Vincent Dedienne : de l’humour à la mélodie avec "(un lendemain soir de gala)"
Au programme du Score : Vincent Dedienne, l’homme qui fait rire, pleurer et désormais chanter. Avec (un lendemain soir de gala), un premier album écrit par ses amis artistes comme Jeanne Cherhal ou Ben Mazué, il transforme sa mélancolie de scène en chansons tendres et drôles, à son image. Vincent Dedienne répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, deux films revisitent un passé récent aux résonances sociales fortes : Les Braises de Thomas Kruithof, sur le mouvement des Gilets jaunes, et La Vague de Sebastián Lelio, comédie musicale inspirée des manifestations féministes chiliennes de 2018.
Côté actualité culturelle, deux films revisitent un passé récent aux résonances sociales fortes : Les Braises de Thomas Kruithof, sur le mouvement des Gilets jaunes, et La Vague de Sebastián Lelio, comédie musicale inspirée des manifestations féministes chiliennes de 2018.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Votre rendez-vous, musique et rigolade.
Oui, ce sera la thématique du jour et non pas un plagiat de concepts qui existent déjà.
Une sommité de l'humour se transforme en chanteur sensible.
Il s'appelle Vincent de Dianne, il nous rejoint juste après l'actu du jour.
Ce mercredi dans les salles, pas mal de retour dans le passé.
Avec Jérôme commandeur et son film T'as pas changé, on en parlera avec lui demain.
Et ce serait dans le registre de la comédie.
Et deux films reviennent aussi dans un passé pas si lointain
pour traiter de sujets qui ont occupé pendant quelques mois la une des journaux.
De styles différents pour raconter un passé proche à résonance sociale.
Le premier est signé Thomas Krutoff.
Dans l'Ebreze, il met en scène Virginie et Fira et Harry et Vortalter.
Elle est carine, elle travaille dans une usine, lui c'est Jimmy.
Il est routier, il forme un couple unis jusqu'à l'apparition du mouvement des gilets jaunes.
Ça sert à rien ce que vous faites.
Je dirais c'est pas de ta faute, mais ça change rien du tout.
Je veux te croire qu'on peut essayer de rendre le monde moins con.
Je veux qu'on m'ose ensemble Jimmy.
Et toi tu veux faire vendre ta boîte ?
Tu veux quoi que je paye les dommages et tes pénalités pour un problème qui vient de chez toi ?
J'ai rien fait de mal.
Moi je vais sur un rond point, j'apprends, je rencontre des gens, je lis, j'écoute
et c'est à nous maintenant d'être en durant.
Carine s'engage et elle est littéralement appée par la force du collectif
un ongle des plus intéressants pour une période
pour l'instant qui n'a pas beaucoup été traité au ciné.
Et dans un registre très différent,
Sébastien Leilio, réalisateur chilien,
oscarisé pour une femme fantastique,
sort lui aussi ce mercredi un film,
La Vague, un film qui revient sur le printemps 2018 au Chili.
Une vague de manifestations féministes
soulève le pays pour dénoncer les violences machistes,
le tout sous forme de comédie musicale.
Qui a dit que le ciné avait du mal
à s'emparer de mouvements sociaux récents ?
Pas moi, rentez-vous, mercredi, dans les salles.
Dans un instant, on retrouve Vincent de Dienne,
mais juste avant, on écoute Aretha Franklin avec respect.
18h30, 20h, Charlie Nouveau, sur Radio Nova.
Étant doté d'un sens de l'accueil tout à fait particulier,
laissez-moi vous dire que si mon invité n'était pas aussi chouette,
mais carrément, il m'énerverait, mais d'une force.
Déjà, il est extrêmement drôle et vif de surcroît,
ce qui en fait sur scène, comme sur n'importe quel plateau
le type qui t'oblige d'investir une blinde en cosmétaux,
puisqu'il est un facteur aggravant pour les rites d'expression,
ce qui par ailleurs est moins charitable de sa part,
puisqu'elle écoutait, il me semble,
tout aussi préoccupé que moi par le temps qui passe,
on y reviendra.
Au cinéma, il jongle pépouze entre les styles et les stars,
comme Eddie Musical avec Lara Luciani,
comme Eddie d'aventure avec Catherine Deneuve,
grand méchant face à Mac Walter,
la création de Mr V,
ou en duo avec Emery Klompré, ce qui est un genre en soin.
Au théâtre, il passe des solos hilarants,
s'il se passe quelque chose, un sort de gala,
les siens, au solo petit-chial,
quand il joue, il ne met jamais rien d'arrivée,
de Jean-Luc Lagarce.
La troupe, il maîtrise aussi un chapeau de paille
en Italie, au théâtre, la flamme sur les écrans.
Il est aussi l'inventeur du show Wingum,
et maintenant, il chante et drôlement bien.
En plus, son premier album s'appelle
« Un lendemain soir » de Gala.
Bonjour Vincent de Zedd.
Oui, c'est résumé comme ça, c'est...
Mais du coup, il reste quoi aux autres ?
Bon, rien, je ne leur laisse rien.
Je suis comme ça.
Après moi, le déluge.
Le Wingum, est-il breveté ?
Oui, c'est ça, c'est surtout ça, moi, je trouve.
Je suis obligé d'expliquer.
C'est une vanne que t'as faite dans l'olkirissor.
Tu peux t'écouter un Wingum.
Voilà.
Tu peux t'écouter qu'il était Wingum.
Wingum.
Oui, oui.
Il y a peut-être un truc à...
Oui, peut-être que je m'adresse à commencer.
Qui c'est qui fait Hollywood Wingum ?
Pas Hollywood Wingum.
Bon, ouais, voilà.
J'ai écrit Hollywood Wingum.
How do you want a Wingum as mental ?
Je suis sûr que c'est le pacteur.
Il faut faire une étude de marché.
Oui, oui, d'accord.
On est vraiment partis très loin.
On va évidemment parler de ton album
et de la tournée qui va l'accompagner.
Qui sera notamment le 16 novembre par Cannes,
le 18 part Bordeaux, le 21 part Huclant,
Belgique, le 25 part Nantes,
le 26 part Saint-Grégoire
et le 27 part Guy Vapa.
Non, Guy Pava.
Tu as inversé de syllabes.
Tu sais pourquoi ?
Parce qu'en fait, j'avais Jean-Jacques Goleman en tête.
Oui, Guy Vapa.
Vraiment ce début part très mal.
Le triannon, le 20 décembre.
Avant de parler de tout ça,
je t'ai imposé une épreuve
soit choisir 6 titres
dans les planistes de Nova
qui ne comportent quasiment pas
de chanteuse française
de type décédé.
Mais tu t'es prêté à l'exercice.
Pour démarrer, tu as choisi
Alishakis avec Empire State of Mind.
On l'écoute.
Et on en parle juste après.
Le score,
sur Nova.
Charline Roux.
Nova.
Alishakis sur Nova
et Alishakis
dans la playlist
de Vincent de Dienne.
Pourquoi ce choix ?
C'est vraiment...
De toute façon,
c'est des choix par défaut.
Oui, mais c'est pas grave.
C'est pas grave.
Il faut pas les argumenter.
C'est-à-dire que j'ai vu
le nom dans la playlist
et comme ce que l'est,
ça va...
Je l'ai choisi.
Je l'adore.
En fait,
j'ai découvert New York
il y a vraiment très peu de temps.
Je suis allé à New York
que pour la première fois,
il y a deux ans,
je crois un truc comme ça.
Et j'ai évidemment
mis ce son
comme des déjeuners
dans mes oreilles
et je trouve que ça marche bien.
Enfin, c'est vraiment...
Je sais pas, c'est...
Et puis, il paraît qu'elle est
très sympa, au plus.
Il paraît.
C'est vrai, hein.
Elle a une bonne répute.
Et donc...
Bonne répute, la meuf, le son.
On est vraiment partis très long.
Je te soumets
la question rituelle
de cette émission.
Quelle place prend la musique
dans ta vie de tous les jours ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
À quoi elle m'a servi longtemps
de...
Quand j'arrivais pas
à chialer.
Voilà.
Je m'en servais vraiment
comme d'un truc...
l'acrimale,
quoi, d'un truc.
Voilà.
J'allais m'enfermer
dans les cabinets.
Je mettais Barbara
ou Serge Adiani.
Et voilà.
Ça allait mieux après.
Mais sinon,
en bagnole.
C'est vraiment en voiture
que j'en écoute le plus,
je crois.
Tu as des playlists
genre de musique à rouler ?
Non,
j'ai une seule playlist
et je mets en shuffle.
Très bien.
Pour les gens
qui nous écoutent,
ça veut dire aléatoire.
En mode aléatoire.
En mode aléatoire.
Dans un instant,
on parle de ton album.
On t'écoute.
J'ai choisi,
il y en a encore,
qui est potentiellement
ma préférée de l'album.
Je les aime toutes.
Mais celle-là,
on écoute ça
juste après la pub.
Vincent Dodiane
sur Nova.
Il y en a encore.
Vincent Dodiane
dans ce studio.
C'est l'un des titres
extraits de ton album.
Un lendemain soir de Gala.
C'est un titre signé
Albin de la Simone.
On va y revenir.
Mais avant,
je voudrais savoir,
est-ce que tu t'es toujours
rêvé chanteur ?
Non.
Non.
J'avais même jamais
pensé
que je te dise
pas de bêtises.
Non,
ça m'a jamais trop...
Non,
vraiment,
je me fantasmais
que humoriste.
Ouais.
Quand je m'imaginais
en rockstar,
c'était rockstar de l'humour.
Pas de la chanson.
Ouais.
Mais parce qu'en plus,
oui, moi,
j'ai jamais trop écouté.
J'ai pas eu de groupes
de rock jeunes.
J'ai pas été...
Tu vois,
j'écoutais que de la chanson.
J'écoutais déjà...
Là,
il y a un retour
des toubis frits
et tout ça.
Mais moi,
j'ai...
Par exemple,
j'écoutais déjà
Jean Ferrat.
Déjà ?
Déjà en phase,
avec son époque.
Déjà bien calé.
Donc,
non,
ça m'a jamais fait
T'as même pas eu un petit syndrome
balavoine
et partout dans la rue,
je veux qu'on parle de moi
au moment.
Non, même pas,
c'est vrai.
Et puis,
non, c'est quand j'ai commencé
plutôt à faire
des One Man Show
et tout ça.
Ouais.
Je me suis dit,
c'est quand même vachement...
Enfin,
on m'a souvent dit
mais c'est très musical.
Enfin,
je me suis rendu compte
que l'écriture
était très musical
et en fait,
mon rapport à la musique,
c'est doper,
à ce moment-là,
avec l'écriture
même des chroniques
de la scène.
Alors,
ceci étant dit,
cet album,
c'est pas ta première incursion
dans le monde de la musique.
T'avais déjà chanté
au printemps de Bourges.
Moi, je me souviens,
je t'ai vu chanter
Barbara.
Oh, la vache.
Ouais.
Je t'ai vu chanter
aussi dans le Christmas Show
de Benjamin Biolaic.
Ah, oui, c'est vrai.
Je t'ai vu chanter
au cinéma
dans Joli Joli
et je t'ai entendu
chanter La Vise et du Beurre
à la fin de Je ne suis pas
héros de Rudi Milstein.
