Rebecca Zlotowski : les secrets de "Vie Privée"
Au programme du Score : Rebecca Zlotowski dévoile Vie Privée, son film drôle, métaphysique et délicatement inquiétant, en salles mercredi prochain. De l’enquête affolée d’une psy incarnée par Jodie Foster au duo qu’elle forme avec Daniel Auteuil, la cinéaste raconte comment elle joue avec le film d’analyse, la culpabilité et l’étrangeté du réel. Rebecca Zlotowski répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, avis aux nostalgiques de Friends : le spin-off Joey est désormais disponible en intégralité et en accès libre sur YouTube. L’occasion de retrouver Joey Tribbiani à Hollywood, entouré de Drea de Matteo et d’une Jennifer Coolidge pré-White Lotus.
Côté actualité culturelle, avis aux nostalgiques de Friends : le spin-off Joey est désormais disponible en intégralité et en accès libre sur YouTube. L’occasion de retrouver Joey Tribbiani à Hollywood, entouré de Drea de Matteo et d’une Jennifer Coolidge pré-White Lotus.
Transcription
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Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Venu dans le score, au programme du jour, une comédienne captivante dans le nouveau film d'une réalisatrice brillante,
vit privée avec Jodie Foster dans les salles mercredis prochain.
On en parle avec Rebekah Slotowski qui en profitera pour nous partager sa playlist.
Ce sera juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
Elle vit au nostalgique de la série Friends si tenter qu'on puisse être nostalgique puisque elle est multi-rodiffusée.
C'est une série certes paraissante mais en partie inédite que vous pouvez désormais découvrir dans son intégralité.
Et la question du jour sous forme d'indice est donc...
Hey, how you doing ?
Sur YouTube, en accès libre, vous pouvez désormais regarder Joé Spinoff de Friends lancé à la fin de la série en 2004
mais qui n'avait pas franchement connu un grand succès au point d'être débranché avant la fin de diffusion de la saison 2.
Alors certes, la série est bancale, certes, ça n'est pas Friends mais j'avoue que retrouver Joé Trébiani,
ça me fait comme une petite réunion copain d'avant mais du genre sympa.
Dans ce Spinoff, Joé a déménagé à Hollywood, il reste fidèle à ce qu'il est un comédien à la recherche de son grand rôle
et ce qui est rigolo à découvrir ou redécouvrir, c'est le reste du casting.
Dans le rôle de sa frangine Gina, c'est Drea de Matteo, l'inoubliable Adriana la Serva des Soprano
et dans le rôle de Bobby Morgenstern, l'agent de Joé, je vous laisse reconnaître la voix.
Listen, you are living in a dream world.
Excuse me.
That nurse's show is huge, everyone involved with it is going to become insanely rich
and it's going to haunt you for the rest of your life.
L'inimitable Jennifer Coolidge, vu depuis dans White Lotus,
alors pour découvrir ou s'y replonger, Joé s'est dispo sur YouTube.
Dans un instant, on retrouve Rebecca Zlotowski après Curtis Mayfield, move on up.
Le score, 18h30, 20h, Charline Rue sur Radio Nova.
Un circuit sauvage arrangisse une centrale nucléaire de la Vallée du Rhône,
Paris à la fin des années 30, la Côte d'Azur, de beaux appartements de familles recomposées
et désormais un cabinet de psy.
Tels sont les lieux dans lesquels mon invité du jour nous a conviés,
nous invitant par la même occasion à rencontrer les gens qui les peuplent
et peut-être l'habite, elle, enfin ça c'est mon côté freud de mes face fashion.
Les scénaristes, réalisatrices, on lui doit donc belles épines,
grands centrales, planetarium, une fille facile, les enfants des autres
et mercredi prochain, vie privée, merveilleux de polars, drôles, métaphysiques, habités.
J'ajoute aussi au palmarès l'immense série Les Sauvages,
dont on a parlé molte fois ici, je sais.
Bonjour Rebecca Zlotowski.
Bonjour.
Et merci beaucoup de passer par ce studio.
Je vais avoir du mal à contenir une forme d'enthousiasme
qui va être peut-être pénible à la longue, mais il est sincère.
J'aime bien, j'adore, n'hésitez pas, Les Oil, Love, Love, Ennemi.
L'avant-première de vie privée, c'était hier, me semble-t-il ?
C'était hier parce qu'il explique un petit peu cette voix qui bruit
mais en identité de genre.
Mais c'était très agréable.
Avant-première, on a la présence du casting,
sur lequel on reviendra évidemment,
mais aussi en présence de Natalie Portman
que tu avais dirigée dans le planétarium.
Ce qui prouve que tu es une réalisatrice
qu'aimes les comédiens et les comédiennes.
J'aimerais bien voir des copines
et la chance d'avoir des bonnes amis.
Super content d'avoir vu Natalie.
Elle est vraiment venue.
Je pense qu'elle était contente aussi de voir Judy Foster.
On a tous un petit truc un peu...
On est un peu starstruck devant Judy Foster.
On a envie de la voir, de passer du temps avec elle.
T'es du genre traqueuse avant la sortie d'un film ?
Un peu.
En fait, je me raconte que non,
mais j'ai des manifestations physiques, chelous.
Du type.
J'ai mon pied qui me fait mal.
Il y a des petits moments d'hurticaire.
Un œil qui se m'a pleuré ?
Non.
Mais c'est vrai que c'est dans le...
Sans aller dans des manifestations distérielles,
je sens que...
Il y a quelque chose.
On est plus vulnérables.
On parle du film.
Dans un instant, je t'ai demandé, comme à chaque invité,
de choisir 6 titres dans les playlists de Nova.
Je le précise, c'est une playlist instantanée.
Voilà, j'ai pas été réfléchie.
Avec les auditeurs, on me l'a demandé il y a 4 minutes.
Et les dos, c'était...
Il y avait des milliers de titres.
Donc vous imaginez la situation.
Quand on a démarré, tu as choisi Sébastien Tellier
avec La Ritournelle.
On l'écoute, on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Sébastien Tellier sur Nova.
La Ritournelle.
Dans la playlist de Rebecca Zlotowski.
Pourquoi ce titre de Sébastien Tellier ?
Souvenir, mémoire, plaisir aussi.
Quel plaisir.
J'ai un souvenir très précis.
D'avoir un peu rencontré Rob,
Robin Coudert, qui est le compositeur
que je travaille depuis le début.
Et puis mon premier film, on a tout fait ensemble.
Il compris la série Les Sauvages.
Je sais pas si vous l'avez bien aimé.
Et j'ai un souvenir d'avoir un vu
Rob au baron.
Mais alors là, ça voudra plus rien dire pour plein de gens.
Mais pour certain, il y a un petit souvenir.
Bref, une boîte de nuit,
qui était petite. Sébastien Tellier.
J'ai un flash là. Sébastien Tellier qui joue.
Je sais plus si c'était La Ritournelle
ou si c'était Christophe.
La reprise super belle qu'il en avait faite.
Ils étaient, je sais pas, beaux comme des camions
tous les deux et c'était Rob
au piano et Sébastien Tellier qui était allongé
par terre en train de chanter.
Et donc voilà, ça c'est des images inoubliables.
Et après, j'ai bossé avec Rob
pendant très longtemps et ce type me fait penser.
Il y a une question rituelle dans cette émission
qu'elle place prendre la musique dans ta vie de tous les jours
et à quoi est-ce qu'elle te sert ?
C'est une grosse question quand même.
Elle est constante.
La musique, d'abord, je pense
que j'ai en plus d'une famille dans laquelle
il y en avait tout le temps, il y en avait partout.
Il y avait, comme dirait l'autre,
donc pour Dieu, il y avait un capital culturel
mais le capital culturel était quasiment que sur la musique
et de la BD.
Je me souviens entrer dans le coin
des, je sais pas, les rangées
de CD, les viniles
que mon père avait, ma mère aussi
et donc beaucoup de jazz,
beaucoup de classique,
j'ai des souvenirs de Carmen de Bizet
le dimanche matin,
donc des trucs de vraie culture noble
et un peu de tout.
Il n'y avait pas vraiment de rock, pas vraiment
de musique comme ça.
Mais puis, moi, formation musicale,
conservatoire municipal,
violoncelle, solfège.
Tu pratiques toujours ?
Pas du tout.
Mais il y a un peu de violoncelle, par exemple, dans le film.
Dans vie privée, j'ai demandé...
On ne se refait pas.
J'ai fait une interview, on m'a dit c'est l'instrument le plus lesbien,
je t'ai dit, ah ouais, ok.
