Umut Köker : le "Paradoxe", c'est lui
Au programme du score : Paradoxe, le nouveau spectacle d’Umut Köker, humoriste qui démonte les clichés avec autant de finesse que de puissance comique. Entre autodérision, héritage culturel et observation acérée du monde, il transforme les préjugés en matière à rire et à réflexion. Umut Köker répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur nous présente "Le Goncourt des détenus" diffusé sur France 3 le lundi 3 novembre à 23h, un documentaire sur ce prix littéraire unique où des personnes incarcérées lisent, débattent et élisent leur roman préféré.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur nous présente "Le Goncourt des détenus" diffusé sur France 3 le lundi 3 novembre à 23h, un documentaire sur ce prix littéraire unique où des personnes incarcérées lisent, débattent et élisent leur roman préféré.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Bonjour et bienvenue dans le Score, une émission placée sous le signe de la musique,
de la conversation et des paradoxes,
puisque c'est le titre du spectacle d'Oumu de Keuker,
qui nous rejoindra juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Vous le réclamez à Corse et à Cri.
Malo, malo !
Et j'entends du scandé depuis son dernier passage dans l'émission.
Alors le revoilà, le king de l'actu culturel,
le duc déconcère le petit prince des livres.
Malo, le fur de la rédaction de Nova, j'en ai fait trop peut-être.
Comment on ne peut pas prendre la grosse tête avec toi ?
Petit boulard garantie.
Énorme boulard garantie.
Et c'est à toi, Malo.
Aujourd'hui, Charline, je vais en mettre mes lunettes comme à ma première chronique.
Ah, votre livre.
Exactement, par plongée dans les bouquins.
On va parler du Goncourt, mais cette fois des détenus.
Le Goncourt qui sort du droit pour aller direct à freine.
Alors ça a un prix qui est né en 2022, qui se tient chaque automne dans les prisons françaises
et dont Franç Télé diffuse un documentaire à la fois bouleversant et drôle,
qui s'appelle Le Goncourt des détenus,
donc lundi 3 novembre, à 23h sur France 3.
Alors pendant 3 mois, 16 romans à lire, à débattre, à défendre.
Pamela, 21 ans, 4 enfants, Jean-Paul, 23 ans de détention,
mot de bérangère, à mi-pen, des lecteurs qu'on n'attendait pas,
qui redécouvrent leur voix à travers les mots des autres.
Ici Charline, pas de champagne, pas de tapis rouge,
juste des gens qui lisent et qui lisent tout.
Même les passages de description de meubles sur 3 pages.
Ce prix s'inscrit dans l'histoire.
Il y a presque 40 ans, Badinter et Jack Lang signés un protocole
qui garantissait l'accès à la culture en prison.
Parce que oui, même derrière les barreaux,
on reste libre de penser et de râler sur les prix littéraires.
Alors cette année, pour la 4e édition de ce prix,
les détenus lisent 15 romans.
Emmanuel Carrère, Laurent Mauvinier,
en passant par Natacha, Pania, Maria Pourchet.
Ils débattent, votent, défendent leur coup de cœur avec passion.
Et quand on les écoute, on se dit qu'ils sont peut-être
les seuls jurés du Goncourt à ne pas se connaître depuis 50 ans.
Voilà, ce Goncourt-là, c'est celui qui rend à la littérature
son rôle premier, ouvrir les fenêtres quand il n'y a pas de porte.
Mais ça m'a l'air d'être fantastique.
C'est donc, j'imagine que ce sera accessible sur France.tv.
Exactement, dans une semaine diffusée sur France.tv.
Merci beaucoup, Malo, tu reviens quand tu veux,
avec ou sans lunettes, pour parler de ceux qui te souhaitent.
Enfin, tant que c'est dans l'actu culturel,
parce qu'après, je...
Enfin, on va dépasser un autre...
Enfin, bon, tu vois ce que je veux dire.
Bref, Love and Happiness, c'est non seulement ce que je te souhaite,
mais aussi ce qu'on écoute, c'est Signale Green.
Le score, 18h30, 20h,
Charline Roux sur Radio Nova.
Paradox se dit d'une opinion
qui va à l'encontre de l'opinion,
communément admise ou de l'association
de deux faits de deux idées contradictoires.
Il semble communément admis, si je me fie à l'expression populaire,
que le turc est fort.
Et aujourd'hui, ce n'est aucun contre-argument à opposer.
Oui, mon invité en impose dans la vie et sur scène aussi.
Alors pas par la menace, hein, par sa drôlerie.
Parce que les préjugés, ils en fait un sacré récit.
Paradox, c'est le titre de son spectacle
et sans nom, c'est Umut Keuker.
Bonjour.
Bonjour.
Et bienvenue sur Nova, dans le score.
Merci pour votre accueil, merci beaucoup.
Des préjugés sur les femmes sans âge
qui présenteraient des émissions de radio ?
Pas de préjugés, non, toujours bien.
Ouais, il semblerait qu'Umut, ça veut lui dire espoir.
Est-ce que c'est vrai, ou pas ?
Exactement.
Et alors, de fait, est-ce que ça oblige à viser grand ?
Ça te met une petite pression.
Ouais, c'est ça.
Ouais, c'est ce que je dis dans le spectacle.
C'est juste que mon père, il a voulu m'appeler comme ça
parce que c'était une période difficile de sa vie
et que, en gros, j'étais un peu l'espoir de la famille.
Ouais.
Et que je lui disais, bah jouer dans des caves,
c'est pas forcément.
C'est comme un signe d'espoir, quoi.
Il aurait dû m'appeler peut-être succès.
Peut-être que je serai à l'Olympien aujourd'hui.
Bah, attends.
Chaque chose en son temps.
Chaque chose en son temps.
Ouais.
Mais oui, oui, ça te met une pression quand même.
Ouais, mais en même temps,
c'est qu'il y a quelque chose d'heur de l'ambition.
Peut-être, t'as pas le choix, et c'est bien.
T'as pas le choix et t'es nourri.
Moi, je crois au fait que, quand tu donnes un prénom,
ça a un sens.
Ouais, bien sûr.
Porte d'honneur.
Exactement.
Ouais.
Le spectacle s'appelle donc Paradox.
Tu es en tournée.
Tu seras, par exemple, Vendredi,
à Clermont-Ferrand, à la comédie des Volcans.
Tu seras à Brest le 8 novembre, à la comédie du Finistère.
Le 15 a Sorgue, au théâtre confidentiel.
Et tu joues aussi les Jeudi, Vendredi, au métropole à Paris,
quand tu n'es pas en tournée.
Exactement.
Voilà.
On parle du spectacle.
Dans un instant, juste avant,
j'ai acheté 5 titres dans les félistes de Nova.
Pour démarrer, tu as opté pour Fifty Cent.
On écoute In the Club et on en parle juste après.
Toujours en compagnie Doumout Kaker, on parle de ton spectacle Paradox.
Je me suis demandé, les admettre, c'est Paradox.
Est-ce que c'est aussi une manière de séparer la mauvaise foi ?
Un peu aff…
Alors, c'est une bonne question.
On peut séparer la mauvaise foi.
Mais en vrai, je me rends compte qu'en écrivant mes paradoxes,
plein de personnes se reconnaissent avec leur paradoxe.
Et tu vois, c'est un peu…
c'est un peu l'histoire de ma vie que je sais juste de raconter.
Et quand je ressors de ma salle, il y a des gens qui disent,
moi, si j'ai mes propres paradoxes, tu dis qu'en fait,
on a tous les contradictions en nous.
Mais toi, tu les admets.
Ah oui, moi je les admets.
Tu vois ce que tu veux ?
Il y a un truc un peu de pas du tout.
Ah oui, pas du tout, bien sûr.
Moi, je ne suis fait que d'une seule chose.
Et c'est…
Exactement.
Ouais, ouais, c'est vraiment ça.
C'est assumer, quoi.
C'est assumer.
Ok, je suis un ce gars un peu…
tu vois, dans la rue, tu as un peu peur,
mais en fait, tu es le gars le plus doux, quoi.
Alors, le spectacle s'ouvre là-dessus.
Et tu parles beaucoup de la peur.
Alors, des peurs que toi, tu peux avoir,
de la peur que tu crois inspirer aux gens,
tu verras juste avant qu'on rentre là-dedans,
qu'on parle de l'affiche du spectacle.
Tu es tout de noir vétu,
en cuir, et à la main,
une barbapapa rose.
Une barbapapa, ouais.
Ben, c'est un peu…
Tu penses que tu l'as compris, la contradiction.
Ouais, ouais, bien sûr.
Alors, c'est marrant,
parce que quand je joue devant les gens de ma communauté,
ils ne comprennent pas,
parce que pour eux, c'est un visage qui est familier,
donc ils se pointent à une barbapapa,
t'as mis à la fête foraine, tu vois.
Il y a quoi, il y a un grand mythique,
ce qui se passe.
Il y a quoi, qu'est-ce qu'il y a,
tu fais part à personne, en fait.
Mais ouais, effectivement,
c'est un choix qu'on a fait avec Wally,
ma production.
Wally Dya.
Wally Dya.
Avec qui tu as travaillé.
Avec qui je travaille.
Oui, c'est ça.
Parce qu'en fait, tu es un garçon très doux.
Exactement.
Et tu dis avoir une apparence de type qui fait peur.
Exactement.
Je fais peur que quand je parle pas.
C'est quand même très drôle, là,
quand tu es dans le spectacle.
Oui, oui.
C'est-à-dire que tu expliques
que tu ne peux pas rester
sur un mouvement, un endroit.
Oui, c'est ça.
Tu ne peux pas ne pas parler
parce que ça te rend inquiétant.
Exactement.
Alors, ouvrir un spectacle
sur son propre physique,
c'est quand même un morceau de bravoure,
moi, je trouve,
et ça t'est venu de manière immédiate.
Ça me…
Parce que je précise,
pour ceux qui n'auraient pas l'image,
tu es grand,
tu es barbu,
tu es brun.
Ouais, exactement.
Pour ceux qui n'auraient pas l'image,
c'est exactement.
C'est un peu jafar, quoi.
En plus, soigné.
On va dire ça.
On va dire ça comme ça.
Non, je pense que l'auto-dérision,
en fait,
étant donné que j'ai un visage assez atypique,
je pense que c'est aussi ma force
dans l'humour.
Et c'est quelque chose
que j'ai beaucoup nier.
Tu sais, cette apparence,
je pensais toujours être quelqu'un de gentil
qui a inspiré la confiance
et puis c'est ma prof de théâtre
qui ne m'a fait pas du tout, en fait.
Et à ce moment-là,
je me suis plongé un peu
dans l'auto-dérision
et je me suis dit,
tiens, ça peut être marrant,
parce que je vis des situations marrantes.
Ouais.
Ou je suis là, ok,
c'est ouf, quoi,
que je peux faire paniquer quelqu'un,
alors que je ne sais même pas parler,
mais juste le fait qu'il soit
à côté de moi,
ça lui a inspiré toutes les peurs,
tout ce que tu veux, quoi.
Ouais, mais il faut réussir
à en rire, quand même.
Ben, il faut en rire, ouais.
Ben, je pense que c'est comme ça
qu'on désamorce aussi,
parce que les gens,
ils ont des idées dans la tête
et nous, on est là
pour contredire tout ça.
C'est pas un visage
qui est familier,
mais qui le sera très vite,
je pense.
Alors tu l'expliques
tout au long du spectacle.
Tu es turc et kurde,
ce qui déjà est un paradoxe
en soi,
puisque tu en parles
comme d'une zone de conflit,
mais d'un conflit
qui n'intéresserait personne.
Qui n'intéresse personne en France.
Ouais.
C'est pas un conflit,
c'est pas le conflit majeur,
je qualifie ça
de conflit l'idole,
tu vois.
Des fois, je dis aux gens
que tu es turc et kurde,
ils me disent,
ah ouais, tu es turc deux fois.
Donc même eux, ils ne comprennent pas
qu'il y a déjà une différence
entre tu es turc et kurde,
quoi.
Et toute ma vie,
j'ai grandi entre cette dualité.
Ouais.
Mes réunions de famille,
c'était l'ONU, vraiment.
Ouais.
Tu vois.
Mais il y a un truc
qui est très intéressant
dans ta perception
des choses,
c'est-à-dire que
quand tu racontes tout ça,
tu précises assez rapidement
que tout ce que tu vis,
eh bien,
tout ça,
ce sont des jugements
d'adultes
et qu'il y a une vraie différence
avec la perception
que c'est une fois
qu'on est adulte,
c'est le plus grand paradoxe.
On veut être accepté
de tout le monde,
mais on juge aussi tout le monde.
Ouais.
Je trouve ça très paradoxal
de juger les gens
et de se dire,
bon, en fait,
je vais être accepté de tout le monde.
Si toi, tu commences
à juger les gens,
tu penses que tu pars
pas du bon pied, quoi.
Oui, alors que les mômes,
il y a un truc
qui est bon.
