En 1991, on ne sait pas encore nommer la musique que fabrique Massive Attack. Mais plus tard, elle deviendra la trip hop, ou l’abstract hip hop. Ils y mélangent du rap, des samples, ou encore des breaks de batterie, avec des voix soul, du jazz, mais aussi évidemment des basses reggae dub. Ce brassage d’influences s’explique par la culture sound-system britannique, export de la contre-culture venue de Jamaïque, mais aussi par l’arrivée du hip hop aux Etats-Unis. En superposant les morceaux de Blue Lines, des mondes se croisent et tout prend sens.
Le son de Massive Attack est à la fois sensuel et doux. Dansant et méditatif. C’est pour ça que cet album culte n’a pas vieilli. On a la sensation de fouiller dans un bac à disques et d’y retrouver un album poussiéreux, au son sombre toujours aussi éclatant.
Malgré un son vintage, Massive Attack prend aujourd’hui la parole sur l’actualité. Ils prennent position notamment au soutien au peuple palestinien et boycottent Spotify, puisque leur derniers morceaux sont sortis partout sauf sur cette plateforme de streaming. Ils communiquent désormais avec une chaîne Whatsapp qui relaye des annonces directes sur les sorties de 2026 et des performances spéciales.