Je ne savais pas, mais apparemment,
j'ai joué un tout petit peu de violoncelle dans le film.
Et puis donc voilà, la musique, c'est constamment,
c'est mon algorithme Spotify qui m'aide
énormément à écrire des films.
T'arrives à écrire en musique ?
Moi, je ne travaille bien que quand il y a
de l'agitation.
Et voilà, j'ai fait des études méga longues
mais dans lesquelles je ne pouvais pas,
je pouvais pas bosser en bibliothèque, moi.
J'allais dans les cafés,
je reçais avec du bruit autour.
Je ne peux me concentrer que quand il y a du bruit.
Et puis j'aime travailler en musique.
J'écris des films, c'est plus tout à fait académique.
Quand t'écris un film,
j'ai des souvenirs de films qui commençaient
par un Shostakovich,
d'autres par un morceau de Christophe,
d'autres par
les chromatics.
Je me souviens de, enfin, voilà.
Et fur et à mesure, ça infuse un peu ton imaginaire.
On parle de vie privée
dans un instant.
Non, pas du tout, c'est très intéressant.
Donc on ne coupe pas.
Et je me méfie des gens qui n'aiment pas la musique.
Il sait qu'il y en a.
Il y en a.
Mais des gens qui disent qu'ils n'aiment pas la musique
mais qui finissent par revenir sur leur...
Moi, j'ai des souvenirs de Marina Foyce,
dix ans...
Mais je pense à elle, c'est une de mes super amis.
Elle est revenue là-dessus, en fait.
Oui, elle le dit d'ailleurs.
Mais elle peut ne pas écouter de musique.
Ce sont pas des gens qui n'aiment pas la musique,
c'est des gens qui ne vivent pas en musique.
Moi, j'avoue que je vis en musique.
Sur mon vélo, machin machin.
C'est aussi l'un des titres qu'on peut entendre dans le film
ce qui m'aurait joué au plus haut point,
c'est les Talking Heads, et ce sera juste après la pub.
Le score,
18h30, 20h,
sur Radio Nova.
Talking Heads, Psycho Killer sur Nova,
et Talking Head Psycho Killer
dans la bande originale
de vie privée de Rebecca Zlotowski.
Meilleure utilisation de ce morceau
depuis Minehunter de David Fincher.
Merci, j'avais oublié qu'il était dans Minehunter.
Incroyable.
Dans le film, je laisse les gens découvrir,
mais c'est merveilleux.
En plus, c'est le générique de début.
On peut le dire sans spoiler.
Et je trouve que c'est même presque la meilleure partie du film.
Je suis folle de ce titre.
C'est vraiment apporté au crédit de ma monteuse,
Géraldine Mangeneau.
Parce que j'étais partie sur d'autres directions
avec ce film. J'avais envie de quelque chose
d'Hermanien,
à la Bernard-Herman, un truc un peu.
Hitchcockien, du thriller.
Je l'avais retrouvé un peu chez des auteurs
du début du siècle.
Ravel, du début du 20e.
Ravel, j'ai des trucs hyper beaux.
Ou alors un truc un peu jazzy,
parce qu'on a tous un fantasme,
d'un ascenseur pour l'échafaud,
d'un mec qui vient et qui pose
un score merveilleux, en direct, quasiment.
Evidemment, ça n'arrive jamais.
Et puis ma monteuse m'a dit, c'est cool,
mais elle a ce grand manteau en cashmere.
Elle habite ce super apart face au parc Monceau.
C'est la carte postale d'une Américaine
expatriée à Paris.
Et je lui avais filé une playlist
dans laquelle il y avait, évidemment,
sa coquillure, qui est l'un des morceaux que je préfère.
Le français et l'anglais.
L'étrangeté du morceau, bien sûr.
Le côté percussif, le plaisir.
Et on s'est dit, c'est le générique de début.
Le générique de début de vie privée.
L'histoire s'attache à Lillian Steiner,
qui est psy du genre réputé.
Aucune raison de douter,
sauf quand elle apprend la mort
d'une de ses patientes.
Lillian a une idée qu'elle expose ici
de penser à quelque chose, Gabi.
Et je veux que tu le prennes en sérieuse.
C'est à propos de ma patiente.
C'est la troisième séance
que vous avez rassé son prévenir, Paula.
Au bout de trois séances,
je suis quand même en mesure de m'inquiéter.
Je pense...
C'est la question.
Lillian décide de mener l'enquête.
Lillian, c'est Judy Foster.
Lex, Gabriel, Gabi, c'est Daniel Autoy.
Avant de parler du reste,
comment est-ce que ce duo-là
est né dans ton esprit ?
Franchement, c'est le travail
du casting.
Je trouve que la moitié de l'écriture
se passe là.
Et ça m'est pas souvent arrivé,
en effet,
d'avoir ce kiff, cette chance-là,
d'être juste le témoin
d'une rencontre d'un couple,
un peu notre père et notre mère rêvés,
qui ressemble à un couple classique instantané.
Alors que c'est quand même
deux continents hyper éloignées.
Judy Foster,
c'est les États-Unis, c'est Hollywood.
On l'imagine un peu New York-Est,
parce qu'elle est smart, mais non, elle est vraiment de elle.
Et d'ailleurs, j'aimais bien l'idée
qu'elle se prenne un petit trip d'acide
psychédélique dans ce film.
Et puis de l'autre côté, Daniel Autoy,
dont on connaît la position du grain de beauté,
qui fait le grand écart facial entre
les soudoués Passlerback et
Excellent film.
Un coeur en hiver, ou caché,
d'un oeuf, c'est un immense acteur.
Et à un moment, je me suis dit,
c'est marrant ce que j'ai construit la famille.
Je me suis dit, Judy Foster, hyper psychorégide,
non pas psychokiller, mais psychorégide
dans le film, donc son fils Vincent Lacoste.
J'en avais super envie pour assouplir
cette part d'austérité
qu'elle peut porter.
Et ensuite, une fois que la famille
Vincent Lacoste, Judy Foster, c'est Daniel, le père.
Et j'ai adoré...
Voilà, puis après, on lance un peu l'aider.
On ne sait pas ce que ça peut donner.
Et il s'est passé quelque chose qui, en effet,
est une très forte alchimie pour moi.
Je ne sais pas si c'est une valeur ajoutée, mais je veux le dire publiquement.
Daniel O'Toole, il n'a jamais été aussi sexique dans ce film.
Mais ça fait plaisir.
L'histoire d'une femme de raison
qui la perd, précisément, un peu, parce que pour une fois...
C'est vrai qu'il est sexi et en plus on dessine un peu,
je dirais pas du tout.
Et exagéré, mais dessin,
c'est troublant dans l'erotisme.
Et plusieurs personnes me disent, c'est cool aussi
de voir une femme de la soixanteaine
qui, oui, les amis,
continuent de rester très optimistes
parce qu'on peut être...
Ouais, parce que c'est sexy pendant longtemps.
Une femme de raison qui la perd un peu,
ça raison, parce que pour une fois dans sa vie
une forme d'émotion la déborde.
Ce qui est très étonnant, c'est que c'est d'abord
son corps qui parle et de manière très étrange.
Elle pleure, ce qui ne lui arrive peu ou pas.
Et c'est déjà une manière assez géniale
d'introduire le personnage, je trouve,
par une forme de stigmate.
Oui, c'est une pure idée,
j'allais dire, de cinéma, parce qu'en vérité
on a plein de manières de raconter quelqu'un
et de troubler, donc soit il va se mettre à parler
pendant 200 ans en étant dans un moment introspectif
et expliquer que, ou alors être hyper mutique,
silencieux.
Et sinon, il y a une idée qui est celle que m'a proposé
ma scénariste Anne Berest, qui était géniale
et qui m'a fait tout de suite sourire, qui ressemblait un peu
aussi à une black fudge. Il y a un petit côté,
qu'est-ce qui se passe si votre psy se met à vraiment pleurer,
à s'englotter quand vous lui racontez votre vie.
Et en même temps elle pleure, mais évidemment il n'y a pas d'affect.
Il y a une empathie, une empathie
de surface, quoi.
Donc voilà, il y a des larmes qui coulent,
qui ne cessent pas, et qui sont en fait
en vrai frautes de durée, c'est une bonne
petite forme d'hystérie, un peu comme mon
New Yorker en ce moment.
Et elle va voir son ex et son ex, c'est évidemment
oftalmo. Bon, vous voyez un peu le ton
sur cette note-là.
Une enquête publique, une enquête intime aussi.
Est-ce un meurtre
ou est-ce une projection de Steiner, parce qu'elle est
pleine de culpabilité ?
