parle, c'est pour ça.
Extrait suivant.
Alors, j'avoue que celui-là est très dirigé.
Kate et Rebekah dans This Is Us.
Ah oui, je l'ai pas vu.
Marie-Louis jouait dans Je te promets.
Soit l'adaptation française de This Is Us.
Tu n'as pas vu la version original ?
Non.
C'est vrai ?
Non, je l'ai pas vu.
Déjà, j'avais pas envie de...
La version française est quand même très différente.
Elle est adaptée vraiment et c'est ça qui m'a plu.
C'est que c'est une vraie adaptation
parce que This Is Us, c'est aussi This Is US
et c'est aussi un pays.
Ça parle d'une génération et d'une culture
et c'est pour ça que c'était important que ça soit adapté
pour que ça soit...
Je te promets, c'est aussi une sensation de génial idée
et que ça soit aussi quelque chose de français.
Ils vont au Parc Astérix, on ne va pas à Disneyland.
Enfin voilà, il y a un truc de la culture française
dans la série que moi j'aimais beaucoup.
Et comme on m'a beaucoup de...
Enfin, pas demandé mais je sais qu'ils voulaient que je me rapproche
énormément du personnage de la série américaine
donc je l'ai pas regardé.
Ils voulaient que je mettais un pas de soute,
ils voulaient que je sois plus grosse,
ils voulaient...
Et je leur ai dit non parce que je trouvais ça pas bien
et pas intéressant.
Ce qui n'a pas grand intérêt dans le cadre de l'intrigue
en plus, j'ai l'impression.
Aucun appui, j'étais quand même grosse.
Donc j'ai dit franchement, là,
il y en a un peu plus, je vous le mets quand même.
Je veux dire, ça n'a pas trop de...
Ça n'a pas trop d'importance.
Et puis si vous voulez quelqu'un de plus gros,
prenez une actrice plus grosse.
En fait, il y en a.
Et voilà.
Et du coup, j'avais envie de faire le personnage
tel que moi je le voyais par rapport au scénario
que j'avais lu.
Et voilà.
Donc je n'ai jamais eu l'occasion de le voir.
Le problème c'est qu'il y a énormément de séries
que c'est très chronophage
et que j'ai un enfant de 7 ans
et qu'à un moment donné je dois faire des choix
et que je n'ai pas vu celle-là.
Très bien.
Extrait suivant.
Oui, parce qu'on peut tout à fait se parler en chantant,
merci.
Mamma Mia, Amanda Seyfried.
Ah, bien sûr.
Meryl Streep.
Tout est pour vous amener sur la comédie musicale.
Enfin, vraiment, ni plus ni moins.
Le principe de chanter son...
J'ai senti un soupir à l'évocation de la comédie musicale.
Non, non, non.
La comédie musicale, non, non.
Mais la comédie musicale, c'est génial.
Mais c'est génial quand c'est extrêmement bien fait.
Et malheureusement,
il y a quand même souvent des productions en France
qui ne sont pas terribles.
Il n'y a pas beaucoup déjà.
Oui, il n'y en a pas.
Mais il n'y en a plus qu'on croit.
Il y en a beaucoup qui ne sont pas terribles,
mais il y a aussi des contre-exemples.
La cage au foal, par exemple.
Ça a été génial au Châtelet.
La petite boutique des horreurs, c'était formidable.
Ah oui, la petite boutique des horreurs aussi.
C'était super.
Enfin, c'était dans un théâtre.
Enfin, je ne suis pas avec le...
La cinépatrie, bien.
Tout à fait.
Oui, oui.
Bon, voilà.
Mais en l'occurrence,
ce qui est génial avec les acteurs anglo-saxons,
comme Meryl Streep, par exemple,
c'est qu'ils savent tout faire.
C'est hallucinant.
Moi, c'est génial.
C'est de savoir à ce point tout faire.
C'est fou.
C'est un fantasme de directeur, ça.
C'est parce qu'on leur apprend.
Oui, oui, oui.
Les écoles sont beaucoup plus larges que...
Elles sont plus chères, mais elles sont plus complètes.
Donc, je me demandais,
c'est un fantasme de directeur ?
Pas du tout.
Non.
Non.
Ma culture est trop faible
sur l'économie musicale.