Oui, c'est vrai.
Bah non.
Mais comme quoi,
il n'y a pas...
Je sais que je peux.
Et puis même,
je suis un...
Je fréquentasse, si du moment,
le bar carot qui est à l'époque.
Boulevard de reche soir.
Très bien.
Boulevard de cliché.
Voilà.
Non, non.
J'adore chanter
et on m'avait proposé
souvent de faire des albums
et tout.
Et à chaque fois,
j'ai dit bah non,
parce que je sais qu'on se fout,
quand même,
volontiers de la gueule
des comics qui chantent.
Mais quand j'ai eu
cette idée
de transformer
mes personnages
du One Man Show
en chanson,
là, je me suis dit,
bon, là,
il y a une idée
original,
il y a un truc
un peu nouveau,
et ça,
là, ça m'a décomplexé.
Oui, parce que là,
c'est un prolongement du spectacle.
T'as qu'les décès
de rendre un peu immortels
les personnages que t'as
incarnés sur scène.
Exactement.
Mais j'ai trouvé la démarche
assez jolie.
Ça m'a fait penser
à Philippe Catherine.
Tu sais, quand il a
versu son César
pour le grand bain,
où il parlait
de son personnage Thierry,
en disant...
Oui, à tous les Thierry.
Bah tu sais,
j'aimerais bien savoir
ce qui devient, en fait.
Oui, oui, oui.
Voilà, de moi
en tête à tête avec ton personnage,
mais un one-man show,
moi, j'ai passé,
je l'ai joué un peu plus de 3 ans.
Donc en fait,
c'est vrai que d'un coup,
du jour au lendemain,
tu les fous,
placard, comme ça.
Et surtout,
quand ça s'est bien passé,
tu dis putain, c'est quand même
grâce à eux,
parce que c'est eux
qu'on fait rire les gens.
Et puis, tu sais,
tu leur...
Tu...
Tu te retrouves
à Nantes,
à Rangoulême,
à Vierzon,
avec eux,
et tu...
Tu finis par avoir
un rapport affectif
avec tes personnages.
Oui, bien sûr.
Et de coup, je me suis dit,
ah, c'est pas mal,
plutôt que de les...
de les...
de les mettre au placard,
comme ça,
de leur offrir une sorte
de seconde vie.
Ça m'avait...
Ça m'avait plu, ouais.
Alors, moi,
quand j'ai envie de chanter,
je prends une douche
où je vais au karaoké.
Je vais d'ailleurs noter
l'adresse.
Vincent De Dienne,
quand il a envie de chanter,
il l'appelle Jeanne Chiral,
Juliette,
Vincent De Lerm,
Albin de la Simone,
Adrien Gallo,
Barcelat, Tim Dup,
Florian Marcher,
Alex Beaupin,
Je suis de la...
Tranquille.
Bah non, c'est quand même fou.
C'est à dire,
comment est-ce qu'ils ont tous réagi
et comment est-ce qu'ils ont accueillit
ton idée ?
Ben...
Je pense qu'ils ont...
comment...
Il y a eu plusieurs réactions.
Par exemple, De Lerm,
il m'a avoué après
qu'il avait fait semblant d'y croire.
Et qu'il avait dit...
qu'en fait, au fond de lui,
il s'était dit ça tient pas la route,
son histoire,
on n'y arrivera jamais,
c'est pas possible
de transformer des sketches
en chansons et de ça.
Et il a pensé que...
Et d'ailleurs, lui,
il a un peu échappé à la consigne, il a dit non moi je veux bien essayer de créer une chanson mais je fais sur le titre
sur un soir de gala, je fais sur un truc plus général et après quand il a écouté là-bas il m'a dit oh là là en fait non tu vois j'avais tort
Jeanne Chéral elle a réussi, Albin il a réussi, en fait ils ont tous
pis même moi j'étais un peu dans mes petits souliers quand j'ai reçu les chansons parce que si elles ne sont pas bien ou si ça
tu vois si ça colle pas, si j'arrive pas à les chanter, enfin c'était pas un jeu
ouais ouais, je perdais une chanson et je perdais potentiellement un copain aussi
non je vais pas l'apprendre en fait, ça me... non j'ai essayé ça me va pas, c'est pas ma taille
mais non pas mal, en plus ils étaient mignons, il y en a pas mal par exemple Albin, Juliette et c'est...
ils étaient nombreux à me dire bon bah si elle te plaît pas n'hésite pas à me le dire je la garde pour moi
ils avaient envie de la garder, il y en a qui voulaient les garder pour eux
parce que de personnages comiques ils ont fait de très jolies pièces assez mélancoliques
mais ceci étant, en regardant la liste des gens que tu as contacté, j'en ai croisé quelques-uns
bah alors point comment c'est que c'est quand même globalement des gens assez drôles dans la vie
oui c'est vrai t'as raison, je me suis pas fait la réflexion
oui bah c'est marrant parce qu'en fait c'est bien comme ça va dans mon sens en fait cette histoire
c'est bien la preuve que c'est un peu la même chose que des sketches et des chansons c'est un peu la même
chose que chanteur et comique c'est un peu la même chose qu'on a c'est tous c'est juste une question de dosage
c'est vrai que quand tu vas voir par exemple Alex Beaupin, Vincent que j'ai vu hier la cigale d'ailleurs
ou Pierre Lapointe sur scène bon c'est quand même des pros de la chanson triste
et quand tu les vois sur scène tu vois des chômanes ou enfin des vraiment tu vois des gens
enfin vraiment les salles sont hilares entre les chansons
donc en fait c'est juste que c'est juste une question de curseur quoi si tu montes le curseur de l'émotion
t'obtiens un chanteur et des chansons si tu montes celui de l'humour et du second degré de l'auto-dérésion
t'as un comique mais moi je me faudrait pas me pousser beaucoup pour penser que c'est la même chose
de toute façon faut pas me pousser beaucoup
non non j'ai l'impression bah je te... non déjà dans la vie c'est dangereux
déjà en revanche je propose qu'on écoute le deuxième titre que tu as choisi
c'est Zarya et Voora
ah ouais super bah là c'est pareil c'est bien
Mélancolie, Mélancolie, Mélancolie, fiesta, Soda
c'est Soda
le score sur Radio Nova
Catherine sur Nova les brunes compte pas pour des prunes en titre choisi pour Vincent de Dienne
je me suis dit que ça pouvait bien être ton genre de beauté
mais je l'ai vachement écouté cet album c'est l'album de reprise dans les stases
les 50 chansons la Catherine et ses peintres
il y a même la lambada je crois
il y a Partir un jour, il y a Shultase, Confidence pour Confidence
il y a Bachelet
mais je l'adore moi cet album
de toute façon bah pareil encore tu vois c'est encore la même chose Catherine
il décide quand il veut d'être drôle ou d'être bouleversant en fait
absolument
mais c'est quoi ton rapport à la chanson dite drôle justement
ah moi ça me faut un cafarmon
voilà bah je partage un peu avec toi
une chanson de l'ambition est drôle
non ça tient pas la route pour moi
mais même Bobi la pointe
pardon mais c'est vraiment ça peut me faire me donner envie de mourir
la parodie
je peux avoir une indulgence parce que c'est voilà
parce que c'est conçu comme un sketch en fait en fait c'est pas comme une chanson
même si la chanson n'est qu'elle
vous me subirez par les nuls
oui par exemple tout ce que fait le palmacho moi ça me fait mourir
mais non la chanson on se dit ah c'est marrant on va mettre
ta katita quitté tout ça la tactique du gendarme non ça me
non bah ouais pareil
on parle de ton premier album
j'aime bien le dire comme ça
à l'endemain sort de gala
on le disait c'est un prolongement
de certains des personnages que tu as créé sur scène
est-ce que les chansons que t'ont
écrite l'armada de Jean-Talentieux que t'as embauché
t'as fait découvrir des choses sur les personnages du spectacle
ah mais oui en fait c'est trop
ça m'a trop plu quand je recevais les chansons
parce que forcément ils ont inventé
des choses que moi j'avais pas
c'est trop marrant t'inventes un bonhomme
ou une bonne femme
et puis d'un coup tu dis à quelqu'un
vas-y complète le portrait
par exemple la bourgeoise odieuse
que je jouais et qui était
que j'imaginais toute seule au cap ferret parlant
à sa femme de ménage et tout
disant des horreurs absolues
d'un coup Flarent Marcher il en a fait une chanson
et il lui a donné une existence
il lui a donné un contexte
il lui a donné
ouais c'est assez
je sais pas ça me plaît beaucoup
ça m'aime eux même
il lui a donné une suite
non mais tu peux reprendre derrière
refaire une suite
un jour sans fin
on parlait de melancholie
on va y venir quand même
tout petit déjà vieilien
de melancholie
troisième dan
tout petit déjà
grande étude
en master de finitude
vieilien
une chanson signée Adrien Gallo
c'est la chanson qui ouvre l'album
je trouve c'est toujours une promesse
la première chanson que tu choisis
on y va directement
le temps qui passe c'est le leit motive
de l'album et de fait des spectacles
ouais mais c'est pas une volonté
de ma part c'est vrai c'est bizarre
je pense qu'au bout d'un moment
ça va passer
les vieux
font pas des chansons
des spectacles sur le temps qui passe
et en même temps d'un coup je pense à Reggiani
le temps qui reste
mais c'est
c'est plus fort que moi
même quand je veux pas en parler
ça m'obsède
ça t'a obsédé très jeune
en même temps donc c'est pas non plus
en fait c'est ça qui est bizarre
j'ai été un nourrisson nostalgique
moi je suis sûr donc c'est trop bizarre
c'est à dire que j'avais je pense j'avais 4 secondes
et je disais oh c'était bien quand j'en avais 3
ouais trop bizarre je sais pas c'est une maladie
mais de fait à vrai Gallo t'as bien serné
peut-être que c'est très chouette
ouais ouais et puis je pense qu'il
faut que je lui demande d'ailleurs mais je pense qu'il doit
partager cette sensation
là d'être pas tout à fait
raccord avec l'époque
quand tu démarres sous l'appellation bébé brune
déjà je pense qu'il y a un truc
ouais et puis là la chanson c'est vrai qu'elle
c'est vraiment du sur mesure mais
à tel point que ça doit lui
ça doit parler de lui aussi mais c'est ça
que c'est ça qui est trop bien aussi
enfin qui est trop bien que j'aime bien moi dans cet album
c'est que c'est à la fois des chansons pour moi
qu'ils ont écrit pour moi mais c'est aussi
je sais pas à travers les chansons
on les découvre eux
enfin on les aperçoit aussi
non mais c'est exactement ce que j'allais dire
ce qui est très étonnant c'est que les chansons elles te ressemblent
mais elles ressemblent aussi
pour les chansons elles et ceux qui les ont écrits
chalons sur saune
c'est pour toi
pour toi que je fais ça
un soir de gala
tu me le fais écouter à la veugle
tu dis de l'herbe ?