Cette apparence suicide comme un aveu d'échec,
et c'est un mot qu'elle ne semble pas
connaître en fait ce personnage, l'échec.
C'est quelque chose qui n'est absolument pas envisageable.
C'est drôle, parce que j'entendais ce matin
jeudi, là on est tout le temps
à Paris, c'est un plaisir.
Et plus je l'entends parler, plus je comprends
pourquoi je me suis identifiée,
pourquoi je me sens proche, et elle parlait
de ça. Elle disait, voilà, moi j'ai tout
blindé sur l'intellect, parce que ça m'a été
très utile à un moment comme une forme
de défense, de barrières,
de protection de forteresse, et puis en même temps
je faisais des films, parce que c'était mon petit contact
avec l'émotion, avec le corps, avec la sensualité.
Donc elle le formule super bien, donc là
c'est pas tant sur l'échec, mais elle disait
j'avais pas spécialement envie d'être actrice,
mais en même temps je suis hyper compétitive, donc quand
t'as trois ans, on m'a dit tu vas le faire, j'avais envie
de devenir excellente dessus, je ne supportais pas
l'échec. Donc oui, ça fait partie du personnage.
Elle a ce truc-là
et quelque chose
en quoi je m'identifie aussi, mais comme
aussi presque
un point politique
quoi, j'en peux plus de ces récits
de femmes qui se sentent dans l'imposture
ultra-fragile. Moi je préfère le récit
d'une femme puissante ou forte
dont on finit par deviner
ou qui finit par deviner sa propre vulnérabilité
plutôt que les récits de la femme vulnérable
dont on devine un peu finalement la force, la puissance
à la forme, et d'une certaine manière
ce récit n'est pas beaucoup raconté, le deuxième.
On poursuit la conversation
sur vie privée. Dans un instant
on écoute l'un de tes autres choix
The route Serika Badou
You got me. Le score
sur Radio Nova
On parle de vie privée
qui sera dans les salles mercredi prochain
et je me dis en voyant le film que c'est quand même
très très jouissif de voir Jodie Foster
tenir le rôle d'une enquêtrice
euh
plutôt amatrice, alors
qu'on l'a vu dans un tas
de films et c'est dans lesquels elle est
une enquêtrice hyper sérieuse, hyper
performante. Premier degré, ah c'est vrai
c'est vrai, je pense qu'elle s'assouplit
d'abord c'est un kiff
l'une de mes séries préférées
je dois le dire c'est un énorme coming out
mais c'est arabesque avec Jessica Fletcher
Non là là mais quelle passion
partant tout de suite à Cabot de Cove
qu'on en parle plus
Donc une passion totale
Angela Lindbergh qui en plus était en couvre
pour ceux qui ont un magazine
une revue super cool avec toujours
elle en tête, enfin il y a quelque chose
d'irrésistible à voir quelqu'un
qui commence à fictionner
et qui part légèrement
en troupis mais c'est
une espèce de
moment d'investigation où on comprend
assez vite les spectateurs comprennent vite
les spectateurs sont adultes maintenant
n'importe qui quel que soit
tous les gamins qui regardent les plateformes
ils ont tellement de manuels du scénario
on vous la fait plus, je veux dire donc
là ce que j'aime c'est oui elle va enquêter
sur un crime ou sur un suicide
c'est Virginie Fira qui a disparu
elle a dit mais qu'est-ce qui s'est passé
c'est impossible que Virginie Fira
c'est vrai qu'elle soit suicidée
elle est trop solaire, elle est trop belle
elle est trop cashmere
elle est trop érotique, elle est trop li
je veux dire tout va bien quand on la voit
et voilà j'ai aimé
mettre en scène avec Jodie, ce personnage
légèrement barré qui va enquêter et trotiner
mais très rapidement on comprend que l'enquête
elle est sur elle-même
Quand tu dis mettre en scène avec Jodie
on sait qu'elle est par ailleurs réalisatrice
dans le composition du roulet du film
Non, sur le plateau
il y avait quand même un truc particulier
dans ce tournage c'est que
Jodie Foster est réalisatrice
Daniel O'Tooleur est réalisateur
Mathieu Amalric est réalisateur
et même Luanna Bajrami
qui est superactrice, qui était dans Portrait de la Genne
qui est là et la fille de Virginie Fira
qui l'aurait eu très jeune mais la fille de Virginie Fira
dans le film, elle aussi est réalisatrice
donc là il s'est passé un truc
névrotique chez moi
mais c'était
et je pense qu'en fait, je crois que j'aime ça
je crois que j'aime bosser avec des acteurs
qui savent exactement ce qu'on est en train de faire
et puis
voilà, une espèce de symétrie
on fait le même bouleau quelque part
mais eux il faut un truc que je sais pas faire
je pense que ça rééquilibre quelque chose sur le plateau
Mais ce n'est pas les seuls, parce que c'est au fur et à mesure de ma part
pour la deuxième fois dans ta filmographie
dans le rôle d'un docteur
Fred Weisman
documentariste réalisateur
Oscar Donner pour toute sa carrière
qui là est quand même
et en plus il faut le
qui approche un âge canonique
et qui est vraiment si vous avez l'occasion
de voir ces films les amis, allez-y
parce que toutes les institutions américaines
qui l'a documenté, patientement
avec précision, avec passion et d'une manière hyper
neuve, contemporaine, moderne
enfin qui ne prend pas une ride
sont en train de disparaître, sont en train d'être attaqué par Trump
donc précipitez-vous sur ces films
j'avais un peu envie de le vampiriser
dans le film dernier il était jean-éco
de Vierge des Firat
avec ce petit moment un peu gênant
où il faisait une écographie endovaginale
vas-y Fred, n'hésite pas, approche-toi
bon pardon c'est graphique mais c'était ça
et on a beaucoup ri sur le plateau
tous ensemble et là il joue
un psychiatre un peu
le contrôleur, ce qu'on appelle le contrôleur
c'est-à-dire le psy des psy
et il m'a dit très apprécié, ah tu veux que je joue un connard
je me dis ah oui je l'ai compris
et je pense que le prochain c'est un cardiologue
on va falloir rester dans le mnlier
le film réussit
une association assez balaise
souvent visager pas toujours réussie
mais ici c'est un sans faute
un cocktail d'inquiétude et de drôlerie
parce que le film est drôle
je dois reconnaître
là c'est normalement le moment où je dois faire une vanne mais je ne vais pas y arriver
pour raconter qu'on peut avoir de la comédie
mais oui il y a de l'humour là-dedans
il y a de l'humour et ce qui est drôle c'est que
Jodie Foster m'a dit au départ
tu sais moi je ne sais pas pleurer
et je ne suis pas drôle du tout
je vais dire c'est bon t'es embauché on y va
t'es complètement le personnage
il y avait un truc complètement fou
à l'idée que
parfois ça se construit avec
évidemment il y a du scénario
il y avait des scènes qui ont été écrites par Anne
Bères qui était mais à pisser de rire
il y a une scène de dîner
je ne peux pas la révéler parce qu'il faut avoir toutes les prémices du film dessus
c'est avec Vincent Lacoste
et honnêtement je savais
à la lecture et au filmage
je pense que bon voilà ça c'est assez
et si c'est drôle c'est parce qu'il y a du conflit
si c'est drôle c'est parce qu'il y a du
c'est pas le conflit qui rend ça drôle
ce qui est drôle c'est le premier degré
ce qui est drôle c'est que les personnages sont pleinement dedans
ils essayent pas d'être drôles dans le film
mais il y a ça et il y a aussi la technique de jeu
je trouve de Daniel Hauteuil
Daniel en arrivant dans le film
je trouve il a apporté quelque chose
c'est balas de dire oui il faut le lancer
ouais t'as raison c'est la question de savoir comment elle est morte
faut le lancer d'une manière
il est impériale
il est vraiment au sommet là-dessus
le film
d'analyse même si
c'est pas tout
il est fantastique
il a fait 15 ans d'études
et une autre qui utilise
d'une meilleure
de Swarovski
qui ressemble à une masseuse dans un spa de luxe
et qui lui dit bah non c'est bon vous êtes soignés
et ne me payez pas
ouais c'était un plaisir
même dans les patients qui se succèdent
dans les différents cabinets
fantasme absolu qu'est-ce qu'il se passe
et si on ouvrait cette porte là
qu'est-ce qu'il se raconte et effectivement il y a des trucs plutôt marrants
mais alors justement le film d'analyse
c'est presque un genre en soi
tu as des références en la matière
oui alors je dirais pas d'analyse
il faut toujours savoir quand général le psy est un psychopathe
c'est le principe
c'est pas le cas dans celui-ci
mais j'adore style of the night
avec Roy Scheider
Meryl Streep on en parlait tout à l'heure
Meryl Streep et Roy Scheider
c'est le réalisateur de Kramer contre Kramer
donc
il y a vraiment
c'est des récits, 70s dans lesquels
les psy enregistrent leurs patients
il y a des films années 40 avec des psy
Nightmare Alley qui est un film dans lequel
