Sean Paul : Timeless tour & retour aux origines (+ live exclusif de Selah Sue and The Gallands)

Sean Paul : Timeless tour & retour aux origines (+ live exclusif de Selah Sue and The Gallands)

Nova le soir • 09/03/2026 • 01:41:04

Dans Nova le soir, Mathilde Raynal de L'aprem de l'aprem interview Sean Paul de passage à Paris dans les studios de Nova !
En deuxième partie d'émission, retrouvez un live exclusif de Selah Sue and The Gallands.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

C'est ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
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Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échangez de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir.
C'est lundi et tirez-vous.
Enfin pour celles et ceux qu'on quittait la voiture ou tout autre transport sinon c'est très dangereux.
On s'occupe de la bande-son et de la conversation avec une émission doublement musicale.
Ce soir c'est la sou en live et en interview.
Spoiler, couvrez-vous les bras si vous êtes pudiques.
Savoie, c'est dressage de poil direct.
Et ma camarade de l'après-midi de l'après, Mathilde Rénal, viendra nous rejoindre puisqu'elle a rencontré Sean Paul,
un entretien à découvrir dans quelques minutes.
Comme hier, c'était le 8 mars, soit la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et que je ne vois aucune raison objective de ne pas prolonger et réclamer un semblant d'égalité.
Qui comme chacune d'entre nous le sait, commence par l'égalité quand il s'agit d'espèces sonnantes et très buchantes.
Voici un modèle quand il s'agit de réclamer notre dû.
On écoute Rihanna avec Bitch Better Have My Money.
Bitch give me your money, I think you're frontin' on
Like blah blah shit, you wife in the back seat
You forgot like blah blah what you want it
Don't act like you forgot
Bitch better have my money
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonibanan, nier, caisse
Santigole
La béo de belle fleur
Franck Zappa, sans hésiter
Les morceaux de bravours
Splash de Myra, je cite pour glower.
C'est la réponse de Kenshi qui en cette journée a tout à fait le droit d'employer les mots adéquates mais inventés.
Pour nous célébrer, nous, les femmes, les filles, les meufs, ceux-ci aussi.
Woman de Nene Thierry, c'est la proposition d'Arnaud
car oui les garçons avaient le droit de jouer aussi.
Cynthia, elle, nous propose Alicia Keys, Girl on Fire
mais elle ajoute aussi, je cite, pour les mamans solo, Clean Bandit et Rockabye.
Nous célébrer comme il se doit, me cite un nom Brigitte Fontaine.
Et enfin, pour ces morceaux de bravours et d'auto-célébrations féminines,
Me Ladies nous propose Joy Crooks, on écoute I Know You'd Kill.
Dans Nova Le Soir, on se retrouve dans un instant avec une autre grande voix féminine,
celle de Céla Sou, ce sera juste après la pub.
Nova Le Soir
Il y a 15 ans, on découvrait une voix tout à fait singulière.
Raga Muffin, par une jeune artiste qui avait déjà fait des étincelles
en première partie de Prince, qui par ailleurs avait vu en elle une grande chanteuse,
il y a 10 ans, elle sortait aussi un deuxième album Reason
sur lequel on pouvait entendre ceci.
Et il y a 4 ans, sortait Persona,
son troisième disque auquel participait Damso.
En décembre dernier, elle a sorti un album live, As One,
et comme ce n'est pas assez, le 20 mars,
vous pourrez découvrir Moving par Céla Sou and the Gallant.
Bonjour, Céla Sou.
Bonjour.
Avant de discuter de cet album, on écoute Céla Sou et Elvin Gallant en live
dans Nova Le Soir avec Another Way
et juste après, une reprise d'Epitles Blackbird.
Nova Le Soir
Nova Le Live du Soir de Nova Le Soir
avec Charline Roux
Falling in oblivion, I'm barely breathing
If I could only find a way
Out of the distress
Only break away in control
Someone to guide me back
Find another way to make it right
Way to make a life
You're close to escape
You can only find a way
Le Soir
Céla Sou et Elvin Gallant en live dans Nova Le Soir
Pourquoi avoir choisi les Beatles pour la reprise ?
En fait, c'est vraiment bien parce que c'est une reprise
Victoria Canal, elle a fait un grand arrêt
Donc Elvin, le joueur du keyboard
de Gallant, a envoyé ça à moi
parce qu'on voulait faire un live
une version de ça parce qu'on a beaucoup
on doit jouer 75 minutes
mais on a juste un album
de juste 45 minutes
donc oui, on a besoin de plusieurs chansons
donc voilà
c'était parfait, magnifique
et c'est aussi, il s'agit d'une femme
c'est à dire
Black woman facing racism
Which is still really accurate today
et je chante avec deux incroyables
belles africaines femmes
et c'est vraiment puissant
de singer et de séparer
le fait que nous sommes tous les uns
Puisqu'on parle de live, vous avez sorti en décembre
à Zoan, un album live
justement le premier
l'occasion de se replonger
j'imagine dans la discographie
c'est un peu trip to memory lane
Est-ce que la sélection des titres
a été facile ?
Oui, parce que c'est très naturel
je suis attournée avec tous mes chansons
même j'ai pas beaucoup d'albums
j'ai juste trois albums
mais les chansons de le plus
strong rest state
dans cette liste toujours
et au fin de la tournée
depuis 15 ans
cette chanson reste là
donc c'était le plus puissant
pour aussi le record
Le 20 mars se sortira donc
Mouvin par Selassow & The Gallant
soit Stéphane et Elvine
respectivement batteur de jazz légendaire
artiste, producteur, directeur musical
et compositeur
Comment s'est fait la connexion entre vous ?
Très naturel mais il y a
l'été
de l'année précédente
à JazzMiddleM
il m'a demandé de
des features sur quelques morceaux
de lui, juste instrumentals
pour faire quelques chansons
sur JazzMiddleM
qui est un grand jazz festival
à Belgique
et on a fait ça
et on a felt super naturel
et bien
on a décidé de faire un album
donc dans quelques mois
on a fait un album de
14 ou 11 chansons
Oui parce que ça devait être un EP
à l'origine, c'est devenu un album
qui est né donc très rapidement
Comment est-ce que vous l'expliquez
cette spontanéité ?