Ouais, alors que...
On vend moins binaire,
quoi.
Ouais.
Ouais, les mômes,
c'est bien,
t'es à côté de moi,
t'es marrant,
t'es mon copain,
t'es mon adulte
dans le spectacle
de revenir
sur une enfance
que tu qualifies
en costume
et en mallette.
Et la pression sociale.
Et surtout de parler
de famille,
de communauté
et je dois dire que là,
d'être drôle,
c'est assez beau,
ce que tu racontes,
sur l'idée de la communauté,
sur l'idée de la proximité
entre les gens
que tu côtoies, en fait.
Ouais, c'est gentil.
Et de tes amis.
J'ai grandi
avec beaucoup d'amour.
Ouais.
C'est essentiellement
ce que mes parents,
ils m'ont transmis
comme message.
C'est des gens
vécus, fuis la guerre.
Ouais.
Donc ils ont vu,
je pense, le pire
chez l'humain
et ils ont essayé
de vraiment me transmettre
tout l'amour
qu'ils pouvaient me donner.
Et c'est pour ça
que je vois beaucoup d'amour
autour de moi
et pour moi,
les gens sont l'amour.
Quand tu sors
et que tu vois
quelqu'un à la porte de toi,
tu dis bon,
il y a beaucoup de travail à faire.
Ouais, il y a un petit souci.
Ouais, il y a un gros souci.
Alors je parle d'enfance
en costume et mallette,
c'est pas une vue de mon
esprit, c'est vraiment
ce que tu racontes.
Un costume,
c'était la pression de mon père.
Il disait à mon père,
pourquoi un costume ?
Il me disait,
ben, on sait jamais,
tu trouves un travail.
Tu vois,
c'est d'être toujours
l'enfant parfait,
bien soigné,
pour eux aussi,
être bien habillé.
C'était une chance
que moi, j'avais,
qu'ils n'avaient pas
à leur époque, tu vois.
Et une marque de respect aussi,
j'imagine.
Une marque de respect
vis-à-vis du prof,
parce que dans notre culture,
on respecte énormément
les professeurs.
Enfin, je n'ai pas
le droit à la parole,
quoi.
Tu vois, c'est...
Aujourd'hui,
on vit dans une époque
où je vois des atrocités
où on peut agresser
des professeurs.
Moi,
je m'en rappelle
des réunions qu'on avait.
C'est la moindre erreur.
C'est, madame,
si vous voulez frapper,
vous pouvez le frapper,
quoi.
Tu vois,
j'ai compris,
directement,
que j'avais pas ce pouvoir.
On continue de parler
de paradoxe
dans un instant.
Nouvelle pose musicale,
Nouveau choix,
Dumwood Cucker.
Tu as choisi Justin Timberlake.
Alors...
Parce que je suis un gars sensible.
What goes around comes around ?
Oui,
après,
je vais choisir ce titre.
Je sais exactement pourquoi.
C'est parce que,
dans le clip,
il y avait Scarlett Johnson.
Enfin,
me l'a faire à l'envers.
Vraiment pas.
Je t'ai toujours vraiment pas.
C'est vrai ?
Non, c'est vrai.
C'est par pure romantisme.
C'est par pure mélodie
et c'est un génie de la musique.
Ok.
C'est un génie de la musique.
Allez, je te crois.
Toujours en compagnie
Dumwood Cucker,
on parle du spectacle paradoxe.
Un spectacle
qui bénéficie,
on le disait
de la collaboration artistique
de Walidia.
Comment est-ce que vous vous êtes
prêt ?
Et qu'est-ce qu'il t'a apporté ?
Walidia,
c'est l'alignement des planètes.
Oui.
Vraiment.
C'est le premier spectacle
de stand-up que je vois de ma vie.
Je sais pas du tout
que je vais en faire.
Et puis,
c'est quelqu'un
qui m'appelle
pour un festival
du Mour de jeune talent
à Saint-Denis.
Oui.
Avec qui j'ai une discussion
pendant 15 minutes
et on accroche
immédiatement.
Et
il m'a dit cette parole,
je ne t'oublierai pas.
Et depuis,
on se suit.
Et aujourd'hui,
pour moi,
c'est vraiment
un grand frère.
Oui.
C'est mon mentor.
C'est quelqu'un
sur qui je prends
exemple
sur pas mal de choses.
C'est quelqu'un aujourd'hui
qui me donne confiance
en moi.
Euh...
Qui...
En fait,
qui...
Je sais pas comment dire,
mais il fait sortir
l'artiste.
Oui.
Qui doit sortir de moi.
Étant donné que je suis
très pudique
et que j'ai du mal
avec certains sujets
encore,
je me rends compte de ça.
Ça s'entend pas
forcément dans le spectacle
qu'on y reviendra ?
On n'a pas la même
chose.
On a la création artistique.
Ou à l'idia,
t'as encouragé
aller plus loin
à certains endroits.
Ou à l'idia,
mais dis que t'as à dire
c'est le mot qui m'en appète
tout le temps.
Dis que tu as
à dire,
tu as des choses à dire.
Il faut que ça s'entende.
Voilà les paroles
qui m'en appète tout le temps.
Et c'est ça qui
tourne.
C'est un peu mon mantra.
Je voudrais
que tu nous expliques
ce qu'est
l'éducation
préventive.
L'éducation préventive.
Donc,
tu as bénéficié.
L'éducation préventive,
par exemple,
c'était mon nez.
Voilà,
ma mère disait
mon père disait toujours
que ton long nez
je ne sais pas
pas, on a le même nez
toi et moi.
Mais c'est
ce que je dis dans mon
spectacle.
J'ai un cousin,
c'était un petit gros.
Par contre,
on m'achait pas les mots.
On m'attendait,
elle disait que t'es gros,
t'es gros,
faut que t'arrêtes
de manger.
C'est quoi,
c'est quoi,
c'est paix,
ça devient des seins.
Je vais te passer mes soudifs.
En fait,
je comprends que le temps
qu'on prépare le p'tit
c'est pas forcément
faite de douceur.
Pas faite de douceur
qui est juste faite
de la réalité.
En fait,
c'est une façon
d'être
aussi cache,
mais pour te faire comprendre
aussi
qu'une situation,
ça grave.
Tu vois,
mon petit cousin,
il mangeait beaucoup
et c'est vrai que
à son âge,
c'était pas forcément
quelque chose
de bien pour lui.
Donc,
c'est du cache.
C'est un peu
méditerranéo.
C'est méditerranéo.
C'est pas Montessori,
on est d'accord.
Non,
c'est peut-être pas
un fil de fer
et c'est pas super grave non plus.
Oui, mais je pense pas
que mes parents,
ils ont lui Montessori.
Quand tu fuis la guerre,
t'as pas le temps
de dire des livres froides.
Oui, c'est ça.
C'est un luxe particulier.
C'est un luxe particulier
d'advocation.
J'entends.
Ce qu'on t'entend dire
également sur scène,
qui est une phrase que
moi, je trouve extrêmement drôle,
c'est vous avez réduit
ma culture à un sandwich.
Oui, oui.
Encore une fois,
on prend la culture
des gens
et puis on la réduit
une petite chose.
C'est chiant de dire
que la première réflexe,
c'est un kebab.
Après, je comprends,
on en a mis partout,
on abuse un peu,
mais le pays,
il est immense.
Enfin, moi,
s'il vous plaît.
Il n'y a pas une spécialité
culinaire dans le pays.
C'est le même principe
que d'importe quel plat français
de dire,
vous, c'est ça.
Surtout que culinarement parlant,
c'est vraiment la chose
d'un moins bon
qu'on puisse faire.
De la gastronomie
de Turc et Cure.
Oui, vraiment.
C'est de la street food.
C'est vendu.
C'est 300 millions de kebabs
par an.
Chaque année,
tu imagines.
Oui.
Alors, c'est pas
de l'appropriation culturelle
ce que vous voulez.
C'est vraiment pas grec.
Je fais l'expérience.
Je fais dans un restaurant grec.
J'ai dit, je peux avoir un grec.
Il m'a dit, tu me veux moi,
je t'ai la pas du tout.
Donc, c'est vraiment pas grec.
Il y a un truc
que tu dis aussi
et que je trouve assez terrible,
même si la manière
de l'amener
est évidemment extrêmement drôle,
c'est que tu expliques
qu'il n'y a pas de Turc
dans l'effet d'hiver
pour une seule et bonne raison,
qui est que quand c'est
retranscrit
dans les journaux,
c'est peinture, c'est un arabe.
C'est un arabe.
Oui.
Et ça, oui.
Le constat est terrible.
Le constat est terrible.
Ça nous arrange nous,
notre communauté.
Parce que du coup,
on n'est pas tous les pauvres arabes.
Ils prennent tout en ce moment
sur eux, mais oui, effectivement.
Encore une fois,
si tu ne fais pas la différence,
si tu ne veux pas savoir
ce que c'est la culture
de quelqu'un
et tu penses que c'est
juste un kebab,
tu ne vas pas faire
la différence entre moi
et quelqu'un
d'une autre origine quelconque.
Tu nous fais donc la géopolitique
du kebab
et tu vas bien raison.
Exactement.
Non mais c'est vrai.
Alors justement,
quand on entend ce genre de chose,
à quel moment
t'arrives à tirer le truc
de manière à ce qu'il devienne drôle ?
Parce que moi,
quand la manière dont je le dis,
c'est sordide,
de le dire à plat comme ça.
Parce que j'ai compris que
quand tu as une vie remplie
de drames et de choses un peu négatifs,
tu sous-poudres ça
avec du rien.
Et c'est comme ça
que j'essaye de me dire,
OK, si on peut désamorcer
aujourd'hui quelque chose,
il faut le faire avec le rien.
Oui.
Tu vois,
il n'y a pas besoin d'être agressif,
il n'y a pas besoin d'être violent.
Je pense que toi,
tu te manques de moi,
mais moi je vais prendre ta moquerie
et je vais la retourner
dans quelque chose
qui va me permettre
de faire rire les jours.
Alors je le disais,
on parle des liens de la famille,
on parle de grandir,
on parle de préjugés
et j'arrive au moment
où j'amorçais la question
de la pudeur.
Tu parles aussi
vie privée,
coupe,
de la nullité
des mecs
en matière de conseil
et d'un business
très particulier.
Alors voilà un sujet
dont moi,
j'ai assez peu entendu
parler sur scène
à savoir l'épilation des hommes.
L'épilation des hommes.
Tu sais,
c'est quelque chose
qu'on fait,
c'est une activité
que chacun
fait.
Mais les mecs,
on parle pas.
Ils en parlent pas,
c'est triste,
alors qu'un homme
il peut parler de
plein de choses.
Mais dès que tu parles
de ça,
ça fait partie
des sujets
que Wally t'a encouragé
à pousser en disant
bah vas-y,
ce n'est pas pudique là-dessus.
En fait,
ça,
pas forcément Wally
de maitripe.
En fait,
j'ai envie de faire comprendre
aux gens aussi
que ce n'est pas parce qu'on
en bat d'une tour
qu'on va forcément parler
de ce que ils pensent.
Et bien sûr,
on parle d'épilation.
Bah oui,
on parle d'épilation,
on va parler de tout sujet
là.
Et que ça sort
de la bouche d'un mec
comme moi,
je ne sais pas pourquoi,
ça surprend.
Et c'est ça
qui me surprend.
Honnêtement,
que ça sort
de la bouche d'un mec
tout court.
Moi,
je n'ai pas entendu
beaucoup d'hommes.
Il faut assumer.
Chaque fois qu'elle monte
sur scène,
elle parle de sexualité.
C'est quelque chose
qui m'énerve,
parce qu'on parle
de ce qu'on veut déjà.
C'est nous des artistes.
Mais pourquoi pas nous?
Pourquoi pas nous,
les gens?
On peut assumer aussi
cette part de nous
qui,
je trouve,
ça ne fait pas
du tout efféminé.
Mais c'est même pas
la question.
J'ai l'impression
que les gars,
ils ont un truc de
non,
on ne parle pas de ça.
On va parler de ça
et on va se donner
des bons conseils
parce que j'en peux plus.
Des bons conseils
pour les gens qui
sont plus spectacles.
Exactement.
Exactement.
On se rasse tellement
des faibles.
Ça faut le souligner.
Dans un instant,
je t'ai proposé un petit jeu.
Drôle pas drôle.
Je te soumets des gens.
Je te les fais écouter.
Tu me diras
si il te ferait un rire
ou pas.
On écoutera
aussi Nass
et ça,
ça se sera
juste après la pub.
Le score
sur Nova
Charline Roux
Nova
Nass sur Nova
If I rule the world
le choix
d'Oumu de Cacar
l'invité du score
aujourd'hui,
pourquoi ce titre ?
Parce que c'est un titre
avec lequel j'ai grandi
qui m'a inspiré.
Si je dirigeais le monde.
Oui, mais...
Ça, quand on s'appelle
l'espoir,
au bout d'un moment,
d'un peu plus.