un mentaliste se
en général les psy sont souvent vus comme
soit des charlatans
soit des manipulateurs
quoi qu'il arrive
en libidineux
ça c'est le type de récit
de hypnosis
mais là il n'y a pas que de lapsis
ce qu'il n'y a pas du tout là dessus
il vit privé des joues énormément
de tropes de ce genre
c'est ça qui est très drôle
normalement le ou l'apsie est quelqu'un de très mutique
avec un regard un peu au dessus
elle déverse des kilomètres
de paroles
et ce qui est d'ailleurs très intéressant
le pouvoir de fascination qui exerce
Judy Foster sur les gens qui la regardent
ça n'est pas à remettre en doute
moi il y a un truc qui m'a fasciné
c'est sa voix en fait
en français elle est différente
il y a un truc très posé et très hypnotique
il faut que ça apporte de fait au personnage
oui elle l'a travaillé
elle a vraiment à la bosser ce phrasé
je pense mais c'est vrai qu'en français contrairement
à l'anglais dans lequel elle parle super vite
elle a une voix très grave
elle a une voix plus grave dans sa propre langue
de toute façon on n'est jamais la même personne
et personne différente
on va reprendre ses médicaments pour la schizophrénie
je ne suis pas médicamentée
mais dans une autre langue on est radicalement une personne
ça elle en parle très bien
elle dit voilà en français elle a cette espèce de petite fragilité
qui l'amène
mais honnêtement elle a joué le
on a tous en tête
elle l'a donné un peu
mais finalement on quitte assez vite quand même le cabinet de la psychanomiste
parce qu'en fait tout simplement
sa patienté a disparu
ce qui était marrant c'était de se dire sur quoi on monte
d'une on a l'impression qu'une personne intéressante
c'est une personne qui parle celle qui écoute
elle écoute elle est dans la pièce
mais le film il s'intéresse qu'à la personne qui écoute
donc là en fait très souvent on a regardé
on a monté avec la montée sur le moment d'écoute
plutôt que sur le moment de parole
et on a fantasmé ce hors champ
parce qu'en fait rentrer chez son psy
c'est du hors champ, qu'est-ce qui se passe derrière
qu'est-ce qui se passe dans la partie à côté
pourquoi elle a décroché
on n'a presque pas envie de regarder dans le couloir
quand on rentre souvent c'est des lieux dans lesquels
tout ça évidemment nourrit notre imaginaire malade
tu le disais
dans le rôle de
la patiente fantôme Virginie Fira
dans le rôle du fils de Jodie Foster
Vincent Lacoste
dans le rôle du veuve Mathieu Amalric
quel plaisir de voir
des comédiens de cette trempe-là
tenir cette place-là dans un film
c'est rare parce que
d'abord énorme champ
je pense que quand ils ont su qu'il y avait Jodie Foster ils ont décroché
extrêmement rapidement le téléphone
alors pas certain
avec lesquels j'avais tourné comme Virginie Fira
c'est une conversation qu'on n'avait pas envie de finir
du tout du tout
puis c'était le choix je t'en parlais tout à l'heure
c'était le côté
comment tu fais pour te dire
d'abord quand t'as très peu de scène avec un personnage
et qu'il doit hanter en même temps un film
je suis désolée il faut que ce soit une star
il faut que son regard en fait soit
il faut qu'elle plane en nous pour longtemps
il faut qu'elle entre dans la prise
et qu'on se dise on n'a pas envie de laquelle disparaissent
d'abord que ça heurte un truc affectif chez nous
et après qu'on se dise elle va revenir
mais quand mais comment etc
ça a plus si on prend une actrice qu'on adore
mais qui a l'air d'être un peu dépe, un peu dépressive
vaguement mélancolique qui porte
une espèce de truc ultra
romantique au sens propre du terme
on se pose pas vraiment la question
de savoir pourquoi elle s'est flinguée
là sur Virginie
vrai mystère moi je me mettrai en queté
si on me disait elle s'est suicidée
et puis les autres c'est Mathieu Amalric
quel plaisir
je suis plus mon distributeur m'a dit
quand je dis ça va être Mathieu
mais c'est bien parce que moi on se dit que c'est lui
on sait que c'est lui qui a fait le coup
il a un plaisir énorme à jouer
l'ambiguïté
la menace parce que évidemment c'est super loin de lui
et je pense que le fait
que ce casting est hallucinant
soit se réunissent
c'est aussi parce que moi j'ai envie de faire
un comité de défense des personnages secondaires
et dire c'est parce que c'était là pour 3, 4, 5 jours
de tournage ou je sais pas
1, 2 minutes dans le film et pas apporter
qu'il faut pas se renouveler
se rincer même en tant qu'acteur
pour pas avoir que des premiers rôles
on en connaît des acteurs qui font que des premiers rôles
et au bout d'un moment même on s'enlace
on se dit pourquoi, pourquoi on est systématiquement
alors que voilà moi ma responsabilité
de Cina c'est de créer des personnages secondaires
qui sont kiffants, qui donnent envie
d'être défendu par ces acteurs
et ensuite que les acteurs et le plaisir
et le courage d'aller dans un film
même quand ils en sont pas la tête d'affiche
vie privée, je sais pas si je l'ai dit
j'ai adoré ce film
c'est dans les salles mères il me redit
pas de divan ici mais on tente
quand même une plongée dans l'imaginaire
de Rebecca Zlotowski ce sera dans un instant
juste après la pub
les scores
sur Radio Nova
Nova
j'ose à peine demander à Rebecca Zlotowski
pourquoi elle a choisi Beyoncé
dans sa playlist
vraiment je connais personne qui va me répondre Bob
un petit petit personnage
peut-être que parce que
il faut une raison pour qu'il fait Beyoncé
j'allais la voir en concert il y a pas longtemps
j'étais assez impressionnée par le show
j'ai aimé ça, j'ai aimé tout
tu aimes les shows gros shows, gros spectacles
ça dépend
ça dépend qui
en fait j'aime écouter la musique chez moi
je suis...
pas du tout
il faut vraiment qu'un spectacle
il faut vraiment que je sois hyper fan de quelqu'un
pire proposition à me faire
vient découvrir ce groupe en live
jamais je le découvre
je ne devrais pas dire ça
passons tout de suite
je l'ai enlevé
tout de suite, ça n'a pas été dit
personne ne l'a entendu
j'ai fait une marche arrière
c'est le moment où normalement
grâce à quelques extraits
si j'ai bien travaillé
on devrait en savoir un peu plus
sur quelques oeuvres qui ont pu
t'interpeller un moment de ta vie
est-ce que tu es prêt à jouer ?
je te diffuse les shows
j'appellerai
tu m'entends ?
fac man
je l'ai vu, je l'ai vu
il est juste en face de moi
il me regarde tranquillement
ça ressemble aux enzymes gloutons
fais gaffe, il pourrait t'entendre
surtout ne bouge pas, il ne t'offre aucun mal
c'est le même
gosbusters ?
je suis sûre que tu l'as découvert
en anglais
pas du tout
gosbusters ?
évidement
cassette que j'ai récuré
que j'ai vraiment vu
revu
c'est quand même un sacré ton que je l'avais pas vu
j'adore ce film, c'est vraiment un film
presque sur la solitude à new york
je trouve que c'est un film
sur la période juliani
c'est vraiment combien on va carchériser
cette ville
et ensuite la rendre, la gentrifier
et en même temps, immense plaisir
Bill Murray
qui est l'un de mes acteurs préférés
et tout ça
petite bandace du snl de l'époque
et effectivement
à jamais dans mon coeur
dans un registre sensiblement différent
je te propose ceci
où tu veux en venir ?
tu fais plus jeune
premièrement
angélac
jordan catalano
angélac 15 ans créé par new york
jared leto
qui n'a pas été une love de jared leto
est-ce que c'est pas la matrice du garçon toxique
pour les adolescentes
je ne suis pas sûre
tu crois aussi plus
un peu passif agressif le garçon
oui bien sûr il souffrait énormément
d'ailleurs je pense que le mec n'a pas bougé
aujourd'hui alors qu'il a 52 ans
mais c'était
un choc absolu
quand angélac 15 ans est arrivé
sur cette chaîne
qui était canal jimi
canal jimi chaine du câble
qui passait énormément
de pop culture rican
de l'époque et tous les sitcoms
de sainte fête
france qui arrive sur jimi aussi
et aussi un feuilleton
c'est vrai
que john landis s'avait produit
et qui s'appelait dream on
oui bien sûr dream on
c'était le type avait vu tellement
il fait un peu ce qu'on est en train de faire
c'est-à-dire sa vie affective
sa vie civile était entrecoupée
de petits moments
des films qu'il avait vu depuis son enfance
on change encore une fois de
on change pas tant que ça de registre
sure
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Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Venu dans le score, au programme du jour, une comédienne captivante dans le nouveau film d'une réalisatrice brillante,
vit privée avec Jodie Foster dans les salles mercredis prochain.