Oui, le mot est libre
je me sentais vraiment libre
parce que j'ai pas pensé
ça doit être un tube
ou ça doit être grand pour le radio
non, c'était juste
que je veux, what I felt
et je fais enregistré
ma voix juste seul dans ma maison
et elle vient m'envoyer
beaucoup de cool chords
Stéphane Gallant, la batterie
c'est fou et ça me donne
beaucoup d'inspiration rythmique aussi
donc c'était facile
de faire un album avec lui
très facile
C'est très impressionnant
de vous voir ensemble
j'ai assisté au moment
que vous avez répété
et sur l'un des titres
que vous avez choisis de faire ce soir
la fin n'était pas déterminée
et vous a simplement dit
tu sauras
et effectivement
vous saviez
Ah voilà, oui, oui
pour moi, c'est le bon manière
c'est aussi quand je construis
les chansons, le premier idée
c'est le plus pur
et je sais parce qu'elle vînait
si talentueuse
je peux rester sur ses doigts
et je suis sûre qu'il sait
ce que je ressens
et voilà
il a travaillé
Et ce titre moving
quelle signification
est-ce que vous vous donnez ?
Moving c'est pour moi
c'est la chanson sur l'album
c'est-à-dire
moving through the pain
until it's over
et pour moi c'est un ode
de pas être stuck
dans la vie
but keep on going
keep on moving
through the pain
don't take it away
just go through it
and the way we made this record
the way we made the songs
the way we worked together
was really like a moving
atmosphere
like
and I think it's a really powerful
mot
est-ce que c'est un album
qui a été conçu en pensant
à ce que vous pourriez faire sur scène ?
oui non non
jamais pensé
juste faire
et après on pensait
oooou
mais ça va être
être sans life
parce que
tous les
c'était vraiment organique
with not a lot of like
backing tracks and shit that follows
you know
so and
les musiciens sont incroyables
et Alvin Galan, Stéphane Galan
on a an amazing bass player
Louise Van den Heuvel
donc ça doit être bien
et on a fait le premier concert
l'animal qui est venu
dimanche
et c'était vraiment bien
alors des musiciens géniaux
et une voix quand même
parce que moi j'ai fait l'expérience
pendant les répétitions
de vous écouter avec la musique
de vous écouter sans la musique
bon bah c'est tout aussi impressionnant
je voulais vous demander
quand est-ce que vous avez su
vous
vous aviez compris
que vous aviez une voix ?
je pense
quand j'avais 14 ans
j'étais dans ma chambre
joué la guitare
j'ai fait un cover de jewel
je pense
et ma soeur
elle est 6 ans plus âgée que moi
et il vient
et il m'a dit
elle est très très
strict
et très
comment tu dis
pas
pas easy
de donner les compliments
ouais
et je me suis dit
hey
ça sent bien
et je crois
quoi ?
et voilà
j'ai commencé
vous vous êtes fait connaître
du grand public
en tout cas chez nous
avec le titre
ragamuffine
vous pratiquez la soul
on vous a entendu
en featuring
avec Silo Green
vous avez fait du jazz
des collab rap aussi
avec Gizmo avec Necfeu
avec Damso
avec Benjamin Epps
avec Mick Jenkins
est-ce que
vous n'envisagez la musique
que
dans un principe
de collaboration
et de mixité
je trouve
parfois
quand t'as élevé
et je pense
surtout dans le soul music
que je fais
c'est tout mélangé
ce soul du jazz
du rap
du hip hop
c'est tout un grand famille
et je pense
ça donne
d'extras
d'intensité
d'extras
de couleur
quand tu fais
un feature avec quelqu'un
donc pour moi
c'est toujours
un reaching
un reaching
un enrichissement
oui voilà
et c'est pas toujours nécessaire
c'est par exemple
l'album que j'ai fait avec
les galants
ça
pas vraiment demandé
pour un feature
parce que c'est déjà

mais parfois tu penses
sur cette verse
ça doit être cool
d'avoir un autre
couleur
mais je trouve
que
si il y a une autre musique
c'était pas nécessaire
mais on sait pas
jamais
si je vous fais
écouter ceci
qu'est-ce que ça vous évoque
un titre
de Lorraine Hill
qui s'appelle
c'est là
c'est là
oh yeah
belle
alors c'est vrai que
votre nom
vient de là
oui
tu entends le c'est là
c'est là
nice
bah oui c'est bien
c'est un bon choix de nom
surtout
oui je pense aussi
oui
vous avez choisi
d'écouter un autre titre
de Lorraine Hill
en l'occurrence Lost Ones
pourquoi est-ce que
vous avez choisi celui-là
yeah parce que
je pense
elle fait tout
Lorraine Hill a fait
les paroles incroyables
elle rappe
elle chante
elle fait tout
et pour moi
le Lost Ones
quand c'était le
le premier
chanson sur l'album
Miss Education
et c'était le premier
rap que je me fais
même
like try to do it
it's because of that song
that I do some
rapping sometimes
so it's a big influence
miss communication
lead the complication
my emancipation
don't put your equation
I was on the humble
you on every station
someone play
young Lorraine
like she done
but remember not to game
do one of the sun
everything you did
has already been done
I love all the tricks
from bricks to king stuff
my king done
major king done
one rock
to understand
albergue
now vile on
but different things
test me
run for my gun
gun take a thread
to make new one sun
albinist way since creation
a groupie called you far from temptation
now you on ball
open separation
tarnish my image
in the conversation
who you gonna scrimmage
like you the champion
you might win sun
but you just lost one
you might win sun
but you just lost one
you might win sun
but you just lost one
you might win sun
but you just lost one
gain the whole world
trying to grab hold up
but you can't control
now you won't
lost for the sight to be hold
wisdom is better
than silver
and gold
I was hopeless
now I'm on my keys exam
need to get down on his knees
and repent
key of judgment
the movement
similar to a serpent
try to play straight
how you host albin
consequences
no coincidence
hypocrites
always want to play in the sand
always want to take it
to the full out extent
always want to make it
seem like good intent
never want to face it
when it's time for punishment
I know you don't want
to hear my opinion
how many paths
and your mind
chains in the rain
soon come see
you might win sun
but you just lost one
you just lost
Nova le soir
et si on changeait disc
Nova le soir
avec Charlene Roux
Nous et Danger
également
dans la playlist de C'est La Sous
pourquoi est-ce que vous avez choisi
Erika Badou ?