Et il y a des gens qui font ça extrêmement bien,
qui produisent ça extrêmement bien.
Et je ne maîtrise pas suffisamment le sujet.
Et honnêtement, il y a tellement de...
Le champ des possibles théâtrales est tellement large.
Il y a tellement de choses que j'ai envie de faire
avant de prendre ma retraite que...
C'est pas tout de suite, quand même.
Ça va.
Je sais pas.
Ça va.
On verra.
Ok, puisqu'on parlait de comédies musicales,
restons dans la musique.
Donc, soit de ma sci, c'est le choix
de Jean-Robert Charié.
Pourquoi cette chanson ?
Parce que c'est un peu la même raison
à chaque fois, c'est que la voix
est complètement digne.
C'est une voix absolument sublime.
La langue est sublime.
C'est une chanson que j'ai découverte
il y a, je sais pas, il y a une grosse année.
Et que je passe tout le temps, dès que je peux,
dès qu'il y a des gens à la maison,
ou dès qu'il faut passer la musique,
je passe ça parce que je trouve que c'est
une voix de femme merveilleuse.
Ça emporte dans une mélancolie
et aussi une joie folle.
Nous va le soir.
Nous va le soir.
Et si on changeait de disque ?
Nous va le soir.
Tu peux bien zouquer.
Elle est plein de flouches,
tu peux être ou même fou.
Je vois les beaux mais qui t'a le plus roué
de coups.
Dans le but de faire quelqu'un le bien unique,
qu'un inconnu évite de dire celui-là
en unique,
elle m'a appris certaines choses de la vie.
La rue le reste ne passe près ses taffes
de jamais se laisser pièces
trop difficiles d'être paumées.
Ici beau, c'est un fils en tolles
que le système s'efforce à gommer
à tous les last cars.
Pauvre, riche, dédicace,
une bise sur les juges maman.
C'est plus.
Toutes les mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
Un père sévère,
ça ne servait pas à couver ses repères, c'est sûr.
Perder sa mère, c'est pire.
Le mandat pique, je t'assure.
T'as pas saisi,
on lève la mère de la côte t'assure.
Je dis qu'il faut profiter de sa présence
tant qu'elle est là plutôt tard.
S'attraper en larmes et sur l'absence.
C'est pas facile à dire,
l'amour est à ce prix,
la carte.
Rien n'est éternel,
la vie te l'a appris,
est la sse.
Mes ex-hobis, les sexes,
les phobies, il se faut dire.
Ça inquiète la maman, donc c'est cessé.
Car même le dernier des meurtriers,
à sa mère pour pleurer,
crier son infection,
sans qu'est-ce qu'on faute.
Ce soir tu ranges ton gun,
l'estronchis range les dangers et les risques,
car avant d'être un Scarla,
t'es son fils.
C'est pour.
Toutes les mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
Toutes les mères de fouf,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font des mères de Scarla,
ou que ce soit de waga,
de nouveau faim,
font du paix au pot.
On parle de love à tous les gosses,
assises sur son front,
tu poses une quoi plus rose,
sur son beau.
Monts d'un cigare,
montes tes cristaux,
esprits ténébreux,
christ esprit halogène,
le microge et la rime,
la climogène,
aimer sa mère,
plus que chaque chose,
mon cause.
Le maire à gauche,
bronze d'eau,
c'est sa bouse,
pour cause.
Il est là,
tel vorien,
t'as dit mon disque,
si tu réussis.
Oh là là, tu reviens,
son fils ton son fils,
nier,
dit aussi que t'as donné le sein,
vas-y mêle son,
et je t'or lors de mes speechs,
mes compliments,
si t'en as deux mois,
j'en ai cru une maman,
je lui fais ses courses quand elle veut,
même si ça me saut pas à mon moment,
je serai là,
t'aimerais jusqu'à la fin de ma vie,
y'a que ta copine pour te dire des choses,
si c'tupi,
défiète,
pose te dire plus,
fidèle de ma mère,
sur ma vie,
je te fais couper tes mèches,
poni,
pose ta main,
sur ton poumon,
plus ton coeur,
tombe tout,
tombe sa marche,
tout,
les mères de Scarla,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Monfa,
fonds du Beropo,
tout,
les mères de Fouff,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Merda Scarla,
ouch, ce soir de Ouangga,
du doux de Monfa,
au XMOPoutino,
Mama Lova,
un titre que j'ai choisi
pour Marie Louberri et Jean Robert Charry
puisque d'amour,
il est question aujourd'hui
avec la pièce de théâtre,
ça c'est l'amour,
même si
on se rend compte que
ce qui est montré comme étant l'amour,
ne l'est pas,
mais qu'on peut quand même
toujours misé
maternelle ? Ah oui, parce que finalement ça c'est l'amour aussi, ce qu'elle fait, cette maman pour venir voir sa fille et se dire
qu'il y a un truc qui ne va pas et ça c'est l'amour. Je trouve que le titre il est vraiment à double sens.