On en parle avec Rebekah Slotowski qui en profitera pour nous partager sa playlist.
Ce sera juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
Elle vit au nostalgique de la série Friends si tenter qu'on puisse être nostalgique puisque elle est multi-rodiffusée.
C'est une série certes paraissante mais en partie inédite que vous pouvez désormais découvrir dans son intégralité.
Et la question du jour sous forme d'indice est donc...
Hey, how you doing ?
Sur YouTube, en accès libre, vous pouvez désormais regarder Joé Spinoff de Friends lancé à la fin de la série en 2004
mais qui n'avait pas franchement connu un grand succès au point d'être débranché avant la fin de diffusion de la saison 2.
Alors certes, la série est bancale, certes, ça n'est pas Friends mais j'avoue que retrouver Joé Trébiani,
ça me fait comme une petite réunion copain d'avant mais du genre sympa.
Dans ce Spinoff, Joé a déménagé à Hollywood, il reste fidèle à ce qu'il est un comédien à la recherche de son grand rôle
et ce qui est rigolo à découvrir ou redécouvrir, c'est le reste du casting.
Dans le rôle de sa frangine Gina, c'est Drea de Matteo, l'inoubliable Adriana la Serva des Soprano
et dans le rôle de Bobby Morgenstern, l'agent de Joé, je vous laisse reconnaître la voix.
Listen, you are living in a dream world.
Excuse me.
That nurse's show is huge, everyone involved with it is going to become insanely rich
and it's going to haunt you for the rest of your life.
L'inimitable Jennifer Coolidge, vu depuis dans White Lotus,
alors pour découvrir ou s'y replonger, Joé s'est dispo sur YouTube.
Dans un instant, on retrouve Rebecca Zlotowski après Curtis Mayfield, move on up.
Le score, 18h30, 20h, Charline Rue sur Radio Nova.
Un circuit sauvage arrangisse une centrale nucléaire de la Vallée du Rhône,
Paris à la fin des années 30, la Côte d'Azur, de beaux appartements de familles recomposées
et désormais un cabinet de psy.
Tels sont les lieux dans lesquels mon invité du jour nous a conviés,
nous invitant par la même occasion à rencontrer les gens qui les peuplent
et peut-être l'habite, elle, enfin ça c'est mon côté freud de mes face fashion.
Les scénaristes, réalisatrices, on lui doit donc belles épines,
grands centrales, planetarium, une fille facile, les enfants des autres
et mercredi prochain, vie privée, merveilleux de polars, drôles, métaphysiques, habités.
J'ajoute aussi au palmarès l'immense série Les Sauvages,
dont on a parlé molte fois ici, je sais.
Bonjour Rebecca Zlotowski.
Bonjour.
Et merci beaucoup de passer par ce studio.
Je vais avoir du mal à contenir une forme d'enthousiasme
qui va être peut-être pénible à la longue, mais il est sincère.
J'aime bien, j'adore, n'hésitez pas, Les Oil, Love, Love, Ennemi.
L'avant-première de vie privée, c'était hier, me semble-t-il ?
C'était hier parce qu'il explique un petit peu cette voix qui bruit
mais en identité de genre.
Mais c'était très agréable.
Avant-première, on a la présence du casting,
sur lequel on reviendra évidemment,
mais aussi en présence de Natalie Portman
que tu avais dirigée dans le planétarium.
Ce qui prouve que tu es une réalisatrice
qu'aimes les comédiens et les comédiennes.
J'aimerais bien voir des copines
et la chance d'avoir des bonnes amis.
Super content d'avoir vu Natalie.
Elle est vraiment venue.
Je pense qu'elle était contente aussi de voir Judy Foster.
On a tous un petit truc un peu...
On est un peu starstruck devant Judy Foster.
On a envie de la voir, de passer du temps avec elle.
T'es du genre traqueuse avant la sortie d'un film ?
Un peu.
En fait, je me raconte que non,
mais j'ai des manifestations physiques, chelous.
Du type.
J'ai mon pied qui me fait mal.
Il y a des petits moments d'hurticaire.
Un œil qui se m'a pleuré ?
Non.
Mais c'est vrai que c'est dans le...
Sans aller dans des manifestations distérielles,
je sens que...
Il y a quelque chose.
On est plus vulnérables.
On parle du film.
Dans un instant, je t'ai demandé, comme à chaque invité,
de choisir 6 titres dans les playlists de Nova.
Je le précise, c'est une playlist instantanée.
Voilà, j'ai pas été réfléchie.
Avec les auditeurs, on me l'a demandé il y a 4 minutes.
Et les dos, c'était...
Il y avait des milliers de titres.
Donc vous imaginez la situation.
Quand on a démarré, tu as choisi Sébastien Tellier
avec La Ritournelle.
On l'écoute, on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Sébastien Tellier sur Nova.
La Ritournelle.
Dans la playlist de Rebecca Zlotowski.
Pourquoi ce titre de Sébastien Tellier ?
Souvenir, mémoire, plaisir aussi.
Quel plaisir.
J'ai un souvenir très précis.
D'avoir un peu rencontré Rob,
Robin Coudert, qui est le compositeur
que je travaille depuis le début.
Et puis mon premier film, on a tout fait ensemble.
Il compris la série Les Sauvages.
Je sais pas si vous l'avez bien aimé.
Et j'ai un souvenir d'avoir un vu
Rob au baron.
Mais alors là, ça voudra plus rien dire pour plein de gens.
Mais pour certain, il y a un petit souvenir.
Bref, une boîte de nuit,
qui était petite. Sébastien Tellier.
J'ai un flash là. Sébastien Tellier qui joue.
Je sais plus si c'était La Ritournelle
ou si c'était Christophe.
La reprise super belle qu'il en avait faite.
Ils étaient, je sais pas, beaux comme des camions
tous les deux et c'était Rob
au piano et Sébastien Tellier qui était allongé
par terre en train de chanter.
Et donc voilà, ça c'est des images inoubliables.
Et après, j'ai bossé avec Rob
pendant très longtemps et ce type me fait penser.
Il y a une question rituelle dans cette émission
qu'elle place prendre la musique dans ta vie de tous les jours
et à quoi est-ce qu'elle te sert ?
C'est une grosse question quand même.
Elle est constante.
La musique, d'abord, je pense
que j'ai en plus d'une famille dans laquelle
il y en avait tout le temps, il y en avait partout.
Il y avait, comme dirait l'autre,
donc pour Dieu, il y avait un capital culturel
mais le capital culturel était quasiment que sur la musique
et de la BD.
Je me souviens entrer dans le coin
des, je sais pas, les rangées
de CD, les viniles
que mon père avait, ma mère aussi
et donc beaucoup de jazz,
beaucoup de classique,
j'ai des souvenirs de Carmen de Bizet
le dimanche matin,
donc des trucs de vraie culture noble
et un peu de tout.
Il n'y avait pas vraiment de rock, pas vraiment
de musique comme ça.
Mais puis, moi, formation musicale,
conservatoire municipal,
violoncelle, solfège.
Tu pratiques toujours ?
Pas du tout.
Mais il y a un peu de violoncelle, par exemple, dans le film.
Dans vie privée, j'ai demandé...
On ne se refait pas.
J'ai fait une interview, on m'a dit c'est l'instrument le plus lesbien,
je t'ai dit, ah ouais, ok.
Je ne savais pas, mais apparemment,
j'ai joué un tout petit peu de violoncelle dans le film.
Et puis donc voilà, la musique, c'est constamment,
c'est mon algorithme Spotify qui m'aide
énormément à écrire des films.
T'arrives à écrire en musique ?
Moi, je ne travaille bien que quand il y a
de l'agitation.
Et voilà, j'ai fait des études méga longues
mais dans lesquelles je ne pouvais pas,
je pouvais pas bosser en bibliothèque, moi.
J'allais dans les cafés,
je reçais avec du bruit autour.
Je ne peux me concentrer que quand il y a du bruit.