évidemment mais en même temps
il y a ta patte aussi
ça te rend contre là
c'est assez singulier
ça marche avec les 13 autres
hauteurs compositeurs
c'est comme si
c'était un chemin et on a tous fait
un petit pas les uns vers les autres
et ça fait un truc qui bride entre eux
même la chanson de jean chéral
qui s'appelle la terrasse
jean c'est la première à avoir choisi
dans le spectacle
il y avait un sketch sur du pont de lignonès
et ça il va me rester sur les bras
personne va en vouloir pour en faire une chanson
et jean elle a sauté dessus
elle a dit non non ça c'est mon sujet
et elle a fait un truc qui lui ressemble autant
qu'à moi
on a un petit
un point commun
on est un peu fasciné tous les deux par cette histoire
par les nigmes et tout ça
et donc elle a été trop fortige
parce qu'elle a pas fait une chanson sur du pont de lignonès
mais elle a fait une chanson sur notre fascination
et sur notre un peu
goût macabre pour l'effet d'hiver
je ne sais pas si tu connais
il y a une chanson
de l'herbe et biolée qui s'appelle
les chanteurs sans tous les mêmes
encore le songwriter qui se recoiffe et qui pleure
dans la scène encore toi et ta veste
encore les projecteurs et tout le reste
depuis le temps que je te vois traînée par là
est-ce que tu es désormais de cela ?
non
parce que la chanson
c'est vraiment
non moi je suis pas
franchement je suis pas
il faudrait trouver un terme pour
chanteur dilettante
eux c'est des professionnels
chanteur détendu
mais par contre je trouve que les vincents sont tous les mêmes
je crois qu'on a tous un
point commun
moi j'aurais bien voulu
écrire une chanson qui s'appelle les vincents
j'ai colté le titre pour l'instant
c'est pas grave
suite été un crime
de l'aise majesté si je ne t'avais pas proposé
à suivre dans l'émission
un jeu
je suis pas trop vite
c'est vraiment le moment
de l'émission où je suis assez content
qu'on soit en léger différé
on n'a pas d'arrivée juste après la pub
peut-être on effacera 2-3 trucs
on écoutera aussi Malik Jody
ce sera juste après la pub
est-ce qu'il t'est déjà arrivé d'avoir
une idée de génie
et au moment de l'exposer
de te dire pas sûr
ce qui me concerne c'est maintenant
tu as participé à la saison 5
de l'Holky Rissort
on t'a vu proposer le jeu suivant
tu imites un artiste avec un twist
et les gens doivent le retrouver
ainsi est né à l'enchant de fort
un jeu qu'on te réclame à corps et à cris
sur tous les plateaux télé
j'ai de nouveaux artistes
à te faire deviner
et ce de multiples manières
parfois hasardeuses
tu te caches pas
par exemple si je te dis
elle devait chanter mademoiselle chante le blues
mais à la place elle entame un discours sur le patriarcat
euh...
oui
c'est patricia
casse l'ambiance
j'ai prévenu
voilà
il y en a des pitchers comme ça
et le moment difficile c'est que pour la suite
j'ai fait appel à un ami que nous avons en commun
pour te proposer des versions chantées
il faut donc que tu reconnaisses l'artiste
ehehehe
ehehehe
eheheh
c'est re... c'est re non
c'est re non croymin, journaliste cinéma et série
par ailleurs
alors attend c'est verronique c'est pas facile
euh... je peux réécouter ou pas
ヒHinhehe
ehehe
eheheh
on y que sans...
on y que sans réseau
ah ouais ben oui
– Mais j'ai pas dit que on avait que des idées de génie. Voici la suivante.
– La, Maritza, Céla, Céla. – Ah, casse-toi.
– Au, c'est... – Sylvie Vatan.
– Ouais ! Au moins une. – C'est la, elle est pas en fait.
– En voici une autre. – On écoute du chancre et de Gourya,
et moi je m'en... Et moi je dirais, elle a une relation.
Ça se fait dire, non, et moi.
– Au, c'est... – C'est Vincent... Vincent de... Vincent de larmes.
– Ouais ! Elle gagne ! – Ouais !
– Alors, un autre que je te piche, on attend qu'elle chante l'aigle noir,
mais elle a vraiment pas envie, donc elle bougonne.
– Donc elle, on attend qu'elle chante l'aigle noir,
mais elle a vraiment pas envie, elle bougonne. – Ouais.
– Donc ça, c'est...
Bar... Bar... Bar... C'est Barbaral...
– Barbaral ? – Barbaral, évidemment.
– Bon, voilà. Bon, je me dis, ça donne des petits...
– C'est bizarre, Barbaral. – Ouais.
– Barbaral, elle chanterait aussi comment elle ferait, elle ferait...
Bien sûr, ce n'est pas la scène.
– Ce n'est pas le Bois de Vincent, elle ferait comme ça. – Ouais, ou...
– Un beau jour, affaîchée. – Ouais, ou peut-être une nuit, évidemment.
– Ouais. – Elle est bien, Barbaral.
– On a envie de l'avoir en concert. – Extrait suivant.
– J'aime les gens qui tournent... – 3, 2, 1...
– Banané ! – Banané.
– Ça, c'est très bien. Ça, c'est la vidéo, c'est...
– Anne Saint-Silvestre. – Ouais !
– On est pas mal, hein. Et alors, la dernière,
je me suis dit que c'était vraiment une très, très bonne idée
si je l'avais en direct. – OK.
– Je t'en suis plein de meurs, regarde pas.
La honte est un sentiment qui m'est assez étranger, je veux dire.
Donc vraiment, c'est plutôt une bonne nouvelle.
– Je le taxi, va maintenant. C'est bon, l'addition, c'est pour moi.
– Vanessa Paradine. – Ouais !
Voilà, moi, je suis contente. C'était le petit jeu que je voulais proposer.
– Bravo, ouais, parce qu'elles sont... C'est dur à trouver, hein.
– Ouais, je sais. – Moi, j'essaie d'en trouver régulièrement, et...
– Eh ben, toutes celles-ci sont cadeaux. T'en as des nouveaux ?
– Euh...
Non, c'était quoi ?
Petite Marie, je parle de toi.
– C'est ce qui braille.
Je peux jouer des heures. Faut qu'on s'arrête.
Je te fais deviner le titre suivant. – OK.
– Alors, en deux briques. Michel Pfeiffer, prof.
– Michel Pfeiffer, prof ? Il faut que je trouve le petit...
– Le titre... Non, le film, tu te souviens de ça ?
– Michel Pfeiffer, prof, non ?
– C'était l'esprit rebelle. T'as pas vu ça, non ? T'es trop jeune ?
– Non, je n'ai pas vu ça. – Oui, ben, t'es beaucoup trop jeune.
– Non. – Ben, tout ça pour amener Coolyo qui signé la BO.
On écoute Gangsta's Paradise. – Ah, voilà, très bien.
– Le score sur Nova.
– Charline Roux.
– Nova.
– Eminem, sur Nova, Lose Yourself, le choix de Vincent de Dienne.
– Ouais, parce que...
Au karaoke, je peux faire la première minute.
– Ah ouais ? – Ouais.
– Mais après, je suis largué. – Prove it.
– Putain, mais là, ça va être lamentable.
Mais bon, après, le jeu que tu viens de nous faire, je crains plus rien.
– C'est pas faux. – If you had one shot or one opportunity
to seize everything you had a wanted, in one moment, would you capture it
or just let it sleep ?
Attends. Ah, ça y est, tu vois.
Merde, c'est comment ?
Mais bon, il me faut la musique, je peux le faire en même temps.
– Moi aussi, il me fallait la musique et on s'est lancé à cap.
Vraiment, c'était ridicule.
Mais en tout cas...
– Bah... – C'est mauvais, mais c'est...
– Je voulais faire McDrop, mais j'ai qu'un stylo.
Ça fait beaucoup moins de bruit, pen drop.
– Pen drop ?
– Lu, dans la catégorie Google Actu, en cherchant ton nom,
le tournage du film avec Vincent Daudien se poursuit à Charleville.
Attention, restriction de circulation.
J'en déduis donc que tu es en tournage.
– Oui, et ça, c'est vrai que je voudrais revenir là-dessus
sur ces restrictions de circulation.
– C'était dans l'ardonnée, je me suis mis sur.
– Oui, oui, c'est vrai. Encore une semaine, là, de tournage.
– L'espèce explosive.
– Exactement, le premier film de Sarah Arnold avec Sarah...
Euh, avec Sarah. Non, deux Sarah Arnold, avec Alexis Mananti et Ella Rumpf.
– Très bien.
– Et normalement, ça devrait être bien, parce que le scénario est génial
et la meuf Sarah Arnold, là, elle est super.
– On reste encore une fois dans l'amour du jeu, dans tous les domaines de ta vie.
– Bah...
– Jouer, c'est vraiment le mode...
– C'est vrai, putain, ça, ça, ça grave en plus.
– Ouais ? – Ouais.
– Parce que, plus ça va, plus...
Plus je trouve qu'il y a que ça de valable, de jeu.
– De jouer ? – Ben oui, c'est vrai.
Pour s'abstraire de la réalité, pour se stimuler,
pour être en relation les uns avec les autres.
Voilà, c'est l'anti le jeu, c'est l'anti solitude,
c'est l'anti téléphone, c'est l'anti bêtise,
c'est l'anti sclérose des neurones.
Voilà, que ça soit le jeu de société, la musique, le cinéma, le théâtre.
C'est quand même une manière de...
C'est un antidote à la...
Enfin, je sais pas, moi, je deviens...
J'ai l'impression que je deviens moins con grâce à ça.
– Alors, comment on fait quand on est interdite de jeu, par exemple ?
– Ah ben parce que toi, t'es interdite de casino.
– Monica Geller, non, vraiment, je...
Gros problème sur tous les jeux de société.
– C'est-à-dire que tu détestes ? – Je suis très mauvaise joueuse, je suis...
– Ah ouais, mais...
mauvaise joueuse, ça veut dire bonne joueuse, en vrai.
– Ouais, mais les gens ne veulent pas jouer avec moi.
– Ah oui, ça, ça veut dire que tu es isolé, socialement.
– Comme le jeu que tu viens de proposer le prou, vraiment, quand même.
– Mais je pense qu'on va trouver un petit cercle
qui va t'accepter.
– Oui, bon, c'est pas gagné, je te le dis tout de suite.
– En 2025, on t'a vu dans Natacha Presquotes de l'ère de Nohimi Saglio,
on t'a vu dans McWalter de Simon Astier, le 12 novembre,
tu seras à l'affiche des rêveurs d'Isabel Carré.
– Oui. – Petit rôle.
– Tout petit scène. – Un récit à l'avenir.
Du 12 février, au 8 mars, tu reprends au théâtre de l'atelier,
il ne met jamais rien arrivé de Jean-Luc Lagarce.
Est-ce qu'on serait pas sur une petite frénésie ?
– Non, parce que franchement, je travaille pas plus que mes collègues,
je n'ai pas l'impression qu'ils se touchent le nouil,
comme dit les autres non plus.
– Ça dépend lesquels ? – Oui, ça dépend.
Non mais c'est vrai que j'aime bien remplir mon métier,
donc j'aime bien le faire.
– Vous aime dire que t'es désiré aussi, ce n'est pas rien.
– Oui, en plus, on sait que ça peut s'arrêter et tout ça,
non, c'est vrai que j'en profite.
Après, pour l'écriture, par exemple,
parce que bientôt, j'ai écrit le spectacle
qui va aller avec les chansons,
parce qu'il n'y a pas que les chansons,
il va y avoir des textes, des conneries et tout ça.