c'était aussi un de mes grands
influences quand j'avais
14 ans
et celle
parfaite
âge
de écouter la musique
je pense c'est pour tout le
pour beaucoup de gens
que
tu vraiment fais la base
quand tu as
14 ans et 15 essences
et pour moi c'était
aussi une voix
je suis très
sensitif
de couleur de voix
pas vraiment les paroles
c'est après
que je vois
mais vraiment la couleur
et
Erika Badou
oui c'est
c'est le plus bien
de soul
le nouvel album
Movin sortira donc
le 20 mars
et on pourra vous voir
en concert
le 21 mars
festival acoustique
le Poir et survie
le 24 juin
New York Jazz Festival
le 4 juillet
festival musique
sous les étoiles
la bouc belair
et le 17 juillet
au festival jazz asset
merci mille fois
c'est la soude d'être
passée par ce studio
merci
dans un instant
on se retrouve avec
ma camarade
Mathilde Rénal
qui a interviewé
Sean Paul
ce sera juste après la pub
tous les soirs
Nouvelle soir
de 20h à 22h
et c'est
littéralement
le crossover
que tout le monde attendait
enfin à peu près
autant que le ready player one
de Spielberg
c'est vous dire
je m'enflamme pas du tout
Nouvelle soir
mitz la prême
de la prême
bienvenue Mathilde Rénal
merci
ça va ?
trop content d'être là
tu as donc interviewé
Sean Paul
et oui
l'homme
l'artiste
la légende
je te laisse poser le décor
écoutez c'est le monsieur
qui a fait la chanson
de température
des choses
tes fans de longue date
je suis fan de longue date
effectivement
quand j'étais petite je le kiffais
énormément
donc ça me fait très très plaisir
ouais
et j'ai l'impression que ça c'est
plutôt extrêmement bien passé
je peux pas spoiler
mais bon je le fais quand même un peu
et bah avant de vous retrouver
tous les deux
on écoute
Sean Paul avec Get Busy
si ça te va
voilà par exemple
parfait
bon vous aurez forcément reconnu
cette chanson
et puis de toute façon
il n'y a plus aucun secret
puisque je voulais tiser
il y a quelques minutes
Get Busy
puisque the one and only
Sean Paul
est arrivé au studio
de la Radio Nova
pour une interview
entrecoupée
évidemment de petite musique
bienvenue
merci beaucoup de m'accorder
un petit peu de ton temps
c'est beaucoup
oh quelle performance
de langue française
comment ça va alors
go le bien
je vais très bien
alors tu es au milieu
de ta tournée
Timeless
avec il y a quelques jours
à Paris
dans quelques heures seulement
alors comment ça se passe
cette tournée pour toi
c'est bien passé
on a fait Lyon
on a fait Amsterdam
et maintenant on est ici
il nous reste quoi
environ 8 dates
donc c'est une demi tournée
je dirais
mais Timeless
Timeless c'est parce que
la musique
me fait ressentir ça
elle t'emmène
dans un endroit
où le temps n'existe pas
et bah justement
ta musique à toile
nous fait nous sentir
hors du temps nous aussi
temporelle
watch love
thank you
est-ce qu'il y a des petites choses
que tu fais d'habitude
avant un gros concert
je sais pas des rituels
une petite préparation
un petit peu particulière
comment ça se passe
en fait les heures
juste avant un concert
pour toi
en général je me détends
tu vois
parce que
faire un concert
demande beaucoup d'énergie
j'ai envie de donner
un maximum aux gens
avant de monter sur scène
on a tendance
à se retrouver tous ensemble
toute l'équipe
et on fait une petite prière
et ça nous aide
à se concentrer
on revient en détail à cette liste
tout ça dans la journée
mais en général
avant le concert
je fais pas grand chose
toute l'activité
se passe après le concert
et pendant le concert
quel genre d'afteur
juste tu vois
je suis debout toute la nuit
en gros
tu fais un show
et même si c'est à 9h du soir
t'es à fond d'adrénaline
tu clines des yeux
et il est 3h du matin
tu te dis
ah ouais quand même
ah bah ouais le temps fin
donc vous allez faire
une grosse afteur partie
ce soir après le concert
ou quoi ?
ouais absolument
la France et Paris en particulier
c'est toujours un endroit
génial pour moi
ouais bah j'ai les justement
te demander ça
est-ce qu'il y a quelque chose
de particulier pour toi
à jouer à Paris
ou en France plus généralement
oui tu sais
la France en général
m'a toujours bien traité
même les territoires
tu vois Taitil
Cameroon
la Martinique
partout
tous les endroits francophones
Montréal
Québec
partout on parle français
sur terre
on m'a toujours super bien
accueillé
merci beaucoup
c'est vrai que les Français
adorent vraiment ta musique
est-ce que toi
tu comprends pourquoi
ouais je sais c'est une question
un petit peu difficile ça
j'aimerais bien mais
tu sais
j'essaye de ne mettre
que des bonnes ondes
dans la musique
j'espère que c'est ce que
les gens ressentent
et encore une fois
comme je l'ai dit
c'est vraiment spécial
d'être ici à Paris aujourd'hui
dans la capitale
et il fait un temps magnifique
tu vois peut-être que
c'est grâce à toi
j'ai envoyé un petit peu
de soleil par email
ah parfait
alors est-ce que toi
tu stresses encore
un petit peu avant tes concerts
non moi
pas trop
pas trop non
je sais on répète beaucoup
j'ai mon groupe
mes danseurs qui me soutiennent
et mon DJ aussi
donc je me sens plutôt
en confiance
surtout quand je connais
bien le show
les concerts affichent
complets et c'est génial
génial félicitations
donc nous les Français
ont à découvert en 2002
avec l'album légendaire
du T-Rock
bien sûr
il y a eu tellement
d'autres bangers après ça
mais d'abord
merci pour toute cette
musique incroyable
d'avoir été la bande-son
de nos années 2000
finalement
est-ce que tu penses qu'on peut parler
un peu plus du jeune
Sean Paul
avant d'attaquer
les choses sérieuses
c'était quoi
ton tout premier souvenir musical
avant de devenir
Sean Paul
la Superstar
music memory
souvenir musical
je dirais que ma mère
écoutait beaucoup les Beatles
et Bob Marley
et puis
plein d'autres trucs
qui étaient populaires
quand j'étais enfant
elle adorait Neil Diamond
et je pense que
Paul Simon
Simon & Garfunkel
je pense que ces gars-là
ont énormément de mélodies
et ça
c'était un truc qui m'a aidé tu vois
c'était ma première
exposition à la musique
mais il y avait aussi ma tante
elle avait une chanifie
tu vois la platine
les enseins
tout ça
et on aidait à préparer la fête
avant que la fête commence
du coup quand j'étais plus jeune