Oui, alors moi je le trouve très parlant, ce titre, parce que c'est vraiment une expression qu'on entend de manière récurrente
de la part de gens qui se plaignent de violence conjugale, cette démonstration que si, si, ça c'est l'amour.
Mais en fait c'est un thème qui a été aussi beaucoup mis en exergue sur la manière dont on parle de ces violences-là en fait,
que les mots ayant un sens, on peut pas dire il a tué par amour, il a fait ceci par amour. C'est un mot qui a été vidé de sa substance.
Oui, oui, mais c'est vrai que dans la pièce, quand le personnage de Riyad, donc le personnage du mari violent,
dit cette réplique, dit ça c'est l'amour, la violence c'est l'amour, les coups c'est l'amour.
Il y a énormément de réactions dans la salle parce que effectivement ces types, je pense qu'ils sont sincères,
ils pensent vraiment que dans l'amour et dans une relation équilibrée d'amour, il y a aussi la violence,
il y a aussi que c'est normal que quand on est emporté par ces sentiments,
on en arrive à être violent et voilà, ils sont complètement singlés évidemment.
Que la racine de cette violence, c'est son amour, donc ça justifie le fait que ce soit de l'amour.
Est-ce que vous faites face à des réactions différentes en fonction des générations ?
Moi j'ai énormément de femmes et de gens qui viennent me voir à la fin de la pièce pour me dire
c'est mon histoire, c'est l'histoire de ma mère, c'est l'histoire de ma sœur, de ma copine, de ma fille.
J'ai des amis qui m'ont dit, un truc assez intéressant c'est de se dire que même quand on n'est pas dans une relation
aussi toxique que ça ou sous-emprise, on peut tous se projeter dans quelque chose.
Par exemple, à un moment donné, je pense qu'on est tous couchés avec notre mec alors qu'on n'avait pas spécialement envie de le faire,
ce qui n'est pas quelque chose de très grave en soi, mais c'est l'accumulation de toutes ces...
Toutes ces portes d'entrée là font qu'à un moment donné on peut aussi se remettre en conscience.
Ça résonne bien sûr.
Et qu'est-ce que je crois que c'est Riyad qui m'a dit ça, qui m'a dit qu'il y a un pote à lui,
qui lui a dit c'est marrant parce que moi je ne suis pas normalement aussi toxique que ça,
mais c'est vrai que je me reconnais dans certaines débordements de colère
du personnage de Philippe sans en arriver à ses extrêmes.
Mais après, je pense que tout le monde n'a pas les moyens de se remettre en question,
mais je pense qu'on peut tous se projeter dans quelque chose en tout cas.
Je posais la question de la génération parce que là pour le coup sur scène,
il y a deux femmes de générations différentes, chacune avec une histoire douloureuse à leur manière
et la manière de confronter ce qu'elles ont vécu, frictionne.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas la même manière d'admettre les choses.
C'est-à-dire qu'à un côté, il y a ton personnage Marie Lou qui vit dans un souvenir du passé,
là où la mère refuse de s'y plonger.
Il y a une narration très différente d'un même...
Ce n'est pas qu'elle vit dans le souvenir du passé, c'est qu'elle ne nie pas le passé
et elle fait avec le passé.
Moi je trouve qu'elle ne vit pas dans le passé alors que la mère m'a-t-il d'ailement au quotidien
pour ce qu'elle vit dans le présent.
Moi j'ai l'impression qu'elle reste très attachée à une image idyllique
qui date il y a quelques années en fait.
Comment ça ?
C'est-à-dire qu'elle est très attachée à une image idyllique qu'elle avait...
Pas du cas de la mère, non, pas du tout.