Exactement.
L'espoir de diriger le monde.
Non, c'est parce que
c'est un texte rempli
d'amour
et de pas mal d'espoir.
Tu n'es pas en train
de nous dire que
t'as des ambitions politiques ?
J'ai aucune ambition politique.
Tu as vu ma tête.
Tu penses que je vais
réussir en politique ?
Ça me fait plaisir.
J'aimerais bien.
Je te l'ai dit
juste avant qu'on écoute
Nas,
j'ai un petit jeu à te proposer.
Vraiment très simplement
drôle, pas drôle,
des extraits.
Tu me diras ce que t'en penses.
On va démarrer
par un monologue
de l'émission
Saturday Night Live,
un monologue dans lequel
il est question
des incendies
qui vont ravager
Los Angeles.
Ok.
Le jour d'aujourd'hui,
ils ont dit que ces écrits
sont la plus
expérience
de la tragédie
naturelle.
Ils ont dit
que c'est la plus
expérience
qu'est-ce qui se passe
dans l'histoire de l'Université.
Et tu veux savoir
pourquoi je pense que c'est
parce que les gens
dans l'L.A.
ont de bonnes choses.
Je pouvais prendre
40 000 écrits
en Mississippi
pour 600-700 $.
De la différence
de budget entre Los Angeles
et le Mississippi,
c'est un monologue
signé
Def Chapelle.
Trop fort.
Trop drôle.
Il fait partie
de ton panthéon d'artiste.
Ouais, c'est vraiment
un artiste
qui est là
depuis très, très longtemps
et qui, je crois,
qui inspire vraiment
tous les stènes de peur.
Ouais.
Ouais, et même des rappeurs
parce que je retrouve
des fois de temps en temps
des punches.
Ces angles
qui sont repris
dans certains morceaux drames.
Tu l'as vu sur scène
déjà?
Je l'ai vu sur scène,
ouais.
Deux fois, ouais.
Une fois à Paris,
une fois à Amsterdam
et c'est quelque chose.
Petite claque
à chaque fois?
Euh...
Pas à Paris
parce qu'il est
encore en train de rôder.
Ouais.
Juste le fait
de le voir,
c'est un peu impressionnant
qui est statique
et qui a une aura
qui te...
Ouais.
qui te transcende,
je veux dire,
c'est comme ça.
Tu l'écoutes, quoi.
C'est limite un homme politique,
c'est vrai.
L'arena,
ça te fait rêver?
Euh, j'aimerais bien, ouais.
Ouais.
J'aimerais bien faire un...
je crois que...
Alors j'aime beaucoup
les comedy clubs.
Ouais.
Mais je me sens
très à l'aise
dans les grandes salles.
Ça me permet de...
de me libérer,
tu vois.
Dans les comedy clubs,
comme les gens sont proches,
tu peux pas faire
trop grand mouvement.
On a fait la Jada,
c'est vrai.
Ouais, bien sûr.
C'est vraiment quelque chose,
quoi.
Extrait suivant,
nous sommes
à la soirée des Oscars
de 2022,
il se passe ceci.
Jada, j'adore vous.
J.I. Jane,
2.
Je ne peux pas attendre.
C'est vrai.
C'était une bonne chose.
OK.
Chris Rock
qui fait une blague
sur la coupe
de cheveux
de Jada Smith,
la femme
de Will Smith.
On sait ce qui s'est
passé après,
Will Smith s'est levé.
Oui.
2 analyses à te demander.
1.
Est-ce que Chris Rock est drôle?
Et 2.
Est-ce qu'on peut aller tarter
quelqu'un pour une blague?
Chris Rock et
Chris Rock, Dave Chappelle,
ça fait partie.
C'est pour moi,
c'est la même élite.
C'est des gens qui inspirent.
Donc,
et j'ai écouté son blague,
c'était vraiment
très drôle.
Se lever pour aller mettre
une claque.
Surtout que j'ai revu
les images en préparant
les missions.
Là,
au moment où il fait cette blague,
Will Smith,
c'est il là,
dans la salle.
Bien sûr.
On a l'impression un peu
que c'est un peu
une blague.
Mais tu te lèves pas pour...
Mais ça, c'est...
On ne t'a pas pour une blague.
Il y a une humoriste
qui disait que les gens
qui ont le plus d'ego
sont les acteurs.
Ils ont tellement d'ego
qu'ils ont l'ego de se lever
pendant une cérémonie
à aller mettre une claque
à quelqu'un.
Et je pense que c'est
juste une question d'ego
là, à ce moment-là.
Oui.
Tu vois, je pense
qu'il n'a pas compris,
peut-être même Will Smith
qui s'est passé,
s'est levé d'aller la claque.
Mais tu mets pas
une claque à un humoriste,
quoi.
Tu mets pas une claque
à un humoriste,
c'est une violence inouïe.
Et tu le sais,
tu le connais,
il se fréquente.
Je trouve ça vraiment
trop bizarre.
OK.
Autre extrait.
Le comédien américain,
le regretté Richard Pryor.
Alors là,
j'ai pareil double entrée.
Je sais que c'est
un garçon qui te fait
beaucoup rire.
Et ce qui me permet
de t'entendre de toi
du rapport que tu entretiens
avec ton public.
Parce que là,
il est en train de dérouler
le début de son spectacle
où il explique qu'il a arrêté
de boire et il se fait
immédiatement interpellé
par un des membres
du public.
Oui.
Alors moi,
tu vois,
j'ai la chance de,
ça parle pas beaucoup.
Oui.
Parce que je pense
que quand je monte
sur scène,
il y a un peu
ce truc de,
la plupart des gens,
ils sont un peu impressionnés.
Ça, j'ai de la chance
qu'il y a des gens
qui interviennent pas
immédiatement.
Ils interviennent
dans ce rapport
avec les gens.
Enfin,
ça dépend
comment tu interviendras.
Je pense que c'est
notre métier
de parler avec les gens
de casser ce quatrième mur,
d'aller vers eux,
qui viennent à nous,
qui des fois interronnent
le show.
Je sais pas,
quelqu'un,
il lance une connerie,
on peut toujours rebondir
dessus.
Et puis,
moi, j'aime les gens.
Je te jure,
ça me dérange pas.
À partir,
c'est redondant,
c'est redondant
et ça fait chier,
tout le monde.
Là, c'est autre chose.
Si, si, très bien.
Et Richard Pryor,
c'est un artiste
que tu as découvert
dans quel cirque,
Richard Pryor.
Tu es presque de la
génération,
vraiment bien après.
C'est une référence
généralement
pour les stades de peur
qui sont vieux que toi.
Je suis un grand,
en fait,
je suis amoureux de ce métier.
J'ai un amour vis-à-vis.
Je suis un passionné.
Et c'est comme
quand tu découvres,
je sais pas,
moi du rap,
tu vas commencer
avec ta génération.
Ta guiquée,
donc en fait.
Je suis beaucoup guiquée.
Et Pryor,
c'est le premier
dans les États-Unis
en avant
et qui en a parlé
entre lui et la communauté
blanc.
On va dire ça comme ça.
Et sur ça,
c'est très inspirant.
Dernier extrait,
on est à la cérémonie
des Golden Globes
et cette fois,
c'est l'année 2020.
It was a big year,
it was a big year
for paedophile movies.
Surviving our Kelly,
leaving Neverland,
two popes.
Shut up.
Shut up.
I don't care.
I don't care.
Ricky Gervais
qui passe Hollywood
à la sulfateuse,
vraiment de manière
visiteurale.
Ouais.
Pour moi, c'est une masterclass.
Alors l'exercice du roast,
parce que là clairement,
c'en est un.
Très étonnant,
c'est qu'il le roast
à peu près.
Tout l'assemblée.
C'est un exercice
que tu aimes bien, toi.
C'est un exercice.
Regarder ou pratiquer.
Alors,
j'en pratique
parce que j'ai grandi
dans un quartier
et le roast,
c'est l'essence même des quartiers.
Je ne fais pas
dans mon spectacle.
Ouais.
Parce que j'ai quand même,
je sais pas pourquoi
les gens sont là,
pourquoi ils sont ici.
Ils sont pas bien.
Je vais pas aller chercher
les gens
pour aller les roster.
Par contre, si quelqu'un me roast,
je compte volontiers.
Ouais.
Avec grand plaisir,
tu vois.
Ouais.
Avec grand grand plaisir.
Avec des gens qui te...
Ouais.
Ricky Gervais, c'est...
Tu vois, c'est un exercice
qui est très dur
en tant qu'humoriste
de présenter
quelque chose de Golden Glove,
dans un truc
qui n'est pas du tout
dans notre catégorie.
Et puis, c'est un monsieur
avec Dzeofis
et tout plein de séries
qui l'a écrit
très inspirant.
Bingo.
Bingo, allez.
Nouvelle pause musicale
dans le score.
On écoute
Tyler,
The Creator
avec Ofquay.
Dr Dre,
What's the difference,
le choix
de Maud Coquere,
l'invité du score
aujourd'hui,
pourquoi Dre ?
Parce que Dre,
c'est le plus grand
producteur,
je pense que le rap
est connu.
C'est un monsieur
qui me passionne de...
c'est l'amour
qu'il a pour la musique.
Ouais.
Et cet amour
qui te transmet
et c'est quelqu'un
qui aime vraiment
la musique
parce que quand
tu entends
même les sombres
de Dre,
il y a des inspirations
de musique turque.
Donc,
c'est vraiment un amoureux
de la musique
et je pense que c'est
un monsieur
qui a réussi
à prendre des artistes
et à en faire
des grands artistes.
Ouais.
Ouais.
Et ça,
il y en a très peu
dans l'industrie musicale,
des passionnés comme lui.
T'écoutes de la musique
quand t'écris ?
Tu arrives,
ou t'as besoin
d'un silence absolu ?
Non, non.
Je mets toujours
un petit fond.
Alors, ça peut m'arriver
d'écrire dans le silence,
etc.
Un petit fond de...
Peu importe, hein.
Là, il y a du rap
mais ça peut être
du jazz.
Ça dépend de mon mood, en fait.
T'as une discipline
d'écriture particulière ?
Est-ce que j'ai une discipline
tous les jours ?
Ouais.
J'écris tous les jours.
J'essaie d'écrir
tous les jours.
Pour bouger paradoxe,
le spectacle actuel
ou pour un spectacle d'après ?
Pour tout.
Ouais.
En fait,
l'écriture,
c'est comme une vidange.
Ouais.
Nos esprits sont
remplis de mots.
Il faut vider ces mots.
Peu importe ce que tu as écrit
sur la feuille,
aucun sens.
Il faut que tu vides ces mots
pour qu'il y ait des...
Excuse-moi.
Des nouveaux mots
qui puissent apparaître
dans ton cerveau.
Ça soit un peu plus frais.
Donc tu veux dire que t'es écrit
aussi parfois des choses
qui ne sont pas destinées
à la salue ?
Oui.
Des fois, j'écris
ce que je pense.
Je me réveille un matin.
Aujourd'hui, ça va.
Je sais pas
ce que je vais faire
dans ma journée.
Des fois, j'écris.
Je sais même pas
pourquoi j'écris.
Et tu fais quoi
de ces textes-là ?
Rien.
Je les...
Des archives ?
Ouais.
C'est la même chose.
Intéressant.
Ouais.
Je voudrais qu'on revienne
un instant sur ton parcours.
Tu as fait des études brillantes
en communication et design UX.
Ouais.
Alors, j'ai fait des recherches.
Ouais.
J'ai essayé de comprendre
le vocabulaire employé
pour...
C'est dur.
Donc je préfère te demander,
en fait.
Alors, c'est...
Le terme exact,
c'est User Experience.
Ouais.
C'est...
En fait, c'est comprendre
la psychologie de l'utilisateur.
Ouais.
En fonction de l'outil
qui l'utilise.
La qualité sur le web.
Mais ça m'est arrivé,
par exemple,
de travailler pour un GPS.
Ouais.
Puis une voiture
pour que ça soit
la façon la plus simple de...
En fait, on réfléchit à ça.
Rendre la...
Comment dire ?
On a une demande client
et on doit rendre la vie
un peu plus facile aux gens,
quoi.
C'est tout.
En fonction de la demande.
C'est pas inutile non plus,
j'imagine,
quand on est sur scène.
Bien sûr.
Améliorer l'expérience client.
Exactement.
Et puis,
l'observation,
comprendre le comportement
des gens.
Tu sais, aujourd'hui,
on utilise tous les mêmes outils,
mais on a quasiment tous
les mêmes réflexes.
Donc,
ouais, c'est une forme
d'observation.
C'est la même chose.
Est-ce que tu sais,
dès les premières minutes,
si un spectacle
va bien se passer ?
Non.
Alors, moi, tu parles de...
Ouais, ouais.
Ah, de moi ?
Ah, oui.
En entrant sur scène,
je sais pas,
est-ce que t'as une vibe
qui t'indique ?