c'est ça que je faisais
j'avais peut-être
10-11 ans
et il y avait des fêtes
qui se faisaient chez moi
à Pâques
l'été
et à Noël
et à ce moment-là
je me suis un peu naturellement
tourné vers l'idée
de faire quelque chose
dans la musique
à l'époque je mettais
la sonneau ici
et je préparais le bar
je disais
ok le bar sera là
on mettait la glace derrière
et tout ça
et je faisais ça
quand j'étais gamin
et puis
vous savez en grandissant
j'ai appris à aimer la musique
depuis toujours
mais je crois que je dois remercier
ma mère
pour mon éducation musicale
et alors du coup c'était
quoi vraiment les morceaux
incontournables
de ta playlist
quand t'étais enfant
finalement quand t'as vraiment
commencé à t'intéresser
à la musique
les Carpenters
font partie des plus importants
il y a une chanson
qui s'appelle
Happy
je la chantais justement hier
et mon groupe me disait
c'est quoi cette chanson
et moi c'est une chanson
qui s'appelle
Happy des Carpenters tu vois
c'est un des morceaux
de Bob Marley
je peux dire ouais
Jammy
can I say
yeah we jammin
jaleve
c'est un de mes préférés
ou natural mystique
pour les Beatles
let it be
I wanna hold your hand
certain de leurs premiers morceaux
des trucs comme ça
stuff like that
Nova le soir
la suite
de l'interview
de Matilde
ici même
en ce studio
et Sean Paul
ce sera dans un instant
et puisqu'il parlait
de ses artistes
et de ce titre
est-ce que ça devait Matilde
si on écoute les Beatles
avec I wanna hold your hand
mais ça me va carrément
c'est une demande
on n'a qu'à se tenir la main
pour les morceaux
les Beatles
dans Nova le soir
suite de ton entretien
Matilde avec Sean Paul
et je crois
retour sur ses débuts
Nova le soir
et alors à quel moment
est-ce que t'as décidé
que tu voulais faire de la musique
enfin vers quel âge
en l'air 15 ans
je pensais que je serais producteur
ouais
j'avais vu
des grands producteurs
très connus en Jamaïque
à la télé
ils nous apprenaient comment
on faisait maintenant
de la musique
sur ordinateur
et moi je dis à fond
je me disais maman
il me fout un clavier
elle m'a mis de l'argent de côté
elle m'a acheté un clavier casio
elle l'a trouvé
elle l'a trouvé au marché au puce
et j'ai appris à jouer
certains rythmes de batterie
des chansons que j'aimais
à jouer de la basse
et à chanter par dessus
c'était à 15 ans
et puis vers 17
ou 19 ans
je me suis davantage mis à écrire
surtout des chansons pour moi-même
et je me suis dit que ce serait ma voix
ok alors dans ce contexte
comment est-ce que le rythme
est venu à toi finalement
je dirais vers 15 ans
enfin je sais qu'à 14 ans
j'étais juste un grand fan
de tout ce qui est dancehall
tous les grands Supercats
Shabba Ranks
tu vois c'est Gala
puis aussi le hip-hop
genre Run DMC, Rackim
et ensuite ça a commencé à évoluer
donc vers mes 15 ans
c'est là que je me suis dit
soit je deviens producteur
soit je deviens artiste
et c'était tout
est-ce que tu pourrais expliquer
très brièvement
ce que c'est les rythmes
pour les français
qui peut-être ne connaissent pas
encore ce terme
et bien rythme
c'est une composition musicale
qui accompagne l'artiste
en jamaïque
il y a plein d'artistes différents
qui peuvent poser sur un même rythme
donc tu vois
il y a moi qui pourrais chanter
et puis après Wild Wonder
qui chante
en gros c'est le même rythme
mais des chansons différentes
en gros comme je disais
le rythme c'est une composition musicale
qui accompagne les artistes
mais ça a évolué depuis jusqu'à devenir
ce qu'on appelle aujourd'hui la musique dancehall
alors faisons une toute petite pause
pour écouter celui que tu as cité
lors d'une interview
comme l'une des plus grandes influences
de tous les temps
t'en as parlé il y a quelques minutes
d'ailleurs Shaba Ranks
qui fait partie de tes artistes préférés
avec le morceau Tingling
est-ce que tu as un petit mot
sur ce morceau avant qu'on l'écoute ensemble
c'est un morceau hyper contagieux
sur lequel tu dois absolument danser
il a inspiré tout un tas
de titres différents après ça
alors big up à Shaba Ranks
et big up à tous ceux qui aiment danser
sur notre musique
sur Nova on écoute tout de suite
un petit peu de la musique
qui a façonné le très très grand artiste
qu'est Sean Paul
Shaba Ranks qu'on écoute en 1992
il avait 19 ans je crois
si je ne vous dis pas de bêtises
mais c'est Tingling
et on revient tout de suite après ça
Tingling Tingling
T'as un silence swing
Tingling Tingling
DJ East, c'est la copine
il est boom ready
Tingling Tingling
Tingling Tingling
Gold bella ring
Tingling Tingling
Night fan, funk
affin, fendon, plain
Puyaka Puyaka
Shaba Ranks
Shaba Ranks
Disappérité
On n'a d'un man chinchot
Demandé Don
To the bees
We have Mickey
Put it down
To the key
And turn them in a donkey
Yes
Demandé Don
To the bees
We have Mickey
Put it down
To the key
Demandé Don
To the Bits
Tingling Tingling
Gold bella ring
Tingling
Night fan, funk
affin, fendon, plain
Puyaka Puyaka
Shaba Ranks
Demandé Don
To the bees
Put it down to the key and turn them in and down, you see.
Break it down, selling conflits and wine, you see.
Now come down, phone and wine your body.
Tom, pop, pop and shit, you're in bandy.
Pantle, pa, yo, man, ka, yo, man, not ready.
Me, it looks skinny like macaroni.
From your man's skinny to scarlet, steady.
If I got a ready, then I got a ready.
Don't want no gal with no ballon belly.
Belly have a flat like a wheelie penny.
Here the little children sing with quality dem.
C'est ting-a-ling-a-ling-ling, dance-a-ling-swing-ling.
You get your skull covered in pure boom-roo-ding-ving.
Ting-a-ling-a-ling-ling.
Nous va le soir.
On parlait d'abord de tes premières influences,
de certains de tes modèles musicaux,
mais il y a un truc que j'ai trouvé sur Internet
et que j'ai trouvé hyper intéressant,
c'est ton passé dans la natation.
Moi aussi, j'adore la piscine.
J'y vais très, très souvent, donc c'est très important pour moi.
Alors avant que la musique ne devienne vraiment très sérieuse pour toi,
tu es tes nageurs professionnels,
est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
Ouais, ma mère et mon père donnaient des cours de natation.
Et quand ils étaient enfants, ils nageaient pour la Jamaïque.