Pour l'écriture, pour réécrire,
il faut quand même du temps de vie,
d'ennui, de contemplation et de solitude et tout ça.
– Tu arrives à te ménager quand même des espaces, c'est pour ça.
– Oui, oui, quand même, franchement.
– Et tu disais, ça peut s'arrêter à tout moment,
c'est un truc auquel tu penses ?
– C'est un truc, en fait, c'est marrant.
C'est un truc auquel on pense tous, je pense,
même Isabelle Uper, qui pourrait se tranquilliser,
mais je pense que non, c'est vrai que...
En fait, quand tu n'as pas encore de succès
et tout ça, moi, je rêvais de faire ce métier.
J'avais hyper peur que ça ne marche pas,
que je ne puisse pas le faire,
que je savais qu'il y avait beaucoup d'appelés,
pas beaucoup d'élus, surtout dans l'humoriste
et tout ça, parce qu'après, acteurs,
j'ai énormément de copains qui sont comédiens
et qui vivent de leur métier,
il y a une façon de faire ce métier
qui est un peu plus précaire,
mais qui est quand même valable.
Enfin, je veux dire, il y a plein de gens
qui font la plupart de mes copains,
de mes amis, qui font du théâtre en compagnie,
en région et de sa machin.
Donc, ça, je savais que c'était une possibilité,
mais moi, comme je voulais être humoriste,
humoriste, c'est forcément, je sais pas comment dire,
à Paris, c'est forcément...
– C'est forcément soliste, un endroit, déjà.
– C'est forcément soliste.
– C'est une démarche qui est particulière.
– Exactement, c'est forcément de l'écriture aussi.
Donc, j'avais très peur que ça ne marche pas
et une fois que ça marche,
en fait, moi, je fantasmais
qu'une fois que ça allait marcher,
j'allais être tranquille,
j'allais être acérénée, apaisée.
Et en fait, je me suis aperçu,
je continue de m'en apercevoir tout le temps,
que ça n'est que de l'inquiétude tout le temps.
En fait, une fois que t'as quelque chose,
t'as peur que ça s'arrête,
t'as peur de décevoir,
t'as peur de ne pas te réinventer,
t'as peur de, je sais pas comment dire,
d'être fainéant, t'as...
Bon, voilà.
Il y a toujours...
C'est vrai que c'est pas tranquille,
comme boulot.
Mais c'est cool.
– On parlait de ton travail comme soliste,
ce qui ne t'empêche pas
d'avoir l'esprit de troupe,
la preuve, ici.
– J'ai beaucoup réfléchi
et je me suis dit que ce serait formidable
que je puisse choisir les deux.
– Alors ça, malheureusement,
c'est impossible.
Marc, vous le savez.
– Et si on pratiquait la polygamie ?
– Oui, mais malheureusement,
c'est interdit en France.
– Oui, mais alors,
pourquoi on appelle ça la polygamie française ?
On appelle ça la polynesie française.
C'est une collectivité d'outre-mer,
et ça n'a rien à voir.
– Et si on appelait cette collectivité,
elle ne répondra pas.
– Extrait de la flamme.
– Je me fais de sourire.
– Alors, moi aussi.
Mais je me suis dit que
cette série-là a eu un truc très particulier.
C'est-à-dire qu'elle est passée
à travers toutes les générations.
Elle a eu un succès
vraiment colossal.
– Dans les EHPAD, je sais pas
si elle est allée jusqu'à...
– Oh, 60, quand même.
– 60, oui.
– Il y a quand même 2-3 personnages qui...
– La connerie,
pense-moi, à ce niveau-là,
à ce niveau de génie de Jonathan Cohen
qui est vraiment un génie,
c'est irrésistible pour tout le monde.
Oui, c'est sûr.
La connerie, ça n'a pas d'âge,
ça n'a pas de classe sociale,
ça n'a pas de milieu,
donc ça m'étonne pas, oui.
– Mais là, tu vois,
je parlais d'esprits de troupes.
Pour le coup, on est face à un casting
qui est quand même complètement délirant.
Vous y êtes tous.
– Oui.
– Est-ce qu'il y a un moment, on se dit,
bon, comment je m'ajuste là-dedans, comment je...
– Ah ben non, mais moi, je faisais semblant d'être...
Je sais pas pourquoi,
j'avais l'impression que c'était quand même
que j'étais assez...
j'étais assez petit encore.
Je sais pas pourquoi, j'étais assez jeune.
J'avais l'impression vraiment
d'être entouré de gens confirmés.
Enfin, en tout cas, moi,
je me souviens que le tournage,
je faisais vraiment semblant d'être à l'aise.
Enfin, je faisais semblant de me dire,
bien sûr, j'ai tout à fait
affaire ici entre
Foresti, Jonathan Cohen, Lorca Lamy
et Doréa Thilier, je me vois pas
voir le problème, alors que je me disais
mais qu'est-ce que je fous là ?
J'étais hyper intimidé, moi.
– Oui, bien alors, ceci étant dit,
bon, pour ceux qui n'auraient pas
vu la série, ce qui est une faute,
tu joues le présentateur
de ce jeu La Flamme.
– Ouais.
– Je pense que tous ceux
qui ont aimé La Flamme
ont regardé les bêtisiers,
on voit bien sur les bêtisiers
à quel point tu les fais toutes rire.
– Oui, oui, mais quand j'ai vu
le bêtisier, j'en revenais...
même en regardant le bêtisier,
j'en revenais pas.
Parce que j'étais vraiment...
En fait, le truc, c'est que
quand on faisait les cérémonies
des billets, là,
il y avait toutes les filles face à...
moi, j'étais à côté de Jonathan
et il y avait toutes les filles
en face de nous.
Et là, moi, je me souviens
que je me suis disais
mais le paysage que j'ai
devant les yeux,
là, il est vraiment
très flippant, quoi.
– Oui, oui.
– C'était fou, je me suis disais
mais là, je regarde là,
il y a la Bectige,
il y a Jardine Nakash,
là, il y a Flance van Esti,
là, il y a Najer Ardo,
il y a Marie-Pierre Casay
qui est quand même
aussi une idole.
Il y a Leonis Simaga
qui est une actrice géniale
que j'avais vue
à la communauté française.
– Il y a Délixar Coupoulos
qui fait le singe.
– Il y a Délixar Coupoulos
qui est brillantissime.
Enfin, oui.
Oui, oui, non,
c'était fou.
Je me sentais comme...
tu sais, comme tes gamins
et que tu es dans le bus,
leur massage scolaire
et que...
et que...
t'as tous les cools
qui sont au fond du bus
et qui disaient...
– Exact, avec nous.
– Oui.
Et comme moi, j'étais là
à l'avant.
– J'étais hyper
dans mes petits souliers
mais j'étais trop content,
franchement.
C'était un tournage.
Et puis,
c'était jouissif le ping-pong
avec Jonathan.
On était un petit peu
étonnés nous-mêmes
que ça se passe aussi bien.
Je sais pas comment dire,
on sentait que c'était hyper
qu'il y avait une chimie
entre nous
qui nous faisait...
vraiment,
on était les premiers
spectateurs
de notre petite chimie
à nous deux.
– Nouvelle pause musicale
dans cette émission.
Alors, je me suis dit
que ça devait être
potentiellement,
tu devais aimer la nadelle ray.
– Ouais, ouais.
– OK.
– Ouais, tu tombes bien.
– On écoute la nadelle ray
during the time.
– Il est grand temps
de passer aux questionnaires
musicales de l'émission.
– Ouais, la pas.
– L'idée c'est de répondre
à Kotak, ça fait appel
à des souvenirs.
– OK, d'accord.
Il n'y a pas de bonnes
ou de...
– Il n'y aura pas de jugement
non plus, c'est faux.
– Le titre qui symbolise
le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne.
– L'enfance,
ça serait Joe Dacin
parce que moi,
j'écoutais que Joe Dacin
quand j'étais petit.
Donc ça serait,
par exemple,
si tu t'appelles
Melancholy.
– OK.
– Ouais, je l'écoutais tout le temps.
Ou Tagada, Tagada,
les Dalton.
– La chanson de ton adolescence.
– La chanson de mon adoles...
Mon adolescence.
Oh, putain, la chanson
de mon adolescence.
Qu'est-ce que j'écoutais
à l'adolescence ?
J'en sais rien, moi.
Tu me poses des...
C'était...
C'était déjà...
C'était...
C'était...
Petite Marie
de Cabrel en vrai.
– OK.
Ta chanson de Karaoke.
– Ah, ma chanson de Karaoke
sous le vent.
Garou, Celine Dion.
– Oh, c'est pas vrai.
– Ouais, je peux faire les deux.
– Ah ouais ?
– Ouais, je me balade.
– Eh ben, on t'entraîne
du haut, hein, de cette carte.
Le titre qu'on serait
peut-être surpris de trouver
dans tes playlists.
– Hum...
Ben...
Loose Yourself,
en vrai, des minèmes.
– Des minèmes, ouais, OK.
Le titre qui te propulse
immédiatement sur la piste
de danse,
la piste du danse.
– La piste du danse.
Girls Just Wanna Have Fun.
– Cindy Lopez.
– Ouais.
– Et le titre qui t'en fait
sortir.
– Ah.
Tout ce qui est...
Techno.
Tout ce qui se danse
en sautillant.
– Oui.
– C'est ma définition
en mode de la techno.
– Très bien, ouais, ouais.
Les gens sautillent
beaucoup.
C'est vraiment rap.
Ta chanson de comedy
musical préférée.
– Voilà.
Hyper dur.
Podane,
c'est Delilah,
conseil à la...
Mon enfant,
on épouse
aux jamais ses parents.
– OK.
Et catégorie pénible,
la chanson dont tu es un mal de chien
te débarrasser une fois
que tu l'as en tête.
– Euh...
Je trouve que...
Euh...
Eve,
lève-toi de...
– Ah, ya, ya, ya, ya, ya, ya, ya.
– Julie, pétrie.
– Ouais.
Ça, c'est...
Ça, c'est plusieurs semaines,
quoi.
– Ah ouais.
Ça y est.
Je l'ai pour toute la soirée.
– Ouais.
Eve, lève-toi de...
Voilà.
Il suffit de faire juste ça.
– Ouais.
On va te dire,
et si tu crois que c'est fini,
jamais.
– Ah...
C'est juste une pause,
un répit,
après les chancez.
– Ouais, pas de danger.
Non, faut pas me lancer là-dessus.
Je rappelle donc
que ton album s'appelle
un long de main soir de Gala
qui est extrêmement recommandable,
voire complètement recommandé,
que tu seras en tournée.
Euh...
Le 16 novembre,
à Cannes,
le 18 à Bordeaux,
le 21 à Hucle,
en Belgique,
le 25 à Nantes,
le 26 à Saint-Grégoire
et le 27 à Guypava.
– Ouais, bien sûr.
– Et au Triana, à Paris,
le 20 décembre.
– Tout à fait.
– Euh...
Je t'ai demandé
de choisir un dernier titre
avant de se quitter.
Tu as opté
pour Sébastien Thélier
et la Ritournel.
– Ah là là, ouais.
Bah non, c'était Roche
de Sébastien Thélier
sur laquelle j'entrais.
Mon premier spectacle,
c'est pas quelque chose
d'entrée sur Roche.