Et puis j'aime travailler en musique.
J'écris des films, c'est plus tout à fait académique.
Quand t'écris un film,
j'ai des souvenirs de films qui commençaient
par un Shostakovich,
d'autres par un morceau de Christophe,
d'autres par
les chromatics.
Je me souviens de, enfin, voilà.
Et fur et à mesure, ça infuse un peu ton imaginaire.
On parle de vie privée
dans un instant.
Non, pas du tout, c'est très intéressant.
Donc on ne coupe pas.
Et je me méfie des gens qui n'aiment pas la musique.
Il sait qu'il y en a.
Il y en a.
Mais des gens qui disent qu'ils n'aiment pas la musique
mais qui finissent par revenir sur leur...
Moi, j'ai des souvenirs de Marina Foyce,
dix ans...
Mais je pense à elle, c'est une de mes super amis.
Elle est revenue là-dessus, en fait.
Oui, elle le dit d'ailleurs.
Mais elle peut ne pas écouter de musique.
Ce sont pas des gens qui n'aiment pas la musique,
c'est des gens qui ne vivent pas en musique.
Moi, j'avoue que je vis en musique.
Sur mon vélo, machin machin.
C'est aussi l'un des titres qu'on peut entendre dans le film
ce qui m'aurait joué au plus haut point,
c'est les Talking Heads, et ce sera juste après la pub.
Le score,
18h30, 20h,
sur Radio Nova.
Talking Heads, Psycho Killer sur Nova,
et Talking Head Psycho Killer
dans la bande originale
de vie privée de Rebecca Zlotowski.
Meilleure utilisation de ce morceau
depuis Minehunter de David Fincher.
Merci, j'avais oublié qu'il était dans Minehunter.
Incroyable.
Dans le film, je laisse les gens découvrir,
mais c'est merveilleux.
En plus, c'est le générique de début.
On peut le dire sans spoiler.
Et je trouve que c'est même presque la meilleure partie du film.
Je suis folle de ce titre.
C'est vraiment apporté au crédit de ma monteuse,
Géraldine Mangeneau.
Parce que j'étais partie sur d'autres directions
avec ce film. J'avais envie de quelque chose
d'Hermanien,
à la Bernard-Herman, un truc un peu.
Hitchcockien, du thriller.
Je l'avais retrouvé un peu chez des auteurs
du début du siècle.
Ravel, du début du 20e.
Ravel, j'ai des trucs hyper beaux.
Ou alors un truc un peu jazzy,
parce qu'on a tous un fantasme,
d'un ascenseur pour l'échafaud,
d'un mec qui vient et qui pose
un score merveilleux, en direct, quasiment.
Evidemment, ça n'arrive jamais.
Et puis ma monteuse m'a dit, c'est cool,
mais elle a ce grand manteau en cashmere.
Elle habite ce super apart face au parc Monceau.
C'est la carte postale d'une Américaine
expatriée à Paris.
Et je lui avais filé une playlist
dans laquelle il y avait, évidemment,
sa coquillure, qui est l'un des morceaux que je préfère.
Le français et l'anglais.
L'étrangeté du morceau, bien sûr.
Le côté percussif, le plaisir.
Et on s'est dit, c'est le générique de début.
Le générique de début de vie privée.
L'histoire s'attache à Lillian Steiner,
qui est psy du genre réputé.
Aucune raison de douter,
sauf quand elle apprend la mort
d'une de ses patientes.
Lillian a une idée qu'elle expose ici
de penser à quelque chose, Gabi.
Et je veux que tu le prennes en sérieuse.
C'est à propos de ma patiente.
C'est la troisième séance
que vous avez rassé son prévenir, Paula.
Au bout de trois séances,
je suis quand même en mesure de m'inquiéter.
Je pense...
C'est la question.
Lillian décide de mener l'enquête.
Lillian, c'est Judy Foster.
Lex, Gabriel, Gabi, c'est Daniel Autoy.
Avant de parler du reste,
comment est-ce que ce duo-là
est né dans ton esprit ?
Franchement, c'est le travail
du casting.
Je trouve que la moitié de l'écriture
se passe là.
Et ça m'est pas souvent arrivé,
en effet,
d'avoir ce kiff, cette chance-là,
d'être juste le témoin
d'une rencontre d'un couple,
un peu notre père et notre mère rêvés,
qui ressemble à un couple classique instantané.
Alors que c'est quand même
deux continents hyper éloignées.
Judy Foster,
c'est les États-Unis, c'est Hollywood.
On l'imagine un peu New York-Est,
parce qu'elle est smart, mais non, elle est vraiment de elle.
Et d'ailleurs, j'aimais bien l'idée
qu'elle se prenne un petit trip d'acide
psychédélique dans ce film.
Et puis de l'autre côté, Daniel Autoy,
dont on connaît la position du grain de beauté,
qui fait le grand écart facial entre
les soudoués Passlerback et
Excellent film.
Un coeur en hiver, ou caché,
d'un oeuf, c'est un immense acteur.
Et à un moment, je me suis dit,
c'est marrant ce que j'ai construit la famille.
Je me suis dit, Judy Foster, hyper psychorégide,
non pas psychokiller, mais psychorégide
dans le film, donc son fils Vincent Lacoste.
J'en avais super envie pour assouplir
cette part d'austérité
qu'elle peut porter.
Et ensuite, une fois que la famille
Vincent Lacoste, Judy Foster, c'est Daniel, le père.
Et j'ai adoré...
Voilà, puis après, on lance un peu l'aider.
On ne sait pas ce que ça peut donner.
Et il s'est passé quelque chose qui, en effet,
est une très forte alchimie pour moi.
Je ne sais pas si c'est une valeur ajoutée, mais je veux le dire publiquement.
Daniel O'Toole, il n'a jamais été aussi sexique dans ce film.
Mais ça fait plaisir.
L'histoire d'une femme de raison
qui la perd, précisément, un peu, parce que pour une fois...
C'est vrai qu'il est sexi et en plus on dessine un peu,
je dirais pas du tout.
Et exagéré, mais dessin,
c'est troublant dans l'erotisme.
Et plusieurs personnes me disent, c'est cool aussi
de voir une femme de la soixanteaine
qui, oui, les amis,
continuent de rester très optimistes
parce qu'on peut être...
Ouais, parce que c'est sexy pendant longtemps.
Une femme de raison qui la perd un peu,
ça raison, parce que pour une fois dans sa vie
une forme d'émotion la déborde.
Ce qui est très étonnant, c'est que c'est d'abord
son corps qui parle et de manière très étrange.
Elle pleure, ce qui ne lui arrive peu ou pas.
Et c'est déjà une manière assez géniale
d'introduire le personnage, je trouve,
par une forme de stigmate.
Oui, c'est une pure idée,
j'allais dire, de cinéma, parce qu'en vérité
on a plein de manières de raconter quelqu'un
et de troubler, donc soit il va se mettre à parler
pendant 200 ans en étant dans un moment introspectif
et expliquer que, ou alors être hyper mutique,
silencieux.
Et sinon, il y a une idée qui est celle que m'a proposé
ma scénariste Anne Berest, qui était géniale
et qui m'a fait tout de suite sourire, qui ressemblait un peu
aussi à une black fudge. Il y a un petit côté,
qu'est-ce qui se passe si votre psy se met à vraiment pleurer,
à s'englotter quand vous lui racontez votre vie.
Et en même temps elle pleure, mais évidemment il n'y a pas d'affect.
Il y a une empathie, une empathie
de surface, quoi.
Donc voilà, il y a des larmes qui coulent,
qui ne cessent pas, et qui sont en fait
en vrai frautes de durée, c'est une bonne
petite forme d'hystérie, un peu comme mon
New Yorker en ce moment.
Et elle va voir son ex et son ex, c'est évidemment
oftalmo. Bon, vous voyez un peu le ton
sur cette note-là.
Une enquête publique, une enquête intime aussi.
Est-ce un meurtre
ou est-ce une projection de Steiner, parce qu'elle est
pleine de culpabilité ?
Cette apparence suicide comme un aveu d'échec,
et c'est un mot qu'elle ne semble pas
connaître en fait ce personnage, l'échec.
C'est quelque chose qui n'est absolument pas envisageable.
C'est drôle, parce que j'entendais ce matin
jeudi, là on est tout le temps
à Paris, c'est un plaisir.
Et plus je l'entends parler, plus je comprends
pourquoi je me suis identifiée,
pourquoi je me sens proche, et elle parlait
de ça. Elle disait, voilà, moi j'ai tout
blindé sur l'intellect, parce que ça m'a été
très utile à un moment comme une forme
de défense, de barrières,
de protection de forteresse, et puis en même temps
je faisais des films, parce que c'était mon petit contact
avec l'émotion, avec le corps, avec la sensualité.