Alors, en général,
souvent,
tu te fies à la première partie.
Ouais.
Donc, tu te dis,
ok, c'est la première partie,
ça rigole,
c'est que les gens,
ils vont rigoler.
Après, des fois,
c'est traître,
parce qu'ils ne rigolent pas
forcément la première partie,
ils rigolent à toi,
parce qu'ils sont venus te marquer.
Ouais.
Mais en général,
tu sais,
après, il y a des endroits
où tu te dis,
ah, je pensais,
finalement, non.
Finalement, ils sont trop bien.
C'est juste moi
qui m'ai donnée une image.
Ouais.
Tu vois,
qui essaie de calculer
l'ambiance.
Mais en général,
on sent.
Quand les gens rentrent
dans une salle et parlent fort,
c'est déjà bon signe.
Alors, comment est-ce qu'on
passe d'un bac plus 5
dans un domaine
?
Je pense que c'est...
Je sais pas comment dire,
mais c'est le questionnement
d'une vie.
Moi,
la question que je me posais,
c'est ce que je vais me plaire
d'un bureau toute ma vie.
Ouais.
Non.
La réponse était clair et net.
Et puis,
la scène,
c'est quelque chose
qui m'a toujours animé.
Je me suis dit,
pourquoi pas ?
Puis j'ai essayé une fois.
Puis j'ai eu des papillons
dans le ventre.
Comment ?
C'est genre,
j'étais dans un kiff
et je ne sais pas,
en fait, c'est ça que je veux faire.
Mais t'avais fait du théâtre
qui faisait du théâtre classique.
Et moi,
j'étais un peu...
Oh,
moi, je ne suis pas du théâtre
parce que j'ai cette mentalité
de quatre quartiers.
Et finalement,
il m'a dit, viens,
je vais t'intéresser au théâtre,
mais à ta façon.
Donc il me donnait des cours
un peu tout seul.
Ouais.
Ou il me disait,
bah tu veux faire du stand-up,
par exemple,
bah vas-y, viens, on essaye.
Et il m'a fait aimer le théâtre.
Et t'as joué des textes
classiques quand même,
il a réussi.
Il m'a fait jouer des textes
classiques.
Il me disait que tu prends ce texte
et t'étais chez toi.
Et tu vois,
il me corrigeait,
il me disait,
tu ne tournes jamais le dos
au public,
tu parles comme ça,
tu t'exprimes comme ça.
Et après,
il m'a intégré dans le cours
de théâtre.
Et puis après,
j'ai pris des petits cours
comme ça pendant six mois.
Donc merci,
monsieur Guérin.
Merci, monsieur Guérin.
Mais ça,
on ne me dit jamais
assez merci aux professeurs.
Ah ouais,
parce qu'on parle souvent
des mauvais professeurs.
Ouais.
Mais on ne parle pas
des professeurs
qui nous inspirent.
Ça,
c'est un peu dommage.
On pleut tout le temps.
Ouais, c'était tout le temps.
Et que du bouche à oreilles.
Et ça, c'est...
T'as tracté?
On a tracté 20 minutes.
Ouais.
Vraiment au début,
parce que c'est le producteur.
Il faut tracter,
parce qu'il y en a non plus.
Ouais.
Mais je suis très content,
il y a eu du bouche à oreilles,
ça fonctionne très bien,
Vignon.
Donc des fois,
on sortait d'une autre salle,
on disait,
ah, on m'a parlé de ton spectacle,
tu vois.
Première expérience pour moi,
je suis très content
d'avoir joué à Vignon
parce qu'en fait,
je m'en rends compte
qu'il est forcément conquis.
Ouais.
Et qu'il ne s'identifie pas
du tout à moi.
Donc je joue à des gens
qui ne comprennent pas
ce que je suis en train
de vraiment dire,
tu vois.
Et qui sortent du spectacle
et qui ont une image
différente.
Des gens qui peuvent rentrer
dans des quartiers,
des mecs qui ont la tête
que moi.
Et ça, c'était vraiment
une expérience très ange,
je sens.
Je suis contente
d'avoir fait à Vignon.
J'ai vu aussi,
alors non pas sur ton CV,
mais sur des sites dédiés
que tu avais tenu,
quelques rôles
dans des courts métrages,
en des séries.
Ouais.
Le film où je meurt.
C'est ça ?
2024.
Non, c'est pas ça.
C'est pas ça
qui a retenu mon attention.
C'est un...
Téléfilm,
avec Pascal Helvet,
Thierry Godard,
comment y es-tu crédité ?
Tu sais comment tu...
Non.
Ou Mood Cocker,
et le nom de ton rôle,
c'est...
C'est quoi ?
Le Turc.
Ah, OK.
C'est bien.
C'est franchement
France 2.
Qu'est-ce que tu veux
que je te dise ?
On m'a...
On m'a proposé,
je sais plus comment il s'appelle,
mais c'est quelqu'un
qui est en contact,
qui avait besoin de quelqu'un
pour un rôle,
et puis moi,
à ce moment-là,
je faisais rien,
et puis c'est à l'époque
où t'es pas intermettant,
donc tu prends le cachet,
quoi.
Et finalement,
j'ai fait le mort
longtemps
dans la forêt,
et franchement,
c'est pas facile
de jouer le mort, en fait.
Non.
Non.
Les gens, ils pensent
que tu t'allonges,
tu dors.
Mais non.
Je suis sûr que c'est horrible.
Bah oui.
Dans une forêt, en plus.
Tu peux pas respirer
quand la caméra est sur toi,
je dois pas bouger.
C'est horrible.
C'est horrible.
Alors, ceci étendu,
je parle pas forcément
de cette expérience-là,
mais c'est un truc que t'aimerais renouveler.
Bien sûr.
Cinéma, série, ouais.
Ça fait partie
de ma culture.
Pour moi, il faut toucher.
Le stand-up,
c'est un art
qui s'ouvre
à toute haute forme d'art.
Et je pense que le cinéma,
il faut me le dire souvent,
t'as la tête,
tu devins jouer à des rôles,
etc.
C'est pas des directeurs de Casting
qui me disent ça,
mais c'est des gens.
J'y pense au cinéma.
Je pense que c'est aussi
un sonzovanarchie à la française.
Pourquoi pas.
Ça passerait bien, ouais.
Il en est question
dans le spectateur paradoxe.
Un petit viking.
On s'en passant.
Un petit viking.
Ouais, exactement.
Nouvelle pause musicale
dans le score.
On écoute Steve Lacey
avec Bad Habit.
Le score
jusqu'à 20 heures
sur Radio Nova.
I am sur Nova
née sous la même étoile
dans la playlist
Doumout Cooker.
Pourquoi ce titre ?
Parce que ce titre
résume bien
l'égalité
des chances
qu'on n'a pas
dans notre pays.
Ouais.
Et je pense que
quand t'écoutes ce son
et...
ça permet mieux de
situer, en fait,
de comprendre qu'en fait, ouais,
on n'est pas tous nés
sous la même étoile.
On n'a pas tous les mêmes chances
et que
quand tu viens d'un certain endroit,
il faut en faire 2, 3 fois plus.
C'est limite des fois un bug.
Des fois, je me retrouve
à des endroits.
Ouais, je me dis
que j'ai de la chance d'être là.
Tu vois, de parler dans ce micro
face à toi.
Je m'en compte que
quand je regarde
la vie
de mes potes
avec qui j'ai grandi
et là, au moins, j'en suis, franchement,
je peux remercier
la chance que j'ai.
Et le travail peut-être
aussi un endroit
j'aimerais bien.
Le travail,
en fait, tu sais,
si on rentre
dans ce genre de choses,
en fait,
quand tu prends la vie
de chacun
et que tu vois les problèmes
qu'il y a
au sein de leur famille,
moi je me dis
que j'ai eu de la chance
de mes parents
qui m'ont donné énormément
d'amour
et que j'ai pu me concentrer
aussi sur mes rêves.
Mais quand t'es
dans une famille,
on te coupe ton
tes espoirs,
on te fait comprendre
que la vie,
c'est pas forcément rose.
Je pense pas
que t'as les mêmes
perspectives
d'évolution.
Retour à un petit peu
de légèreté,
si tu le veux bien.
C'est le questionnaire
musical de l'émission.
L'idée, c'est
que tu réponds
du tac au tac.
Je n'ai pas le droit
de te demander
de commenter.
Je n'ai pas le droit
de te juger.
Ça fait appel
à des souvenirs.
Est-ce que t'es prêt ?
Ok.
Je dois tâcher un commentaire
dessus.
Tu peux, si tu veux,
t'es pas obligé.
Le titre qui symbolise
le mieux l'enfant
soit en tout cas la tienne.
La mienne ?
Ouais.
Je pense
que c'est
Lucoufa
itinéraire d'un
blé d'art
devenue banueuse.
Très bien.
Le titre de ton adolescence.
Le titre de mon adolescence.
Bouba.
Bouba au bout
de mes rêves.
Ton hit
de karaoké
si tout soit tu pratiques.
Je ne pratique
pas le karaoké.
Mais si tu devais.
Si je devais,
je ne sais pas.
À l'idée,
c'est de prendre un truc
un peu ambitieux.
Ouais.
Là, c'est le but, je crois.
Ouais, je ne sais pas.
Moi,
je serai plus karaoké.
Genre,
musique ture, quoi.
Allez.
Je serai plus
sur du Hamet Kaia.
Ok.
Très bien.
Tous ces sons.
Le titre
qu'on serait peut-être
surpris de trouver
dans tes playlists.
Tu peux trouver du
Matt Pokora.
Ah, voilà.
Ça, ça me surprend.
Ça, ça te surprend.
Matt Pokora,
à une époque,
je ne sais pas si
tu es au courant,
mais il a fait
beaucoup de
des productions
avec Ryan Leslie,
Tim Balland.
Donc, c'est un Matt Pokora
qui chante en anglais.
En fait,
c'est là,
je me suis rendu compte
que malheureusement,
des fois,
quand on chante en français,
ça n'aide pas.
Et en fait,
quand tu l'écoutes
en anglais,
j'ai fait écouter
à mes potes.
Ryan Leslie.
Le titre
qui te propulse
immédiatement
sur la piste de danse.
Waouh.
Alors, je ne danse pas, moi.
Non, allez.
Les vraies musiques
qui me font danser,
c'est les musiques turques.
C'est le halaye,
ça s'appelle.
Ok.
C'est nos danses
en ronde.
Voilà.
Moi, dès que tu mets
un peu de tambour,
un peu de truc,
ça y est.
Est-ce qu'il te fait
sortir de la piste de danse?
Ce qui me fait sortir
de la piste de danse,
plein de choses,
je crois.
Je suis
là.
Qu'est-ce qui te fait ça?
Allez, Diame, c'est la boulette,
par exemple.
C'est vrai?
Je te jure,
je sors de la boulette.
Ah, vous?
Ah, ouais.
Moi, ça me fait pas danser.
Ah, ouais.
Je comprends.
Moi, ça me fait bugler
avec les branleurs.
Moi, je comprends la
boulette.
Mais moi, je suis là.
Juste pour pouvoir
qu'elle est le...
Jean-Marine,
juste parce que ça fait zizir.
Tu vois,
c'est juste un plaisir
collectif de pouvoir y aller.
J'ai compris.
Non, non.
Moi, la...
Ok.
Je ne juge pas.
Je ne juge pas, je crois.
Ni au cinéma,
ni sur scène,
ni sur album,
ni sur rien du tout.
Je n'ai pas d'inspire
comique musicale.
Ok.
Aucun souci.
Et enfin, catégorie pénible,
la chanson dont un mal de chien
a te débarrassé
une fois que tu l'es en tête.
Il y en a plein.
Ouais.
Généralement,
c'est Lyôme Aum.
Ouais, c'est Lyôme Aum.
Ouais, c'est Lyôme Aum.
La générique de trucs
qui reviennent
après qu'on se régule hier
dont tu veux plus.
Je n'en ai pas
dans ma tête,
mais je crois qu'on a
sa première musique,
pas la nouvelle.
Ça va,
c'est parce qu'il n'y a plus
des agréables à écouter.
Mais là, je suis là.
Ouais, c'est pas désagréable,
mais c'est le fait que ça soit
redondant.
Alors, ta musique est incroyable.
Mais tu vois,
c'est à force d'écouter,
d'écouter, tu dis.
Ouais, c'est bon.
Ah, c'est quoi,
en bonne organisation.
Ah oui.
Qui est une musique incroyable.
T'arrives dans des booms
dans le var
et c'est genre
mettre la musique
et regarde,
c'est pour toi,
c'est fini.
Ouais, déjà,
qu'est-ce que tu fais
à des booms dans le var ?
Pardon.
C'est la tournée,
qu'est-ce que c'est.
On n'est pas encore
dans les boîtes,
on traîne dans les booms.
Carré-Vip en booms.
La tournée d'Omoud Cocaire
avec paradoxe
passera notamment
le 16 novembre.