Et du coup,
Sébastien Thélier,
cet album,
la Ritournel,
c'est tellement...
Pour moi, c'est l'été,
le bonheur,
l'insouciance,
l'amour,
le rosé,
tout ce dont on manque
actuellement là.
– Tout à fait.
– Merci de nous le proposer
et merci d'être passés
par le score.
– Merci Sarlene.
– Dans un instant,
vous avez rendez-vous
avec David Blot
et le Nova Club.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Votre rendez-vous, musique et rigolade.
Oui, ce sera la thématique du jour et non pas un plagiat de concepts qui existent déjà.
Une sommité de l'humour se transforme en chanteur sensible.
Il s'appelle Vincent de Dianne, il nous rejoint juste après l'actu du jour.
Ce mercredi dans les salles, pas mal de retour dans le passé.
Avec Jérôme commandeur et son film T'as pas changé, on en parlera avec lui demain.
Et ce serait dans le registre de la comédie.
Et deux films reviennent aussi dans un passé pas si lointain
pour traiter de sujets qui ont occupé pendant quelques mois la une des journaux.
De styles différents pour raconter un passé proche à résonance sociale.
Le premier est signé Thomas Krutoff.
Dans l'Ebreze, il met en scène Virginie et Fira et Harry et Vortalter.
Elle est carine, elle travaille dans une usine, lui c'est Jimmy.
Il est routier, il forme un couple unis jusqu'à l'apparition du mouvement des gilets jaunes.
Ça sert à rien ce que vous faites.
Je dirais c'est pas de ta faute, mais ça change rien du tout.
Je veux te croire qu'on peut essayer de rendre le monde moins con.
Je veux qu'on m'ose ensemble Jimmy.
Et toi tu veux faire vendre ta boîte ?
Tu veux quoi que je paye les dommages et tes pénalités pour un problème qui vient de chez toi ?
J'ai rien fait de mal.
Moi je vais sur un rond point, j'apprends, je rencontre des gens, je lis, j'écoute
et c'est à nous maintenant d'être en durant.
Carine s'engage et elle est littéralement appée par la force du collectif
un ongle des plus intéressants pour une période
pour l'instant qui n'a pas beaucoup été traité au ciné.
Et dans un registre très différent,
Sébastien Leilio, réalisateur chilien,
oscarisé pour une femme fantastique,
sort lui aussi ce mercredi un film,
La Vague, un film qui revient sur le printemps 2018 au Chili.
Une vague de manifestations féministes
soulève le pays pour dénoncer les violences machistes,
le tout sous forme de comédie musicale.
Qui a dit que le ciné avait du mal
à s'emparer de mouvements sociaux récents ?
Pas moi, rentez-vous, mercredi, dans les salles.
Dans un instant, on retrouve Vincent de Dienne,
mais juste avant, on écoute Aretha Franklin avec respect.
18h30, 20h, Charlie Nouveau, sur Radio Nova.
Étant doté d'un sens de l'accueil tout à fait particulier,
laissez-moi vous dire que si mon invité n'était pas aussi chouette,
mais carrément, il m'énerverait, mais d'une force.
Déjà, il est extrêmement drôle et vif de surcroît,
ce qui en fait sur scène, comme sur n'importe quel plateau
le type qui t'oblige d'investir une blinde en cosmétaux,
puisqu'il est un facteur aggravant pour les rites d'expression,
ce qui par ailleurs est moins charitable de sa part,
puisqu'elle écoutait, il me semble,
tout aussi préoccupé que moi par le temps qui passe,
on y reviendra.
Au cinéma, il jongle pépouze entre les styles et les stars,
comme Eddie Musical avec Lara Luciani,
comme Eddie d'aventure avec Catherine Deneuve,
grand méchant face à Mac Walter,
la création de Mr V,
ou en duo avec Emery Klompré, ce qui est un genre en soin.
Au théâtre, il passe des solos hilarants,
s'il se passe quelque chose, un sort de gala,
les siens, au solo petit-chial,
quand il joue, il ne met jamais rien d'arrivée,
de Jean-Luc Lagarce.
La troupe, il maîtrise aussi un chapeau de paille
en Italie, au théâtre, la flamme sur les écrans.
Il est aussi l'inventeur du show Wingum,
et maintenant, il chante et drôlement bien.
En plus, son premier album s'appelle
« Un lendemain soir » de Gala.
Bonjour Vincent de Zedd.
Oui, c'est résumé comme ça, c'est...
Mais du coup, il reste quoi aux autres ?
Bon, rien, je ne leur laisse rien.
Je suis comme ça.
Après moi, le déluge.
Le Wingum, est-il breveté ?
Oui, c'est ça, c'est surtout ça, moi, je trouve.
Je suis obligé d'expliquer.
C'est une vanne que t'as faite dans l'olkirissor.
Tu peux t'écouter un Wingum.
Voilà.
Tu peux t'écouter qu'il était Wingum.
Wingum.
Oui, oui.
Il y a peut-être un truc à...
Oui, peut-être que je m'adresse à commencer.
Qui c'est qui fait Hollywood Wingum ?
Pas Hollywood Wingum.
Bon, ouais, voilà.
J'ai écrit Hollywood Wingum.
How do you want a Wingum as mental ?
Je suis sûr que c'est le pacteur.
Il faut faire une étude de marché.
Oui, oui, d'accord.
On est vraiment partis très loin.
On va évidemment parler de ton album
et de la tournée qui va l'accompagner.
Qui sera notamment le 16 novembre par Cannes,
le 18 part Bordeaux, le 21 part Huclant,
Belgique, le 25 part Nantes,
le 26 part Saint-Grégoire
et le 27 part Guy Vapa.
Non, Guy Pava.
Tu as inversé de syllabes.
Tu sais pourquoi ?
Parce qu'en fait, j'avais Jean-Jacques Goleman en tête.
Oui, Guy Vapa.
Vraiment ce début part très mal.
Le triannon, le 20 décembre.
Avant de parler de tout ça,
je t'ai imposé une épreuve
soit choisir 6 titres
dans les planistes de Nova
qui ne comportent quasiment pas
de chanteuse française
de type décédé.
Mais tu t'es prêté à l'exercice.
Pour démarrer, tu as choisi
Alishakis avec Empire State of Mind.
On l'écoute.
Et on en parle juste après.
Le score,
sur Nova.
Charline Roux.
Nova.
Alishakis sur Nova
et Alishakis
dans la playlist
de Vincent de Dienne.
Pourquoi ce choix ?
C'est vraiment...
De toute façon,
c'est des choix par défaut.
Oui, mais c'est pas grave.
C'est pas grave.
Il faut pas les argumenter.
C'est-à-dire que j'ai vu
le nom dans la playlist
et comme ce que l'est,
ça va...
Je l'ai choisi.
Je l'adore.
En fait,
j'ai découvert New York
il y a vraiment très peu de temps.
Je suis allé à New York
que pour la première fois,
il y a deux ans,
je crois un truc comme ça.
Et j'ai évidemment
mis ce son
comme des déjeuners
dans mes oreilles
et je trouve que ça marche bien.
Enfin, c'est vraiment...
Je sais pas, c'est...
Et puis, il paraît qu'elle est
très sympa, au plus.
Il paraît.
C'est vrai, hein.
Elle a une bonne répute.
Et donc...
Bonne répute, la meuf, le son.
On est vraiment partis très long.
Je te soumets
la question rituelle
de cette émission.
Quelle place prend la musique
dans ta vie de tous les jours ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
À quoi elle m'a servi longtemps
de...
Quand j'arrivais pas
à chialer.
Voilà.
Je m'en servais vraiment
comme d'un truc...
l'acrimale,
quoi, d'un truc.
Voilà.
J'allais m'enfermer
dans les cabinets.
Je mettais Barbara
ou Serge Adiani.
Et voilà.
Ça allait mieux après.
Mais sinon,
en bagnole.
C'est vraiment en voiture
que j'en écoute le plus,
je crois.
Tu as des playlists
genre de musique à rouler ?
Non,
j'ai une seule playlist
et je mets en shuffle.
Très bien.
Pour les gens
qui nous écoutent,
ça veut dire aléatoire.
En mode aléatoire.
En mode aléatoire.
Dans un instant,
on parle de ton album.
On t'écoute.
J'ai choisi,
il y en a encore,
qui est potentiellement
ma préférée de l'album.
Je les aime toutes.
Mais celle-là,
on écoute ça
juste après la pub.
Vincent Dodiane
sur Nova.
Il y en a encore.
Vincent Dodiane
dans ce studio.
C'est l'un des titres
extraits de ton album.
Un lendemain soir de Gala.
C'est un titre signé
Albin de la Simone.
On va y revenir.
Mais avant,
je voudrais savoir,
est-ce que tu t'es toujours
rêvé chanteur ?
Non.
Non.
J'avais même jamais
pensé
que je te dise
pas de bêtises.
Non,
ça m'a jamais trop...
Non,
vraiment,
je me fantasmais
que humoriste.
Ouais.
Quand je m'imaginais
en rockstar,
c'était rockstar de l'humour.
Pas de la chanson.
Ouais.
Mais parce qu'en plus,
oui, moi,
j'ai jamais trop écouté.
J'ai pas eu de groupes
de rock jeunes.
J'ai pas été...
Tu vois,
j'écoutais que de la chanson.
J'écoutais déjà...
Là,
il y a un retour
des toubis frits
et tout ça.
Mais moi,
j'ai...
Par exemple,
j'écoutais déjà
Jean Ferrat.
Déjà ?
Déjà en phase,
avec son époque.
Déjà bien calé.
Donc,
non,
ça m'a jamais fait
T'as même pas eu un petit syndrome
balavoine
et partout dans la rue,
je veux qu'on parle de moi
au moment.
Non, même pas,
c'est vrai.
Et puis,
non, c'est quand j'ai commencé
plutôt à faire
des One Man Show
et tout ça.
Ouais.
Je me suis dit,
c'est quand même vachement...
Enfin,
on m'a souvent dit
mais c'est très musical.
Enfin,
je me suis rendu compte
que l'écriture
était très musical
et en fait,
mon rapport à la musique,
c'est doper,
à ce moment-là,
avec l'écriture
même des chroniques
de la scène.
Alors,
ceci étant dit,
cet album,
c'est pas ta première incursion
dans le monde de la musique.
T'avais déjà chanté
au printemps de Bourges.
Moi, je me souviens,
je t'ai vu chanter
Barbara.
Oh, la vache.
Ouais.
Je t'ai vu chanter
aussi dans le Christmas Show
de Benjamin Biolaic.
Ah, oui, c'est vrai.
Je t'ai vu chanter
au cinéma
dans Joli Joli
et je t'ai entendu
chanter La Vise et du Beurre
à la fin de Je ne suis pas
héros de Rudi Milstein.
Oui, c'est vrai.
Bah non.
Mais comme quoi,
il n'y a pas...
Je sais que je peux.
Et puis même,
je suis un...
Je fréquentasse, si du moment,
le bar carot qui est à l'époque.
Boulevard de reche soir.
Très bien.
Boulevard de cliché.
Voilà.
Non, non.
J'adore chanter
et on m'avait proposé
souvent de faire des albums
et tout.