Enfin, dans les années 60, du coup, j'ai grandi en sachant nager.
J'avais l'impression d'avoir toujours nager.
Ils m'ont balancé dans la piscine à deux, trois ans,
et ils disaient, regardez, lui, il s'est nager.
Pendant qu'ils apprenaient à d'autres gamins qui pleuraient,
je ne veux pas nager.
Et donc ils ont fait de moi un exemple, tu vois.
Je suis vers 12 ou 13 ans.
J'ai commencé à nager de façon professionnelle, enfin,
en compétition.
Ça a duré pas mal d'années, quand même.
Je représentais la Jamaïque au jeu de la Kariftha
et au jeu d'Amérique centrale, tu vois.
Les Jeux de la Kariftha, c'est un événement sportif
comme des Jeux Olympiques, mais à plus petite échelle,
pour les jeunes de moins de 19 ans dans les Caraïbes.
Et j'y suis allé deux fois.
Je suis allé au Jeux d'Amérique centrale une fois
et, entre temps, c'était que des compétitions différentes.
J'avais la Barbade, la Trinité.
On est aussi allé à Orlando pour jouer au Water Polo.
Voilà, c'est tout mon adolescence, en gros,
de 12 jusqu'à environ 19 ans.
Est-ce que c'est une partie de ta vie aujourd'hui ?
Oui, j'essaie d'accompagner l'équipe chez moi,
en ayant davantage un rôle de coach.
Et puis, je joue aussi avec eux.
Ils sont plus jeunes, ils ont à peu près 19, 20 ans.
Je les encourage parce que le sport
a perdu en popularité en Jamaica.
Il y a de moins en moins de joueurs.
Alors j'essaie d'encourager les plus jeunes à s'y mettre,
à venir jouer et c'est avec un peu de chance
qu'ils pourront intégrer une équipe,
former une équipe et aller à ces événements
auxquels je participais.
Parce que je pense que ça m'a vraiment beaucoup aidé
dans ma vie de pouvoir m'entraîner, me concentrer,
prévoir ce que j'allais faire
et essayer de réellement y parvenir.
C'était une bonne discipline.
Je voulais essayer d'y arriver, c'était une bonne discipline.
Oui, ça enseigne vraiment la discipline en fait
parce qu'on doit toujours être au taquet, en le time.
Oui, carrément.
Et tout ça, l'exercice, le sport en général,
ça évite aux gamins de traîner et de se retrouver dans des embrouilles.
Mais ça te permet aussi de s'entraîner et d'enfoncer.
Mais enfin, ça vous permet de se concentrer et de se concentrer.
Pourquoi alors, est-ce que tu as fait le choix dans tes rômes
cette carrière sportive
pour te consacrer uniquement à la musique ?
Quand j'avais environ 19 ans,
beaucoup de mes amis avaient déjà des idées sur l'université
où ils allaient aller, sur ce qu'ils allaient étudier.
Et moi, je savais pas ce que je voulais faire.
Je m'amusais un peu avec la musique,
mais je ne savais pas si ça allait décoller.
Et du coup, j'avais toujours ça dans un coin de la tête.
Il faut que je fasse quelque chose de sérieux.
Mais petit à petit, la musique a commencé à prendre le dessus
et quand il n'y avait pas de concurrence en jamaïque,
tous mes amis sont partis à l'école, à l'université, pour nager.
Il y avait beaucoup moins de concurrence dans ma catégorie d'âge.
Et petit à petit, j'ai arrêté la natation de compétition.
Je nageais encore pour faire de l'exercice et rester en forme,
mais je le faisais juste pour ça, sans concourir.
Et je passais davantage de temps au studio, à sortir des morceaux.
Donc ça s'est fait progressivement.
Ce n'était pas du genre, un jour la natation, le lendemain la musique.
Mais petit à petit, mon quotidien s'est orienté
plus vers la musique et moins vers la natation.
J'ai entendu dire que pendant cette période,
ou peut-être un petit peu avant,
on t'a beaucoup comparé à Super 4, surtout dans ta façon de poser.
Est-ce que ça y a eu un impact sur ta décision au final ?
Even in school, when I was in younger school,
même à l'école, quand j'étais plus jeune,
on faisait tous un truc qu'on appelle un cipher dans le hip-hop.
On tapait sur le bureau pour faire un rythme.
Et ensuite, chacun enchaînait avec ses quatre mesures.
Quand je faisais ça, les gens me disaient,
« Hé, t'as le même flow que Super 4 ? »
Et je t'étais vraiment fier de ça.
Je t'admirais énormément comme un des meilleurs DJs,
un des meilleurs performers.
C'était un vrai tombeur et aussi un peu un gangster.
Alors je l'ai toujours pris pour modèle.
Et Duel Beniz, pour tout ce qu'il a fait pour m'avoir inspiré.
Il m'a toujours témoigné énormément de respect en retour, donc respect.
Je l'appelle mon père dans la musique, Big Up Super 4.
Et aujourd'hui, il y a des jeunes sur TikTok qui disent,
« Oh là là, ce gars, il copie Graf Schoenpoel,
sans même savoir que finalement c'est lui un petit peu l'original. »
C'est lui, l'O.G.
Ouais, il y a des gens avant lui qui avaient déjà un son comme ça.
Un gars qui s'appelle ranking Trevor, par exemple.
Beaucoup de gens ne savent pas que ranking Trevor
est vraiment l'inventeur de ce style qu'on fait.
Mais ouais, Super 4 pour moi, comme je l'ai dit, c'est mon tord.
Donc gros Big Up à lui.
Mentionnée par Schoenpoel dans cette interview avec Mathilde Reinal,
Mathilde, si ça devait, on écoute Super 4 juste après la pub.
Ça me va super bien.
Pas autant illustrer le choisi officiel de Schoenpoel.
Super 4, Ghetto Red Hot, c'est le choix de Schoenpoel,
qui est l'invité de Mathilde Reinal,
qui elle-même est l'invité de Noval Ossoy.
C'est une sort d'inception, c'est pas en quelque sorte.
T'as une toupie dans la poche ou comment ça se passe ?
Ouais, j'ai ça, j'ai ça.
Et bien lance-là et pendant ce temps-là,
on retrouve l'entretien que tu as mené avec Schoenpoel.
Parfait.
Nova, le soir.
Alors si on revient à ta musique et aux étiquettes qu'on peut lui coller,
même si j'avoue que moi j'aime pas trop trop ça,
mais tout le monde t'appelle le boss du dancehall,
finalement pour moi c'est un petit peu plus complexe que ça,
c'est plutôt comme si tu étais un cocktail boss en quelque sorte.