Oui mais en fait c'est pour ça qu'on reste.
Mais même à moindre mesure, on est toutes restés avec un mec
parce qu'on est tombés amoureuses de lui
et qu'on s'accroche à cette image de ce qui fait qu'on est tombés amoureuses.
Et on a beaucoup de mal à se dire, clairement c'est plus du tout,
il n'a jamais été ce mec-là.
Sans pour autant être dans un truc aussi extrême.
Oui, oui, c'est sûr.
Ce n'est pas qu'elle vit dans le passé, c'est qu'elle s'accroche
à ce souvenir qui est resté collé à sa peau comme elle dit.
Oui mais au-delà de ça, ce qui est terrible,
c'est que c'est la reproduction en génération du match.
C'est-à-dire que la mère du personnage était battue par son père,
ensuite elle était battue par son mari.
Le personnage de Marie nous a assisté à sa enfant
et maintenant elle reproduit ça avec son mari
et tout en pensant qu'elle n'est pas dans la même situation
qu'elle ne reproduit pas, elle ne se rend pas compte qu'elle a reproduit
alors qu'elle reproduit sématiquement exactement la même chose.
Et elles ont toutes les deux dans le déni, mais sur des sujets différents.
C'est-à-dire que la mère est dans le déni de ce qui lui est arrivé
et la fille est dans le déni de ce qui lui arrive au présent.
Donc il y a quand même un truc qui les rapproche très très fort.
Après c'est la génération des mères,
des mères d'entre 60 et 70 ans
et une génération qui ne s'est pas tellement pris en main
qui n'est pas tellement allée chez un psy
qui n'a pas tellement réfléchi à ces questions-là
c'est des questions qui se sont plus...
Parce que c'était pas tellement une option, j'ai l'impression.
Aujourd'hui on en parle quand même beaucoup plus.
Est-ce que ce ne serait pas un poil punk
genre de jouer ce genre de pièce dans un théâtre
comme les bouffes parisiennes ?
Maintenant que tu me poses la question
c'était pas la première à me la poser
mais honnêtement je m'en suis pas rendu compte du tout.
Franchement mais comme plein de spectacles
qu'on a monté à la porte Saint-Martin
où tout le monde a dit après que c'était courageux de faire ça
mais honnêtement je n'ai pas le...
Mon seul mérite c'est d'être inconscient
c'est-à-dire de ne pas réfléchir à ça au moment où je le fais
et honnêtement je ne sais pas comment j'aurais réagi
si j'avais reçu cette pièce.
Si quelqu'un l'avait écrit à ma place
et qu'on me l'avait envoyé
je ne sais pas du tout si je l'aurais produite
je ne l'aurais pas fait, je ne l'en sais rien.
Ce qui est sûr c'est que là ça s'est tellement fait
les planètes étaient tellement alignées
ça a été tellement rapide
et ça a été tellement joyeux la rencontre avec Marie Lou
puis avec Josiane que...
je ne me sens pas du tout...
je ne me sens pas du tout ni porté tendard de quoi que ce soit
ni... franchement ça s'est fait...
Moi j'adorerais être punk mais je n'ai pas du tout l'impression d'être punk
tu trouves qu'il y a un geste un peu punk
Non mais ce qui est sûr c'est que évidemment
que par rapport à la programmation de...
même de sautéâtre là en particulier
des dernières décennies
c'est sûr que balancer sur le plateau
un spectacle sur les violences conjugales
en montrant vraiment la violence conjugale
des spectacles sur les violences conjugales
il y en a eu d'autres
il y en a même souvent
mais c'est...
99% du temps c'est des femmes
qui nous racontent leur...
nous font leur récit de leur violence
mais on ne s'y fait jamais
on ne s'y fait jamais à la violence en direct
devant nos yeux
donc oui oui c'est pas un sujet
très labellisé et at privé mais...