Et à chaque fois,
j'ai dit bah non,
parce que je sais qu'on se fout,
quand même,
volontiers de la gueule
des comics qui chantent.
Mais quand j'ai eu
cette idée
de transformer
mes personnages
du One Man Show
en chanson,
là, je me suis dit,
bon, là,
il y a une idée
original,
il y a un truc
un peu nouveau,
et ça,
là, ça m'a décomplexé.
Oui, parce que là,
c'est un prolongement du spectacle.
T'as qu'les décès
de rendre un peu immortels
les personnages que t'as
incarnés sur scène.
Exactement.
Mais j'ai trouvé la démarche
assez jolie.
Ça m'a fait penser
à Philippe Catherine.
Tu sais, quand il a
versu son César
pour le grand bain,
où il parlait
de son personnage Thierry,
en disant...
Oui, à tous les Thierry.
Bah tu sais,
j'aimerais bien savoir
ce qui devient, en fait.
Oui, oui, oui.
Voilà, de moi
en tête à tête avec ton personnage,
mais un one-man show,
moi, j'ai passé,
je l'ai joué un peu plus de 3 ans.
Donc en fait,
c'est vrai que d'un coup,
du jour au lendemain,
tu les fous,
placard, comme ça.
Et surtout,
quand ça s'est bien passé,
tu dis putain, c'est quand même
grâce à eux,
parce que c'est eux
qu'on fait rire les gens.
Et puis, tu sais,
tu leur...
Tu...
Tu te retrouves
à Nantes,
à Rangoulême,
à Vierzon,
avec eux,
et tu...
Tu finis par avoir
un rapport affectif
avec tes personnages.
Oui, bien sûr.
Et de coup, je me suis dit,
ah, c'est pas mal,
plutôt que de les...
de les...
de les mettre au placard,
comme ça,
de leur offrir une sorte
de seconde vie.
Ça m'avait...
Ça m'avait plu, ouais.
Alors, moi,
quand j'ai envie de chanter,
je prends une douche
où je vais au karaoké.
Je vais d'ailleurs noter
l'adresse.
Vincent De Dienne,
quand il a envie de chanter,
il l'appelle Jeanne Chiral,
Juliette,
Vincent De Lerm,
Albin de la Simone,
Adrien Gallo,
Barcelat, Tim Dup,
Florian Marcher,
Alex Beaupin,
Je suis de la...
Tranquille.
Bah non, c'est quand même fou.
C'est à dire,
comment est-ce qu'ils ont tous réagi
et comment est-ce qu'ils ont accueillit
ton idée ?
Ben...
Je pense qu'ils ont...
comment...
Il y a eu plusieurs réactions.
Par exemple, De Lerm,
il m'a avoué après
qu'il avait fait semblant d'y croire.
Et qu'il avait dit...
qu'en fait, au fond de lui,
il s'était dit ça tient pas la route,
son histoire,
on n'y arrivera jamais,
c'est pas possible
de transformer des sketches
en chansons et de ça.
Et il a pensé que...
Et d'ailleurs, lui,
il a un peu échappé à la consigne, il a dit non moi je veux bien essayer de créer une chanson mais je fais sur le titre
sur un soir de gala, je fais sur un truc plus général et après quand il a écouté là-bas il m'a dit oh là là en fait non tu vois j'avais tort
Jeanne Chéral elle a réussi, Albin il a réussi, en fait ils ont tous
pis même moi j'étais un peu dans mes petits souliers quand j'ai reçu les chansons parce que si elles ne sont pas bien ou si ça
tu vois si ça colle pas, si j'arrive pas à les chanter, enfin c'était pas un jeu
ouais ouais, je perdais une chanson et je perdais potentiellement un copain aussi
non je vais pas l'apprendre en fait, ça me... non j'ai essayé ça me va pas, c'est pas ma taille
mais non pas mal, en plus ils étaient mignons, il y en a pas mal par exemple Albin, Juliette et c'est...
ils étaient nombreux à me dire bon bah si elle te plaît pas n'hésite pas à me le dire je la garde pour moi
ils avaient envie de la garder, il y en a qui voulaient les garder pour eux
parce que de personnages comiques ils ont fait de très jolies pièces assez mélancoliques
mais ceci étant, en regardant la liste des gens que tu as contacté, j'en ai croisé quelques-uns
bah alors point comment c'est que c'est quand même globalement des gens assez drôles dans la vie
oui c'est vrai t'as raison, je me suis pas fait la réflexion
oui bah c'est marrant parce qu'en fait c'est bien comme ça va dans mon sens en fait cette histoire
c'est bien la preuve que c'est un peu la même chose que des sketches et des chansons c'est un peu la même
chose que chanteur et comique c'est un peu la même chose qu'on a c'est tous c'est juste une question de dosage
c'est vrai que quand tu vas voir par exemple Alex Beaupin, Vincent que j'ai vu hier la cigale d'ailleurs
ou Pierre Lapointe sur scène bon c'est quand même des pros de la chanson triste
et quand tu les vois sur scène tu vois des chômanes ou enfin des vraiment tu vois des gens
enfin vraiment les salles sont hilares entre les chansons
donc en fait c'est juste que c'est juste une question de curseur quoi si tu montes le curseur de l'émotion
t'obtiens un chanteur et des chansons si tu montes celui de l'humour et du second degré de l'auto-dérésion
t'as un comique mais moi je me faudrait pas me pousser beaucoup pour penser que c'est la même chose
de toute façon faut pas me pousser beaucoup
non non j'ai l'impression bah je te... non déjà dans la vie c'est dangereux
déjà en revanche je propose qu'on écoute le deuxième titre que tu as choisi
c'est Zarya et Voora
ah ouais super bah là c'est pareil c'est bien
Mélancolie, Mélancolie, Mélancolie, fiesta, Soda
c'est Soda
le score sur Radio Nova
Catherine sur Nova les brunes compte pas pour des prunes en titre choisi pour Vincent de Dienne
je me suis dit que ça pouvait bien être ton genre de beauté
mais je l'ai vachement écouté cet album c'est l'album de reprise dans les stases
les 50 chansons la Catherine et ses peintres
il y a même la lambada je crois
il y a Partir un jour, il y a Shultase, Confidence pour Confidence
il y a Bachelet
mais je l'adore moi cet album
de toute façon bah pareil encore tu vois c'est encore la même chose Catherine
il décide quand il veut d'être drôle ou d'être bouleversant en fait
absolument
mais c'est quoi ton rapport à la chanson dite drôle justement
ah moi ça me faut un cafarmon
voilà bah je partage un peu avec toi
une chanson de l'ambition est drôle
non ça tient pas la route pour moi
mais même Bobi la pointe
pardon mais c'est vraiment ça peut me faire me donner envie de mourir
la parodie
je peux avoir une indulgence parce que c'est voilà
parce que c'est conçu comme un sketch en fait en fait c'est pas comme une chanson
même si la chanson n'est qu'elle
vous me subirez par les nuls
oui par exemple tout ce que fait le palmacho moi ça me fait mourir
mais non la chanson on se dit ah c'est marrant on va mettre
ta katita quitté tout ça la tactique du gendarme non ça me
non bah ouais pareil
on parle de ton premier album
j'aime bien le dire comme ça
à l'endemain sort de gala
on le disait c'est un prolongement
de certains des personnages que tu as créé sur scène
est-ce que les chansons que t'ont
écrite l'armada de Jean-Talentieux que t'as embauché
t'as fait découvrir des choses sur les personnages du spectacle
ah mais oui en fait c'est trop
ça m'a trop plu quand je recevais les chansons
parce que forcément ils ont inventé
des choses que moi j'avais pas
c'est trop marrant t'inventes un bonhomme
ou une bonne femme
et puis d'un coup tu dis à quelqu'un
vas-y complète le portrait
par exemple la bourgeoise odieuse
que je jouais et qui était
que j'imaginais toute seule au cap ferret parlant
à sa femme de ménage et tout
disant des horreurs absolues
d'un coup Flarent Marcher il en a fait une chanson
et il lui a donné une existence
il lui a donné un contexte
il lui a donné
ouais c'est assez
je sais pas ça me plaît beaucoup
ça m'aime eux même
il lui a donné une suite
non mais tu peux reprendre derrière
refaire une suite
un jour sans fin
on parlait de melancholie
on va y venir quand même
tout petit déjà vieilien
de melancholie
troisième dan
tout petit déjà
grande étude
en master de finitude
vieilien
une chanson signée Adrien Gallo
c'est la chanson qui ouvre l'album
je trouve c'est toujours une promesse
la première chanson que tu choisis
on y va directement
le temps qui passe c'est le leit motive
de l'album et de fait des spectacles
ouais mais c'est pas une volonté
de ma part c'est vrai c'est bizarre
je pense qu'au bout d'un moment
ça va passer
les vieux
font pas des chansons
des spectacles sur le temps qui passe
et en même temps d'un coup je pense à Reggiani
le temps qui reste
mais c'est
c'est plus fort que moi
même quand je veux pas en parler
ça m'obsède
ça t'a obsédé très jeune
en même temps donc c'est pas non plus
en fait c'est ça qui est bizarre
j'ai été un nourrisson nostalgique
moi je suis sûr donc c'est trop bizarre
c'est à dire que j'avais je pense j'avais 4 secondes
et je disais oh c'était bien quand j'en avais 3
ouais trop bizarre je sais pas c'est une maladie
mais de fait à vrai Gallo t'as bien serné
peut-être que c'est très chouette
ouais ouais et puis je pense qu'il
faut que je lui demande d'ailleurs mais je pense qu'il doit
partager cette sensation
là d'être pas tout à fait
raccord avec l'époque
quand tu démarres sous l'appellation bébé brune
déjà je pense qu'il y a un truc
ouais et puis là la chanson c'est vrai qu'elle
c'est vraiment du sur mesure mais
à tel point que ça doit lui
ça doit parler de lui aussi mais c'est ça
que c'est ça qui est trop bien aussi
enfin qui est trop bien que j'aime bien moi dans cet album
c'est que c'est à la fois des chansons pour moi
qu'ils ont écrit pour moi mais c'est aussi
je sais pas à travers les chansons
on les découvre eux
enfin on les aperçoit aussi
non mais c'est exactement ce que j'allais dire
ce qui est très étonnant c'est que les chansons elles te ressemblent
mais elles ressemblent aussi
pour les chansons elles et ceux qui les ont écrits
chalons sur saune
c'est pour toi
pour toi que je fais ça
un soir de gala
tu me le fais écouter à la veugle
tu dis de l'herbe ?