Par Marseille,
Espace Julien,
tu seras aussi les 2
et 3 décembre
à la compagnie
du Café Théâtre de Nantes.
Et je le rappelle,
tu es les jeudi
et vendredi
au métropole
à Paris.
Merci beaucoup
d'être passé
par ce studio.
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?
Écoute,
que de l'espoir.
Voilà,
on va rester là-dessus.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
Et il est grand temps
de retrouver David Blot
et le Nova Club.
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Bonjour et bienvenue dans le Score, une émission placée sous le signe de la musique,
de la conversation et des paradoxes,
puisque c'est le titre du spectacle d'Oumu de Keuker,
qui nous rejoindra juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Vous le réclamez à Corse et à Cri.
Malo, malo !
Et j'entends du scandé depuis son dernier passage dans l'émission.
Alors le revoilà, le king de l'actu culturel,
le duc déconcère le petit prince des livres.
Malo, le fur de la rédaction de Nova, j'en ai fait trop peut-être.
Comment on ne peut pas prendre la grosse tête avec toi ?
Petit boulard garantie.
Énorme boulard garantie.
Et c'est à toi, Malo.
Aujourd'hui, Charline, je vais en mettre mes lunettes comme à ma première chronique.
Ah, votre livre.
Exactement, par plongée dans les bouquins.
On va parler du Goncourt, mais cette fois des détenus.
Le Goncourt qui sort du droit pour aller direct à freine.
Alors ça a un prix qui est né en 2022, qui se tient chaque automne dans les prisons françaises
et dont Franç Télé diffuse un documentaire à la fois bouleversant et drôle,
qui s'appelle Le Goncourt des détenus,
donc lundi 3 novembre, à 23h sur France 3.
Alors pendant 3 mois, 16 romans à lire, à débattre, à défendre.
Pamela, 21 ans, 4 enfants, Jean-Paul, 23 ans de détention,
mot de bérangère, à mi-pen, des lecteurs qu'on n'attendait pas,
qui redécouvrent leur voix à travers les mots des autres.
Ici Charline, pas de champagne, pas de tapis rouge,
juste des gens qui lisent et qui lisent tout.
Même les passages de description de meubles sur 3 pages.
Ce prix s'inscrit dans l'histoire.
Il y a presque 40 ans, Badinter et Jack Lang signés un protocole
qui garantissait l'accès à la culture en prison.
Parce que oui, même derrière les barreaux,
on reste libre de penser et de râler sur les prix littéraires.
Alors cette année, pour la 4e édition de ce prix,
les détenus lisent 15 romans.
Emmanuel Carrère, Laurent Mauvinier,
en passant par Natacha, Pania, Maria Pourchet.
Ils débattent, votent, défendent leur coup de cœur avec passion.
Et quand on les écoute, on se dit qu'ils sont peut-être
les seuls jurés du Goncourt à ne pas se connaître depuis 50 ans.
Voilà, ce Goncourt-là, c'est celui qui rend à la littérature
son rôle premier, ouvrir les fenêtres quand il n'y a pas de porte.
Mais ça m'a l'air d'être fantastique.
C'est donc, j'imagine que ce sera accessible sur France.tv.
Exactement, dans une semaine diffusée sur France.tv.
Merci beaucoup, Malo, tu reviens quand tu veux,
avec ou sans lunettes, pour parler de ceux qui te souhaitent.
Enfin, tant que c'est dans l'actu culturel,
parce qu'après, je...
Enfin, on va dépasser un autre...
Enfin, bon, tu vois ce que je veux dire.
Bref, Love and Happiness, c'est non seulement ce que je te souhaite,
mais aussi ce qu'on écoute, c'est Signale Green.
Le score, 18h30, 20h,
Charline Roux sur Radio Nova.
Paradox se dit d'une opinion
qui va à l'encontre de l'opinion,
communément admise ou de l'association
de deux faits de deux idées contradictoires.
Il semble communément admis, si je me fie à l'expression populaire,
que le turc est fort.
Et aujourd'hui, ce n'est aucun contre-argument à opposer.
Oui, mon invité en impose dans la vie et sur scène aussi.
Alors pas par la menace, hein, par sa drôlerie.
Parce que les préjugés, ils en fait un sacré récit.
Paradox, c'est le titre de son spectacle
et sans nom, c'est Umut Keuker.
Bonjour.
Bonjour.
Et bienvenue sur Nova, dans le score.
Merci pour votre accueil, merci beaucoup.
Des préjugés sur les femmes sans âge
qui présenteraient des émissions de radio ?
Pas de préjugés, non, toujours bien.
Ouais, il semblerait qu'Umut, ça veut lui dire espoir.
Est-ce que c'est vrai, ou pas ?
Exactement.
Et alors, de fait, est-ce que ça oblige à viser grand ?
Ça te met une petite pression.
Ouais, c'est ça.
Ouais, c'est ce que je dis dans le spectacle.
C'est juste que mon père, il a voulu m'appeler comme ça
parce que c'était une période difficile de sa vie
et que, en gros, j'étais un peu l'espoir de la famille.
Ouais.
Et que je lui disais, bah jouer dans des caves,
c'est pas forcément.
C'est comme un signe d'espoir, quoi.
Il aurait dû m'appeler peut-être succès.
Peut-être que je serai à l'Olympien aujourd'hui.
Bah, attends.
Chaque chose en son temps.
Chaque chose en son temps.
Ouais.
Mais oui, oui, ça te met une pression quand même.
Ouais, mais en même temps,
c'est qu'il y a quelque chose d'heur de l'ambition.
Peut-être, t'as pas le choix, et c'est bien.
T'as pas le choix et t'es nourri.
Moi, je crois au fait que, quand tu donnes un prénom,
ça a un sens.
Ouais, bien sûr.
Porte d'honneur.
Exactement.
Ouais.
Le spectacle s'appelle donc Paradox.
Tu es en tournée.
Tu seras, par exemple, Vendredi,
à Clermont-Ferrand, à la comédie des Volcans.
Tu seras à Brest le 8 novembre, à la comédie du Finistère.
Le 15 a Sorgue, au théâtre confidentiel.
Et tu joues aussi les Jeudi, Vendredi, au métropole à Paris,
quand tu n'es pas en tournée.
Exactement.
Voilà.
On parle du spectacle.
Dans un instant, juste avant,
j'ai acheté 5 titres dans les félistes de Nova.
Pour démarrer, tu as opté pour Fifty Cent.
On écoute In the Club et on en parle juste après.
Toujours en compagnie Doumout Kaker, on parle de ton spectacle Paradox.
Je me suis demandé, les admettre, c'est Paradox.
Est-ce que c'est aussi une manière de séparer la mauvaise foi ?
Un peu aff…
Alors, c'est une bonne question.
On peut séparer la mauvaise foi.
Mais en vrai, je me rends compte qu'en écrivant mes paradoxes,
plein de personnes se reconnaissent avec leur paradoxe.
Et tu vois, c'est un peu…
c'est un peu l'histoire de ma vie que je sais juste de raconter.
Et quand je ressors de ma salle, il y a des gens qui disent,
moi, si j'ai mes propres paradoxes, tu dis qu'en fait,
on a tous les contradictions en nous.
Mais toi, tu les admets.
Ah oui, moi je les admets.
Tu vois ce que tu veux ?
Il y a un truc un peu de pas du tout.
Ah oui, pas du tout, bien sûr.
Moi, je ne suis fait que d'une seule chose.
Et c'est…
Exactement.
Ouais, ouais, c'est vraiment ça.
C'est assumer, quoi.
C'est assumer.
Ok, je suis un ce gars un peu…
tu vois, dans la rue, tu as un peu peur,
mais en fait, tu es le gars le plus doux, quoi.
Alors, le spectacle s'ouvre là-dessus.
Et tu parles beaucoup de la peur.
Alors, des peurs que toi, tu peux avoir,
de la peur que tu crois inspirer aux gens,
tu verras juste avant qu'on rentre là-dedans,
qu'on parle de l'affiche du spectacle.
Tu es tout de noir vétu,
en cuir, et à la main,
une barbapapa rose.
Une barbapapa, ouais.
Ben, c'est un peu…
Tu penses que tu l'as compris, la contradiction.
Ouais, ouais, bien sûr.
Alors, c'est marrant,
parce que quand je joue devant les gens de ma communauté,
ils ne comprennent pas,
parce que pour eux, c'est un visage qui est familier,
donc ils se pointent à une barbapapa,
t'as mis à la fête foraine, tu vois.
Il y a quoi, il y a un grand mythique,
ce qui se passe.
Il y a quoi, qu'est-ce qu'il y a,
tu fais part à personne, en fait.
Mais ouais, effectivement,
c'est un choix qu'on a fait avec Wally,
ma production.
Wally Dya.
Wally Dya.
Avec qui tu as travaillé.
Avec qui je travaille.
Oui, c'est ça.
Parce qu'en fait, tu es un garçon très doux.
Exactement.
Et tu dis avoir une apparence de type qui fait peur.
Exactement.
Je fais peur que quand je parle pas.
C'est quand même très drôle, là,
quand tu es dans le spectacle.
Oui, oui.
C'est-à-dire que tu expliques
que tu ne peux pas rester
sur un mouvement, un endroit.
Oui, c'est ça.
Tu ne peux pas ne pas parler
parce que ça te rend inquiétant.
Exactement.
Alors, ouvrir un spectacle
sur son propre physique,
c'est quand même un morceau de bravoure,
moi, je trouve,
et ça t'est venu de manière immédiate.
Ça me…
Parce que je précise,
pour ceux qui n'auraient pas l'image,
tu es grand,
tu es barbu,
tu es brun.
Ouais, exactement.
Pour ceux qui n'auraient pas l'image,
c'est exactement.
C'est un peu jafar, quoi.
En plus, soigné.
On va dire ça.
On va dire ça comme ça.
Non, je pense que l'auto-dérision,
en fait,
étant donné que j'ai un visage assez atypique,
je pense que c'est aussi ma force
dans l'humour.
Et c'est quelque chose
que j'ai beaucoup nier.
Tu sais, cette apparence,
je pensais toujours être quelqu'un de gentil
qui a inspiré la confiance
et puis c'est ma prof de théâtre
qui ne m'a fait pas du tout, en fait.
Et à ce moment-là,
je me suis plongé un peu
dans l'auto-dérision
et je me suis dit,
tiens, ça peut être marrant,
parce que je vis des situations marrantes.
Ouais.
Ou je suis là, ok,
c'est ouf, quoi,
que je peux faire paniquer quelqu'un,
alors que je ne sais même pas parler,
mais juste le fait qu'il soit
à côté de moi,
ça lui a inspiré toutes les peurs,
tout ce que tu veux, quoi.
Ouais, mais il faut réussir
à en rire, quand même.
Ben, il faut en rire, ouais.
Ben, je pense que c'est comme ça
qu'on désamorce aussi,
parce que les gens,
ils ont des idées dans la tête
et nous, on est là
pour contredire tout ça.
C'est pas un visage
qui est familier,
mais qui le sera très vite,
je pense.
Alors tu l'expliques
tout au long du spectacle.
Tu es turc et kurde,
ce qui déjà est un paradoxe
en soi,
puisque tu en parles
comme d'une zone de conflit,
mais d'un conflit
qui n'intéresserait personne.
Qui n'intéresse personne en France.
Ouais.
C'est pas un conflit,
c'est pas le conflit majeur,
je qualifie ça
de conflit l'idole,
tu vois.
Des fois, je dis aux gens
que tu es turc et kurde,
ils me disent,
ah ouais, tu es turc deux fois.
Donc même eux, ils ne comprennent pas
qu'il y a déjà une différence
entre tu es turc et kurde,
quoi.
Et toute ma vie,
j'ai grandi entre cette dualité.
Ouais.
Mes réunions de famille,
c'était l'ONU, vraiment.
Ouais.
Tu vois.
Mais il y a un truc
qui est très intéressant
dans ta perception
des choses,
c'est-à-dire que
quand tu racontes tout ça,
tu précises assez rapidement
que tout ce que tu vis,
eh bien,
tout ça,
ce sont des jugements
d'adultes
et qu'il y a une vraie différence
avec la perception
que c'est une fois
qu'on est adulte,
c'est le plus grand paradoxe.
On veut être accepté
de tout le monde,
mais on juge aussi tout le monde.
Ouais.
Je trouve ça très paradoxal
de juger les gens
et de se dire,
bon, en fait,
je vais être accepté de tout le monde.
Si toi, tu commences
à juger les gens,
tu penses que tu pars
pas du bon pied, quoi.
Oui, alors que les mômes,
il y a un truc
qui est bon.
Ouais, alors que...
On vend moins binaire,
quoi.
Ouais.
Ouais, les mômes,
c'est bien,
t'es à côté de moi,
t'es marrant,
t'es mon copain,
t'es mon adulte
dans le spectacle
de revenir
sur une enfance
que tu qualifies
en costume
et en mallette.
Et la pression sociale.