Donc elle le formule super bien, donc là
c'est pas tant sur l'échec, mais elle disait
j'avais pas spécialement envie d'être actrice,
mais en même temps je suis hyper compétitive, donc quand
t'as trois ans, on m'a dit tu vas le faire, j'avais envie
de devenir excellente dessus, je ne supportais pas
l'échec. Donc oui, ça fait partie du personnage.
Elle a ce truc-là
et quelque chose
en quoi je m'identifie aussi, mais comme
aussi presque
un point politique
quoi, j'en peux plus de ces récits
de femmes qui se sentent dans l'imposture
ultra-fragile. Moi je préfère le récit
d'une femme puissante ou forte
dont on finit par deviner
ou qui finit par deviner sa propre vulnérabilité
plutôt que les récits de la femme vulnérable
dont on devine un peu finalement la force, la puissance
à la forme, et d'une certaine manière
ce récit n'est pas beaucoup raconté, le deuxième.
On poursuit la conversation
sur vie privée. Dans un instant
on écoute l'un de tes autres choix
The route Serika Badou
You got me. Le score
sur Radio Nova
On parle de vie privée
qui sera dans les salles mercredi prochain
et je me dis en voyant le film que c'est quand même
très très jouissif de voir Jodie Foster
tenir le rôle d'une enquêtrice
euh
plutôt amatrice, alors
qu'on l'a vu dans un tas
de films et c'est dans lesquels elle est
une enquêtrice hyper sérieuse, hyper
performante. Premier degré, ah c'est vrai
c'est vrai, je pense qu'elle s'assouplit
d'abord c'est un kiff
l'une de mes séries préférées
je dois le dire c'est un énorme coming out
mais c'est arabesque avec Jessica Fletcher
Non là là mais quelle passion
partant tout de suite à Cabot de Cove
qu'on en parle plus
Donc une passion totale
Angela Lindbergh qui en plus était en couvre
pour ceux qui ont un magazine
une revue super cool avec toujours
elle en tête, enfin il y a quelque chose
d'irrésistible à voir quelqu'un
qui commence à fictionner
et qui part légèrement
en troupis mais c'est
une espèce de
moment d'investigation où on comprend
assez vite les spectateurs comprennent vite
les spectateurs sont adultes maintenant
n'importe qui quel que soit
tous les gamins qui regardent les plateformes
ils ont tellement de manuels du scénario
on vous la fait plus, je veux dire donc
là ce que j'aime c'est oui elle va enquêter
sur un crime ou sur un suicide
c'est Virginie Fira qui a disparu
elle a dit mais qu'est-ce qui s'est passé
c'est impossible que Virginie Fira
c'est vrai qu'elle soit suicidée
elle est trop solaire, elle est trop belle
elle est trop cashmere
elle est trop érotique, elle est trop li
je veux dire tout va bien quand on la voit
et voilà j'ai aimé
mettre en scène avec Jodie, ce personnage
légèrement barré qui va enquêter et trotiner
mais très rapidement on comprend que l'enquête
elle est sur elle-même
Quand tu dis mettre en scène avec Jodie
on sait qu'elle est par ailleurs réalisatrice
dans le composition du roulet du film
Non, sur le plateau
il y avait quand même un truc particulier
dans ce tournage c'est que
Jodie Foster est réalisatrice
Daniel O'Tooleur est réalisateur
Mathieu Amalric est réalisateur
et même Luanna Bajrami
qui est superactrice, qui était dans Portrait de la Genne
qui est là et la fille de Virginie Fira
qui l'aurait eu très jeune mais la fille de Virginie Fira
dans le film, elle aussi est réalisatrice
donc là il s'est passé un truc
névrotique chez moi
mais c'était
et je pense qu'en fait, je crois que j'aime ça
je crois que j'aime bosser avec des acteurs
qui savent exactement ce qu'on est en train de faire
et puis
voilà, une espèce de symétrie
on fait le même bouleau quelque part
mais eux il faut un truc que je sais pas faire
je pense que ça rééquilibre quelque chose sur le plateau
Mais ce n'est pas les seuls, parce que c'est au fur et à mesure de ma part
pour la deuxième fois dans ta filmographie
dans le rôle d'un docteur
Fred Weisman
documentariste réalisateur
Oscar Donner pour toute sa carrière
qui là est quand même
et en plus il faut le
qui approche un âge canonique
et qui est vraiment si vous avez l'occasion
de voir ces films les amis, allez-y
parce que toutes les institutions américaines
qui l'a documenté, patientement
avec précision, avec passion et d'une manière hyper
neuve, contemporaine, moderne
enfin qui ne prend pas une ride
sont en train de disparaître, sont en train d'être attaqué par Trump
donc précipitez-vous sur ces films
j'avais un peu envie de le vampiriser
dans le film dernier il était jean-éco
de Vierge des Firat
avec ce petit moment un peu gênant
où il faisait une écographie endovaginale
vas-y Fred, n'hésite pas, approche-toi
bon pardon c'est graphique mais c'était ça
et on a beaucoup ri sur le plateau
tous ensemble et là il joue
un psychiatre un peu
le contrôleur, ce qu'on appelle le contrôleur
c'est-à-dire le psy des psy
et il m'a dit très apprécié, ah tu veux que je joue un connard
je me dis ah oui je l'ai compris
et je pense que le prochain c'est un cardiologue
on va falloir rester dans le mnlier
le film réussit
une association assez balaise
souvent visager pas toujours réussie
mais ici c'est un sans faute
un cocktail d'inquiétude et de drôlerie
parce que le film est drôle
je dois reconnaître
là c'est normalement le moment où je dois faire une vanne mais je ne vais pas y arriver
pour raconter qu'on peut avoir de la comédie
mais oui il y a de l'humour là-dedans
il y a de l'humour et ce qui est drôle c'est que
Jodie Foster m'a dit au départ
tu sais moi je ne sais pas pleurer
et je ne suis pas drôle du tout
je vais dire c'est bon t'es embauché on y va
t'es complètement le personnage
il y avait un truc complètement fou
à l'idée que
parfois ça se construit avec
évidemment il y a du scénario
il y avait des scènes qui ont été écrites par Anne
Bères qui était mais à pisser de rire
il y a une scène de dîner
je ne peux pas la révéler parce qu'il faut avoir toutes les prémices du film dessus
c'est avec Vincent Lacoste
et honnêtement je savais
à la lecture et au filmage
je pense que bon voilà ça c'est assez
et si c'est drôle c'est parce qu'il y a du conflit
si c'est drôle c'est parce qu'il y a du
c'est pas le conflit qui rend ça drôle
ce qui est drôle c'est le premier degré
ce qui est drôle c'est que les personnages sont pleinement dedans
ils essayent pas d'être drôles dans le film
mais il y a ça et il y a aussi la technique de jeu
je trouve de Daniel Hauteuil
Daniel en arrivant dans le film
je trouve il a apporté quelque chose
c'est balas de dire oui il faut le lancer
ouais t'as raison c'est la question de savoir comment elle est morte
faut le lancer d'une manière
il est impériale
il est vraiment au sommet là-dessus
le film
d'analyse même si
c'est pas tout
il est fantastique
il a fait 15 ans d'études
et une autre qui utilise
d'une meilleure
de Swarovski
qui ressemble à une masseuse dans un spa de luxe
et qui lui dit bah non c'est bon vous êtes soignés
et ne me payez pas
ouais c'était un plaisir
même dans les patients qui se succèdent
dans les différents cabinets
fantasme absolu qu'est-ce qu'il se passe
et si on ouvrait cette porte là
qu'est-ce qu'il se raconte et effectivement il y a des trucs plutôt marrants
mais alors justement le film d'analyse
c'est presque un genre en soi
tu as des références en la matière
oui alors je dirais pas d'analyse
il faut toujours savoir quand général le psy est un psychopathe
c'est le principe
c'est pas le cas dans celui-ci
mais j'adore style of the night
avec Roy Scheider
Meryl Streep on en parlait tout à l'heure
Meryl Streep et Roy Scheider
c'est le réalisateur de Kramer contre Kramer
donc
il y a vraiment
c'est des récits, 70s dans lesquels
les psy enregistrent leurs patients
il y a des films années 40 avec des psy
Nightmare Alley qui est un film dans lequel
un mentaliste se
en général les psy sont souvent vus comme
soit des charlatans
soit des manipulateurs
quoi qu'il arrive
en libidineux
ça c'est le type de récit
de hypnosis
mais là il n'y a pas que de lapsis
ce qu'il n'y a pas du tout là dessus