évidemment mais en même temps
il y a ta patte aussi
ça te rend contre là
c'est assez singulier
ça marche avec les 13 autres
hauteurs compositeurs
c'est comme si
c'était un chemin et on a tous fait
un petit pas les uns vers les autres
et ça fait un truc qui bride entre eux
même la chanson de jean chéral
qui s'appelle la terrasse
jean c'est la première à avoir choisi
dans le spectacle
il y avait un sketch sur du pont de lignonès
et ça il va me rester sur les bras
personne va en vouloir pour en faire une chanson
et jean elle a sauté dessus
elle a dit non non ça c'est mon sujet
et elle a fait un truc qui lui ressemble autant
qu'à moi
on a un petit
un point commun
on est un peu fasciné tous les deux par cette histoire
par les nigmes et tout ça
et donc elle a été trop fortige
parce qu'elle a pas fait une chanson sur du pont de lignonès
mais elle a fait une chanson sur notre fascination
et sur notre un peu
goût macabre pour l'effet d'hiver
je ne sais pas si tu connais
il y a une chanson
de l'herbe et biolée qui s'appelle
les chanteurs sans tous les mêmes
encore le songwriter qui se recoiffe et qui pleure
dans la scène encore toi et ta veste
encore les projecteurs et tout le reste
depuis le temps que je te vois traînée par là
est-ce que tu es désormais de cela ?
non
parce que la chanson
c'est vraiment
non moi je suis pas
franchement je suis pas
il faudrait trouver un terme pour
chanteur dilettante
eux c'est des professionnels
chanteur détendu
mais par contre je trouve que les vincents sont tous les mêmes
je crois qu'on a tous un
point commun
moi j'aurais bien voulu
écrire une chanson qui s'appelle les vincents
j'ai colté le titre pour l'instant
c'est pas grave
suite été un crime
de l'aise majesté si je ne t'avais pas proposé
à suivre dans l'émission
un jeu
je suis pas trop vite
c'est vraiment le moment
de l'émission où je suis assez content
qu'on soit en léger différé
on n'a pas d'arrivée juste après la pub
peut-être on effacera 2-3 trucs
on écoutera aussi Malik Jody
ce sera juste après la pub
est-ce qu'il t'est déjà arrivé d'avoir
une idée de génie
et au moment de l'exposer
de te dire pas sûr
ce qui me concerne c'est maintenant
tu as participé à la saison 5
de l'Holky Rissort
on t'a vu proposer le jeu suivant
tu imites un artiste avec un twist
et les gens doivent le retrouver
ainsi est né à l'enchant de fort
un jeu qu'on te réclame à corps et à cris
sur tous les plateaux télé
j'ai de nouveaux artistes
à te faire deviner
et ce de multiples manières
parfois hasardeuses
tu te caches pas
par exemple si je te dis
elle devait chanter mademoiselle chante le blues
mais à la place elle entame un discours sur le patriarcat
euh...
oui
c'est patricia
casse l'ambiance
j'ai prévenu
voilà
il y en a des pitchers comme ça
et le moment difficile c'est que pour la suite
j'ai fait appel à un ami que nous avons en commun
pour te proposer des versions chantées
il faut donc que tu reconnaisses l'artiste
ehehehe
ehehehe
eheheh
c'est re... c'est re non
c'est re non croymin, journaliste cinéma et série
par ailleurs
alors attend c'est verronique c'est pas facile
euh... je peux réécouter ou pas
ヒHinhehe
ehehe
eheheh
on y que sans...
on y que sans réseau
ah ouais ben oui
– Mais j'ai pas dit que on avait que des idées de génie. Voici la suivante.
– La, Maritza, Céla, Céla. – Ah, casse-toi.
– Au, c'est... – Sylvie Vatan.
– Ouais ! Au moins une. – C'est la, elle est pas en fait.
– En voici une autre. – On écoute du chancre et de Gourya,
et moi je m'en... Et moi je dirais, elle a une relation.
Ça se fait dire, non, et moi.
– Au, c'est... – C'est Vincent... Vincent de... Vincent de larmes.
– Ouais ! Elle gagne ! – Ouais !
– Alors, un autre que je te piche, on attend qu'elle chante l'aigle noir,
mais elle a vraiment pas envie, donc elle bougonne.
– Donc elle, on attend qu'elle chante l'aigle noir,
mais elle a vraiment pas envie, elle bougonne. – Ouais.
– Donc ça, c'est...
Bar... Bar... Bar... C'est Barbaral...
– Barbaral ? – Barbaral, évidemment.
– Bon, voilà. Bon, je me dis, ça donne des petits...
– C'est bizarre, Barbaral. – Ouais.
– Barbaral, elle chanterait aussi comment elle ferait, elle ferait...
Bien sûr, ce n'est pas la scène.
– Ce n'est pas le Bois de Vincent, elle ferait comme ça. – Ouais, ou...
– Un beau jour, affaîchée. – Ouais, ou peut-être une nuit, évidemment.
– Ouais. – Elle est bien, Barbaral.
– On a envie de l'avoir en concert. – Extrait suivant.
– J'aime les gens qui tournent... – 3, 2, 1...
– Banané ! – Banané.
– Ça, c'est très bien. Ça, c'est la vidéo, c'est...
– Anne Saint-Silvestre. – Ouais !
– On est pas mal, hein. Et alors, la dernière,
je me suis dit que c'était vraiment une très, très bonne idée
si je l'avais en direct. – OK.
– Je t'en suis plein de meurs, regarde pas.
La honte est un sentiment qui m'est assez étranger, je veux dire.
Donc vraiment, c'est plutôt une bonne nouvelle.
– Je le taxi, va maintenant. C'est bon, l'addition, c'est pour moi.
– Vanessa Paradine. – Ouais !
Voilà, moi, je suis contente. C'était le petit jeu que je voulais proposer.
– Bravo, ouais, parce qu'elles sont... C'est dur à trouver, hein.
– Ouais, je sais. – Moi, j'essaie d'en trouver régulièrement, et...
– Eh ben, toutes celles-ci sont cadeaux. T'en as des nouveaux ?
– Euh...
Non, c'était quoi ?
Petite Marie, je parle de toi.
– C'est ce qui braille.
Je peux jouer des heures. Faut qu'on s'arrête.
Je te fais deviner le titre suivant. – OK.
– Alors, en deux briques. Michel Pfeiffer, prof.
– Michel Pfeiffer, prof ? Il faut que je trouve le petit...
– Le titre... Non, le film, tu te souviens de ça ?
– Michel Pfeiffer, prof, non ?
– C'était l'esprit rebelle. T'as pas vu ça, non ? T'es trop jeune ?
– Non, je n'ai pas vu ça. – Oui, ben, t'es beaucoup trop jeune.
– Non. – Ben, tout ça pour amener Coolyo qui signé la BO.
On écoute Gangsta's Paradise. – Ah, voilà, très bien.
– Le score sur Nova.
– Charline Roux.
– Nova.
– Eminem, sur Nova, Lose Yourself, le choix de Vincent de Dienne.
– Ouais, parce que...
Au karaoke, je peux faire la première minute.
– Ah ouais ? – Ouais.
– Mais après, je suis largué. – Prove it.
– Putain, mais là, ça va être lamentable.
Mais bon, après, le jeu que tu viens de nous faire, je crains plus rien.
– C'est pas faux. – If you had one shot or one opportunity
to seize everything you had a wanted, in one moment, would you capture it
or just let it sleep ?
Attends. Ah, ça y est, tu vois.
Merde, c'est comment ?
Mais bon, il me faut la musique, je peux le faire en même temps.
– Moi aussi, il me fallait la musique et on s'est lancé à cap.
Vraiment, c'était ridicule.
Mais en tout cas...
– Bah... – C'est mauvais, mais c'est...
– Je voulais faire McDrop, mais j'ai qu'un stylo.
Ça fait beaucoup moins de bruit, pen drop.
– Pen drop ?
– Lu, dans la catégorie Google Actu, en cherchant ton nom,
le tournage du film avec Vincent Daudien se poursuit à Charleville.
Attention, restriction de circulation.
J'en déduis donc que tu es en tournage.
– Oui, et ça, c'est vrai que je voudrais revenir là-dessus
sur ces restrictions de circulation.
– C'était dans l'ardonnée, je me suis mis sur.
– Oui, oui, c'est vrai. Encore une semaine, là, de tournage.
– L'espèce explosive.
– Exactement, le premier film de Sarah Arnold avec Sarah...
Euh, avec Sarah. Non, deux Sarah Arnold, avec Alexis Mananti et Ella Rumpf.
– Très bien.
– Et normalement, ça devrait être bien, parce que le scénario est génial
et la meuf Sarah Arnold, là, elle est super.
– On reste encore une fois dans l'amour du jeu, dans tous les domaines de ta vie.
– Bah...
– Jouer, c'est vraiment le mode...
– C'est vrai, putain, ça, ça, ça grave en plus.
– Ouais ? – Ouais.
– Parce que, plus ça va, plus...
Plus je trouve qu'il y a que ça de valable, de jeu.
– De jouer ? – Ben oui, c'est vrai.
Pour s'abstraire de la réalité, pour se stimuler,
pour être en relation les uns avec les autres.
Voilà, c'est l'anti le jeu, c'est l'anti solitude,
c'est l'anti téléphone, c'est l'anti bêtise,
c'est l'anti sclérose des neurones.
Voilà, que ça soit le jeu de société, la musique, le cinéma, le théâtre.
C'est quand même une manière de...
C'est un antidote à la...
Enfin, je sais pas, moi, je deviens...
J'ai l'impression que je deviens moins con grâce à ça.
– Alors, comment on fait quand on est interdite de jeu, par exemple ?
– Ah ben parce que toi, t'es interdite de casino.
– Monica Geller, non, vraiment, je...
Gros problème sur tous les jeux de société.
– C'est-à-dire que tu détestes ? – Je suis très mauvaise joueuse, je suis...
– Ah ouais, mais...
mauvaise joueuse, ça veut dire bonne joueuse, en vrai.
– Ouais, mais les gens ne veulent pas jouer avec moi.
– Ah oui, ça, ça veut dire que tu es isolé, socialement.
– Comme le jeu que tu viens de proposer le prou, vraiment, quand même.
– Mais je pense qu'on va trouver un petit cercle
qui va t'accepter.
– Oui, bon, c'est pas gagné, je te le dis tout de suite.
– En 2025, on t'a vu dans Natacha Presquotes de l'ère de Nohimi Saglio,
on t'a vu dans McWalter de Simon Astier, le 12 novembre,
tu seras à l'affiche des rêveurs d'Isabel Carré.
– Oui. – Petit rôle.
– Tout petit scène. – Un récit à l'avenir.
Du 12 février, au 8 mars, tu reprends au théâtre de l'atelier,
il ne met jamais rien arrivé de Jean-Luc Lagarce.
Est-ce qu'on serait pas sur une petite frénésie ?
– Non, parce que franchement, je travaille pas plus que mes collègues,
je n'ai pas l'impression qu'ils se touchent le nouil,
comme dit les autres non plus.
– Ça dépend lesquels ? – Oui, ça dépend.
Non mais c'est vrai que j'aime bien remplir mon métier,
donc j'aime bien le faire.
– Vous aime dire que t'es désiré aussi, ce n'est pas rien.
– Oui, en plus, on sait que ça peut s'arrêter et tout ça,
non, c'est vrai que j'en profite.
Après, pour l'écriture, par exemple,
parce que bientôt, j'ai écrit le spectacle
qui va aller avec les chansons,
parce qu'il n'y a pas que les chansons,
il va y avoir des textes, des conneries et tout ça.
Pour l'écriture, pour réécrire,
il faut quand même du temps de vie,
d'ennui, de contemplation et de solitude et tout ça.
– Tu arrives à te ménager quand même des espaces, c'est pour ça.
– Oui, oui, quand même, franchement.
– Et tu disais, ça peut s'arrêter à tout moment,
c'est un truc auquel tu penses ?
– C'est un truc, en fait, c'est marrant.