Et surtout de parler
de famille,
de communauté
et je dois dire que là,
d'être drôle,
c'est assez beau,
ce que tu racontes,
sur l'idée de la communauté,
sur l'idée de la proximité
entre les gens
que tu côtoies, en fait.
Ouais, c'est gentil.
Et de tes amis.
J'ai grandi
avec beaucoup d'amour.
Ouais.
C'est essentiellement
ce que mes parents,
ils m'ont transmis
comme message.
C'est des gens
vécus, fuis la guerre.
Ouais.
Donc ils ont vu,
je pense, le pire
chez l'humain
et ils ont essayé
de vraiment me transmettre
tout l'amour
qu'ils pouvaient me donner.
Et c'est pour ça
que je vois beaucoup d'amour
autour de moi
et pour moi,
les gens sont l'amour.
Quand tu sors
et que tu vois
quelqu'un à la porte de toi,
tu dis bon,
il y a beaucoup de travail à faire.
Ouais, il y a un petit souci.
Ouais, il y a un gros souci.
Alors je parle d'enfance
en costume et mallette,
c'est pas une vue de mon
esprit, c'est vraiment
ce que tu racontes.
Un costume,
c'était la pression de mon père.
Il disait à mon père,
pourquoi un costume ?
Il me disait,
ben, on sait jamais,
tu trouves un travail.
Tu vois,
c'est d'être toujours
l'enfant parfait,
bien soigné,
pour eux aussi,
être bien habillé.
C'était une chance
que moi, j'avais,
qu'ils n'avaient pas
à leur époque, tu vois.
Et une marque de respect aussi,
j'imagine.
Une marque de respect
vis-à-vis du prof,
parce que dans notre culture,
on respecte énormément
les professeurs.
Enfin, je n'ai pas
le droit à la parole,
quoi.
Tu vois, c'est...
Aujourd'hui,
on vit dans une époque
où je vois des atrocités
où on peut agresser
des professeurs.
Moi,
je m'en rappelle
des réunions qu'on avait.
C'est la moindre erreur.
C'est, madame,
si vous voulez frapper,
vous pouvez le frapper,
quoi.
Tu vois,
j'ai compris,
directement,
que j'avais pas ce pouvoir.
On continue de parler
de paradoxe
dans un instant.
Nouvelle pose musicale,
Nouveau choix,
Dumwood Cucker.
Tu as choisi Justin Timberlake.
Alors...
Parce que je suis un gars sensible.
What goes around comes around ?
Oui,
après,
je vais choisir ce titre.
Je sais exactement pourquoi.
C'est parce que,
dans le clip,
il y avait Scarlett Johnson.
Enfin,
me l'a faire à l'envers.
Vraiment pas.
Je t'ai toujours vraiment pas.
C'est vrai ?
Non, c'est vrai.
C'est par pure romantisme.
C'est par pure mélodie
et c'est un génie de la musique.
Ok.
C'est un génie de la musique.
Allez, je te crois.
Toujours en compagnie
Dumwood Cucker,
on parle du spectacle paradoxe.
Un spectacle
qui bénéficie,
on le disait
de la collaboration artistique
de Walidia.
Comment est-ce que vous vous êtes
prêt ?
Et qu'est-ce qu'il t'a apporté ?
Walidia,
c'est l'alignement des planètes.
Oui.
Vraiment.
C'est le premier spectacle
de stand-up que je vois de ma vie.
Je sais pas du tout
que je vais en faire.
Et puis,
c'est quelqu'un
qui m'appelle
pour un festival
du Mour de jeune talent
à Saint-Denis.
Oui.
Avec qui j'ai une discussion
pendant 15 minutes
et on accroche
immédiatement.
Et
il m'a dit cette parole,
je ne t'oublierai pas.
Et depuis,
on se suit.
Et aujourd'hui,
pour moi,
c'est vraiment
un grand frère.
Oui.
C'est mon mentor.
C'est quelqu'un
sur qui je prends
exemple
sur pas mal de choses.
C'est quelqu'un aujourd'hui
qui me donne confiance
en moi.
Euh...
Qui...
En fait,
qui...
Je sais pas comment dire,
mais il fait sortir
l'artiste.
Oui.
Qui doit sortir de moi.
Étant donné que je suis
très pudique
et que j'ai du mal
avec certains sujets
encore,
je me rends compte de ça.
Ça s'entend pas
forcément dans le spectacle
qu'on y reviendra ?
On n'a pas la même
chose.
On a la création artistique.
Ou à l'idia,
t'as encouragé
aller plus loin
à certains endroits.
Ou à l'idia,
mais dis que t'as à dire
c'est le mot qui m'en appète
tout le temps.
Dis que tu as
à dire,
tu as des choses à dire.
Il faut que ça s'entende.
Voilà les paroles
qui m'en appète tout le temps.
Et c'est ça qui
tourne.
C'est un peu mon mantra.
Je voudrais
que tu nous expliques
ce qu'est
l'éducation
préventive.
L'éducation préventive.
Donc,
tu as bénéficié.
L'éducation préventive,
par exemple,
c'était mon nez.
Voilà,
ma mère disait
mon père disait toujours
que ton long nez
je ne sais pas
pas, on a le même nez
toi et moi.
Mais c'est
ce que je dis dans mon
spectacle.
J'ai un cousin,
c'était un petit gros.
Par contre,
on m'achait pas les mots.
On m'attendait,
elle disait que t'es gros,
t'es gros,
faut que t'arrêtes
de manger.
C'est quoi,
c'est quoi,
c'est paix,
ça devient des seins.
Je vais te passer mes soudifs.
En fait,
je comprends que le temps
qu'on prépare le p'tit
c'est pas forcément
faite de douceur.
Pas faite de douceur
qui est juste faite
de la réalité.
En fait,
c'est une façon
d'être
aussi cache,
mais pour te faire comprendre
aussi
qu'une situation,
ça grave.
Tu vois,
mon petit cousin,
il mangeait beaucoup
et c'est vrai que
à son âge,
c'était pas forcément
quelque chose
de bien pour lui.
Donc,
c'est du cache.
C'est un peu
méditerranéo.
C'est méditerranéo.
C'est pas Montessori,
on est d'accord.
Non,
c'est peut-être pas
un fil de fer
et c'est pas super grave non plus.
Oui, mais je pense pas
que mes parents,
ils ont lui Montessori.
Quand tu fuis la guerre,
t'as pas le temps
de dire des livres froides.
Oui, c'est ça.
C'est un luxe particulier.
C'est un luxe particulier
d'advocation.
J'entends.
Ce qu'on t'entend dire
également sur scène,
qui est une phrase que
moi, je trouve extrêmement drôle,
c'est vous avez réduit
ma culture à un sandwich.
Oui, oui.
Encore une fois,
on prend la culture
des gens
et puis on la réduit
une petite chose.
C'est chiant de dire
que la première réflexe,
c'est un kebab.
Après, je comprends,
on en a mis partout,
on abuse un peu,
mais le pays,
il est immense.
Enfin, moi,
s'il vous plaît.
Il n'y a pas une spécialité
culinaire dans le pays.
C'est le même principe
que d'importe quel plat français
de dire,
vous, c'est ça.
Surtout que culinarement parlant,
c'est vraiment la chose
d'un moins bon
qu'on puisse faire.
De la gastronomie
de Turc et Cure.
Oui, vraiment.
C'est de la street food.
C'est vendu.
C'est 300 millions de kebabs
par an.
Chaque année,
tu imagines.
Oui.
Alors, c'est pas
de l'appropriation culturelle
ce que vous voulez.
C'est vraiment pas grec.
Je fais l'expérience.
Je fais dans un restaurant grec.
J'ai dit, je peux avoir un grec.
Il m'a dit, tu me veux moi,
je t'ai la pas du tout.
Donc, c'est vraiment pas grec.
Il y a un truc
que tu dis aussi
et que je trouve assez terrible,
même si la manière
de l'amener
est évidemment extrêmement drôle,
c'est que tu expliques
qu'il n'y a pas de Turc
dans l'effet d'hiver
pour une seule et bonne raison,
qui est que quand c'est
retranscrit
dans les journaux,
c'est peinture, c'est un arabe.
C'est un arabe.
Oui.
Et ça, oui.
Le constat est terrible.
Le constat est terrible.
Ça nous arrange nous,
notre communauté.
Parce que du coup,
on n'est pas tous les pauvres arabes.
Ils prennent tout en ce moment
sur eux, mais oui, effectivement.
Encore une fois,
si tu ne fais pas la différence,
si tu ne veux pas savoir
ce que c'est la culture
de quelqu'un
et tu penses que c'est
juste un kebab,
tu ne vas pas faire
la différence entre moi
et quelqu'un
d'une autre origine quelconque.
Tu nous fais donc la géopolitique
du kebab
et tu vas bien raison.
Exactement.
Non mais c'est vrai.
Alors justement,
quand on entend ce genre de chose,
à quel moment
t'arrives à tirer le truc
de manière à ce qu'il devienne drôle ?
Parce que moi,
quand la manière dont je le dis,
c'est sordide,
de le dire à plat comme ça.
Parce que j'ai compris que
quand tu as une vie remplie
de drames et de choses un peu négatifs,
tu sous-poudres ça
avec du rien.
Et c'est comme ça
que j'essaye de me dire,
OK, si on peut désamorcer
aujourd'hui quelque chose,
il faut le faire avec le rien.
Oui.
Tu vois,
il n'y a pas besoin d'être agressif,
il n'y a pas besoin d'être violent.
Je pense que toi,
tu te manques de moi,
mais moi je vais prendre ta moquerie
et je vais la retourner
dans quelque chose
qui va me permettre
de faire rire les jours.
Alors je le disais,
on parle des liens de la famille,
on parle de grandir,
on parle de préjugés
et j'arrive au moment
où j'amorçais la question
de la pudeur.
Tu parles aussi
vie privée,
coupe,
de la nullité
des mecs
en matière de conseil
et d'un business
très particulier.
Alors voilà un sujet
dont moi,
j'ai assez peu entendu
parler sur scène
à savoir l'épilation des hommes.
L'épilation des hommes.
Tu sais,
c'est quelque chose
qu'on fait,
c'est une activité
que chacun
fait.
Mais les mecs,
on parle pas.
Ils en parlent pas,
c'est triste,
alors qu'un homme
il peut parler de
plein de choses.
Mais dès que tu parles
de ça,
ça fait partie
des sujets
que Wally t'a encouragé
à pousser en disant
bah vas-y,
ce n'est pas pudique là-dessus.
En fait,
ça,
pas forcément Wally
de maitripe.
En fait,
j'ai envie de faire comprendre
aux gens aussi
que ce n'est pas parce qu'on
en bat d'une tour
qu'on va forcément parler
de ce que ils pensent.
Et bien sûr,
on parle d'épilation.
Bah oui,
on parle d'épilation,
on va parler de tout sujet
là.
Et que ça sort
de la bouche d'un mec
comme moi,
je ne sais pas pourquoi,
ça surprend.
Et c'est ça
qui me surprend.
Honnêtement,
que ça sort
de la bouche d'un mec
tout court.
Moi,
je n'ai pas entendu
beaucoup d'hommes.
Il faut assumer.
Chaque fois qu'elle monte
sur scène,
elle parle de sexualité.
C'est quelque chose
qui m'énerve,
parce qu'on parle
de ce qu'on veut déjà.
C'est nous des artistes.
Mais pourquoi pas nous?
Pourquoi pas nous,
les gens?
On peut assumer aussi
cette part de nous
qui,
je trouve,
ça ne fait pas
du tout efféminé.
Mais c'est même pas
la question.
J'ai l'impression
que les gars,
ils ont un truc de
non,
on ne parle pas de ça.
On va parler de ça
et on va se donner
des bons conseils
parce que j'en peux plus.
Des bons conseils
pour les gens qui
sont plus spectacles.
Exactement.
Exactement.
On se rasse tellement
des faibles.
Ça faut le souligner.
Dans un instant,
je t'ai proposé un petit jeu.
Drôle pas drôle.
Je te soumets des gens.
Je te les fais écouter.
Tu me diras
si il te ferait un rire
ou pas.
On écoutera
aussi Nass
et ça,
ça se sera
juste après la pub.
Le score
sur Nova
Charline Roux
Nova
Nass sur Nova
If I rule the world
le choix
d'Oumu de Cacar
l'invité du score
aujourd'hui,
pourquoi ce titre ?
Parce que c'est un titre
avec lequel j'ai grandi
qui m'a inspiré.
Si je dirigeais le monde.
Oui, mais...
Ça, quand on s'appelle
l'espoir,
au bout d'un moment,
d'un peu plus.
Exactement.
L'espoir de diriger le monde.
Non, c'est parce que
c'est un texte rempli
d'amour
et de pas mal d'espoir.
Tu n'es pas en train
de nous dire que
t'as des ambitions politiques ?
J'ai aucune ambition politique.
Tu as vu ma tête.
Tu penses que je vais
réussir en politique ?
Ça me fait plaisir.