Toi, comment est-ce que tu qualifierais ta musique
si tu devais choisir, j'ai pas 3 étiquettes, 3 genres,
qu'est-ce que tu dirais ?
Je dirais que c'est de la musique dancehall.
Je fais aussi du reggae,
mais je fais ce que font les artistes dancehall,
on débite, on pose des rimes sur les sons.
Je vois donc aussi du rap,
en Jamaïque on appelle ça le singe jay.
Quand on chante et qu'on rap en même temps,
c'est un truc qui a apparu pile au moment où je me lançais.
C'est devenu populaire, c'est un style où tu rap à moitié,
tu chantes à moitié,
ça donne quelque chose d'unique.
Et donc moi le reggae dancehall c'est ça que je fais.
Puis c'est devenu populaire, donc aussi de la pop.
Donc c'est 3 là.
Peut-être que c'est toi qui as fait un peu en sorte
que le dancehall devienne de la pop d'une certaine manière.
Oui, ça a aidé,
parce que Chabarangs était clairement là avant moi,
mais je pense que je l'ai amené à un public
qui a une tranche de la population
qui n'arrivait sans doute pas à toucher à l'époque.
Pour une raison que je n'ignore,
je ne sais pas, peut-être que le monde n'était pas prêt.
Mais quand je suis arrivé,
c'était le bon moment pour cette musique.
Moi j'étais préparé.
Allez faisons une autre petite pause musicale.
On écoute l'une de tes collaborations les plus iconiques.
T'en as fait beaucoup, mais celle-ci elle est vraiment très spéciale
et j'ai entendu quelque part, je ne sais plus où.
Que c'était peut-être ta préférée
ou celle dont tu étais au moins le plus fier.
On va parler de cette collaboration,
mais juste après la chanson.
Si on écoute cette collaboration,
on n'en peut plus légendaire en étant
2003 en proie au charme de Beyoncé
et de Sean Paul nos chantants.
Baby Boy, on se remet un petit coup de ce magnifique.
Souvenir, on en discute dans quelques instants.
...
...
...
...
Nova, le soir.
Et nous voilà de retour au studio de Nova
après l'écoute de l'une des collaborations
les plus folles de Sean Paul
Baby Boy en featuring avec Beyoncé.
Alors est-ce que c'est toujours un morceau
que tu prends plaisir à écouter ?
Ouais, carrément.
C'est une immense artiste.
Elle a été très populaire
dans le monde du R&B
et de la pop.
Et de me dire que j'ai fait quelque chose avec elle
lors de sa toute première tentative en solo
et que ça a vraiment eu un impact.
C'est une chanson spéciale pour moi, tu vois.
Et puis le fait qu'elle ait fait du dancehall, tu vois.
À l'époque, la plupart du temps,
les gens me demandaient de venir sur leur morceau
donc nous, contre elle,
c'était plus orienté hip-hop, R&B.
Mais celui-là, c'était dancehall, R&B.
C'est plus dans le style de chez moi
alors respect à elle d'avoir eu cette vision,
d'avoir vu que le dancehall devenait énorme
et était sur le point d'exploser.
Ça m'a vraiment rendu fier
et c'est toujours une fierté.
Qu'est-ce que tu as appris de cette collaboration en particulier ?
C'est une artiste
vraiment concentrée
que je respecte.
Elle et son talent.
Je pense que
j'ai aussi appris que
des collaborations comme ça
peuvent te faire gagner des fans différents.
Donc beaucoup de gens
qui ne me connaissaient pas
ou qui ne connaissaient pas le dancehall,
quand ils ont entendu ce morceau,
ils ont commencé à s'intéresser.
Et du coup, ça m'a un peu appris
à aller gérer mes horizons
et à faire des chansons
avec des personnes différentes
sur des sujets différents
comme par exemple le titre
avec Anne-Marie et Clint Bernhardt.
Je suis allé les voir
pour qu'ils produisent la musique de mes morceaux
et eux m'ont demandé
de juste poser un couplet
sur cette chanson.
Je me suis dit, le fit avec Beyoncé a marché.
Alors vas-y, je vais faire ça
pour une bonne collab, une bonne collaboration.
C'est quoi alors ce qui fait
une bonne ou une mauvaise collaboration ?
Je pense qu'une mauvaise collab
c'est toujours forcée.
Quand tu as deux gros artistes
et un gros producteur
et que tu essayes juste de les forcer
à bosser ensemble,
pour moi, une bonne collaboration
c'est simplement ce qui sonne bien
ce qui paraît juste
et pas forcée.
Et du coup, il y en a eu deux-trois
qui se sont présentés à moi
où ça faisait vraiment forcer.
Moi et l'artiste
en question, on n'arrivait pas
à se mettre d'accord
ou à être satisfait du morceau
de ce qu'on disait dedans.
Alors on a remis ça plus tard
et on a fait autre chose.
Mais pour moi, le naturel
c'est ce qu'il y a de mieux.
Surtout quand on aborde le domaine artistique
l'art est censé refliter la vie.
Que vous peignez, que vous dessignez,
que vous fassiez de l'art performatif
ou que vous chantiez
ces aspects
doivent être ressentis naturellement
pour que ce soit reçu
de façon vraiment naturelle.
Je crois.
Une bonne collaboration
c'est peut-être aussi la meilleure façon
de stimuler la créativité,
de te réinventer aussi d'une certaine manière.
Oui carrément.
Et ça donne aussi une autre perspective
pour Rockabye.
Je n'avais jamais pensé à faire une chanson
sur une mère célibataire
et les difficultés auxquelles elle avait dû faire face
et c'était un sujet très personnel
à cause de ma mère.
Une paire est allée en prison quand j'avais 13 ans
elle nous a élevées toute seule
donc ça m'a vraiment ouvert l'esprit
sur ce qu'une chanson peut être
sur tout ce qu'on peut raconter dans une chanson.
Est-ce que tu imaginais
conquérir le monde comme ça
si tu repenses un petit peu à ton passé ?
Oui, je m'imaginais
avoir des chansons que les gens connaîtraient
mais je ne pensais pas
que ça prendrait une telle ampleur
comme c'est le cas.
Donc pour cette raison
c'est toujours très frais et nouveau pour moi.
Ce qui s'est passé avec ma carrière
c'est du jamais vu.
J'ai des morceaux que j'ai fait il y a 20 ans
qui explosent à nouveau aujourd'hui.
Du coup j'en suis vraiment très reconnaissant
et très heureux d'être là
où j'en suis. Merci.