bon attends mieux
et la preuve que les gens sont intelligents
c'est que le public est là
ils sont contents d'être là
ils ne savent pas ce qu'ils viennent voir
oui mais ils sont contents en sortant
il y en a beaucoup
il y a plein de maris
ou de gens qui viennent me voir me disant
bon moi ma femme m'a offert le théâtre
on pensait qu'on allait voir une comédie
vous m'avez fait pleurer mais je suis quand même très content
elle est fait surprise c'est bien aussi
quand on vit en théâtre
c'est extrêmement plaisant de tuer
en fonction de musique
c'est Marie Lou qui a choisi
j'espère ne pas dire de bêtises
allez
Nova le soir
et si on changeait de disque
Nova le soir
Nova le soir
des mythos et toujours
bah ça marche toujours non pas
on parle de revendiquer un peu
c'est quand même toujours parfait
ouais
je laisse un petit espace
genre
le titre s'appelle des mythos donc je me disais que c'était le moment de...
non mais c'est clairement un mytho
c'est bien pour ça que je faisais un petit temps
un petit temps de pause
mais oui c'est vrai que
mais oui c'est vrai que tu as participé
à cette aventure tu m'étais relouquée
totalement
c'était magnifique je dois dire
on marque une courte pause on se retrouve dans un instant
avec le questionnaire musical de fin de l'émission
et avec amandali également
tous les soirs
Nova le soir
de 20h à 22h avec Charline Roux et ses invités
j'ai pris un casque
pour me montrer la discursion
c'est ok
tu veux voir ces gens
rassler dans la porte
pour aller dans le studio 54
c'est un casque
amandali dans Nova le soir
avec fashion pack mais qui peut
avoir choisi ce titre
peut-être genre Robert Charié
non mais c'est sublime franchement
c'est vraiment la grande période
mais ne me dispute pas je suis d'accord avec toi
non mais je te vois venir
non mais c'est la grande période d'amandali
et en plus moi je le connaissais pas
ce titre et je l'ai découvert quand elle a
défilé il y a
j'en peux le goûter
quand même
elle n'est pas toute jeune
et elle a défilé en body rose à paillettes
sur cette musique là c'était extraordinaire
oui
c'est un personnage démentiel
elle est venue voir la pièce d'air
j'ai un album dédicé
oui
je l'ai forcé à le dédicasser
c'est elle voulait pas
mais elle a beaucoup aimé
elle était bouleversée en sortant
on va terminer cette émission avec le petit
questionnaire musical de Nova le soir
l'idée c'est de répondre du Takota qui a pas besoin
de réfléchir d'Emma c'est vraiment lié à des souvenirs de musique
est-ce que vous êtes prêts
le titre qui symbolise le mieux l'enfant
soit en tout cas la vôtre
faut rigoler
ou le blues du dentiste
ah la la la mais pareil
le blues du dentiste évidemment
on a chanté ça avec mon frangin
on connaissait sa part coeur
c'est génial
le blues du dentiste
ça en fait
c'est génial
la chanson de votre adolescence
c'est quoi ?
c'est entre 14 et 17 ans
je dirais
j'écoutais la musique classique
j'écoutais des cantates de Bach
j'ai eu pas mal de périodes
l'hérita
j'étais très
Janis Joplin
après j'ai une grosse période
j'aimais beaucoup Missy Elliott
Tim Balland
c'est dur de choisir
t'as fait une belle playlist
d'adolescence moi je trouve
ça me va
votre hit de karaoke
je déteste le karaoke
j'y suis allé pas mon anniversaire
il a pas voulu venir
ça va affligeant
je comprends pas le principe
de l'amusement
moi tout ce qui est fun
me dégoûte
quoi tu n'aimes pas entendre
des gens massacrés
je comprends pas l'intérêt
de chanter mal des chansons en groupe
mais tu fais ça parce que
ce n'est pas toi qui chante
le principe c'est de prendre le mix
que tout le monde chante mal
c'est si
non non mais moi
pareil c'est difficile
moi au karaoke j'aime bien chanter
il m'est arrivé de chanter
j'ai fait du piano
voie dans des bars
donc généralement quand je vais au karaoke
j'aime bien reprendre les chansons
que j'avais bossé parce que je les connais
donc des vieux classiques de jazz genre
Peggy Lee, Good Day
du karaoke à level
après j'ai pas une voix incroyable mais j'ai les chanter
il s'en va
il m'arrive de ne pas chanter faux
et après
avec des copines
au karaoke
on ne peut pas ne pas chanter
par exemple
partir à la bas de la petite sérène
les classiques
Disney, Aladdin
Prince Ali
Pocahontas
est-ce que la reine des neiges est parvenu jusqu'à chez toi ?