J'aimerais bien.
Je te l'ai dit
juste avant qu'on écoute
Nas,
j'ai un petit jeu à te proposer.
Vraiment très simplement
drôle, pas drôle,
des extraits.
Tu me diras ce que t'en penses.
On va démarrer
par un monologue
de l'émission
Saturday Night Live,
un monologue dans lequel
il est question
des incendies
qui vont ravager
Los Angeles.
Ok.
Le jour d'aujourd'hui,
ils ont dit que ces écrits
sont la plus
expérience
de la tragédie
naturelle.
Ils ont dit
que c'est la plus
expérience
qu'est-ce qui se passe
dans l'histoire de l'Université.
Et tu veux savoir
pourquoi je pense que c'est
parce que les gens
dans l'L.A.
ont de bonnes choses.
Je pouvais prendre
40 000 écrits
en Mississippi
pour 600-700 $.
De la différence
de budget entre Los Angeles
et le Mississippi,
c'est un monologue
signé
Def Chapelle.
Trop fort.
Trop drôle.
Il fait partie
de ton panthéon d'artiste.
Ouais, c'est vraiment
un artiste
qui est là
depuis très, très longtemps
et qui, je crois,
qui inspire vraiment
tous les stènes de peur.
Ouais.
Ouais, et même des rappeurs
parce que je retrouve
des fois de temps en temps
des punches.
Ces angles
qui sont repris
dans certains morceaux drames.
Tu l'as vu sur scène
déjà?
Je l'ai vu sur scène,
ouais.
Deux fois, ouais.
Une fois à Paris,
une fois à Amsterdam
et c'est quelque chose.
Petite claque
à chaque fois?
Euh...
Pas à Paris
parce qu'il est
encore en train de rôder.
Ouais.
Juste le fait
de le voir,
c'est un peu impressionnant
qui est statique
et qui a une aura
qui te...
Ouais.
qui te transcende,
je veux dire,
c'est comme ça.
Tu l'écoutes, quoi.
C'est limite un homme politique,
c'est vrai.
L'arena,
ça te fait rêver?
Euh, j'aimerais bien, ouais.
Ouais.
J'aimerais bien faire un...
je crois que...
Alors j'aime beaucoup
les comedy clubs.
Ouais.
Mais je me sens
très à l'aise
dans les grandes salles.
Ça me permet de...
de me libérer,
tu vois.
Dans les comedy clubs,
comme les gens sont proches,
tu peux pas faire
trop grand mouvement.
On a fait la Jada,
c'est vrai.
Ouais, bien sûr.
C'est vraiment quelque chose,
quoi.
Extrait suivant,
nous sommes
à la soirée des Oscars
de 2022,
il se passe ceci.
Jada, j'adore vous.
J.I. Jane,
2.
Je ne peux pas attendre.
C'est vrai.
C'était une bonne chose.
OK.
Chris Rock
qui fait une blague
sur la coupe
de cheveux
de Jada Smith,
la femme
de Will Smith.
On sait ce qui s'est
passé après,
Will Smith s'est levé.
Oui.
2 analyses à te demander.
1.
Est-ce que Chris Rock est drôle?
Et 2.
Est-ce qu'on peut aller tarter
quelqu'un pour une blague?
Chris Rock et
Chris Rock, Dave Chappelle,
ça fait partie.
C'est pour moi,
c'est la même élite.
C'est des gens qui inspirent.
Donc,
et j'ai écouté son blague,
c'était vraiment
très drôle.
Se lever pour aller mettre
une claque.
Surtout que j'ai revu
les images en préparant
les missions.
Là,
au moment où il fait cette blague,
Will Smith,
c'est il là,
dans la salle.
Bien sûr.
On a l'impression un peu
que c'est un peu
une blague.
Mais tu te lèves pas pour...
Mais ça, c'est...
On ne t'a pas pour une blague.
Il y a une humoriste
qui disait que les gens
qui ont le plus d'ego
sont les acteurs.
Ils ont tellement d'ego
qu'ils ont l'ego de se lever
pendant une cérémonie
à aller mettre une claque
à quelqu'un.
Et je pense que c'est
juste une question d'ego
là, à ce moment-là.
Oui.
Tu vois, je pense
qu'il n'a pas compris,
peut-être même Will Smith
qui s'est passé,
s'est levé d'aller la claque.
Mais tu mets pas
une claque à un humoriste,
quoi.
Tu mets pas une claque
à un humoriste,
c'est une violence inouïe.
Et tu le sais,
tu le connais,
il se fréquente.
Je trouve ça vraiment
trop bizarre.
OK.
Autre extrait.
Le comédien américain,
le regretté Richard Pryor.
Alors là,
j'ai pareil double entrée.
Je sais que c'est
un garçon qui te fait
beaucoup rire.
Et ce qui me permet
de t'entendre de toi
du rapport que tu entretiens
avec ton public.
Parce que là,
il est en train de dérouler
le début de son spectacle
où il explique qu'il a arrêté
de boire et il se fait
immédiatement interpellé
par un des membres
du public.
Oui.
Alors moi,
tu vois,
j'ai la chance de,
ça parle pas beaucoup.
Oui.
Parce que je pense
que quand je monte
sur scène,
il y a un peu
ce truc de,
la plupart des gens,
ils sont un peu impressionnés.
Ça, j'ai de la chance
qu'il y a des gens
qui interviennent pas
immédiatement.
Ils interviennent
dans ce rapport
avec les gens.
Enfin,
ça dépend
comment tu interviendras.
Je pense que c'est
notre métier
de parler avec les gens
de casser ce quatrième mur,
d'aller vers eux,
qui viennent à nous,
qui des fois interronnent
le show.
Je sais pas,
quelqu'un,
il lance une connerie,
on peut toujours rebondir
dessus.
Et puis,
moi, j'aime les gens.
Je te jure,
ça me dérange pas.
À partir,
c'est redondant,
c'est redondant
et ça fait chier,
tout le monde.
Là, c'est autre chose.
Si, si, très bien.
Et Richard Pryor,
c'est un artiste
que tu as découvert
dans quel cirque,
Richard Pryor.
Tu es presque de la
génération,
vraiment bien après.
C'est une référence
généralement
pour les stades de peur
qui sont vieux que toi.
Je suis un grand,
en fait,
je suis amoureux de ce métier.
J'ai un amour vis-à-vis.
Je suis un passionné.
Et c'est comme
quand tu découvres,
je sais pas,
moi du rap,
tu vas commencer
avec ta génération.
Ta guiquée,
donc en fait.
Je suis beaucoup guiquée.
Et Pryor,
c'est le premier
dans les États-Unis
en avant
et qui en a parlé
entre lui et la communauté
blanc.
On va dire ça comme ça.
Et sur ça,
c'est très inspirant.
Dernier extrait,
on est à la cérémonie
des Golden Globes
et cette fois,
c'est l'année 2020.
It was a big year,
it was a big year
for paedophile movies.
Surviving our Kelly,
leaving Neverland,
two popes.
Shut up.
Shut up.
I don't care.
I don't care.
Ricky Gervais
qui passe Hollywood
à la sulfateuse,
vraiment de manière
visiteurale.
Ouais.
Pour moi, c'est une masterclass.
Alors l'exercice du roast,
parce que là clairement,
c'en est un.
Très étonnant,
c'est qu'il le roast
à peu près.
Tout l'assemblée.
C'est un exercice
que tu aimes bien, toi.
C'est un exercice.
Regarder ou pratiquer.
Alors,
j'en pratique
parce que j'ai grandi
dans un quartier
et le roast,
c'est l'essence même des quartiers.
Je ne fais pas
dans mon spectacle.
Ouais.
Parce que j'ai quand même,
je sais pas pourquoi
les gens sont là,
pourquoi ils sont ici.
Ils sont pas bien.
Je vais pas aller chercher
les gens
pour aller les roster.
Par contre, si quelqu'un me roast,
je compte volontiers.
Ouais.
Avec grand plaisir,
tu vois.
Ouais.
Avec grand grand plaisir.
Avec des gens qui te...
Ouais.
Ricky Gervais, c'est...
Tu vois, c'est un exercice
qui est très dur
en tant qu'humoriste
de présenter
quelque chose de Golden Glove,
dans un truc
qui n'est pas du tout
dans notre catégorie.
Et puis, c'est un monsieur
avec Dzeofis
et tout plein de séries
qui l'a écrit
très inspirant.
Bingo.
Bingo, allez.
Nouvelle pause musicale
dans le score.
On écoute
Tyler,
The Creator
avec Ofquay.
Dr Dre,
What's the difference,
le choix
de Maud Coquere,
l'invité du score
aujourd'hui,
pourquoi Dre ?
Parce que Dre,
c'est le plus grand
producteur,
je pense que le rap
est connu.
C'est un monsieur
qui me passionne de...
c'est l'amour
qu'il a pour la musique.
Ouais.
Et cet amour
qui te transmet
et c'est quelqu'un
qui aime vraiment
la musique
parce que quand
tu entends
même les sombres
de Dre,
il y a des inspirations
de musique turque.
Donc,
c'est vraiment un amoureux
de la musique
et je pense que c'est
un monsieur
qui a réussi
à prendre des artistes
et à en faire
des grands artistes.
Ouais.
Ouais.
Et ça,
il y en a très peu
dans l'industrie musicale,
des passionnés comme lui.
T'écoutes de la musique
quand t'écris ?
Tu arrives,
ou t'as besoin
d'un silence absolu ?
Non, non.
Je mets toujours
un petit fond.
Alors, ça peut m'arriver
d'écrire dans le silence,
etc.
Un petit fond de...
Peu importe, hein.
Là, il y a du rap
mais ça peut être
du jazz.
Ça dépend de mon mood, en fait.
T'as une discipline
d'écriture particulière ?
Est-ce que j'ai une discipline
tous les jours ?
Ouais.
J'écris tous les jours.
J'essaie d'écrir
tous les jours.
Pour bouger paradoxe,
le spectacle actuel
ou pour un spectacle d'après ?
Pour tout.
Ouais.
En fait,
l'écriture,
c'est comme une vidange.
Ouais.
Nos esprits sont
remplis de mots.
Il faut vider ces mots.
Peu importe ce que tu as écrit
sur la feuille,
aucun sens.
Il faut que tu vides ces mots
pour qu'il y ait des...
Excuse-moi.
Des nouveaux mots
qui puissent apparaître
dans ton cerveau.
Ça soit un peu plus frais.
Donc tu veux dire que t'es écrit
aussi parfois des choses
qui ne sont pas destinées
à la salue ?
Oui.
Des fois, j'écris
ce que je pense.
Je me réveille un matin.
Aujourd'hui, ça va.
Je sais pas
ce que je vais faire
dans ma journée.
Des fois, j'écris.
Je sais même pas
pourquoi j'écris.
Et tu fais quoi
de ces textes-là ?
Rien.
Je les...
Des archives ?
Ouais.
C'est la même chose.
Intéressant.
Ouais.
Je voudrais qu'on revienne
un instant sur ton parcours.
Tu as fait des études brillantes
en communication et design UX.
Ouais.
Alors, j'ai fait des recherches.
Ouais.
J'ai essayé de comprendre
le vocabulaire employé
pour...
C'est dur.
Donc je préfère te demander,
en fait.
Alors, c'est...
Le terme exact,
c'est User Experience.
Ouais.
C'est...
En fait, c'est comprendre
la psychologie de l'utilisateur.
Ouais.
En fonction de l'outil
qui l'utilise.
La qualité sur le web.
Mais ça m'est arrivé,
par exemple,
de travailler pour un GPS.
Ouais.
Puis une voiture
pour que ça soit
la façon la plus simple de...
En fait, on réfléchit à ça.
Rendre la...
Comment dire ?
On a une demande client
et on doit rendre la vie
un peu plus facile aux gens,
quoi.
C'est tout.
En fonction de la demande.
C'est pas inutile non plus,
j'imagine,
quand on est sur scène.
Bien sûr.
Améliorer l'expérience client.
Exactement.
Et puis,
l'observation,
comprendre le comportement
des gens.
Tu sais, aujourd'hui,
on utilise tous les mêmes outils,
mais on a quasiment tous
les mêmes réflexes.
Donc,
ouais, c'est une forme
d'observation.
C'est la même chose.
Est-ce que tu sais,
dès les premières minutes,
si un spectacle
va bien se passer ?
Non.
Alors, moi, tu parles de...
Ouais, ouais.
Ah, de moi ?
Ah, oui.
En entrant sur scène,
je sais pas,
est-ce que t'as une vibe
qui t'indique ?
Alors, en général,
souvent,
tu te fies à la première partie.
Ouais.
Donc, tu te dis,
ok, c'est la première partie,
ça rigole,
c'est que les gens,
ils vont rigoler.
Après, des fois,
c'est traître,
parce qu'ils ne rigolent pas
forcément la première partie,
ils rigolent à toi,
parce qu'ils sont venus te marquer.
Ouais.