il vit privé des joues énormément
de tropes de ce genre
c'est ça qui est très drôle
normalement le ou l'apsie est quelqu'un de très mutique
avec un regard un peu au dessus
elle déverse des kilomètres
de paroles
et ce qui est d'ailleurs très intéressant
le pouvoir de fascination qui exerce
Judy Foster sur les gens qui la regardent
ça n'est pas à remettre en doute
moi il y a un truc qui m'a fasciné
c'est sa voix en fait
en français elle est différente
il y a un truc très posé et très hypnotique
il faut que ça apporte de fait au personnage
oui elle l'a travaillé
elle a vraiment à la bosser ce phrasé
je pense mais c'est vrai qu'en français contrairement
à l'anglais dans lequel elle parle super vite
elle a une voix très grave
elle a une voix plus grave dans sa propre langue
de toute façon on n'est jamais la même personne
et personne différente
on va reprendre ses médicaments pour la schizophrénie
je ne suis pas médicamentée
mais dans une autre langue on est radicalement une personne
ça elle en parle très bien
elle dit voilà en français elle a cette espèce de petite fragilité
qui l'amène
mais honnêtement elle a joué le
on a tous en tête
elle l'a donné un peu
mais finalement on quitte assez vite quand même le cabinet de la psychanomiste
parce qu'en fait tout simplement
sa patienté a disparu
ce qui était marrant c'était de se dire sur quoi on monte
d'une on a l'impression qu'une personne intéressante
c'est une personne qui parle celle qui écoute
elle écoute elle est dans la pièce
mais le film il s'intéresse qu'à la personne qui écoute
donc là en fait très souvent on a regardé
on a monté avec la montée sur le moment d'écoute
plutôt que sur le moment de parole
et on a fantasmé ce hors champ
parce qu'en fait rentrer chez son psy
c'est du hors champ, qu'est-ce qui se passe derrière
qu'est-ce qui se passe dans la partie à côté
pourquoi elle a décroché
on n'a presque pas envie de regarder dans le couloir
quand on rentre souvent c'est des lieux dans lesquels
tout ça évidemment nourrit notre imaginaire malade
tu le disais
dans le rôle de
la patiente fantôme Virginie Fira
dans le rôle du fils de Jodie Foster
Vincent Lacoste
dans le rôle du veuve Mathieu Amalric
quel plaisir de voir
des comédiens de cette trempe-là
tenir cette place-là dans un film
c'est rare parce que
d'abord énorme champ
je pense que quand ils ont su qu'il y avait Jodie Foster ils ont décroché
extrêmement rapidement le téléphone
alors pas certain
avec lesquels j'avais tourné comme Virginie Fira
c'est une conversation qu'on n'avait pas envie de finir
du tout du tout
puis c'était le choix je t'en parlais tout à l'heure
c'était le côté
comment tu fais pour te dire
d'abord quand t'as très peu de scène avec un personnage
et qu'il doit hanter en même temps un film
je suis désolée il faut que ce soit une star
il faut que son regard en fait soit
il faut qu'elle plane en nous pour longtemps
il faut qu'elle entre dans la prise
et qu'on se dise on n'a pas envie de laquelle disparaissent
d'abord que ça heurte un truc affectif chez nous
et après qu'on se dise elle va revenir
mais quand mais comment etc
ça a plus si on prend une actrice qu'on adore
mais qui a l'air d'être un peu dépe, un peu dépressive
vaguement mélancolique qui porte
une espèce de truc ultra
romantique au sens propre du terme
on se pose pas vraiment la question
de savoir pourquoi elle s'est flinguée
là sur Virginie
vrai mystère moi je me mettrai en queté
si on me disait elle s'est suicidée
et puis les autres c'est Mathieu Amalric
quel plaisir
je suis plus mon distributeur m'a dit
quand je dis ça va être Mathieu
mais c'est bien parce que moi on se dit que c'est lui
on sait que c'est lui qui a fait le coup
il a un plaisir énorme à jouer
l'ambiguïté
la menace parce que évidemment c'est super loin de lui
et je pense que le fait
que ce casting est hallucinant
soit se réunissent
c'est aussi parce que moi j'ai envie de faire
un comité de défense des personnages secondaires
et dire c'est parce que c'était là pour 3, 4, 5 jours
de tournage ou je sais pas
1, 2 minutes dans le film et pas apporter
qu'il faut pas se renouveler
se rincer même en tant qu'acteur
pour pas avoir que des premiers rôles
on en connaît des acteurs qui font que des premiers rôles
et au bout d'un moment même on s'enlace
on se dit pourquoi, pourquoi on est systématiquement
alors que voilà moi ma responsabilité
de Cina c'est de créer des personnages secondaires
qui sont kiffants, qui donnent envie
d'être défendu par ces acteurs
et ensuite que les acteurs et le plaisir
et le courage d'aller dans un film
même quand ils en sont pas la tête d'affiche
vie privée, je sais pas si je l'ai dit
j'ai adoré ce film
c'est dans les salles mères il me redit
pas de divan ici mais on tente
quand même une plongée dans l'imaginaire
de Rebecca Zlotowski ce sera dans un instant
juste après la pub
les scores
sur Radio Nova
Nova
j'ose à peine demander à Rebecca Zlotowski
pourquoi elle a choisi Beyoncé
dans sa playlist
vraiment je connais personne qui va me répondre Bob
un petit petit personnage
peut-être que parce que
il faut une raison pour qu'il fait Beyoncé
j'allais la voir en concert il y a pas longtemps
j'étais assez impressionnée par le show
j'ai aimé ça, j'ai aimé tout
tu aimes les shows gros shows, gros spectacles
ça dépend
ça dépend qui
en fait j'aime écouter la musique chez moi
je suis...
pas du tout
il faut vraiment qu'un spectacle
il faut vraiment que je sois hyper fan de quelqu'un
pire proposition à me faire
vient découvrir ce groupe en live
jamais je le découvre
je ne devrais pas dire ça
passons tout de suite
je l'ai enlevé
tout de suite, ça n'a pas été dit
personne ne l'a entendu
j'ai fait une marche arrière
c'est le moment où normalement
grâce à quelques extraits
si j'ai bien travaillé
on devrait en savoir un peu plus
sur quelques oeuvres qui ont pu
t'interpeller un moment de ta vie
est-ce que tu es prêt à jouer ?
je te diffuse les shows
j'appellerai
tu m'entends ?
fac man
je l'ai vu, je l'ai vu
il est juste en face de moi
il me regarde tranquillement
ça ressemble aux enzymes gloutons
fais gaffe, il pourrait t'entendre
surtout ne bouge pas, il ne t'offre aucun mal
c'est le même
gosbusters ?
je suis sûre que tu l'as découvert
en anglais
pas du tout
gosbusters ?
évidement
cassette que j'ai récuré
que j'ai vraiment vu
revu
c'est quand même un sacré ton que je l'avais pas vu
j'adore ce film, c'est vraiment un film
presque sur la solitude à new york
je trouve que c'est un film
sur la période juliani
c'est vraiment combien on va carchériser
cette ville
et ensuite la rendre, la gentrifier
et en même temps, immense plaisir
Bill Murray
qui est l'un de mes acteurs préférés
et tout ça
petite bandace du snl de l'époque
et effectivement
à jamais dans mon coeur
dans un registre sensiblement différent
je te propose ceci
où tu veux en venir ?
tu fais plus jeune
premièrement
angélac
jordan catalano
angélac 15 ans créé par new york
jared leto
qui n'a pas été une love de jared leto
est-ce que c'est pas la matrice du garçon toxique
pour les adolescentes
je ne suis pas sûre
tu crois aussi plus
un peu passif agressif le garçon
oui bien sûr il souffrait énormément
d'ailleurs je pense que le mec n'a pas bougé
aujourd'hui alors qu'il a 52 ans
mais c'était
un choc absolu
quand angélac 15 ans est arrivé
sur cette chaîne
qui était canal jimi
canal jimi chaine du câble
qui passait énormément
de pop culture rican
de l'époque et tous les sitcoms
de sainte fête
france qui arrive sur jimi aussi
et aussi un feuilleton
c'est vrai
que john landis s'avait produit
et qui s'appelait dream on
oui bien sûr dream on
c'était le type avait vu tellement
il fait un peu ce qu'on est en train de faire
c'est-à-dire sa vie affective
sa vie civile était entrecoupée
de petits moments
des films qu'il avait vu depuis son enfance
on change encore une fois de
on change pas tant que ça de registre
sure
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