De rien.
C'est quoi l'événement le plus marquant
pour toi entre par exemple entendre
ton morceau à la radio au Japon
ou gagner un Grammy ?
J'ai beaucoup de respect pour
l'institution des Grammy Awards
mais entendre ta chanson
c'est toujours pour moi
enfin c'était un commandeur.
Un moment magique
et tu sais ma tournée elle s'appelle
La Timeless Tour
et je l'appelle comme ça
et la musique est un temps pour elle
peu importe quand elle a été produite
peu importe comment ça sonne
à l'époque ou aujourd'hui quand tu l'entends
ça te transporte
ça transporte dans un endroit précis
il n'y a plus de notions de temps
et pour moi cette sensation
est tout simplement hors du temps
et c'est une sensation incroyable
Voici venu le temps d'une nouvelle pose musicale
j'avais très très envie d'écouter ce titre
que j'écoute encore à peu près
par semaine depuis plusieurs années
presque 20 ans je crois
sur Nova ma chanson favorite all time
de ce très grand artiste qui t'a mis côté
à ce jour c'est une reprise dont on va pouvoir parler
dans quelques instants
un featuring avec la chanteuse Sacha
on écoute évidemment cette petite beauté
en temporelle nommée I'm still in love with you
Nova
Le soir
Still I can't get you off my mind
What is it about you baby
I'm still in love
Playing a player and you know I'm not staying
I'm still in love
To understand that the man is just a man
I'm still in love
I'm still in love
From the start you know we're at the party
That's the way I make my love
I'm still in love
What a man, what a man
What a man, what a man
What a girl, what a love
When I just love it with my fling fling
Contrôle a girl
I don't make you en twirl
I don't make your body dwell
I need my one and only baby girl
Night tops and I make it feel love
I can't keep your arm
Never forget this kinda loving from your mind
I know you want your shots
Then we just can't propon
I love you baby
I'll throw you getting a little lovin
I'm a gone
Et nous revoici au studio de Nova en petite promenade dans le répertoire de cet artiste
juste iconique qui est assis à ma table, Sean Paul, avec moi le temps d'encore quelques questions,
peut-être 5-10 minutes on va voir. On écoutait ta version de I'm still in love with you,
alors pourquoi est-ce que t'as décidé de reprendre ce très grand classique ?
Ouais, c'était un grand classique des années 70. Alton Ellis en était l'interprète et le
producteur, le premier. C'était un morceau que ma mère et mon père aimaient vraiment.
C'est une période de la musique Jamaican où le son était beaucoup plus lent,
n'appelait ça le reggae ou le rock steady. C'était davantage accès sur l'amour.
La plupart des morceaux c'était du genre, on y va, allez,
et faire la fête, sortir en club. Et je me suis dit qu'en tant qu'artiste il faut
trouver un équilibre et essayer de présenter quelque chose de différent. C'était l'un des
premiers morceaux reggae sur lequel je me suis vraiment lancé, parce que la majorité de
ce que je faisais c'était du denso, qui est plus urbain, un peu comme le rap plus proche
du hip-hop. Et donc à XH faisais le pont entre les générations de mes parents et
la mienne, et ça a aidé à remettre un peu le reggae dans les charts, et c'est simplement
un genre que j'ai toujours admiré. Je suis fan de Bob Marley, mais je ne pensais pas
que ma musique était comparable à ce qu'il faisait. Moi c'était plus du côté hip-hop et puis
j'ai commencé à vraiment réfléchir à mes racines. Je voulais remettre ça au premier plan,
et ça m'a tout de suite semblé être la chanson parfaite. Puis ça se prêtait bien à un duo avec
une femme, en collaboration, et à parler à tous ceux qui l'aiment et qui l'écoutent
encore une fois par semaine.
Yeah, fan girl.
Est-ce que ça te met beaucoup de pression finalement de bosser sur une chanson que
tu adores vraiment ? Tu sais, j'ai des potes qui, quand ils retravaillent un morceau,
ils ont un petit peu peur de le casser, tu vois.
Oh carrément. Beaucoup de gens m'ont dit, pourquoi tu fais pas ça ? Pourquoi tu adores
tellement Bob Marley ? Il y a certains morceaux que je ne toucherai jamais. Et puis tu vois,
Why I'm Still a Nove, c'était un classique, c'était quelque chose qui était faisable
pour moi. Il y a certaines chansons que je ne devrais pas gâcher, ni abîmer le
souvenir que j'en ai, tel qu'il est dans ma tête. Il y a plein de gens qui reprennent des chansons,
et pour moi, rares sont ceux qui leur rendent vraiment justice. Quand la chanson est aussi
énorme et aussi bien, qui a besoin d'une version plus ? Il faut trouver la tienne.
C'est un peu délicat quand on essaie de refaire la chanson de quelqu'un d'autre.
On l'a fait avec Why I'm Still in Love, mais pour d'autres, je pense pas que je pourrai.
Mais pour d'autres, je ne pense pas que je pourrais faire, tu sais.
Tu as un nom qui peut être touché ?
Survival par Bob Marley. Un très très épaisseur.
Un morceau vraiment mortel.
Chaque fois que je me dis, on pourrait le refaire. C'est genre, non. Qui va gâcher ça ? Tu vois ce que je veux dire ?
Sa voix, son énergie, et puis le batteur et le bassiste. Barrette, la famille Barrette.
Vous avez une synergie parfaite.
Pour y toucher, peut-être sur une scène en live, mais en enregistrement, ça semble parfois être un sacrilège.
Alors cette chanson, pour moi, non.
Et tu parlais de faire ta propre musique, et c'est exactement ce que t'as fait pendant toutes ces années.
Il y a de nouveaux morceaux qui viennent tout juste de sortir, justement, avec Stoke Ashley.
C'est une artiste émergente en Jamaïque.
Elle est très belle, sexy.
Et elle a attiré mon attention à ce qu'elle disait dans ses chansons, et la façon dont elle chantait.
On avait déjà travaillé ensemble sur une collab pour son album, il y a environ un an et demi,
et j'ai toujours eu en tête de revenir vers elle avec une collab, une nouvelle demande de collaboration.
Et celui-là, il était spécial pour moi, et je ne voulais pas le gâcher en prenant la mauvaise personne.
Je l'avais toujours en tête quand on a commencé à écrire le morceau, et tu sais...
C'est drôle, parce que tu peux le approcher un artiste, il est génial, et tu le veux sur le tips.
Mais soit il n'a pas le temps, soit il ne le sent pas.
Alors, tu vois, il n'est juste pas dans le bon état d'esprit.