non, par ma petite sœur
je ne vais pas jusqu'à la chanter
c'est dans suportable
ou R
Let the Sunshine
Flower Power
je sens que Jean va répondre qu'il ne danse pas
mais je tente la chanson
quand même le titre qui vous propulse
immédiatement sur la piste de danse
on n'a pas intérêt de danser
non
non
un peu livre
non mais bien sûr
en soirée
quand quelqu'un met Celine Dion
tout le monde se met à danser
toi y compris ?
oui je range en même temps un peu les berres
pour qu'on se voire de éventuellement haucher la tête
un mandalier quand même
oui oui
mais pff ok
les gens on danse sur un mandalier chez moi
ok, Marélo
moi il m'en faut pas grand chose pour aller danser
on va montrer très différents
du
n'importe quel funk
ou Missy Elliott
les Spice Girls
ce que tu veux je vais danser
tu mets de la musique dans un endroit où c'est approprié
à peu près de danser
je vais danser
et enfin la chanson qui vous fait sortir de la piste de danse
tout a priori
moi trop de techno
oui
pareil
je tente une petite dernière
la chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête
c'est bien le but du jeu
c'est la question
c'est la cité Celine Dion
je suis en train de me laix chanter
c'est fini
je dirais où tu iras
je dirais où tu iras
mon pays c'est en à toi
voilà ils chantent, bah voilà vraiment quel est
Scroqueria
merci mille fois tous les deux
d'être passés par ce studio
c'est l'amour, une pièce de Jean-Robert Charié
mise en scène Juliane Roth avec Marilou Béry
Josiane Balasco
et Lucie Bowman aussi
jusqu'au 26 avril au théâtre des bouffes parisiens
j'ai hommis de poser cette question
qui est quand même vraiment extrêmement importante
elle est comment comme partenaire Josiane Balasco
ben non mais c'est moi je suis tellement
fantôme de jouer
déjà c'était une demande faut savoir on le subit pas
c'est nous qui sommes allés voir Jean en disant on veut jouer toutes les deux
et puis ce qui est encore plus génial
c'est qu'autant avec Riyad
il fallait inventer cette relation de Marie
cette intimité qu'on n'a pas
parce qu'on se connaît pas
se toucher c'est tout ça, là c'est ma mère
donc on n'a pas, tout ça n'est pas à jouer
parce que quand on est comédien
on se dire putain est-ce que ça c'est
si c'était ma mère comment je ferais
ou machin, là tout ça c'est gratuit
je veux dire on n'a pas, pour un acteur
tout ce qui n'a pas à jouer c'est du bonus
on peut faire autre chose donc non au contraire
puis on est
je suis tellement heureuse de passer du temps
et ce temps là en plus
avec ma mère c'est très chouette
elle est tellement précise et rigoureuse
elle est vraiment au travail
c'est un pied monumentale pour moi
de la voir faire
on se quitte avec un titre choisi par Jean Robert Charier
enfin j'espère en tout cas
Larry Clinton, Heart and Soul
c'est la chanson qui m'a donné l'idée de la pièce
c'est en écoutant cette chanson
que j'ai pensé à faire la pièce
c'est la chanson que tu voulais mettre au début
j'ai écouté cette chanson sur le bateau
merci beaucoup à tous les deux
Larry Clinton, Heart and Soul
nous on se retrouve demain
à 20h avec l'autrice
Louis Chenevrière pour parler de son livre
pour Brittany
dans un instant
Placeau Gros Remplaçant
avec Jamil Lechlag a retrouvé
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
une chanson qui m'a donné
Le Whirlers Remplaçant avec Jamil Lechlag
a retrouvé tout après Michie Eliot
Work It
My friend wanna be like me never
You won't find a bitch that's even bad time
I make it hot as Las Vegas weather
Listen up folks while I take it back for us
Ok, I begin to yell it, send me a wish out
I'm not a prostitute but I can give you what you want
I love your braise and your mouth full of phones
Love the way my ass go boom boom boom boom
Keep your eyes on ma ba boom boom boom
You think you can handle this ka-dum ka-dum ka-dum
Take my thumb off and my ass go boom
Cut the light zone so you see what I can do
Is it worth it? Let me work it
I put my tank down, flip it and reverse it
It's your up for me if you got a big
Let me search it