C'est un truc auquel on pense tous, je pense,
même Isabelle Uper, qui pourrait se tranquilliser,
mais je pense que non, c'est vrai que...
En fait, quand tu n'as pas encore de succès
et tout ça, moi, je rêvais de faire ce métier.
J'avais hyper peur que ça ne marche pas,
que je ne puisse pas le faire,
que je savais qu'il y avait beaucoup d'appelés,
pas beaucoup d'élus, surtout dans l'humoriste
et tout ça, parce qu'après, acteurs,
j'ai énormément de copains qui sont comédiens
et qui vivent de leur métier,
il y a une façon de faire ce métier
qui est un peu plus précaire,
mais qui est quand même valable.
Enfin, je veux dire, il y a plein de gens
qui font la plupart de mes copains,
de mes amis, qui font du théâtre en compagnie,
en région et de sa machin.
Donc, ça, je savais que c'était une possibilité,
mais moi, comme je voulais être humoriste,
humoriste, c'est forcément, je sais pas comment dire,
à Paris, c'est forcément...
– C'est forcément soliste, un endroit, déjà.
– C'est forcément soliste.
– C'est une démarche qui est particulière.
– Exactement, c'est forcément de l'écriture aussi.
Donc, j'avais très peur que ça ne marche pas
et une fois que ça marche,
en fait, moi, je fantasmais
qu'une fois que ça allait marcher,
j'allais être tranquille,
j'allais être acérénée, apaisée.
Et en fait, je me suis aperçu,
je continue de m'en apercevoir tout le temps,
que ça n'est que de l'inquiétude tout le temps.
En fait, une fois que t'as quelque chose,
t'as peur que ça s'arrête,
t'as peur de décevoir,
t'as peur de ne pas te réinventer,
t'as peur de, je sais pas comment dire,
d'être fainéant, t'as...
Bon, voilà.
Il y a toujours...
C'est vrai que c'est pas tranquille,
comme boulot.
Mais c'est cool.
– On parlait de ton travail comme soliste,
ce qui ne t'empêche pas
d'avoir l'esprit de troupe,
la preuve, ici.
– J'ai beaucoup réfléchi
et je me suis dit que ce serait formidable
que je puisse choisir les deux.
– Alors ça, malheureusement,
c'est impossible.
Marc, vous le savez.
– Et si on pratiquait la polygamie ?
– Oui, mais malheureusement,
c'est interdit en France.
– Oui, mais alors,
pourquoi on appelle ça la polygamie française ?
On appelle ça la polynesie française.
C'est une collectivité d'outre-mer,
et ça n'a rien à voir.
– Et si on appelait cette collectivité,
elle ne répondra pas.
– Extrait de la flamme.
– Je me fais de sourire.
– Alors, moi aussi.
Mais je me suis dit que
cette série-là a eu un truc très particulier.
C'est-à-dire qu'elle est passée
à travers toutes les générations.
Elle a eu un succès
vraiment colossal.
– Dans les EHPAD, je sais pas
si elle est allée jusqu'à...
– Oh, 60, quand même.
– 60, oui.
– Il y a quand même 2-3 personnages qui...
– La connerie,
pense-moi, à ce niveau-là,
à ce niveau de génie de Jonathan Cohen
qui est vraiment un génie,
c'est irrésistible pour tout le monde.
Oui, c'est sûr.
La connerie, ça n'a pas d'âge,
ça n'a pas de classe sociale,
ça n'a pas de milieu,
donc ça m'étonne pas, oui.
– Mais là, tu vois,
je parlais d'esprits de troupes.
Pour le coup, on est face à un casting
qui est quand même complètement délirant.
Vous y êtes tous.
– Oui.
– Est-ce qu'il y a un moment, on se dit,
bon, comment je m'ajuste là-dedans, comment je...
– Ah ben non, mais moi, je faisais semblant d'être...
Je sais pas pourquoi,
j'avais l'impression que c'était quand même
que j'étais assez...
j'étais assez petit encore.
Je sais pas pourquoi, j'étais assez jeune.
J'avais l'impression vraiment
d'être entouré de gens confirmés.
Enfin, en tout cas, moi,
je me souviens que le tournage,
je faisais vraiment semblant d'être à l'aise.
Enfin, je faisais semblant de me dire,
bien sûr, j'ai tout à fait
affaire ici entre
Foresti, Jonathan Cohen, Lorca Lamy
et Doréa Thilier, je me vois pas
voir le problème, alors que je me disais
mais qu'est-ce que je fous là ?
J'étais hyper intimidé, moi.
– Oui, bien alors, ceci étant dit,
bon, pour ceux qui n'auraient pas
vu la série, ce qui est une faute,
tu joues le présentateur
de ce jeu La Flamme.
– Ouais.
– Je pense que tous ceux
qui ont aimé La Flamme
ont regardé les bêtisiers,
on voit bien sur les bêtisiers
à quel point tu les fais toutes rire.
– Oui, oui, mais quand j'ai vu
le bêtisier, j'en revenais...
même en regardant le bêtisier,
j'en revenais pas.
Parce que j'étais vraiment...
En fait, le truc, c'est que
quand on faisait les cérémonies
des billets, là,
il y avait toutes les filles face à...
moi, j'étais à côté de Jonathan
et il y avait toutes les filles
en face de nous.
Et là, moi, je me souviens
que je me suis disais
mais le paysage que j'ai
devant les yeux,
là, il est vraiment
très flippant, quoi.
– Oui, oui.
– C'était fou, je me suis disais
mais là, je regarde là,
il y a la Bectige,
il y a Jardine Nakash,
là, il y a Flance van Esti,
là, il y a Najer Ardo,
il y a Marie-Pierre Casay
qui est quand même
aussi une idole.
Il y a Leonis Simaga
qui est une actrice géniale
que j'avais vue
à la communauté française.
– Il y a Délixar Coupoulos
qui fait le singe.
– Il y a Délixar Coupoulos
qui est brillantissime.
Enfin, oui.
Oui, oui, non,
c'était fou.
Je me sentais comme...
tu sais, comme tes gamins
et que tu es dans le bus,
leur massage scolaire
et que...
et que...
t'as tous les cools
qui sont au fond du bus
et qui disaient...
– Exact, avec nous.
– Oui.
Et comme moi, j'étais là
à l'avant.
– J'étais hyper
dans mes petits souliers
mais j'étais trop content,
franchement.
C'était un tournage.
Et puis,
c'était jouissif le ping-pong
avec Jonathan.
On était un petit peu
étonnés nous-mêmes
que ça se passe aussi bien.
Je sais pas comment dire,
on sentait que c'était hyper
qu'il y avait une chimie
entre nous
qui nous faisait...
vraiment,
on était les premiers
spectateurs
de notre petite chimie
à nous deux.
– Nouvelle pause musicale
dans cette émission.
Alors, je me suis dit
que ça devait être
potentiellement,
tu devais aimer la nadelle ray.
– Ouais, ouais.
– OK.
– Ouais, tu tombes bien.
– On écoute la nadelle ray
during the time.
– Il est grand temps
de passer aux questionnaires
musicales de l'émission.
– Ouais, la pas.
– L'idée c'est de répondre
à Kotak, ça fait appel
à des souvenirs.
– OK, d'accord.
Il n'y a pas de bonnes
ou de...
– Il n'y aura pas de jugement
non plus, c'est faux.
– Le titre qui symbolise
le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne.
– L'enfance,
ça serait Joe Dacin
parce que moi,
j'écoutais que Joe Dacin
quand j'étais petit.
Donc ça serait,
par exemple,
si tu t'appelles
Melancholy.
– OK.
– Ouais, je l'écoutais tout le temps.
Ou Tagada, Tagada,
les Dalton.
– La chanson de ton adolescence.
– La chanson de mon adoles...
Mon adolescence.
Oh, putain, la chanson
de mon adolescence.
Qu'est-ce que j'écoutais
à l'adolescence ?
J'en sais rien, moi.
Tu me poses des...
C'était...
C'était déjà...
C'était...
C'était...
Petite Marie
de Cabrel en vrai.
– OK.
Ta chanson de Karaoke.
– Ah, ma chanson de Karaoke
sous le vent.
Garou, Celine Dion.
– Oh, c'est pas vrai.
– Ouais, je peux faire les deux.
– Ah ouais ?
– Ouais, je me balade.
– Eh ben, on t'entraîne
du haut, hein, de cette carte.
Le titre qu'on serait
peut-être surpris de trouver
dans tes playlists.
– Hum...
Ben...
Loose Yourself,
en vrai, des minèmes.
– Des minèmes, ouais, OK.
Le titre qui te propulse
immédiatement sur la piste
de danse,
la piste du danse.
– La piste du danse.
Girls Just Wanna Have Fun.
– Cindy Lopez.
– Ouais.
– Et le titre qui t'en fait
sortir.
– Ah.
Tout ce qui est...
Techno.
Tout ce qui se danse
en sautillant.
– Oui.
– C'est ma définition
en mode de la techno.
– Très bien, ouais, ouais.
Les gens sautillent
beaucoup.
C'est vraiment rap.
Ta chanson de comedy
musical préférée.
– Voilà.
Hyper dur.
Podane,
c'est Delilah,
conseil à la...
Mon enfant,
on épouse
aux jamais ses parents.
– OK.
Et catégorie pénible,
la chanson dont tu es un mal de chien
te débarrasser une fois
que tu l'as en tête.
– Euh...
Je trouve que...
Euh...
Eve,
lève-toi de...
– Ah, ya, ya, ya, ya, ya, ya, ya.
– Julie, pétrie.
– Ouais.
Ça, c'est...
Ça, c'est plusieurs semaines,
quoi.
– Ah ouais.
Ça y est.
Je l'ai pour toute la soirée.
– Ouais.
Eve, lève-toi de...
Voilà.
Il suffit de faire juste ça.
– Ouais.
On va te dire,
et si tu crois que c'est fini,
jamais.
– Ah...
C'est juste une pause,
un répit,
après les chancez.
– Ouais, pas de danger.
Non, faut pas me lancer là-dessus.
Je rappelle donc
que ton album s'appelle
un long de main soir de Gala
qui est extrêmement recommandable,
voire complètement recommandé,
que tu seras en tournée.
Euh...
Le 16 novembre,
à Cannes,
le 18 à Bordeaux,
le 21 à Hucle,
en Belgique,
le 25 à Nantes,
le 26 à Saint-Grégoire
et le 27 à Guypava.
– Ouais, bien sûr.
– Et au Triana, à Paris,
le 20 décembre.
– Tout à fait.
– Euh...
Je t'ai demandé
de choisir un dernier titre
avant de se quitter.
Tu as opté
pour Sébastien Thélier
et la Ritournel.
– Ah là là, ouais.
Bah non, c'était Roche
de Sébastien Thélier
sur laquelle j'entrais.
Mon premier spectacle,
c'est pas quelque chose
d'entrée sur Roche.
Et du coup,
Sébastien Thélier,
cet album,
la Ritournel,
c'est tellement...
Pour moi, c'est l'été,
le bonheur,
l'insouciance,
l'amour,
le rosé,
tout ce dont on manque
actuellement là.
– Tout à fait.
– Merci de nous le proposer
et merci d'être passés
par le score.
– Merci Sarlene.
– Dans un instant,
vous avez rendez-vous
avec David Blot
et le Nova Club.