Et donc, ça s'est fait comme ça, au bon moment.
Elle avait le temps, elle était dans un bon état d'esprit, elle a accroché au morceau,
elle a aussi ressenti ma présence en tant qu'artiste.
Donc, gros big up à Stoke.
Je pense qu'elle a une très belle carrière devant elle,
et j'espère juste que cette chanson permettra de plus en plus de gens de découvrir sa musique.
Elle est superbe.
Les planètes étaient alignées.
Ou alors, qu'est-ce que tu peux nous dire sur cette chanson ?
Est-ce qu'il y a une ambiance, un mot de particulier d'ailleurs, sa création ?
Sexy, sensuel, romantique, mais aussi superbe dansant et une ambiance géniale.
Allez, on va l'écouter pour vérifier tout ça.
C'est parti.
Ready for the ride et on revient tout de suite.
Paul, ready for the ride.
C'est l'un des titres dont tu as pu parler, Mathilde, avec Sean Paul.
Tout à fait, c'est sa dernière sortie en date.
Je ne te dis pas de bêtises, sa nouvelle collaboration avec Stoke Ashley.
Je ne dis jamais de bêtises.
Suite de l'interview, Mathilde Rénal face à Sean Paul,
dans un petit moment, et rien que pour toi, Mathilde,
juste après la pub, un Britney Spears.
Ah, yes.
Tous les soirs, nous va le soir, de 20h à 22h.
Spears Down de Nova le soir avec Toxic,
c'est un titre que j'ai choisi pour plaire à mon invité de ce soir
qui est ma camarade Mathilde Rénal,
que vous entendez normalement dans l'après-midi,
mais qui nous a fait la gentillesse de rester
pour nous faire découvrir l'interview qu'elle a menée avec Sean Paul.
On écoute la fin, ça te va ?
Ça me va très bien.
Nova le soir.
Ce sont nos derniers instants au studio de Nova avec Sean Paul.
On a découvert sa toute dernière pépite,
une collaboration qui m'est la jamaisique à l'honneur.
Ready for the ride en fit avec Stolk Ashley.
Merci beaucoup d'avoir partagé ce nouveau titre avec nous.
Est-ce que ce morceau veut dire qu'on peut s'attendre
à un nouvel album bientôt ?
Ou est-ce que j'ai un peu trop loin ?
Je sors des singles régulièrement,
en espérant que les gens aient assez d'élan,
ou comment dire, assez d'intérêt
pour que je puisse ressortir un album complet.
Ça fait quelques années que je n'ai pas sorti d'album,
et la raison, c'est qu'aujourd'hui la musique
est bien plus portée par les singles.
Donc tant que ça se passe comme ça,
les singles sortent, moi je me vois aussi
comme un artiste qui fait des albums.
Alors j'ai hâte de me faire mettre.
Je n'ai pas encore d'idées de comment ça s'appellerait,
mais j'espère que d'ici la fin de l'année,
quelques chansons vont se mettre en place
et qu'on pourra sortir un album.
On a trop hâte de découvrir ça.
Merci beaucoup, juste une dernière question pour conclure.
De quoi est-ce que t'es le plus fier, finalement,
dans toute cette carrière incroyable ?
La chose dont je suis fier,
c'est d'avoir réussi à être un artiste populaire,
tout en gardant un bon équilibre avec la vie de famille
et le temps qu'on y consacre.
Les enfants comptent beaucoup pour moi,
ma femme, ma mère.
J'ai perdu ma grand-mère récemment,
elle avait 102 ans.
Enfin, elle allait avoir 102 ans
et elle a eu une vie longue et bien remplie.
Et c'est vraiment très important pour moi.
Donc je suis fier d'avoir pu entretenir
une relation solide avec toute ma famille.
Ah je pensais que t'allais dire le jour
où tu as rencontré Shander Paul.
Est-ce que tu peux expliquer ça très très brièvement ?
Yeah, I am proud to meet him.
Je suis fier de l'avoir rencontré Shander Paul
et est un célèbre joueur de cricket des Caraïbes
et il était très populaire quand j'ai commencé à utiliser ce nom.
Et la raison pour laquelle j'utilise ce nom,
c'est que j'ai un ami avec qui on improvisait
et il m'a dit
et lui, il a dit mon nom comme ça
et tout le monde au studio s'est mis à rire.
Genre tout le monde était là
parce qu'il savait que je m'appelle Shander Paul
mais il l'a juste dit un peu par erreur et c'est resté
et après ça je l'ai fait pour rigoler.
Je l'ai dit dans plein de chansons
je n'avais jamais vraiment rencontré Shander Paul
et puis bien plus tard,
des années après quand je l'ai rencontré
et je lui ai raconté cette histoire,
il m'a dit, wow, je savais bien que tu disais mon nom.
Je savais juste pas pourquoi.
Mais tu vois Shander Paul,
c'est un peu un truc drôle puis c'est resté.
Ah ouais, nous les Français, on n'avait jamais remarqué que c'était
Shander Paul et pas Shun Paul
donc merci pour cette petite explication
et merci de nous avoir accordé ton temps.
Est-ce que tu as un petit mot pour conclure ?
Non, merci beaucoup Paris
à toute la France.
Merci de m'avoir accueillie
et de m'avoir toujours offert votre amour
et j'espère que vous êtes tous bénis
et que vous avez tout ce qui vous vaut.
Merci encore.
Merci infiniment, c'était un honneur pour moi.
Tous les soirs, Novalessoirs
de 20h à 22h.
Shun Paul dans Novalessoirs
grâce à Mathilde Rénal.
Merci mille fois.
Mais merci à toi.
Non, c'est toi.
Vas-y, c'est toi qui raccroche.
Non, c'est toi qui raccroche.
C'est toi qui raccroche.
On continue comme ça combien de temps ?
Je peux continuer au bout.
Ça peut être très très long.
On se fait le 22 minuit.
Mais je crois qu'on ne peut pas,
il y a les grands remplaçants
et Jamie Leche-Lac qui attendent.
On va quand même pas leur prendre leur place quand même
ou les grands remplaçants.
Bah non, jamais de la vie.
Mathilde, comme tu es restée très longtemps,
c'est toi qui as le droit de choisir
le dernier titre de l'émission.
Et bah on va partir sur un truc
qui n'a rien à voir avec Shun Paul
pour changer un petit peu.
Pas de Britney Spears non plus, désolé,
mais Yellow Magic Orchestra que j'adore.
Et juste après, les grands remplaçants.
Les grands remplaçants, c'est maintenant.

A poursuivre

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