Mais en général,
tu sais,
après, il y a des endroits
où tu te dis,
ah, je pensais,
finalement, non.
Finalement, ils sont trop bien.
C'est juste moi
qui m'ai donnée une image.
Ouais.
Tu vois,
qui essaie de calculer
l'ambiance.
Mais en général,
on sent.
Quand les gens rentrent
dans une salle et parlent fort,
c'est déjà bon signe.
Alors, comment est-ce qu'on
passe d'un bac plus 5
dans un domaine
?
Je pense que c'est...
Je sais pas comment dire,
mais c'est le questionnement
d'une vie.
Moi,
la question que je me posais,
c'est ce que je vais me plaire
d'un bureau toute ma vie.
Ouais.
Non.
La réponse était clair et net.
Et puis,
la scène,
c'est quelque chose
qui m'a toujours animé.
Je me suis dit,
pourquoi pas ?
Puis j'ai essayé une fois.
Puis j'ai eu des papillons
dans le ventre.
Comment ?
C'est genre,
j'étais dans un kiff
et je ne sais pas,
en fait, c'est ça que je veux faire.
Mais t'avais fait du théâtre
qui faisait du théâtre classique.
Et moi,
j'étais un peu...
Oh,
moi, je ne suis pas du théâtre
parce que j'ai cette mentalité
de quatre quartiers.
Et finalement,
il m'a dit, viens,
je vais t'intéresser au théâtre,
mais à ta façon.
Donc il me donnait des cours
un peu tout seul.
Ouais.
Ou il me disait,
bah tu veux faire du stand-up,
par exemple,
bah vas-y, viens, on essaye.
Et il m'a fait aimer le théâtre.
Et t'as joué des textes
classiques quand même,
il a réussi.
Il m'a fait jouer des textes
classiques.
Il me disait que tu prends ce texte
et t'étais chez toi.
Et tu vois,
il me corrigeait,
il me disait,
tu ne tournes jamais le dos
au public,
tu parles comme ça,
tu t'exprimes comme ça.
Et après,
il m'a intégré dans le cours
de théâtre.
Et puis après,
j'ai pris des petits cours
comme ça pendant six mois.
Donc merci,
monsieur Guérin.
Merci, monsieur Guérin.
Mais ça,
on ne me dit jamais
assez merci aux professeurs.
Ah ouais,
parce qu'on parle souvent
des mauvais professeurs.
Ouais.
Mais on ne parle pas
des professeurs
qui nous inspirent.
Ça,
c'est un peu dommage.
On pleut tout le temps.
Ouais, c'était tout le temps.
Et que du bouche à oreilles.
Et ça, c'est...
T'as tracté?
On a tracté 20 minutes.
Ouais.
Vraiment au début,
parce que c'est le producteur.
Il faut tracter,
parce qu'il y en a non plus.
Ouais.
Mais je suis très content,
il y a eu du bouche à oreilles,
ça fonctionne très bien,
Vignon.
Donc des fois,
on sortait d'une autre salle,
on disait,
ah, on m'a parlé de ton spectacle,
tu vois.
Première expérience pour moi,
je suis très content
d'avoir joué à Vignon
parce qu'en fait,
je m'en rends compte
qu'il est forcément conquis.
Ouais.
Et qu'il ne s'identifie pas
du tout à moi.
Donc je joue à des gens
qui ne comprennent pas
ce que je suis en train
de vraiment dire,
tu vois.
Et qui sortent du spectacle
et qui ont une image
différente.
Des gens qui peuvent rentrer
dans des quartiers,
des mecs qui ont la tête
que moi.
Et ça, c'était vraiment
une expérience très ange,
je sens.
Je suis contente
d'avoir fait à Vignon.
J'ai vu aussi,
alors non pas sur ton CV,
mais sur des sites dédiés
que tu avais tenu,
quelques rôles
dans des courts métrages,
en des séries.
Ouais.
Le film où je meurt.
C'est ça ?
2024.
Non, c'est pas ça.
C'est pas ça
qui a retenu mon attention.
C'est un...
Téléfilm,
avec Pascal Helvet,
Thierry Godard,
comment y es-tu crédité ?
Tu sais comment tu...
Non.
Ou Mood Cocker,
et le nom de ton rôle,
c'est...
C'est quoi ?
Le Turc.
Ah, OK.
C'est bien.
C'est franchement
France 2.
Qu'est-ce que tu veux
que je te dise ?
On m'a...
On m'a proposé,
je sais plus comment il s'appelle,
mais c'est quelqu'un
qui est en contact,
qui avait besoin de quelqu'un
pour un rôle,
et puis moi,
à ce moment-là,
je faisais rien,
et puis c'est à l'époque
où t'es pas intermettant,
donc tu prends le cachet,
quoi.
Et finalement,
j'ai fait le mort
longtemps
dans la forêt,
et franchement,
c'est pas facile
de jouer le mort, en fait.
Non.
Non.
Les gens, ils pensent
que tu t'allonges,
tu dors.
Mais non.
Je suis sûr que c'est horrible.
Bah oui.
Dans une forêt, en plus.
Tu peux pas respirer
quand la caméra est sur toi,
je dois pas bouger.
C'est horrible.
C'est horrible.
Alors, ceci étendu,
je parle pas forcément
de cette expérience-là,
mais c'est un truc que t'aimerais renouveler.
Bien sûr.
Cinéma, série, ouais.
Ça fait partie
de ma culture.
Pour moi, il faut toucher.
Le stand-up,
c'est un art
qui s'ouvre
à toute haute forme d'art.
Et je pense que le cinéma,
il faut me le dire souvent,
t'as la tête,
tu devins jouer à des rôles,
etc.
C'est pas des directeurs de Casting
qui me disent ça,
mais c'est des gens.
J'y pense au cinéma.
Je pense que c'est aussi
un sonzovanarchie à la française.
Pourquoi pas.
Ça passerait bien, ouais.
Il en est question
dans le spectateur paradoxe.
Un petit viking.
On s'en passant.
Un petit viking.
Ouais, exactement.
Nouvelle pause musicale
dans le score.
On écoute Steve Lacey
avec Bad Habit.
Le score
jusqu'à 20 heures
sur Radio Nova.
I am sur Nova
née sous la même étoile
dans la playlist
Doumout Cooker.
Pourquoi ce titre ?
Parce que ce titre
résume bien
l'égalité
des chances
qu'on n'a pas
dans notre pays.
Ouais.
Et je pense que
quand t'écoutes ce son
et...
ça permet mieux de
situer, en fait,
de comprendre qu'en fait, ouais,
on n'est pas tous nés
sous la même étoile.
On n'a pas tous les mêmes chances
et que
quand tu viens d'un certain endroit,
il faut en faire 2, 3 fois plus.
C'est limite des fois un bug.
Des fois, je me retrouve
à des endroits.
Ouais, je me dis
que j'ai de la chance d'être là.
Tu vois, de parler dans ce micro
face à toi.
Je m'en compte que
quand je regarde
la vie
de mes potes
avec qui j'ai grandi
et là, au moins, j'en suis, franchement,
je peux remercier
la chance que j'ai.
Et le travail peut-être
aussi un endroit
j'aimerais bien.
Le travail,
en fait, tu sais,
si on rentre
dans ce genre de choses,
en fait,
quand tu prends la vie
de chacun
et que tu vois les problèmes
qu'il y a
au sein de leur famille,
moi je me dis
que j'ai eu de la chance
de mes parents
qui m'ont donné énormément
d'amour
et que j'ai pu me concentrer
aussi sur mes rêves.
Mais quand t'es
dans une famille,
on te coupe ton
tes espoirs,
on te fait comprendre
que la vie,
c'est pas forcément rose.
Je pense pas
que t'as les mêmes
perspectives
d'évolution.
Retour à un petit peu
de légèreté,
si tu le veux bien.
C'est le questionnaire
musical de l'émission.
L'idée, c'est
que tu réponds
du tac au tac.
Je n'ai pas le droit
de te demander
de commenter.
Je n'ai pas le droit
de te juger.
Ça fait appel
à des souvenirs.
Est-ce que t'es prêt ?
Ok.
Je dois tâcher un commentaire
dessus.
Tu peux, si tu veux,
t'es pas obligé.
Le titre qui symbolise
le mieux l'enfant
soit en tout cas la tienne.
La mienne ?
Ouais.
Je pense
que c'est
Lucoufa
itinéraire d'un
blé d'art
devenue banueuse.
Très bien.
Le titre de ton adolescence.
Le titre de mon adolescence.
Bouba.
Bouba au bout
de mes rêves.
Ton hit
de karaoké
si tout soit tu pratiques.
Je ne pratique
pas le karaoké.
Mais si tu devais.
Si je devais,
je ne sais pas.
À l'idée,
c'est de prendre un truc
un peu ambitieux.
Ouais.
Là, c'est le but, je crois.
Ouais, je ne sais pas.
Moi,
je serai plus karaoké.
Genre,
musique ture, quoi.
Allez.
Je serai plus
sur du Hamet Kaia.
Ok.
Très bien.
Tous ces sons.
Le titre
qu'on serait peut-être
surpris de trouver
dans tes playlists.
Tu peux trouver du
Matt Pokora.
Ah, voilà.
Ça, ça me surprend.
Ça, ça te surprend.
Matt Pokora,
à une époque,
je ne sais pas si
tu es au courant,
mais il a fait
beaucoup de
des productions
avec Ryan Leslie,
Tim Balland.
Donc, c'est un Matt Pokora
qui chante en anglais.
En fait,
c'est là,
je me suis rendu compte
que malheureusement,
des fois,
quand on chante en français,
ça n'aide pas.
Et en fait,
quand tu l'écoutes
en anglais,
j'ai fait écouter
à mes potes.
Ryan Leslie.
Le titre
qui te propulse
immédiatement
sur la piste de danse.
Waouh.
Alors, je ne danse pas, moi.
Non, allez.
Les vraies musiques
qui me font danser,
c'est les musiques turques.
C'est le halaye,
ça s'appelle.
Ok.
C'est nos danses
en ronde.
Voilà.
Moi, dès que tu mets
un peu de tambour,
un peu de truc,
ça y est.
Est-ce qu'il te fait
sortir de la piste de danse?
Ce qui me fait sortir
de la piste de danse,
plein de choses,
je crois.
Je suis
là.
Qu'est-ce qui te fait ça?
Allez, Diame, c'est la boulette,
par exemple.
C'est vrai?
Je te jure,
je sors de la boulette.
Ah, vous?
Ah, ouais.
Moi, ça me fait pas danser.
Ah, ouais.
Je comprends.
Moi, ça me fait bugler
avec les branleurs.
Moi, je comprends la
boulette.
Mais moi, je suis là.
Juste pour pouvoir
qu'elle est le...
Jean-Marine,
juste parce que ça fait zizir.
Tu vois,
c'est juste un plaisir
collectif de pouvoir y aller.
J'ai compris.
Non, non.
Moi, la...
Ok.
Je ne juge pas.
Je ne juge pas, je crois.
Ni au cinéma,
ni sur scène,
ni sur album,
ni sur rien du tout.
Je n'ai pas d'inspire
comique musicale.
Ok.
Aucun souci.
Et enfin, catégorie pénible,
la chanson dont un mal de chien
a te débarrassé
une fois que tu l'es en tête.
Il y en a plein.
Ouais.
Généralement,
c'est Lyôme Aum.
Ouais, c'est Lyôme Aum.
Ouais, c'est Lyôme Aum.
La générique de trucs
qui reviennent
après qu'on se régule hier
dont tu veux plus.
Je n'en ai pas
dans ma tête,
mais je crois qu'on a
sa première musique,
pas la nouvelle.
Ça va,
c'est parce qu'il n'y a plus
des agréables à écouter.
Mais là, je suis là.
Ouais, c'est pas désagréable,
mais c'est le fait que ça soit
redondant.
Alors, ta musique est incroyable.
Mais tu vois,
c'est à force d'écouter,
d'écouter, tu dis.
Ouais, c'est bon.
Ah, c'est quoi,
en bonne organisation.
Ah oui.
Qui est une musique incroyable.
T'arrives dans des booms
dans le var
et c'est genre
mettre la musique
et regarde,
c'est pour toi,
c'est fini.
Ouais, déjà,
qu'est-ce que tu fais
à des booms dans le var ?
Pardon.
C'est la tournée,
qu'est-ce que c'est.
On n'est pas encore
dans les boîtes,
on traîne dans les booms.
Carré-Vip en booms.
La tournée d'Omoud Cocaire
avec paradoxe
passera notamment
le 16 novembre.
Par Marseille,
Espace Julien,
tu seras aussi les 2
et 3 décembre
à la compagnie
du Café Théâtre de Nantes.
Et je le rappelle,
tu es les jeudi
et vendredi
au métropole
à Paris.
Merci beaucoup
d'être passé
par ce studio.
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?
Écoute,
que de l'espoir.
Voilà,
on va rester là-dessus.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
Et il est grand temps
de retrouver David Blot
et le Nova Club.
